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Conakry/ un taximètre du nom d’Alseny Diallo rend l’âme au volant

Ce taximètre est âgé de 45 ans, il se nomme Alseny Diallo, c’est aux environs de 17h en pleines chaussées qu’il a rendu l’âme étant au volant de sa voiture non loin du carrefour de Cosa.

Selon le témoignage que nous a donné Ousmane Baldé, il (Alseny Diallo Ndlr) revenait d’Enco5, «c’est en revenant d’EnCo 5, juste après les rails, qu’il a commencé à avoir un malaise. Il a demandé à un passager d’aller lui chercher un sachet d’eau. Il n’a pas eu le temps de bien garer qu’il a rendu l’âme derrière le volant. C’était vers 17 h, nous avons appelé les sapeurs-pompiers, c’est maintenant ils sont arrivés ».

A rappeler que, le défunt était marié, père d’un garçon et habitait dans le quartier Sonfonia et ne souffrait d’aucune maladie, nous a laissé entendre le frère ainé Mamadou Aliou Diallo.

Aussitôt informer les agents de la CMIS avait bouclé la zone. C’est aux environs de 21 hs 45 min que le corps a été pris par les agents de la protection civile, qui l’aurait transporté à la morgue.

Pour le moment les raisons de sa mort restent inconnues.

Ibrahima Sory Camara, coordinateur du site avenirguinee.net, enfin libre

Accusé d’avoir rédigé un article sur la cheffe de cabinet du ministère de la jeunesse et de l’emploi jeune, le coordinateur du site avenirguinee.net, Ibrahima Sory Camara alias ‘’Sans tabou  » a été libéré ce jeudi après être innocenté.

Après audition, et justification des preuves fournies par la rédaction du site auquel il est employé, le journaliste a finalement recouvré sa liberté.

Ibrahima Sory Camara, coordinateur du site avenirguinee.net , à affirmer ceci dès sa sortie de la direction de la police Judiciaire.

« Quand on m’a pris au commissariat de yimbaya, on m’a envoyé à Kaporo. De là, nous sommes passés à cosa avant que je me retrouve finalement à la DPJ de Kaloum. Dès que je suis venue, on m’a mis dans une cellule ou j’ai passé la nuit avec un jeune criminel ».

Et de poursuivre, « C’est ce matin que le secrétaire Général du syndicat de la presse privée de Guinée Sidi Diallo est venu pour voir comment je vais être libéré. Cet article n’a pas été écrit par moi. Quand j’ai dit d’appeler l’administration du site libreopinionguinee, ils m’ont dit que Macka Balde est un petit du ministre et il ne va pas être arrêté. Quand ils ont su que je ne suis pas celui qu’on cherche, ils m’ont demandé de collaborer pour trouver la personne. J’ai dit mais comment je peux vous aider à trouver une personne que je ne connais pas? Demandez le propriétaire du site en question».

Pour e moment, Ibrahima Sory Camara, attends une décision de ses chefs hiérarchique concernant ce dossier, a-t-il évoqué dans notre entretien téléphonique. Va-t-il porter plainte contre ceux qui l’aurait accusé ?

DECLARATION : Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires ( GOHA) s’indigne du sort des commerçants bloqués à nos frontières

C’est dans une déclaration rendue publique ce jeudi, que le président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires a fait savoir son constat sur la gestion de cette crise sanitaire en Guinée. Selon Cherif Abdalah, la gestion de cette pandémie est insatisfaisante.

« le GOHA constate que la mauvaise gestion de la pandémie par les autorités à tous les niveaux impact considérablement les activités économiques nationales, malgré les promesses faites comme d’habitude par l’abonné aux promesses. Entretemps, certaines de nos compatriotes commerçantes sont bloquées au Sénégal, faute d’autorisation d’entrée en territoire Guinéen, terre de leurs ancêtres, alors que plus de 200 Chinois sont accueillis soi-disant pour la construction d’un chemin de fer (une promesse de plus). Cette ignorance totale du sort de nos compatriotes en détresse prouve si besoin en était encore, le mépris de nos dirigeants face au sort du guinéen. Or, un État responsable est soucieux du sort de ses ressortissants, où qu’ils se trouvent », a-t-il souligné.

Et de rajouter, « C’est pourquoi, le groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) invite tous les patriotes à se joindre à lui pour réclamer le retour en terre guinéenne de nos sœurs bloquées au Sénégal. Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) exige du gouvernement la prise des mesures appropriées afin de permettre à nos sœurs de retrouver leurs familles, surtout en cette période de pandémie. Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) est confiant du fait que tôt ou tard, le peuple finit toujours par triompher, quelles que soient les précautions prises par un dictateur ».

Fin du franc CFA: l’éco à petits pas

Le projet de loi entérinant la fin du franc CFA a été adopté ce mercredi 20 mai en Conseil des ministres par le gouvernement français. Ce texte valide formellement la transformation de la monnaie ouest-africaine qui changera de nom pour s’appeler l’éco. C’est une nouvelle étape après l’annonce faite le 21 décembre par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara.

La réforme concerne huit pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Elle était dans les tuyaux depuis au moins trois ans et a pu aboutir après de longues négociations entre la France et les pays concernés lors du dernier semestre 2019.

Ce qui va changer c’est tout d’abord le nom de la monnaie. Le franc CFA deviendra l’éco. Mais le vrai changement en profondeur c’est la rupture des liens « techniques » entre les pays concernés, le Trésor et la Banque de France. La France ne va plus cogérer la monnaie ouest-africaine avec les États concernés.

Autre changement, la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest ne devra plus déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France. Cette obligation était perçue comme une dépendance humiliante vis-à-vis de la France par tous ceux qui ont œuvré pour cette réforme. La France va aussi quitter tous les organes de décision et de gestion de l’UEMOA. Mais Paris continuera d’offrir des garanties en cas de crise monétaire.

Le processus n’en est qu’à son début

Pour l’instant l’éco va toujours être rattaché à l’euro avec une parité fixe ce qui garantit la même valeur de la monnaie pour les consommateurs. Paris passe en somme d’un rôle de co-gestionnaire à un rôle de garant, mais en pratique cela ne va rien changer dans le quotidien des consommateurs.

Les étapes et les questions sont encore nombreuses. A quelle date les nouveaux billets seront-ils imprimés ? Quand entreront-ils en vigueur ? Il faudra probablement patienter pour tenir un eco entre les mains peut-être même plusieurs années.

Il faudra attendre encore plus longtemps pour que l’ancienne zone franc rallie à elle les autres pays de la Cédéao, pour construire une monnaie unique. Dans la zone Cédéao, certains ne voient d’ailleurs pas cette réforme d’un bon œil notamment le Nigéria.

L’Afrique centrale, zone monétaire à part

Le géant économique n’appartient pas à la zone franc, il gère sa propre devise, le naïra. Et comme les autres pays anglophones de la région, le Nigeria est prudent et exigeant. Ces pays qui participent à la réflexion sur une monnaie unique dans la zone Cédéao, mettent en avant pour aller vers cette monnaie des critères auxquels peu d’Etats peuvent répondre.

A noter que cette réforme ne concerne pour l’instant pas les six pays d’Afrique centrale qui utilisent aussi le franc CFA. Ils se trouvent dans une zone monétaire distincte et sont dans une autre dynamique régionale. Le débat est cependant déjà lancé.

RFI

Nuit meurtrière en Inde et au Bangladesh après le passage du cyclone Amphan

Le cyclone Amphan a ravagé une partie du nord-est de l’Inde et du Bangladesh pendant la nuit. Il est arrivé sur les côtes avec des rafales à 185 km/h, a touché des zones côtières inondables du golfe du Bengale, avant de frapper Calcutta, une mégalopole de 15 millions d’habitants. Un premier bilan fait état de 84 morts en Inde et au Bangladesh.

La nuit a été terrifiante pour les habitants de la côte du Bengale et ceux de Calcutta. Les maisons en terre ont souffert et leurs toits, généralement en tôle, se sont envolés. Dans la ville, l’eau est montée d’un coup dans les quartiers pauvres, inondant leurs maisons et empêchant les habitants de dormir. Des dizaines d’arbres se sont écroulés, et cela a coûté la vie à de nombreuses personnes.

Une habitante de Calcutta témoigne que le vent soufflait tellement fort qu’il a créé un mur de pluie. Il était alors impossible de voir à un mètre, les vitres se brisaient parfois, terrorisant les personnes à l’intérieur.

La nature déchaînée

Torsa Saha est originaire de la région du Bengale, mais cette habitante de Calcutta n’a jamais vu la nature se déchaîner ainsi. 

 « Le vent était extrêmement fort. À tel point que nous avions peur de sortir sur le balcon pour récupérer nos habits. Nous ne pouvions plus rien voir dehors. Nous distinguions juste les poteaux électriques qui vacillaient. Ce matin, je vois que trois arbres ont été déracinés et les échoppes de thé de la rue, qui sont en bambou sont détruites. Ma femme de ménage, elle, vit dans un bidonville voisin, et leur maison a été inondée. Elle avait de l’eau jusqu’aux genoux et n’a pas pu dormir. Elle a un enfant et elle a passé la nuit debout en le serrant dans ses bras. »

La peur liée à la transmission du coronavirus 

La pandémie de Covid-19 a, en plus, empêché les habitants de classe moyenne, comme elle, d’aider leurs voisins: « Beaucoup de gens ont besoin d’aide, que ce soit un peu d’eau fraîche, ou d’un endroit sûr pour passer la nuit, et nous voulions les aider. Mais nous n’avons pas pu le faire, par peur d’être infectés et c’est vraiment triste », précise Torsa Saha.

Ce super cyclone est le plus puissant à frapper cette région du Bengale depuis 21 ans. Les dégâts matériels sont importants, mais l’évacuation de plus de 500 000 personnes, semble avoir permis d’éviter le pire. Mais avec les centres d’évacuation bondés, il était souvent impossible de respecter les distances. Cela pourrait donc accroître la transmission du virus.

Cet État du Bengale occidental compte plus de 90 millions d’habitants. Le cyclone se trouve à présent au Bangladesh, où il a causé d’importantes destructions pendant la nuit. Mais les vents sont maintenant retombés à environ 50km/h.

RFI

Urgent: le journaliste Ibrahima sory Camara d’avenirguinee arrêté

Nous venons de l’apprendre, à travers le directeur de publication du site www.avenirguinee.net, selon notre confrère, son jornaliste du nom de  Ibrahima sory Camara, journaliste dudit site et du journal  « santabou » a été arrêté  par des policiers à son domicile à yimbaya, dans la commune de Matoto.

Selon les explications du directeur de publication du site, le journaliste coordinateur général dudit site est reproché d’avoir signé un article contre la cheffe de cabinet du ministère de la jeunesse.

Au dernière information, le journaliste  a été conduit à la Direction de la Police Judiciaciare (DPJ).

La rédaction d’avenirguinee condamne avec la dernière énergie cette accusation non fondée contre son journaliste.

La tension monte entre le Kenya et la Tanzanie sur fond de coronavirus

Samedi, le président Uhuru Kenyatta a fermé la frontière kényane au trafic passager avec la Tanzanie pour éviter de répandre l’épidémie. Les routiers eux doivent tous être dépistés avant d’entrer dans le pays. Dar es Salam se plaint des conséquences économiques de cette décision et le président tanzanien John Magufuli a réagi en interdisant les camions venus du Kenya.

C’est clairement une mesure de représailles prise par les Tanzaniens. Tous les camions en provenance du Kenya sont interdits d’entrée de territoire jusqu’à nouvel ordre. Le commissaire de la région frontalière de Tanga a demandé aux Tanzaniens de ne pas traverser la frontière pour aller faire leurs courses. Martin Shigella a ajouté que les marchandises destinées au Kenya devaient d’abord être déchargées pour que leurs propriétaires kényans viennent les chercher.

Depuis le début de l’épidémie, Dar es Salam a clairement fait passer l’économie en premier. « Si nous la laissons s’endormir, nous n’aurons plus de salaires. La vie doit continuer », a encore déclaré ce week-end, le président Tanzanien John Magufuli.

« Nous avons un ennemi commun »

Du côté de Nairobi, on essaie de calmer le jeu. L’ambassadeur kényan à Dar es Salam a rappelé que les restrictions n’avaient pas pour objectif de discriminer les Tanzaniens. « Nous voulons contenir l’épidémie. Nous avons un ennemi commun. Si nous nous battons les uns contre les autres, cet ennemi tuera plus de monde », a déclaré Dan Kazungu.

 À la frontière, plusieurs centaines de personnes ont d’ailleurs été refoulées par la douane kényane parce qu’elles étaient malades. Il s’agit surtout de chauffeurs tanzaniens. Ces derniers se plaignent de devoir attendre parfois plusieurs jours pour traverser, le temps d’être testés au Covid-19. Nairobi a d’ailleurs annoncé le déploiement de laboratoires supplémentaires pour augmenter le nombre de tests.

RFI

Tribune : Victime d’une cabale, qui est ce Ministre qui dérange tant ?

Il est depuis un certain temps devenu, le One-man-show pour ne pas dire le chou gras de la toile. S’il n’est pas annoncé pour partant, il est accusé d’avoir pris un acte illégal, taxé de rigueur excessive dans ses actes administratifs ou bien, cité comme Ministre militant qui se bat de trop. Lui, c’est bel et bien Ismaël Dioubaté, Ministre du Budget, la cible d’un acharnement inédit de la part de certains indisciplinés, victimes de sa rigueur administrative ou des cadres coutumiers de l’ancienne pratique, qui n’arrivent pas à se conformer aux réformes qu’il a initiées, agitant ainsi la toile et manipulant la presse pour faire échec à sa politique de recouvrement fiscal et de sécurisation des recettes. Il a l’air d’un Ministre qui dérange, qui n’est pas cet habitué des combines malsaines qui ont longtemps caractérisé l’administration fiscale guinéenne. Son plus grand péché qui lui vaut toute cette cabale dans les médias ourdie par des personnes tapis dans l’ombre, c’est le fait qu’il ait décidé de mettre fin aux fonctions d’un jeune DAAF, qui n’a d’égard pour personne et qui est catalogué pour son indiscipline administrative avérée. Ce dernier et ses acolytes invisibles mais connus, se servent de la presse comme bouclier pour abattre le Ministre Dioubaté et obtenir sa chute. Parmi eux, un s’est déclaré déjà Ministre en attente au grand salon du Gouvernement. Aux avocats du jeune démis de ses fonctions, savez-vous comment est-il parti du Ministère des Affaires Étrangères ?

Tout se raconte au sujet de cet arrêté assez courageux qui a obéi à la procédure administrative requise jusqu’à l’acte de nomination et de l’intérim assuré par le Chef Comptable du département en question, en attendant le retour au pays de la promue. Quoi de plus légal ? Selon nos informations, le Ministre du Budget, Ismaël Dioubaté a adressé un courrier en bonne et due forme au département concerné. Est-ce à lui de suivre le circuit dudit courrier dans les services de ce ministère ?

Est-il obligé de recueillir l’avis d’un Ministre sur le choix d’un DAAF ou avoir ses bénédictions avant toute décision ?

La dame Ramatoulaye Camara, Cheffe de cabinet du ministère de la Jeunesse est aussi la cible des fantômes intellectuels avec la bénédiction d’une presse à la solde du mieux offrant. N’est-elle pas la première responsable du personnel de son département ?

En d’autre, elle est l’équivalent d’un rédacteur en chef au sein d’un organe de presse ou groupe de médias. S’en prendre à cette pauvre dame, c’est méconnaître le fonctionnement de l’Administration et cela relève d’une impardonnable ignorance pour le journaliste qui se livre à un tel marché capitaliste, teinté de cynisme et de gain malsain. Ah, mercantilisme quand tu nous tiens!

Le Ministre Dioubaté est un roc à la carapace dure qui résiste à toute cette machination dépourvue de bon sens et de rationalité. C’est un habitué des rouages administratifs et, est loin d’être quelqu’un qui a appris sur le tas ou qui s’est retrouvé par accident à un tel niveau de responsabilité. Que ceux qui souffrent de le voir à ce poste, attendent leur tour. Pour l’heure, il est l’occupant légal de ce poste, dont la survie ou le maintien dépendra de ses résultats obtenus. Ça relève du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’État. Cet acte que vous jugez d’illégal, souffrez de me lire, qu’on apprend pas à un vieux chat comment attraper une souris. Trouvez un autre pou, c’est possible, mais pas sur un crâne rasé. En tout cas, le Ministre Dioubaté est inattaquable sur le plan de la gestion, du bilan et son militantisme revendiqué et assumé auprès du Chef de l’État et du RPG, depuis sa tendre jeunesse. Il n’a pas besoin de le prouver. Jusqu’à preuve du contraire, le Ministre Ismaël Dioubaté a bien fait d’agir, il l’avait fait dans le passé avec des récalcitrants qui se prenaient pour des intouchables mais qui ont cédé face à sa témérité. Il peut reculer par sagesse, mais jamais par peur. Ce qui ne lui ressemble d’ailleurs pas.

Et dire qu’il a reçu l’injonction de rétablissement du jeune DAAF à son poste par le Président de la République n’est que pur mensonge.Seuls les réfractaires aux réformes entreprises par le très dynamique Ministre du Budget font courir tous ces bruits dans la presse et sur la toile. Ce n’est pas à la chute d’une feuille morte, que la forêt portera le deuil, parce qu’elle a fait assez de bruits. Que cela soit su!Et donc, plus rien n’arrêtera ces réformes en cours, malgré ce tintamarre orchestré  par un groupe d’individus qui cherche à tout prix à s’offrir la tête du Ministre, alors qu’il bénéficie du soutien du Chef de l’État, contrairement aux clichés développés par des journalistes sous la main. Wassalam !

Par Habib Marouane Camara, Journaliste et Analyste Politique.

Afrique de l’Est: difficile coordination régionale dans la lutte contre le coronavirus

En Afrique de l’Est, la gestion du coronavirus diffère d’un pays à l’autre. Pas de cohésion et un virus qui se propage au-delà des frontières. Résultat : le Kenya, qui a pris des mesures fortes de confinement depuis mi-mars, a fermé ce weekend ses frontières avec la Somalie et la Tanzanie.

La semaine dernière, un quart des nouveaux cas enregistrés au Kenya venait précisément de Tanzanie et de Somalie. Deux voisins dont la gestion de la crise inquiète.

Le Kenya se protège donc de la Tanzanie, d’abord et de son président John Magufuli qui multiplie les déclarations loufoques. Ce dimanche, par exemple, il affirmait que son fils avait guéri du Covid-19 grâce au gingembre et au citron, ajoutant que le nombre d’infection était en baisse dans le pays. « Une réponse de dieu à nos prières », selon lui.

Plus de 1 300 cas en Somalie

La Tanzanie enregistre 500 cas de Covid 19. Des données largement sous-estimées et très peu réactualisées par les autorités. Une gestion opaque de la crise. Pas de mesures de confinement, hors mis la fermeture des établissements scolaires. C’est ainsi que des dizaines de chauffeurs routiers tanzaniens ont été testés positifs à la frontière kényane la semaine dernière.

 Des cas positifs venus également de la frontière nord du Kenya, de Somalie. Pays qui peine à gérer la crise. Actuellement, il y a 1 300 cas confirmés, mais le manque de tests cache une réalité bien plus inquiétante : il y aurait sans doute plusieurs milliers de personnes infectées de l’aveu même des autorités sanitaires. Le Kenya ferme donc là aussi sa frontière, mais une frontière connue pour sa porosité et pour être le terrain de jeu de nombreux trafiquants.

RFI

Antonio Guterres sur RFI: un vaccin contre le Covid-19 devra être «un bien public global»

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a accordé au correspondant de RFI à Bamako, Serge Daniel, une interview dans laquelle il revient sur les mesures à prendre face aux risques que crée la pandémie de Covid-19 en Afrique, qu’il s’agisse de la situation alimentaire de certaines zones, ou aux menaces qu’il fait planer sur les échéances électorales à venir. Antonio Guterres insiste sur la nécessité de faire d’un futur vaccin contre le Covid-19 un « bien public global » et réagit au non-respect, sur plusieurs zones de crise, de l’appel à la trêve qu’il a lancé.

Les mesures à prendre face aux risques d’insécurité alimentaire

« Il y a des choses à faire dans le cadre du continent africain lui-même : l’appui aux agriculteurs, l’ouverture de couloirs pour le mouvement des denrées alimentaires, le perfectionnement des marchés etc. Mais, après, il faudra naturellement aussi prendre des mesures à l’échelle globale. Éviter par exemple des restrictions d’exportation de pays qui exportent des denrées en Afrique. Et augmenter notre capacité du point de vue du Programme alimentaire mondial (PAM) et d’autres institutions pour l’appui aux situations qui sont des situations de drame humanitaire. Mais je tiens à souligner l’importance de l’engagement des gouvernements et des communautés africaines dans les politiques agricoles. C’est à mon avis une question absolument clé. Souvent par le passé dans le monde –pas seulement en Afrique – des stratégies politiques ont négligé l’agriculture, ont tout misé sur l’industrialisation, sur la modernisation d’autres secteurs. La vérité, c’est que l’agriculture reste une base essentielle des économies, en Afrique et dans le monde. »

Les débats autour du potentiel futur vaccin contre le Covid-19

« J’ai dit, dès le premier moment, qu’il faut qu’un vaccin soit un bien public global. Cela veut dire que, quel que soit l’endroit où un vaccin sera découvert, naturellement les coûts devront être couverts par la communauté internationale, mais il faut que les permis de production soient immédiatement ouverts à n’importe quelle entreprise, n’importe quelle usine dans le monde, pour que le vaccin puisse être disponible partout et à un prix absolument raisonnable. La question de l’accès universel à un vaccin, c’est une question clé de mon point de vue. Il faut à tout prix éviter un mécanisme où le vaccin soit un produit commercial, où le pouvoir de l’argent définit l’accès à quelque chose qui doit être considéré comme un bien public global. (…) Si la production est une exclusivité de celui qui a inventé le vaccin et se fait à un prix défini pour des raisons commerciales, ça devient une injustice profonde, ça veut dire que seulement les riches – et les riches des pays riches – auront accès au vaccin. Ça, c’est absolument intolérable du point de vue moral et du point de vue politique. »

L’idée d’une trêve avec les jihadistes au Sahel.

« Je respecte les choix que les pays du Sahel font pour essayer de trouver une solution à la crise sécuritaire, mais je crains que beaucoup des groupes qui agissent dans le cadre de la région soient des groupes avec des motivations terroristes qui seront très difficiles à engager d’une façon positive vis-à-vis de la paix. »

L’investissement de la communauté internationale dans le règlement de la crise au Sahel

« Je me suis battu dès le commencement pour que le Sahel puisse avoir un appui de la communauté internationale bien plus fort que celui qui existe aujourd’hui, notamment du point de vue du G5 Sahel. J’ai toujours compris que le G5 Sahel devrait avoir un mandat sous chapitre VII [de la charte de l’ONU] et devrait avoir un financement garanti. J’ai vu avec beaucoup d’inquiétude un appui insuffisant du point de vue du G5 Sahel et de l’aide au développement. Je continue à prôner un engagement bien plus fort de la communauté internationale dans l’appui aux pays du Sahel. »

Antonio Guterres est-il déçu par l’absence de trêve au Cameroun avec les sécessionnistes ?

« Déçu, mais encore avec de l’espoir. Le président Biya a exprimé une attitude positive face à la possibilité d’un cessez-le-feu. Il faut qu’une possibilité de dialogue puisse être établie avec les mouvements armés. J’ai de l’espoir et je suis entièrement à la disposition du président et du peuple camerounais pour pouvoir aider. »

Le conflit libyen qui se poursuit, alimenté par des ingérences extérieures.

« La vérité, c’est qu’il y a en Libye une escalade militaire avec des armes qui arrivent, des mercenaires qui arrivent en violation absolue de la loi internationale. Je joins ma voix à celle de l’Union Africaine : il faut à tout prix arrêter ce scandale. Il faut qu’il y ait un cessez-le-feu effectif et il faut qu’il y ait un dialogue intra-libyen. »

La dette : faut-il aller au-delà du moratoire décidé par les pays du G20 ?

« Je crois que cette suspension n’est pas suffisante. Je crois que tous les pays en développement qui ont des problèmes d’accès aux marchés financiers, qui ne peuvent pas correspondre au service de la dette doivent avoir une suspension de ces paiements. En même temps, il nous faut préparer un allégement ciblé de la dette face à des situations qui n’auront pas de solution… et une approche plus globale, plus structurelle, parce qu’il nous faut à tout prix éviter qu’il y ait dans le futur une série de faillites qui puisse engendrer une dépression à l’échelle globale. »

RFI

DÉCLARATION DE L’OPPOSITION POLITIQUE

L’Opposition politique dénonce et rejette catégoriquement la nomination de M. Mamady 3 KABA au poste de Commissaire à la CENI en remplacement de Me Amadou Salif KEBE décédé.

Cette désignation de M. KABA est illégale au regard de l’article 11 de la Loi organique n°44 du 5 juin 2018 portant organisation, attributions et fonctionnement de la CENI en vertu duquel : « en cas de vacance consécutive au décès, à la démission ou à toute autre cause d’empêchement définitif d’un commissaire constaté par la Cour Constitutionnelle saisie par le Bureau de la CENI, il est procédé à son remplacement dans les mêmes conditions que celles de sa désignation pour le reste du mandat en cours ».

Elle viole également l’Arrêt n° AC 010 du 4 mai 2020 de la Cour Constitutionnelle qui a constaté la vacance du poste tout en précisant que le Barreau est l’organisation de la Société civile qui doit désigner le remplaçant de Me Amadou Salif KEBE.

L’Opposition politique considère que l’intégrité, l’impartialité et la bonne moralité des représentants de la société civile sont capitales pour l’indépendance et la neutralité d’une CENI politique et paritaire comme la nôtre. C’est en effet parmi ces représentants de la société civile que le Président de la CENI, investi de pouvoirs étendus dans la gestion de l’institution, est choisi. Il convient aussi de noter le rôle d’arbitre dévolu aux représentants de la Société civile au sein de l’institution composée paritairement de représentants de la mouvance et de l’Opposition.

La désignation de M. KABA comme Commissaire à la CENI intervient 10 jours seulement après sa nomination au poste de Directeur de cabinet de M. Amadou Damaro CAMARA, Président du Parlement issu du coup de force du 22 mars. Or, il n’est un secret pour personne que M. CAMARA qui se considère comme dauphin constitutionnel est intéressé à bien des égards par les prochaines échéances électorales. Dans tous les cas, M. KABA est un militant notoirement connu du RPG dont il est resté un fervent défenseur dans le débat public. C’est à ce titre qu’il a joué un rôle actif dans la défense du référendum et du troisième mandat ainsi que dans la destitution illégale et cavalière de l’ancien Président de la Cour Constitutionnelle feu Kéléfa SALL.

C’est pourquoi la nomination de M. KABA, militant du RPG portant la cagoule de la Société civile, n’est pas de nature à garantir la transparence des futures élections et la confiance des acteurs politiques vis-à-vis de la CENI grandement mise à mal par l’entière soumission de son prédécesseur à l’Exécutif.

La mascarade électorale du 22 mars dernier qui a valu au pouvoir actuel le mépris de la Nation et la condamnation quasi-unanime de la communauté internationale est justement la résultante de cette inféodation du Président de la CENI à l’Exécutif.

En conséquence, l’Opposition politique rejette catégoriquement la désignation de M. KABA et demande son remplacement par un avocat désigné par le Barreau conformément à la Loi organique n0 44 du 5 juin 2018 et à l’Arrêt N° AC 010 de la Cour Constitutionnelle du 4 mai 2020.

Conakry, le 19 mai 2020

L’Opposition politique

Covid-19 : la barre de 3000 cas confirmés sera bientôt atteinte en Guinée

Ce dimanche 17 mai, 69 nouveaux cas au coronavirus ont été confirmés par suite à des tests effectués sur un groupe de 471 personnes. Malgré des multiples dispositions prises par l’autorité guinéenne, le compteur de malade de Covid-19 ne fait que s’accélérer. A date, 2796 cas cumuls de personnes confirmés, 1263 cumuls guéris dont 16 morts.

A quand cette pandémie sera-t-elle maitrisée en Guinée ?

Coronavirus : la riposte des institutions africaines

Face au Covid-19, le Centre de prévention et de contrôle des maladies (CDC) de l’Union africaine (UA) est monté au front très tôt, tandis que l’Afrique de l’Ouest garde une longueur d’avance sur les autres communautés régionales, grâce à son expérience face au virus Ebola.

Avant ses premiers cas déclarés de Covid-19, fin février, l’Afrique a anticipé sur la pandémie, via ses institutions. En première ligne, le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l’Union africaine, créé en 2016 à Addis-Abeba et dirigé par le Camerounais John Nkengasong, un virologue formé en Belgique et qui a fait carrière aux États-Unis. Pour l’économiste et politologue béninois Gilles Yabi, fondateur à Dakar du think tank WATHI, « l’Afrique a pu réagir vite et beaucoup de pays ont pris des mesures vraiment tôt parce que le CDC a joué son rôle. Des réunions ont été organisées tout de suite pour parler de la stratégie de dépistage, et améliorer les capacités des pays à tester les malades ».

27 janvier – Le CDC active son centre d’opérations d’urgence et son Incident Management System (IMS) face au Covid-19. Début février, le CDC commence à publier des bulletins sur l’état de la pandémie dans le monde, alors que les premiers cas ne sont pas encore déclarés en Afrique.

14 février 2020 – Première réuniondes ministres de la Santé de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao)à Bamako, avant l’apparition du premier cas de personne contaminée.

9 mars 2020 – Réunion des ministres de la Santé de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

17 mars 2020 – Première réunion de crise du secrétariat général de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) à Libreville.

Un Fonds de solidarité et une stratégie continentale

20 mars – Le CDC publie la Stratégie continentale africaine conjointe face au Covid-19. Ce document fait état de la « vulnérabilité » africaine en raison de la « relative fragilité de ses systèmes de santé, d’épidémies concurrentes, d’infrastructures d’eau et d’assainissement inadéquates, et la possibilité d’agitation sociale et politique ». Il relève aussi un facteur démographique qui pourrait atténuer le nombre de décès, plus de la moitié de la population africaine ayant moins de 20 ans. Les objectifs sont clairs : limiter la progression de la pandémie mais aussi ses conséquences économiques et les risques plus politiques de « disruption sociale ».

26 mars – L’UA décide de créer un Fonds de solidarité continental contre le Covid-19, les pays membres y contribuant à hauteur de 11 millions de dollars (8 millions viennent à parts égales d’Afrique du Sud et d’Égypte, 2 millions du Kenya, 1 million du Mali). Un renforcement budgétaire de 5,5 millions de dollars est aussi décidé en faveur du CDC.

1er avril – Alors que le Covid-19 progresse lentement en Afrique de l’Ouest, l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) apporte un soutien financier et matériel aux pays de la Cédéao. Elle annonce avoir déjà distribué plus de 30 000 kits de tests, et avoir en cours des distributions de 50 000 kits de transport d’échantillons, 10 000 équipements de protection individuelle et des médicaments. Des commandes de machines d’assistance respiratoire ont été passées.

9 avril – La Banque africaine de développement (BAD) lance un fonds de lutte contre le coronavirus de 10 milliards de dollars, dont 1,35 milliard dédié au secteur privé.

10 avril – Deuxième réunion de crise de la CEEAC, qui lance des équipes de suivi de la pandémie et en examine les impacts possibles dans un contexte de chute des cours du pétrole.

13 avril – L’UA désigne quatre envoyés spéciaux de haut niveau pour défendre les intérêts du continent face au Covid-19. Il s’agit de Ngozi Okonjo-Iweala (Nigeria), ancienne directrice générale de la Banque mondiale et ex-ministre des Finances, Donald Kaberuka (Rwanda), ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), Tidjane Thiam, banquier franco-ivoirien et Trevor Manuel (Afrique du Sud), ancien ministre de l’Économie et des Finances. Ils sont chargés de « solliciter un soutien rapide et concret, comme promis par le G20, l’Union européenne et d’autres institutions financières internationales », annonce l’UA. Son président en exercice Cyril Ramaphosa, le chef de l’État sud-africain, mentionne un « plan de relance complet pour l’Afrique, y compris un moratoire sur la dette et les paiements d’intérêts ».

Plus de 50 millions de dollars d’argent africain

15 avril – La SADC publie sa réponse stratégique régionale face au Covid-19. Elle lance 10 actions transversales dans les domaines de la gestion des risques de catastrophe, l’approvisionnement en médicaments, le transport transfrontalier, un partenariat avec l’Unesco dans le cadre de la campagne #LearningNeverStops et le suivi de la pandémie.

16 avril – Le CDC annonce la distribution d’un million de tests de dépistage dans le cadre d’un Partenariat pour accélérer les tests du Covid-19 (Pact). Le Nigeria n’a alors mené que 6 000 tests pour une population de quelque 200 millions d’habitants, et l’Éthiopie à peine 5 000 pour 100 millions d’habitants. Le geste du CDC est jugé par des médecins africains comme un premier pas symbolique, mais pas suffisant, les besoins étant estimés à 25 millions de tests.

22 avril – Plusieurs chefs d’État échangent en vidéoconférence avec 21 hommes d’affaires africains, afin de solliciter leur soutien pour contribuer au fonds de lutte contre le coronavirus et distribuer 10 millions de tests entre mai et août. Outre le président de la Commission de l’UA Faki Mahamat et le président de l’Afrique du Sud, les chefs d’État de la République démocratique du Congo (RDC), du Kenya, du Rwanda, du Mali, du Sénégal et du Zimbabwe sont présents, de même que le Premier ministre éthiopien et le ministre des Affaires étrangères de l’Égypte. Le Fonds de lutte contre le Covid voit ses contributions passer de 11 à 23,5 millions de dollars, tandis que le CDC trouve des rallonges conséquentes de 32 millions de dollars. S’avèrent déterminants les apports de la Banque africaine de développement (26 millions), de la Fondation Motsepe (6 millions), de l’Afreximbank (3 millions) et des pays eux-mêmes, dont la RDC (4 millions), le Sénégal et le Zimbabwe (2 millions chacun) et le Rwanda (1 million). Ces montants témoignent d’un engagement, mais suffiront-ils ? Les fonds dégagés ne tiennent pas la comparaison avec les 10 milliards de la BAD, ni même les 3 milliards d’euros mobilisés par le seul Maroc dans son fonds national de lutte contre le coronavirus, un effort qui représente 3% du PIB marocain.  

Le 23 avril – C’est au tour des chefs d’État ouest-africains d’échanger lors d’une visioconférence, lors d’un sommet extraordinaire de la Cédéao sur la pandémie. Il est question de prévention et de mesures d’accompagnement socio-économiques, avec un appel aux chefs des États membres de la Cédéao à mettre au pot commun du fonds de l’UA, et à renforcer la coopération entre le CDC et l’OOAS. Les États s’engagent à allouer au moins 15% de leur budget annuel à la santé, pour enfin tenir la promesse faite en 2014 face à Ebola.

Les banques centrales de l’Afrique de l’Ouest, qui se sont réunies le 21 avril, ont lancé un appel à la communauté internationale pour la mobilisation de ressources additionnelles au profit de l’Afrique de l’Ouest pour faire face à ses défis économiques et sociaux. Les banques centrales soutiennent l’initiative de l’Union africaine de négociation avec les partenaires pour une annulation de la dette publique et une restructuration de la dette privée des pays africains. Il est question, pour finir, d’un programme de soutien au secteur de la fabrication des produits pharmaceutiques et des équipements de protection sanitaire, dont la production locale couvre à peine 20% des besoins de l’Afrique de l’Ouest.

27 avril – Troisième réunion de crise de la CEEAC, qui soulève les faiblesses structurelles de sa propre communication interne, faute d’un logiciel permettant l’échange de données statistiques et en raison d’un accès limité à internet. Le fonds communautaire de santé lancé en 2015 n’a pas été activé, tandis qu’une stratégie régionale reste à élaborer.

30 avril – La Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), dont tous les membres (Burundi, Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda) n’ont pas des relations au beau fixe, publie sa stratégie face au Covid-19, après une visioconférence de ses ministres de la Santé et du Commerce. L’accent est mis sur la prévention, le matériel de dépistage et les équipements de laboratoires, outre la surveillance aux frontières. L’EAC annonce avoir fourni neuf laboratoires mobiles de dépistage et 100 kits de tests par pays, en plus des 500 qui ont été commandés pour chaque pays – un chiffre dérisoire.

1er mai – La CEEAC envisage un sommet de ses chefs d’État par visioconférence. La date et l’ordre du jour ne sont pas arrêtés.

10 mai – L’EAC réunit ses ministres et secrétaires d’État en charge de la Santé, du Commerce et des Transports dans une visioconférence qui met l’accent sur la production locale de produits médicaux essentiels (masques, gel hydroalcoolique, savons, appareils respiratoires). Plus concrètement, l’EAC a mobilisé un crédit de 500 000 dollars pour soutenir ses laboratoires mobiles et commander 1 000 tests de dépistage par pays partenaire.

Du côté des organisations sous-régionales, le tableau est plus contrasté qu’à l’échelon de l’UA. L’Afrique de l’Ouest paraît plus dynamique et proactive que les autres, notamment grâce à son expérience acquise entre 2013 et 2016 avec la crise Ebola. Celle-ci avait fait 11 000 morts avant d’être endiguée, grâce à des mesures de prévention, de traçage des cas contacts et de dépistage.

 Coronavirus : la riposte des institutions africaines

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