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Organisation de la CAN 2019: l’heure de vérité pour la CAF et l’Égypte

La phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 va se dérouler du 21 juin au 19 juillet en Égypte. Cette CAN 2019 devait initialement se disputer au Cameroun, en janvier-février, et avec seize équipes. Mais, en l’espace de cinq ans, l’organisation de ce tournoi a connu bien des vicissitudes et des bouleversements. « Tout est prêt », a cependant assuré le patron de la Confédération africaine de football, le Malgache Ahmad, à la veille du coup d’envoi.

« Je me sens heureux parce que la famille du foot africain se retrouve ici aujourd’hui pour cette première Coupe d’Afrique des nations à 24. » Dans une salle bondée, le président de la Confédération africaine de football (CAF) affiche sa décontraction à 24 heures du coup d’envoi de la CAN 2019. « Nous avons relevé ce challenge de changer [de format et de période, Ndlr] dès 2019, tous ensemble, lance Ahmad, en introduction d’une conférence de presse, ce 20 juin au Caire. Le chemin a été long et parsemé d’embuches voulues ou pas voulues ».

Le Malgache assure : « Je pense que tout est prêt pour l’organisation de cette Coupe d’Afrique des nations à 24 équipes. » Cette 32e édition a pourtant connu bien des vicissitudes. Rembobinons.

Un hommage à Issa Hayatou

Le 20 septembre 2014, le gouvernement du foot africain, le Comité exécutif (ComEx) de la CAF, réserve quelques grosses surprises aux amateurs de ballon rond. Ce jour-là, le ComEx décide en effet d’attribuer l’organisation respective des Coupes d’Afrique des nations 2019, 2021 et 2023 au Cameroun, à la Côte d’Ivoire et à la Guinée.

Le pays de Paul Biya, superpuissance sur les pelouses, ne brille en revanche pas par sa capacité à accueillir les grands événements sportifs. Pour preuve, la dernière CAN camerounaise remonte à 1972.

Mais le Cameroun compte un sérieux atout : le président de la CAF. Le Camerounais Issa Hayatou rêve d’achever son ultime mandat par un tournoi sur ses terres. Quelques années plus tard, certains de ses proches admettront d’ailleurs que confier la CAN 2019 aux autorités camerounaises était aussi un peu un hommage rendu à l’omnipotent patron du foot continental. Un peu comme l’Euro 2016 attribué à la France par la confédération européenne (UEFA), en cadeau à Michel Platini, alors président de l’UEFA.

La victoire d’Ahmad a tout changé

Seulement voilà, un vent de révolte commence à souffler à la CAF. Issa Hayatou est au pouvoir depuis 1988 et certains en ont assez. Sous le regard bienveillant de la Fédération internationale de football (FIFA), Ahmad vient détrôner le vieux « Lion » de Garoua, lors de l’élection présidentielle de mars 2017 à Addis-Abeba.

Le nouveau chef a l’ambition de tout changer. Et il n’a aucun tabou. Y compris au sujet de la Coupe d’Afrique des nations, la poule aux œufs d’or de la CAF. En juillet 2017, au Maroc, à l’issue d’un symposium, l’instance faîtière du foot africain estime que la CAN doit désormais se disputer en juin-juillet plutôt qu’en janvier-février, et avec davantage d’équipes (24 au lieu de 16).

Mis devant le fait accompli, les dirigeants camerounais décident toutefois de relever le défi. Le climat n’est pourtant pas au beau fixe avec la CAF. À plusieurs reprises, Ahmad exprime ses doutes quant à la capacité du Cameroun à organiser la CAN 2019, y compris avec seulement 16 participants.

Des Égyptiens opportunistes…

Le 30 novembre 2018, après plusieurs mois de discussions, de spéculations, de tensions et de visites d’inspection, la sentence tombe : la phase finale n’aura pas lieu chez les « Lions Indomptables ». Très vite, la CAF propose au Cameroun, champion d’Afrique en titre, de se consoler avec la tenue de la CAN 2021.

Reste la grande question : où va avoir lieu l’édition 2019 ? Le Maroc, candidat-malheureux à l’organisation de la Coupe du monde 2026 et très influent au sein de la CAF, semble être un recours idéal. Mais le pouvoir marocain n’a pas les mêmes ambitions que sa Fédération de football : il souhaite offrir les meilleurs « jeux olympiques de l’Afrique » de l’histoire. Des Jeux Africains 2019 (19-31 août) prévus seulement quelques semaines après la CAN.

Le Maroc n’étant pas postulant, l’Égypte s’engouffre dans la brèche. Les Égyptiens n’ont alors aucun mal à être choisis par la CAF comme remplaçants, face à leur seul adversaire : une Afrique du Sud ayant déposé un dossier faiblard.

 et ambitieux

Nous sommes le 8 janvier 2019 et il reste à peine moins de six mois à l’Égypte pour réussir son pari. Les autorités locales ne lésinent pas sur les moyens. Elles promettent de mettre en place un système de badges (FAN ID) pour les supporters, sur le même modèle que celui utilisé lors de la Coupe du monde 2018 en Russie. Elles comptent déployer 7 000 volontaires et des forces de l’ordre par dizaine de milliers.

À la CAF, le comité d’organisation (COCAN) propose une dizaine de grands stades et 24 terrains d’entraînement (un par équipe participante). La Confédération africaine de football retient quatre villes (Le Caire, Alexandrie, Ismaïlia et Suez) et six enceintes pour les matchs.

À (RE)LIRE ► CAN 2019 : Calendrier, résultats et classements de la Coupe d’Afrique

L’heure de vérité

Malgré leurs nombreuses infrastructures – transports, routes, hôtels, stades – les Égyptiens courent néanmoins après le temps. Des entreprises britanniques sont chargées de refaire les pelouses pour que le spectacle soit à la hauteur. Le COCAN et la CAF travaillent nuit et jour pour justifier trois décisions cruciales : révolutionner la CAN, le faire dès l’édition 2019, et ce, dans un pays choisi à la dernière minute ou presque…

Et lorsqu’on demande à Ahmad si son équipe joue sa crédibilité sur son équipe, l’intéressé sourit : « Les ingrédients sont là pour la réussite de cette CAN 2019. Mais ça n’entame en rien les velléités de certaines personnes de toujours vouloir nous détruire. Ils vont toujours le faire. Et ce n’est pas la réussite de cette CAN qui va les arrêter. »

RFI

OMMUNIQUE DU MINISTERE DES HYDROCARBURES RELATIF A LA CONSTRUCTION DES STATIONS-SERVICES

Les contrôles de routines opérés par nos équipes techniques ont abouti aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays à l’identification des chantiers de construction de Stations Services sans autorisations préalables des Autorités compétentes du Ministère des Hydrocarbures  et du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire .

 

Des notifications d’arrêts ont été adressées aux contrevenants qui par endroit faut-il le mentionner n’ont pas obtempéré et recours a été fait à la brigade mobile de la gendarmerie du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire pour son intervention en vue du respect des ordres donnés.

 

Face à ces manquements, le Département rappelle la réglementation en vigueur pour la création et l’exploitation de stations services.

 

Toute personne physique désireuse d’implanter une station-service en République de Guinée doit se conformer à la procédure suivante :

 

1-   Obtenir les documents administratifs ci-après auprès du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire :

 

  1. Le titre de propriété ou le contrat de bail du site devant abriter la station service

 

  1. Le plan de masse

 

  1. Le permis de construction

 

2-   Sur base de ces documents administratifs et des documents  d’identification, adresser une demande de partenariat à une société  de distribution de carburant agréé,  pour l’ établissement d’une lettre de couverture à l’attention du Ministère des Hydrocarbures.

 

3-   Après instruction du dossier selon les critères de la profession, le Ministère des Hydrocarbures délivre au requérant une Autorisation de création de station service.

 

4-   Aux termes des travaux de construction, un contrôle technique de conformité des installations est effectué suivant la conclusion duquel, le Ministère des Hydrocarbures délivre un Certificat de Conformité Technique, suivi de l’Autorisation d’Exploitation.

 

Le Ministère des Hydrocarbures attache du prix à un respect strict de la présente procédure administrative et sait compter sur l’esprit citoyen de chacun et de tous.

 

 

Diakaria Koulibaly

 

Ministre des Hydrocarbures

 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement 

Les dix stars africaines à suivre pendant la CAN 2019 en Égypte

Alors que la Coupe d’Afrique des nations 2019 débute ce vendredi 21 juin au Caire avec le match d’ouverture opposant l’Égypte au Zimbabwe, RFI fait le tour d’horizon des 10 stars africaines qui vont animer la compétition.

  • Mohamed Salah (27 ans, Égypte)

L’Égyptien Mohamed Salah sera sans aucun doute l’un des joueurs les plus scrutés tout au long de la compétition qui se déroule à domicile pour les Pharaons. Après une Coupe du monde 2018 décevante qui s’était soldée par une élimination au premier tour, les Égyptiens espèrent bien se racheter devant leur public et la pression sera immense sur les épaules de Mo Salah. Avec 27 buts inscrits cette saison pour Liverpool, contre 44 sur l’exercice 2017-2018, l’attaquant de 27 ans s’est montré, sur le plan individuel, un peu moins convaincant que l’année passée. En revanche, sur le plan collectif, il a remporté cette année la Ligue des champions avec les Reds, en inscrivant notamment un but capital en finale. Décrocher pour l’Égypte une 8e CAN viendrait donc conclure une saison de rêve pour Salah et le ferait définitivement rentrer au panthéon du football égyptien.

  • Sadio Mané (27 ans, Sénégal)

Avec Salah, Sadio Mané a été l’un des autres grands artisans de la victoire de Liverpool en Ligue des champions face à Tottenham. Le virevoltant ailier sénégalais n’a cessé de progresser depuis son arrivée sur les bords de la Mersey en 2016, à tel point qu’il a probablement était l’un des meilleurs joueurs de l’équipe de Jurgen Klopp tout au long de cette saison où il a inscrit 27 buts. Son explosion au plus haut niveau fait désormais de lui le leader technique incontesté de la sélection sénégalaise dont il est le capitaine. Il sera malheureusement suspendu pour le premier match des Lions de la Teranga face à la Tanzanie le 23 juin après avoir écopé de deux cartons jaunes lors des éliminatoires. L’ancien joueur de Metz ne fera ses débuts dans la compétition que pour le choc du groupe C qui opposera les hommes d’Aliou Cissé à l’Algérie.

  • Riyad Mahrez (28 ans, Algérie)

C’est d’ailleurs dans ce match du groupe C que Sadio Mané devrait croiser la route d’une autre grande star de cette CAN 2019 en Égypte. Transféré de Leicester à Manchester City l’été dernier, Riyad Mahrez vient de terminer une première saison concluante avec les Citizens qui s’est soldée par un titre de Champion d’Angleterre. Avec la non-qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde 2018, le capitaine des Fennecs aspire sans aucun doute à se rattraper et à faire montre de tout son talent. Le Ballon d’or africain 2016 a déjà donné le ton avant le premier match de son équipe dans la compétition en déclarant : « Face au Kenya, on aura aucune excuse ».

L’Algérien Riyad Mahrez. Reuters/Lee Smith
  • Nicolas Pépé (24 ans, Côte d’Ivoire)

Il a été la révélation du Championnat de France cette saison avec Lille avec 22 buts et 11 passes décisive. Le jeune attaquant de 24 ans, lauréat du Prix Marc-Vivien Foé récompensant le meilleur joueur africain de L1, a été l’un des principaux architectes de la 2e place de Lille et de sa qualification en Ligue des champions. L’ivoirien est désormais l’un des joueurs les plus courtisés d’Europe durant ce mercato. Mais avant de penser à changer de club, l’ailier aux 11 sélections pour 4 buts, qui sera la principale arme offensive des Éléphants, croisera sur sa route l’Afrique du Sud le 24 juin pour le premier match de la compétition des Ivoiriens.

  • Hakim Ziyech (26 ans, Maroc)

Le milieu offensif marocain a réalisé une saison époustouflante avec l’Ajax d’Amsterdam qui l’a mené jusqu’en demi-finale de la Ligue des champions et l’a fait remporter le championnat néerlandais. A 26 ans, Hakim Ziyech vient de réaliser l’une des meilleures saisons de carrière et tous les grands clubs européens gardent un œil sur lui. Fâché pendant un temps avec le sélectionneur Hervé Renard, il est désormais de retour dans l’équipe et est une pièce maîtresse des Lions de l’Atlas qui défieront la Namibie pour leur premier match dans la compétition le 23 juin.

  • Kalidou Koulibaly (27 ans, Sénégal)

Pour certains, il fait partie des meilleurs défenseurs du monde, il en tout cas sans aucun doute le meilleur défenseur africain en activité. Toujours réguliers avec Naples où il joue depuis 2014, Kalidou Koulibaly s’est imposé comme l’un des arrières centraux les plus solides de Série A. Rapide, puissant et impérial dans le domaine aérien, il est le patron de l’arrière-garde sénégalaise et répond toujours présent dans les gros matches.

Le défenseur sénégalais de Naples, Kalidou Koulibaly. MARCO BERTORELLO / AFP
  • André Onana (23 ans, Cameroun)

Tout comme son coéquipier Hakim Ziyech, le gardien de but camerounais André Onana vient de réaliser la meilleure saison de sa carrière avec l’Ajax d’Amsterdam. A seulement 23 ans, il est l’un des gardiens les plus prometteurs de sa génération. Formé pendant quatre ans à la Masia du FC Barcelone, c’est avec l’Ajax qu’il explose au plus haut niveau. Il fêtera sa dixième sélection avec le Cameroun face à la Guinée-Bissau pour le premier match des Lions indomptables dans cette CAN 2019.

  • Whabi Khazri (28 ans, Tunisie)

A 28 ans, le milieu offensif tunisien a déjà connu beaucoup de clubs de Ligue 1 et il va déjà prendre part à la troisième CAN de sa carrière, mais avec sa dernière saison, il est passé dans une autre dimension avec Saint-Étienne. Auteur de 15 buts et de 10 passes décisif, il a été l’un des grands artisans de la quatrième place des Verts synonyme de qualification pour la Ligue Europa. Il sera le principal atout offensif des Aigles de Carthage qui feront leur entrée dans la compétition le 24 juin face à l’Angola à Suez.

  • Cédric Bakambu (28 ans, RD Congo)

Son transfert au Beijing Guoan pour environ 72 millions en a fait le joueur africain le plus cher de l’histoire, et s’il assume avoir pris la direction de la Chine pour des raisons financières, Cédric Bakambu reste l’arme offensive numéro une des Léopards du Congo. Même si le championnat chinois est nettement moins relevé que la Liga espagnole où il évoluait auparavant avec Villareal, l’attaquant RD Congolais continue de flamber avec 23 buts inscrits pour Beijing Guoan en 28 matches joués en 2018. C’est lui aussi qui a offert la qualification aux siens pour la CAN 2019, en inscrivant le but crucial du 1-0 face au Liberia lors du dernier match des éliminatoires.

Le Congolais Cédric Bakambu. RFI / Pierre René-Worms
  • André Ayew (30 ans, Ghana)

A 30 ans, André Ayew est un cadre incontournable de l’équipe du Ghana avec laquelle il a honoré sa première sélection il y a maintenant 12 ans. Le milieu offensif est désormais le capitaine des Black Stars et même s’il sort d’une saison en demi-teinte avec son club de Fenerbahçe, il fera partie des joueurs sur lesquels il faudra compter. S’il est parfois décevant en club, sa longue expérience des compétitions internationale, que ce soit de la CAN ou de la Coupe du monde 2010 où le Ghana a atteint les quarts de finale, lui permet de toujours répondre présent lorsqu’il faut défendre les couleurs de son pays. Il n’y a donc pas de raison que cela change lors du premier match des Black Stars face au Bénin le 24 juin.

RFI

États-Unis: Donald Trump se prépare à lancer sa campagne pour 2020

Donald Trump lance formellement sa campagne ce mardi soir. Le président américain doit annoncer à Orlando devant 20 000 personnes sa candidature à un second mandat. Donald Trump se dit sûr d’être réélu, même si pour l’instant, les sondages ne lui sont guère favorables. Mais à la veille de ce grand meeting, le président a estimé que les sondages qui le donnaient perdant étaient tout simplement faux.

Sur son fil Twitter, Donald Trump assure que seules les enquêtes d’opinion faussées le classent derrière ses concurrents démocrates et il affirme une nouvelle fois sa certitude d’être réélu. Mais signe de sa nervosité, il a congédié ce lundi les sondeurs qui travaillaient au sein de sa campagne et qui le donnent perdant dans trois États-clés.

Le président n’a pas supporté que ces enquêtes internes soient divulguées dans la presse. Elles le placent derrière Joe Biden dans le Wisconsin, en Pennsylvanie et en Floride, trois États que Donald Trump a ravis aux démocrates en 2016, et où il prétend détenir encore une large majorité.

Face à ces mauvais sondages, n’importe quel candidat tenterait de revoir sa stratégie de campagne. Mais à dix-sept mois des élections, le président préfère se débarrasser des messagers de mauvais augure et afficher sa confiance.

Donald Trump va officiellement annoncer ce mardi soir sa candidature à un second mandat dans l’un de ces États-clés, la Floride. Il sera accompagné de la première dame, du vice-président Mike Pence et de son épouse.

Pas moins de 100 000 personnes, assure le président américain, ont tenté d’obtenir l’une des 20 000 places du stade où a lieu ce meeting. Et Donald Trump entend bien enflammer ses partisans. Il faut dire qu’au sein de son propre camp, le locataire de la Maison Blanche continue de rafler les suffrages : sa cote de popularité atteint les 84% chez les républicains.

RFI

Mondial féminin 2019: le Nigeria digère mal… et attend

Les Super Falcons ont longtemps tenu en échec l’équipe de France avant de céder sur un penalty que l’arbitre a donné à retirer (1-0). La sélection nigériane, frustrée, grince des dents. Elle doit maintenant attendre les derniers résultats du premier tour pour savoir si elle pourra rejoindre les huitièmes de finale.

Tout ça pour ça… C’est l’expression désabusée que le Nigeria pourrait lâcher après ce troisième et dernier match du premier tour contre l’équipe de France lundi (0-1). D’accord, les Super Falcons n’ont pas beaucoup semé le danger dans l’arrière-garde tricolore au Roazhon Park de Rennes. Mais pendant de longues minutes, les Nigérianes ont tenu en échec les Bleues. Jusqu’à ce dernier quart d’heure durant lequel tout a basculé avec l’aide de l’assistance vidéo à l’arbitrage.

Les Nigérianes victimes des nouvelles règles adoptées début juin

A la 73e minute, Ngozi Ebere a heurté Viviane Asseyi dans la surface. Mme Melissa Borjas, l’arbitre, n’a d’abord rien sifflé. Ses assistantes n’ont rien remarqué non plus. Mais ses assistantes vidéo, elles, l’ont invité à revisionner les images. A raison, car la Nigériane a bien fait faute en heurtant du genou la cuisse de l’attaquante.

L’action qui a fait basculer une première fois le match : Ngozi Ebere a provoqué un penalty en faisant faute sur Viviane Asseyi. Stéphane Mahé/Reuters

La double sanction est tombée : penalty accordé à la France + second carton jaune pour la défenseure Ebere, expulsée donc. Wendie Renard, qui avait marqué contre son camp face à la Norvège, s’est présentée face à Chiamaka Nnadozie… et a envoyé son tir sur le poteau. Nnadozie a alors embrassé la pelouse pendant Renard se replaçait en défense en ayant le masque. Mais elle a vite fait demi-tour…

Les assistantes vidéo ont rappelé Mme Borjas. Les images montrent que Chiamaka Nnadozie a quitté sa ligne de but au moment où Wendie Renard a frappé son penalty. Depuis le 1er juin, les règles de la Fifa indiquent que les gardiens/gardiennes doivent avoir au moins un pied sur la ligne quand le tireur/la tireuse frappe. Verdict de l’arbitre principale : penalty à retirer et carton jaune pour la portière nigériane. Renard, sur sa seconde tentative, a cette fois trouvé le chemin des filets.

Les protestations des Nigérianes n’ont pas fait infléchir l’arbitre Mme Melissa Borjas. Stéphane Mahé/Reuters

« Il vaut mieux que je ne dise rien »

Comme face à la Norvège, la France s’en sort avec un penalty accordé par la VAR. Les circonstances de celui marqué par Wendie Renard laissent quand même un goût très amer aux Nigérianes. « Le penalty a été accordé mais on ne sait pas comment. On ne nous a rien montré. C’est la décision de l’arbitre, on ne peut rien y changer », a confié Chiamaka Nnadozie au micro de RFI après la rencontre. La gardienne de 18 ans a assuré qu’elle connaissait la règle et a fait preuve de beaucoup de mesure à propos de l’arbitre : « C’est sa décision, son travail. Je ne peux pas lui apprendre son travail. »

Il en est un, en revanche, qui a eu beaucoup de mal à se contenir après le coup de sifflet final. Thomas Dennerby, le sélectionneur des Super Falcons, a fait une apparition express en conférence de presse. En moins de deux minutes, il a répondu à seulement trois questions, de façon très lapidaire, avec un ton qui trahissait sa frustration.

La gardienne du Nigeria, Chiamaka Nnadozie, ne digère pas le penalty donné à retirer pour les Françaises. Christian Hartmann/Reuters

« Honnêtement, si je vous donne mon avis, on me renverra sans doute à la maison. Il vaut mieux que je ne dise rien », a-t-il d’abord lancé. Son regard sur la prestation des Nigérianes ? « Mes joueuses sont des héroïnes », a-t-il juste répondu. Ses derniers mots : « La France est une très bonne équipe qui n’a pas besoin d’aide pour gagner. Je suis désolé car les filles se sont bien battues. Elles ont suivi le plan de jeu et tout a été détruit par des personnes qui n’étaient pas contentes. » Après quoi, Thomas Dennerby s’est éclipsé d’un pas rapide, en reposant vivement son casque sur le pupitre. Ambiance…

Le Nigeria scrute les autres 3e du premier tour

Quelques minutes après, Corinne Diacre, la sélectionneure des Bleues, a concédé que la décision prise sur le penalty à retirer était « très sévère ». « La VAR en a décidé. Ce soir, c’est en notre faveur. La prochaine fois, ce sera peut-être en notre défaveur », a simplement décrypté la coach française. Ce Nigeria-France prouve, une fois de plus, que l’arbitrage vidéo ne règle vraiment pas tout. Au contraire, les polémiques n’en sont que plus vives.

Si l’équipe de France est qualifiée pour les huitièmes de finale grâce à sa première place dans le groupe A, l’équipe du Nigeria, elle, doit maintenant attendre et espérer. Pour l’instant, les Super Falcons, 3e du groupe A, sont qualifiées pour le tour suivant. En effet, parmi les nations qui se classent 3e, les quatre meilleures iront en huitièmes de finale.

La Française Valérie Gauvin serrée de très près par les Nigérianes Onome Ebi et Rita Chikwelu, le 17 juin 2019 à Rennes. Christian Hartmann/Reuters

Le Nigeria est, après sa défaite contre la France, troisième meilleur 3e avec 3 points et une différence de buts de -2 (derrière la Chine et l’Australie). Cela suffira-t-il ? On le saura les 18, 19 et 20 juin, quand les autres nations auront à leur tour joué leur dernière rencontre du premier tour. Les Nigérianes vont devoir croiser les doigts pour obtenir leur premier ticket pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde féminine.

RFI

Égypte: l’ancien président Morsi enterré au Caire en toute discrétion

Mohamed Morsi est décédé lundi 17 juin à 67 ans, frappé d’une crise cardiaque. Issu de la mouvance des Frères musulmans arrivés au pouvoir après le printemps arabe, il a dirigé le pays en 2012-2013. En prison depuis sa chute, condamné plusieurs fois dont une à la perpétuité, ses conditions de détention sont très critiquées à l’étranger. L’ancien président a été enterré ce mardi matin dans la plus grande discrétion.

Mohamed Morsi a été enterré rapidement et en toute discrétion dans l’est du Caire, en présence de sa famille et avec un déploiement de forces de l’ordre impressionnant.

Les autorités égyptiennes ne veulent surtout pas que l’ancien président puisse devenir un martyr et que le lieu de son enterrement devienne un lieu de pèlerinage pour ses partisans. Ce lundi soir, elles ont déjà refusé à sa famille la possibilité de l’enterrer dans son village.

Conditions de détention

Ses proches dénoncent les conditions dans lesquelles Mohamed Morsi était détenu, affirmant qu’il était malade depuis plusieurs mois sans aucun accès à des soins médicaux. Mais ils ne sont pas les seuls, à l’instar des Frères musulmans. Mohamad al Qoudoussi, un membre de la confrérie en exil, accuse les militaires d’être responsables de la mort de Mohamed Morsi sur YouTube : « Les conditions de détentions aujourd’hui en Égypte équivalent au meurtre. »

À l’étranger aussi, des critiques s’élèvent. La nuit dernière, une commission du Parlement britannique a dénoncé des conditions de détention jugées « inhumaines », et notamment le fait qu’il passait vingt-trois heures par jour à l’isolement dans sa cellule. Les organisations humanitaires Human Rights Watch et Amnesty International ont, elles, demandé aux autorités égyptiennes de faire toute la lumière sur une mort qu’elles jugent suspecte.

Parer à toute manifestation

De son côté, le gouvernement a renforcé l’état d’urgence en vigueur depuis plusieurs années dans le pays, pour parer à toute manifestation en faveur de Mohamed Morsi. Des milliers de membres des forces de sécurité ont été déployés ce lundi dans les principales villes, et dans la province du delta du Nil d’où l’ancien président était originaire.

Pour les autorités, il n’est pas question que des Égyptiens puissent se réunir en souvenir du président défunt, sauf à risquer la prison.

Dans la presse égyptienne

Al-Masri Al-Youm est le seul journal égyptien à faire sa Une sur la mort de l’ancien président. Le quotidien titre : « Décès de Mohamed Morsi durant son procès pour espionnage. Le parquet autorise l’enterrement et saisit les vidéos des caméras du tribunal ». Les autres journaux ne donnent l’information qu’en page 2 ou 3, voire dans un simple entrefilet. Aucun ne rappelle que Mohamed Morsi a été chef de l’État.

Il faut en fait se tourner vers des journaux panarabes comme Al-Quds al-Arabi pour avoir plus de détails. « Morsi a été enterré à l’aube au Caire », indique le journal en manchette, qui note « une absence totale de ses partisans ».

RFI

N’Nzérékoré : Le FNDC projette une nouvelle manifestions pour le 20 juin prochain

Le Front National pour la Défense de la Constitution n’entend pas baisser les bras à N’Nzérékoré, après la récente manifestation qui avait fait un mort et des blessés graves. Pour ce faire, ces défenseurs de la constitution projettent une nouvelle manifestation le jeudi 20 juin prochain dans la capitale de la Guinée Forestière.
Ainsi, selon Ibrahima Diallo l’un des responsable du FNDC dans une émission radiophonique, cette nouvelle manifestation a pour but de dire non à un troisième mandat mais aussi demander la libération de leurs militants arrêtés. « Cette nouvelle manifestation est une suite logique des évènements qui se sont passés à N’Nzérékoré dernièrement, là où des autorités régionales et préfectorales et communales se sont réunis pour interdire les activités du FNDC dans la région de N’Nzérékoré, comme s’ils sont supérieurs aux autres. Ils autorisent les activités du RPG-arc-en- ciel qui prône oui pour une nouvelle constitution…rassurez-vous que nous ne comptons pas sur la justice guinéenne, il y a les tribunaux internationaux dont la cour pénale avec laquelle nous entamons des bonnes relations ».

Conakry : La maison des associations attaquées par la police

Le mouvement Amoulanfé en français ( pas question) a été lancé ce dimanche par des jeunes de la commune de Matoto. Ce mouvement s’inscrit dans l’esprit de protester contre toute modification de la constitution guinéenne. La cérémonie s’est tenue dans la Maison des Associations sise à Yimbaya pharmacie. Cette rencontre s’est terminée par une descente musclée des agents de la police.

Le lancement du mouvement Amoulafé a drainé ce dimanche dans la cour de la maison des associations, une foule de jeunes et des représentants des partis politiques dont Bah Oury, président de l’UFDG-Renouveau, Aliou Bah président du parti MODEM, tous venus pour soutenir le concept Amoulanfé en soussou et en français (pas question).

Une idée qui selon les organisateurs est née pour empêcher toute possibilité de modification de la constitution. Malone Souaré est l’administrateur du mouvement Amoulanfé

« Notre objectif est de faire émerger un type nouveau modèle de citoyen, un citoyen qui connaît ses droits et surtout ses devoirs .qui s’, intéressent et s’impliquent dans la gestion de la chose publique, nous ne souhaitons pas que les politiques fassent l’éducation citoyenne de nos jeunes, mais que cette éducation se fasse de telle sorte que la nation entière en tire un bénéfice. En même temps nous travaillons à promouvoir l’exemplarité, agir pour tous, défendre les bonnes pratiques de bonnes gouvernances et inciter au respect des principes démocratiques ».

‘’ Si le président Alpha Condé refuse de respecter la constitution de 2010, il creusera sa propre tombe’’

Badara konaté de l’UFR, très remonté ne passera pas par quatre chemins en prodiguant des conseils au président Alpha Condé.

« Le président Alpha Condé, il est temps pour lui de comprendre qu’il serait mieux de faire comme Nelson Mandela, ou encore comme Alpha Oumar Konaré, et cela va l’aider à être un grand homme dans l’histoire de la Guinée. S’il ne le fait pas. Il creusera lui-même sa propre tombe ».

Lansana Diawara, initiateur du concept brassard Rouge a de son coté adressé un message fort au promoteur de la nouvelle constitution.

« Ce jour est un jour historique pour dire au président Condé et les délinquants politiques qui sont autour de lui, de leur dire Amoulanfe. Ce jour est jour historique pourquoi ? Puisque depuis que nous avons constaté les velléités d’un troisième mandat du président Condé et de son entourage, c’est le tout premier meeting pour l’ensemble des mouvements essentiels les plus représentatifs d’une activité commune ».

A signaler qu’au terme de cette cérémonie, la police a effectuée une descente musclée faisant usage des gaz lacrymogènes. Deux membres du mouvement Amoulanfé en soussou et en français (pas question)  ont été arrêtés. Des journalistes et autres participants à cette activité ont été grièvement blessés.

Bantama Sow sur le 3ème d’Alpha Condé : « Si on veut on l’impose et rien ne va suivre »

En réponse aux membres de l’antenne locale du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) à Mamou, le ministre de la culture, des sports et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow, dit à qui veut l’entendre qu’ils détiennent le pouvoir, « et si on veut on  impose le 3ème mandat rien ne va suivre ».

A Mamou, sur le chantier d’une école privée sise au quartier Tambassa, des altercations entre les forces de l’ordre et des membres du FNDC niveau local, présents sur les lieux, ont failli perturber la visite de terrain du ministre des sports.

En réponse à ceux qu’il qualifie des individus qui sont contre le développement de Mamou, Sanoussy Bantama Sow, dans la langue du territoire se montre déterminé sur la question du 3ème mandat en faveur d’Alpha Condé.

Ainsi, le ministre des sports et par ailleurs membres du bureau politique du RPG Arc-en-ciel déclare : « Nous allons avoir le courage de reconnaître que l’opposition est indispensable dans un pays. C’est une honte dans une commune comme Mamou que nous ayons des individus qui sont contre le développement de Mamou. Avec la construction de cette école, les populations riveraines bénéficient de l’eau potable grâce au forage de cette école » rapporte nos confrères de Guineenews.

Avant de poursuivre en ces termes : « Je ne suis pas venu pour une campagne et le jour que je viendrai pour une campagne personne ne va m’en empêcher. Qui connait d’ici 2020 qui resteront en vie ? Nous détenons le pouvoir, si on veut on impose le 3ème mandat et rien ne va suivre», lance-t-il.

Même si aucune arrestation n’a été enregistrée lors de ces altercations, les membres du FNDC ont été intimés par les forces de l’ordre d’enlever les t-shirts ne souhaitant pas que le ministre Bantama voit ceux-ci.

kalenews

Gambie: le gouvernement saisit les biens et les avoirs de Yahya Jammeh

En Gambie, le gouvernement a saisi les biens et les avoirs de l’ancien président Yahya Jammeh et de son associé, l’homme d’affaire libanais Muhammed Bazzi. Ils étaient gelés jusqu’au 17 juin. Cette confiscation fait suite à l’enquête de la « Janneh Commission » close fin mars, sur les crimes économiques pendant le régime.

L’État gambien saisi des propriétés immobilières, des terrains, des sociétés et de multiples comptes en banques dans le pays. Le ministre de la Justice Abubacarr Tambadou demande l’aide de ses alliés étrangers pour frapper plus fort.

« J’en profite pour demander l’aide de la communauté internationale, en particulier nos amis et alliés américains et britanniques, à l’Union européenne, aux pays africains et du Moyen-Orient, pour nous aider à mettre la main sur les avoirs volés au gouvernent », a-t-il déclaré.

La Commission sur les crimes économiques commis sous Yahya Jammeh estime à 360 millions de dollars l’ampleur de la fraude. Une fourchette basse selon un consortium international de journalistes qui évalue l’ampleur du pillage à un milliard de dollars.

Sherrif Kijera, du centre des victimes, appelle les autorités à se servir d’une partie des fonds pour financer les réparations. « Je pense que le gouvernement doit travailler davantage pour mobiliser des fonds pour les réparations. Il pourrait par exemple utiliser au moins une partie de cet argent pour financer la réparation des victimes », explique-t-il.

En juin 2018, pour renflouer les caisses de l’État, le gouvernement gambien avait mis en vente des avions, des voitures de luxe et des terrains appartenant à Yahya Jammeh. En décembre 2017, les États-Unis avaient également gelé les comptes bancaires et les avoirs de Yahya Jammeh qui possède une résidence sur le sol américain. Il est désormais interdit de territoire.

RFI

Justice : Voici la lettre de démission du ministre de la justice

Dans cette lettre adressée au président Alpha Condé par son désormais ex-ministre de la justice, garde des sceaux, il (Cheick Sako Ndlr) à mentionné qu’il n’a jamais été associé à la modification de cette nouvelle constitution. Il affirme son opposition catégorique face à cette modification ou changement de la constitution.
Lisez la lettre

Guinée : le ministre de la Justice Cheick Sako a démissionné

Ministre de la Justice depuis 2014, Cheick Sako a présenté le 20 mai sa démission à Alpha Condé. Dans son courrier adressé au chef de l’État, entre autres motifs, il justifie sa décision par son opposition à toute modification constitutionnelle.

« Tirant les conséquences de votre silence depuis le 4 avril 2019, jour de notre entretien et de la remise du courrier vous demandant de me remplacer dans mes fonctions de ministre de la Justice, garde des Sceaux, je vous présente ma démission du gouvernement », écrit Cheick Sako dans un courrier adressé au président Alpha Condé le 20 mai dernier, que ce dernier a réceptionné.

Nous y reviendrons !!!

Rwanda – Ouganda : la tension monte après un nouvel incident à la frontière

Kampala a accusé l’armée rwandaise d’avoir tué deux personnes près d’un poste frontière lors d’une incursion que les autorités qualifient de violation territoriale. Kigali conteste cette version de l’incident. Après plusieurs mois de crise, l’incident marque un nouveau regain de tension entre les deux pays.

Hasard du calendrier, le président rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Museveni, en froid depuis plusieurs mois, se retrouvaient samedi côte-à-côte dans les tribunes du stade de Pretoria où Cyril Ramaphosa organisait sa cérémonie d’investiture. Au même moment la crise diplomatique que traversent leurs deux paysprenait un nouveau tournant suite à un incident près d’un poste frontière.

Version divergentes

Samedi , le ministère des Affaires étrangères ougandais a accusé l’armée rwandaise d’avoir violé l’intégrité de son territoire. Selon la version des faits relatée dans un communiqué de la police ougandaise diffusé samedi, l’incident s’est produit vendredi soir dans le village de Kiruhura, situé près d’un poste-frontière dans le sud-ouest de l’Ouganda. Un commerçant rwandais aurait tenté de traverser la frontière en direction du Rwanda à bord d’une moto chargée de marchandises et aurait fait demi-tour à la vue des soldats rwandais.

Ces derniers auraient alors pourchassé le commerçant en pénétrant d’environ « 80 mètres » sur le territoire ougandais avant d’abattre le jeune homme d’une balle dans la tête, après que celui-ci a résisté à son arrestation, précise le communiqué.

Toujours selon la version ougandaise, l’armée rwandaise aurait également tué un citoyen ougandais, qui aurait tenté de s’interposer, avant de battre en retraite, laissant les deux corps côté ougandais. « Le gouvernement ougandais proteste dans les termes les plus forts contre cette violation de son intégrité territoriale par des soldats rwandais ainsi que contre cet acte criminel, brutal et violent », ajoute le ministère des Affaires étrangères.

La version rwandaise de l’incident diffère. Selon la police, « l’incident s’est déroulé du côté rwandais », dans le district de Tabagwe. Une patrouille aurait alors intercepté un contrebandier présumé qui venait de traverser la frontière depuis l’Ouganda. Le contrôle aurait mal tourné. L’individu est, selon la police rwandaise, devenu « violent » et a été « rejoint par d’autres qui ont attaqué les agents avec des machettes tout en tentant de retourner en Ouganda ».

Les forces de sécurité ont alors tiré et tué deux personnes, dont un ougandais. « Lorsque le gang est repassé du côté ougandais de la frontière, aucune autre action n’a été entreprise par la patrouille », précise-t-il.

L’incident a par la suite été discuté par les officiels des deux districts frontaliers, précise le ministère des Affaires étrangères rwandais.

Tensions récurrentes

Après plusieurs mois de mise en garde et d’accusations mutuelles entre les deux gouvernements, la mort des deux personnes jette un nouveau froid sur les relations entre Kigali et Kampala. Les différends qui opposent les deux voisins sont nombreux.

Fin février, la fermeture temporaire pour cause de travaux d’un des postes frontières entre les deux pays – celui de Gatuna dans le nord-ouest du Rwanda- a contribué a détériorer les relations entre les deux pays, l’Ouganda accusant son voisin de vouloir imposer un embargo commercial. Selon Kampala, 44 ressortissants rwandais ont été interceptés à la frontière et renvoyés au Rwanda.

Kigali a soulevé de son côté plusieurs problèmes dont des cas d’arrestations et de torture de ses ressortissants en Ouganda. Les autorités rwandaises accusent aussi certains officiels ougandais d’entretenir des liens – et de fournir un soutien – avec des groupes rebelles rwandais, dont le Rwanda National Congress (RNC) de l’ancien général Kayumba Nyamwasa.

Jeudi 23 mai, lors de sa première audition devant la justice rwandaise Callixte Nsabamina, disident du RNC et depuis porte-parole des FNL, branche armée du MRCD de Paul Rusesabagina, a lui-même évoqué des contacts avec les renseignements ougandais.

JA

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