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Interdiction d’importation des produits pharceutiques : le secrétaire général du syndicat des pharmaciens s’exprime

Dr Manizé Kolié, secrétaire général du syndicat des pharmaciens s’est exprimé  samedi  14 mars 2021 sur la décision du chef de l’Etat d’interdire l’importation des produits pharmaceutiques par des commerçants.

Selon le secrétaire général du syndicat des pharmaciens professionnels de Guinée, cette ordonnance du président Alpha Condé du 11 mars 2021 est historique et vient mettre fin à une lutte de 35 ans des pharmaciens.

Interrogé sur cette mesure du chef de l’Etat par notre rédaction, Dr Manizé Kolié pense que « C’est une victoire et il faut remercier le chef de l’Etat pour avoir oser franchir le pas. Avant lui en Afrique, il y a que deux chef de l’Etat qui l’ont fait, c’est-à-dire le djiboutien dans la corne de l’Afrique et le Rwanda. Ce n’est pas facile pour un chef de l’Etat, mais il l’a fait parce qu’il a préféré la sécurité sanitaire de son pays, aux richesses fabuleuse(…). Je crois que dès la semaine prochaine nous passerons des paroles aux actes à travers notre ministère de tutelle », a -t-il fait savoir.

Cette décision restera dans l’histoire comme le 28 septembre 1958


Et de poursuivre « le Président Alpha Condé a posé deux grands actes, d’abord la réduction drastique du nombre de société grossiste. La Guinée était plus qu’une poubelle. On ne connait même pas le nombre de grossiste qui ravitaille la Guinée, en quelle qualité de produit ».
Pour ce qui est de cette décision, le secrétaire général du syndicat des pharmaciens professionnels de Guinée ne manque pas de qualificatif. Il dira que « la décision historique du conseil des ministres du 11 mars dernier restera dans l’histoire comme le 28 septembre 1958. C’est l’indépendance sanitaire de la Guinée qui a été programmé et je crois que c’est la jeunesse qui va en bénéficié, c’est-à-dire être sûr de consommer les médicaments de qualité. Parce que combien de personnes sont morts en 35 ans ?». 

Les pharmaciens sont prêt à mourir, mais la décision là sera appliquée

Pour Docteur Manizé, le progrès apportés dans le domaine de la santé en Guinée un progrès négatif tant que l’autorité ne s’arme pas dans la lutte contre les faux médicaments.
« Aujourd’hui, on parle d’une unité d’imagerie médicale qui a en son sein une unité de dialyse. Mais est ce qu’on a besoin de traité les reins d’un jeune que s’il se nourrit bien et si il se soigne bien. 

S’agissant du prix des médicament jugé par les citoyens très chère le pharmacien répond que c’est un faux débat. «Je préfère qu’on me dise que c’est chère et que c’est ce qui va me guérir que d’aller là où je vais prendre un médicament pour mourir».

Malgré tout, Dr Manizé Kolié reste optimiste sur l’applicabilité de cette décision: «Les pharmaciens sont prêt à mourir, mais la décision là sera appliquée».


Pour rappel, le chef de l’Etat a ordonné l’interdiction d’importation des produits par des opérateurs économique. Il a invité les ministres concernés à veiller strictement au respect de cette mesure.

Morciré Camara

CAN2021: voici la liste des joueurs sélectionnés

Une conférence de presse a eu lieu ce jeudi 11 mars à la fédération Guinéenne de football, l’objectif de cette conférence est la présentation de la liste des joueurs convoqués pour la 5ème et 6ème journées des éliminatoires au compte de la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations « CAMEROUN 2021 »

Voici les noms de joueurs convoqués: 

1- Keïta Aly Suède Gardiens
2- Camara Moussa Guinée
3- Koné Ibrahim. Malte Défenseurs

4- Sylla Issagha France
5- Bangoura Mohamed Guinée
6- Sankhon Ibrahima Sory Belgique
7- Camara Naby Guinée
8- Camara Mohamed Aly Suisse
9- Sow Saïdou France
10- Kanté Ousmane France
11- Conté Ibrahima Sory France
12- Taoré Mohamed Jalil Guinée Milieux

13- Diawara Amadou Italie
14- Camara Mohamed Mady Grèce
15- Mara Kamso République tchèque
16- Keïta Naby Angleterre
17- Sylla Morlaye Guinée
18- Conté Ibrahima Sory Bulgarie
19-Kane Mamadou Azerbaïdjan Attaquans

20- Barry Yakhouba Gnagna Guinée
21- Kaba Sory Danemark
22- Bayo Mohamed France
23- Kamano François Russie »

La Guinée recevra à Conakry les aigles du Mali le 24 mars au stade général LANSANA CONTÉ et le 28 mars la Namibie jouera à domicile contre la Guinée.

Guinée-Communales: voici la liste provisoire des candidatures

La Direction générale des élections (DGE) a publié le jeudi 23 avril 2026, les listes provisoires des candidatures au scrutin de listes à la représentation proportionnelle des élections communales du 31 mai 2026. Il s’agit des circonscriptions électorales de Dalaba, Koubia, Lélouma, Pita et Télimélé. 

Nous vous proposons ici l’intégralités de ces listes:

Élections du 24 mai 2026 en Guinée : la date de dépôt des candidatures prolongée

La Direction Générale des Élections (DGE) a annoncé une prorogation de la date limite de dépôt des dossiers de candidature pour les élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026.

Initialement fixée au 29 mars 2026, cette échéance est désormais repoussée au vendredi 3 avril 2026 à 18 heures, selon un communiqué officiel publié par l’institution ce 26 mars 2026. Cette décision concerne à la fois les partis politiques, les listes de candidats indépendants ainsi que les candidats uniques.

Avec cette prolongation, la période de dépôt des candidatures, entamée le 20 mars 2026, se poursuivra jusqu’au 3 avril 2026. Les dossiers peuvent être soumis chaque jour entre 9 heures et 18 heures, précise la DGE.

La Direction Générale des Élections rappelle également les différents lieux de dépôt selon le type de scrutin :

Pour les législatives à la représentation proportionnelle (liste nationale) : au siège de la DGE, à Dixinn (Conakry) ;

Pour les législatives majoritaires (uninominal ou plurinominal) : auprès des Directions Communales des Élections (Conakry) et des Directions Préfectorales des Élections en régions ;

Pour les Guinéens établis à l’étranger : via la plateforme dédiée ou au siège de la DGE ;

Pour les élections communales à la proportionnelle : auprès des services électoraux communaux, notamment dans les chefs-lieux de préfecture.

Dans son communiqué, la DGE invite les candidats et leurs mandataires à veiller à la complétude de leurs dossiers et au strict respect des nouveaux délais.

Guinée élections communales 2026 : la DGE des certificats médicaux aux candidats

À l’approche des élections communales prévues le 24 mai 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) a publié un communiqué important à l’attention des partis politiques et des candidats indépendants.

Dans ce document officiel, la DGE informe que le Conseil National de l’Ordre des Médecins de Guinée a établi la liste des médecins habilités à délivrer les certificats d’aptitude médicale requis pour les candidatures.

Une étape obligatoire pour les candidats

Le certificat d’aptitude médicale constitue une pièce essentielle dans le dossier de candidature aux élections communales. Afin de garantir la conformité et la crédibilité de ces certificats, seules les signatures des médecins agréés seront reconnues.

Cette mesure vise à encadrer rigoureusement le processus et à éviter toute irrégularité dans la constitution des dossiers.

Une liste disponible en annexe

La liste complète des médecins agréés a été validée par les autorités compétentes et est jointe en annexe du communiqué officiel. Les candidats sont donc invités à s’y référer afin de s’assurer que leur certificat médical est délivré par un praticien autorisé.

Un appel à la conformité

À travers cette annonce, la Direction Générale des Élections appelle l’ensemble des acteurs politiques à respecter les dispositions en vigueur, dans le but de garantir un processus électoral transparent et équitable.

https://guineediversite.com/wp-content/uploads/2026/03/COMMUNIQUE-N°-003-MATD-DGE-2026-DU-24-MARS-2026.pdf

Lybie : Saïf al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant défunt, assassiné à son domicile.

Les médias libyens ont confirmé que Saif al-Islam Kadhafi a été tué par quatre personnes près de la ville de Zintan, dans l’ouest du pays.

Dans un communiqué publié mardi, son entourage a indiqué qu’il avait été tué lors d’une « confrontation directe » avec quatre hommes armés non identifiés qui ont fait irruption à son domicile.

Urgent: Nomination partiel des membre du gouvernement guinéen

Voici la liste partielle des membres du gouvernement du premier ministre Amadou Oury Bah

1️⃣ Garde des sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : Ibrahima Sory 2 Tounkara
2️⃣ Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation : Ibrahima Kalil Condé
3️⃣ Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Général Ahmed Mohamed Oury Diallo
4️⃣ Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger : Dr Morissanda Kouyaté
5️⃣ Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget : Mme Mariama Ciré Sylla
6️⃣ Ministre des Mines et de la Géologie : Bouna Sylla
7️⃣ Ministre de l’Élevage : Felix Lamah
8️⃣ Ministre de la Pêche et de l’Économie maritime : Fassou Théa
9️⃣ Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Dr Diaka Sidibé
🔟 Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Alpha Bacar Barry
1️⃣1️⃣ Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : Moussa Moise Sylla
1️⃣2️⃣ Ministre de la Santé publique et de l’Hygiène publique : Mme Khaité Sall
1️⃣3️⃣ Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités : Patricia Adéline Lamah
1️⃣4️⃣ Ministre de la Jeunesse et des Sports : Cellou Baldé
1️⃣5️⃣ Ministre des Infrastructures : Facinet Sylla
1️⃣6️⃣ Ministre des Transports : Ousmane Gaoual Diallo
1️⃣7️⃣ Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation : Mourana Soumah
1️⃣8️⃣ Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Djami Diallo
1️⃣9️⃣ Secrétariat général du Gouvernement : Tamba Bénoit Kamano
2️⃣0️⃣ Secrétariat général des Affaires religieuses : Elhadj Karamo Diawara

Reconnaissance mérité à madame Camara Djenabou Touré, Directrice générale des élections

A Kindia, en marge de la clôture des travaux de l’atelier national d’évaluation des scrutins référendaire du 21 septembre et présidentiel du 28 décembre 2025, tenus du 29 au 31 janvier 2026, la Directrice Générale des Élections a été honorée par ses pairs de la société civile Guinéenne.

Madame Camara Djenabou Touré a reçu le prix Ambassadrice de l’inclusion et de la participation citoyenne devant l’ensemble des autorités administratives de la région de Kindia ainsi que les acteurs impliqués dans le processus électoral en République de Guinée.

Cette distinction vient saluer un leadership remarquable, un sens élevé du devoir républicain et un engagement constant en faveur d’un processus électoral inclusif, transparent et participatif. Sous sa conduite, l’organe technique en charge des élections a su relever avec professionnalisme et responsabilité les défis liés aux scrutins référendaire et présidentiel passés.

Madame Camara Djenabou Touré s’est particulièrement illustrée par sa capacité à impliquer toutes les parties prenantes du processus électoral, en favorisant le dialogue, la concertation et la confiance entre les institutions, les acteurs politiques, la société civile et les citoyens. Cette approche inclusive a contribué au renforcement de la démocratie et de la participation citoyenne en République de Guinée.

Ce prix est non seulement une reconnaissance du travail accompli, mais aussi une source d’inspiration pour toutes celles et tous ceux qui œuvrent quotidiennement au service de la démocratie.

Bientôt un nouveau siège pour la CEDAO

Le nouveau complexe du siège devant abriter concomitamment à Abuja, au Nigeria, la Commission, le Parlement et la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sera opérationnel courant mars 2026. C’est ce qui ressort de la visite effectuée sur le site de l’édifice, le jeudi 29 janvier 2026, par une forte délégation du management de la Commission de la Cédéao conduite par son président, Dr. Omar Alieu TOURAY.

Bâti sur une superficie de 7 hectares et situé le long de la route de l’aéroport d’Abuja, l’édifice est actuellement achevé à 96 %. Les 4 % restants concernent des travaux généraux de remise en état dans les bâtiments (déjà en cours), ainsi que la correction des défauts, les essais et la mise en service (en attente).

Connu sous le nom de « l’œil de l’Afrique de l’Ouest », le nouveau complexe du siège de la Cédéao est entièrement financé et construit par la République populaire de Chine par l’intermédiaire de l’Agence chinoise de coopération internationale au développement (China Aid).

Communiqué SPPG

COMMUNIQUÉ DU SPPG RELATIF À LA LEVÉE DES SANCTIONS DE LA CEDEAO ET LA RÉINTÉGRATION DE LA GUINÉE DANS LES INSTANCES DE L’ESPACE COMMUNAUTAIRE

Le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) prend acte de la levée des sanctions imposées par la CEDEAO contre la Guinée suite au coup d’État du 5 septembre 2021.

Le SPPG se réjouit de cette décision et saisit cette occasion pour interpeller les autorités guinéennes sur la nécessité de s’inscrire dans la vision 2050 de la CEDEAO, qui promeut notamment :

  • La liberté de la presse et d’expression
  • L’indépendance des médias
  • L’arrêt des coupures d’internet en Afrique de l’Ouest

En adoptant cette position, défendue par le Général PENDESSA lors de la récente rencontre sous-régionale de Lagos, notre pays marquera un retour honorable au sein de cette institution.

Cela pourrait se traduire, entre autres, par :

  • La réhabilitation des médias fermés
  • La fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes
  • Le retour des journalistes exilés
  • La prise en compte du SPPG dans la composition prochaine de la Haute Autorité de la Communication (HAC), devenue la commission de régulation de la communication et de l’audiovisuel (CRCA)
  • Le respect des conclusions du forum sur l’avenir de la presse guinéenne, qui prévoit la participation du SPPG dans la répartition de la subvention accordée à la presse.

Conakry, le 29 janvier 2026

Le Bureau National

Bah Oury, la survie en sursis (Par Tibou Kamara)

Quand on n’a pas la solution à un problème, on le déplace. Quand on a l’embarras du choix, on s’abstient. Lorsqu’on a un cas de conscience, on cherche à gagner du temps, à ménager ses nerfs et à sauver les apparences.

Le communiqué de la présidence de la République qui a suivi la démission du gouvernement Bah Oury 1 se voulait explicite et cinglant quant à la suite des événements : un nouveau départ pour le régime et « d’autres attributions » pour le Premier ministre sortant. Cette nouvelle mission s’inscrivait pourtant dans le mandat normal de tout chef de gouvernement. Faut-il le rappeler, en temps normal, celui-ci dirige à la fois l’administration et est de facto le chef de la majorité politique. Mais, délibérément cette fois, on a voulu distinguer les tâches, avant sans doute de se raviser… pour l’instant, en attendant que l’horizon s’éclaircisse davantage.

Il n’est jamais facile d’opérer un virage à 180 degrés au lendemain d’une élection présidentielle, surtout lorsque le cycle électoral n’est pas complètement clos. Bah Oury parle d’une confiance renouvelée, mais en réalité, il joue les prolongations. On verra, lorsque toutes les élections seront terminées, quel rôle lui reviendra et quelle place lui sera réservée. Il a survécu à l’esprit de rupture prôné dans le message du Palais après avoir été contraint de présenter sa démission et celle de son gouvernement. Le « nouveau départ » annoncé a donc été reporté quelque peu, mais il demeure une fatalité.

Il n’était pas aisé, à ce stade, de trouver un remplaçant à Bah Oury, qui s’est montré « malléable, corvéable et taillable » à merci, plus qu’accommodant, discipliné et transparent, au point d’en avoir ruiné les « acquis » de longues années d’engagement politique, de se disqualifier aux yeux de l’opinion et de l’histoire, et de compromettre toute perspective d’avenir.

Le chef de l’État a dû être tiraillé entre sa volonté d’engager un nouveau cap et le souci de ne pas avoir l’air de lâcher des alliés et soutiens zélés. On a encore affaire à un homme plutôt qu’à un animal politique, même si le retour de Bah Oury aux affaires a un parfum de calculs politiques et d’arrière-pensées électorales. Si le directeur de campagne du président élu est remercié matinalement, par qui le remplacer ? Lui qui a déjà succédé à deux autres…
Faudrait-il, chaque année, changer de Premier ministre, même si l’on ne se lasse pas du changement et qu’il doit s’opérer dès lors qu’il semble nécessaire et inévitable ?

Personne, dans le cercle présidentiel ou parmi les collaborateurs issus de la région d’origine de l’ancien (et nouveau) Premier ministre, n’a fait autant que ce dernier, ni ne s’est montré plus acquis que lui à la cause de l’homme fort du pays. Si un autre était venu d’ailleurs, l’opinion en aurait conclu que certains, quoi qu’ils fassent, sont abandonnés au profit d’autres, dans la mesure où ils sont les « éternels mal-aimés » et font figure, malgré tout, de cinquième roue du carrosse. Sans compter ceux qui crieraient au scandale, estimant qu’on privilégie ceux qui ne prennent pas de risques et ne prêtent pas allégeance, aux dépens de ceux qui ont « donné leur tête à couper » pour préserver le chef et pérenniser son pouvoir.

Un chantage affectif et une surenchère qui continuent de profiter à Bah Oury, et pourraient aussi accorder un sursis supplémentaire à beaucoup d’autres. Car la reconduction du Premier ministre ouvre une brèche pour la récompense et la reconnaissance de tous les services rendus dans la conservation du pouvoir, après la conquête solitaire : une bataille permanente qui n’est jamais définitivement gagnée, car nul n’est assuré de régner avec la garantie de l’éternité. Mieux vaut donc apprendre à partir que de s’attarder et persévérer dans l’inamovibilité, qui n’est qu’une quête illusoire.

L’ère qui commence est celle du temps politique, qui fera de chaque étape désormais une grande inconnue, parce que les carrières, les ambitions, les alliances, les amitiés et les pactes passeront le plus souvent avant le destin de la nation et les aspirations populaires.

Les dés sont jetés dans une course pour la survie, où l’on commencera bientôt à compter les survivants, les blessés et les morts.

Tibou Kamara

Urgent: La Guinée retrouve sa place dans la CEDEAO

Dans un communiqué diffusé ce mercredi, la  CÉDEAO à félicite la République de Guinée et  » lève avec effet immédiat toutes les sanctions contre elle et la réintègre dans ses organes décisionnels« , peut ton lire. Cette réintégration intervient un mois après la ténue de l’élection présidentielle marquant la fin de la transition politique.

Guinée : quel Gouvernement pour sauver le pays ? (Par Oumar Kateb Yacine)

En Guinée, où les transitions politiques se sont trop souvent traduites par des séquences d’instabilité et des promesses différées, la reconduction d’Amadou Oury Bah au poste de Premier ministre ouvre, en théorie, une fenêtre d’opportunité.

Le décret présidentiel officialisant son maintien à la tête du gouvernement, publié le lundi 26 janvier, ne se limite pas à un acte de continuité administrative : il engage une responsabilité politique accrue, à un moment charnière de la vie nationale.


Sitôt reconduit, le chef du gouvernement a esquissé les lignes d’une nouvelle architecture institutionnelle : un exécutif resserré autour de 27 ministères et de deux secrétariats généraux, rompant avec l’inflation bureaucratique qui a longtemps grevé l’efficacité de l’action publique. Dans un pays aux ressources contraintes, cette rationalisation apparaît pertinente. Mais près d’un mois après lélection présidentielle, la composition de l’équipe gouvernementale ne doit plus se fait attendre. Tout silence prolongé nourrit l’incertitude et alimente une forme d’attentisme préoccupante, alors même que les urgences économiques, sociales et sécuritaires appellent des décisions rapides, lisibles et assumées.


L’histoire politique récente de la Guinée invite pourtant à la prudence. Les délais excessifs, souvent justifiés au nom de la concertation ou de l’équilibre politique, ont fréquemment servi de paravent à des arbitrages opaques et à des compromis fragiles. Nommer un gouvernement au compte-gouttes, ou retarder indéfiniment l’annonce des portefeuilles, revient à fragiliser d’emblée l’autorité de l’exécutif. Le président de la République et son Premier ministre disposent aujourdhui de la légitimité électorale et du temps nécessaires pour avoir arrêté leurs choix essentiels. La question n’est donc plus celle de la préparation, mais bien celle de la volonté politique.


Car la Guinée ne peut se permettre un vide durable au sommet de l’État. Riche en ressources minières, mais confrontée à une pauvreté persistante et à de profondes inégalités sociales, elle attend davantage que des signaux symboliques. Les citoyens réclament une direction claire : une stratégie économique crédible, un renforcement effectif des institutions et une consolidation de l’État de droit, au-delà des proclamations de principe.

Par-delà la rapidité, cest surtout la qualité des nominations qui sera scrutée. Les critères doivent rompre avec les réflexes d’allégeance partisane ou de clientélisme, pour privilégier la compétence, l’expérience et l’intégrité. L’enjeu est également territorial. Dans un pays marqué par des fractures régionales et identitaires, l’équilibre ne saurait être seulement arithmétique. Il doit être politique et symbolique, en confiant aussi des portefeuilles régaliens Défense, Sécurité, Affaires étrangères, etc… à des personnalités issues de différentes régions, afin de renforcer le sentiment d’inclusion nationale.


La question de la parité constitue un autre test de crédibilité. Faire entrer davantage de femmes au gouvernement ne relève ni du cosmétique ni de l’idéologie : cest un impératif démocratique et un levier de gouvernance. Des expériences sous d’autres cieux, à commencer par celle du Rwanda, ont démontré que l’inclusion des femmes dans les centres de décision contribue à la stabilité et à l’efficacité des politiques publiques.


Le temps est désormais compté. En formant rapidement un gouvernement cohérent, représentatif et compétent, le président de la République et son Premier ministre enverraient un signal fort : celui d’un pouvoir décidé à gouverner, et non à temporiser. À défaut, l’élan suscité par l’élection risque de se dissiper, laissant place à une désillusion familière. La Guinée a déjà trop souvent payé le prix des rendez-vous manqués pour se permettre un nouvel enlisement.

Oumar Kateb Yacine est Analyste-Consultant en geopolitique
Contact: bahoumaryacine777@gmail.com

Disparition de l’actrice senegalaise Halima Gadji

Halima Gadji, actrice sénégalaise très appréciée par le public africain est décédé  lundi des suites  d’un  malaise en France.

Elle s’est fait connaître grâce  au rôle de Mariam Dial dans la série  « Maîtresse d’un homme  marié ». 

Agée seulement de 37 ans, elle s’était imposée comme une figure incontournable du paysage audiovisuel en Afrique de l’Ouest.

Entrepreneuse et mannequin, Halima avait su transformer son talent brut en une carrière  malgré un parcours personnel marqué par la dépression.

CEDEAO – Vision 2050 : Sékou Jamal Pendessa prend part à un dialogue stratégique à Lagos

Le Secrétaire général du SPPG, Sékou Jamal Pendessa, a participé, aux côtés de nombreux acteurs socio-institutionnels de la sous-région, à un dialogue stratégique consacré à l’avenir de l’Afrique de l’Ouest, dans le cadre de la Vision 2050 de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cet atelier thématique organisé du 20 au 23 janvier à Lagos, au Nigeria, a rassemblé experts, décideurs publics et représentants d’organisations régionales autour d’un objectif commun : mettre les médias, l’intelligence artificielle et la transformation numérique au service de l’intégration sous-régionale. La rencontre s’inscrivait en prélude au Sommet spécial des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO dédié à l’avenir de l’Afrique de l’Ouest.

Durant trois jours d’échanges, les participants ont examiné les opportunités offertes par les technologies numériques pour le renforcement de la paix et de la sécurité, la stimulation du développement économique et la promotion d’une intégration plus concrète et inclusive au bénéfice des populations de l’espace CEDEAO. Les débats ont également mis en lumière le rôle stratégique des médias dans la consolidation de la démocratie et la diffusion d’une information responsable à l’ère du numérique.

La participation de Sékou Jamal Pendessa à ces travaux traduit l’engagement du SPPG à s’impliquer activement dans les réflexions et initiatives visant à façonner l’avenir de la sous-région, en cohérence avec les objectifs de la Vision 2050 de la CEDEAO.

À l’issue de ce rendez-vous stratégique tenu au Nigeria, le Secrétaire général du SPPG a repris le cours de sa formation et de son repos dans un autre pays du continent, où il séjourne depuis le mois de décembre.

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