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Sécurité routière : Les transporteurs d’hydrocarbures en quête de solutions pour éviter les accidents de la route

L’union Nationale des Transporteurs d’hydrocarbures était en concertation ce jeudi à Conakry avec les conducteurs de camions citernes. Objectif, prendre des mesures idoines pour éviter les accidents de la circulation pendant cette période de grande pluie.

« Cette rencontre, il fallait forcément la tenir, parce que durant le mois de juin successivement en cinq jours nous avons enregistré deux accidents grave, avec renversement de citerne. Cela nous a inquiétés et nous avons estimé qu’il fallait donc faire appel à tous les chauffeurs qui conduisent les camions citernes pour une sensibilisation par rapport à la saison pluvieuse afin d’éviter que d’autres accidents n’arrivent », souligne Elhadj Nana Kourouma, le président de l’Union Nationale des Transporteurs d’hydrocarbure.

Elhadj Nana Kourouma n’a pas caché son inquiétude vis à vis de la prolifération des véhicules sur la route qui n’est pas en bon état.

«Si les chauffeurs ne font pas attention à ce qui se passe sur la route, on peut enregistrer plusieurs cas d’accidents et c’est ça notre inquiétude. Nous ne voulons pas qu’il y ait des accidents. Nous voulons surtout préserver des vies humaines», a-t-il ajouté.

Au cours des échanges, plusieurs pistes de solution ont été proposées, afin de palier aux accidents.

« Lors de nos échanges, nous avons mis en place une commission mixte composée d’anciens chauffeurs, le syndicat , des responsables de sécurité qui vont avoir une séance de travail que nous allons diriger afin de tirer les leçons et savoir qu’elle est le comportement approprié pour traverser la saison pluvieuse », a laissé entendre le président de l’Union Nationale des Transporteurs des hydrocarbures avant de rassurer que le taux d’accident des camions citerne a fortement baissé ces derniers temps.

Les chauffeurs présents à cette rencontre se sont engagés auprès des responsables de changer de comportement afin d’éviter les accidents de la circulation.

« Nous nous engageons au nom de tous les chauffeurs de Total de réduire les accidents tant qu’on peut. Les usagers qui sont sur la route sont nos frères, nos amis. Nous nous engageons aujourd’hui d’accepter tous leurs comportements qui ne sont pas bond sur la route afin d’éviter les accidents », a fait savoir Alpha Ibrahima Doumbouya chauffeur. De son côté, Alpha Oumar Baldé du syndicat a exhorté les chauffeurs à la prudence dans la circulation.

CAN 2019: les algériens entre la manifestation politique et la finale de la CAN 2019

La grande finale de la 32ème édition de la coupe d’Afrique des Nations est prévue pour ce vendredi au Caire, une rencontre qui mettra au prise les Fennecs et les lions du Sénégal. Malgré l’engouement qui amine les supporters algériens, ils ne décolèrent point face aux manifestions politique qui déstabilisent le pays il y a des mois. Ce parcours exceptionnel des footballeurs algériens n’empêche pas leurs compatriotes de manifester chaque vendredi. Les Verts deviendront peut-être champions d’Afrique face au Sénégal l’année-même où leur pays plonge dans le chaos.

Le foot, un moyen d’exprimer sa colère pour les Algériens

Le 14 juillet au Caire, le drapeau algérien a flotté dans les rues et au stade. Dans l’après-midi, certains supporters avaient fait le déplacement au pied des pyramides pour marteler les slogans que l’on peut entendre lors des manifestations de chaque fin de semaine.

Comme « Hé viva l’Algérie, yetnahaw gaâ » (« Vive l’Algérie, qu’ils dégagent tous »). Ou encore : « Miziriya w tahia el djazair » (On vit la misère et vive l’Algérie). L’ambiance était bon enfant.

Pourtant, il y a quelques jours à Alger, après avoir été expulsé d’Égypte, un jeune homme avait été condamné à un an de prison pour avoir brandi une pancarte lors d’une rencontre sur laquelle on pouvait aussi lire : « Qu’ils dégagent tous. » La présence du « 12e homme » n’est pas toujours appréciée.

Si le football reste pour les Algériens le sport phare, il est aussi le moyen de faire part de leur colère. Exemple : lors de la dernière journée de qualification pour l’édition 2019, alors que les Verts avaient déjà leur ticket en poche pour participer au tournoi, les supporters avaient déserté le stade de Mustapha-Tchaker de Blida.

La rencontre face à la Gambie s’était déroulée sans public. C’est sous le hashtag #KhalouhFaragh (laissez-le vide) que les internautes avaient lancé la campagne. Le foot au stade n’avait pour une fois plus toute sa place.

« Au pays, ils iront manifester et ensuite ils regarderont le match »

Avant d’éliminer le Nigeria, l’Algérie s’était qualifiée pour le dernier carré en battant la Côte d’Ivoire aux tirs au but après une rencontre tendue et équilibrée. Depuis le Mondial 2014 au Brésil, les Fennecs n’ont plus fait autant rêvé du côté d’Alger et dans le reste du monde, où la diaspora reste rivée à son écran.

Vendredi 19 juillet, lors de la finale face à Sénégal, les supporters des Fennecs seront encore plus nombreux. Des avions militaires vont être affrétés pour l’occasion. Mais comme depuis le 16 février, il y aura bien un 22e vendredi le même jour. « Au pays, ils iront manifester et ensuite ils regarderont le match », assure un confrère algérien présent au Caire.

La famine ne fait que prendre le dessus sur le monde

Depuis 2018, la faim dans le monde affecte plus de 821,6 millions de personnes, contre 811 l’année précédente. Après des décennies de baisse, il s’agit de la troisième année consécutive de hausse de la sous-alimentation, appelée aussi insécurité alimentaire.

Les conflits et le réchauffement climatique serait la cause principale de la faim à travers le monde, selon un rapport annuel publié ce lundi par des organisations des Nations Unies. Après des années de baisse, la famine ne cesse d’augmenter depuis 2015. L’année dernière, elle touchait 821,6 millions de personnes. Une personne sur neuf souffre ainsi de la faim.

La perspective d’un monde sans aucune personne en état de sous-alimentation à l’horizon 2030, qui est l’un des objectifs du développement durable ( ODD) fixés pour cette échéance, relève d’un « immense défi », note le rapport. « On n’atteindra pas d’ici 2030 » cet objectif, a frappé lors d’une conférence au siège des Nations unies le patron du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley.

« Sans sécurité alimentaire, nous n’aurons jamais de paix et de stabilité », a-t-il averti, en soulignant l’interaction entre ces paramètres. Partout où des groupes extrémistes ont de l’influence, la faim est utilisée par eux comme une arme pour diviser ou recruter, a mis en garde David Beasley.

 L’Afrique n’est pas épargnée, 20 % de la population africaine est touchée

Le rapport, rédigé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, avec le concours du Fonds international pour le développement de l’agriculture, l’Unicef, le PAM et l’OMS, relève que la sous-alimentation reste prévalente sur de nombreux continents. En Afrique, elle touche près de 20 % de la population ; en Asie, plus de 11 % ; en Amérique latine et dans les Caraïbes, moins de 7 %.

En ajoutant à ces personnes souffrant de la faim celles touchées par l’insécurité alimentaire, les Nations unies estiment que plus de 2 milliards d’habitants de la planète, dont 8 % vivent en Amérique du Nord et en Europe, n’ont pas régulièrement accès à des aliments sains, nutritifs et en quantité suffisante.

Paradoxalement, le rapport observe que la surcharge pondérale et l’obésité continuent d’augmenter dans toutes les régions, en particulier chez les enfants d’âge scolaire et les adultes. En 2018, environ 40 millions d’enfants de moins de cinq ans présentaient ainsi un excès de poids. En 2016, 131 millions d’enfants de 5 à 9 ans, 207 millions d’adolescents et 2 milliards d’adultes étaient en surpoids, selon le rapport.

Guinée/Officiel : Fin de règne du coach de l’équipe nationale guinéenne et son staff

A compter de ce jour, Paul Put n’est plus le sélectionneur du syli national. C’est une décision de la fédération guinéenne de football. Le technicien belge et tout son staff technique sont limogés.

Cette décision a été prise suite au mauvais résultat de l’équipe guinéenne a la CAN 2019. Cette décision a été rendue publique ce lundi lors d’un point de presse animé par le président au siège de la féguifoot.

Paul Put et son staff ont pris fonction en mars 2018 à la tête du syli national, il a dirigé 12 matchs officiels avec le Syli pour un bilan 3 victoires, 5 défaites et 4 matchs nuls.

Guinée/Affaire Syli Cadet : Mamadou Antonio Souaré suspend plusieurs responsables y compris Maléah Camara

Après la sanction du sily U17 par la CAF pour fraude sur l’âge de certains joueurs, la Guinée est remplacée par le Sénégal pour disputer la coupe du monde U17 au Brésil.
C’est une situation qui à irrité la fédération guinéenne de football, sur ceux, plusieurs décisions à été prise à l’égard des personnes incriminées. Une décision rendue publique ce lundi par le président de la fédération guinéenne de football Mamadou Antonio Souaré. Le président de la feguifoot annonce la suspension à titre conservatoire de cinq (5) personnes épinglées dans cette affaire. Il s’agit du sélectionneur, Maleah Camara, des deux joueurs concernés (Aboubacar Conté et Ahmed Tidiane Keita), du chargé des compétitions nationales, Alhassane Youla et de la secrétaire Marie Madeleine.
Mamadou Antonio Souaré annonce également que toutes les commissions de travail de la féguifoot sont dissoutes y compris l’administration.

Éducation : les bacheliers de la session 2019, sont face aux épreuves

Dans la commune de Matam, la première épreuve du baccalauréat unique de cette année a été lancée par Mory Sangaré, ministre de l’Éducation Nationale et de l’alphabétisation. Dans cette commune, 4448 mille candidats, dont 1821 filles sont inscrits pour la session pour la session 2019.

Très tôt ce matin les élèves au baccalauréat unique se sont précipités pour rejoindre leur centre d’examen. Ces 4448 mille candidats de la commune de Matam ont été répartis dans 13 centres d’examens. La première épreuve de cette journée a été lancée au lycée Coléyah par le premier responsable du département.

« Je crois que la particularité réside dans la sensibilisation de tous les acteurs impliqués, avant de désigner les membres du jury les missions sont passées dans tous les établissements, dans toutes les DPE et DCE pour s’adresser aux enseignants afin que cette fois-ci, qu’il n’y ait pas de laxisme dans la surveillance et la gestion des examens », indique Mory Sangaré.

Parmi la délégation ministérielle qui s’est rendue dans la commune de Matam, figurait la première dame de la République Djènè Condé, qui, s’est adressée aux candidats en ces termes.

« Le baccalauréat ne se prépare pas à la veille, ni en une semaine. C’est tout au long de l’année, révisé, être assidu à l’école. J’ai confiance à ces enfants et je pense qu’Ils vont donner le meilleur d’eux-mêmes », souligne la première dame de la République.

Dans cette commune, le pourcentage de filles inscrites pour cette session est de 40,93%, une statistique fortement appréciée par la première dame de la République. « Pour l’histoire du genre, on se bat à la fondation contre la déscolarisation de la jeune fille. Le constat est que la jeune fille de 12 à 13 ans qui rentre à l’école à midi ne revient pas l’après-midi. Donc nous avons encouragé la création des cantines scolaire pour que dans les zones rurales les jeunes filles soient maintenues à l’école », explique-t-elle.

La première dame à travers sa fondation PROSMI à offrir des médicaments au ministre de l’éducation Nationale et de l’alphabétisation, pour le processus des examens nationaux.

Après la rencontre de football de l’équipe algérienne, la rue d’Alger retrouve les chants de la contestation

La qualification ce jeudi de l’équipe d’Algérie pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations a provoqué des scènes de liesse dans la capitale et dans tout le pays. Ce vendredi, c’est au tour des manifestants de retrouver le pavé algérois.

Après plusieurs mois de manifestation, l’affluence, les vendredis, a diminué, mais cette semaine a été particulière, cela est dû à la participation de l’équipe algérienne à la CAN en Egypte.

Samedi dernier, une réunion de partis d’opposition a rassemblé pour la première fois une dizaine de formations politiques de tendance nationaliste et islamiste avec d’importantes organisations de la société civile.

L’autorité algérienne tenue un discours ferme à l’égard des manifestants. Le président par intérim reste en place et le chef d’état-major a menacé les manifestants qui scandent le slogan « État civil, pas militaire ».

Le dispositif sécuritaire a été renforcé

Par ailleurs, plus d’une soixantaine de personnes sont en détention, toujours à Alger, pour avoir notamment brandi un drapeau berbère. Les audiences de la justice de cette semaine ont confirmé leur détention préventive en attendant un éventuel procès.

Ce matin, le dispositif de sécurité à Alger était très important. Des policiers en civil fouillent les passants. Les pancartes ont été confisquées et de l’huile a été versée sur les poteaux et sur les rambardes dans le centre de la ville pour, semble-t-il, éviter des regroupements et éviter également que des drapeaux puissent être hissés par les manifestants.

 

Guinée : Une autre plateforme de la société civile s’active pour l’alternance démocratique

Cette  nouvelle plateforme se nomme le Réveil pour l’Alternance Démocratique en Guinée, au cours de ces échanges avec la presse, elle a affiché sa détermination pour une alternance démocratique en Guinée, une rencontre qui s’est tenue ce vendredi,12 juillet à Conakry.

En tenant compte des expériences traumatisantes caractérisées par la violation des droits humains, la répression politique et la mal gouvernance des régimes qui se sont succédé en Guinée, depuis l’indépendance, ”Le Réveil” se propose de coopérer avec les autres plate-formes de la société civile, les syndicats libres des travailleurs et les partis politiques, pour rompre définitivement avec le système de gouvernance hostile à l’alternance.

Considérant que l’Etat de droit est le préalable de tout développement durable, la plate-forme ”Le Réveil” estime que la tenue d’une instance suprême de toutes les forces vives de la nation est absolument indispensable pour créer les conditions du renouveau et du changement durable.

Pour ces activistes de la société civile, il est nécessaire de soumettre notre passé à un examen approfondi. Pour celà, il faut organiser un procès pacifique des régimes qui se sont succédés en Guinée pour condamner la violence politique qui a sévi au cours de ses 60 ans d’indépendance. Il ne s’agit pas de sanctionner, mais de procéder à une véritable catharsis afin que les visées autoritaires,voire dictatoriales, ne viennent plus jamais au pouvoir. Il s’agit aussi de dépasser le silence collectif qu’on observe en Guinée sur notre passé pour éviter la répétition de celui-ci.

Le Forum Civique Souverain que ”Le Réveil” envisage dans ce sens , doit se dérouler en trois phases :

1-Créer des conditions favorables à cultiver la notion d’alternance démocratique dans un climat de dialogue, devant aboutir à la création d’une commission Vérité-Justice-Réconciliation(VJR);

2-Organiser la transmission démocratique;

3-Construire l’Etat de droit.

 

Société/éducation : « on ne fait pas le bilan de l’éducation à l’intérieur du pays, mais nous savons juste que ces enfants-là manquent d’encadrement(…) » affirme le coordinateur du projet ‘’224 objectifs BAC’’

Après dix jours passé dans la région de Mamou, les porteurs du projet ‘’224 objectifs BAC’’ ont conféré ce vendredi avec la presse sur le déroulement de ce projet social. Il consistait à mobiliser les enseignants volontaires pour apporter un appui pédagogique aux candidats au baccalauréat 2019 de la région de Mamou.

Pour les initiateurs du projet, le choix de la région de Mamou n’est pas fortuit, « c’est un projet social et qui parle du social, parle forcément de la citoyenneté, qui consistait à aller donner une assistance aux élèves candidats au baccalauréat. Cela est venue suite à un constat, vous savez depuis deux ans les résultats au baccalauréat c’est un peu la cata, si vous regardez sur nos t-shirts, c’est écrit ‘’74% c’est trop « . C’est parce que depuis deux ans le taux d’échec au baccalauréat tourne autour de 74%, ce qui veut dire que plus de 7 jeunes sur 10 échouent aujourd’hui en Guinée. L’année dernière nous avons constaté que la région de Mamou était la région la plus affectée, ils ont présenté 1898 candidats et seulement 265 ont été admis, et donc c’était plus de 80% d’échec dans la région de Mamou. Seulement 13,96 % d’admis et on c’était dit que c’était trop, on aurait aimé prendre ce projet et l’implémenter par tout en Guinée, mais on n’avait pas les moyens. C’est un projet financé par les bonnes volontés, il faut signaler que les élèves de l’intérieur ont la soif d’apprendre(…) », à souligner Mohamed Aly Kondé, coordinateur du projet.

Loin, Mohamed Aly Kondé coordinateur du projet ‘’224 objectifs BAC rajoute :

« On a été dans la région de Mamou, on a déroulé comme on a pensé avec les quelques difficultés qui peuvent entraver le bon fonctionnement du projet. Nous avions été surpris de la mobilisation des enfants du fait qu’ils s’intéressent au projet qui, au départ laissait croire à certains que c’était une perturbation du processus normal de la programmation des examens, notamment le baccalauréat. Mais c’est tout à fait le contraire, nous avons été à Mamou, on s’est entretenue avec près de 2 miles et quelques candidats, nous leur avions transmis la méthode pour aborder les différents sujets au BAC sans aucune prétention de leur avoir enseigné le programme entièrement ».

De la fécondation de l’initiative, à la réalisation du projet, ils (les porteurs du projet 224 objectifs Bac) affirment avoir rencontré des difficultés tant auprès de l’autorité du système éducatif qu’au niveau de la mobilisation des enseignants volontaires. Les initiateurs du projet ‘’224 objectifs BAC’’ n’ont pu mobiliser que 23 enseignants au total, pour un total de 2155 candidats au baccalauréat dans les trois préfectures de la région de Mamou.

« Après la sélection des enseignants qui devrait aller avec nous à l’intérieur du pays, nous avions décidé que je me rends en premier pour aller prendre contact avec les autorités régionales, préfectorales de Mamou et donc j’ai commencé par rencontrer les autorités de Mamou où j’ai pris contact avec l’inspecteur régional de l’éducation et le directeur préfectoral de l’éducation, j’ai fait la même la chose à Pita et à Dalaba. Mais il faut le dire que le premier contact n’a pas du tout été facile, parce qu’on a plutôt été vue comme des perturbateurs, au lieu d’être vue comme des personnes qui viennent apporter à des frères et des sœurs ( …). A Dalaba nous avions eu beaucoup de difficultés avec le directeur préfectoral de l’éducation (DPE) qui nous avaient dit qu’il n’était pas possible que nous travaillions à Dalaba, puisque nous ne disposons pas d’ordre de mission. C’est après plusieurs échanges avec la complicité de certains contacts au Ministère de l’éducation Nationale et l’alphabétisation (MENA) qu’il nous laisse travailler tout en s’adhérant à notre initiative. Notre initiative a permis aux autorités de l’éducation de la région de Mamou de comprendre qu’il y avait des professeurs qui ne terminaient pas leur programme », explique Ibrahima Djouldé Diallo responsable à la mobilisation et à la gestion des enseignants volontaires.

Pour le coordinateur, ce projet était très mal vu ou compris par certaines personnes de la région. Il renchérit les propos sur des difficultés rencontrées du responsable à la mobilisation et à la gestion des enseignants volontaires.

« C’était des mauvaises incompréhensions, dû par exemple, peut être à la mauvaise explication du projet au départ, certains non pas compris comment est-ce que des volontaires pouvaient venir sans rien demander à des enfants, pendant que d’autres leur faisaient payer de 250 miles à 500 miles pour des cours de révision. Nous nous venons leurs enseignés gratuitement, d’autres ont pris dans l’autre sens, qu’on venait faire une démonstration de connaissance pour mettre en mal les enfants et leurs enseignants, mais non ce n’était pas comme ça, nous nous sommes mis à leurs dispositions et ils l’ont compris à la fin, ils nous ont félicités ».

L’objectif fixé par les concepteurs de ‘’224 objectif BAC’’ est accroître le taux d’admission des candidats au baccalauréat dans la région de Mamou, qui était à l’année dernière 13, 93%. Selon le coordinateur, ils cibleront l’année à venir d’autres régions où le taux d’admis sera faible.

CAN 2019: François Kamano, le jeune cadre de la Guinée

L’attaquant guinéen François Kamano sera l’un des principaux atouts du Sily national qui entre dans la compétition samedi 22 juin à Alexandrie. Le jeune pensionnaire des Girondins de Bordeaux va vivre son deuxième tournoi continental après celui de 2015 en Guinée équatoriale. Rencontre.

La chaleur d’Alexandrie reste supportable en cette fin d’après-midi. La Guinée termine son entraînement non loin du centre de la ville où le bruit des klaxons et les voitures au ralenti font partie du décor. François Kamano, 23 ans, un des principaux atouts du Sily national pour la Coupe d’Afrique des nations en Égypte est bien là.

Tenter de montrer le vrai visage de la Guinée

Et contrairement à la CAN 2015 en Guinée équatoriale, l’attaquant a bien l’intention de peser sur le groupe. À condition que le Girondin de Bordeaux retrouve l’efficacité qui lui a fait défaut en deuxième partie de saison. Après huit réalisations lors des cinq premiers mois, il a terminé l’exercice sans convaincre.

Rapide, adroit, capable de jouer dans l’axe et sur les côtés, Kamano avoue avoir bien travaillé pendant la préparation de la CAN. « Face au Nigeria, nous allons tenter de montrer notre vrai visage », avance Kamano. Pourtant, la Guinée s’est inclinée en amical face à l’Egypte (3-1). Auparavant, sur le sol marocain, les hommes de Paul Put avaient vécu deux autres défaites, face à la Gambie et au Bénin. Mais tout ceci n’a pas l’air d’inquiéter Kamano. « On s’entraîne, on avance et on doit oublier ces trois défaites et retrouver une énergie positive. »

Répondre physiquement

Si la Guinée semble être dans un groupe abordable, Kamano sait qu’il faut « prendre tous les matches au sérieux ». « On est méfiant », dit l’ancien pensionnaire du Satellite Football Club de Conakry. « Il y a de la place pour faire un bon tournoi. A la CAN, il faudra répondre physiquement et on est averti par rapport aux trois derniers matches », avoue François Kamano qui compte sur Naby Keita pour rassurer, jouer les « grands frères », et faire vivre le groupe.

De son côté, Kamano compte briller en Egypte. « A chaque match, je veux prouver que je fais du mieux possible. La CAN est pour moi quelque chose d’exceptionnel et c’est comme un rêve d’enfant quand on est appelé en sélection. J’ai hâte de commencer ». Il poursuit : « En 2015, je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu, c’était ma première année professionnelle à Bastia. J’ai observé, j’ai été patient. Maintenant c’est différent, je suis un des cadres de l’équipe. » En qualification pour la CAN 2019, Kamano avait inscrit deux buts contre la Côte d’Ivoire et le Rwanda (27 sélections).

À Alexandrie, le natif de Conakry a bien l’intention de « mettre les points sur les i ».

RFI

Algérie: plusieurs arrestations au 18e vendredi de manifestations

Plusieurs arrestations ont été effectuées par la police vendredi 21 juin à Alger, aux abords de la Grande Poste, point de ralliement de la grande manifestation hebdomadaire contre le régime.

Une vingtaine d’hommes, essentiellement des jeunes, ont été interpellés par les nombreux policiers en civil ou en tenue, déployés dans les rues autour de la Grande Poste, dans le centre de la capitale algérienne. Les personnes interpellées ne portaient ni drapeaux ni pancartes.

Les policiers ont récupéré les pièces d’identité et les portables, avant de les fouiller et de les faire monter dans des fourgons. Des témoins ont fait état d’interpellations dans les rues adjacentes dès 6h du matin. Deux fourgons pleins ont déjà quitté les lieux en début de matinée en direction de postes de police et d’autres véhicules les ont remplacés.

Durant plusieurs vendredis, la police a procédé à des arrestations matinales avant de relâcher les manifestants en fin de journée à plusieurs kilomètres du centre de la capitale.

Changement de système

Depuis le 22 février, les Algériens sortent chaque vendredi massivement dans les rues, notamment à Alger, pour réclamer un changement du « système » politique en Algérie.

Les manifestations, pourtant strictement et totalement interdites dans la capitale depuis 2001, ont été jusqu’ici largement tolérées par la police, débordée par le nombre et qui se contente habituellement de contenir le défilé dans un périmètre défini.

Les forces de l’ordre ont reçu des consignes afin de s’assurer qu’aucun autre drapeau que « l’emblème national » ne sera brandi dans les manifestations, avait annoncé mercredi le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays, en allusion au drapeau berbère très présent dans les défilés.

(Avec AFP)

Eh Oh ! FNDC, réveillez-vous ! Vous n’avez pas besoin d’un accord, c’est un piège ! (Par Thierno Oumar Diawara)

Si défendre une constitution est un combat citoyen que tout guinéen peut et doit mener sans être en conflit avec la loi, le front national pour la défense de la constitution ne doit pas signer un accord et sous aucun prétexte si son combat vise réellement à défendre notre constitution déjà menacée. Se prêter à ce jeu inventé par des cadres ressortissants de la région forestière, promoteurs de ce fameux projet de nouvelle constitution, serait un échec, voire une fracture pour l’unité du FNDC dans son noble combat.

Réveillez-vous ! quel est cet accord qui a été respecté depuis l’avènement du président Alpha Condé au pouvoir ? Et d’ailleurs c’est ce pouvoir qui a toujours bénéficié de l’intérêt de ces fameux accords. Cela doit servir une leçon de morale à tout bon citoyen au risque de se faire piéger et se faire détourner de l’essentiel. Le fameux protocole d’accord signé mercredi à N’zérékoré par les autorités locales et l’antenne du FNDC, dans lequel les parties se sont engagées à suspendre toute manifestation liée au projet de nouvelle constitution. Autrement dit, les clauses dudit accord obligerait en quelque sorte, le FNDC de promouvoir dans l’indifférence totale, une présidence à vie pour l’actuel patron de Conakry à travers la mise en place d’une nouvelle loi fondamentale.

Réveillez-vous ! La Guinée a désormais besoin des patriotes comme vous, pour pouvoir défendre ses intérêts toujours confisqués par un clan. Notre pays est immensément riche pour afficher une telle image désolante qui se résume par la pauvreté. Et, cette situation de paupérisation a, aujourd’hui, atteint un niveau fort inquiétant et incitatif à l’immigration, faute d’espoir.

Réveillez-vous et armez-vous davantage de courage pour sauver ce peuple pris en otage.

Thierno Oumar Diawara, journaliste

Buteurs, talents, nations records… Toutes les statistiques de la CAN 2019

La 32e édition de la Coupe d’Afrique des nations se tient en Égypte du 21 juin au 19 juillet. Avant l’ouverture de cette CAN à 24, RFI passe en revue les 552 joueurs des 24 pays qualifiés et revient sur les chiffres-références de la grande compétition africaine. Il est question de records de précocité et de longévité, de buts en pagaille, de titres prestigieux… Bref, le meilleur de la CAN.

Qui succédera au Cameroun, le champion d’Afrique 2017 qui va remettre son titre en jeu ? Les Lions indomptables eux-mêmes, histoire de se rapprocher du record de la nation la plus titrée ? L’Égypte, qui va évoluer à domicile ? La Mauritanie, l’une des trois sélections novices dans la compétition ? Un autre pays parmi les 24 qualifiés ? Ce sera à suivre cet été en compagnie de RFI.

Avant de se plonger pleinement dans cette CAN 2019 au pays des Pharaons, nous vous proposons un gros plan sur les chiffres importants de la compétition. Une analyse qui porte autant sur les performances du passé que sur celles attendues ces prochaines semaines.

LE JOUEUR LE PLUS JEUNE : MARC LAMTI (TUNISIE)

La Coupe d’Afrique des nations fête ses 62 ans, et en cette 32e édition, un cap est en passe d’être franchi : pour la première fois, des footballeurs nés au XXIe siècle vont peut-être jouer. La palme du plus jeune revient au défenseur de la Tunisie Marc Lamti, âgé de 18 ans et 4 mois. Il est l’unique joueur né en 2001 convoqué pour la CAN 2019. Germano-tunisien de naissance (il a vu le jour à Cologne le 28 janvier 2001), Lamti, qui évolue au Bayer Leverkusen, a décidé de représenter les Aigles de Carthage.

Le Malien Cheick Doucouré, le Bissaoguinéen Edimar Vieira Ca « Ivanov » et le Burundais Mohamed Amissi sont, eux, nés en 2000.

A noter que Marc Lamti ne battra pas le record du plus jeune joueur à avoir joué un match de CAN. Cette distinction revient au Gabonais Shiva Star N’Zigou, qui avait 16 ans, 2 mois et 30 jours quand il joua (et marqua) contre l’Afrique du Sud lors de la CAN 2000. Toutefois, l’ancien attaquant a admis, dans une interview donnée durant l’été 2018, qu’il avait été contraint de mentir sur son âge au début de sa carrière et qu’il avait en fait cinq ans de plus.

LE JOUEUR LE PLUS ÂGÉ : NABY-MOUSSA YATTARA (GUINÉE) LOIN DERRIERE ESSAM EL HADARY (ÉGYPTE)

Le gardien de la Guinée, Naby-Moussa Yattara, est le joueur le plus âgé de la compétition. Le portier du Syli national et de l’AS Excelsior, un club de l’île de La Réunion, a le titre de doyen avec ses 35 ans, 5 mois et 9 jours (son âgé précis au coup d’envoi de la CAN 2019, le 21 juin).

Essam El-Hadary lors du match Arabie saoudite-Egypte, le 25 juin 2018REUTERS/Darren Staples

Il reste quand même à bonne distance du record absolu établi en 2017 par la légende du football égyptien, Essam El Hadary. Le gardien des Pharaons avait 44 ans et 21 jours quand il disputa la finale de la dernière CAN. El Hadary est aussi le plus vieux joueur d’une Coupe du monde (45 ans, 5 mois et 11 jours lors du Mondial 2018). Il aurait aimé améliorer son record dans cette CAN 2019, mais Javier Aguirre ne l’a pas convoqué.

LA SÉLECTION LA PLUS JEUNE : LE MALI

Le Mali, qui a failli manquer cette CAN sur disqualification, se présente avec le groupe le plus jeune. La moyenne d’âge des Aigles ne s’élève qu’à 24,21 ans. Un coup d’œil au groupe de Mohamed Magassouba permet de mieux comprendre. Le joueur le plus âgé, le gardien Ibrahim Bosso Mounkoro, n’a que 29 ans. Et à l’autre extrémité, on retrouve deux joueurs qui n’ont encore que 19 ans : Cheick Doucouré et le grand espoir Sékou Koïta.

Le Malien Sekou Koita.Courtesy of cafonline

LA SÉLECTION LA PLUS ÂGÉE : MADAGASCAR

Pour la première CAN de l’histoire de la sélection malgache, Nicolas Dupuis a misé sur l’expérience. L’entraîneur français a notamment convaincu Jérémy Morel de rejoindre les Barea. Résultat, le Lyonnais en est le doyen avec ses 35 ans, 2 mois et 21 jours, et la moyenne d’âge du groupe grimpe : 28,65 ans. Il est vrai que sur les 23 internationaux, 8 d’entre eux (dont 7 joueurs de champ) ont plus de 30 ans.

LES MEILLEURS BUTEURS : ANDRÉ AYEW ET ASAMOAH GYAN (GHANA) LOIN DERRIÈRE SAMUEL ETO’O (CAMEROUN)

Sauf exploits retentissants, Samuel Eto’o va garder son titre de meilleur buteur de l’histoire de la CAN encore quelques années. Le Camerounais est au sommet avec ses 18 buts en 6 CAN. Dans cette édition 2019, deux joueurs peuvent se rapprocher, et tous deux portent les mêmes couleurs : ce sont les attaquants des Black Stars, les Ghanéens André Ayew (29 ans) et Asamoah Gyan (33 ans), 8 buts chacun. Ils sont les meilleurs buteurs en activité et présents pour cette CAN.

Andre Ayew joue pour le Ghana à la CAN 2017.RFI/Pierre René-Worms

Le record de buts sur une seule CAN sera aussi difficile à aller chercher. En 1974, le Congolais Pierre Ndaye Mulamba – décédé en début d’année à l’âge de 70 ans – avait marqué à 9 reprises sous les couleurs du Zaïre. Ces 20 dernières années, les meilleurs buteurs n’ont pas dépassé les 5 réalisations sur une seule édition.

LES PAYS NOVICES NE SONT PLUS QUE DOUZE

Avec ce passage de 16 à 24 qualifiées, 3 sélections qui n’avaient jamais disputé de Coupe d’Afrique des nations vont connaître leur première : le Burundi, Madagascar et la Mauritanie. Cela signifie qu’il reste 12 pays encore jamais apparus en phase finale de la CAN : la République Centrafricaine, les Comores, Djibouti, l’Erythrée, l’Eswatini, la Gambie, le Lesotho, le Tchad, Sao Tomé et Principe, les Seychelles, la Somalie et le Soudan du Sud.

LE VIEIL HABITUÉ : L’ÉGYPTE

Les Pharaons et la Coupe d’Afrique des nations, c’est une vieille histoire. L’Égypte avait participé et remporté la première édition en 1957. Une CAN qui ne regroupait que trois nations – l’Égypte, l’Ethiopie et le Soudan –, rappelons-le. En 32 éditions, elle compte 24 apparitions en phase finale ; aucun pays ne fait mieux. La Côte d’Ivoire (23 qualifications) et le Ghana (22 qualifications) suivent.

Les Egyptiens Ahmed Elmohamady et Mohamed Salah célèbrent leur victoire face au Swaziland (4-1 le 12 octobre 2018) en qualifications pour la CAN 2019.Mohamed Abd El Ghany/Reuters

L’EXPERT : TOUJOURS L’ÉGYPTE

Les différentes sélections d’Égypte ne perdent pas souvent quand elles se hissent en finales. Certes, la dernière fois, ça s’est mal passé face au Cameroun. Mais généralement, les Pharaons savourent : en 9 finales, ils se sont imposés 7 fois. Le Cameroun compte lui 5 victoires pour 2 défaites.

LE MALHEUREUX : LE GHANA

Depuis 1982, les Black Stars courent après une cinquième victoire en CAN. Ce n’est pas faute d’essayé… Mais à côté de ses quatre sacres, le Ghana traîne cinq défaites en finales. C’est la nation qui a perdu le plus de finales devant le Nigeria (quatre défaites). Le Burkina Faso, la Guinée, la Libye, le Mali, l’Ouganda et le Sénégal partagent un triste titre : celui de seules nations à s’être hissées en finales mais à n’avoir jamais gagné.

RFI

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