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Transition en Guinée : « je souhaite qu’on donne 3 ans ou 5 ans au maximum à Doumbouyah (…) » Gle Sekouba Konaté

L’ex-chef de la transition de 2010, général Sekouba Konaté a fait savoir chez nos confrères de la radio Espace fm ce matin, sa proposition du nombre de temps de la transition. L’un des hommes forts du CNDD estime qu’il faut donner du temps au colonel Mamady Doumbouyah pour bonne gestion.

À signaler que général Sékouba Konaté réside en France, n’a pas manqué de prodiguer des Sages conseils au nouvel homme fort de la Guinée .

Il ( Sekouba Konaté Ndlr) a invité les Guinéens à accorder au minimum 3 ans ou un maximum de 5 ans à la junte militaire.

 

Sahel: que sait-on de la mort d’al-Sahraoui, chef de l’État islamique au Grand Sahara?

Adnan Abou Walid al-Sahraoui a été tué par une frappe de Barkhane, il y a quelques semaines, selon le président français. L’annonce en a été publiée sobrement sur le compte Twitter d’Emmanuel Macron un peu avant 1h du matin, ce jeudi 16 novembre 2021. Adnan Abou Walid al-Sahraoui et le groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS) avaient été désignés comme ennemi numéro un lors du sommet du G5 Sahel de Pau en janvier 2020.

Depuis le mois de juillet dernier, l’étau se resserrait autour du chef du groupe Etat islamique au grand sahara, Adnan Abou Walid al-Sahraoui, confie une source sécuritaire française. À cette période, deux autres cadres du mouvement avaient déjà été tués et des documents saisis. C’est quasiment dans la même zone que Adnan Abou Walid al-Sahraoui a donc à son tour été abattu fin août. Il venait semble-t-il de quitter les environs de la ville malienne de Ménaka pour la frontière nigérienne.

D’après une source proche de l’Élysée, c’est un raid aérien, sans renfort au sol, qui l’a neutralisé. « Un faisceau de renseignements indiquait la présence d’un haut cadre, poursuit cette source, mais nous n’étions pas sûrs qu’il s’agissait d’Abou Walid. » D’où le délai entre la mort du terroriste et l’annonce officielle. Confirmer son identité a pris des semaines. L’opération menée par des militaires français a, d’après nos informations, également permis de neutraliser plusieurs autres combattants de l’organisation État islamique.

Quel impact pour l’EIGS ?

Sa mort est un coup dur pour ses troupes qui opèrent dans la zone dite des « trois frontières » – Mali, Burkina Faso, Niger. Un coup dur qui néanmoins ne signifie pas la fin des opérations jihadistes. Les combattants de l’État islamique sont de plus en plus formés à agir en petits groupes autonomes. Et contrairement au second groupe jihadiste dirigé par Iyad Ag Ghali, le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), qui a fait du Mali sa base, l’État islamique étend ses tentacules au Niger et au Burkina Faso voisins afin de ne plus trop dépendre du Mali où sont concentrées de nombreuses forces étrangères.

L’opération Solstice en juin dernier avait déjà neutralisé plusieurs cadres, comme Rhissa al-Sahraoui ou encore Ikarey. Pour autant les attaques se poursuivent dans la zone des « trois frontières » et notamment dans le Tillabéri nigérien. La dernière a eu lieu ce week-end, alors même que le président du Niger était en visite dans cette région.

Qui était Adnan Abou Walid al-Sahraoui ?

Adnan Abou Walid al-Sahraoui est né dans les années 1970. On le retrouve dans les années 1990 en Algérie comme étudiant et militant du mouvement indépendantiste, le Polisario.

RFI l’avait rencontré en 2012 près de Gao lors de l’occupation du septentrion malien par les jihadistes. Regard d’enfant, talkie-walkie en main, il ne cachait pas que contrairement à d’autres groupes jihadistes du Nord, son ambition était d’étendre son mouvement dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Il s’est ensuite rapidement imposé comme le chef de l’organisation de l’État islamique au Grand Sahara dans la zone des trois frontières. Sa stratégie : la violence, les atrocités et l’implantation de cellules jihadistes surtout au Niger et au Burkina Faso pour ne pas dépendre que de ses bases maliennes.

La bête noire des Occidentaux

L’homme de taille moyenne, avec une voix plutôt fluette, est connu pour diriger lui-même ses troupes lors d’attaques. C’est ce qu’il a fait par exemple en 2017, deux ans après avoir créé l’État islamique en menant la meurtrière embuscade de Tongo au Niger contre les troupes américaines et nigériennes. Le 9 août 2020, encore au Niger il avait personnellement ordonné l’assassinat de six travailleurs humanitaires français.

Dans le curriculum d’Abou Walid, il lui faut également noter le rapt de plusieurs otages dont des Occidentaux.

Dans le haut de la liste des ennemis de la force Barkhane, il ne reste désormais plus qu’un nom : Iyad Ag Ghali, chef du GSIM, le Groupe de soutient à l’islam et aux musulmans.

Une annonce qui intervient à un moment particulier

Le timing de cette annonce des autorités françaises étonne. Elle intervient alors que la rumeur d’un contrat entre le Mali et société de mercenaires russes Wagner, court. Rien à voir assure l’Élysée : « Ce n’est pas le genre d’informations avec lesquelles nous faisons des coups de théâtre. »

RFI

« Les artistes souffrent (…) c’est ce qu’il fallait dire au colonel Mamady Doumbouyah (…) » Mamadou Thug

L’artiste comédien Mamadou Thug s’est exprimé à l’occasion de la concertation nationale initiée par le président de la junte militaire au palais du peuple ce mercredi 16 septembre.

Au sortir de la salle, le comédien a fait savoir la frustration de l’Association des Troupes Artistiques de Guinée (ATAG).

Pour le responsable de la communication de l’Union Nationale des musiciens de Guinée, il fallait oser dire à Mamady Doumbouyah que ‘’les artistes souffrent, si j’avais pris la parole ce que j’aurais dit  » au président du CNRD;

«On était censé faire comprendre au colonel Mamady Doumbouyah qu’aujourd’hui les artistes souffrent. Il a demandé dans son discours que tout le monde reprend le travail, mais que les artistes ne reprennent pas le travail jusqu’à présent, donc il était important de veiller à çà et de lever l’état d’urgence sanitaire en exigeant aux artistes partout où ils sont de respecter les gestes barrières. Emmener les gens vers la vaccination afin qu’on puisse stopper cette pandémie. »

Poursuivant l’humoriste à souligner que les attentes du président du CNRD à l’égard des artistes sont très simples.

« Il ( Mamady Doumbouyah Ndlr) attend que tous les artistes appels à l’unité, qu’on sache respecter notre devise Travaille, Justice, Solidarité, quand nous le réussissons ensemble nous pouvons revêtir une Nouvelle-Guinée », a-t-il souligné.

Dansa Kourouma: « Nous volons une transition rationnelle et qui ne doit pas être précipitée » 


Au Cours des échanges de la concertation nationale entre la junte et la société civile guinéenne, le président du Conseil national de la société civile guinéenne, n’a tardé à afficher son espoir suite à cette première rencontre.
Il ira jusqu’à dire, que « c’est un sentiment d’espoir, de responsabilité d’abord, parce que nous devons affirmer notre volonté de poser les bases d’une véritable démocratie et d’un État de droit et qui doit déboucher inéluctablement à la mise en place d’institutions fortes issues d’élection, transparente, libre et équitable ».
Loin , Dansa Kourouma n’a pas caché son sentiment de bien faire cette transition, même si le temps nest pas encore défini.

« Nous voulons une transition rationnelle, rationnelle qui ne doit pas être précipitée;elle ne doit pas être aussi très longue. Une transition précipitée nous risquons de rater les fondamentaux et une transition trop longue les militaires s’installent (…).
En fin nous avons transmis un document de proposition et ce n’est pas un document qui narre le passé mais c’est un document qui balise les principes et les valeurs sur lequel la transition doit reposer pour reprendre aux attentes légitime du peuple de Guinée ».
Pour l’heure la concertation nationale se poursuit au palais du peuple dans la salle du parlement de Guinée.

Morciré Camara

GUINÉE : « La transition peut se faire en deux phases » selon Abdoul Sacko

Le président du Comité National pour le Rassemblement et le développement a reçu ce mercredi les acteurs de la société civile guinéenne. Mamady Doumbouyah s’est concerté ce matin avec les acteurs de la société civile à huis clos , comme les précédents hier mardi 14 septembre 2021.
Plusieurs acteurs de la société civile guinéenne ont répondu à l’appel de l’homme fort du pays.
Objectif , faire des propositions pour la bonne marche de la transition dans l’intérêt du peuple.
Abdoul Sacko coordinateur de la synergie Sincère et en même temps le coordinateur du réseau COJELPAID, s’est exprimé à sa sortie des échanges avec le CNRD en ces Termes :

« Nous avons rencontré les nouvelles autorités qui nous ont déclinées par les discours et en tirant les leçons de quelques actions qui se sont passé. Leurs volonté aujourd’hui à rassembler les guinéens autour de la refondation totale de notre société, mais qui va prendre en compte les différentes aspirations socioprofessionnelles du pays. Nous avons rencontrés des autorités qui ont mis en exergue les divisions au sein de la société civile, mais qui en soit ne doit pas être perçu comme un mal en soit. Ils nous ont invités à nous impliquer davantage à accompagner la transition et de l’autre côté nous estimons que la société civile doit prendre de la responsabilité à ne s’inscrire dans une logique de la démagogie. (…)
Nous avons pensé que la transition peut se faire en deux phases , la première phase , la phase de la refondation et la deuxième phase , la mise en place des institutions fortes , après des réformes douloureuses , courageuses et impopulaires même s’il faut (…) ».


Les échanges se sont poursuivis avec d’autres groupes de la société civile, qui n’ont été reçu, par faute du nombre pléthorique des acteurs.

Morciré Camara

Urgent: Souleymane Thianguel BAH tourne la page politique

C’est une annonce plus que surprenante que l’ancien responsable de la communication de l’UFDG vient de faire ce mercredi 16 juin 2021. 

Souleymane Thianguel BAH annonce avoir « tourné la page politique » en Guinée. il l’a dit chez nos confrères de FIM FM où il était invité chez matin. 

Cette annonce intervient quelques jours après son retour d’éxil en France où il a passé 5 ans. Lire: Fin de l’exil pour Souleymane Thianguel BAH

Guineediversite

 

CAF: La Sierra Leone s’impose sur le Bénin

La dernière journée des éliminatoires de la CAN Cameroun 2021 se jouait au stade Général Lansana Conté de Nongo ce mardi 15 juin entre la Sierra Leone et le Bénin. Un match qui a été délocalisé par la CAF. La Sierra Leone s’est imposé 1 buts à zéro contre le Bénin.

Au lancement de cette rencontre c’est le Bénin qui avait son ticket de qualification en main, au cour du jeu la Sierra Leone qui crée la sensation et dominant l’adversaire dans l’entre jeu et finit par obtenir un penalty qui sera transformé par Kei Kamara.

Les Béninois sont restés transparents dans cette première partie . Sur c’est avantage de la Sierra Leone l’arbitre Tunisien renvoie les deux équipes à la pause .

Au retour des vestiaires, il n’y a pas grand chose sauf quelques occasions loupées départ et d’autres. Les Lionais ont tenuent le coup jusqu’à le coup de sifflet final de cette rencontre.

La Sierra Leone est dernière nation qualifiée dans cette coupe Afrique des nations Cameroun 2021.

Ibrahima Fatimatou Bah

Fin de l’exil pour Souleymane Thianguel BAH

Souleymane Thianguel BAH est à Conakry depuis ce lundi nuit 07 juin 2021. Guineediversite à pu confirmer l’information par une source très proche.

Ce cadre de l’UFDG vivait en France depuis 2016 où il s’était exilé pour échapper à une justice qui l’a condamné à perpétuité dans une affaire d’assassinat qu’il conteste.

Selon nos informations, Souleymane Bah aurait reçu toutes les assurances de la part du pouvoir en place concernant sa sécurité.

Maintenant, il reste à savoir s’il va rester à l’UFDG le principal parti d’opposition ou bien s’il va rejoindre le régime en place.

Comme le dise les anglais, Wait and see!

Tournoi UFOA U15: La Guinée s’impose à domicile devant le Liberia

La Guinée recevait son voisin Libérien au compte de la première affiche du tournoi zone Ouest A U15 du groupe 2 ce vendredi 21 mai au stade Général Lansana Conté de Nongo.Les poussins Guinéens gagnent contre les voisins Libériens (5-3)

Le duel entre les voisins a été bien ressenti par les deux pays. Mamadou Bah dans une action collective ouvre le score à la 14e minutes pour la Guinée. La joie des joueurs Guinéens n’a duré que quelques secondes, à la 15e minutes Freeman Jonathan égalise pour les Liberiens. Dans les toutes dernières minutes de la première mi-temps Sidibé Abdoulaye permet la Guinée de prendre l’avantage.

Dans la seconde partie, les visiteurs sont revenus sur le score dans un coup franc majestueux de Mosees Saah à la 37e minutes. Mamadou Bah signe un doublé à la 47e puis un triplé à la 54e minutes. Mosees Saah récidive un coup franc de 24 mètres qui trompe le gardien Guinéen a la 57e minutes. Sidibé Abdoulaye inscrit son doublé sur coup de tête bien placé sur le poteau et fini au fond des filets à la 62e minutes.

La Guinée à réussi très bien l’entrée en matière dans ce tournoi du groupe 2 et jouera contre les poussins Maliens ce samedi 22 mai à 17 h00. Le Libéria doit se relancer demain à 15 h00 contre la Sierra Leone.

Ibrahima Fatimatou BAH

Sommet de de Paris: Alpha Condé parmi les grands absents

Ce mardi 18 mai se tient à Paris un sommet consacré au financement des économies africaines et à l’épineuse question de la dette. La pandémie de Covid-19 a plongé l’an dernier le continent dans une récession sans précédent. Les pays africains ont besoin de financer leur relance, mais contrairement aux grandes puissances, ils n’ont pas les mêmes capacités. Le sommet de Paris doit notamment examiner les décisions prises par la communauté internationale à propos d’une réallocation de DTS, les fameux droits de tirage

Pour éviter que l’Afrique meurt de ne plus pouvoir emprunter, les pays riches, la France en tête, se penchent aujourd’hui avec leurs partenaires du continent sur les mécanismes devant permettre aux États d’Afrique de financer leur relance post-Covid-19 sans accroître le fardeau de la dette.

Le sommet doit confirmer une dynamique impulsée l’an dernier par les pays du G7 et du G20. Le président français, Emmanuel Macron, fut l’un des premiers à se mobiliser. « Dès les débuts de la pandémie, il était convaincu que le choc économique serait durable et profond pour les économies africaines qui ne disposent pas, contrairement aux États-Unis, à la Chine ou l’Europe, d’une banque centrale capable de financer des plans de relance pesant des centaines ou des milliers de milliards de dollars », explique un conseiller à l’Élysée. De fait, le FMI estime dans sa dernière note de conjoncture que l’Afrique connaîtra la reprise économique la plus faible en 2021, comparé aux autres zones géographiques. Il s’agit donc « d’aller plus loin que le simple soutien aux économies africaines, en posant les bases d’une croissance pérenne. Mais une croissance qui ne repose pas sur un nouvel endettement des pays », poursuit l’une des conseillers du président français.

 

Depuis plusieurs mois, les quatre envoyés spéciaux désignés par l’Union africaine, Tidjane Thiam, Donald Kaberuka, Ngozi Okonjo Iweala et Trevor Manuel, travaillent d’arrache-pied avec l’Élysée, mais aussi le FMI, la Banque mondiale, les États-Unis et la Chine pour mettre sur pied des solutions innovantes. Plusieurs pays africains se sont aussi fermement engagés dans ce travail, au premier rang desquels figure le Sénégal et son ministre de l’Économie et des finances, Amadou Hott.

Au total dix-huit chefs d’État et de gouvernement seront présent à Paris. Citons l’Angolais Joao Lourenço, le président en exercice de l’Union africaine et président de la RDC, Félix Tshisekedi, le Mozambicain Felipe Nyusi, le Rwandais Paul Kagame et les habitués du palais de l’Élysée que sont Alassane Ouattara et Macky Sall, les présidents de Côte d’Ivoire et du Sénégal. Washington sera représenté par la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, qui participera en visio-conférence, de même que la Chine, et le Kenya. Côté institutions, l’armada européenne sera emmenée par la présidente de sa commission, Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel. Le FMI sera représenté par sa directrice générale, la Bulgare Kristalina Gueorguieva, et la Banque mondiale par le directeur général de sa branche privée – l’IFC- le Sénégalais Makhtar Diop. Le président David Malpass assistera aux débats en visio-conférence.

Parmi les grands absents, on peut noter  celle d’Alpha Condé le président guinéen qui a vu son invitation annulé à la dernière minute par l’Elysée.

En réponse au communiqué du ministère de la Justice garde de seaux

Le chargé de communication du ministère de la Justice a publié, le mercredi 12 mai 2021, un communiqué qui s’apparente à une réplique à la sortie des avocats de la défense des détenus politiques et d’autres observateurs. On peut tout simplement en déduire dans ce communiqué, une volonté du chargé de communication de redorer l’image de l’Institution judiciaire ternie en raison de l’immixtion assumée du pouvoir politique dans son fonctionnement.

Il a manqué l’occasion de s’abstenir par ce qu’aucun argument ne peut permettre, en effet, à un membre du Gouvernement, fut-il le porte-parole de ce Gouvernement, de communiquer sur un dossier judiciaire.

Monsieur le chargé de communication du ministère de la Justice doit savoir qu’être communicant ne fait pas de lui, un juriste spécialiste des questions de procédure pénale.

Le ministre de la Justice au nom duquel il communique et qui est reconnu être un bon avocat pénaliste selon certains de ses confrères, lui-même sait qu’il s’est tout simplement fourvoyé. C’est une communication totalement ratée du début à la fin.

Il faut laisser à Sidy Souleymane N’Diaye procureur du troisième mandat de communiquer sur cette affaire concernant les détenus politiques surtout qu’il aime passer à la télévision avec ses costumes à carreaux.

Ibrahima DIALLO

Responsable des Opérations du FNDC

« Tibou Camara a-t-il oublié qu’il avait lui-même appelé les Guinéens à l’insurrection populaire contre Alpha Condé »

Depuis quelques jours, le régime impopulaire, autoritaire, dictatorial et tueur d’enfants d’Alpha Condé semble avoir opté pour la stratégie de la communication à tous azimuts.

La nomination de l’écrivassier Tibou Kamara, auteur de “Alpha Condé est un danger pour la Guinée et une menace pour la Sous-région ” semble y être pour quelque chose. Ce dernier ne manque aucune opportunité pour exister et même dépasser son prédécesseur. Ce qu’il semble oublier, c’est que la crédibilité d’un message dépend non seulement de son contenu mais aussi de celui qui le porte. Tibou Kamara et ses soutiens sont les seuls qui feignent d’ignorer qu’il a perdu toute crédibilité à cause de son  compagnonnage et ses accointances avec tous les régimes impopulaires en Guinée. Le papillonnage entre différents bords politiques lui a enlevé toute considération au sein de l’opinion au point que quand il parle, personne ne l’écoute et ceux qui s’infligent la douleur et le supplice de l’écouter le font avec dédain et mépris.  Il pense que la magie des mots suffit à effacer des réalités qui crèvent les yeux.

Quand Tibou Kamara écrit que ” le gouvernement est déterminé à mettre fin aux actions politiques et sociales insurrectionnelles”, a-t-il oublié qu’il avait lui-même appelé les Guinéens à l’insurrection populaire contre Alpha Condé comme le rappelait récemment Amadou Damaro Camara ? Le régime de Alpha Condé reproche à la communauté internationale, aux pays de démocratie et des droits de l’homme, aux organisations internationales de défense des droits de l’homme de fonder leurs prises de position sur des sources unilatérales c’est-à-dire celles des militants et responsables pro démocratie. Seul un régime irresponsable peut tenir pareil raisonnement. Si Alpha Condé et ses serviteurs prenaient des dispositions pour élucider les crimes perpétrés par les forces de l’ordre en traduisant leurs auteurs devant les tribunaux, aucun gouvernement étranger, aucune organisation internationale ne se serait intéressée à ces dossiers. Mais la communauté internationale est consciente aujourd’hui que tous ces crimes ont été et continuent d’être commis au nom et pour le compte de Alpha Condé afin de lui permettre de conserver le pouvoir. Il n’est pas exagéré de dire qu’il en est le commanditaire et que, par voie de conséquence, il ne fera rien pour les élucider. Depuis quand on n’a vu un criminel diligenter une enquête sur son propre crime, à moins qu’il ne s’agisse de mettre les enquêteurs sur une fausse piste ?

C’est au regard de ce constat que certaines puissances étrangères et organisations internationales ont décidé de ne pas abandonner les Guinéens à leur triste sort. Dans sa phraséologie démagogique habituelle,  Tibou Camara affirme que ” Monsieur le Président de la République, son excellence Professeur Alpha Condé a un passé politique et une éthique personnelle qui l’engage à défendre et à promouvoir les droits humains et à toujours militer pour la démocratie. Dans le respect de la souveraineté nationale et en tenant compte des aspirations profondes de son peuple.” Le sieur Tibou Kamara peut-il imaginer les éclats de rire que des discours aussi dithyrambiques peuvent provoquer dans les pays sérieux ? Assurément non. Ce type de discours n’est consommable que par des gens qui refusent de faire preuve d’esprit critique. Parlant de passé politique de Alpha Condé,  Tibou Kamara a-t-il oublié qu’il avait déjà écrit que “Alpha Condé n’a pas que déçu les Guinéens et trahi son combat, il est coupable d’un reniement grave que les Guinéens reprouvent et que Dieu ne lui pardonne pas” ? De quel passé de Alpha Condé parle-t-il alors ?

Tibou Kamara se moque tellement des Guinéens qu’il croit pouvoir par la seule multiplication de compte-rendus ou de tribunes truffés de mensonges et outrageusement mielleux effacer la réalité des crimes subis par les Guinéens et dont toute la communauté internationale est le témoin. Pense-t-il pouvoir effacer le doute des Guinéens et des amis de la Guinée quant à la volonté de Alpha Condé de faire la lumière sur les violences d’État depuis dix ans ?

À lire et à écouter Tibou Kamara, on se demande où il puise cette ” force” qui lui permet de n’éprouver aucune gêne, aucun scrupule dans la défense de certaines positions.  C’est cette absence de gêne et de scrupule qui lui permet aujourd’hui d’occuper la fonction de porte-parole d’un homme,  d’un gouvernement, d’un régime qu’il n’a cessé de clouer au pilori. Il devrait se dire aujourd’hui qu’il est le moins bien placé pour assumer cette fonction. Encore moins que Aboubacar Sylla. Mais là où il n’y a pas de gêne ou de scrupule, il n’y a pas de morale.

SEKOU KOUNDOUNO responsable des stratégies et planification du FNDC / Membre Balai Citoyen / Membre AFRIKKI

 

Libération des détenus: Les précisions du ministère de la justice sur le communiqué du gouvernement

Dans un communiqué publié sur les antennes de la télévision nationale le vendredi 7 mai 2021, le Gouvernement de la République de Guinée, par la voix de son porte-parole, s’est réjoui de constater des avancées majeures enregistrées dans l’instruction de certaines procédures judiciaires en cours devant les tribunaux.

Par le même communiqué, le Gouvernement a invité le Ministère de la Justice de tout mettre en œuvre pour que ces procédures aboutissent à un procès juste et équitable, et cela,  dans le strict respect du principe de la présomption d’innocence et de l’indépendance de la Justice.

Suite à ce communiqué, le Ministère de la Justice a été surpris de voir dans certains articles de presse, des réactions faisant état d’une prétendue mainmise de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire au motif que toutes ces informations devraient être données par le procureur de la république, au lieu du Porte-parole du Gouvernement.

Dans le même ordre d’idée, ces commentateurs estiment que cette communication du gouvernement viserait à donner une crédibilité à ces procédures auprès de l’opinion, alors que, selon eux, les règles du jeu auraient été faussées dès le départ.

Face à ses critiques manifestement infondées, le Ministère de la Justice précise que toutes les informations fournies par le Porte-parole du Gouvernement ont été données par le Procureur de la République au Ministère de la Justice et transmises au Gouvernement par  son entremise.

Mieux, aucune règle de droit ne s’oppose à ce que le Porte-parole du Gouvernement porte à la connaissance du public de telles informations ne comportant aucune appréciation sur le bien-fondé des charges retenues contre les personnes mises en cause.

En tout état de cause, cette communication loin d’être une immixtion de l’exécutif dans les affaires judiciaires, relève plutôt du devoir d’information du Gouvernement à l’endroit des citoyens.

C’est le lieu de saluer les efforts du Porte-parole du Gouvernement ainsi que les innovations s’inscrivant dans la dynamique de l’amélioration de la qualité de la communication gouvernementale portant sur les sujets d’actualité nationale.

Fait à Conakry le 11 Mai 2021

Conseiller Chargé de la Communication

Sékou KEITA

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