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Les origines guinéennes de Michelle Obama…

La première dame des Etats-Unis d’Amérique, Michelle Obama aurait des origines guinéennes. C’est en substance les propos d’un professeur d’Anthologie à l’Université de la Caroline du Sud, Dr. Ken Kelly, au cours d’une conférence de restitution de ses travaux de recherche sur la Guinée qui a lieu dernièrement à Conakry, à la résidence des Etats Unis d’Amérique devant un parterre d’ambassadeurs, d’écrivains d’universitaires et de journalistes établis en guinée.
Michelle Obama serait-elle d’origine guinéenne ? En tout cas, le professeur américain Dr. Ken Kelly n’écarte pas cette hypothèse. « Michelle Obama est une descendante d’esclaves en provenance de la Caroline du Sud. Beaucoup d’esclaves de Caroline du Sud sont venus des côtes guinéennes pour travailler le riz », a fait savoir le chercheur.
Par ailleurs, il ajoute ceci : « Ce n’est pas du tout vérifié mais c’est une hypothèse à vérifier. On ne le sait pas exactement maintenant mais il y a de fortes possibilités que Michelle Obama puisse avoir des origines guinéennes parce que ses ancêtres étaient d’esclaves de la Caroline du Sud ».

Les Papes et nous

Dans le rétroviseur de l’actualité de ces deux derniers mois, des évènements transfrontaliers retiennent on ne peut mieux mon attention C’est à juste raison qu’il me paraît important de positiver et de m’attarder, sur le départ du pape Benoît XVI du Vatican. De l’éthique de ce geste, de ce choix salvateur pour l’humanité. D’ailleurs en annonçant son retrait de son pontificat en raison de son âge. Le pape Benoît XVI a surpris tout le monde, en ces termes : « Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, a dit Benoît XVI, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien »
Une façon d’affirmer qu’un pape (parce qu’il est homme) avait le droit, le devoir, de se retirer s’il sait pertinemment que psychiquement, physiquement, ou spirituellement, il ne peut plus assumer la charge de son ministère.
Une très bonne leçon d’amour, d’humilité, de devoir à méditer dans un continent comme l’Afrique, où, lors de ses différents déplacements en Afrique, il a souvent axé ses discours sur le respect des droits humains, de la richesse spirituelle des peuples. Voyons ! C’est à la sixième année de son pontificat, que Benoît XVI avait fait son deuxième et dernier voyage de souverain pontife en Afrique après le Cameroun et l’Angola A l’époque Benoît XVI a fait un discours mémorable au palais présidentiel. Il me paraît opportun de revenir sur ledit message qui restera dans les annales de l’histoire, car sa puissance et sa pertinence politique, étaient perçues comme une mise en garde à l’adresse des dirigeants de l’Afrique, mais aussi des dirigeants de ce monde..
S’appuyant sur les différentes révoltes en cours dans le monde, le pape a affirmé que « les peuples veulent vivre dignement, se nourrir, être éduqués, soignés»
Encore pour ces dirigeants africains qui exercent le pouvoir d’un autre âge, qui pratiquent l’ostracisme sournois, qui utilisent l’exclusion, la division comme substrat de leurs magistères, les états qui ne sont pas justes et considèrent leurs peuples comme des moutons de panurges, il disait ceci en parlant des peuples, « Ils veulent comprendre les choix politiques et économiques faits en leur nom et quand ils se savent manipulés ils peuvent alors se révolter et c’est légitime ».
Et le pape Benoît XVI de conclure par cet autre appel : « Ne privez pas les peuples d’espérance, ne les amputez pas de leur avenir en mutilant le présent », avant d’inviter les Africains à être « les artisans de la réconciliation » dans les conflits, qui naissent aux quatre coins du continent.
Quant au nouveau, le 266e pape dans l’histoire du catholicisme, d’une église de 1,2 milliard de fidèles, comme Benoît XVI il est également un homme du dialogue interreligieux. il s’appelle François, (76 ans) comme Saint-François d’Assise, qui lui a inspiré son nom de pape et qui en 1219, était allé voir le Sultan de Babylone pour que cesse la guerre entre chrétiens et sarrasins,
Avec le pape émérite Benoît XVI, certes qu’ils ont des tempéraments différents, mais, ce « Saint François d’Assise » de notre époque, apparaît comme le défenseur des plus petits et de la création, en exaltant la force de l’humilité et en redonnant à l’Eglise sa vocation de gardienne de l’homme de la nature et du social. Et s’adressant au monde, il a appelé l’homme à devenir gardien de lui-même, de ses propres sentiments, la haine, l’orgueil, l’envie. « N’ayons pas peur de la bonté et de la tendresse », a-t-il déclaré au monde entier.
L’Afrique est au cœur de ses préoccupations, dans son premier message de Pâques, il a imploré la paix pour le monde entier, au Moyen-Orient comme en Afrique. « Paix pour l’Afrique, encore théâtre de conflits sanglants » Evidemment, c’est une mise en garde solennelle du pape à ce continent miné par d’interminables crises sociopolitiques.
A méditer !

Crash d’un hélico militaire à Monrovia Des questions subsistent

Les guinéens, dans un unanimisme dont eux seuls savent le secret, ont pleuré, prié et enterré leurs compatriotes militaires tués dans un crash d’hélico ou d’avion (on ne sait plus à quel nom s’en tenir exactement) survenu aux larges de Monrovia (Liberia), le 11 février 2013. Mais, au-delà de ce formidable élan de solidarité nationale avec les familles des victimes et passé le deuil observé par toutes les adversités de la nation, ce crash meurtrier, sur lequel les membres du gouvernement avaient été alertés par les régulières et multiples secousses violentes de l’appareil à chaque fois qu’il a pris l’altitude avec eux, engage la responsabilité exclusive de l’état guinéen. Il est également la confirmation tragique et malheureuse des doutes et soupçons avancés par certains officiers sur la fiabilité de l’avion. A partir de là, il urge d’ouvrir une enquête nationale sur la moralité des transactions ayant conduit à l’achat de ce qui n’était finalement qu’un monstrueux tombeau volant. Précédé Des faits qualité emble lever des zones d’ombres sur la monstruosité des transactions liées à l’achat d’un tombeau volant. ——————–

Le chef d’état-major général des armées, le général de division, Souleymane Kèlèfa Diallo et ses 10 compagnons composés d’officiers et sous-officiers ont regagné leur dernière demeure le mercredi 13 février 2013. Sur l’esplanade du palais du peuple où des obsèques nationales ont été organisées à la mémoire des victimes, les guinéens de toutes tendances et de toutes catégories sociales ont tenu à partager les peines des familles des victimes du tombeau volant offert à l’armée guinéenne et prié pour le repos de leur âme. Le président Alpha Condé, lui-même, n’a pu retenir ses larmes ni calmer sa voix dans le discours d’hommage qu’il a rendu à ces 11 militaires dont les cercueils drapés dans le tricolore guinéen étaient exposés en face de l’illustre orateur. Cependant, ni le discours larmoyant du président Alpha Condé, ni le deuil national de trois jours qu’il a décrété, ni la cérémonie grandiose organisée sur l’esplanade du palais en l’honneur des officiers et sous-officiers, ni même l’émotion générale exprimée par les guinéens ne sauraient occulter les vraies questions relatives à l’acquisition de cet appareil qui finalement se révèle humainement trop couteux pour la Guinée. Un cout humain trop au-dessus du supportable pour, comme d’habitude, le faire passer en pertes et profits dans l’immense corbeille de l’oubli national. Sans cette tragédie coupable, on n’aurait même jamais parlé de l’autre aspect couteux de l’appareil, celui des magouilles financières entravant davantage les principes régissant les opérations de l’état. Financièrement couteux ? Selon des indiscrétions, cet hélicoptère militaire a été facturé à 12 millions de dollars us au contribuable guinéen, alors que des vrais avions de trafic de grande capacité sont disponibles à un prix infiniment moindre. Avec ce crash tragique, l’un expliquant l’autre ou l’un soulevant l’autre, les observateurs aujourd’hui sont dans l’obligation de s’appesantir sur les conditions d’acquisition de cet appareil que certains témoignages qualifient de véritable tombeau volant. L’on se souvient que le président Alpha Condé, nouvellement installé dans ses fonctions de chef de l’état, a fait de la réforme de l’armée l’une de ses actions prioritaires. Renverser la tendance, enrayer le désordre qui s’y était installé, instaurer la discipline, maitriser l’effectif, doter l’armée des moyens et équipements modernes de travail etc. étaient entre autres les grands chapitres de cette réforme. Louable programme en soit. Ainsi, en novembre 2011, lors de la célébration de la date anniversaire de la création de l’armée, le nouveau président de la République a procédé à la remise d’un hélicoptère militaire à l’aviation militaire. Ce jour, le président Alpha Condé, dans un discours aux accents euphoriques, a indiqué que certains officiers supérieurs étaient contre l’achat de l’appareil qu’il offrait, que pour ceux-ci l’avion en question n’était pas fiable. ‘’Mais, affirmait-il, ce n’est qu’un début, d’autres mesures vont suivre’’ s’était engagé le président Alpha Condé. Replacé dans le contexte d’aujourd’hui, celui du post-crash, ce discours présidentiel a valeur de révélation. Une révélation qui suscite des questions sinon des doutes sur la moralité de la transaction autour de l’achat de l’appareil. A ce titre, et pour que la vérité jaillisse, il serait important aujourd’hui d’ouvrir une enquête sur les conditions d’acquisition de l’avion militaire. Et les questions que les enquêteurs devraient poser sont multiples. Il serait par exemple intéressant que le président de la République explique pourquoi certains officiers supérieurs étaient hostiles à l’achat de l’avion ? Pourquoi n’ont-ils pas été écoutés ? Quel était l’état et la nature réelle de l’appareil ?
D’autre part, à quel prix l’appareil a-t-il été acheté ? Le montant était-il inscrit au budget du ministère de la défense dans la loi de finances 2011 ? Un appel d’offres ouvert ou restreint a-t-il été lancé ? Au cas contraire, quel réseau a négocié ou acheté l’appareil ? Quelle utilité ou urgence avait de doter l’armée de l’air d’un hélicoptère supplémentaire et à un cout si élevé ?
Pour tous les spécialistes, la Guinée n’étant ni en état de guerre ni menacée, rien ne justifiait cet empressement. Surtout que le pays, totalement enclavé depuis la mort programmée d’air Guinée, a des besoins express en matière de compagnie aérienne. Toutes ces questions et beaucoup d’autres mériteraient d’être posées et répondues. En attendant les résultats de l’examen des boites noires qui nous situeront sur les circonstances et d’autres détails liés à ce tragique crash qui a plongé la Guinée dans le deuil national. Cette nécessaire enquête que les leaders d’opinion devraient exiger du pouvoir public déterminera et situera en amont et en aval les responsabilités dans ce drame national. Beaucoup d’experts accusent directement et parlent carrément de ‘’crime d’état’’ en égrenant la longue liste des alertes observées dans de multiples déplacements de l’avion. A chaque fois que les membres du gouvernement sont montés à bord, ils ont constaté des déséquilibres graves au niveau de l’avion. La dernière alerte date du vendredi (08 février) précédant le lundi (11 février) noir. Ce jour, l’appareil balancé sous l’effet de fortes secousses, sur le trajet Kankan – Conakry, a miraculeusement échappé au crash, donnant des sueurs froides à ses passagers à bord dont un certain Mohamed Said Fofana, qui n’est autre que le Premier ministre guinéen. Le même appareil, toujours avec le même premier ministre et des membres du gouvernement à bord, de retour d’un meeting de mamaya à l’intérieur du pays, a été obligé de débarquer d’urgence ses passagers à Coyah où il a atterrit en catastrophe avant même d’atteindre Conakry. Plusieurs ministres d’une délégation gouvernementale dont celui de l’intérieur, Alhassane Condé, revenant de la zone minière de Zogota (N’Zérékoré) où des affrontements meurtriers avaient opposé militaires et villageois de la localité, s’étaient réfugiés dans le silence et le recueillement individuel sur tout le long du trajet persuadés que l’avion, ballotant dans tous les sens, allait chuter avant d’atteindre Conakry. Nombreuses étaient des personnalités qui se cachaient dès qu’il était question d’effectuer une mission pour éviter ce qui à leurs yeux n’était rien d’autre désormais qu’un tombeau volant. A partir de là, la négligence manifeste des décideurs frise une certaine passivité coupable sinon le crime d’état. Sur tous ces aspects, les guinéens devraient être situés par une enquête tous azimuts susceptibles de déterminer les degrés d’implication dans ce double scandale humain et financier. En tant que président de la République en fonction, le mérite de cette initiative devrait revenir à Alpha Condé. En intégrant qu’un tel drame humain ne saurait être oublié. Car l’indécence collective nationale serait de fermer les yeux et laisser des personnes opportunistes prospérer dans le sang des 11 âmes victimes de leur cupidité. Pour ne pas que ces officiers ne soient sacrifiées à des intérêts égoïstes mesquins, la balle est dans le camp du président Condé. Sinon, le crime d’état sera consommé.

Economie et démocratie pour le carré africain à Washington

Le président Barack Obama, a reçu dernièrement à la fois quatre dirigeants africains à la Maison Blanche. Les présidents sénégalais, sierra-léonais et malawite ainsi que le Premier ministre cap-verdien ont parlé économie, mais ont également témoigné des progrès de la démocratie dans leur pays.
Parlant de ces dirigeants et justifiant le choix des quatre dirigeants africains reçus, le locataire de la maison blanche a dit « qu’Ils illustrent les progrès observés en Afrique. »
Les discussions ont essentiellement porté sur la constitution de nouveaux gouvernements démocratiques et sur la transparence politique. « Aucun continent n’a un potentiel aussi important et un avantage aussi grand que l’Afrique », déclare Barack Obama, dans un communiqué publié après la rencontre.

Vietnam – Guinée : importantes exportations de 300 000 tonnes de riz par an riz

Chaque année, la Guinée profitera d’un important tonnage de riz en provenance du Vietnam. Les deux Etats sont désormais liés par un mémorandum en la matière, paraphé par le ministre vietnamien de l’Industrie et du Commerce, Vu Huy Hoang, et le ministre guinéen du Commerce, Mohamed Dorval Douymbouya.
Par le biais de ce document, le pays émergent asiatique s’est engagé à fournir à la Guinée un total de 300 000 tonnes de riz par an. Ce, d’ici l’an 2015. A noter que le riz fait partie des repas de base en Guinée. C’est donc une source d’approvisionnement non négligeable.

Pour revenir au mémorandum, il reprend les clauses juridiques qui scellent des liens d’achat et de vente stables de riz entre le Vietnam et la Guinée. Il s’agit ainsi d’une avancée majeure vers un partenariat stratégique portant sur la fourniture vivrière dans l’Etat ouest-africain.

De même, cette signature contribuera énormément à la sécurité alimentaire en Guinée. Mais, cette céréale n’est pas le seul bien que le Vietnam peut exporter vers son partenaire ouest-africain.
L’Etat asiatique a le feu vert de Conakry également pour tout ce qui est textile, les chaussures, les cigarettes, les pièces de rechange d’automobiles et de bicyclettes et les produits chimiques. Dans le sens contraire, la Guinée envoie aussi vers le Vietnam des produits miniers, des métaux, de la noix de cajou et du bois. Ce flux sans cesse grandissant au fil de ces dernières années a fait de la Guinée un des principaux partenaires commerciaux du Vietnam en Afrique de l’Ouest et, même, sur l’intégralité du continent noir.

Pour preuve, les échanges commerciaux entre les deux Etats ont atteint la somme de 57 millions de dollars américains en 2012. Toutefois, c’est la partie vietnamienne qui s’arroge la part du lion, avec 40 millions de dollars américains d’exportation.

Zimbabwe : la nouvelle Constitution approuvée massivement

Le texte, soutenu par Robert Mugabe, prévoit de réduire les pouvoirs du président, mais aussi de supprimer le poste de Premier ministre.
Les Zimbabwéens ont approuvé à 94,5 % la nouvelle Constitution, ouvrant la voie à une élection qui devrait opposer le président sortant Robert Mugabe à son rival Morgan Tsvangirai, selon les résultats diffusés mardi par la commission électorale. Le « oui » au texte, soumis samedi à référendum et qui réduit les pouvoirs du président, mais supprime le poste du Premier ministre, l’a emporté avec plus de 3 079 millions de voix, tandis que 179 489 électeurs ont dit « non ».
« Comme la majorité des votes exprimés sont favorables à l’adoption du projet de Constitution, celui-ci est déclaré adopté par le peuple zimbabwéen », a déclaré à la presse Lovemore Sekeramayi, un responsable du dépouillement au sein de la commission électorale (ZEC). Près de six millions d’électeurs pouvaient s’exprimer, et la participation a été légèrement supérieure à la moitié du corps électoral. Le texte avait le soutien affiché du président Robert Mugabe, 89 ans, au pouvoir depuis 33 ans, et de son adversaire et Premier ministre de cohabitation Morgan Tsvangirai.
Pour les deux hommes, le référendum est seulement la première étape avant le difficile cap des élections générales prévues cette année, peut-être en juillet, pour mettre fin au gouvernement d' »union nationale » imposé sous la pression diplomatique en 2009 pour éviter une guerre civile. Le bon déroulement (relatif) de ce référendum a été salué par les États-Unis et les observateurs régionaux de la SADC (sommet de l’Afrique australe).

Coup de Force à Bangui et mise en place d’un gouvernement d’Union Nationale

Le chef de la coalition rebelle Séléka Michel Djotodia, qui s’est autoproclamé président de la Centrafrique après avoir renversé le président François Bozizé, a dit qu’il respecterait les accords de paix de Libreville signés en janvier. « Nous resterons toujours dans l’esprit de Libreville », a-t-il promis, confiant qu’il gardera à son poste l’actuel Premier ministre du gouvernement d’union nationale Nicolas Tiangaye, figure de l’opposition à Bozizé, et qu’il organisera des élections « libres et transparentes d’ici trois ans ».
En substance, Michel Djotodia a maintenu à la tête du gouvernement.  » Nicolas Tiangaye, qui vient de nommer un nouveau gouvernement d’union nationale, composé de membres de la rébellion Seleka, d’anciens opposants et de membres de la société civile. Sur 34 postes, la Seleka dispose de 9 portefeuilles dont quatre des cinq ministères d’Etat tels que les Mines, l’Economie, la Sécurité qui sera tenue par le général Noureldine Adam ; Michel Djotodia, conserve le portefeuille de la Défense.

François Hollande au Maroc sous les auspices du roi Mohammed VI

Le président Hollande vient d’effectuer une visite d’Etat de deux jours sous les auspices du roi Mohammed VI, en présence de 60 patrons français. Au programme : signature d’accords et de contrats, notamment dans le domaine des transports et de l’agroalimentaire
À Rabat, le chef de l’Etat français a salué les « pas décisifs » accomplis par le Maroc vers la démocratie, même si des « attentes » demeurent. Le Maroc accomplit « chaque jour » des « pas décisifs » vers la démocratie et s’affirme comme « un pays de stabilité et de sérénité », a déclaré M. Hollande dans un discours au Parlement. Il a notamment évoqué l’adoption, à l’été 2011, d’une nouvelle Constitution, dans le contexte du Printemps arabe, qui garantit « la tolérance » et « reconnaît le caractère multiple de l’identité marocaine ».
« Je sais aussi, malgré ces progrès, ce que sont encore les attentes des Marocains », a ajouté M. Hollande. « Il y a des impatiences partout (…) mais je sais que vous avez la volonté de faire face et de réaliser ce que vous avez promis aux Marocains », a-t-il estimé.
Selon le président français, « il y a toujours des critiques, des améliorations, c’est votre responsabilité. Et notre devoir, c’est de vous accompagner ».
« Le Maroc maîtrise son propre changement, et ce n’est pas facile », a-t-il poursuivi, en référence aux Printemps arabes « qui sont prometteurs et en même temps porteurs de risques ».
le président français a pu savourer l’ovation debout que lui ont réservé les parlementaires marocains lors du passage de son discours sur le Sahara occidental, ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc mais que revendique les indépendantistes du Polisario.
« La crise au Sahel rend encore plus urgente la nécessité de mettre fin à cette situation », a souligné M. Hollande, et « la France soutient la démarche du secrétaire général des Nations unies pour parvenir à un règlement politique acceptable » sur la base des résolutions de l’ONU, a-t-il dit.
Mais il a surtout réaffirmé le soutien de Paris au plan d’autonomie proposé par Rabat. Ce plan, « présenté en 2007 », « prévoit un statut de large autonomie pour la population » de cette région et, « je le redis ici, c’est une base et sérieuse et crédible en vue d’une solution négociée », a-t-il lancé.
D’ici la résolution de ce conflit, qui entrave le développement de l’Union du Maghreb arabe (UMA), « tout doit être fait pour améliorer les conditions de vie de la population dans cette région », a-t-il noté.
A Rabat, François Hollande s’est également entretenu avec le chef du gouvernement islamiste Abdelilah Benkirane, des chefs d’entreprises français et marocains et des étudiants.
Après la signature mercredi d’une trentaine d’accords et de contrats bilatéraux, pour un montant de 300 millions d’euros, en particulier dans le domaine des transports, M. Hollande a exhorté les patrons français à investir au Maroc, alors que Paris a perdu en 2012 sa place de premier fournisseur.

Nouakchott : Sommet des chefs d’Etat de l’OMVS Le guinéen Kabinet Komara élu au poste de Haut Commissaire de l’OMVS

Le 15ème sommet des chefs d’Etat de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) a été sanctionné par un communiqué indiquant que l’ancien premier ministre guinéen, Kabinet Komara, a été élu Haut Commissaire de l’Organisation en remplacement de Mohamed Salem Ould Merzoug.
Le communiqué indique que la conférence a également élu le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, à la présidence de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de l’OMVS et Makan Aliou Tounkara, ministre malien de l’Energie et de l’Eau, à la présidence en exercice du Conseil des Ministres de l’Organisation. Elle a en outre approuvé des résolutions relatives à la prise en charge de l’aménagement de la route Labé-Tougué-Dinguiraye-Siguiri du SITRAM, à l’électrification de la partie guinéenne du bassin du Fleuve Sénégal. La réunion a donné son feu vert à la transposition du code et de ses règlements d’application dans le droit interne des États, à la recherche de financements pour la réalisation des aménagements structurants et à la prise en charge des travaux complémentaires du Projet Hydroélectrique de Koukoutamba. Ces résolutions portent également sur la définition des critères d’évaluation des bénéfices, coûts et charges des Ouvrages Communs, la délimitation et la mise à disposition de l’OMVS des domaines portuaires du Fleuve Sénégal. Elles ont trait aussi au financement du programme de réhabilitation et de rénovation du Barrage de Diama et de ses ouvrages annexes et accessoires, l’électrification des villages déplacés ou affectés lors de la construction d’ouvrages hydroélectriques. Elles concernent également la première phase du Système Intégré de Transport Multimodal, le développement hydro-agricole dans le Bassin du Fleuve Sénégal et la mise en place du Chantier Naval de Rosso. La Conférence a décidé de tenir sa prochaine réunion à Conakry. Toutefois la date exacte n’a pas été fixée.

Fatoumata Binta Bah : « Ça les plaît de nous voir dans les rues, devant les Mosquées en train de mendier »

Devenue aveugle à l’âge de seize ans, depuis un certain temps, Fatoumata Bah, vice-présidente de l’Association guinéenne pour la promotion des aveugles, chargée des femmes, s’élève contre le ministère de l’Action sociale qui selon elle, ne consentit aucun effort pour la formation et l’insertion des handicapés en général et des aveugles en particulier.

Le regard fixe le verbe clair, Canne blanche en main, c’est à elle que nous dédions notre page invité. 

Pour commencer, qu’est ce que vous reprocher au ministère de l’Action sociale? 
Ça les plaît de nous voir dans les rues, devant les Mosquées en train de mendier. Nous sommes les sacs à emplir de sacrifices disait-elle pour commencer.
Vous avez une école où vous devriez aller vous formez ; de quoi vous plaignez-vous ?
Certes, la formation d’un aveugle commence par l’établissement d’un lieu mais étant donné la mission dévolue à l’école, sans outils pour le transformer, cet aveugle dans cet institut ne sera qu’un simple ornement fut-il un endroit
Le saviez-vous qu’il est arrivé une année où nos jeunes ont fait une année blanche ?
Intéressez-vous à cette école, je vous en prie, car si naître aveugle est difficile, croyez-moi que le devenir à l’âge adulte est encore plus difficile à digérer.
Qu’est-ce qui vous manque au sein du centre Sogué ?
Tout manque là-bas. Le bus de ramassage tombe souvent en panne ; ils disent ne pas avoir d’argent pour acheter le carburant et les manuels de formations sans oublier les tablettes, bref tous les outils de travail manquent totalement à ce centre. L’état ne le dote pas, et les diplômés sans emploi sont laissés sur leur propre compte.
On ne sait même pas la part du budget national que l’état accorde à ces centres de formations pour handicapé. Certains cadres de ce ministère dans le souci de se faire de l’argent vont jusqu’à détourner le prix du carburant pour certains jours de la semaine rendant ainsi impossible la fréquentation régulière des élèves. 
Le 11 novembre 2012 vous avez fait une marche pacifique en direction de la primature, mais votre mouvement a été très vite étouffé à coup de gaz et de ceintures. N’aviez-vous pas peur de refaire l’expérience de ces malheureux incidents ?
Tout d’abord, nos pensées à ces journalistes qui ont fait avec nous les frais des coups que nous avons essuyés. Je pense surtout à certains qui se sont vu retirer leurs dictaphones et leur caméras cassées. En ce qui concerne notre engagement, je vous dirai simplement que l’honneur et le respect résident dans le combat pour la bonne cause ; et cette bonne cause, c’est bien entendu le respect de nos droits. Pour le respect de nos droits, jamais nous ne cesserons de nous battre en tant qu’AGUIPA
Jusqu’où contiez-vous mener ce combat ?
Ma grand-mère disait souvent, « lorsque les yeux du corps se ferment, c’est ceux du cœur qui s’ouvrent. Ce combat, nous le mènerons jusqu’au bout. Nous ne nous battons contre personne, mais simplement pour le respect de nos droits.
Faire en sorte que les aveugles vivent eux aussi épanouis partout où qu’ils se trouvent dans ce pays. Tel est le combat au sein de l’association guinéenne pour la promotion des aveugles AGUIPA et particulièrement, c’est l’affaire de nous les femmes dans cette association.

France :L’ambassade de Guinée annonce le début de l’enrôlement pour les passeports

L’ambassade de la Guinée en France a annoncé dans un communiqué publié ce mardi 20 avril 2021 la date du début de l’enrôlement pour les passeports.

Nous vous proposons ici l’intégralité du communiqué.

Communiqué de l’ambassade de Guinée en France

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