Accueil Blog Page 79

Guinée: la Céni annonce la tenue d’élections législatives en novembre

En Guinée, la Commission électorale nationale indépendante a annoncé la tenue d’élections législatives en novembre. Le mandat des députés ayant expiré depuis le 19 janvier dernier, ce scrutin va se tenir avec un an de retard. Mais le timing s’annonce serré pour la Céni si elle veut appliquer les recommandations énoncées par un audit récent du fichier électoral.

Les membres de la Céni en sont convaincus, il est techniquement possible d’organiser les élections législatives en novembre. La Céni assure vouloir appliquer les recommandations d’un récent audit du fichier électoral, qui fait état de plusieurs failles.

Me Salif Kebe, président de la Céni, assure par exemple que des mesures seront prises pour éliminer les quelque 25% d’électeurs fictifs que comprend le fichier. « Il faut que chaque Guinéen soit seul et unique dans la base de données, explique-t-il. Il s’est trouvé qu’il y en a un certain nombre qui n’ont pas d’empreinte digitale ou qui ont des problèmes sur leur identité. Il a donc été demandé de toucher tous les électeurs guinéens lors de la révision qui est à venir avant de consolider le fichier électoral ».

La Céni affirme avoir identifié un logiciel utile pour mener cette refonte du fichier électoral. Mais l’appel d’offres n’a pas encore été lancé. Dans l’opposition, on souhaiterait être associée au processus électoral.

« L’opposition tient à être associée à toutes ces étapes-là, affirme Mamadou Tall, le directeur de cabinet de Sydia Touré, le président de l’Union des forces républicaines. Sept mois, cela me paraît limite dans la mesure où il y a un certain nombre de préalables : il faut démarrer la révision elle-même qui prendre certainement beaucoup de temps, et ensuite tirer les conséquences de cette révision ».

Autre inconnue, le coût de ce scrutin. La Céni n’a à ce stade pas encore établi de manière concrète le budget nécessaire à l’organisation de ces élections, a expliqué Me Salif Kébé.

RFI

Visite officielle : Le Président de la Sierra Leone est à Conakry

 

Conakry, 6 mai 2019 – Le Président de la République de Sierra Leone, son Excellence Julius Maada Bio, est arrivé a Conakry ce lundi, 6 mai 2019 pour une visite de travail et d’amitié de 48 heures. Cette deuxième visite du Président léonais depuis son élection à la magistrature suprême de son pays, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération et d’amitié entre la Guinée et ce pays voisin.

C’est à 14 heures 25 minutes que l’avion présidentiel a atterri à l’aéroport international de Conakry-Gbessia où le Président Julius Maada Bio a été accueilli par son frère et ami, le Président Alpha Condé devant tous les corps constitués.

Après l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, les Présidents Alpha Condé et Julius Maada Bio ont salué la communauté léonaise fortement mobilisée pour la circonstance.

De là, le Président Alpha Condé et son hôte de marque se sont rendus à Sheraton Grand Hôtel où ils ont eu un premier tête-à-tête suivi d’un second dans une atmosphère de cordialité.

Le Président Léonais regagnera Freetown demain 7 mai dans la matinée.

 

Le Bureau de Presse de la Présidence

Algérie: le frère de Bouteflika et deux ex-patrons du renseignement incarcérés

En Algérie, Saïd Bouteflika, petit frère de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, a été placé en détention par un juge militaire ce dimanche 5 mai. Deux anciens chefs des services du renseignement arrêtés en même temps que lui samedi ont également été incarcérés.

Les images ont été diffusées par la télévision publique dans l’après-midi. Saïd Bouteflika, le frère de l’ancien président, Mohamed Médiene, l’ancien chef des services de renseignement, et Athmane Tartag, celui qui l’a remplacé jusqu’au départ d’Abdelaziz Bouteflika. Tous les trois accompagnés d’hommes aux visages floutés, montant les marches du tribunal militaire.

Un juge d’instruction militaire a ordonné le placement en détention provisoire des trois hommes. « Pour les besoins de l’enquête, le procureur militaire (…) a chargé un juge d’instruction militaire d’entamer la procédure d’instruction, et après mise en inculpation, ce dernier a rendu des mandats de placement en détention provisoire à l’encontre des trois prévenus », est-il précisé dans le communiqué du parquet militaire.

Ils sont accusés d’« atteinte à l’autorité de l’armée et complot contre l’autorité de l’État ». Des chefs d’inculpations similaires aux critiques exprimées par le chef d’état major Ahmed Gaid Salah, pendant ses discours des dernières semaines, ce qui confirme qu’il s’agit d’une nouvelle étape dans la stratégie du nouvel homme fort de l’Algérie. Selon le code de justice militaire, les trois hommes qui étaient parmi les plus puissants du pays, risquent de 5 années de prison à la réclusion à perpétuité.

L’incarcération de ces trois ex-dignitaires du régime intervient deux jours après le 11e vendredi de manifestations massives contre le pouvoir lors desquelles les Algériens réclament le départ de toutes les figures du système.

Saïd Bouteflika, 61 ans, était considéré comme le véritable numéro 1 de l’exécutif algérien après l’accident vasculaire cérébral de l’ancien chef de l’État en 2013. Il a conseillé son frère pendant 10 ans. À ce titre, il est l’une des figures honnies des manifestants.

RFI

Niger: au moins 55 morts après l’explosion d’un camion-citerne dans le quartier de l’aéroport de Niamey

Les victimes tentaient de siphonner l’essence lorsque le camion a explosé la nuit dernière. On dénombre également une trentaine de blessés évacués à l’hôpital.

Bénin: important dispositif policier pour assurer le retour du calme à Cotonou

Au Bénin, le calme semble revenu à Cadjéhoun de Cotonou. C’est dans ce quartier qu’ont eu lieu des affrontements entre manifestants de l’opposition et les forces de l’ordre, causant au moins deux morts. C’est aussi là que réside l’ancien président Thomas Boni Yayi. Des rumeurs de son arrestation qui avaient déclenché les violences. Depuis, les forces de l’ordre quadrillent la zone et empêchent le passage de véhicules. La quiétude est de retour, mais les riverains font malgré tout preuve de prudence.

Sur près de 300 mètres, la grande avenue qui traverse le quartier Cadjéhoun est barrée par les véhicules des forces de l’ordre. Aucun véhicule motorisé n’y est autorisé, seuls les piétons peuvent emprunter la rue.

Présence policière appréciée

Ce dimanche, le quartier est très paisible. Les abords de l’avenue sont désertés. Pour cet électricien en bâtiment, la présence de la policeest appréciée : « C’est calme. Ils sont là, c’est bon. Ils sont là pour les gens qui vont faire du désordre. Il y a la paix, il n’y a plus de problèmes. Tout le monde est calme. »

Un peu trop calme peut-être. C’est l’avis de Ricardo, un jeune apprenti coiffeur, dont l’activité est très impactée par cette quiétude. D’après lui, tout le monde préfère rester à la maison : « Tout est calme, même les affaires ne tournent plus bien. Même au bord de la voie, vous allez voir que presque tout le monde a fermé. Ce n’est pas comme ça d’habitude. Souvent le dimanche, il y a plus de monde dehors, les passants passent. Dans notre travail, on a plus de clients. Moi, je ne veux pas bouger même si j’ai faim, je reste. Je ne sors pas. »

« Tout va bien »

« Tout va bien », c’est ce que les riverains ne cessent de répéter. Mais ils confient tout de même rester sur le qui-vive, et attendent de voir comment réagiront les opposants à l’installation d’ici le 15 mai de la nouvelle Assemblée nationale.

RFI

Massacre d’Ogossagou au Mali: un possible crime contre l’humanité, selon l’ONU

Au Mali, la Mission des Nations unies a rendu ses conclusions préliminaires sur le massacre d’Ogossagou, du nom d’un village du centre du pays à une vingtaine de km de la ville de Bankass. Ce village a été attaqué le 23 mars dernier, au moins 157 personnes, toutes de la communauté peules, avaient été tuées. L’ONU parle aujourd’hui d’attaque « planifiée, organisée et coordonnée ».

« Au terme de l’enquête, la Minusma est en mesure de conclure que le samedi 23 mars 2019, aux alentours de 5h du matin, un groupe composé d’au moins une centaine d’hommes armés, identifiés comme des chasseurs traditionnels (dozos) et accompagnés par une dizaine d’hommes en tenue militaire et d’autres en tenue civile, a mené une attaque planifiée, organisée et coordonnée sur la partie peule du village d’Ogossagou », a déclaré la Mission dans un communiqué de presse paru hier.

Ce constat fait suite à une enquête de la Mission des Nations unies au Mali
qui s’est rendue sur place du 25 au 29 mars, juste après les faits donc. Les enquêteurs ont localisé et confirmé l’existence d’au moins trois fosses communes,
contenant au moins 150 corps au total.

Hommes, femmes, enfants, personne n’a été épargné le 23 mars dans ce village,  note le rapport d’enquête préliminaire de l’ONU. La majorité a été tuée par balles, 220 cases ont été aussi incendiées.

Le texte précise aussi que les assaillants étaient au moins une centaine, des chasseurs traditionnels essentiellement, mais aussi une dizaine d’hommes en tenue militaire et d’autres en tenue civile.

Pour l’organisation onusienne, ce qui s’est passé à Ogossagou était « planifié, organisé et coordonné ». Ces exactions pourraient donc être qualifiées de crimes contre l’humanité à condition de pouvoir démontrer qu’elles s’inscrivent « dans un contexte d’attaque systématique et généralisée contre les civils ».

Or l’ONU note déjà que l’incident n’est pas isolé et qu’il s’inscrit dans un climat d’impunité totale à l’égard des groupes d’auto-défense communautaire qui agissent au moyen d’armes de guerre.

La justice, c’est la priorité, assure le chef de la mission onusienne au Mali : « La chaîne judiciaire doit se déclencher rapidement et efficacement », insiste Mahamat Saleh Annadif. Un voeu déjà maintes fois formulé mais en vain.

RFI

Le printemps de la presse éthiopienne

La Journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée ce 3 mai par l’Unesco pour la 26e année. Le thème 2019 : « Médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation ». Des événements ont lieu dans différents endroits du monde mais la capitale de la liberté médiatique, ce vendredi, est en Afrique. Addis-Abeba accueille en effet les cérémonies et conférences jeudi et vendredi.

L’Éthiopie est un pays en plein changement depuis l’arrivée d’Abiy Ahmed au pouvoir en avril 2018, sur de nombreux plans.

C’est le cas du secteur médiatique. L’accès à 264 sites internet est à nouveau autorisé, des médias se créent. Le pays fait un énorme bond de 40 places au dernier classement de Reporters sans frontières (110/180 pays), publié il y a deux semaines (18 avril). De nombreux journalistes sont rentrés d’exil, sortis de prison ou tout simplement plus libres.

« Bonheur »

Parmi eux, Mesfin Negash, revenu fin 2018, après neuf ans d’exil. Il avait dû fuir précipitamment avant de se faire arrêter en vertu de la loi anti-terroriste. « Bien sûr le bonheur est là mais ce n’est pas le bonheur habituel. Je ne sais… si vous n’avez jamais été dans ma situation, la définition de votre bonheur ne ressemblera pas à ce que j’ai ressenti ce jour-là. »

En 2014, RSF estimait que 30 journalistes avaient fui le pays. Dix-sept étaient en prison. Et pour les journaux qui publiaient encore, Biruh Yihunbelay, rédacteur en chef du bihebdomadaire The Reporter, nous explique : « Nous nous auto-censurions car certains des sujets sur lesquels nous voulions écrire pouvaient nous conduire en prison. Nous le savions, donc nous ne franchissions pas les lignes rouges, c’est ce que nous faisions à cette époque. »

Une époque qui semble déjà loin. Aujourd’hui, les lois qui servaient à attaquer les médias sont en train d’être revues.

Tout n’est pas parfait

Mais tout n’est pas parfait selon Befeqadu Hailu, blogueur et journaliste, qui  lors d’une conférence de l’ONU. « En novembre 2018, un groupe de journalistes est allé dans l’État régional de Gambella pour un reportage. Ils ont demandé aux officiels régionaux leur réaction et se sont fait enlever, intimider et même frapper pour l’un d’eux. »

Selon Befeqadu, les menaces contre les journalistes proviennent désormais davantage des acteurs non-étatiques, alimentés par les réseaux sociaux notamment. Le gouvernement souhaite faire voter une loi sur les discours haineux et les fausses informations. Une décision qui divise…

■ Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali, est le lauréat de l’édition 2019 du prix Félix Houphouët-Boigny-Unesco pour la recherche de la paix, notamment pour avoir rétabli les relations avec l’Érythrée, l’ancien ennemi juré du pays.

■ La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, en visite officielle en Éthiopie dans le cadre de la conférence internationale organisée pour la Journée mondiale de la liberté de la presse, doit s’y entretenir avec le Premier ministre Abiy Ahmed et « lui faire part de ses chaleureuses félicitations ». Elle doit aussi y assister à la cérémonie du prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano, décerné cette année aux reporters de Reuters emprisonnés en Birmanie, Kyaw Soe Oo et Wa Lone.

■ À l’invitation de l’Unesco, Cartooning for Peace organise une session dans le cadre du colloque à l’Union africaine autour de la liberté d’expression (3 mai), la rencontre unique de 15 dessinateurs de presse africains à l’Alliance éthio-française suivie d’une conférence de presse (4 mai) et la création d’une exposition sur les médias avec un focus sur l’Afrique.

RFI

Guinée/Journée Internationale de la liberté de la presse : la HAC invite les journalistes à plus de responsabilité

La journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée ce vendredi 03 mai partout dans le monde. En Guinée la cérémonie s’est tenue dans réceptif hôtelier de Conakry, elle a connu la présence des journalistes, les patrons des associations de la presse en Guinée, les responsables de la Haute Autorité de la Communication HAC et le ministère de la communication.

A l’entame de la cérémonie la représentante de la présidente de la Haute Autorité de la Communication, a rappelé le rôle des médias pour le bon déroulement d’un processus électoral « les médias jouent un rôle incontournable, ce rôle consiste à défendre les principes fondamentaux de la démocratie et de l’état de droit, à faciliter le bon déroulement du processus électoral, à bien informer les citoyens pour permettre de faire un choix juste et responsable » précise Hawa Camille Camara.

Dans la même perspective, elle a invité aux professionnels des médias à œuvrer au bon déroulement des prochaines élections en privilégiant la recherche du consensus, la cohésion des communautés et la stabilité socioéconomique de notre pays.

Loin, elle dira ceci « la multiplication des poursuites judiciaires contre les journalistes, dont certaines semblent contre productives, les atteintes aux règles déontologiques et aux principes fondamentaux du journalisme, le caractère partisan et partial de certains médias, la précarité des entreprises de presse, la faiblesse de la formation de nombreux journalistes entre autre » dénonce-t-elle.

La commissaire à la HAC a dans ces lignes interpellé le gouvernement guinéen à investir davantage pour que les médias guinéens soient une référence « Je plaide Au nom de la HAC, pour que le gouvernement guinéen et le Président de la République, mettent en œuvre plus d’initiatives en faveur du développement des médias guinéens. Je souhaite que la HAC et ses partenaires du gouvernement à savoir le ministère des postes et télécommunication et de l’économie numérique et le ministère de l’information et de la communication mettent en place, un cadre de concertation pour se pencher sur tous les problèmes qui assaillent les médias et rechercher des pistes de solution » lance-t-elle.

RSF s’inquiète pour la liberté de la presse en Afrique

Le 3 mai est la Journée mondiale de la liberté de la presse. L’occasion pour l’ONG Reporters sans frontières (RSF) de dresser un état des lieux sur le continent et de se pencher sur la situation dans plusieurs pays d’Afrique.

♦ La République démocratique du Congo

RSF note que des signaux favorables ont été envoyés depuis le début de l’année. Mais l’ONG insiste : ils doivent se poursuivre au vu du passif du pays en matière de liberté de la presse.

La RDC reste le pays dans lequel RSF a enregistré le plus grand nombre d’exactions et d’atteintes à la liberté de la presse pour la deuxième année consécutive en 2018. Il est donc urgent que le nouveau président Félix Tshisekedi change de logiciel, de politique.

♦ La Guinée

Des progrès ont été réalisés dans les textes, mais la situation demeure préoccupante. Le pays a perdu trois places dans le dernier classement 2019 de la liberté de la presse établi par RSF.

La Guinée continue de mettre en prison, pour des courtes durées mais tout de même en prison, des journalistes dans l’exercice de leur fonction, alors que le code de la communication prévoit la dépénalisation des délits de presse.

♦ Les Comores

La situation s’est dégradée aux Comores. RSF juge qu’elle est même particulièrement alarmante, d’autant que le pays ne faisait jusque-là pas partie des plus répressifs en matière de liberté de la presse.

On constate depuis un an une recrudescence assez alarmante des exactions. (…) Il y a une vraie pression qui est mise sur les médias et les journalistes comoriens qui couvrent la crise post-électorale et on a noté dernièrement deux journalistes français qui ont été contraints de quitter le pays.00:00

♦ Le Maroc

Le harcèlement judiciaire des journalistes préoccupe particulièrement RSF au Maroc. Tout comme la censure entourant certains sujets.

Certains sujets sont toujours aussi tabous et difficiles à traiter. Des journalistes peuvent se faire arrêter et être inquiétés pour traiter la situation dans le Rif, ou pour traiter les sujets concernant l’immigration. Et l’autre grand problème c’est les poursuites judiciaires. 00:00

 Le Congo-Brazzaville

La pression est toujours très forte sur les médias au Congo-Brazzaville, s’alarme RSF.

Les conditions d’exercice du journalisme au Congo-Brazzaville restent difficiles. Le pays a encore perdu trois places au classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 219. L’autocensure reste un problème permanent, pour des journalistes qui sont intimidés et ont peur de critiquer le pouvoir.00:00

♦ Le Burundi

Au Burundi, la situation s’est dégradée depuis 2015 et pour ce pays, RSF peine à faire preuve d’optimisme.

Les choses n’évoluent pas favorablement au Burundi et rien n’indique que la situation va s’améliorer dans les mois ou années à venir. Nous sommes en période pré-électorale, la censure et la propagande sont directement prises en charge par le président Nkurunziza.

RFI

Guinée/Liberté de la presse : « 80% des journalistes guinéens n’ont pas la carte professionnelle délivrée par la HAC», déclare Sidy Diallo

Joint au téléphone ce matin par nos confrères de la Radio Espace FM, dans l’émission les ‘’GG’’, sur la question de la liberté de la presse, camarde Sidy Diallo le secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Presse Privée de Guinée(SPPG) a évoqué certaines  difficultés auxquelles les journalistes guinéens sont confrontés.

« Il est grave de constater que les simples contrats de travail n’ont pas été signés par beaucoup d’associations des patrons de presse. C’est ce qui fait que  80% des journalistes guinéens n’ont la pas la carte professionnelle délivrée par la Haute Autorité de la Communication(HAC). Pour avoir la carte professionnelle, la HAC exige de déposer le contrat de travail, mais malheureusement beaucoup de radios, patrons n’ont pas accepté de délivrer ce simple contrat de travail aux journalistes », a regrette le secrétaire général du SPPG.

Et de poursuivre, il n’y a pas deux ou trois radios qui ont ses journalistes assurés soit à la caisse nationale, soit dans une banque d’assurance.

Pour le secrétaire général du SPPG, la rémunération des journalistes de la presse privée en Guinée, est un autre problème qui se pose avec acuité.

« Certains journalistes n’ont pas le prix de SMIG (440 000fg), surtout ceux qui sont à l’intérieur du pays. D’ailleurs, ceux qui ont 440 000fg ou plus par mois, beaucoup peuvent aller jusqu’à 2 ou 6 moi sans sans être payés. Je connais un média aujourd’hui, jusqu’à  6 mois les journalistes ne sont pas en possession de leur salaire », a-t-il martelé.

 

 

Fête du travail: Voici le bilan du ministère du travail

La Guinée à l’instar des autres Pays du monde, a célébré ce mercredi 01 er mai la journée international du travail, pour cette année le thème retenu a été ”l’avenir du travail, défit et perspective”.

À Conakry,  c’est l’esplanade du palais du peuple a servi de cadre à cette cérémonie qui a connu la mobilisation des travailleuses et travailleurs de la République de Guinée.

Dans son discours de circonstance, le ministre du travail a dressé les acquis de son département depuis l’avènement de la troisième république ‹‹pour la Guinée, de 2010 à 2018, la troisième république a permis aux partenaires sociaux, notamment des organisations syndicales d’avoir les acquis importants et significatifs. On peut citer entre autre, l’instauration d’un salaire minimum interprofessionnel garanti, la création de deux institutions de protection sociale à savoir la caisse nationale de prévention sociale des agents de l’Etat et d’un site national d’assurance, l’instauration pour la première fois d’une indemnité de départ à la retraite pour le secteur public, l’amélioration consistante des salaires pour le secteur public à hauteur de 177%›› dresse Lansana Komara ministre du travail.
Cependant, cette journée a enregistré des échauffourées entre les structures syndicales.

 

1er-Mai au Sénégal: jour de doléances en Casamance

Festive ou revendicative, la fête du Travail est célébrée de diverses façons aux quatre coins du continent africain. C’est le cas au Sénégal, précisément à Ziguinchor, dans la région historique de la Casamance où une tradition, à l’issue du défilé, veut que travailleurs et syndicats déposent les fameux cahiers des doléances.

À la mi-journée, le gouverneur de la région a reçu ces cahiers de doléances de la part des grandes centrales syndicales de la région. Le tout s’est déroulé dans le calme.

Les syndicats, accompagnés de nombreux travailleurs, sont venus défendre des revendications assez sectorielles. On a pu discuter, entre autres, avec des employés de la Sonacos, c’est la société qui fabrique, entre autres, l’huile d’arachide. Une entreprise vitale pour la région.

Ils demandent plus de moyens, plus d’avancements dans leurs carrières. Revendications sectorielles, donc, mais aussi des doléances pour toute la région.

La Casamance est une région très enclavée du Sénégal. Certains le disent, le pont de Farafenni a permis de gagner du temps entre Dakar et Ziguinchor, ce pont construit au sud du fleuve Gambie, mais il faut que l’État en fasse plus pour toutes les familles casamançaises. Voilà ce que certains confient.

Beaucoup s’adressent au président Macky Sall via ce cahier de doléances que le gouverneur transmettra ensuite à la présidence. Le président recevra, cette fois-ci, directement les syndicats en fin d’après-midi, mais ce sera dans la capitale, à Dakar.

RFI

Guinée : des femmes s’opposent farouchement à toute tentative de modification de la constitution

Ce jeudi, Les femmes du Front National pour la défense de la constitution (FNDC), ont interpellé le président de la République au respect de la constitution dans une déclaration qu’elles ont rendue publique à Conakry.

 

Selon la porte-parole dudit collectif, Hadja Maimouna Diallo « Nous femmes du front, nous comptons jouer notre partition dans ce combat pour la démocratie dans notre pays. En effet, vu les articles 27 et 154 de la Constitution qui stipulent respectivement que le président de la république est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans renouvelable une fois. En tout aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels consécutif ou non ».

 

Et de poursuivre, « le citoyen guinéen qui a prêté serment devant le peuple et a juré de respecter et à faire respecter notre Constitution, ‘’est bel et bien le président de la république monsieur Alpha Condé. Par conséquent, il aurait dû être aujourd’hui membre du FNDC dont le seul objectif est la défense de la Constitution ».

 

 

Ces femmes fortement mobilisées ont aussi invité les personnes de bonnes volontés à interpeller le chef de l’Etat à ne pas succomber aux sirènes révisionnistes.

« Nous femmes du front pour la défense de la constitution, exigeons le respect inconditionnel de ces dispositions de notre loi suprême, nous invitons toutes les bonnes volontés à interpeller le chef de l’Etat à ne pas succomber aux sirènes révisionnistes. Au regard de ce qui précède, nous considérons tout citoyen guinéen, qui qu’il soit, ne respectant pas ces deux dispositions de la Constitution, comme étant purement et simplement un putschiste dont l’acte sera considéré comme un coup d’Etat civil ».

Nous femmes du front, souligne la porte-parole du collectif, n’accepterons pas le tripatouillage de la Constitution. Et nous invitons toutes les femmes de Guinée éprises de paix et de justice à se joindre à nous pour barrer la route à toute forme de violation de la constitution. 

 

Suivez Guinée Diversité !

3,428AbonnésJ'aime
15FollowersSuivre
1AbonnésS'abonner

Les dernières infos