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Coupe CAF : le Zamalek remporte le titre

Le club égyptien du Zamalek a remporté ce dimanche la Coupe de la Confédération africaine de football. Après sa défaite (0-1) à l’aller, Zamalek a renversé la RS Berkane lors de la finale retour à Alexandrie en l’emportant aux tirs au but (1-0, t,a,b 5-3).

Le seul but de la rencontre a été l’œuvre de Mahmoud Alaa à la 55e minute, sur un penalty accordé par l’arbitre éthiopien Bamlak Tessema après avoir fait recours à la VAR.

Avec son succès, le Zamalek remporte ainsi son premier sacre en coupe CAF.

Marouane Chamakh prend sa retraite

Sans club depuis son expérience ratée à Cardiff en 2016, Marouane Chamakh, international marocain, a confirmé dimanche 26 mai qu’il s’était « retiré du football ». L’ancien joueur de Bordeaux envisage la suite de sa vie professionnelle dans la peau d’un entrâineur.Mute

Marouane Chamakh avait disparu des radars. A 35 ans, il a officialisé ce dimanche 26 mai qu’il s’était « retiré du football » après son aventure avortée du côté de Cardiff, il y a un peu plus de deux ans.

« Je peux dire que je me suis vraiment retiré du football »

Invité de l’émission L’Expresso sur BeIN Sports, l’ancien attaquant bordelais est revenu sur sa fin de carrière discrète en Premier League. « Ça fait deux ans que j’ai vraiment coupé du football, c’était voulu. Je voulais me rapprocher de ma famille. Aujourd’hui, je peux dire que je me suis vraiment retiré du football », a avancé celui qui avait été élu Meilleur joueur africain de Ligue 1 par RFI en 2009. L’international marocain (65 sél., 18 buts) n’avait plus joué depuis décembre 2016, et la rupture anticipée de son contrat avec le club de Cardiff, alors en Championship, où il n’était resté que deux petits mois (2 matchs, 0 but).

Aujord’hui, Marouane Chamakh songe sérieusement à revenir dans le monde du ballon rond. « Je n’envisageais pas de revenir dans le football, que ce soit comme consultant ou entraîneur, mais je sens que c’est quelque chose qui me manque. Donc je vais essayer de revenir. Je vais essayer de passer mes diplômes. Je veux faire les choses petit à petit et sérieusement », dit-il.

Arsène Wenger le voulait

Marouane Chamakh a commencé sa carrière à Bordeaux avant de s’envoler pour l’Angleterre où ce ne sera pas vraiment une réussite. Il signe d’abord à Arsenal, avant de rejoindre d’autres clubs anglais (Crystal Palace, West Ham, Cardiff).

A son arrivée à Arsenal, Arsène Wenger  avait déclaré : « C’est un joueur que l’on adore et que l’on suit depuis longtemps. Je sais qu’il va nous apporter beaucoup de qualité. » Mais il n’a jamais été à la hauteur des espérances du technicien français qui l’a même envoyé en prêt à Wet Ham lors de sa dernière année de contrat.

Chamakh, qui n’avait marqué que 14 buts en 67 matches depuis son arrivée à Arsenal, signait ensuite un contrat de trois saisons à Crystal Palace après trois saisons d’insuccès chez les Gunners. Avec les Eagles, il n’inscrit que 10 buts en 65 matches. Quittant le club par la petite porte, il termine sa carrière avec deux rencontres avec Cardiff au Pays de Galles.

RFI

Drame à Dabondy 3: des ordures font encore des victimes à Conakry

A chaque année, au début des saisons pluvieuses, les eaux de pluie et des ordures inondent des familles et fait plusieurs dégâts matériels, mais aussi des pertes en virent humaine. Pour cette saison hivernale 2019, le quartier Dabomdy 3 (Semer), la forte pluie qui s’est abattue sur Conakry du 17 mai, a selon les témoins, fait 4 morts et 1 porté disparu.

 

De nombreuses maisons ont été cassées par des ordures drainées par les eaux de pluie, l’acte s’est produit aux environs de 1h du matin.

Mohamed Sylla, victime décrit la scène, « c’est mon enfant qui est venue me réveiller en disant papa l’eau est rentrée dans la maison, je me suis levé pour venir dire à ma femme d’aller prendre les enfants de l’autre chambre. Du coup, l’eau a cassé le mur qu’était entre nous. Donc, je ne pouvais plus passer pour les sauver. Je voyais maintenant les enfants partir dans l’eau. 4 de mes enfants et deux (2) pour mon voisin. Ce matin on a retrouvé d’abord deux qui sont déjà transportés par les sapeurs-pompiers. il reste deux pour moi et deux pour mon voisin qui ne sont pas encore retrouvés. Il n’avait pas aussi le courant dans le quartier ».

 

Cet autre témoins présent sur les lieux, peint le désastre causé par les eaux de pluie et des ordures, « parmi les quatre morts, c’est un seul que les eaux ont emporté, tous les autres sont morts dans la maison. Donc s’il n’y avait pas des coups de feu dès les policiers, personne n’allait mourir, les jeunes allaient sauver les gens. Quelques jeunes sont derrière la maison, ils ont cassé le mur et ont fait sortir quelques personnes. Mais de l’autre côté ces jeunes ne pensaient pas qu’il y avait des personnes à l’intérieur, donc les ordures ont cassé cette partir et le mur est tombé sur le lit. Celui qui a été emporté par les eaux était déjà debout ».

Ce drame intervient quelques jours après une rencontre entre Ibrahima Kourouma, ministre de la ville et de l’aménagement du territoire et les maires de la capitale. Une rencontre qui visait à détecter les points critiques pouvant provoquer l’inondation dans les différents quartiers de Conakry.

 

Suite à ce drame, des citoyens, en plus des barrages qu’ils avaient érigés lors de la manifestation hier, sont encore entrain de mettre des ordures sur la chaussée. Et au moment où nous quittions les lieux des sapeurs-pompiers poursuivaient les fouilles dans les décombres pour retrouver le cinquième corps.

Les sept citoyens condamnés par le tribunal de première instance de Kindia relâché

Les sept citoyens condamnés par le tribunal de première instance de Kindia, ont été relâché par la cour d’appel de Conakry. Ces citoyens dont les noms suivent ‘’Boubacar Barry, Thierno Mamadou Diallo, Mohamed Camara, Amadou Soumah, Mohamed Sylla, Mamadou Cellou Diallo, Mohamed Keita’’ ont été jugé et condamnés le mardi dernier pour entrave à la liberté de manifester et de troubles grave à l’ordre public, lors du récent passage du président de la République dans la ville des agrumes.
« je dis que c’était une décision arbitraire, je dis que dans cette affaire il y avait pas d’infraction, il n’y avait pas de tentative, il n’y avait pas de délit et la cour viens de suivre le collectif d’avocat en sa tête maitre Mohamed Traoré ex Bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée, en application de l’article 544 du code de procédure pénale qui dit que si le tribunal ou la cour constate qu’il y a pas de délit, donc on relâche. Donc la décision de première instance vient d’être infirmée en toutes ces dispositions, nos clients sont renvoyés de fin de la poursuite pour délit non constitué avec restitution des T-shirt qu’ils portaient. C’est le droit qui a triomphé, c’est la liberté qui a triomphé(…) », se réjouit Maitre Salifou Béavogui avocat.

Pour Ibrahima Diallo responsable des opérations du Front National pour la Défense de la constitution, cette décision rendue par le président de la cour d’appel de Conakry, est le symbole d’une démocratie qui triomphe sur la dictature.
« C’est la démocratie qui vient de remporter la victoire sur la dictature que Mr Alpha condé veut nous imposer, comme vous l’avez constaté ces citoyens ont été arrêtés dans l’exercice d’une liberté constitutionnelle. Ils ont été violentés, ils ont été brutalisés, ils ont été humiliés et condamnés à tort par ce juge indélicat du tribunal de première instance de Kindia », s’exclame-t-il.

Mali: une libération d’otages obtenue en échange de celle de 18 jihadistes

Un préfet et un journaliste maliens enlevés dans le centre du Mali et libérés en février l’ont été en échange de 18 jihadistes, dont un condamné en août 2017 à dix ans de prison. C’est ce que révèlent ce mercredi 8 mai plusieurs sources, dont un avocat, conseil d’un des jihadistes qui purgeait une peine de prison.

Le gouvernement malien avait annoncé le 19 février la libération du préfet de Ténenkou (centre), Makan Doumbia, et du journaliste Issiaka Tamboura, tous deux enlevés en 2018 dans cette région, « fruit d’un long processus initié pour préserver leur vie », sans autres précisions.

« Mon client Aliou Mahamane Touré m’a appelé récemment au téléphone pour me dire qu’en compagnie de 17 autres prisonniers, il a été libéré en février dernier dans le cadre d’un échange de prisonniers avec les jihadistes quelque part sur le territoire malien », a déclaré son avocat, Maliki Ibrahim.

Commissaire islamique à Gao, principale ville du nord du Mali passé en 2012 sous la coupe des jihadistes, Aliou Mahamane Touré a été condamné le 18 août 2017 par la cour d’assises de Bamako à dix ans de réclusion pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes, atteinte à la sûreté intérieure et coups et blessures aggravés.

Le jour de l’échange, le groupe des 18 condamnés pour terrorisme, ou en attente de jugement, monte dans un pick-up en direction du centre du Mali. Arrivés dans un espace boisé, ils retrouvent d’autres véhicules arborant le drapeau islamiste. L’échange de prisonniers aurait été rapide. D’un côté, les 18 jihadistes ou présumés jihadistes sont libérés, de l’autre côté, les deux otages maliens sont rendus.

Le gouvernement malien n’a pas, de son côté, reconnu cet échange de prisonniers mais il n’a pas non plus, pour le moment, démenti l’information.

RFI

Togo: la réforme constitutionnelle est votée par les députés

Les Togolais ont réclamé pendant 18 mois, à travers des manifestations parfois violentes, des réformes politiques. Hier mercredi 8 mai, les députés, après une longue plénière jusque tard dans la nuit, ont voté. La réforme constitutionnelle est adoptée : le nombre de mandats présidentiels est limité à deux pour une même personne, la législature passe de cinq à six ans, renouvelable deux fois. Un député togolais pourra donc passer 18 ans dans l’hémicycle.

Le mandat présidentiel devait être voté à sept ans, renouvelable une seule fois.

Les motivations étaient toutes trouvées : « c’est une mesure salutaire pour permettre au pays de faire des enjambées », déclare le député Atigbé Ihou de la mouvance présidentielle.

Le débat prend de l’ampleur. Séna Alipui, de l’Union des forces de changement, opposition, annonce qu’il ne votera pas le texte si l’article 59 relatif au mandat présidentiel maintient la durée à sept ans.

Agbéyomé Gabriel Kodjo appelle à la sagesse et au rassemblement puis une suspension de séance d’une heure est décidée pour concertation. Les tractations durent environ une heure.

A la reprise, coup de théâtre, le président du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR au pouvoir) Atcholi Aklesso annonce: « puisqu’il nous fait aller ensemble pour aller plus loin, nous avons pensé -après réflexion- qu’il était judicieux que nous revenions sur la durée du mandat du président de la République et (restions) çà cinq ans, comme cela était. »

Lors du vote, 90 députés sur 91 inscrits votent la réforme. Il est 23h23, tous les députés se lèvent pour entonner «La terre de nos aïeux», l’hymne national.

RFI

L’opposition républicaine exige l’application des recommandations de la mission d’audit du fichier électoral

L’opposition républicaine était en plénière ce mercredi à Conakry. Plusieurs sujets ont été débattus a cette session, notamment la retraite récemment organisée à Kindia par la CENI, la lutte contre le troisième mandat, et l’amélioration du fonctionnement interne de l’opposition. C’était aussi une occasion pour le chef de file de l’opposition républicaine de demander à la CENI l’application des recommandations de la mission d’audit du fichier électoral.

Au cours de cette rencontre, Cellou Dalein Diallo a accusé la Commission Electorale Nationale Indépendante de manque de volonté dans l’application des recommandations de la mission d’audit du fichier électoral. Il  estime que la CENI affiche son attachement à la mouvance présidentielle.  « Ils ont audité le fichier, et comme je vous ai dit la dernière fois, il est a noté qu’il comporte beaucoup d’irrégularité. Plus de 3 millions d’électeurs n’ont pas été dé doublonnés, plus de 1 million cinq cents n’ont pas d’emprunte digital, ils ont recommandé une solution simple qu’à l’occasion de la prochaine révision que tous les électeurs se présentent pour qu’il s’assure qu’ils ne sont pas des fictifs, et qu’ils ne sont pas en doublon  et que ceux qui n’étaient pas enregistrés correctement le fasse à l’occasion de cette révision. Ceux qui ne reviennent pas vont être radiés, mais ils ont toujours le droit de revenir avec leurs pièces et se faire enregistrer à la prochaine révision ou au cours même de cette révision. Ils ne perdent pas leurs droits de citoyen de participer aux élections», explique-t-il.

Parlant du Front Nationale pour la Défense de la constitution. Cellou Dallein Diallo ne compte pas reculer.

 « Chaque fois ceux qui veulent exprimer leur position par rapport à ce projet d’Alpha Condé sont arrêtés, maltraités jugés et condamnés comme c’était le cas à Kindia. Les promoteurs du troisième mandat ont toute la liberté d’organiser des meetings, de faire des marches de faire des pancartes des banderoles personne n’est interpellée. Dès que l’opposition ou le front national pour la défense de la constitution s’exprime, nos militants et sympathisants sont arrêtés. C’est extrêmement grave ! »

Loin, le chef de file de l’opposition républicaine affirme que, les promoteurs du troisième mandat devraient plutôt être en prison : « Ceux qui veulent soutenir ce coup d’Etat constitutionnel on devrait les arrêter et les mètrent en prison, parce que notre constitution est claire … C’est ça Alpha Condé Hélas ! La loi n’est appliquée que lorsqu’elle arrange ses intérêts », dénonce-t-il.

L’opposition à enfin déploré le comportement des autorités vis-à-vis des défenseurs de la constitution guinéenne

Kindia: le FNDC s’indigne après la condamnation des manifestants anti-troisième mandat

Le Front National pour la Défense de la Constitution au sortir d'une réunion.

Le Front National pour la Défense de la Constitution réagi à la condamnation des militants anti-troisième mandat à Kindia et parle d’une justice expéditive.

Ils sont Sept dont les noms suivent: Boubacar Barry, Thierno Mamadou Diallo, Mohamed Camara, Amadou Soumah, Mohamed Sylla, Mamadou Cellou Diallo et Mohamed Keita qui  ont écopé chacun d’une peine de 3 mois de prison ferme et le payement d’une amende de 500 000 francs guinéens. Leur tort était de manifester contre un éventuel troisième mandat du Président Condé lors de sa dernière visite le 04 mai à Kindia.

Outrés par cette nouvelle, les membres du Front National pour la défense de la Constitution ont condamné « avec la dernière énergie cette peine infligée aux citoyens,»  qui selon eux, ne font qu’exprimer leurs opinions sur un sujet d’intérêt national.

Le Professeur Alpha Condé ne passera pas une seule nuit  au Palais Sékhoutouréyah après le 21 décembre 2020.

Interrogé ce mercredi 08 mai, Sékou Koundouno l’un des responsables de ce mouvement anti-troisième mandat n’a pas caché sa colère face à ce qu’il appelle injustice. « nous condamnons par la plus grande énergie cette justice expéditive. Cette condamnation galvanise et remobilise toute la troupe du FNDC à continuer le combat. Nous avons compris que  l’adversaire ou l’ennemie qui se trouve en face de nous, qui veut tripatouiller la constitution guinéenne afin de satisfaire ses sales besognes, a la peur au ventre», a expliqué ce membre du FNDC, visiblement très en colère.

Une justice à deux vitesses

Sékou Koundouno «dénonce une justice à deux vitesses» . Il a en plus comparé ce cas avec celui qui s’est produit recement à Coyah, où certains opposants au troisième mandat ont été purement et simplement relaxés par la justice.  « Il faudrait comprendre que des efforts ont été faites par l’actuel ministre de la Justice mais malgré cela, certains magistrats veulent toujours rester aux ordres. Mais ce que nous pouvons vous rassurer, c’est que le collectif des avocats du Front National pour la Défense de la Constitution est en train de démonter cette parodie de justice afin de rétablir nos camarades et honnêtes citoyens dans leurs droits pour que la lutte puisse continuer », a fait savoir Sékou Koundouno.

Pour lui, ces actes ne sont que pures intimidations et ne freineront pas l’élan déjà tracé. « Ces intimidations, ces condamnations, ces menaces ne feront que remobiliser la troupe du FNDC .
Le Professeur Alpha Condé ne passera pas une seule nuit  au Palais Sékhoutouréyah après le 21 décembre 2020, car des dispositions drastiques sont en cours afin de trouver un autre locataire à ce Palais
», a prévenu Sékou Koundouno.

La chrétienne pakistanaise Asia Bibi aurait quitté le Pakistan

La chrétienne Asia Bibi aurait quitté le Pakistan et serait, selon son avocat, au Canada. Elle avait été acquittée il y a six mois après avoir été condamnée à mort pour blasphème. Une condamnation très critiquée à l’international.te

Selon l’avocat d’Asia Bibi, Saif Ul Malook, la jeune femme serait partie au Canada : « J’ai interrogé les canaux disponibles, et selon eux, elle est partie pour le Canada », a-t-il déclaré. Les médias pakistanais titrent également sur son départ du pays, mais pour le moment, aucune preuve ne vient encore confirmer ces informations. C’est que la sécurité de cette chrétienne pakistanaise est en jeu. Blanchie par la justice, mais condamnée par la rue, Asia Bibi était devenue la cible des milieux religieux fondamentalistes qui appelaient de longue date à l’exécution de la chrétienne.

En 2009, Asia Bibi avait été arrêtée, emprisonnée, accusée d’insultes envers le prophète Mahomet pour des faits survenues dans un champ alors qu’elle récoltait des baies et qu’elle faisait une pause pour se désaltérer. Une dispute éclate entre Asia Bibi, la chrétienne, et les autres paysannes présentes ce jour-là qui sont musulmanes. « Comment oses-tu souiller l’eau du puits, on ne peut pas boire à la même source que toi. » Voilà le blasphème dont elle est accusée. S’ensuit un bras de fer judiciaire.

Un an plus tard, en première instance, elle est condamnée à mort. En 2011, le puissant gouverneur de la région du Pendjab est assassiné par son propre garde du corps pour avoir dénoncé la loi anti-blasphème et demandé la clémence pour Asia Bibi. Aux yeux des islamistes, la chrétienne est responsable de la mort de ce garde du corps qui fut exécuté pour le crime commis. Acquittée en février dernier par la Cour suprême, la question de l’exfiltration du pays de la chrétienne pakistanaise était un secret bien gardé.

RFI

Sénégal: le guide religieux Cheikh Béthio Thioune est décédé

Condamné lundi 6 mai par contumace à dix ans de travaux forcés suite aux assassinats en 2012 de deux de ses disciples, le guide religieux sénégalais Cheikh Béthio Thioune est mort mardi en France où il était soigné. Sa famille estimait que sa détention provisoire durant dix mois en 2012 l’avait empêché de se soigner.

Âgé de 81 ans, Cheikh Béthio Thioune est décédé à 17 heures, heure de Paris, ce mardi 7 mai des suites d’une longue maladie à l’hôpital de Bordeaux où il était soigné.

L’information a été confirmée par la famille du guide religieux, notamment par son fils aîné. Serigne Saliou Thioune Gueule Tapée s’était déjà exprimé lundi, quelques heures après la condamnation de son père à dix ans de travaux forcés et il estimait que la justice était responsable de ses problèmes de santé.

« Je suis d’autant plus indigné par le fait que la situation sanitaire du marabout actuellement est une résultante directe de son incarcération pendant une longue période durant laquelle il a raté des rendez-vous médicaux cruciaux pour sa vie », avait-il déclaré.

Cheikh Béthio Thioune était l’un des guides religieux les plus puissants de la confrérie mouride, mais également instituteur, intellectuel passé par l’École nationale d’administration. Très proche et soutien important également de l’ex-président Abdoulaye Wade, sa vie a basculé avec les assassinats de deux de ses disciples dans sa maison de Mbour en 2012. Une affaire qui a abouti ce lundi à sa condamnation par contumace à dix ans de travaux forcés.

La famille de Cheikh Béthio Thioune indique vouloir ramener le plus rapidement possible sa dépouille pour organiser les funérailles.

RFI

Élections législatives : Dembo Sylla expose les craintes de l’opposition

En Guinée, la Commission électorale nationale indépendante a annoncé la tenue d’élections législatives en novembre. Le mandat des députés ayant expiré depuis le 13 janvier dernier, ce scrutin va se tenir avec un an de retard. Mais le timing s’annonce serré pour la CENI si elle veut appliquer les recommandations énoncées par un audit récent du fichier électoral.

Dans l’opposition, on insiste sur quelques préoccupations. Après la retraite de la CENI avec les partis politiques concernant l’organisation des élections législatives, l’honorable Dembo Sylla vice-président de l’Union Démocratique de Guinée joint par Guinéediversite.com ce mardi 7 mai à expliquer les préoccupations de l’opposition guinéenne par rapport aux recommandations de l’audite du fichier électoral « les craintes de l’opposition c’est sur les faits que la CENI n’a pas voulus nous exprimer la volonté de suivre les recommandations du rapport d’auditer parce que les auditeurs nationaux et internationaux, ces experts ont été mis a contribution pour nous donner des recommandations sur le fichier parce que tous les acteurs sont convaincu aujourd’hui que notre fichier n’est pas propre », lance t-il.

Et de poursuivre « le 1 million 564 mille personnes qui sont sans identification biométrique ne sont pas normal, il faut que tous les électeurs guinéens passent devant la machine », souhaite ce responsable du parti de Mamadou Sylla.

Raison pour laquelle l’opposition invite la Commission Électorale Nationale indépendante du respect des conclusions du rapport de l’audite sur tous ces aspects « il faut que pour tous les autres aspects que la CENI les respects, nous nous sommes alignés sur le rapport d’auditer, donc il ne faut pas s’écarter du rapport d’auditer. Par conséquent, la CENI quand elle dit que d’ici la fin de 2019 qu’elle peut organiser les élections législatives et quand on écoute comme ça on peut croire. Il (Me Salif Kébé, Président de la CENI Ndlr) a dit que c’est à condition que les préalables et les contraintes qui ont été exposés soit satisfaits pour que ces contraintes-là soit levées par le gouvernant », explique Dembo Sylla.

Pour lui, l’État doit mettre des moyens à la disposition de la CENI pour l’organisation à date de l’élection législative « nous pensons (Opposition Ndlr) que la CENI n’a pas assez de moyens de pression sur l’exécutif. Eux ils servent l’exécutif, dont ils relèvent le devoir de mettre à leur position. Il faut que l’État mette le fond et tous les moyens rapidement à la disposition de la CENI pour qu’on applique les recommandations du rapport des auditeurs afin qu’on puisse passer aux élections législatives et préparer l’élection Présidentielle », dit-il.

Il faut retenir que juste après cette retraite de Kindia qui avait duré 5 jours, aucune somme n’a été débloquée pour le déroulement des activités de la Commission Électorale Nationale indépendante nous a confié Dembo Sylla.

Le parti de Mamadou Sylla demande des comptes à son maire de Kindia

La dernière sortie de Mamadouba Bangoura au stade de Kindia lui attire des foudres. Sa formation politique exige désormais de lui une explication claire sur sa motivation de demander une révision constitutionnelle au Président Alpha Condé.

« Déjà il (Mamadouba Bangoura) a reçu son invitation à venir au bureau politique ici. Il va venir exposer. On va suivre la procédure. Le comité stratégique va s’en occuper et puis il rendra compte au bureau politique national qui siégera pour  prendra des dispositions qu’il faut », explique Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’UDG.

Aucun argument ne semble désormais convaincre les responsables et militants de l’UDG sur le comportement de son élu à Kindia centre lors de la dernière réception du Chef de l’Etat à Kania le weekend dernier.

KALENEWS

Deux ans de Macron à l’Élysée: le bilan de sa politique africaine

Il y a deux ans, Emmanuel Macron était élu président de la République. Lors de sa première année à l’Elysée, le président français avait dit vouloir établir un partenariat avec l’Afrique en rompant avec la politique menée par ses prédécesseurs. RFI fait le bilan de la politique africaine d’Emmanuel Macron deux ans après son élection.

Un déplacement au Nigeria, un autre au Kenya et en Éthiopie, Emmanuel Macron a poursuivi, lors de cette deuxième année, la voie tracée à Ouagadougou en s’ouvrant à l’Afrique non francophone. À côté de cela, le président français a fait un pas supplémentaire dans sa quête de rapprochement avec le Rwanda, notamment en initiant et en soutenant la candidature de Louise Mushikiwabo à la présidence de l’Organisation internationale de la francophonie.

Le chef de l’État a également lancé le processus de restitutions des œuvres d’art à l’Afrique, vingt-six d’entre elles devraient bientôt rejoindre le Bénin. Sur certains dossiers, l’Élysée a semblé vouloir solder le passé. L’envoi au Burkina Faso de deux lots de documents déclassifiés par la France dans l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara participe ainsi à cette démarche.

Mais la mesure qui aura certainement été la plus commentée, c’est la très forte augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants non-européens. Une décision qui a provoqué un tollé aussi bien en France que sur le continent africain.

L’intervention militaire française au Tchad en février pour porter secours à Idriss Déby a, elle, furieusement rappelé les pratiques passées et remis en cause le principe de non-ingérence jusque-là édicté par Paris. Quant au quasi-silence officiel de la France sur les violences et les intimidations commises contre les opposants politiques en particulier au Cameroun et au Tchad, il vient donner le sentiment que la défense de la démocratie et des droits de l’homme n’apparaît pas comme une priorité pour Emmanuel Macron.

RFI

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