Accueil Blog Page 26

Le collectif Agissons Autrement prend acte du coup d’État et salue la libération des détenus politiques

Le collectif Agissons Autrement a rendu public ce dimanche 19 septembre, une déclaration sur la prise du pouvoir par l’armée guinéenne.

Cette structure basée sur l’axe Hamdanlaye-Kagbelen se fixe pour objectif l’instauration du dialogue fraternel, inclusif et participatif entre les Guinéens. Le collectif dit avoir pris acte du coup d’État du CNRD.

Ibrahima Sory Télico Barry, est président du collectif « faudrait-il rappeler que le collectif est né de la ferme volonté des acteurs que nous sommes à instaurer un dialogue fraternel, inclusif et participatif entre tous les citoyens du pays, à promouvoir les vertus de la paix, de la démocratie, de la justice, de la concorde et de l’unité de la Nation d’une part et à promouvoir l’insertion et la réinsertion des jeunes et des femmes, promouvoir leur implication effective dans les différentes instances de prise de décision et la protection de l’environnement d’autre part à travers des plates-formes de concertations citoyennes(…) », a mentionné Ibrahima Sory Télico Barry, président du collectif dans la déclaration.

Et de poursuivre en élucidant les objectifs dudit collectif, « le collectif a pour objectifs de: faire de nos diversités un véritable vecteur de développement et de progrès social; promouvoir la paix, la citoyenneté, l’État de droit, la cohésion sociale et lutter contre toute forme de discrimination politique, ethnique ou régionaliste en République de Guinée;  créer un cadre de dialogue et d’acceptation entre des citoyens d’obéissances politiques différentes en vue de promouvoir l’unité Nationale, la concorde sociale et le civisme en République de Guinée ; œuvrer pour le dialogue inclusif et efficient entre l’ensemble des acteurs sociopolitiques du pays; promouvoir l’insertion et la réinsertion des jeunes et des femmes dune part et formuler des plaidoyers en faveur de l’implication effective des jeunes et des femmes dans les différentes instances de prises de décisions d’autre part (…). Nous prenons acte et nous suivons avec beaucoup d’intérêt dune par les réactions de la communauté internationale et d’autre part les différents actes posés par les nouvelles autorités, le CNRD (…) ».

Le collectif a dans cette même déclaration salué la libération des détenus us politiques des dernières élections dans le pays. Le président a exhorté au CNRD plusieurs points allant dans le sens de la transition.

« le collectif salue la libération des individus ayant été incarcérés suite aux différents événements survenus lors des dernières élections dans notre pays, la levée des PA dans les différents carrefours de l’axe qui contribuent en partie à la diabolisation des jeunes de la localité, l’ouverture d’une série de concertation avec les différentes composantes sociopolitiques et économiques de notre Nation ».

Loin le collectif a énuméré un certain nombre de points qui doivent être pris en compte par les nouvelles autorités.

Ibrahima Sory Télico Barry dira, « le collectif Agissons Autrement exhorte le Comité National pour le Rassemblement et le développement ( CNRD) à : préserver l’intégrité physique et morale du professeur Alpha Condé et de tous les Guinéens ; instruire la justice sociale pour rétablir les victimes des dernières violences dans leur droit; Définir le programme et le contenu de la transition dans un délai raisonnable et accepté ; rétablir l’ordre constitutionnel, préserver nos acquis et protéger nos potentialités dans l’intérêt Supérieur de la Nation; prendre des décisions justes, viables, réalistes et tenables, respecter et appliquer tous engagements ; (…) ».

Le collectif a rappelé à la junte que la localité de L’axe Hamdanlaye-Kagbelen est en manque d’infrastructure sociale publique.

Guinée : La junte ordonne le fonctionnement de la cour des comptes et la cour suprême

Ce samedi dans un communiqué lu sur les ondes de la télévision nationale, la junte militaire a ordonnée le fonctionnement de la cour des comptes  et la cour suprême.

A précisé que les fonctions constitutionnelles sont provisoirement confiées à la cour suprême. Une décision du colonel Mamady Doumbouyah, président du CNRD.

Pendant ce temps, la consultation nationale pour une transition inclusive et apaisée se poursuivent au palais du peuple.

Transition en Guinée : le CNRD annonce l’ouverture de la frontière guinéo-ivoirienne

La présidence du CNRD a dans un communiqué lu sur les ondes des médias d’État décidé ce qui suit: vue les rapports fournis par les acteurs concernés de la région de Kankan, de la réouverture de la frontière guinéo-ivoirienne, a partir de ce dimanche 19 septembre 2021.

Il a été aussi instruit aux services  sanitaires ainsi qu’à l’ensemble des forces de défense et de sécurité d’accroître la violence  et la rigueur au niveau des points d’entrée et de sortie. Dans le même communiqué lu par la Lieutenant-Colonel Aminata Diallo, le président du CNRD, a fait savoir que l’ouverture des autres frontières fera l’objet d’un communiqué.

Mohamed kaba

 

Le CNRD répond à la CEDEAO

Le CNRD a organisé une conférence de presse pour donner sa réponse sur les sanctions de la CEDEAO.

Nous vous proposons ici l’intégralité de cette conférence.

https://www.facebook.com/guineediversite/videos/605505904160328/

Guineediversite

Transition en Guinée : « L’ancien président Alpha Condé demeurera en Guinée… » porte-parole du CNRD

Le Comité National pour le Rassemblement et du Développement a tenu un point de presse ce samedi 18 septembre 2021. Il était question pour le porte-parole du CNRD Colonel Amara Camara de faire le compte rendu de la Mission des chefs d’État de la CEDEAO.

A l’entame de ces propos Colonel Amara Camara est devenu sur les décisions prises par la CEDEAO à l’encontre des membres du CNRD, il dira « depuis la semaine dernière un communiqué passé et la semaine les concertations ont débuté. Elles se poursuivront jusqu’à la semaine prochaine et au même moment la CEDEAO à laquelle la Guinée appartient à conformément à ses protocoles décidés des mesures suivantes, 1-la suspension de la Guinée a cette instance, également à décider de l’envoi d’une mission de haut niveau pour renouveler les contacts avec le CNRD.

Par la suite il s’est tenu à Accra le 16 septembre la réunion des chefs d’État et des gouvernements sur la situation du mali et la Guinée, au cours de cette rencontre il a été pris d’autres décisions dont entre autres la libération immédiate et sans condition de l’ancien président, le retour rapide à l’ordre constitutionnel et l’organisation des élections dans un délai de six mois. Le gel des avoirs de tous les membres du CNRD, l’interdiction de voyage pour tous les membres du CNRD et les membres de leurs familles », a-t-il rappelé avant faire part de la réponse du CNRD sur les mesures prises par la CEDEAO.

« Cet ainsi qu’hier nous avons reçu leurs excellences Nana Akufo Ado président du Ghana et président en exercice de la conférence des chefs d’État et Alhassane Ouattara président de la Côte d’Ivoire pour nous signifier de vive voix ces mesures il a eu des échanges très franc entre la délégation de la CEDEAO et le président Mamady Doumbouyah . Sur le premier point notamment la libération immédiate et sans condition de l’ancien président, la délégation a pu rencontrer l’ancien président et a remercié le président Doumbouyah pour cette facilité. Il est aussi pour toutes les parties que l’ancien président demeure en Guinée et au lieu de choix du CNRD, toutes les mesures seront prises pour le respect de son intégrité physique et morale. Pour le deuxième point concernant le retour de l’ordre constitutionnel et l’organisation des élections dans un délai de six mois, il a été rappelé par le président de la République à ses hôtes, qu’il était important que la CEDEAO écoute les aspirations du peuple de Guinée.

Il a insisté de faire attention de ne pas commettre les mêmes erreurs du passé . Sur le troisième et le quatrième point concernant le gel des avoirs et les interdictions de voyages, le président a répondu que nous CNRD nous sommes des soldats et que la mission pour nous c’est la Guinée. (…) ».

 

Côte d’Ivoire: une quarantaine de policiers déférés pour corruption

En Côte d’Ivoire, le gouvernement poursuit son offensive médiatique anti-corruption dans les services publics. Les forces de l’ordre sont particulièrement visées. Le tribunal militaire d’Abidjan mettra l’accent sur les dossiers de racket policier : 43 cas attendent d’être jugés à la rentrée judiciaire fin octobre.

« L’État vous voit » dit le slogan de cette vaste opération anti-corruption dans les services publics dont l’existence a été révélée cette semaine. Première cible affichée : le racket par certains policiers et gendarmes. Une quarantaine de dossiers attendent d’être jugés au tribunal militaire d’Abidjan.

C’est considérable par rapport au volume habituellement traité pour ce genre de cas, explique le procureur militaire Ange Kessi.

« En l’espace de 10 ans, c’est à dire depuis 2011 jusqu’à maintenant, nous avons eu dans les 306 dossiers, des plaintes contre le racket. Donc ça veut dire qu’il y a 32 dossiers par an, un seul dossier par semaine. Dès la rentrée judiciaire, on a déjà programmé 43 dossiers qui vont s’ajouter à la quinzaine qui auraient pu être jugés mais qui n’ont pas encore été faits pour l’année passée. Donc c’est au moins une soixantaine de dossiers que nous allons juger. »

Les policiers et gendarmes corrompus seront donc les premiers à devoir rendre des comptes à la justice. Mais le ménage va se poursuivre dans toutes les administrations, assure une nouvelle fois Epiphane Zoro Ballo, le ministre de la Lutte contre la corruption.

«  Les premiers signaux que le gouvernement a donnés en matière de lutte contre la corruption ont concerné des primes aux dirigeants, souligne-t-il. Des audits ont été lancés, des directeurs généraux ont été suspendus et des audits sont en cours. L’un des défis, c’est la communication. »

Selon Transparency International un tiers des Ivoiriens disent avoir dû payer un pot-de-vin à un agent de service public en 2019.

RFI

L’ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika est mort

La télévision publique algérienne a annoncé la mort de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika. Il est décédé ce vendredi à l’âge de 84 ans.

La nouvelle de la mort d’Abdelaziz Bouteflika a été annoncée par un bandeau déroulant à la télévision nationale algérienne, citant un communiqué de la présidence de la République : « Décès de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika ». Depuis sa chute spectaculaire en avril 2019 sous la pression de l’armée et de la rue, l’ancien chef de l’État était resté retranché dans la solitude dans sa résidence médicalisée de Zeralda, à l’ouest d’Alger. Les télévisions officielles se sont contentées d’annoncer le décès de l’ex-chef de l’État, sans toutefois interrompre leurs programmes pour lui consacrer des émissions spéciales.

Jeune ministre

Abdelaziz Bouteflika naît en 1937 à Oujda, au Maroc, où son père avait émigré très jeune, mais il n’oublie pas ses racines. Quand en 1956, en pleine guerre d’Algérie, les indépendantistes demandent aux étudiants de rejoindre le mouvement de libération nationale, il entre très vite au FLN. Il devient même secrétaire particulier du colonel Boumédiène.

En 1962, il n’a que 25 ans lorsque l’Algérie obtient son indépendance. Abdelaziz Bouteflika est nommé ministre de la Jeunesse puis ministre des Affaires étrangères, le plus jeune à ce poste dans le monde. Il l’occupera pendant 16 ans, à une époque où son pays joue un rôle important au sein du mouvement des non-alignés. Avec ses yeux clairs et ses costumes trois-pièces, il se fait apprécier des pays du Sud dont il porte la parole, et notamment des gouvernements révolutionnaires latino-américains où il compte de puissants amis.

À la mort de son mentor Houari Boumédiène, il est écarté de la vie politique, poursuivi pour détournement de fonds. Abdelaziz Bouteflika laisse passer l’orage. Il passe son exil en Suisse et aux Émirats arabes unis, jusqu’à son retour en en Algérie en 1987. Il entame une ascension politicienne de douze ans qui, après la décennie noire, le conduit en 1999 à la présidence avec le soutien des militaires et après le retrait de tous ses adversaires.

Un cinquième mandat de trop

Il arrive à l’âge de 62 ans à la tête d’une Algérie meurtri par la guerre civile qui a fait entre 90 000 et 150 000 morts. Abdelaziz Bouteflika s’engage à mettre fin à la fitna, la discorde. 6 000 hommes rendent les armes, la tension se relâche, même si le terrorisme est loin d’être éradiqué.

Après deux mandats, il modifie la Constitution, ce qui l’autorise à rester au pouvoir pour un troisième, puis un quatrième mandat qu’il commencera dans un fauteuil roulant, affaibli par un accident vasculaire cérébral en 2013. Ce quatrième mandat se déroule sur fond de dégringolade des prix du pétrole pour une économie très dépendante des hydrocarbures. Les caisses sont vides et il n’est plus possible d’acheter la paix sociale, comme en 2011 quand le Printemps arabe balaie la région.

À l’annonce de sa candidature pour un cinquième mandat, des manifestations inédites vont avoir lieu dans le pays et vont déboucher sur le mouvement du « Hirak ». Jusqu’au bout, le président affaibli aura tenté de s’accrocher au pouvoir. Mutique et paralysé, il est finalement acculé à la démission par le chef de l’armée, le 2 avril 2019, après six semaines de mobilisation populaire massive. Ce jour-là, il était apparu pour la dernière fois à la télévision pour annoncer qu’il jetait l’éponge.

RFI

Transition en Guinée : la mission de la CEDEAO huée à l’aéroport

Les chefs de l’État Ghanéen et Ivoirien ont été reçu par le CNRD ce vendredi 17 septembre à Conakry.

l’actuel président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Nana Akufo-Addo en compagnie de son homologue président Alhassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, ont échangé avec le colonel Mamady Doumbouya , des échanges qui se sont déroulé à huis clos dans un réceptif hôtelier de la place dans la matinée.

La rencontre a duré quelques heures, avant que la délégation ne prend la direction de Kaloum, précisément le palais Roi Mohammed V, pour s’enquérir de l’état de l’ancien président guinéen Alpha Condé.

Le premier magistrat ivoirien s’est exprimé sur leur séjour en Guinée, il affirme, « Nous avons eu un excellent séjour, à Conakry. Je voudrais remercier mon jeune frère, le président du CNRD et dire que nous avons eu un excellent entretien. Nous avons aussi rencontré mon frère Alpha Condé qui va bien. Et nous garderons le contact. Merci au peuple de Guinée pour notre accueil et votre hospitalité ».

Nana Akufo-Addo président Ghanéen, quant à lui s’est exprimé sur les échanges qui ont lieu entre la junte et la mission de la CEDEAO, quand à lui, il se dit rassurant de la qualité des entretiens avec le président du « on a eu des entretiens très franches, fraternels avec le colonel Doumbouya et ses associés, collaborateurs. Et je pense que la CEDEAO et la Guinée vont trouver un moyen de marcher ensemble », a-t-il indiqué.

A précisé que, ces présidents ont été hué à leur arrivée à l’aéroport de Conakry par des jeunes qui scandaient « CEDEAO zéro, CEDEAO zéro ».

Transition en Guinée : la société civile guinéenne sera-t-elle unie ?

La concertation nationale initiée par la junte militaire après avoir renversé le pouvoir d’Alpha Condé, fait couler beaucoup d’encre et de salive entre certaines structures de la société civile guinéenne.

Le secrétaire exécutif du Conseil des Organisations de la Société Civile Guinéenne, s’est exprimé sur les maux qui gangrènent la société civile guinéenne.

A rappeler que, les organisations de la société civile et des associations ont été reçu ce mercredi 15 septembre par le président de la CNRD. Après cette rencontre, Gabriel Haba estime que les organisations de la société civile doivent être unies, s’ils veulent se faire respecter par les nouvelles autorités.

Il affirme, « notre pays est dans une situation exceptionnelle, où tous les acteurs à commencer par la société civile doivent prendre conscience de cela. Faire un examen de conscience pour faire face à l’urgence, profiter de l’occasion mettre les vrais fondamentaux d’une nation, d’un État de droit et d’une démocratie. Mais très malheureusement, il est regrettable de voir aujourd’hui des jeunes qui sont manipulés par les partis politiques, d’autres qui ont des agendas égoïstes et haineux qui rentrent dans les guerres de positionnement, de leadership, au lieu de faire face au problème qu’engage la Guinée (…).

Il est évident aujourd’hui que toutes les organisations de la société civile se donnent les mains pour conjuguer le même verbe pour parler d’une seule voix et c’est ce qui va emmener les nouvelles autorités à respecter le peuple(…). Mais si les gens s’aventurent dans ces guerres de positionnement, à Guinée connaîtra le même sort que le passé. Et c’est ce que nous devrons éviter surtout, nous nous sommes dans l’optique à fédérer toutes les organisations (…) », a fait savoir le secrétaire exécutif du CNOSCG, avant de répondre à la question sur la limitation de la transition, une décision de la CEDEAO.

Il (Gabriel Haba Ndlr) dira ceci : « il faut qu’on fasse très attention, la CEDEAO est dans une position classique, la CEDEAO est gouvernée par des règles et des principes qui l’emmènent toujours à opter pour des positions très limitatives en ce qui concerne la prise du pouvoir par des militaires dans les États africains. Ce qu’il faut faire constater c’est quoi, c’est que la Guinée à une situation très exceptionnelle par rapport aux autres pays, parce que nous avons beaucoup de vide en matière institutionnelle. Aujourd’hui, la constitution a été suspendue et les Guinéens aspirent aujourd’hui à un profond changement, à une refondation institutionnelle, une refondation même de la nation (…). »

‘’La limitation de la transition’’

Pour Gabriel Haba, il est primordial que l’on se pose les questions avant de donner un délai de la transition du CNRD, « ils La première question qu’il faut se poser, c’est de savoir qu’est que nous voulons régler pendant cette transition? Quelles sont les charges qu’on incombe à la transition. Alors il faut définir tout ce que la transition doit prendre en charge comme action, pour planifier la transition dans le temps (…) », a-t-il souligné.

 

Coup d’Etat en Guinée : La CEDEAO tient les membres du CNRD pour responsables de l’intégrité physique d’Alpha Condé

COMMUNIQUE

  1. La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est réunie, en Session Extraordinaire, le 16 septembre 2021 à Accra, République du Ghana, sous la présidence de S.E.M. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana, Président en exercice de la Conférence, afin de faire le point de l’évolution de la situation politique en République de Guinée. Les Chefs d’Etat ont également examiné les derniers développements de la Transition en République du Mali.

Sur la Situation politique en République de Guinée

  1. La Conférence réitère sa ferme condamnation du coup du 5 septembre 2021 et réaffirme son exigence pour la libération immédiate et sans condition du Président Alpha Condé. Elle rappelle encore qu’elle tient les membres du Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) pour responsables individuellement et collectivement de l’intégrité physique du Président Alpha Condé.
  2. La Conférence a été informée de la situation socio-politique présente en République de Guinée et de l’apparent engagement du Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) à œuvrer pour un retour rapide de l’ordre constitutionnel. Elle a également noté la décision du CNRD d’engager des consultations avec l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux sur la situation socio-politique en République de Guinée. La Conférence s’est fortement préoccupée de la résurgence des coups d’Etat après ceux du Mali en 2020 et 2021.
  3. Après examen du Rapport et délibérations, la Conférence décide de ce qui suit :
  4. le maintien de la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO jusqu’à la restauration de l’ordre constitutionnel ;
  5. la tenue, dans un délai de six (6) mois, des élections présidentielle et législatives pour la restauration de l’ordre constitutionnel en République de Guinée ;
  6. la mise en œuvre des sanctions ciblées conformément aux protocoles de la CEDEAO, impliquant l’interdiction de voyage des membres du CNRD ainsi que des membres de leur famille et le gel de leurs avoirs financiers ;

4 d. l’appui de l’Union Africaine, de l’Union européenne, des Nations Unies, et des partenaires multilatéraux et bilatéraux pour la mise en œuvre desdites sanctions;

  1. l’interdiction aux membres du CNRD d’être candidats à l’élection présidentielle ;
  2. l’accompagnement de la CEDEAO dans la résolution rapide de la crise et la préparation des élections ;
  3. La Conférence appelle l’Union Africaine, les Nations Unies ainsi que les partenaires au développement à endosser les décisions prises et à accompagner la restauration de l’ordre constitutionnel en République de Guinée.
  4. Les membres de la conférence ont demandé au Président en exercice de visiter les Républiques de Guinée et du Mali dès que possible afin de notifier en personne les décisions de la Conférence.
  5. La Conférence décide de rester saisie de cette question.

Sur l’évolution de la transition politique en République du Mali.

  1. La Conférence demeure très préoccupée par la lenteur dans la préparation des élections prévues en République du Mali pour fin février 2022.
  2. La Conférence réitère sa demande pour un respect strict du calendrier de la transition devant conduire à la tenue effective des élections dans le délai non négociable de février 2022. A cet effet, la Conférence demande aux autorités de la transition de soumettre au plus tard à la fin du mois d’octobre 2021, le chronogramme devant conduire aux étapes essentielles pour les élections de février 2022. Elle insiste que seules les réformes nécessaires pour la tenue des élections à la date indiquée devraient être mises en œuvre.
  3. La Conférence décide de sanctions ciblées contre tous ceux dont les actions impactent négativement sur le calendrier de la transition tel qu’arrêté par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. Ces sanctions incluraient notamment l’interdiction de voyage pour ces personnes et leur famille et le gel de leurs avoirs financiers. A cet effet, la Conférence demande au

Président de la Commission de la CEDEAO de compiler et soumettre la liste des individus et groupes d’individus concernés.

  1. La Conférence condamne fermement les arrestations continues ainsi que l’incarcération de leaders politiques et anciens dignitaires par les autorités de la transition. Elle demande leur traitement judiciaire conformément à l’état de droit et au respect des droits de l’homme.
  2. Au plan sécuritaire, la Conférence dénonce fermement la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali et est très préoccupée par les conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région.

Au titre du renforcement de la démocratie

  1. Tenant compte des développements récents dans la région, la Conférence réaffirme que la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance est essentielle pour le développement, la paix et la stabilité de la région. En conséquence, la Conférence instruit le Président de la Commission à initier le processus de réexamen du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de 2001 afin de renforcer la démocratie, la paix, et la stabilité dans notre région.
  2. Les Chefs d’État et de Gouvernement expriment leur profonde gratitude à S.E.M. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du

Ghana, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de

Gouvernement de la CEDEAO, pour son leadership dans la direction des affaires de la Communauté.

  1. Etaient présents à cette session, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ci-après, ou leurs représentants dûment mandatés :
  2. E. M. Roch Marc Christian KABORE, Président du Burkina Faso ;
  3. E. M. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire ;
  4. E. M. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du

Ghana ;

  1. E. M. Umaro Sissoco EMBALO, Président de la République de Guinée

Bissau ;

S.E.M. Georges Manneh WEAH, Président de la République du Libéria ;

S.E.M. Mohamed BAZOUM, Président de la République du Niger ;

  1. E. M. Macky SALL, Président de la République du Sénégal ;
  2. E. M. Julius Maada BIO, Président de la République de Sierra Leone ;
  3. E. M. Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République Togolaise ;

S.E.M. Yemi OSINBAJO, Vice Président de la République Fédérale du Nigéria ;

  1. E. M. Aurélien AGBENONCI, Ministre des Affaires Etrangères et de la

Coopération de la République du Bénin ;

  1. E. M. Filomena MENDES GONÇALVES, Ministre à la Présidence du Conseil des

Ministres de la République du Cabo Verde ;

S.E.M. Mamadou TANGARA, Ministre des Affaires Etrangères, de la

Coopération Internationale et des Gambiens de l’Extérieur de la République de Gambie.

  1. Était également présent, S.E.M. Jean-Claude Kassi BROU, Président de la

Commission de la CEDEAO. Ont également participé à cette session, S.E.M.

Goodluck JONATHAN, Ancien Président de la République Fédérale du Nigéria et Médiateur de la CEDEAO en République du Mali ; et S.E.M. Mahamat Saleh

ANNADIF, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

  1. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris note du Rapport de la

Mission de haut niveau dépêchée en République de Guinée le 10 septembre

2021, à la suite de la Session extraordinaire de la Conférence tenue le 8 septembre 2021 par visioconférence. Ils ont également pris note du rapport de suivi de la transition politique en République du Mali présenté par le Médiateur,

S.E.M. Goodluck Ebele JONATHAN.

  1. Ils ont salué la qualité des rapports soumis ainsi que la pertinence des recommandations qui y sont contenues.
  2. A l’issue de ses délibérations, la Conférence a entériné les principales recommandations contenues dans le rapport de la Mission.

Fait à Accra, le 16 septembre 2021

 

Guinée: la Cédéao sanctionne les auteurs du putsch et veut une transition rapide

Le sommet extraordinaire de la Cédéao a pris fin, jeudi 16 septembre dans la soirée, avec une série de mesures contre la Guinée. C’est un message de fermeté que les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont voulu envoyer à la junte en Guinée.

En tout, ce sont six points qui ont été énoncés, ce jeudi soir, à l’issu de ce sommet extraordinaire de la Cédéao. En premier lieu, il y a le maintien de la suspension de la Guinée de toutes les instances de l’organisation jusqu’à la restauration de l’ordre constitutionnel.

Une transition de six mois demandée

Ensuite, il y a l’interdiction de voyager pour tous les membres du CNRD ainsi que pour les membres de leur famille. Les chefs d’État de l’organisation régionale ont par ailleurs décidé le gel des avoirs financiers des putschistes.

Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, doit se rendre à Conakry dans les 48 heures pour exiger la libération immédiate et sans conditions du président déchu, Alpha Condé, toujours retenu dans un lieu tenu secret. Il devrait, à cette occasion, transmettre les conclusions du sommet aux nouveaux dirigeants de la Guinée.

 

Au cours des discussions à huis clos, la durée de la transition a notamment été évoquée. Elle ne devrait pas dépasser six mois. Cette transition devra être conduite par le colonel Mamady Doumbouya, secondé d’un Premier ministre civil, conclut l’instance sous-régionale.

Pour Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cédéao, il faut que la Guinée revienne le plus rapidement possible à l’ordre constitutionnel :

Ils ont clairement indiqué que la transition, qui démarre, doit être une transition de courte durée. Ils sont même allés très loin en disant que cette transition ne devait pas dépasser six mois.

La féderation des rétraités civils, millitaires et veuves , deflatés et du 3ème age de Guinée Conakry appel au CNRD à veiller au respect des droits de l’homme et a la sécurité des Guinéens (déclaration)

La fédération des retraités civils, militaires et veuves, déflatés et du 3ème âge de Guinée Conakry, a affirmé son soutien aux nouvelles autorités. Ils l’ont fait savoir une déclaration rendue publique ce jeudi 16 septembre 2021.

La fédération a dans cette déclaration exhortée aux nouvelles autorités d’à mettre la Guinée au-dessus de tout .

Voici la déclaration:                                                 

Déclaration de la Fédération des Retraités Civils, Militaires

et Veuves, déflatés et du 3 ème âge de Guinée Conakry.

Vu la prise du pouvoir par le CNRD.

Vu la déclaration solennelle du Président du CNRD.

Vu l’approbation de l’ensemble de la population et le soutien inconditionnel du peuple de Guinée.

La Fédération des retraités civils, militaires, veuves, déflatés et les  personnes du 3 ème âge de Guinée prend acte de la prise du pouvoir du CNRD.

La Fédération soutien toutes les initiatives allant dans le sens du mieux être  des populations.

Elle espère avec un grand enthousiasme que le changement tant attendu verra finalement le jour que leur condition sera améliorée.

Elle exhaurte les nouvelles autorités de mettre la Guinée au dessus de tout et éviter au maximum le clientélisme, le népotisme, la gabegie, l’ethnocentrisme et l’ethno stratégie.

Elle sollicite que soit prise en compte les revendications sur le paiement des pensions à temps ,la prise en charge sanitaire, la gratuité des jugement d’hérédité et le paiement des mesures d’accompagnement  des militaires retraités  de 2011.

Elle soutien  et accompagne les nouvelles autorités dans toutes les actions salvatrices.

Elle en appel au  CNRD à veiller au respect des droits de l’homme et a la sécurité des Guinéens.

En outre, elle souhaite que CNRD trouve dans son emploi de temps un jour pour recevoir le Bureau.

 

Conakry, le  15   Septembre  2021

Le Secrétaire Général                                                                              De la Fédération Syndicale                                                                         Des retraités Civils et Militaires, Veuves                                                    , déflatés et du 3 ème âge de Guinée.

Libye: des combats impliquant des rebelles tchadien du Fact signalés au sud du pays

Des combats qui se seraient déroulés le mardi 14 septembre 2021, selon un communiqué du Fact, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad, un groupe rebelle à l’origine de la mort d’Idriss Déby Itno en avril. Des frappes aériennes menées par les forces du Khalifa Haftar ont touché l’un des bases du groupe rebelle tchadien dans cette zone désertique.

Un premier bombardement aurait commencé mardi vers 10h suivi d’un deuxième dans la soirée, près de Tarbou dans le sud libyen. Le Fact y a établi l’une de ses bases. « Des tirs de drone précis ont pilonné la zone », explique le porte-parole du groupe rebelle, Kingabé Ogouzeïmi De Tapol. Il ajoute que ces tirs visaient Mahamat Mahdi Ali.

Le chef du Fact, qui dirige la contre-offensive sur place, confirme la mort de sept rebelles tchadiens, dont cinq cadres. Il évoque des dizaines de morts côté libyen. Ces frappes ont été revendiquées par les forces de Khalifa Haftar. Des forces appuyées par des toroboros soudanais et des soldats tchadiens, selon le Fact.

Des patrouilles pour sécuriser la frontière

Des accusations rejetées par Ndjamena. Le ministre de La Défense, Daoud Yaya Brahim affirme qu’« aucun militaire tchadien n’est intervenu sur le sol libyen ». Il précise que les troupes se limitent à des patrouilles pour sécuriser la frontière.

Le Fact met également en cause la France et affirme aussi avoir identifier cinq militaires français, affecté aux tirs de mortiers. Une source sécuritaire française au Tchad évoque « d’une fausse information ». Elle précise que les drones sont plutôt engagés au Mali et au Niger contre le terrorisme.

RFI

 

Suivez Guinée Diversité !

3,428AbonnésJ'aime
15FollowersSuivre
1AbonnésS'abonner

Les dernières infos