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Au Nigeria, la fin du ramadan laisse craindre une multiplication des violences

L’armée a confirmé ce mardi 11 mai qu’une dizaine de fidèles a été kidnappés dans la région de Katsina, au nord-ouest du pays. Au nord-est du Nigeria, la ville de Maïduguri a été visée par une attaque de Boko Haram mardi dans la soirée.

De fortes explosions et des tirs ont retenti mardi soir dans la ville de Maïduguri, la capitale de l’État de Borno. L’armée nigériane a repoussé des hommes de Boko Haram, qui s’étaient infiltrés jusqu’au quartier de Jiddari Polo, au sud de la ville, incendiant plusieurs maisons.

Le chercheur Vincent Foucher a rappelé sur Twitter que le groupe jihadiste a pris l’habitude de redoubler de violence quand approche la fin du ramadan.

La période est particulièrement volatile, aux quatre coins du Nigeria, touché par une insécurité généralisée.

Une mosquée située dans la ville de Jibia a ainsi été attaquée dans la nuit de lundi à mardi dans le nord-ouest du pays, alors que les fidèles musulmans participaient à une veillée de prière. L’armée a indiqué ce mardi qu’elle était parvenue à repousser cet assaut mené par des bandits locaux.

Ces hommes armés ont tout de même réussi à capturer une dizaine de fidèles rassemblés dans une autres mosquée de la ville, avant de s’enfuir.

Les autorités religieuses de la région de Katsina ont d’ores et déjà annoncé que les processions du Sallah Durbar, qui marquent la fin de la période de jeûne, seraient annulées en raison de l’insécurité.

RFI

Proche-Orient: une nouvelle nuit sous les bombes

Au Proche-Orient, c’est une nouvelle nuit sous les bombes qu’ont vécu les habitants d’Israël et des Territoires palestiniens ; et au réveil, le cauchemar se poursuit. Jour après jour, Israël et la bande de Gaza basculent dans un nouveau conflit. Aux roquettes des groupes armés palestiniens, l’armée israélienne répond par des bombardements aériens. Le bilan de ces deux jours est lourd, 35 Palestiniens dont 12 enfants ont été tués, tandis que les roquettes tirées par le Hamas et le Jihad islamique ont fait 5 morts et plusieurs blessés côté israélien.

L’opération militaire israélienne est désormais baptisée « Le gardien des murailles », écrit notre correspondant régional, Sami Boukhelifa. Cette nuit, l’État hébreu a massivement engagé ses forces dans la bataille. Avions de chasse et hélicoptères de combat ont mené des raids meurtriers à Gaza, où vivent deux millions de personnes sous blocus israélien, et sans aucun moyen de protection. Les frappes aériennes se sont poursuivies jusqu’à l’aube.

Le territoire israélien a également été ciblé par des centaines de roquettes. Le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza et le Jihad Islamique, deuxième groupe armé de l’enclave palestinienne sont tous deux engagés dans la bataille. Des salves de tirs ont visé plusieurs villes israéliennes et notamment Tel Aviv. Le ciel de la ville a été constellé par les explosions, lorsque le « Dôme de Fer », le dispositif anti-missiles de l’armée israélienne, est entré en action pour détruire les roquettes tirées depuis la bande de Gaza.

Outre les frappes, les manifestations se multiplient à Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée mais aussi dans des villes arabes israéliennes : Lod, Acre, des localités arabes près de Haïfa, des villes en Galilée. Une mobilisation inédite des arabes israéliens en signe de soutien à leurs « frères palestiniens ».

Lassitude

Depuis 48h, les sirènes retentissent nuit et jour, dans les villes israéliennes proches de la bande de Gaza, et même à Tel Aviv. Le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans l’enclave palestinienne a tiré de multiples roquettes contre le territoire israélien, faisant plusieurs morts. À Sdérot, ville israélienne située à 2 km à peine de la frontière de Gaza, les habitants sont lassés par les conflits à répétition.

Nous voulons que ça cesse, cela fait plus de vingt ans que nous vivons cette situation de conflit…

Les images des immeubles éventrés par les roquettes, tournent en boucle dans ce café de Sdérot. Et pourtant un groupe de retraités attablés n’y prêtent même plus attention. Avner confie sa lassitude : « Nous voulons que ça cesse, cela fait plus de vingt ans que ne vivons cette situation de conflit. Moi-même je suis un blessé de guerre. Maintenant, il faut qu’on fasse la paix. Que l’on soit musulmans, arabe ou juifs, il faut faire la paix. »

« Je suis en colère »

Après une nuit passée dans l’un des nombreux abris de la ville, Nir, est sorti promener son chien. Les rues de Sdérot sont désertes. Le jeune israélien exprime son ras-le-bol : « Je suis en colère pour plusieurs raisons. J’en veux à mon gouvernement, j’en veux au Hamas. Tout cela est le résultat d’une mauvaise gouvernance. On devrait pouvoir garder nos ennemis sous contrôle. On n’a pris que des mauvaises décisions ». Mardi soir, le Premier ministre Benyamin Netanyahou, a promis d’intensifier les frappes contre le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza.

Ziad Medoukh est un habitant de Gaza, le responsable du département de français de l’université Al-Aqsa. Selon lui, la communauté internationale doit prendre des mesures plus fermes pour éviter un nouveau scénario comme en 2014 : « C’est une nouvelle escalade voulue par l’occupation, c’est une nouvelle provocation après ce qui s’est passé à Jérusalem ces derniers jours. Et malheureusement, on assiste à la poursuite de cette nouvelle escalade, de cette nouvelle agression israélienne contre les civils de Gaza et donc la situation est très tendue, très critique, très difficile pour les Palestiniens de Gaza. »

La communauté internationale « ne bouge pas assez »

 « On peut dire, poursuit-il, qu’il y a un double sentiment. Un sentiment d’inquiétude, et un sentiment de confiance que la vie continue. Et ils gardent espoir qu’il y aura un changement et le changement viendra toujours de l’extérieur, de la prise de conscience de la communauté internationale qui ne bouge pas assez, qui tient un silence total avec les crimes israéliens. Je pense qu’actuellement, vu le nombre de morts, le nombre d’enfants assassinés par l’armée israélienne, la communauté internationale doit assumer sa responsabilité et doit mettre la pression pour arrêter cette nouvelle agression ».

Hier, à Gaza, rapporte notre autre correspondante régionale, Alice Froussard, un immeuble de dix étages a été bombardé, un bureau du Hamas se trouvant à l’intérieur. Mais une cinquantaine de familles, averties quinze minutes avant les frappes, se retrouvent sans logement. Nizar habite à Gaza City : « Il y a des bombes un peu partout, et on les entend toutes. Et à Gaza, se sentir en sécurité n’est pas possible, nous n’avons pas d’abris, on reste seulement chez nous. »

« On essaie de préparer aussi mentalement nos enfants »

Le plus compliqué est de tenir mentalement, dit-il : « On essaie de préparer aussi mentalement nos enfants. Je dis tout le temps à ma fille de trois ans qu’il y a pleins de feux d’artices dehors, que c’est une célébration, juste pour qu’elle se sente mieux car elle sent que nous ne sommes pas en sécurité. Je crois qu’elle peut le sentir des personnes qui sont autour d’elle. Israël ne s’inquiète même pas des dommages collatéraux : s’ils veulent cibler quelqu’un, ils ne soucient pas de savoir s’il y a des enfants à côté. »

Israël ne s’inquiète même pas des dommages collatéraux…

Plusieurs enfants ont été tués déjà. Omar Shaban, fondateur et directeur de PalThink pour les études stratégiques à Gaza, redoute aussi un scénario analogue à 2014 : « Ca avait commencé légèrement mais que s’intensifiait de plus en plus. Personne ne s’attendait à ce que la guerre de 2014 ne dure 51 jours. Là ça fait bien plus de 24 heures, donc on le craint, car les frappes israélienne s’intensifient presque toutes les heures. »

RFI

Violences basées sur le genre : la coalition des femmes sensibilise

La coalition des femmes de Guinée pour la paix a effectué ce lundi 10 mai, une journée de sensibilisation sur les violences basées sur le genre et l’hygiène intime en cette période de crise sanitaire. C’est dans l’enceinte du lycée 28 septembre de Kaloum qu’elles ont tenue cette journée de sensibilisation.

Le motif est de sensibiliser les élèves sur les violences basées sur le genre, il a été aussi également de favoriser l’accès à l’information afin de mieux gérer l’hygiène intime. Fatou Souaré Ann membre de la coalition explique, « aujourd’hui on est là avec la coalition femme et paix, on sait que les violences basées sur le genre sont quelque chose qui ne favorise pas les environnements et les climats de paix donc on a pensé que c’était intéressant à parler de cette question-là et on a à cœur de venir dans les établissements scolaires pour en parler pour préparer justement cette génération de demain à ne plus accepter la violence basée sur le genre qui est un fléau chez nous », a-t-elle affirmée.

André Toupou médecin et responsable de prestation de santé reviennent sur l’importance de sensibiliser les jeunes élèves sur l’hygiène intime. « L’ordre du jour c’était de parler de l’hygiène intime aux élèves parce qu’on a trouvé que c’est un réel problème chez les filles, elles n’en finissent pas avec les infections donc les parler de l’hygiène intime leur permettra d’éviter non seulement des infections mais aussi d’autres maladies », a-t-il souligné

Au terme de cette journée de sensibilisation, plusieurs cadeaux ont été offert aux élèves notamment des serviettes hygiéniques, des préservatifs mais aussi des masques de protection contre le covid-19. « D’autres actions seront également menées dans d’autres écoles », a annoncée la présidente de la coalition.

Tchad : l’Union africaine reporte à mardi la réunion sur le processus de transition

Initialement prévue, ce lundi 10 mai, la réunion du Conseil Paix et sécurité de l’Union africaine s’ouvrira demain, mardi 11 mai, à Addis-Abeba. Une réunion cruciale pour le Tchad car y sera présenté le rapport de la délégation ayant enquêté sur le processus de transition ouvert après la mort d’Idriss Déby, il y a trois semaines, et la prise du pouvoir par un Conseil militaire de transition constitué de quinze généraux.

L’Union africaine doit à présent décider de sanctionner ou de ne pas sanctionner le Tchad pour la prise de pouvoir qui s’est faite en dehors des règles constitutionnelles. Une décision à prendre sur les bases, donc, du rapport de la délégation du Conseil paix et sécurité de l’UA qui a séjourné à Ndjamena.

D’ores et déjà, les discussions s’annoncent tendues. Les conclusions de la délégation ne seront présentées que mardi mais, selon certaines indiscrétions, elles iront dans le sens d’un accompagnement des autorités de transition et non d’une suspension du Tchad des instances de l’Union africaine et ce, afin de conserver l’appui du Tchad et de son armée, dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le bassin du lac Tchad.

Cette indulgence est assortie de conditions sur la durée de la transition – dix-huit mois maximum – ou encore sur l’organisation d’un dialogue national inclusif aboutissant à un partage du pouvoir avec les civils.

Revenus de Ndjamena la semaine dernière, les auteurs du rapport ont rencontré les nouvelles autorités, à commencer par le chef du Conseil militaire de Transition et fils du président défunt, Mahamat Idriss Déby – à plusieurs reprises même – ainsi que les chefs de l’opposition et de la société civile.

Ils ont forcément scruté, aussi, le déroulé de la journée de samedi, avec une manifestation de la coordination citoyenne Wakit Tama, autorisée sous condition, finalement interdite mais tolérée puis, violemment réprimée.

Si les recommandations présentées mardi seront suivies, la non suspension du Tchad, en dépit du caractère anticonstitutionnel de la prise du pouvoir par le CMT, serait contraire aux principes de l’Union et ferait figure d’exception. Certains pays membres y sont farouchement opposés.

RFI

Société Générale Guinée : Plus qu’une banque, un acteur au service du développement social

 

Elle soutient les programmes de l’ONG Tinkisso grâce à son projet de mécénat 2021.

En prélude, un projet d’appui à la de survie de la mère et de l’enfant à travers:

  1. le parrainage de 250 enfants répartis dans les préfectures de Lelouma, Lola et Gaoual .
  2. la désinsectisation (punaises, cafards/ cancrelats, autres insectes nuisibles) pour 250 familles en situation précaire dans la région de Conakry.

Notons que dans cet élan de solidarité et d’appui, les enfants bénéficieront de produits de traitement de l’eau en zone rurale, d’intrants hygiéniques pendant les 12 prochains mois.

Pour les familles en situation précaire, l’amélioration du cadre de vie à travers la désinfection et désinsectisation constitue une aubaine pour elle, quand on sait que ce phénomène de punaise et d’insecte nuisible constitue un réel problème de santé publique.

Ce projet va démarrer dans les prochains jours.

Transmis par la cellule de communication de Tinkisso

Interdiction des prières nocturnes : l’ANSS donne les raisons de cette décision

L’autorité guinéenne a interdit la prière collective nocturne en cette période de Ramadan depuis le 02 mai 2021. Une interdiction qui a été décriée par des fidèles musulmans.

Ce mercredi l’Agence Nationale de la Sécurité sanitaire a au cours d’un point de presse le directeur général à expliquer les raisons de cette décision.

« Sur le plan technique sanitaire ça des risques, un haut risque de propagation. Et en conséquence de tuer les gens et qu’on augmente le nombre de morts après. Est-ce que le mois de ramadan est fait pour ça? », S’interroge Dr Sakoba Keita.

Dr Sakoba Keita a dans ces explications ressorti d’autres raisons liées à cette décision annoncée par le secrétariat des affaires religieuses.

« Certains passent la nuit à la mosquée et même route la journée depuis le début du mois de ramadan jusqu’à la fin il ne sorte que le jour de la faim. La promiscuité c’est quoi c’est quand il y a plus de 3 personnes qui dorment dans un même endroit. C’est ça la définition de la promiscuité. Mais il y aura combien de personnes qui vont dormir dans la mosquée ? Il suffit qu’il y ait un seul malade là-bas pour que tout le monde soit contaminé. Et quelles sont les catégories d’âge qui passe la nuit dans la mosquée ? Ce sont les plus âgés, malheureusement pour nous ce sont les plus âgés qui meurent avec cette maladie », a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre en donnant les statistiques actuelles sur la maladie de COVID-19.

« Actuellement on a un taux positivité qui avoisine les 12 à 13%, alors que l’année dernière au mois de carême on était à 1 et 2%, deuxièmement le taux d’occupation du lit qui était à 20% est monté à 35% et le taux de réanimation qui était à 10% est à 33% ».

L’Agence Nationale de la Sécurité sanitaire a invité les citoyens à se faire vacciner pour freiner la chaine de contamination. Plus de 10 lieux de vaccination seront ouverte à cet effet dans les cinq communes de la capitale.

Vers la décrispation de la crise du système judiciaire guinéen

Les partis prenants de cette négociation qui débutait le 28 avril au département de la justice, ont mis en place un comité d’experts qui doit se pencher sur les différents points de revendications et des propositions de solutions afin de trouver un consensus. Maitre Sory Daouda Camara, président de la chambre des huissiers de Guinée parle de ce qui a été retenu lors de cette troisième session de négociation.

« Les choses avancent à pas de caméléon, l’avion essaie de décoller parce qu’il a été mise en place un comité d’experts qui va réfléchir sur l’ensemble des points de revendications. Mais aussi sur des propositions de solution qui ont été formulé, d’ici là les deux structures principalement concernées je veux parler de la chambre Nationale des huissiers de Guinée et les barreaux de Guinée doivent retourner à leurs bases respectives pour des assemblées générales, auxquelles il sera probablement décidé de la poursuite ou de la suspension du débrayage pour permettre au comité d’experts de travailler sur un délai de deux semaines. Les résultats issus de ce comité d’experts seront transmis en plénière pour la validation », a-t-il affirmé.

Le ministre de la justice Mory Doumbouya a rappelé la pertinence de ces trois jours de rencontre, il affirme que dans cette crise il n’y a ni perdant, ni gagnant.

« Les débats nous ont permis de faire passer en revue plusieurs sujets liés à la problématique de l’exécution des décisions de justice. Je l’ai toujours dit que dans ces genres de crise, il n’y a ni perdant, ni gagnant, le but recherché c’est de rendre beaucoup plus performant le dispositif existant. Donc c’est la famille judiciaire qui gagne se retrouvant davantage pour mieux parlé en professionnel. Nous ne sommes pas des structures syndicales, nous exerçons un service régalien de pouvoir public d’administration de la justice. Donc le ministère et les ordres professionnels sont indivisibles », a-t-il fait savoir.

Matoto: des employés de la société BONAGUI en colère

Les employés de la Bonagui ont manifestés leurs râle-le-bol ce mercredi 05 mai 2021. Plus de 119 employés de cette entreprise de boissons ont à nouveau réclamé l’application de la grille salariale.

Ces travailleurs ont devant la cour de la Bonagui dénoncé « l’exploitation dont ils sont victimes » par le biais des responsables de l’usine.

Aboubacar Bérété, premier délégué syndical de BONAGUI, a évoqué les mauvaise conditions de travail qu’ils vivent chaque jours.
Les responsables de la société de boisson non alcoolisée de Guinée (BONAGUI) sont à ce jour pointés du doigt par certains employés pour exploitations et licenciement abusifs.

Un employé de ladite société nous a affirmé que plus de 600 jeunes sont en sous traitance et sont mal payés par la Bonagui.
«Cette compagnie ne paye jusqu’à présent que 1 million comme salaire de base…», poursuit cet employé.

Ce mouvement de grève de ce mercredi 06 mai, est la continuité de celui déclenché en 2020 pour l’application de la grille salariale.

Au dernière nouvelle avant de quitter les lieux, nous avions appris que les négociateurs sont à l’inspection générale du travail. Les travailleurs comptent poursuivre la manifestation, si aucun compromis n’est trouvé.

Morciré Camara

Tribune: L’histoire est têtue, Tibou Kamara le sait bien (Ibrahima Diallo)

S’il y a un domaine dans lequel Alpha Condé semble avoir incontestablement du talent, c’est dans celui de pousser ses adversaires à ravaler tout ce qu’ils avaient déclaré hier.

Parmi eux, Tibou Kamara, autrefois virulent envers le dictateur, se présente comme le plus méprisant vis-à-vis de la mémoire des Guinéens. Lui qui disait que ” le mandat de Alpha Condé est une punition collective ” feint d’oublier tout ce qu’il racontait il y a quelque temps sur le dictateur Alpha Condé dont il est devenu aujourd’hui l’un des plus grands thuriféraires et courtisans serviles. Le poste de ministre et les avantages y afférents sont passés par là.

Il pense sûrement que c’est à coup de tribunes démagogiques qu’il pourra restaurer l’image d’un homme honni comme le dictateur Alpha Condé.

Arrive-t-il à Tibou Camara, lorsqu’il se regarde dans son miroir tous les matins, de se remémorer toutes ses diatribes et ses tribunes au vitriol contre Alpha Condé quand il était en exil et comment parvient-il à faire face à tant de reniements ? Quelle image veut-il que sa propre progéniture retienne de lui un jour ? Celle d’un homme qui crache et qui ravale ses crachats ?

Ils sont des dizaines de Tibou Kamara qui peuplent aujourd’hui le microcosme politique guinéen et qui donnent aux jeunes une image très peu flatteuse de la politique. Pour cette catégorie de personnages, la fin justifie les moyens en politique et l’essentiel est de se hisser au sommet quel qu’en soit le prix.

Beaucoup de personnes se demandent quel talent particulier Tibou Camara a pour s’accommoder de tous les régimes de ces dernières années, de Lansana Conté à Alpha Condé ? C’est au prix de quelle compromission ? Pour Tibou Kamara tous les moyens sont bons pour être dans les bonnes grâces du Chef, même au prix de l’honneur et de la dignité.

L’un des problèmes de la Guinée actuelle est également le fait que certains personnages comme Tibou Kamara s’imaginent que les Guinéens n’ont pas de mémoire. Mais s’ils ont oublié leurs discours, les Guinéens quant à eux ont suffisamment de mémoire pour ne pas les oublier.  Et au moment venu, chacun fera face à ses actes.

Ibrahima DIALLO

Responsable des Opérations du FNDC

Coordinateur du Mouvement Tournons La Page en Guinée

 

Mali: l’enlèvement du journaliste français Olivier Dubois confirmé dans une vidéo postée par le JNIM

Un Français est retenu en otage actuellement au Mali. Le journaliste indépendant français, Olivier Dubois, n’avait plus donné de nouvelles depuis trois semaines. Il est apparu mardi 4 mai sur une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux confirmant son enlèvement par le JNIM, « le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans » en arabe.

Dans cette vidéo de 21 secondes, qui circule depuis la nuit dernière, sur les réseaux sociaux, Olivier Dubois précise lui-même avoir été enlevé par le JNIM, le 8 avril dernier, il y a près d’un mois. Il demande à sa famille, à ses amis et aux autorités françaises de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour le faire libérer.

Olivier Dubois, journaliste indépendant, qui travaille notamment pour le journal français Libération et pour le magazine Le Point, était parti début avril à Gao, dans le nord du Mali, pour réaliser l’interview d’un cadre jihadiste du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, rapporte David Baché du service Afrique de RFI.

Olivier Dubois est installé au Mali depuis 2015, cela fait six ans donc, mais il travaillait sur le pays avant même d’y vivre, avec sa famille. C’est un journaliste expérimenté, qui connaît très bien les réalités du terrain et qui avait organisé son reportage méticuleusement, avec des intermédiaires locaux.

Sa disparition était connue depuis le 8 avril, mais ses proches étaient au courant de son projet, ainsi que les autorités françaises, très vite informées. Ces dernières se demandaient s’il avait été kidnappé ou si cette absence de nouvelles relevait de mesures de précaution prises par les jihadistes qu’il devait rencontrer eux-mêmes.

Depuis plusieurs semaines, ses proches, ses confrères, tentaient de glaner des informations dans une angoisse, évidemment croissante. La diffusion de cette vidéo par ses ravisseurs vient mettre un terme à leurs espoirs. L’enlèvement est à présent officiel et comme revendiqué, avec cette preuve de vie et cet appel à l’aide.

RFI

Ligue 1 (J-17 ) : le Hafia s’impose devant le club de Boké

Trois affiches étaient au rendez-vous de cette 17e journée de ligue 1 Salam ce samedi 1er mai.Le Hafia recevait le Wackriya AC au stade du 28 septembre de Conakry. Le triple champion d’Afrique s’est imposé contre le Wackriya sur un score de 3 buts à zéro. Le Fello Star en déplacement à Kankan perd 1 but contre l’Ashanti GB. Au stade de la mission le Santoba s’est imposé 1 but dans le fil contre l’Association des Forces armées de Guinée.

Le derby qui opposait le premier au classement et le 3e en ligue 1 se disputait à haute intensité entre les deux clubs tournent en faveur de Hafia FC .

Abdoulaye Yonta Camara de Wackriya loupe un penalty à la 27e mn. Il voit son ballon heurté la barre transversale qui lui empêche d’ouvrir le score. Au retour des vestiaires Aboubacar Camara tente sa chance à l’entrée de la surface de réparation et le ballon fini au fond des filets à la 68E mn donne l’avantage au club de Karim Bencharifa.

Mouctar Gakou Diallo corse l’addition à la 78e MN sur penalty. Kader Bidimbou qui rentre dans cette deuxième période inscrit le but de la break à 91e mn

Ce succès permet le Hafia de prendre la 2e mn place en ligue 1 avec 28 points en égalité avec le Wackriya AC.

Au stade de M’Balou Guilao Diakité de Kankan l’Ashanti GB recevait le Fello Star

Mamadou Bakayoko ouvre le score à la 25e mn pour l’Ashanti GB et le Fello Star de Labé tente tous les moins possibles pour revenir au score. Sur l’avantage du club de Siguiri que l’arbitre sifle la fin de la première partie.

La SAG de Siguiri décroche la 7e victoires de la saison en ligue 1 et totalisent 26 points remonte en haut du tableau. Les hommes de Léandro Sylla enregistre la 8 défaites de la saison reste le milieu du tableau avec 23 unités.

Au stade de la mission l’ASFAG Croisait le fer contre Santoba

Le duel des club qui se trouvent au dernier rang au classement de ligue se jouait dans cette 17e journée entre l’ASFAG et le Santoba, une rencontre très disputée au milieu où le score n’a pas évolué au terme des 45 premières minutes. Dans cette deuxième partie le Santoba ouvre le score à la 86e par Naby Cissé .

Cette victoire permet au Santoba de remonter à la 11e place avec 17 points et l’ASFAG garde la 10e place avec 18 points.


Ibrahima Fatimatou Bah

Ligue (J-11): Horoya gagne son rival l’AS Kaloum

Le club de Matam jouait contre l’AS Kaloum en match en retard de la 11ème journée, ce dimanche 2 mai au stade du 28 septembre de Conakry.

Le grand classico de ligue 1 à été remporté par le Horoya par la petite démarque 1 but à zéro face au grand rival l’AS Kaloum.

La 27ème confrontation en ligue 1 entre le Horoya AC et l’AS Kaloum tourne en faveur des Matamkas qui ont réussi à piquer où sa fait mal son rival l’Association Sportive de Kaloum. Au bout de 45 première minutes le score restait nul et vierge entre les protagonistes. Au compte de la seconde période, dans une action collective bien maitrisée Morlaye Sylla emballe toutes la ligne défensive des Kaloumkas, envoie le cuir rond au fond des filets à la 76e minutes. Sur ce score en faveur du Horoya AC l’arbitre donne le coup de sifflet final de ce grand derby où les supporters étaient les témoins oculaires.

Avec 6 rencontre en moins dans ligue 1, les rouges et blancs remontent en haut du classement à la 8ème place avec 21 points, l’AS Kaloum malgré cette défaite garde toujours la 4e place avec ses 26 points.

A souligner que c’est la 7e victoires du Horoya AC depuis le lancement du championnat national depuis de belle lurette, et la 7ème défaites de l’AS Kaloum face à son rival.

Le Horoya AC remporte le classico de la première manche, attendons la réaction de la seconde manche dans la deuxieme partie du championnat national.

Ibrahima Fatimatou BAH

La grève des Huissiers de Guinée : aucune solution de sortie de crise

La crise qui mine le système judiciaire guinéen est loin d’être résolue. Les cadres du ministère de la justice étaient en conclave ce lundi avec la Chambre des huissiers de Guinée dans les locaux du département de la justice. Après deux jours de négociations les verrous de l’appareil judiciaire de Guinée resteront encore sans suite. Le président de la chambre des huissiers de Guinée a évoqué les points qui font que les lignes ne bougent pas. Maitre Sory Daouda Camara dira ceci : « nous ne sommes pas parti loin. Les lignes n’ont pas bougé. Je crois que la discussion est pour l’heure au point mort. Nous sommes en désaccord sur les différents points, tel que le premier point concernant la suppression de la réquisition. La seule question n’a pas été tranchée aujourd’hui (…) ».

La prochaine rencontre de négociation est prévue ce mercredi dans le département de la justice, a laissé entendre le président de la Chambre des huissiers de Guinée.

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