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Le procès de l’assassinat de Thomas Sankara reprend au Burkina Faso

Démarré le 11 octobre, ce procès avait été renvoyé dès la première journée, afin de laisser plus de temps à la défense pour se préparer. Côté parties civiles, confiance et impatience s’entremêlent.

Dans cette affaire, il y a 14 accusés dont deux absents : Blaise Compaoré, l’ancien président burkinabè et ami de Thomas Sankara, et Hyacinthe Kafando, son chef particulier de la sécurité. Blaise Compaoré est soupçonné d’avoir commandité l’assassinat et Hyacinthe Kafando de l’avoir exécuté. Trente-quatre ans après les faits, l’ouverture de ce procès est historique. Reporté dès la première journée, il reprend ce lundi.

Durant cette seconde journée, les parties doivent faire part de leurs exceptions. Il s’agit là, surtout pour la défense, d’exposer d’éventuels vices de forme qui pourraient provoquer un renvoi, ou bien l’annulation de tout ou partie de la procédure. C’est une méthode dilatoire tout à fait classique, et le dossier de l’instruction étant épais de plus de 20 000 pages, l’évocation de toutes les exceptions pourrait prendre plusieurs jours.

Confiance et déceptions chez les parties civiles

« Nous sommes confiants, nous sommes prêts depuis longtemps et l’instruction est bien ficelée », rassure toutefois Ambroise Farama, avocat de la famille Sankara. « Le forum sur la réconciliation nationale est prévu pour janvier, personne n’a envie de faire traîner les choses », ajoute une source proche du dossier.

Même détermination chez Smockey, porte-parole du Balai citoyen.

On sait que les avocats de ces gens-là vont tout faire pour retarder le plus possible le procès […] Ceci dit, si l’on a pu attendre 34 ans, l’essentiel c’est que le droit soit dit et que la décision juste soit prise. C’est un dossier emblématique, historique, extrêmement important pas seulement pour le Burkina mais pour le continent africain […] Cela permettrait de rouvrir d’autres dossiers encore dans les tiroirs, pas seulement de la période dite révolutionnaire, je parle de tous les crimes économiques et de sang qui ont été commis de 1960 à nos jours. Si l’on veut que les Burkinabè ait un tant soit peu confiance en leur justice de donner l’exemple et […] même si ça fait mal de sanctionner tous les coupables.

Smockey

Du côté des familles cependant, on s’impatiente. Bien que prévisible, le renvoi dès l’ouverture du procès a mis un coup au moral. « On sait que c’est un marathon, alors on se dit que chaque kilomètre compte, mais ça reste long » se résout un proche de victime.

Autre déception : la certitude de l’absence de Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando. Les deux accusés avaient dix jours à compter du 11 octobre pour se présenter à la cour. Ce délai expiré, ils seront donc jugés par contumace. Renversé par une insurrection populaire en 2014, l’ancien président vit désormais en Côte d’Ivoire. Son avocat, maître Pierre-Olivier Sur, confirme qu’il ne viendra pas.

Le dossier, on ne l’a toujours pas et donc nous sommes dans l’impossibilité de le défendre dans le cadre de ce que l’on appelle un procès équitable. Qui accepterait d’ailleurs qu’un avocat puisse arriver à un procès sans qu’on lui ait notifié les charges reprochées à son client et sans qu’il ait pu avoir accès au dossier […] C’est un simulacre de procès. On ne peut pas nous accuser de lâcheté à ne pas nous présenter au procès dès lors qu’on n’a pas reçu la copie du dossier

RFI

Soudan: l’ombre d’un coup d’État, plusieurs responsables de l’exécutif arrêtés

Des hommes armés non identifiés ont arrêté, tôt ce lundi 25 octobre au matin, plusieurs dirigeants soudanais à leur domicile après des semaines de tensions entre les autorités militaires et civiles de transition dans ce pays d’Afrique de l’Est. La plupart des ministres – dont le Premier ministre – et les membres civils du Conseil de souveraineté, qui chapeaute la transition au Soudan, ont été arrêtés, a confirmé le ministère de l’Information.

L’arrestation de la plupart des ministres et des membres civils du Conseil de transition, à moins d’un mois de la date prévue de transmission du pouvoir des militaires aux civils, met le feu aux poudres dans ce pays de l’Afrique de l’Est. Des forces armées détiennent dans un lieu non identifié le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, qui a été arrêté après avoir refusé de soutenir un « coup d’État », a rapporté le ministère de l’Information dans un communiqué.

Ce même ministère a ensuite indiqué que des soldats ont pris d’assaut le siège de la radiotélévision d’État soudanaise à Omdourman, ville jumelle de Khartoum uniquement séparée par un pont sur le Nil. « Des employés sont retenus », ajoute le ministère alors que la télévision d’État diffuse actuellement un long concert de musique traditionnelle.

Rues envahies

Depuis l’annonce des arrestations, des manifestants se sont spontanément installés dans les rues de Khartoum pour protester, ils ont brûlé des pneus, coupé des routes et des ponts alors que la ville connaît un déploiement militaire renforcé et que l’internet a été coupé.

Il semble bien que ce soit un coup d’État des militaires contre la période de transition et contre le partenariat avec les civils au pouvoir comme l’a stipulé la déclaration constitutionnelle de 2019 suivant la chute d’Omar el-Béchir. Les civils avaient d’ailleurs multiplié les mises en garde depuis plusieurs semaines « contre un coup d’État » fomenté par les militaires.

Ces derniers jours, la tension était montée entre les camps des civils et des militaires. Le 16 octobre, indique l’AFP, des pro-armée ont planté leurs tentes devant le palais présidentiel où siègent les autorités de transition, partagées entre civils et militaires, selon la transition qui devait s’achever en 2023. En réponse, le 21 octobre, des pros-civils sont descendus par dizaines de milliers dans les rues des différentes villes du pays, dans un joyeux festival pour, disaient-ils, « sauver » leur « révolution ». Depuis, le sit-in des pro-armée a débordé ailleurs dans Khartoum.

Deux factions civiles

Le bloc civil, les Forces pour la liberté et le changement, qui a conduit les manifestations contre el-Béchir, s’est désormais scindé en deux factions qui s’opposent. L’armée et les forces sécuritaires, dirigées par d’ancien bras droit d’el-Béchir, ont multiplié les déclarations pour dire qu’ils ne peuvent pas remettre le pouvoir à des civils divisés entre eux. La semaine dernière, des milliers de Soudanais ont défilé à Khartoum et dans d’autres villes du Soudan, refusant déjà « un coup d’État militaire ».

L’Association des professionnels, l’un des fers de lance de la révolte qui a mis fin en 2019 à la dictature du président Omar el-Béchir, a appelé ce lundi les Soudanais à la « désobéissance ». De leur côté, les États-Unis tout comme la Ligue arabe se disent « inquiets » à la suite d’annonces de prise de pouvoir par des militaires. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a fait part sur Twitter de la grande préoccupation de l’Union européenne concernant l’évolution de la situation au Soudan.

Le Soudan connaît une transition précaire entachée de divisions politiques et de luttes de pouvoir depuis que l’armée a poussé au départ l’ancien président Omar el-Béchir en avril 2019, après trois décennies de pouvoir, sous la pression d’une énorme mobilisation populaire. Depuis août de la même année, le pays est dirigé par un Conseil de souveraineté composé pour moitié de civils et pour moitié de militaires.

RFI

LDC/CAF : Horoya élimine le Stade Malien et se qualifie

Après le succès à la phase allée (0-1), le Horoya jouait contre le Stade Malien de Bamako ce dimanche 24 octobre 2021 dans le cadre du match retour du dernier tour préliminaire de la ligue des champions africains au stade Général Lansana Conté de Nongo.

Une rencontre qui s’est jouée sous une forte pluie. Le champion de Guinée a fini par s’imposer et arrache son ticket de qualification pour la phase des groupes de la ligue africaine.

Dans cette rencontre, les hommes de Lamine Ndiaye ont tenu le coup et montrés de la maturité. Le Stade Malien venu pour compliquer la tâche au Horoya, a plusieurs fois buté sur la ligne défensive des Matamkas. Sur une frappe puissante de 25 mètres, Nikiema Dramane nettoie la lucarne gauche du gardien Malien à la (35e). Le Stade Malien tente de revenir à plusieurs reprises, mais sans succès. C’est sur ce score que les deux équipes seront conduites aux vestiaires.

Au retour des vestiaires, Koulibaly Salif le défenseur du HAC creuse l’écart pour son équipe par la suite d’un corner centré par Sébé Baffour à la (52e). Les rouges et Blanc de Matam pensent que les carottes sont cuites, mais c’est le contraire qui se produit, le défenseur buteur du Horoya se laisse prendre par une erreur, et ce qui permet au club malien de réduire la marque par l’entremise de Konaté Sékou à ( 2-1) à la (71e). Malgré les changements effectués par les deux coachs, le score ne va nullement pas changer.

Le Horoya effectue une belle opération au compte des préliminaires et se qualifie pour la phase des groupes de la ligue des champions africains comme les années précédentes. Une belle entame du Horoya pour la nouvelle saison 2021-2022.

Ibrahima BAH

Des femmes demandent l’arrêt des travaux d’IMAAG-Holding

Les familles déguerpis dans les localités de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse 2019 ont, ce samedi 23 octobre 2021 demandé aux nouvelles autorités l’arrêt des travaux d’IMAAG-Holding et de faire la justice dans ce dossier.

Voici la copie du communiqué:

« En ce jour du 23 octobre 2021, pour la première fois depuis la casse de nos propriétés à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse nous, femmes victimes de cette injustice venons exprimer à travers cette mobilisation notre cris de détresse.
Nous remercions Dieu pour l’avènement du CNRD qui promet la justice et l’espoir.
Mais, ceux qui, usant de la violence d’Etat, nous ont dépossédés de nos biens naviguent toujours dans les hautes sphères de l’administrions. Pire, ils se moquettent de l’engagement des autorités décidées à faire la lumière sur la gouvernance passée. Ils sont sont décidés à vendre nos terres à des étrangers et d’autres Guinéens riches.

La société ivoirienne IMAAG-HOLDING travaille sur le terrain sans inquiétude. Elle exploite cette cour qui est derrière nous ainsi qu’une autre centrale à béton. Tous les jours, des camions et machines sont en mouvement.
Cela est inacceptable. C’est une moquerie à notre douleur. Nous demandons instamment aux autorités de mettre un terme à ces transactions, illégales et immorales.
Si nous voulons la reconstruction d’une Guinée viable, la vérité et la justice doivent nous guider. Les autorités militaires ont l’obligation morale et légale de remédier aux problèmes créés par Ibrahima Kourouma sur instruction de son maître Alpha Condé.

Le dossier Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse est simple. Il s’agit pour l’Etat de reconnaître les crimes commis par Alpha Condé, de mettre en place un plan de restitution et de dédommagement des propriétaires, et surtout d’ouvrir des enquêtes sur cette tragédie afin de punir les coupables. Ceci en conformité avec les textes légaux.

Les opérations de ventes illégales de nos terrains constituent une entreprise de fraude qui va enrichir des éléments de l’administration. Elles vont compliquer un dossier simple à régler.

Les femmes de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse saisissent l’occasion pour rappeler qu’elles et leurs familles ont été victimes de toutes sortes d’humiliation par le régime d’Alpha Condé. Outre les démolitions de nos propriétés, nous avons été brutalisées, insultées et jetées dans la rue comme des étrangères. 3 mille 641 enfants de Kaporo-rails ont été privés de leurs droits dont celui d’aller à l’école. Nos vies ont été détruites. Des familles vivent de façon précaire dans Conakry, Coyah ou Dubréka. Le plus souvent, certaines d’entre nous sont séparées de nos enfants et de nos maris faute de moyens. Nous avons survécu depuis plus de deux ans dans une Guinée où le plus fort écrasait le plus faible.
Des époux qui ont servi la République sont morts en laissant des centaines de veuves avec leurs enfants sans assistance. Le désespoir pousse certains de nos enfants à s’exiler en bravant l’océan. On a enregistré plusieurs décès dans la Mer Méditerranée.

Nous venons interpeller publiquement le Président Mamadi Doumbouya, et lui signifier que nul n’a le droit d’être traité comme nous l’avons été. Nous voudrions pour terminer rappeler que les victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse ont déposé un mémorandum au CNRD et ont sollicité une audience avec le Chef de l’Etat. Nous restons toujours dans l’attente d’une rencontre qui permettra au Président Doumbouya de mieux comprendre les injustices dont nous avons été l’objet.
Nous espérons que ce mémorandum facilitera les démarches pour la réparation des injustices de Kaporo-Rails.
Je vous remercie !
Conakry le 23 octobre 2021
Les femmes du Collectif »

CNRD: plus de couvre-feu

Les nouvelles autorités ont levé le couvre-feu qui était instauré depuis mars 2020 par l’ancien président déchu. La principale cause était de stopper la propagation de la pandémie de covid-19. Ce jeudi 21 octobre 2021, par décret du chef de l’État le couvre-feu a été définitivement levé.

Dix mois avec sursis requis contre Benzema dans «l’affaire de la sextape»

Le ministère public a requis jeudi 10 mois de prison avec sursis contre l’attaquant-star du Real Madrid Karim Benzema, accusé de complicité de tentative de chantage sur Mathieu Valbuena dans « l’affaire de la sextape ».

Une amende de 75 000 euros a également été demandée contre l’attaquant de l’équipe de France, candidat au Ballon d’or et absent du procès à Versailles.

« Benzema n’est pas un bon samaritain venu porter secours, il a agi pour permettre aux négociateurs d’en venir à leur fin et aux maîtres chanteurs de toucher de l’argent », a dit lors de son réquisitoire la procureure Ségolène Marés, qui a pointé l’« autorité et la notoriété en équipe de France » de l’ancien attaquant de l’Olympique lyonnais. « Il s’inclut dans cette équipe, il s’associe dans ce projet » de tentative de chantage autour d’une vidéo intime, a-t-elle appuyé.

L’autre procureur Julien Eyraud a pour sa part rappelé le rôle dans la société de la star du Real Madrid, « porteur d’une image, d’espoir, de notoriété et de valeurs morales ». Contre les quatre autres prévenus, poursuivis dans cette affaire pour tentative de chantage, le ministère public a requis des peines allant de 18 mois de prison avec sursis à quatre ans de prison.

Enfin, 18 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende ont été requis contre l’intermédiaire Younes Houass.

Tout au long des débats, les quatre prévenus ont dépeint un monde abreuvé par l’argent des joueurs et où s’échangent les « services » et les coups de pression, contre des montres de luxe, des articles de maroquinerie ou des sextapes.

Dans sa plaidoirie, l’avocat de Valbuena, Me Paul-Albert Iweins, a dénoncé le « discours mafieux » de Benzema lors de son intervention dans cette affaire, le comparant même à « un parrain ».

 

Son client, a-t-il rappelé, a été « exclu » de la sélection nationale alors qu’il est la victime de cette affaire. « On l’a privé de son Graal par des manœuvres sordides et la trahison d’un coéquipier », a-t-il appuyé.

Parlant de MM. Angot, Zouaoui et Houass, Me Benjamin Peyrelevade, l’avocat de la Fédération française de football (FFF) a tonné : « La voix de ces trois-là qui polluent le monde du football est rentrée, directement ou indirectement, dans une chambre de Clairefontaine », le centre d’entraînement des Bleus. Une allusion au rôle prétendument joué par Karim Benzema, missionné par les maîtres chanteurs auprès de Valbuena.

« Courage de dire non »

La FFF, partie civile dans cette affaire, « doit protéger ses joueurs », a-t-il appuyé, saluant l’attitude de Valbuena, le « premier joueur qui a le courage de dire non, de résister, de porter plainte ».

Mathieu Valbuena n’a pas assisté aux réquisitions et aux plaidoiries. A la mi-journée, le milieu de terrain de 37 ans, qui s’est longtemps exprimé mercredi sur les conséquences de cette tentative de chantage pour lui et pour sa carrière, a quitté le tribunal de Versailles et a rejoint Francfort, où son équipe de l’Olympiakos dispute dans la soirée un match de Ligue Europa.

Il a pris l’avion avec en tête les excuses de Mustapha Zouaoui. « Je m’en excuse du fond du cœur, je le regrette à mort », a déclaré ce dernier, considéré comme le « cerveau » de cette entreprise. Très bavard devant la presse et dans le prétoire, il s’était pourtant moqué de l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille mercredi à la barre.

Karim Benzema n’a pas assisté aux débats, ses avocats ayant mis en avant ses impératifs « professionnels ». Pour ses avocats pourtant, il n’y a aucun élément matériel à charge contre la star du Real Madrid. Selon-eux, Karim Benzema n’a cherché qu’à venir en aide à son coéquipier chez les Bleus à l’époque.  Aucune complicité de tentative de chantage pour Maître Antoine Vey, l’un des avocats de Karim Benzema, au micro de notre envoyé spécial sur place, Éric Chaurin.

RFI

 

Tension au Soudan: à Khartoum, les pro et les anti-militaires dans les rues

Deux manifestations se tiennent ce jeudi 21 octobre dans les rues de la capitale alors que le Soudan affronte une importante montée de tension politique. D’une part, une manifestation de ceux qui réclament une reprise en main du pays par les militaires, d’autre part, des militants pro-civils qui veulent protéger les acquis de la révolution. Pour ces derniers, l’objectif est de mettre la pression sur les militaires.

À Khartoum, ils sont des milliers ce jeudi à scander : « Nous ne regarderons pas en arrière », ou encore « Rend le pouvoir aux civils ».les manifestants s’adressent au chef de l’armée qui demande depuis quelques jours la dissolution du gouvernement. Sur l’avenue qui borde l’aéroport de Khartoum, des cortèges et des pick-up chargés de manifestants convergent de toutes les directions, brandissant des drapeaux soudanais.

Le 21 octobre est une date symbolique au Soudan. Il s’agit de l’anniversaire d’une des premières révolutions populaires, celle qui avait détrôné le général Ibrahim Abboud, en 1964. Aujourd’hui, les manifestants veulent protéger les acquis de la révolution de 2019, celle qui a mis fin au règne d’Omar el-Béchir.

« la transition est en danger », confiait tôt une manifestante, faisant référence au sit-in qui se déroule un peu plus au nord de Khartoum. Tous ici considèrent que cette autre manifestation est financée par les militaires au pouvoir, dans le but de déstabiliser le pays.

Cette journée est assez décisive pour l’avenir de la transition soudanaise. Chaque camp va essayer de revendiquer le soutien de la rue. Et du côté des pro-gouvernemental civil, pour le moment la mobilisation est massive d’autant plus qu’il n’y a pas que Khartoum qui se soulève, mais aussi toutes les villes du pays, pour mettre la pression sur les militaires.

RFI

 

Transition: le conseil des Guinéens de l’étranger adresse une recommandation aux nouvelles autorités

Ce jeudi 21 octobre 2021 les présidents des conseils des Guinéens de l’étranger ont au cours d’une conférence de presse fait le point sur leur séjour en Guinée et aussi sur la rencontre avec la junte au pouvoir.

« Aujourd’hui nous nous sommes retrouvés parce que dès notre arrivée le 15 pour répondre à l’appel des nouvelles autorités, on a procédé à un travail de rédaction d’un mémorandum qu’on a déposé auprès des nouvelles autorités. Le mémo concerne exclusivement la transition où nous avons fait les détails sur ce qui a mené l’armée à prendre le pouvoir et aussi à faire des recommandations. Les recommandations sont fortes et responsables, elles invitent à ce que la transition soit d’une durée raisonnable et que l’ordre constitutionnel soit restaurer le plus rapidement  possible », a fait savoir Djemori Kouyaté président du conseil des Guinéens d’Allemagne.

Le conseil des guinéens de l’étranger sollicite leurs implications dans les instances de décisions. Mamadou Saitibou BARRY, directeur adjoint des guinéens de l’étranger dira ceci: « Ce que nous avons sollicité auprès des autorités c’est au maximum possible d’impliquer la diaspora dans les structures étatiques, Nous voulons qu’ils agissent au nom des Guinéens de l’étranger pour que demain à toutes les prises de décisions dans les programmes de développement, dans les projets de société que la diaspora puisse s’exprimer ».

Les présidents des conseils des Guinéens de l’étranger ont au cours des échanges exhorté aux nouvelles autorités la prise en compte de la mise en place du haut conseil des guinéens de l’étranger pour que la diaspora soit bien organisée pour sa participation à la transition.

L’immatriculation et la ré-immatriculation des engins roulants : « les usagers ont sentiment amer … »

La campagne des autorités concernant l’immatriculation et la ré-immatriculation des engins roulants continue à faire débats chez certains citoyens.

Selon le président du conseil d’administration de l’ASLOG c’est la sensibilisation sur l’utilité des nouvelles plaques qui a manqué aux autorités. Il l’a fait savoir lors d’un entretien accordé à notre rédaction ce jeudi 21 octobre 2021.

« Si pour des raisons de sureté et sécurité, l’État a bien voulu par une campagne d’immatriculation et ré-immatriculation. J’ai le sentiment que le manque d’information, de communication et de sensibilisation n’a pas précédé cette campagne, si bien que les usagers ont un sentiment amer. Un sentiment de passé pour la poule aux œufs d’or, c’est-à-dire que les conditions économiques se sont brusquement dégradés. Donc on se dit qu’il fallait venir  remplir les caisses qui étaient vide (…) »

Sur la question du respect de cette campagne de l’immatriculation et la ré-immatriculation des automobiles, Boubacar Touré propose des pistes de solution. « Il faut obtenir l’adhésion, venir prendre des décisions et les faires appliquées de manière verticale, ce n’est pas du succès garanti. Il aurait encore une fois sensibilisé, expliqué pourquoi parce que jusqu’à présent les gens ne sont pas convaincus du bien-fondé de cette opération. Il faut expliquer, sensibiliser, vulgariser et obtenir cette adhésion-là. C’est beaucoup plus facile d’obtenir un objectif (…) » a-t-il fait savoir.

La suppression des barrages routiers par le CNRD: le président de l’ASLOG s’exprime

Le président de l’Association Guinéenne des Professionnelles de la Logistique et du transport s’est exprimé sur l’ordonnance des nouvelles autorités sur la levée des barrages routiers excepté ceux des frontières.

Selon Naby Laye Moussa Camara cette décision n’est pas sans conséquence pour certains usagers et il faudrait la voir sur plusieurs facettes.

« Il faut voir la décision sous plusieurs facettes, en tant que logisticien c’est une bonne chose parce que ça met fin aux arnaques de certains indélicats agents des forces de sécurité. Mais d’autre part aussi, il faut penser à la sécurité des transporteurs et des usagers. La levée entière des barrages ça peut avoir des conséquences, parce que la Guinée est confrontée aux problèmes de coupeurs de route, il faut avoir un moyen de contrôler ces gens. Levée entièrement les barrages, la décision est bonne mais je pense qu’ils ya beaucoup de points a mettre sur la table et à solutionner (…) », à souligner le président de l’ASLOG.

Sur la même perspective, il faut rappeler que dans le communiqué annonçant la suppression des barrages routiers, il a été mentionné que les anciens dispositifs ont été remplacés par des patrouilles, une décision qui pour le président de l’Association Guinéenne des Professionnelles de la Logistique et du transport ouvre plusieurs parenthèses sur son applicabilité.  «Dans la mesure, il est indiqué qu’il va y avoir des patrouilles, mais jusqu’à quel niveau et quelle heure ? Est-ce que c’est une patrouille qui va fonctionner 24H sur 24H ? Quels seront les axes pratiqués ? Est-ce qu’elles seront dans les grandes agglomérations ? Est-ce qu’elles seront présentes dans les rases campagnes ? C’est tout une série de questions à se poser, aujourd’hui l’invite que l’ont fait au CNRD c’est de mettre en mouvement la gendarmerie territoriale surtout à l’intérieur du pays. Il faut même depuis les points de chargements se rassurer que tout ce qui est transporté soit licite (…). C’est une décision qui peut être ramenée à une révision ou à une amélioration (…) », propose t-il.

CNRD : les nouvelles autorités ordonne la levée des barrages

Lors d’un communiqué lu sur les ondes des médias d’Etat tard ce mardi 19 octobre 2021. Colonel Amara Camara, secrétaire général à la présidence de la République a sur proposition du chef d’Etat major des armées, et du Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale,  ordonné avec effet immédiat, la levée de tous les barrages sur le territoire national, excepté ceux des frontières.

Dans le même communiqué, il a été mentionné que les dispositifs ont été des dispositifs mobiles. A précisé que, les patrouilles qui sont déployés n’ont pas pour mission de fouille, sauf sur la base de renseignement.

Le chef d’état-major des armées, le haut commandant de la Gendarmerie Nationale, directeur de la Justice Militaire, le directeur général de la Police Nationale, sont chargés en ce qui les concerne de l’application stricte du présent communiqué.

 

Des journalistes commémorent la disparition de Ben Daouda Sylla

Cela fait un an jour pour jour que le journaliste Ben Daouda Sylla n’est plus de ce monde. À cette occasion de l’anniversaire de sa mort le 18 octobre 2020, des hommes de médias et des membres de sa famille ont organisé une conférence de presse ce mardi 19 octobre 2021.

L’ancien ministre de la communication Justin Morel junior a au cours de cette rencontre fait des témoignages à l’illustre disparu.

« Je suis fier d’avoir eu à un moment précis de l’histoire, le flair de repérer des jeunes et les aider à s’épanouir et les faire totalement confiance et je suis heureux qu’ils soient aujourd’hui des identités remarquables comme Ben l’a été dans le paysage de notre métier adoré qui est le journalisme », s’est-il réjoui.

Amadou Diallo journaliste, correspondant de BBC Afrique a aussi parlé de l’homme avec qui il a vécu des temps inoubliables.

« Le professionnalisme de Ben était remarquable, à la limite ben était un rebelle, moi je le dis comme ça c’était un rebelle, vous ne pouviez pas le moudre, vous ne pouviez pas le canaliser c’était ça Ben Daouda Sylla, c’était son caractère et ses principes. Il est allé à fond dans le métier, il a vécu le journalisme, et il dérangeait. Il dérangeait non pas parce qu’il était excessif mais parce qu’il était objectif » à affirmer Amadou Diallo journaliste, correspondant de BBC Afrique et ami de Ben Daouda Sylla

Jean-Baptiste William directeur national de la culture a quant à lui saluer l’initiative des organisateurs de cette journée de commémoration.

« Ben, là où il se trouve, de là-haut je pense qu’il doit être heureux de revoir ses amis avec lesquels il a partagé des heures et des heures de sa lutte au tour de cette maison qui est la radiodiffusion télévision Guinéenne. Il incarnait la noblesse du journalisme et était un vrai patriote », a souligné Jean-Baptiste Williams

Une cérémonie de lecture du saint Coran est prévue ce mercredi 19 octobre dans la famille du défunt.

Football : l’équipe nationale guinéenne de football des sourds en route pour un tournoi en Gambie sans soutien

L’équipe nationale guinéenne de football des sourds est en route pour la Gambie. Elle doit participer à un tournoi de football de la sous-région Ouest africaine prévu du 18 au 31 octobre 2021. Cette équipe se déplace sans le soutien des autorités du pays, selon un membre de la délégation l’équipe est abandonnée à elle-même. Selon des informations venant d’une source, le montant de la participation au tournoi qui s’élève à 100.000 CFA.

Dix équipes prendront part à cette compétition dont entre autres, La Guinée, la Sierra Leone, la Gambie, le Ghana, le Libéria, le Niger, la Guinée Bissau, le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso. Ils sont 27 personnes à effectuer le déplacement pour représenter la Guinée à ce tournoi.

À signaler que, l’équipe nationale des sourds se déplace sur le fonds propre, deux bus ont été loué grâce à la contribution des joueurs, des amis et des parents à un montant qui s’élève environ 13 millions de francs guinéens.

Sur le visage souriant de ses joueurs se Li une frustration suite au non-accompagnement des autorités.  « En effet! Nous sommes l’équipe nationale des sourds de Guinée. Vu que notre pays n’a pas une fédération digne qui doit aider les sourds à embrasser leur passion qui est, le football. J’ai décidé à ce que mon ONG puisse venir aux sourds pour qu’ils participent à une compétition. Une compétition à laquelle on vient d’être invités en Gambie. Nous sommes attendus à Banjul où se jouera le tournoi de football de la sous-région Ouest africaine du 18 au 31 octobre prochain », a fait savoir Thierno Oumar Diallo président du réseau guinéen des personnes malentendantes, membre de la délégation.

Dans ses propos, Thierno Oumar Diallo affirme que les maillots, des ballons et les tricolores ont été achetés par les membres de l’équipe et les encadreurs. Il (Thierno Oumar Diallo Ndlr) ira jusqu’à énumérer les problèmes auxquels ils sont confrontés « Il est prévu que l’équipe bouge aujourd’hui mais malheureusement nous sommes confrontés à beaucoup de problèmes à savoir: un manque de soutien de l’État, nous ne sommes pas en mesure de louer un hôtel en Gambie. Nous estimons que tout cela va s’arranger si toutes fois les autorités du pays nous écoutent. Nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide. Nous sommes aussi des guinéens (…) », a-t-il martelé.

Les encadreurs de l’équipe nationale des sourds demandent le soutien des personnes de bonne volonté pour qu’ils puissent dignement représenter la Guinée. L’équipe a quitté Conakry dans les environs de 17 heures.

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