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Journée mondiale de la presse: les journalistes du COSADD chassés à la HAC


Les journalistes du monde entier célèbrent ce 03 mai 2021 la journée internationale de la liberté de la presse.

En Guinée, cette journée est sous le silence des autorités du pays, aucune célébration. Mais au sein de la corporation, certains journalistes regroupés en collectif pour le soutien à Amadou Diouldé Diallo ont fait une manifestation virtuelle à la maison de la presse, de là-bas ils se sont rendus à la Haute Autorité de la Communication, où la distribution du premier de carte de presse professionnelle se tenait. Malheureusement les membres du collectif ont été expulsés de la salle . Abdoul Malick Diallo membre du collectif très en colère, affirme qu’ils ne comptent pas baisser les bras face à ce qu’ils qualifient d’injustice. « Si au sein de cette institution on refuse des journalistes qui viennent exprimer leurs positions à l’occasion de la liberté mondiale de la presse, c’est le comble. C’est vraiment regrettable, mais nous allons rester là et nous allons dérouler notre banderole ici. S’ils veulent, ils n’ont qu’à nous arrêter, nous allons dénoncer puisque le droit est de notre côté, on va continuer à dénoncer jusqu’à ce que tout le monde se lève pour exiger à ce que les journalistes qui sont en prison soit libérés ».
Pour le moment ces journalistes sont restés campé devant la Haute Autorité de la Communication, pour disent-ils manifester leurs colères et demander la libération des journalistes enfermés.

Morciré Camara

Présidence de la Feguifoot: KPC et AKB déposent leurs candidatures

Le président du club Hafia FC, homme d’affaires Kerfala Camara alias KPC et l’ancien joueur de l’équipe nationale guinéenne Abdoul Karim Bangoura alias AKB ont déposé leurs candidatures au poste de présidence de l’instance dirigeante du football au siège de ladite institution ce lundi 03 mai 2021.

Pour rappel, ces deux hommes avaient retiré leurs candidatures. KPC était candidat au poste de président et AKB avait aussi déposé sa candidature au poste de vice-président mais après la démission du président en exercice Mamadou Antonio Souaré il avait aussi pris sa valise.


Pour le dépôt de la candidature de KPC, il s’est fait représenter par Mohamed Lamine Nabé, son porte-parole . Après le dépôt des dossiers de candidature, Mohamed Lamine Nabé évoque les motivations de son candidat « comme il l’a si bien dit récemment, ce qui peut motiver le dépôt de sa candidature pour une deuxième fois, s’il le faut le dire ainsi, c’est son interpellation par la quasi totalité des membres statutaires pour deposer sa candidature. Et cela depuis ce jour jusqu’aujourd’hui il y a eu des démarches dans ce sens ».

Le porte parole de KPC estime que KPC est pour lui l’homme qui pourrait redorer limage du football guinée. « Il est temps que la famille sportive se reunisse. Il est temps que nous soyons rassemblé autour du football. Nous devons finir avec des querelles intestines. Nous devons voir en face le football guinéen, qui est aujourd’hui en peril puisque la famille est déchirée. Il y a un certain clivage entre les différents acteurs du football aujourd’hui. Il faut pas se leurrer. Et celui qui peut venir pour rassembler tout ce monde, c’est effectivement Kerfala. Il a été solliciter dans ce sens. Il veut s’investir dans ce sens ».

Souleymane Oularé , directeur de campagne de Abdoul Karim Oularé à aussi affirmé les motivations de son candidat.
« Ce qui a motivé cette décision, c’est que AKB était là avec son mentor. Avec la situation actuelle, pour nous c’était Antonio qui allait continuer comme président. Mais vous connaissez ce qui se passe actuellement. Donc a partir du moment qu’Antonio n’est plus là pour se présenter, on a juger nécessaire de présenter la candidature d’Abdoul Karim Bangoura AKB. Qui a une expertise garantie au sévice de notre football ».
Les dés sont jetés entre KPC, AKB et scie pour briguer la présidence de la fédération guinéenne de football.

Morciré Camara

La célébration de la journée mondiale de presse en Guinée reportée par le Gouvernement

L’autorité guinéenne a dans un communiqué rendu public ce dimanche 02 mai reporté la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse. Selon le ministre de l’information et de la communication, ce report est dû à la situation sanitaire que traverse le pays.

Voici le communiqué :

L’humanité célèbre ce 03 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème <<L’Information comme bien public>>.

En Guinée, la commémoration de cette journée prévue par le Ministère de l’information et la Communication à l’Hôtel Primus Kaloum a été reporté en raison de la récente recrudescence des cas de COVID-19 dans notre pays.

Exprimant sa gratitude aux partenaires techniques et financiers, le Ministère de l’Information et de la Communication sait compter sur la compréhension de chacun et tous.

Amara Somparé,

Ministre de l’Information et de la Communication

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Éric Rabesandratana nommé sélectionneur intérimaire de Madagascar

Éric Rabesandratana, ancien défenseur du PSG (1997-2001) s’est vu confier les rênes de la sélection de Madagascar pour les matches de qualifications du Mondial 2022 en juin prochain, à la place de Nicolas Dupuis, officiellement suspendu de ses fonctions.

L’ancien défenseur du club parisien (1997-2001) a été nommé sélectionneur intérimaire alors que Madagascar se prépare pour les matches de qualifications pour la Coupe du monde 2022 contre le Bénin et la Tanzanie en juin, avec l’objectif de qualifier les Barea pour le premier Mondial de leur histoire. Les Barea ont hérité du groupe J où figure notamment la République démocratique du Congo.

« Je reviens sur le terrain, mais c’est aussi parce que c’est Madagascar »

C’est un sacré pari pour Éric Rabesandratana, 48 ans, dont le père est né sur la Grande Île. « J’étais au courant de la décision et des soucis en ce qui concerne Nicolas (Dupuis). On a voulu trouver une solution de secours et j’ai accepté. Je reviens sur le terrain, mais c’est aussi parce que c’est Madagascar. Nous aurons très peu de temps pour préparer les choses, mais c’est un challenge si important que j’en fait abstraction », dit à RFI l’ancien capitaine du Paris Saint-Germain.

Madagascar a suspendu vendredi 30 avril Nicolas Dupuis, l’entraîneur français qui avait mené la sélection malgache jusqu’en quarts de finale lors de ses débuts dans la Coupe d’Afrique des Nations en 2019 en Égypte. Selon un communiqué de la Fédération malgache de football (FMF), l’entraîneur de 53 ans « est suspendu jusqu’à nouvel ordre et ne sera pas rémunéré pendant la période de suspension ». Le technicien aux commandes de la sélection malgache depuis mars 2017 s’est fait connaître sur la scène internationale avec des victoires sur le Nigeria et la République démocratique du Congo lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019.

Madagascar avait besoin d’un succès contre le Niger le mois dernier pour s’assurer une deuxième participation consécutive à la CAN, mais n’a pu faire qu’un match nul 0-0 à domicile et n’a donc pas obtenu son billet pour la compétition qui aura lieu au Cameroun en janvier et février 2022.

« Je suis convaincu que l’aventure sera belle »

Le continent africain aura droit à cinq pays lors du Mondial 2022 au Qatar, et Madagascar aura fort à faire pour décrocher un billet. « C’est un parcours qui est compliqué et il faut rester humble et repartir de l’avant pour tenter de faire des performances, avoue Éric Rabesandratana. Je suis convaincu que l’aventure sera belle. Je n’ai pas assez de temps pour tout transformer. J’ai un projet pour les deux prochains matches et pour la suite si je reste. Je ne suis pas un magicien et ce sera un travail d’équipe. Je viens avec mes idées et de l’espoir. Je veux rendre service. »

Avant cette nouvelle, Éric Rabesandratana avait confirmé qu’il se verrait bien entraîner les Barea. « Évidemment que ça m’intéresse. J’aime ce pays, j’aime cette sélection. C’est une opportunité qui ne se refuse pas. Beaucoup de gens m’ont parlé de ça », disait-il. Madagascar ne s’est encore jamais qualifié pour une Coupe du monde.

RFI

Grève des huissiers /le CROSC apporte son soutien aux grévistes

Ce samedi à Conakry, le conseil régional des organisations de la société civile de Conakry a dans une déclaration rendue publique affirmée son à la chambre nationale des huissiers de Guinée. Le chargé de communication de ladite structure, Albert Sandouno a fait savoir le regret du conseil face aux problèmes récurrents dans les attributions de la justice depuis près d’une décennie.

« Le conseil régional des organisations de la société civile de Conakry suit avec beaucoup de préoccupation et d’amertume ce qui se passe au sein de l’appareil judiciaire Guinéen à travers cette contrainte faite aux huissiers de justice d’aller en grève au motif des mêmes problèmes soulevés par la chambre nationale des huissiers de justice il y a 7 ans. Ainsi il est regrettable de constater que les mêmes problèmes depuis près d’une décennie persistent dans les attributions de la justice qui ont souvent tendance à empêcher l’exécution des décisions de justice » a-t-il souligné.

Le conseil régional des organisations de la société civile de Conakry a, dans la déclaration interpellé le chef de l’État sur les conséquences de cette crise qui peine à être résolue.

« Le conseil régional des organisations de la société civile de Conakry interpelle la sagesse du président de la République sur les conséquences de cette paralysie dans l’appareil judiciaire, sur la stabilité économique, sociale et politique du pays ainsi que sur son image », a-t-il laissé entendre

A rappeler que, la grève des huissiers de Guinée se poursuit jusqu’à jour. Malgré des séries de rencontres, le ministère de la justice peine à trouver une sortie de crise.

Thierno Monénembo appelle à la signature d’une pétition pour la libération des prisonniers politiques

Depuis l’accession d’Alpha Condé au pouvoir, la répression, ce mal endémique de la Guinée, a ressurgi avec une virulence qui rappelle les années noires, celles des pendaisons publiques et du Camp Boiro. On attendait de celui qui passe pour « le premier président démocratiquement élu de la Guinée » qu’il nous fasse oublier le fouet de Lansana Conté et la terreur de Sékou Touré. On attendait de l’ancien prisonnier politique la réhabilitation des Droits de l’Homme, assortie d’un respect scrupuleux de la vie humaine. Par ses paroles comme par ses actes, il se situe hélas aux antipodes de toute valeur juridique et morale.

De Décembre 2010, date de sa première élection, à aujourd’hui, les organisations des Droits de l’Homme dénombrent 260 morts et 2 000 blessés. Ces chiffres ne concernent que les personnes fauchées à balles réelles dans les manifestations de rue. Ils seraient deux fois plus élevés si l’on y ajoutait les détenus victimes de leurs conditions de détentions et les dizaines de personnes qui ont succombé aux massacres de Womé, Zogota et Galapaye.

Ces derniers mois ont été particulièrement sanglants. Sortis massivement pour faire barrage à la modification de la constitution lui permettant de briguer un troisième mandat, les Guinéens ont dû affronter non plus seulement les balles des gendarmes et des policiers mais aussi celles des soldats que le régime, pris de panique, a réquisitionnés pour aider au rétablissement de l’ordre. 60 morts, rien que d’Octobre à Janvier ! Parallèlement, plus de 400 personnes ont été arrêtées pour les raisons les plus fallacieuses : fabrication et stockage d’armes de guerre, assassinats, complicité d’assassinats, insurrection, complicité d’insurrection, atteinte aux intérêts supérieurs de la nation etc.

Cette vague d’arrestation n’a épargné aucun quartier, aucune classe d’âge, aucune catégorie sociale. Voilà maintenant six mois que ces 400 personnes végètent à la Maison Centrale de Coronthie sans jugement. On y trouve des hommes politiques, des journalistes, des cadres de haut niveau mais aussi des anonymes (des familles entières parfois) cueillis nuitamment chez eux alors qu’ils dînaient ou dormaient du sommeil du juste. Mais le cynisme d’Alpha Condé ne s’arrête pas là : 150 mineurs font partie du lot. A ce jour, 20 d’entre eux ont bénéficié d’une libération conditionnelle, les autres ont été déférés devant le tribunal militaire qui en Guinée sert de siège au tribunal pour enfants.

Cette série de violences vise un objectif clair : intimider le peuple mais aussi et surtout, réduire au silence les opposants les plus irréductibles :

-Oumar Sylla dit Foyinké Mengué, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC (qui se retrouve pour la troisième fois derrière les barreaux).

-Ousmane Gaoual Diallo, ancien député, directeur de la communication du parti d’opposition, UFDG

-Malick Condé, maire-adjoint de Matam

-Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque Centrale

-Etienne Soropogui, leader du mouvement « Nos valeurs communes »

-Cellou Baldé, ancien député

-Abdoulaye Bah, ancien maire de Kindia

-Mamadi Condé dit Madic 100 frontières, militant de l’UFDG.

-Souleymane Condé président de la section FNDC de Boston (USA)

-Amadou Diouldé Diallo, journaliste, historien

Détenus arbitrairement et dans des conditions inhumaines (certains sont gravement malades, d’autres même, atteints de Coronavirus), ces martyrs ne doivent pas être oubliés. J’appelle toutes les consciences, tous les démocrates épris de justice et de liberté en Afrique et ailleurs dans le monde, à signer cette pétition pour demander la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques en Guinée.

 Fait à Conakry le 25 Avril 2021

Des handicapés se trouvant au niveau du pont 8 novembre ont été déguerpis

Ils sont plusieurs personnes à mobilité réduite qui ont pris refus sur le pont 8 novembre il de cela un bon moment. Ce lundi 26 avril 2021, ils (handicapés Ndlr) ont reçu la visite imprévue des militaires leurs demandants de quitter les lieux sans délai. Un témoin trouvé sur le lieu nous raconte la scène.

« Ce matin ce sont des militaires qui sont venus nous trouver ici au pont 8 novembre, nous ne savons pas d’où ils viennent. Ils ont brûlé tous ce qu’on avait sans avertissement, certains d’entre nous avaient de l’argent, nos cannes, nos vélos tout a été brûlé nous ne savons pas pourquoi. Et le plus triste c’est qu’ils le font en plein mois de Ramadan »,a témoigner Cellou TounkaraTounkara

Selon une source, ces handicapés ont pris la direction du gouvernorat de Conakry, pour dit-il rencontrer le gouverneur.

Tchad: réaction mitigée de la classe politique à la nomination d’Albert Pahimi

La transition tchadienne a donc choisi son Premier ministre. Le chef du Conseil militaire de transition, Mahamat Idriss Déby a nommé Albert Pahimi Padacké à cette fonction. Un poste qu’il connaît bien, puisqu’il en a été le dernier occupant, de 2016 à 2018, avant qu’une réforme constitutionnelle ne supprime ce poste.

Dans les rangs de la majorité, on dit « prendre acte » du choix du chef du Conseil militaire de transition. Si Albert Pahimi Padacké n’est pas membre du parti présidentiel, le MPS, il a été un pilier de la majorité et des différents gouvernements durant les trente dernières années.

Il fallait une personnalité qui connaisse les dossiers et la scène politique et institutionnelle, estime Jean-Bernard Padaré, le porte-parole du MPS.

« Cela nous paraît raisonnable et être un bon choix dans la mesure où c’est quelqu’un qui connaît un peu les arcanes de la classe politique tchadienne. Je pense que c’est quelqu’un qui pourra, par rapport à son tempérament, être amené à appeler les uns et autres à travailler ensemble dans un gouvernement de transition », explique-t-il.

Le profil d’Albert Pahimi Padacké, qui a passé près de trente ans dans les arcanes du pouvoir avant de devenir un opposant modéré, pourrait permettre de discuter avec les opposants. Saleh Kebzabo, le leader de l’UNDR, a ainsi déclaré à l’AFP qu’il fallait « accompagner » M.Pahimi, et il lui a souhaité « beaucoup de réussite ».

Un avis que ne partage pas Succès Masra, du parti Les Transformateurs. « Le recyclage ne peut pas nous permettre d’aller de l’avant. L’espèce de mutation de l’ancien système pour continuer ne peut pas nous permettre d’aller de l’avant, analyse-t-il. Je crois qu’il faut sortir de la boîte, être capable de se poser les vraies questions sur “pourquoi nous en sommes arrivés à ça” et “comment on sort de cela définitivement” ».

La coalition d’opposants et de la société civile Wakit Tamma, à laquelle il appartient, appelle à manifester ce mardi 27 avril au matin à Ndjamena pour exiger la démission du CMT.

Nous disons que c’est un moment historique et qu’il faut que la voix de la jeunesse soit prise en compte.

Enfin du côté de l’URD de Félix Nialbé Romadoumngar, chef de file officiel de l’opposition à l’Assemblée dissoute, on doit s’exprimer ce mardi, mais le profil du Premier ministre semble s’accorder avec celui de ce parti.

RFI

 

FEGUIFOOT : Antonio Souaré n’est plus candidat

En cette période décisive de l’histoire de notre Football, j’ai décidé, à partir de ce lundi 26 avril 2021, de retirer ma candidature au poste de Président de la Fédération Guinéenne de Football à l’élection du 14 mai 2021.

Cette décision, je l’ignore pas, n’est pas forcément partagée par tous, mais dans un souci de rapprochement et de rassemblement, à l’heure où le devoir d’unité et d’exemplarité nous incombe, à nous dirigeants, elle reste la meilleure option pour moi.
J’ai consacré tout mon temps, mon énergie et mes ressources personnelles au développement du Football de mon pays et du continent, je ne souhaite pas être associé d’une quelconque manière au blocage de notre sport-roi.
Soucieux de préserver les intérêts supérieurs du Football Guinéen, j’ai donc décidé d’opérer ce retrait qui doit être compris comme une volonté de réorienter mes actions vers d’autres secteurs de Développement du Football et du Sport en général.

Je remercie tous les acteurs qui ont porté ma candidature, les membres du Comité Exécutif, les sportifs, les supporters et tout le public sportif pour le soutien constant, la loyauté sans faille et les acquis obtenus ensemble durant ces 4 dernières années.

Je souhaite le meilleur pour le Football Guinéen.

Antonio Souaré, Président de la Fédération Guinéenne de Football ( FEGUIFOOT )

 

COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI, 22 AVRIL 2021

Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 22 Avril 2021, de 08h à 10H, par visioconférence, avec l’ordre du Jour suivant :

  1. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
  2. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI, 20 AVRIL 2021 ET DECISIONS

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a rappelé les règles qui doivent régir les relations entre les membres du Gouvernement qui se doivent d’observer le respect mutuel, la courtoisie, la bonne collaboration et la solidarité dans leurs contacts réciproques. Il a insisté sur la nécessité pour chacun, d’œuvrer à la promotion de l’esprit d’équipe sans lequel le travail gouvernemental ne saurait enregistrer de succès

Le Chef de l’Etat a instruit les Ministres en charge des Finances et du Budget de toujours privilégier les règlements des Fonds de contrepartie aux administrations concernées afin d’éviter le gel ou le retard de décaissement des crédits ou dons obtenus dans le cadre des financements extérieurs

Le Chef de l’Etat a rappelé que les avantages particuliers figurant dans les conventions conclues par l’Etat et ratifiées par l’Assemblée Nationale ne peuvent être affectées par les dispositions du Code de l’Eau et d’autres Codes en vigueur, le Gouvernement devant veiller à crédibiliser l’Etat par le respect de ses engagements légitimés par le Parlement

Le Président de la République a donné au Ministre en charge des sports des directives interdisant aux autorités guinéennes toute ingérence dans le processus de désignation des membres de la Fédération Guinéenne de football (FGF), dans le respect de l’indépendance de cette institution. Il a cependant appelé les membres de la Fédération au sens de responsabilité et au respect scrupuleux de ses statuts et des règles édictées par la CAF et la FIFA auxquelles la FGF demeure affiliée.

Le Chef de l’Etat a instruit les autorités sanitaires et les services de sécurité à ne pas baisser la garde dans la lutte contre la pandémie à la Covid-19 et l’épidémie à virus Ebola. Il a invité les départements concernés à intensifier les campagnes de sensibilisation, de dépistage et de vaccination, notamment dans les établissements scolaires et universitaires. Il a donné au Ministre en charge de la Sécurité des directives pour l’application rigoureuse des mesures barrières édictées et le respect strict des interdictions d’ouverture de certains lieux de réjouissance.

Le Président de la République a invité les membres du Conseil à tenir systématiquement tenir compte du contexte pandémique qui prévaut lors de la programmation d’évènements  ou de cérémonies officiels. Une collaboration étroite avec l’ANSS est impérative et tout regroupement présentant des risques potentiels de contamination doit être annulé ou reporté, sans hésitation

Au deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 20 Avril 2021.

A ce titre,

Le Conseil a entendu successivement

1-   Monsieur le Premier Ministre qui a annoncé aux membres du Conseil les deux points d’informations suivants :

–        a) La fin des arbitrages des lettres de missions des membres du Gouvernement. Au terme de la validation des documents par le Chef de l’Etat, le Ministre de la fonction publique se chargera de la révision des décrets portant attributions et organisation des Départements conformément à ces versions définitives, pour éviter tout chevauchement dans le futur.

–        b) Les conclusions de sa concertation avec le Ministre d’Etat, Aboubacar Sylla, qui après trois années d’exercice du porte-parolat du Gouvernement, convient avec lui que cette tâche soit exercée par un autre Ministre, la charge de coordination du secteur éducatif en termes de réformes hardies venant de lui être confiée par Monsieur le Président de la République et le Premier Ministre. Ainsi, après consultation du chef de l’Etat, une désignation d’un nouveau porte-parole interviendra dans les meilleurs délais.

2-   Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger qui a soumis deux projets de Décrets portant :

Ø création, attributions et organisation du Haut Conseil des Guinéens de l’Etranger ;

Ø création, attributions, organisation et fonctionnement  de la Commission Nationale de la Francophonie.

3-   Le Ministre des Hydrocarbures qui a soumis au Conseil un projet de Décret portant cadre réglementaire des opérations de soutage en République de Guinée.

4-   Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement qui a présenté une Communication relative à la problématique de la mobilisation des redevances d’utilisation des ressources en eau.

5-   La Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique qui a fait une Communication relative à l’organisation des «72 heures du livre 2021 ».

6-   Le Ministre de la Santé qui a fait le Compte rendu relatif à l’évolution de la riposte à la pandémie de la Covid-19 et de l’épidémie d’Ebola en République de Guinée.

Dans ce cadre,

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger a soumis pour examen deux projets de Décrets portant création, attributions et organisation du Haut Conseil des Guinéens de l’Etranger et de la Commission Nationale de la Francophonie.

Ø S’agissant du Haut Conseil des Guinéens de l’Etranger (HCGE), il a rappelé que depuis plus de 10 ans, le Département en charge des Guinéens de l’Etranger a entrepris diverses initiatives visant à organiser la diaspora guinéenne en vue de mieux défendre ses droits et ses intérêts mais aussi faciliter et soutenir sa pleine participation au développement national.

C’est dans ce cadre que des structures de base dénommées « Conseils des Guinéens de l’Etranger » (CGE) ont été mises en place dans tous les pays où la Guinée dispose d’une Mission diplomatique (une quarantaine au total). L’établissement de ces Conseils avait conduit à l’organisation en janvier 2018, du premier forum de la Diaspora guinéenne à Conakry, sous l’égide du Gouvernement.

La dernière phase de ce processus d’intégration consiste à mettre en place la structure faitière chargée de fédérer tous les Conseils Guinéens de l’Etranger et servir d’organe représentatif des Guinéens de l’étranger. D’où l’objet du projet de Décret soumis, qui comporte 13 articles repartis en 4 chapitres.

Ainsi, le Haut Conseil des Guinéens de l’Etranger est placé sous l’autorité du Ministère en charge des Guinéens de l’Etranger. Il a le statut d’organe consultatif, est apolitique, à but non lucratif, laïc et non discriminatoire.

Les attributions du HCGE sont entre autres :

–      donner son avis et formuler des recommandations dans le cadre de l’élaboration et la mise en application de la politique gouvernementale en matière de gestion, de promotion et de protection des Guinéens de l’étranger ;

–      promouvoir l’unité et la solidarité entre les Guinéens de l’étranger sans distinction ;

–      contribuer à une meilleure prise en charge des préoccupations des Guinéens vivant à l’étranger ;

–      stimuler leur contribution au développement socio-économique et culturel de la Guinée.

Le Ministre a par ailleurs défini les instances du HCGE et leur composition

Ø En ce qui concerne la Commission Nationale de la Francophonie, le Ministre a indiqué que suite à l’élargissement des actions de l’OIF sur le champ Politique, de Développement durable, de l’Economie et les Technologies numériques, les Etats membres ont mis en place des dispositifs au niveau national pour bénéficier des opportunités offertes par les programmes de coopération et les investissements.

C’est ainsi qu’ont été créées des Agences nationales et des Commissions nationales de la Francophonie dans plusieurs pays d’Afrique.

Il a indiqué que la Guinée qui a adhéré à cette Organisation depuis quatre décennies, n’avait jusque-là pas mis en place un tel dispositif. C’est pour corriger cette insuffisance que le Décret 249 portant Attributions et Organisation du Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger a prévu la « Commission Nationale de la Francophonie » (CNF) comme organe consultatif, au même titre que le Haut Conseil des Guinéens de l’Etranger.

Le Ministre a expliqué que le projet de Décret soumis à l’approbation du Conseil porte sur la mise en place de cette structure dont les attributions, sont entre autres :

–      organiser la participation de la Guinée à toutes les instances de l’OIF (Sommets des Chefs d’Etat, Conférences des Ministres, Evènements thématiques) ;

–      proposer et donner son avis sur les programmes et activités relatifs à l’OIF ;

–      coordonner au niveau national les activités relevant de l’OIF, y compris la Journée annuelle de la Francophonie ;

–      participer à la promotion des investissements francophones en Guinée en facilitant les échanges entre les organismes d’investissement de l’OIF et les promoteurs de projets nationaux.

Au terme des débats, le conseil a soutenu le Ministre pour ces deux initiatives et adopté les deux projets de Décrets.

Le Ministre des Hydrocarbures a soumis pour examen le projet de Décret portant cadre réglementaire des opérations de soutage en République de Guinée.

Le Ministre a expliqué que le soutage consiste en une opération d’avitaillement d’un navire ou d’une installation offshore (en mer) en produits pétroliers et dérivés dans les zones maritimes sous souveraineté ou juridiction de la République de Guinée.

Il a indiqué que l’objectif visé par ce décret est de normaliser les opérations de soutage dans les eaux guinéennes avec pour double effet d’arriver à lutter efficacement contre les pratiques illégales d’avitaillement, et de pouvoir faire bénéficier le budget de l’Etat des recettes liées à cette activité.

Le soutage se fera par un Partenaire technique principal qui sera l’importateur et le distributeur exclusif des produits ciblés par le soutage, et par des avitailleurs locaux.

Au terme des débats, le conseil a encouragé le Ministre à poursuivre les efforts d’amélioration du cadre réglementaire des activités du Département des Hydrocarbures et procédé à l’adoption du projet de Décret soumis.

 

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication relative à la problématique de la mobilisation des redevances d’utilisation des ressources en eau.

Il a informé le conseil des difficultés rencontrées par la Direction du Fonds de l’Hydraulique, dans sa mission de recouvrement de la redevance d’utilisation des ressources en eau auprès des usagers professionnels d’eau dont l’utilisation est industrielle, minière ou commerciale.

En dépit des dispositifs qui traduisent une réelle volonté politique de mobiliser les ressources financières internes pour contribuer à la gestion intégrée des ressources en eau, la capacité de mobilisation à grande échelle par le Fonds de l’Hydraulique reste entravée par le problème d’exonération de gros usagers.

Le motif invoqué pour le non-paiement des redevances d’eau par ces gros usagers soumis au régime de concession, est l’exonération qui leur a été accordée par l’Etat Guinéen dans leurs conventions respectives.

Cet état de fait accentué par le caractère social du secteur, prive la Direction Générale du Fonds de l’Hydraulique de sa principale ressource financière interne qui devrait être destinée au financement d’actions visant à favoriser le développement des ressources en eau et la mise en œuvre de la politique nationale de l’eau.

Pour faire face à cette problématique, le Ministre a proposé la mise en place d’une commission de réflexion et de négociation avec les usagers professionnels d’eau.

Cette commission aura pour mission d’amener les usagers professionnels d’eau exonérés à se conformer aux dispositions des Chapitres II et III du Code de l’eau, et à s’acquitter des redevances dues par l’application de l’Arrêté conjoint N°2017/1756/MEH/MEEF/SGG en date du 07 Mai 2017 au titre de l’utilisation de l’eau dans leurs opérations commerciales, industrielles, minières et de production d’énergie hydroélectrique.

Elle sera composée des Ministères en charge de l’Hydraulique, de l’Energie, des Mines, des Finances, du Budget et de l’Industrie.

Au terme de l’exposé, le conseil a donné son soutien au Ministre et l’a encouragé à travailler à la mise en place d’une commission qui se limitera à évaluer la situation et à faire des recommandations aux Ministres concernés pour prise de décision.

La Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique a fait une communication relative à l’organisation de la 13ème édition des 72Heures du Livre, prévue à Conakry les 23, 24 et 25 Avril 2021.

Elle a informé que sous l’égide de son Département, les 72h du livre 2021 sont couplées à la célébration de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Elles sont portées par la maison d’édition l’Harmattan-Guinée et l’Association Guinée-Culture avec le soutien de l’Ambassade de France, de l’Ambassade d’Espagne, des Nations Unies et bien d’autres partenaires privés.

La Ministre a indiqué que les 72 h du livre impliquent de nombreux représentants d’institutions internationales, du corps diplomatique et consulaire accrédités en Guinée, de nombreux professionnels du livre des pays frères africains et d’autres régions du monde.

En guise de rappel, c’est autour des 72h du livre que la Guinée a organisé avec succès l’autre grand évènement international « Conakry, Capitale Mondiale du livre 2017 ».

Etant donné que les 72h du livre sont devenues un évènement national majeur dont l’organisation engage nécessairement l’Etat, la Ministre a sollicité du Gouvernement un accompagnement financier par le rétablissement de l’allocation d’une subvention.

Pour cette édition 2021, en complément du soutien des partenaires, l’apport de l’Etat pour la prise en charge de certaines rubriques de l’organisation, est sollicité.

Par ailleurs, la Ministre a informé de la volonté du Ministère de la Culture de faire des 72h du livre et d’autres activités phares similaires, le point de départ d’une grande ambition de promotion durable de l’industrie du livre en Guinée, en vue de faire de Conakry, la capitale africaine du livre.

Au terme de l’exposé, le conseil a invité la Ministre à assurer une collaboration étroite entre ses services et l’ANSS en vue de garantir un déroulement de l’évènement dans les conditions strictes de sécurité sanitaire

Le Ministre de la Santé a fait le compte rendu relatif à l’évolution de la riposte à la pandémie de la Covid-19 et de l’épidémie d’Ebola en République de Guinée

AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Conseil a présenté à Monsieur le Président de la République ses condoléances émues suite au décès de Monsieur Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad, décédé au front, dans des conditions tragiques. Il a déploré la perte de cette figure majeure de scène politique africaine et rappelé le rôle important joué par ce dirigeant dans la lutte contre l’expansion de l’intégrisme et du terrorisme sur le continent

Le Ministre de l’Economie et des Finances a informé le conseil du démarrage de la mission virtuelle du FMI en Guinée, dans le cadre de la consultation au titre de l’article 4 des statuts du Fonds. La mission a démarré le 14 avril et se poursuivra jusqu’au 28 avril 2021.

Le Ministre d’Etat des Sports a informé le conseil sur les conditions d’organisation par la Fédération Guinéenne de Football de son congrès électif pour le renouvellement de son instance dirigeante (Comité Exécutif)

Le Ministre Secrétaire General des Affaires Religieuses, a informé le conseil de l’organisation du concours national de récitation et d’interprétation du Saint Coran du 24 Avril au 1er Mai 2021, sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la République.

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale.

Le conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Succession d’Idriss Déby au Tchad: l’opposition dénonce un coup d’État

Après la mort d’Idriss Déby et la mise en place d’un conseil militaire de transition au Tchad, une « charte de la transition » prévoyant l’abrogation de la Constitution a été publiée pendant quelques heures sur le site de la présidence, avant d’être retirée. Des sources proches du CMT expliquent qu’il ne s’agissait pas de la bonne version. Du côté de l’opposition, des représentants des principaux partis se sont réunis mercredi matin et ils dénoncent un coup d’État.

Coup d’État. Le mot est lâché par une trentaine de partis de l’opposition, réunis au lendemain de l’annonce de la mort d’Idriss Déby. Participaient à cette rencontre des petits partis, mais aussi des poids lourds, tels que le parti de l’opposant Saleh Kebzabo, ou des Transformateurs. Ils dénoncent un coup d’État, car, disent-ils, c’est le fils qui succède au père, l’un comme l’autre étant qui plus est des hauts gradés. « Le rôle des militaires est d’assurer la sécurité aux frontières, pas de prendre le pouvoir », expliquait Mahamat Bichara, le porte-parole de cette coalition. « Le Conseil militaire de transition n’est pas là pour confisquer le pouvoir » a tenté de rassurer son président, Mahamat Idriss Déby. Mais cela ne suffit pas à convaincre les opposants qui menacent d’appeler les Tchadiens au soulèvement populaire.

Un coup d’État aussi, car l’Assemblée nationale et la Constitution sont dissoutes, tandis qu’un couvre-feu est instauré. Il passe d’ailleurs de 18h à 20h dans le dernier communiqué du conseil militaire de transition, indique notre correspondante à Ndjamena, Aurélie Bazzara-Kibangula.

L’opposition demande donc une transition civile et l’ouverture d’un dialogue inclusif. Elle craint que Mahamat Idriss Déby, le président du CMT, ne respecte pas la transition de 18 mois et que l’histoire se répète.

« Ce n’est pas le rôle de l’armée de prendre le pouvoir ni de le gérer. Même si on parle de 18 mois, après les gens sont capables de créer une rébellion pour pouvoir prolonger le fils du président qui a presque l’âge que son père avait quand il a pris le pouvoir… Mahamat Idriss Déby qui va faire encore 30 ans au pouvoir. Ce sont nos craintes », explique François Djékombé, président de l’Union sacré de la République.

Éviter que l’histoire ne se répète au Tchad, c’est aussi l’objectif de Succès Masra. Pour le leader des Transformateurs, la transition doit revenir aux civils : « C’est le président de l’Assemblée nationale qui assure l’intérim en cas de vacance de poste et en cas d’empêchement définitif. L’absence de cela, c’est un coup d’État. Ceux qui doivent prendre le pouvoir, dans l’immédiateté, doivent être ces civils-là, mais qui doivent se donner le mandat qui permette que tous les Tchadiens s’assoient pour pouvoir définir ensemble le nouvel État à travers un dialogue. »

Hier soir, les chefs traditionnels se sont exprimés pour la première fois depuis le début de la crise. Ils se disent inquiets des remous que provoque la succession du défunt président Idriss Déby Itno. L’association des chefs traditionnels, qui regroupe toutes les chefferies traditionnelles du pays, appelle les politiques et tous ceux qui aspirent à jouer un rôle dans le processus de succession d’Idriss Déby à se surpasser pour favoriser le dialogue. Leur président, sa majesté Tamita Djidingar, a répondu à notre correspondant Madjiasra Nako.

L’Union des syndicats du Tchad rejoint les critiques de l’opposition. Dans un communiqué, le bureau exécutif de l’UST « rejette que la transition soit assurée par des militaires » et condamne la « confiscation du pouvoir par les armes ». Tout comme les partis d’opposition, l’UST demande une transition civile et l’ouverture d’un dialogue inclusif.

Gounou Vaïma Ganfaré, secrétaire général de l’Union des syndicats du Tchad

Le parti de Déby balaie les accusations

L’accusation de coup d’État est rejetée par Mahamat Zen Bada, secrétaire général du MPS. Il affirme que le président de l’Assemblée nationale ayant refusé d’assurer l’intérim pour raisons de santé, il fallait bien qu’un organe soit mis en place pour organiser la transition jusqu’aux prochaines élections. Il déclare aussi que ce mercredi, le président du conseil militaire a reçu le Cadre national du dialogue politique (instance qui existait déjà auparavant) et qu’une fois les obsèques du président passées, le moment sera venu de former un gouvernement civil de transition.

Mahamat Zen Bada, secrétaire général du MPS

Au MPS, on évoque donc « une opposition totalement à plat qui cherche à se racheter auprès de la population ». Pour le porte-parole du parti, Jean Bernard Padaré, le conseil militaire relève du pragmatisme pour préserver « l’intérêt supérieur de la nation », c’est-à-dire sa sécurité. Il y a aura tout de même une concertation nationale inclusive, promet-il, et des élections dans les 18 prochains mois.

Washington s’abstient de condamner la junte

Les États-Unis ont appelé mercredi à une « transition pacifique et démocratique » vers un gouvernement civil au Tchad après le décès du président Idriss Déby Itno, sans aller jusqu’à condamner la prise du pouvoir par une junte militaire dirigée par son fils.

Interrogé mercredi, Ned Price n’a pas voulu dire s’il considérait qu’il s’agissait d’une entorse à la Constitution tchadienne. « La situation est mouvante, je ne vais pas la caractériser ainsi à ce stade », a-t-il dit à des journalistes. « Nous suivons de très près la situation politique sur place », a-t-il ajouté. « Nous voulons voir une transition pacifique et démocratique du pouvoir vers un gouvernement dirigé par des civils, nous serions préoccupés par toute autre solution », a-t-il insisté.

RFI

Fermeture des cimetières de Kaporo : Cellou Dallein Diallo s’exprime

Le leader du parti de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (l’UFDG) s’est prononcé ce jeudi 22 avril, sur la décision prise par le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, par rapport à la fermeture des cimetières de Kaporo. Il l’a fait savoir sur les ondes de nos confrères de FIM Fm. Cellou Dalein Diallo, a affirmé que cette décision est une déception.

« Nous sommes déçus par une telle décision, les cimetières font l’objet de beaucoup de respect. Mais lorsqu’on sait aussi qu’à Bambéto il y’a un carré réservé aux victimes d’Alpha Condé, est ce que ce n’est pas une tentative de faire disparaître les preuves? Parce qu’aujourd’hui il est en train de solliciter les Nations Unies pour l’aider à authentifier les … ensevelis dans les fausses communes créées au temps du PDG. Mais n’est-il pas en train de faire disparaître les preuves? En tout cas, nous c’est le sentiment qu’on a eu à ce qui concerne ce cimetière de Bambéto », a-t-il affirmé.

Et poursuivre :

« Dans toute société, on a les cimetières (…) je ne vois pas pourquoi sauf si monsieur Alpha Condé veut faire disparaître les preuves, parce que quand- même il y’a près de plus de 200 personnes jeunes abattues pendant les manifestations qui sont ensevelis là. Si maintenant telle est son intention naturellement ça signifie que c’est une entreprise qu’il faut dénoncer et je pense déjà que la CPI a été saisie par rapport à cette velléité de faire disparaître une preuve d’une violation flagrante des droits humains ».

Urgent : Mohamed Latige Camara du Hafia FC est mort

L’actuel joueur du club Hafia FC, Mohamed Latige Camara a rendu l’âme dans la matinée de ce mardi 20 avril.
Il a été l’ancien capitaine du Fello Star de Labé, avant de rejoindre son actuel club, il a été victime d’un malaise lors de la séance d’entrainement au centre technique de Nongo.
La rédaction de Guineediversite adresse ses sincères condoléances à la famille du cuir rond, ainsi que sa famille biologique.
Que son âme repose en paix !

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