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Fespaco 2021: mettre en avant les nouvelles générations

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) est bel et bien lancé. Malgré la pandémie et malgré la crise sécuritaire qui touche le Burkina Faso, le festival du cinéma africain a démarré samedi 16 octobre en fin d’après-midi, avec la traditionnelle cérémonie d’ouverture au Palais des sports. La compétition officielle, les diffusions des films, documentaires et séries ont débuté ce dimanche 17 octobre, mais la cérémonie de lancement a clairement marqué les esprits.

Lutter, créer, s’appuyer sur l’héritage de Sankara. L’ambition de cette 27e édition du Fespaco est de mettre en avant les nouvelles générations.

Présent, le chef de l’État Roch Marc Christian Kaboré s’est interrogé sur les difficultés dans le secteur du cinéma : « Quelles sont les contraintes, les perspectives du cinéma africain ? Il faudra que l’ensemble des acteurs de ce monde se penchent dessus pour que nous puissions lever tous les verrous qui empêchent le cinéma africain de prospérer. »

 « On a tous besoin de la même chose : l’espoir » 

Avec près de 40 danseurs et une superbe chorégraphie, le tout appuyé par des artistes réputés comme le Sénégalais Baaba Maal, Serge Aimé Coulibaly a a réussi son pari : redorer le blason du Fespaco, prouver que le Faso est bel et bien là. « On doit réunir toutes ses forces pour pouvoir montrer au monde qu’on reste debout, explique-t-il, qu’on est là sur nos jambes et qu’on est prêt à avancer malgré l’adversité. On a tous besoin de la même chose : l’espoir. »

Une posture revendiquée également par les responsables du Fespaco. « Le septième art, faut-il le rappeler, peut valablement défendre la paix en fléchissant toutes les formes d’intégrisme et d’extrémisme pour les militants en prison et défendre la solidarité entre nos peuples, souligne Salifo Taida, qui préside le comité d’organisation. Vive le cinéma africain ! Vive le Fespaco ! »

RFI

Ligue 1 : une bonne nouvelle pour les joueurs du championnat guinéen

C’est maintenant connue, la date du lancement officiel de la nouvelle saison du championnat national.

Autour d’une conférence de presse tenue ce samedi 16 octobre 2021, Général Mathurin Bangoura le président de la ligue guinéenne de football professionnelle a annoncé la date du démarrage du ligue 1.

 » Nous sommes en retard, il faut que les présidents de clubs acceptent que le calendrier soit chargé pour que nous puissions jouer beaucoup des matchs avant la coupe Afrique des nations. C’est pourquoi nous avons organisé cette rencontre pour communiquer la date du démarrage de notre championnat. A la suite de la rencontre du bureau exécutif, j’informe le public sportif que la nouvelle saison démarre le dimanche 31 octobre 2021  » a annoncé le président de la LGFP.

Les clubs engagés cette saison en ligue 1 et ligue 2 auront une partie de leur subvention la semaine prochaine pour cette échéance. Il reste à savoir si cette date sera respecté.

Ibrahima Fatimatou BAH

LC/CAF : Horoya ramène un succès

Pour la première sortie à Bamako ce samedi 16 octobre 2021, pour jouer contre le Stade Malien en manche aller du dernier tour préliminaire de la ligue des champions Africaines, le Horoya AC effectue un grand succès en s’imposant 1 but ( 0-1 ) contre le club Malien.

Au bout des 45 premières minutes aucun club entre les deux voisins se sont démarqués pour escorer dans cette partie. Au compte de la deuxième période le champion de Guinée se montre plus décisif dans l’animation offensive. Bafour Sébé dans une action collective centre le ballon dans la boîte, un ballon repris par la tête du Sénégalais Pape Abdou N’diaye malheureusement il voit le gardien Malien bien arrêté sur sa ligne de but détourné le cuir rond.Enok Atta bien présent dans la surface de réparation pousse le ballon au fond des filets à la (56e). Le Stade Malien remonte la pression et s’offre quelque occasions mais sans les concrétiser avec un grand Moussa Camara qui à sauver les rouges et blanc de Matam. Malgré les changements tactiques proposés par les deux techniciens, le score reste inchangé jusqu’à le couple de sifflet final de cette rencontre.

Les hommes de Lamine N’diaye effectues une belle entame dans cette phase préliminaire en attendant la manche retour le 24 octobre prochain à Conakry au stade Général Lansana Conté de Nongo.

Ibrahima Fatimatou BAH

Agression du groupe de médias Djoma: le syndicat sort ses griffes

Le groupe de média Djoma a subi ce samedi 09 octobre 2021, la visite des hommes du groupement des Forces Spéciales. Une visite qui s’est terminée par des agressions faisant deux blessés. Le syndicat aussitôt informé de cet acte, a affirmé qu’il ne tolérera aucune atteinte à la liberté de presse.Voici la copie de la déclaration
Déclaration numéro 004/SPPG/SG/2021.
Le syndicat des professionnels de la presse de Guinée a été particulièrement indigné d’apprendre l’attitude inacceptable des agents du groupement des forces spéciales qui ont fait irruption ce samedi 9 octobre aux environs de 22h, dans les locaux de #Djoma_Medias sous prétexte qu’ils étaient à la recherche des véhicules appartenant à l’État.
Dans la journée de ce dimanche 10 octobre, une délégation conduite par le Secrétaire Général du SPPG s’est rendue sur les lieux pour constater les faits et exprimer tout le soutien du syndicat aux travailleurs et à la direction du groupe #Djoma_medias. Au cours de ce constat amère fait sur le terrain, la délégation a été informée de 2 cas de blessés enregistrés à la suites des altercations provoquées par les agents agresseurs des forces spéciales qui ont lancé les hostilités dès qu’on leur a demandé s’ils étaient munis d’un mandat pour fouiller les locaux de ce médias à une heure aussi indue. À cela s’ajoute l’état d’esprit des travailleurs qui ont été terrorisé par des coups de feu des visiteurs indésirables.
Face à l’allure liberticide que commence à prendre la transition militaire en cours dans notre pays, le SPPG rappelle aux nouvelles autorités qu’il ne tolèrera aucune atteinte à la liberté de la presse et leur demande de prendre toutes les dispositions pour mettre fin à ce genres d’actes qui replongent les mémoires dans les années sombres des régimes dictatoriaux. Le SPPG apprend à ceux qui l’ignoreraient que les locaux d’un médias sont inviolable et que dans un État de droit, lorsqu’on reproche des faits à une personne physique ou morale, on passe par des voies légales. Pour finir, le SPPG prévient que si les actes d’atteinte à la liberté de la presse se répètent, qu’il déclenchera une série de protestation notamment des sit-in, manifestation de rue et va même demander aux journalistes de boycotter les activités du CNRD.
-Vive la liberté de la presse;
-Vive la démocratie;
-Vive le SPPG
Conakry, le 10 octobre 2021.
Le bureau exécutif national

Des journalistes bloqués d’accès aux événements publics des autorités: le SPPG réagit

Depuis la prise du pouvoir par l’armée guinéenne le 05 septembre dernier. Les journalistes des médias privés ont des difficultés d’accéder aux salles pour la couverture des activités publiques. Une situation qui se fait de trop ces derniers temps, alerté par des hommes de médias le syndicat n’a pas tardé à se faire entendre à travers un. Communiqué dont nous détenons une copie.
Communiqué_du_SPPG:
Réuni en séance extraordinaire ce samedi 9 octobre 2021 à Conakry, le bureau exécutif du syndicat des professionnels de la presse de Guinée(SPPG) a entre-autres examiné les plaintes des journalistes évoquant des difficultés d’accès à l’information publique pendant la couverture des événements du CNRD comme les consultations nationales tenues courant septembre au palais du peuple ou encore, la cérémonie d’investiture du président de la République le 1er octobre 2021, au palais des nations. Le dernier cas en date est lié à la prise de fonction du premier ministre installé le 8 octobre 2021, à la primature où les journalistes de la presse privée ont été chassés de la cour par des bérets rouges.
Vu le prix que le SPPG attache à la sécurité des journalistes comme le témoigne le point 3 de son mémo du 20 septembre adressé au président du CNRD, et foncièrement jaloux du principe non négociable de la liberté de la presse, le bureau a mandaté le Secrétaire Général du SPPG à l’effet d’échanger d’abord avec le service communication de la primature. Ensuite, avec le service presse de la présidence de la République sous CNRD ce, pour écouter leurs versions des faits mais aussi, rappeler la nécessité de respecter le droit pour les journalistes, d’accéder librement aux informations d’intérêt national. Après avoir réalisé ces échanges comme prévu, le bureau exécutif a adressé des notes écrites aux nouvelles autorités par le biais des services su-mentionnés.
Si nos interlocuteurs disent n’avoir pas été témoins de quelconque traitement dégradant à l’endroit des reporters puisque n’étant pas présents dans la cour de la primature au moment des faits, chacun d’eux affiche la volonté d’oeuvrer pour garantir aux journalistes, le droit d’accès à l’information publique; répondant ainsi à la préoccupation numéro 4 exprimée dans notre mémo du 20 septembre.
En tout état de cause, le SPPG rassure les journalistes qu’il reste encore déterminé plus qu’hier à défendre leurs droits et la liberté de la presse. Il les invite donc à poursuivre sereinement la noble mission d’informer le public tout en veillant au respect des règles d’éthique et de déontologie.
Conakry, le 10 octobre 2021.
Le #SPPG.

«La police nationale, une plaie qui a absolument besoin de remède»(Mathé)

Relevant de la fonction publique, notre police nationale à l’instar des autres institutions de la République a besoin de se faire une nouvelle santé. Celle qui lui permettra de répondre aux aspirations des populations et non à celles d’un homme et son clan comme cela a été malheureusement constaté sous le régime tombé il y a plus de quatre semaines. De par le comportement de certains de ses chefs zélés, la police nationale a perdu l’élan d’une de ses missions primordiales, à savoir rassurer et sécuriser les citoyens et leurs biens.
Les propos arrogants, va-t’en guerre, haineux, peu catholique faisaient croire à ceux qui les tenaient que le président Alpha Condé était éternel à la tête de la Guinée, de tels responsables à la tête de la police nationale, les Guinéens n’en veulent plus. Tous pour une police respectueuse et respectable au service exclusif des citoyens. Doit‐ on autant oublier les bavures policières, avec des marmites de riz renverser, des bidons à eau éventrés, des femmes et vieux battus ? Et L’arrestation et la libération des jeunes devenues un moyen d’enrichissement illicite de plusieurs agents de la CMIS déployés sur le terrain pendant les manifestations socio‐politique à Conakry ou dans l’arrière-pays ? Une tendance que doit forcément renverser le CNRD pour ressortir l’autre sens comme quoi la justice doit être la boussole pour nous orienter. Je suis d’accord pour l’inclusion de tous pour une Guinée unie et prospère, mais souhaite à ce que les militants policiers soient démasqués et recadrés en leur enseignant les vraies valeurs d’une police Républicaine. Tout n’est pas négatif au sein de cette corporation, des cadres compétents dans les oubliettes doivent revenir au-devant de la scène pour redorer le blason de la police nationale.
Il est inconcevable qu’après tant de bavures policières, que la page de ces policiers sans état d’âme continue à rester ouverte. Un policier ne parle pas comme un militant, a fortiori le donneur d’ordre. Mais sous Alpha Condé la partialité se lisait dans les propos et se voyaient dans les faits. Plus Jamais ça ! Nous voulons une police proche du peuple et aimée de tous , un véritable rempart de la sécurité. Que dire de la police routière où plusieurs agents sont sources de bouchons terribles pour remplir uniquement leurs poches rouillées, où on peut voir des hauts gradés de cette même police tendre la main comme des démunis à des particuliers au regard moqueur de certains usagers ? Tout cela doit changer, c’est bien possible avec des chefs réformateurs et loin de l’esprit politique.
Il est temps, grand temps même pour les nouvelles autorités de réagir afin de guérir la police guinéenne du mal qui risque de devenir un cancer si rien n’est fait sous peu .
Mathé Bah journaliste, chroniqueur

 

Les dates d’ouverture des classes sont désormais connues

Les ministères en charge de l’éducation et de la formation professionnelle ont finalement donné les dates d’ouverture des classes. C’est un communiqué conjoint des deux départements rendus publique sur les ondes des médias d’État ce jeudi 07 octobre 2021.

La rentrée scolaire 2021-2022 est prévue selon ce qui suit: pour les ministères de l’Éducation nationale et de l’enseignement technique : le jeudi 21 octobre 2021 sur toute l’étendue du territoire national à 08 heures; pour le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le lundi 1er novembre 22021.

Les autorités éducatives du pays ont aussi instruit aux écoles privées qui avaient déjà ouvert de fermer et de se conformer à ces dates.

« La CAF a organisé un mini championnat pour le Maroc … » Thierno Saïdou Diakité

Le consultant sportif Thierno Saïdou Diakité s’est exprimé sur le nul consécutif de l’équipe nationale guinéenne au compte des éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022. Dans l’entretien qu’il a accordé à notre rédaction ce jeudi 07 septembre, le consultant sportif a dépeint la vision qu’il a du Syli et des encadreurs.

Pour ce qui est de la récente rencontre qui s’est soldée sur un score nul face à l’équipe soudanaise, il souligne que « le résultat enregistré hier par le syli national contre le Soudan à Marrakech au Maroc, confirme un peu les appréhensions que nous nous sommes faites par rapport à la compétence de l’entraîneur Didier Six. Moi j’étais l’une des premières personnes à discuter le choix de six pour succéder au Belge Paul Put après notre humiliation à la CAN 2019 organisé en Égypte. On a fait match nul contre la Guinée Bissau un pays qui ne figure pas sur la liste des 30 pays sur le continent africain. Au dernier classement de la FIFA publié le 12 septembre dernier, le Maroc est 4ème, la Guinée est 14ème, la Guinée Bissau 76ème, et le Soudan 105ème. En principe les deux équipes ne doivent pas nous poser problème. Cela veut dire que les autres progressent et la Guinée régresse. Si on regarde bien, la Guinée dispose des joueurs talentueux. Malheureusement le schéma tactique proposé par l’entraîneur Didier Six nous pénalise. Hier je pense que Martinez Kanté et Amadou Diawara devraient commencer le match parce que lorsqu’ils sont rentrés l’animation offensive a été beaucoup plus agressive, il faut le reconnaître. L’objectif assigné avec le sélectionneur c’est la qualification à la CAN (…). Maintenant dans ce groupe avec le Maroc qui a 6 points, la Guinée Bissau 4 points et la Guinée 2 points. Le syli est dos au mur, contre le Soudan il faut que ça passe ou ça casse (…).

Le consultant sportif, a tout aussi affiché son sentiment pour l’équipe nationale de football. Il dira, «je suis réaliste, je suis patriote, je souhaite du bon pour la Guinée ».

Malgré cette affection il ne cache pas son désarroi pour ce qui est de la qualification de l’équipe de football guinéenne. « Il ne faut pas se voiler la face, on n’a pas tellement de chance pour se qualifier pour le Qatar 2022. La Guinée ne pourra pas se qualifier parce que la CAF a fait en sorte que tous les matchs de la Guinée et la Guinée Bissau se disputent au Maroc, on aurait pu jouer ailleurs pour que toutes les équipes bénéficient les mêmes conditions. Mais le Maroc a des avantages c’est un mini championnat que la CAF a organisé en leur faveur au détriment de la Guinée, la Guinée Bissau, le Soudan (…) », a-t-il précisé.

Ibrahima Bah

L’Association Médias intégrité Guinée recommande aux nouvelles autorités un audit systématique de l’ancien régime (Déclaration)

L’Association Médias intégrité Guinée (AMIG) était face à la presse ce jeudi 07 octobre 2021 à la maison de la presse de Conakry. Objectif, parlé de « la situation socio-économique actuelle du pays ». Au cours de ce point de presse, Samory Keita, président de ladite association a rendu public une déclaration à cet effet, dont nous détenons une copie.

Voici l’intégralité de la déclaration :            

Association Médias Intégrité Guinée (AMIG)

   Déclaration sur la situation sociopolitique guinéenne actuelle

L’Association médias intégrité Guinée (AMIG) suit avec intérêt l’actualité sociopolitique de Guinée, marquée ces derniers temps par un changement brusque majeur au sommet de l’Etat, avec le coup d’Etat du 5 septembre 2021.

Tout en prenant acte de la prise de pouvoir par l’armée et la mise en place du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), avec à sa tête le Colonel Mamadi Doumbouya, jusque-là commandant du Groupement des Forces Spéciales de Guinée, l’AMIG nourrit l’espoir quant à la volonté annoncée de celui-ci de mener un combat hardi contre la corruption et ses pratiques assimilées et de rendre la justice indépendante. Ces combats sont ceux de l’AMIG et justifient sa raison d’être.

A ce titre, l’Association salue les engagements pris pour la mise en place d’un « organe de contrôle et de moralisation de la gestion publique » et pour faire la lumière sur la gestion précédente à travers un « audit des comptes publics ». Cependant, l’AMIG espère que ces engagements ne seront pas de vains mots et restera en alerte permanente pour dénoncer au cas échéant.

Créée en 2014 par des professionnels des médias guinéens, l’Association médias intégrité Guinée a fait plusieurs formations dans le domaine du journalisme d’investigation et du rapportage des cas de corruption et de pratiques assimilées dans les secteurs de la santé et de l’eau, entre autres.

Des enquêtes menées dans ces domaines ont permis de déceler des cas de corruption et pratiques assimilées et qui ont fait l’objet de rapports déposés auprès de partenaires techniques et financiers comme le PNUD et au niveau de l’Etat où ils sont restés lettre morte.

L’AMIG espère désormais que les engagements du Colonel Mamadi Doumbouya, notamment ceux contenus dans la charte de la transition publiée le 27 septembre 2021, et réitérés lors de sa prestation de serment et de son adresse à la nation, le 1er octobre, vont se traduire en actes concrets. Ceci pour permettre à la Guinée qui dispose d’importantes ressources minières et minéralières (bauxite, fer, or, diamant etc.) de sortir de sa situation actuelle.

De nos jours, la Guinée fait partie des pays les plus pauvres du monde. Selon le dernier rapport de l’indice de développement humain (IDH) du PNUD, la Guinée occupe la 178ème place parmi 189 pays dans le monde. Pire encore, sur l’indice de perception de la corruption de Transparency international, en 2020, la Guinée est classée 137ème sur 180 pays, avec 7 points de recul par rapport au précédent classement.

Cette triste réalité contraste avec l’engagement de l’Etat guinéen qui a pourtant mis en place des instruments juridiques pour lutter contre la corruption et renforcer la bonne gouvernance, à travers l’adoption en 2017 d’une loi anti-corruption et la ratification de conventions internationales comme celle de l’ONU relative à la lutte contre la corruption. Malgré tous ces garde-fous, la Guinée n’arrive toujours pas à combattre efficacement la corruption et ses pratiques assimilées. Sans doute à cause d’un manque de volonté politique réelle.

Pour inverser cette tendance, l’AMIG recommande aux autorités de la transition:

  • D’engager l’audit systématique de la gestion de l’ancien régime ;
  • D’exiger la déclaration de patrimoine à tous les hauts fonctionnaires de l’Etat avant leur entrée en fonction et à la fin de leur fonction ;
  • De faire la lumière sur les dossiers de corruption et de détournements de fonds publics pendants devant les tribunaux (affaire de 200 milliards de Francs Guinéens au ministère de l’enseignement technique, détournement des salaires de 2000 fonctionnaires de l’Etat, cas des 51 millions de dollars à l’ARPT, entre autres) ;
  • D’assurer l’indépendance et l’autonomie financière des organes de lutte contre la corruption, comme l’ANLC, la Centif(Cellule nationale de traitement d’informations financières) et la Cour des Comptes ;
  • De réhabiliter la Loi d’accès à l’information publique pour faciliter le travail des journalistes d’investigation en Guinée ;

Conakry le 7 octobre 2021

Association Médias Intégrité Guinée

Contacts : 622 20 95 90

amigguinee@gmail.com

La fédération de l’hôtellerie, Tourisme, Restauration et branche Connexes demande la réintégration des travailleurs licenciés de l’hôtel Sheraton

La fédération de l’hôtellerie, Tourisme, Restauration et branche Connexes ( FHTRC) a dans un point de presse ce jeudi 07 septembre 2021 demandé la réintégration de leurs camarade syndical licencié par l’hôtel Sheraton Grand Conakry.  

Les concernés sont entre autres Amadou Diallo, Alhassane Diallo et Sampil qui a accidentellement cassé un pot. Ils sont plusieurs centrales syndicales à soutenir cette initiative, la secrétaire générale de ladite Fédération a exprimé sa détermination a suivre ce dossier de près.

Il faut rappeler que, cela fait une année que ces travailleurs ont été licenciés, un acte que qualifie Asmaou Doukouré d’illégal.

Elle affirme :   «Nous exigeons la réintégration de nos camarades Amadou, Alhassane et Sampil qui a accidentellement cassé le pot, tous licenciés de l’hôtel Sheraton. Ça fait aujourd’hui un an qu’ils ont été arbitrairement licenciés par la complicité de la directrice des ressources humaines de Sheraton grand Conakry et l’inspecteur général du travail et l’inspecteur général de régional de Conakry qui a donné une autorisation de licenciement illégal. On n’a pas profité de cette journée internationale du travail décent pour faire cette conférence de presse. Nous sommes en unités d’action et en solidarité d’actions syndicales. Sept 07 centrales syndicales sont venues nous soutenir et les partenaires aussi. Ça fait plus d’un an que nous sommes entrain de nous battre pour leur intégration parce que c’est un licenciement arbitraire. Nous exigeons leur intégration, nous ne voulons pas de règlement. Si rien n’est fait dans deux semaines, nous avons des lois qui nous autorisent à agir».

Amadou Diallo, secrétaire général du syndicat à l’hôtel Sheraton Grand Conakry, père de deux enfants. L’une des victimes raconte, « Je travaille à l’hôtel Sheraton Grand Conakry depuis son ouverture, 2016. J’ai été licencié et je lutte pour l’amélioration des conditions des travailleurs à l’hôtel. E croit au syndicalisme indépendant, démocratique. Puisque je réclamais les droits légaux des travailleurs auprès de la direction, j’ai été abusivement et arbitrairement licencié par le groupe Topaz Palma Guinée les propriétaires de l’hôtel Sheraton Grand Conakry. Mon licenciement a eu avec la complicité de l’inspection générale du travail sous l’ancien régime présidentiel (…)».

Dossier Sheraton : « Ils ont changé de veste, ils ont enlevé la veste Alpha Condé pour porter la veste … », Abdoulaye Sow à certains Syndicats

Un an jour pour jour que les délégués syndicaux d de Sheraton Grand Conakry ont été licencié par la direction de cette entreprise. Ce jeudi 07 octobre 2021, la fédération de l’hôtellerie, Tourisme, Restauration et branche Connexes ( FHTRC) ont demandé la réintégration des deux délégués syndicaux au niveau de l’entreprise hôtelière. Il s’agit de Amadou Diallo et Alhassane Diallo.

Elles l’ont manifesté au cours d’une conférence de presse animée à la maison commune des journalistes. Cette rencontre a connu la présence des délégués de l’unité d’action des 7 centrales Syndicales. Parmi elle, figurait Abdoulye Sow, secrétaire général de l’USTG qui dans sa communication a qualifié certains syndicats de « véreux ».

« Je disais un jour dans une de mes interventions, que l’histoire a fait que chacun soit responsable de son sort et l’effet de ces actes passé. Ce qui ce passe aujourd’hui est le fait de l’histoire, nous avons des syndicalistes guinéens qui avaient élu domicile à la présidence là-bas. Ces syndicalistes aujourd’hui son entrain de se mouvoir à travers le CNRD pour se faire valoir, pour présenter encore leur candidature, ils ont changé de veste. Ils ont enlevé la veste Alpha Condé pour porter la veste Mamadi Doumbouya. C’est extrêmement grave donc nous devons tous être vigilant (…) », a-t-il déploré.

Pour ce qui a du licenciement des travailleurs, il ( Abdoulaye Sow Ndlr), ne fais pas de cadeaux à ses pairs qui selon lui sont à la base de ce que ces travailleurs licenciés sont entrain de vivre.

« Ce que nous vivons aujourd’hui, ceux pourquoi on est là, dérive du comportement de ces gens-là. Comment pouvez-vous comprendre que l’administration du travail représenté par l’inspection générale du travail accepte de donner cutis à un licenciement et surtout un licenciement abusif, donc nous n’allons plus accepter çà que notre inspection du travail devient un petit marché pour sacrifier le guinéen Nous allons demander au CNRD de mettre en place une inspection générale du travail compétent capable et qui défend les lois de la République. Le Guinéen a besoin de vivre dignement comme les autres (…). e pense que les nouvelles autorités vont penser à çà, le comportement des syndicalistes véreux. Ce sont les syndicalistes qui compliquent du licenciement, ils sont allé à Topaz avec Palma Guinée pour qu’on licencie les gens, ils y trouvent leur dans çà (…) »,  a-t-il souligné.

Le nouveau chef du palais de la colombe parle du colonel Mamadi Doumbouya

Quelques heures après sa nomination au poste de Premier ministre de la transition, chef du gouvernement, le nouveau chef du palais de la colombe s’est exprimé mercredi chez nos de FIM FM au lendemain de sa nomination par le président de la transition Mamadi Doumbouya. Mohamed Béavogui a lors de cette interview évoqué sa détermination à accompagner les militaires pour une bonne transition.

Il dira, « J’ai accueilli cette nomination avec beaucoup d’émotion et beaucoup de reconnaissance au président du CNRD, président de la République. C’est un moment historique pour le pays. Comme vous le savez notre histoire est jalonnée d’énorme difficulté. Nous n’avons pas pu construire encore la Guinée normale que nous voulons. Nous avons une opportunité et la providence a voulu que je sois là aujourd’hui pour y contribuer.  Vous avez vu le 02 octobre, les accolades, l’espoir et cet espoir là nous devons l’incarner. C’est une grande responsabilité ».

Et de rassuré le peuple avec ces propos, « Beaucoup de gens ne connaissent pas qui est le colonel, vous aurez  le temps de le découvrir. C’est un patriote convaincu. C’est quelqu’un qui veut le bonheur de la Guinée, qui s’est sacrifié pour construire les bases d’une Guinée normale.  (…) Je suis prêt et je lui apportera tout mon soutien ».

Pour l’heure, le peuple de Guinée est impatient pour la mise en place du gouvernement de transition et le respect des promesses tenues par le président de la transition.

« le syli national, une autre déception de la Guinée » (Mathé Bah)

Au terme d’un  match de football,  les trois règles fondamentales sont connues de tous (la défaite,  la victoire ou le nul). Sauf que pour une équipe digne de nom, on doit sentir au-dessus de tout  l’âme avec laquelle un de ces trois éléments cités plus haut est tombé. Malheureusement depuis le fiasco lors de  la CAN 2019 en Égypte,  les démons continuent à hanter le onze national. Avant de se plonger dans la première phase des éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022, marquons un pas sur la qualification de cette équipe à la biennale du football africain l’an prochain au Cameroun.  Une qualification obtenue à Conakry face aux aigles du Mali et une défaite au goût amer en Namibie contre les warriors. De ces éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations de football,  au rêve d’aller en coupe du monde. Des Hommes qui suivent cette équipe de Guinée savent que c’est une équipe sans âme, la plus moribonde de ses 30 dernières années. La majorité de l’effectif joue le second ou le te troisième rôle en club. A cela on peut rajouter l’indiscipline de certains joueurs cadres, le retard dans le  regroupement comme ce fut le cas pour le match face au soudan  juste ce soudan qui a tenu en échec la bande à Naby Keita déco, après son premier nul enregistré face au voisin Bissau ‐ Guinée.

Pourtant, les Guinéens sont tous témoins même pour des matchs amicaux s’il n’y a pas de primes les joueurs,  le regroupement en Turquie en fait foi. J’ai envie de savoir à qui la faute, les joueurs,  l’entraîneur,  le Feguifoot ou le département ?  Cette hémorragie  ne fait que perdurer avec son lot de financement inutile. Il est temps que les décideurs du football guinéens pensent à autres équations pour s’en passer des joueurs qui viennent faire uniquement le tourisme en équipe nationale.  Pour cela il faut réorganiser le football local avec des infrastructures modernes,  l’appui de l’état est incontournable.

Je rappelle qu’en football le match nul ou la défaite ne sont pas interdits, mais ce qui fâche plus d’un c’est la manière.  Et en Guinée,  depuis trois ans les amoureux du fini national sont désemparés. Regardez les équipes nationales du Sénégal et du Mali avec la hargne, le beau jeu.  Bref on sent la patte des entraîneurs,  mais chez nous c’est du ouff rien de tout cela,  un simple gâchis de nos finances.

Chers dirigeants éviter au peuple la même honte qu’en 2019 au pays des pharaons, car cette équipe du syli est loin de rassurer son public. Par précautions il est temps de prendre de grandes décisions à l’encontre de certains joueurs tocards et le staff technique afin de ne pas continuer à être la risée des éliminatoires de la coupe du monde et de pouvoir en janvier prochain bien atterrir au pays de Roger Milla . Trop c’est trop, les supporters en ont assez de ces déceptions les unes après les autres.

Mathé Bah journaliste , chroniqueur à la radio Nostalgie Guinée

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