Drame à Dabondy 3: des ordures font encore des victimes à ConakryDurée de lecture : 2 min

A chaque année, au début des saisons pluvieuses, les eaux de pluie et des ordures inondent des familles et fait plusieurs dégâts matériels, mais aussi des pertes en virent humaine. Pour cette saison hivernale 2019, le quartier Dabomdy 3 (Semer), la forte pluie qui s’est abattue sur Conakry du 17 mai, a selon les témoins, fait 4 morts et 1 porté disparu.

 

De nombreuses maisons ont été cassées par des ordures drainées par les eaux de pluie, l’acte s’est produit aux environs de 1h du matin.

Mohamed Sylla, victime décrit la scène, « c’est mon enfant qui est venue me réveiller en disant papa l’eau est rentrée dans la maison, je me suis levé pour venir dire à ma femme d’aller prendre les enfants de l’autre chambre. Du coup, l’eau a cassé le mur qu’était entre nous. Donc, je ne pouvais plus passer pour les sauver. Je voyais maintenant les enfants partir dans l’eau. 4 de mes enfants et deux (2) pour mon voisin. Ce matin on a retrouvé d’abord deux qui sont déjà transportés par les sapeurs-pompiers. il reste deux pour moi et deux pour mon voisin qui ne sont pas encore retrouvés. Il n’avait pas aussi le courant dans le quartier ».

 

Cet autre témoins présent sur les lieux, peint le désastre causé par les eaux de pluie et des ordures, « parmi les quatre morts, c’est un seul que les eaux ont emporté, tous les autres sont morts dans la maison. Donc s’il n’y avait pas des coups de feu dès les policiers, personne n’allait mourir, les jeunes allaient sauver les gens. Quelques jeunes sont derrière la maison, ils ont cassé le mur et ont fait sortir quelques personnes. Mais de l’autre côté ces jeunes ne pensaient pas qu’il y avait des personnes à l’intérieur, donc les ordures ont cassé cette partir et le mur est tombé sur le lit. Celui qui a été emporté par les eaux était déjà debout ».

Ce drame intervient quelques jours après une rencontre entre Ibrahima Kourouma, ministre de la ville et de l’aménagement du territoire et les maires de la capitale. Une rencontre qui visait à détecter les points critiques pouvant provoquer l’inondation dans les différents quartiers de Conakry.

 

Suite à ce drame, des citoyens, en plus des barrages qu’ils avaient érigés lors de la manifestation hier, sont encore entrain de mettre des ordures sur la chaussée. Et au moment où nous quittions les lieux des sapeurs-pompiers poursuivaient les fouilles dans les décombres pour retrouver le cinquième corps.