Accueil Blog Page 63

Le gros plan du cinéma 224 prévu du 06 au 07 juin est reporté

L’évènement dénommé  » le gros Plan du cinéma » a été reporté pour une date ultérieure, c’est une information que la structure organisatrice Phoenix-VISION a fait savoir ce week-end.

A rappeler que cet évènement qui allait regrouper les acteurs du cinéma guinéen autour de la thématique  » le cinéma guinéen, opportunité d’investissement » à Conakry n’aura plus lieu en mois de juin, pour des raisons dues à la crise sanitaire qui frappe le monde.

Ce cet évènement devrait se tenir dans un réceptif hôtelier de la place, « La machine était lancée, certains médias publics et privés sont associés à ce projet. Le comédien Mamadou Thug, Kandé, la productrice du film ‘’Légitime défense  » et bien d’autres acteurs du monde du cinéma guinéen sont impliqués dans la réalisation de ce projet. L’ONACIG a donné son ok pour la tenue de l’événement. D’ailleurs, ce report est bénéfique pour PHOENIX-VISION, car cette trêve leur permet de peaufiner bien des aspects du projet, notamment, sur le plan organisationnel et dans l’association d’autres partenaires techniques et financiers. Nous invitons les mécènes, les institutions publiques et privées, l’État, les sociétés téléphoniques, les marques et d’autres sponsors à s’associer à cet événement. En ce sens que, nous avons vu comment le cinéma en particulier, et l’audiovisuel en général, a impacté positivement la vie des citoyens du monde en cette période d’arrêt total, qui s’est matérialisée par le confinement d’une grande partie de la planète. Et cela a fait grimper le chiffre d’affaires de certaines plateformes de streaming, comme netflix, Disney et autres », a fait savoir Richard Hébélamou chargé à l’organisation.

Pour Mohamed Camara président de la structure PHOENIX-VISION, a reveler les objectifs de cet évènement axé sur le cinéma guinéen, « amener les pouvoirs publics, les télévisions publiques et privées, le secteur privé, les investisseurs et les mécènes à voir le cinéma guinéen comme une opportunité. Autres objectifs spécifiques, sont d’amener les pouvoirs publics à contribuer à l’essor du cinéma guinéen, inciter les télévisions publiques et privées, ainsi que les opérateurs économiques publics et privés à investir dans le cinéma guinéen, cultiver la culture du mécénat dans le milieu du cinéma du guinéen ».

Pour les organisateurs, le cinéma est un mécanisme de croissance et d’employabilité « Il n’est plus à démontrer que le secteur culturel est un facteur de croissance, de richesse et est créateur d’emplois. Ce secteur est sans nul doute, une école d’entreprenariat. Il amène ses acteurs à s’auto-employer et employer d’autres. Dans bon nombre de pays, l’art et la culture contribuent à la lutte contre le chômage. Pour le cas précis du secteur culturel guinéen, des événements foisonnent, des festivals pullulent, il y a de façon sporadique des expositions picturales, des représentations théâtrale(s… )», a souligné Mohamed Camara.

Pour le secrétaire général, Oumar Kourouma ce secteur est laissé pour compte en guinée, l’autorité est quasi absente dans l’émergence de ce secteur qui selon eux est promotrice.

« Force est de constater qu’en Guinée, ce secteur reste le parent pauvre. Concernant le cinéma guinéen, il est quasi inexistant. La Guinée n’attire pas les productions étrangères, contrairement aux autres pays de la zone Ouest-Afrique : Sénégal, Burkina Faso, Mali… Il n’y a pratiquement pas de productions locales de standard international, ou du moins celles qui peuvent être exportées se comptent au bout des doigts et sont presque rarissimes. Les productions professionnelles in situ ne sont pas consommées, voire même méconnues du grand public.

Il n’y a que les productions dites ‘’des amateurs  » qui sont adoubées par le public. Or, leur qualité technique laisse à désirer. La probabilité est faible qu’elles soient exportées hors de nos frontières. En plus, l’écriture scénaristique n’est pas poussée, et cela influe sur la qualité des œuvres ».

S’il y a des efforts qui sont fournis par les acteurs du cinéma, il faut tout aussi signaler des manquements.

« La liste des problèmes liés au secteur du cinéma guinéen est longue. Heureusement, ceux qui sont taxés ‘’d’amateurs  » à tort, sont ceux qui tiennent le flambeau du cinéma guinéen. Ils font des œuvres qui touchent le bas peuple, en dépit de leur qualité technique insuffisante, c’est des ‘’stars made in Guinea »  » « . Ils sont aimés et adulés par le public. Ils contribuent à entretenir la lueur d’espoir qu’a le cinéma guinéen. En plus, l’Institut Supérieur des arts de Guinée, à travers son département du cinéma et Audiovisuel, forme des étudiants aptes à relever le défi du 7ème Art guinéen. Mais c’est un combat âpre et de longue haleine. Parce que les moyens ne suivent pas les efforts. Il n’y a pas de fonds alloué au cinéma guinéen, les maisons de production ont du mal à obtenir les moyens financiers nécessaires pour la production des films susceptibles de les intéresser, les compagnies téléphoniques, les investisseurs, les opérateurs économiques publics et privés et les mécènes ne sont pas encore convaincus que le cinéma guinéen peut créer des débouchés économiques, créer des emplois et boosters l’économie guinéenne. C’est dans ce cadre que nous organisons le salon du cinéma guinéen dénommé ‘’le Gros Plan du cinéma 224 « . Ce salon sera le lieu de rencontre entre les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, ‘’les amateurs « , les cinéphiles, les télévisions publiques et privés mais aussi le gouvernement et le secteur public et privé. Ce rendez-vous sera consacré à des échanges, des panels, des tables rondes et des expositions-ventes. Il y aura également des projections de films, des présentations de films et des projets de films, une conférence en vue d’expliquer que le cinéma guinéen est une opportunité d’investissement sûr et rentable tout comme les autres secteurs », a indiqué Oumar Kourouma secrétaire général.

Ce salon aspire à prouver que le cinéma guinéen peut être un levier économique viable. Il sera le lieu aussi de faire un plaidoyer auprès des décideurs publics, en vue de participer à l’essor du cinéma guinéen.

Éthiopie: Amnesty International lève le voile sur une année meurtrière

Sous les radars médiatiques, l’Éthiopie dirigée depuis 2018 par le prix Nobel de Paix Abiy Ahmed a connu deux années très violentes dans les régions de l’Oromiya et Amhara. Telle est la conclusion d’un rapport d’enquête publié, ce vendredi, par l’organisation Amnesty International. Il détaille les exactions et les crimes commis contre les populations de ces deux régions troublées. Et il trace les contours d’une « sale guerre » menée sur des bases ethniques, avec la complicité ou la participation directe des forces armées fédérales.

Des assassinats de sang froid de prisonniers, des exécutions de civils, des déplacements massifs de population, des camps de réhabilitation forcée, des viols même : les crimes recensés par Amnesty International dans l’Oromiya en 2019 sont très violents. Cela semble indiquer qu’une campagne agressive a été menée dans l’impunité, au nom de la lutte antiterroriste, par les forces gouvernementales, dans cette région d’où le Premier ministre Abiy Ahmed est originaire.

Tout est parti de l’entrée dans la clandestinité d’une partie du Front de libération oromo, un groupe politico-militaire qui a accepté d’intégrer la scène politique, mais dont des éléments ont refusé tout compromis et ont mené des attaques contre les troupes fédérales. Et la réponse de celles-ci a été brutale et indiscriminée : c’est ce que montre le rapport d’Amnesty. Et même s’il n’a pas la preuve que des ordres ont été donnés par les autorités fédérales, l’auteur de cette enquête, le chercheur Fisseha Tekle, ne croit pas que ces crimes soient le fait d’éléments isolés.

« Les forces de sécurité de l’Oromiya sont une combinaison de l’armée éthiopienne, de la police régionale et d’une milice locale. Elles agissent ensemble et depuis longtemps, mais personne n’a été tenu pour responsable. Et puis il est difficile de croire que les autorités fédérales n’étaient pas au courant, étant donné la gravité de ces crimes. On ne peut pas déplacer 10 000 personnes pour les enfermer dans un camp militaire et dire ensuite que c’est un acte ou un incident isolé », estime Fisseha Tekle.

Violences en région Amhara

L’autre sujet de l’enquête d’Amnesty International est le nord la région Amhara et plus précisément dans la zone frontalière avec le Tigrè où vit le peuple Qemant. Là aussi, la situation a dégénéré depuis l’arrivée au pouvoir d’Abiy Ahmed, selon Fisseha Tekle, d’Amnesty International.

« Cela fait longtemps que les Qemant demandent l’autonomie. Au début, le conflit opposait les forces de police régionales et les militants autonomistes qemants. Mais depuis 2018, cela a changé. C’est la milice ethnique amhara qu’on appelle « Fanno » qui a pris la responsabilité d’attaquer les Qemants. Le pic de ces violences a eu lieu en janvier 2019, quand les Fannos soutenus par la police locale et une milice régionale ont attaqué un quartier qemant et ont exterminé au moins 58 personnes en 24 heures. Les autorités fédérales sont complices, parce qu’il y avait un camp militaire dans la ville, tout près du quartier où a eu lieu le massacre. Les soldats étaient informés de la préparation et de l’exécution de l’attaque, mais ils ont choisi de ne pas réagir. »

La question de l’impunité

Pour le chercheur éthiopien d’Amnesty International Fisseha Tekle la question de l’impunité est le défi que doit relever le gouvernement d’Abiy Ahmed, s’il ne veut pas être assimilé au régime autoritaire qu’il a remplacé : « La première chose à faire, c’est d’arrêter d’utiliser les opérations de sécurité pour harceler l’opposition ; particulièrement l’utilisation d’exécutions extrajudiciaires, les arrestations arbitraires, les déportations de masse comme stratégie pour appliquer la loi… En plus de cela, nous demandons au gouvernement de tenir pour responsables ceux qui se sont rendus coupables de ces crimes. C’est une tendance en Ethiopie. Avant l’arrivée au pouvoir d’Abiy Ahmed, les forces de sécurité étaient au centre des violations des droits de l’homme. Mais personne n’a été traduit en justice. Cette culture de l’impunité doit cesser. Il y a des règles dans le maintien de l’ordre : rien ne justifie par exemple d’exécuter un détenu pour maintenir la paix et la sécurité. Ces actes, quel que soit leur objectif ultime, sont des violations des lois et de la Constitution éthiopienne. Ce sont des crimes. Et s’ils continuent d’être perpétrés, ils sont passibles de la justice internationale, quelle que soit leur justification. »

Le gouvernement fédéral n’a pas souhaité répondre aux questions d’Amnesty International. Il faut dire que l’équilibre de la fédération éthiopienne est très fragile aujourd’hui, et tout cela dans un contexte où des élections doivent se tenir une fois que les restrictions sanitaires dues au Covid-19 seront levées. Et que la légitimité du maintien au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed soit clairement mise en question par ses opposants.

RFI

États-Unis: Minneapolis s’embrase après la mort d’un Afro-Américain, tué par la police

La ville de Minneapolis, au nord des États-Unis, a vu, jeudi, sa troisième nuit d’émeutes après la mort, le lundi 25 mai, de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans tué par un policier blanc. Les manifestations avaient jusque-là été majoritairement pacifiques, mais la violence est encore montée d’un cran : des manifestants ont incendié le commissariat où travaillent les policiers mis en cause, des heurts et des pillages ont également eu lieu.

La colère s’est très nettement intensifiée avec une nouvelle étape à Minneapolis. Dans une scène à peine croyable aux États-Unis, des manifestants par dizaines ont investi un commissariat de police, mettant le feu au bâtiment. Les forces anti-émeutes sont restées en retrait.

RFI

Covid-19 : 47 nouveaux cas en Guinée

La Guinée avec toutes les restrictions imposées par l’autorité dans la riposte contre la pandémie de Coronavirus. Le compteur de personnes infectées ne cesse de prendre le dessus dans la capitale. Ce dimanche 24 mai, 47 nouveaux cas au Covid-19 ont été confirmés suite à des tests effectués sur un groupe de 337 personnes. 3322 c’est le nombre de cas cumul confirmés, 1701 de cas cumul guéris et 20 cumuls décès hospitaliers

Coronavirus: l’Afrique face à la pandémie le lundi 25 mai

L’Afrique comptait ce lundi 25 mai 112 290 cas confirmés de coronavirus. Le Covid-19 a déjà coûté la vie à 3 359 personnes sur le continent, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. Les pays les plus touchés par l’épidémie sont l’Afrique du Sud, l’Egypte, l’Algérie et le Nigeria.

  • Seulement 1,5% des cas de coronavirus dans le monde en Afrique

Durant une conférence de presse sur l’état de la pandémie dans le monde, le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est revenu sur la situation du continent africain. 1,5% des cas confirmés de coronavirus dans le monde se trouve en Afrique, et seulement 0,1% des décès liés à la maladie. « Ces chiffres ne dressent pas un tableau complet. Les capacités de tests doivent toujours être renforcées, et il est probable que tous les cas n’aient pas été détectés. Cependant, l’Afrique reste pour l’instant épargnée par l’épidémie, comparée à d’autres régions du monde », a déclaré le directeur de l’OMS.

  • Réouverture des écoles du Grand Abidjan

En Côte d’Ivoire, les établissements scolaires d’Abidjan et de sa périphérie ont rouvert ce lundi matin, une semaine après la reprise des classes dans le reste du pays. Les élèves de primaire et du secondaire reprennent donc le chemin de l’école pour des cours qui se poursuivront jusqu’au 14 août prochain. Tous les enfants devront porter un masque, et une rotation d’un jour par groupe d’élèves est prévue afin d’assurer la distanciation sociale, a indiqué la ministre de l’Education nationale, Kandia Camara. Les établissements scolaires avaient fermé leurs portes le 17 mars.

  • L’Afrique du Sud continue à alléger ses mesures de confinement

Le président Cyril Ramaphosa a annoncé dimanche 24 mai le passage du niveau 4 au niveau 3 des restrictions, à partir du 1er juin. Les frontières du pays resteront fermées, mais le couvre-feu devrait être levé, les écoles secondaires rouvertes, tout comme la plupart des commerces. Les activités « à risque » comme les restaurants, les bars, les événements sportifs ou les salons de coiffure resteront en revanche fermés. L’assouplissement des mesures devrait permettre à près de 8 millions de personnes de retourner au travail. La vente d’alcool sera à nouveau autorisée, sous certaines conditions, mais la vente de tabac reste interdite. Le pays enregistre désormais 22 583 cas confirmés de coronavirus et 429 décès.

  • Premiers cas enregistrés à Maurice depuis près d’un mois

Les autorités sanitaires de Maurice ont enregistré deux nouveaux cas positifs au coronavirus dimanche soir, une première depuis le 26 avril dans le pays. Les deux personnes contaminées figurent parmi un groupe de rapatriés en provenance d’Inde, mis en quarantaine à leur arrivée sur l’île. Selon le porte-parole du comité de communication sur le Covid-19, les malades sont de la même famille et tous les deux asymptomatiques.

Publicité

Sur l’île Maurice, l’état d’urgence est maintenu jusqu’au 1er juin. La première phase du déconfinement est en vigueur depuis le 15 mai, autorisant la reprise de certaines activités, comme les salons de coiffure, boulangeries et boucheries. Marchés, bars et centres commerciaux rouvriront leurs portes à partir de la semaine prochaine. Les établissements scolaires seront en revanche fermés jusqu’au 1er août.

  • Au Ghana, des consultations pour un allègement des restrictions

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo annonce que des consultations sont en cours pour alléger les restrictions en vigueur dans le pays. Les conclusions doivent être rendues publiques au cours de la semaine. « Nous devons nous diriger vers un retour à la normale, tout en garantissant la sécurité, car nous ne pouvons vivre sous ses restrictions éternellement », a déclaré le chef d’Etat dans un discours célébrant la fin du ramadan ce dimanche. Selon lui, le Ghana est désormais prêt pour un assouplissement des mesures, compte tenu du très faible nombre de décès et d‘hospitalisations dans le pays, et du renforcement des capacités de tests et de traitements. A ce jour, le Ghana recense 6 808 cas de coronavirus et 32 décès. 

  • En Egypte, le syndicat des médecins met en garde contre une « catastrophe sanitaire »

Dans un communiqué publié ce lundi, un syndicat de médecins en Egypte accuse le ministère de la Santé de « passivité et négligence » face à la propagation du nouveau coronavirus parmi le personnel soignant. Depuis le début de la pandémie dans le pays, 350 médecins ont été testés positifs au Covid-19 et 19 sont décédés. L’organisation syndicale menace le gouvernement de poursuites judiciaires pour ce qu’il assimile à des « homicides par négligence », et avertit sur un « possible effondrement total du système de santé qui pourrait mener à une catastrophe sanitaire ». Depuis le début du mois en Egypte, les 17 hôpitaux utilisés pour le placement à l’isolement sont arrivés à saturation. Le gouvernement indique en préparer une dizaine d’autres à accueillir les patients atteints du coronavirus. 

  • Hausse des cas à Djibouti

Djibouti a-t-il lancé son déconfinement trop tôt ? L’épidémie reprend de manière inquiétante depuis le 10 mai et l’allègement des restrictions dans le pays, avec 100 à 200 nouveaux cas par jour. Le pays enregistre aujourd’hui près de 2 200 cas pour seulement un million d’habitants. Pour l’opposant Abdourahman Mohamed Guelleh, le régime s’est laissé aveugler par la baisse du nombre de malades et « s’est précipité par peur d’aggraver les problèmes économiques et la grogne sociale ».

Mais Daoud Houmed, porte-parole de la majorité, explique l’important nombre de malades par le choix d’une stratégie de tests massifs. La hausse récente serait due à une intensification de cette campagne. Désormais, environ un millier de tests sont pratiqués tous les jours. « On savait que la courbe allait reprendre. Et ça va continuer, d’autant qu’on vise 5 000 tests quotidiens », explique-t-il. Aujourd’hui, Djibouti est l’un des pays du continent pratiquant le plus de tests. Il affiche un faible taux de mortalité, à moins de 1%. « On s’est dotés d’un laboratoire. L’armée a érigé des barrages. Notre riposte est coûteuse mais efficace », indique Daoud Houmed. 

  • A Madagascar, situation inquiétante dans la deuxième ville du pays

Le gouvernement malgache a annoncé l’envoi de renforts de militaires et de médecins à Tamatave, deuxième plus grande agglomération du pays. Ces derniers jours, plusieurs cadavres ont été retrouvés dans les rues de la ville, et les causes de ces morts ne sont pas encore connues. « Les médecins doivent faire des examens approfondis pour voir si les décès doivent être imputés à une autre maladie ou s’ils sont vraiment dus à la détresse respiratoire aiguë sévère, la forme critique du Covid-19 », a expliqué la porte-parole du centre de commandement opérationnel anti-Covid-19, Hanta Marie Danielle Vololontiana, lors de son allocution quotidienne à la télévision nationale dimanche.

Les militaires envoyés en renfort doivent faire appliquer les mesures barrières, comme le port du masque et la distanciation sociale. L’équipe médicale doit, de son côté, distribuer du Covid-Organics à la population, décoction à base d’artemisia présentée par le président malgache comme un remède au coronavirus. Le Conseil des ministres a également annoncé l’ouverture d’une enquête sur les causes de la mort d’un médecin retrouvé pendu ce dimanche dans sa chambre d’hôpital à Tamatave, après avoir été testé positif au Covid-19. 

Selon un rapport d’Oxfam, plus d’un million de femmes sont confrontées à une augmentation des violences sexuelles, de la faim et du manque d’eau au Burkina Faso, en raison de la pandémie de coronavirus et des conflits préexistants. « Le rapport révèle les immenses lacunes dans la réponse humanitaire insuffisante, voire inexistante par endroits. Les jeunes filles et les femmes sont beaucoup plus vulnérables et exposées dans cette crise et nous devons mieux les protéger et répondre à leurs besoins », explique Jon Cerezo, responsable de campagne humanitaire Oxfam France. Pour l’ONG, la misère causée par la pandémie mondiale expose les femmes à l’exploitation sexuelle.

  • Le président nigérian déplore l’impact économique de la crise sanitaire

Muhammadu Buhari s’inquiète de l’impact sur l’économie de la crise du coronavirus. Dimanche, le chef d’Etat a déclaré que le pays n’avait plus assez de fonds pour importer de la nourriture, et a encouragé les agriculteurs à continuer le travail, afin de produire assez pour l’ensemble de la population. La semaine dernière, c’était la ministre des Finances qui alertait sur la réalité de la situation : l’économie nigériane pourrait plonger jusqu’à -8,9% dans un scénario catastrophe.

  • Pour la Journée de l’Afrique, de la musique contre le Covid-19

Trois concerts virtuels rassemblant les grands noms de la scène musicale africaine ont été organisés ce 25 mai pour célébrer journée de l’Afrique. Dans l’après-midi, la chaîne panafricaine Trace a diffusé un show au profit du Fonds de réponse au Covid-19 de l’Union africaine, avec les performances notamment de Chidinma, Salif Keïta et Awilo Longomba.

Sur MTV Base Africa, l’acteur britannique d’origine sierra-leonaise Idris Elba a de son côté animé l’Africa Day Concert at Home, dont les bénéfices seront reversés au Programme alimentaire mondial (PAM) et à l’Unicef dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. A l’affiche : Angélique Kidjo, Burna Boy, C4 Pedro, Fally Ipupa…

Enfin, un concert de deux heures et demie proposé par le WAN (Worldwide Afro Network) est organisé à partir de 19h TU. Après une journée de réflexion autour du hashtag #JeSuisWan sur les réseaux sociaux au sujet des défis sanitaires et sociaux que pose la pandémie en Afrique, plus de 200 chaînes africaines diffusent en direct le concert réunissant de nombreuses personnalités du continent :  Youssou N’Dour, Oumou Sangaré, Baaba Maal, Bobi Wane Princess Erika et bien d’autres.

RFI

Fête de l’aïd El Fitr : le président Alpha Condé salue le courage du personnel soignant

Le chef de l’Etat Alpha Condé s’est adressé à la Nation ce samedi 23 mai, à l’occasion de le Fête de l’Aid El Fitr, qui est célébrée ce dimanche dans le plus grand silence à cause de la pandémie de Covid-19. Dans son discours, professeur Alpha Condé a salué la détermination du personnel soignant de la maladie qui paralyse tous les secteurs dans le monde entier.

Les fidèles musulmans de Guinée à l’instar des fidèles du monde ont célébrés ce dimanche la fête de l’Aid El Fitr. Après une traversée d’un mois de pénitence dans cette période de Crise sanitaire qui frappe le monde avec toutes les restrictions, les musulmans vont devoir accomplir la prière de Salat Al’AID à la maison.  En ces instants critiques de l’histoire de l’humanité et de nombreux défis pour notre pays, nous célébrons l’Aïd El Fitr ou Fête de la Korité qui marque la fin du mois du Jeûne du Ramadan.

« Cette année, malheureusement, la terrible pandémie de la COVID-19, nous a imposé à chacun et à tous des restrictions dans la pratique de notre foi et ne permet pas les réjouissances habituelles pendant la fête. Mais notre foi, un acte intime, demeure et n’en est que plus forte.

A tout le peuple de Guinée, ainsi qu’à tous les peuples de la Oumma islamique j’adresse mes vœux chaleureux de bonne fête.

Je rends grâce à Dieu de nous avoir donné la force ainsi que la santé de nous acquitter de l’un des Cinq piliers de l’Islam. Nous implorons sa grâce et sa miséricorde pour tous nos défunts, nous le sollicitons pour secourir le monde bouleversé par la COVID-19 qui tourmente tous les peuples du monde.

Et en même temps solliciter sa miséricorde à l’égard des défunts de Covid-19 ; sa main protectrice en faveur des malades de la pandémie », souligne Alpha Condé.

Dans son adresse à la Nation à la veille de la fete de l’Aid El Fitr en cette période de crise sanitaire très critique que traverse le pays, le chef de l’Etat Alpha Condé a salué la bravoure du personnel soignant. « C’est aussi une occasion, pour moi, de saluer le courage du personnel soignant qui, médecins, infirmiers, urgentistes, aides-soignants, ambulanciers, dans l’anonymat et dans la dévotion, se battent tous les jours, avec nous et souvent à notre place, contre la pandémie. Ce personnel soignant fait preuve de professionnalisme, de patriotisme, d’humanisme et de compassion. A cela s’ajoutent bien évidement les partenaires techniques et financiers ainsi que les pays amis qui continuent sans relâche à nous soutenir dans cette dure épreuve », a-t-il fait savoir.

Le président Condé s’est aussi, exprimé sur la générosité des uns et des autres envers les personnes vulnérables en ce moment de crise sanitaire mondiale. « La fête de l’Aid El Fitr est un moment de fraternité religieuse, de réconciliation et de pardon qui nous unit dans notre foi et rappelle à tous que nous sommes un peuple solidaire et responsable. Il nous appartient de tirer de toutes ses valeurs la force et la sagesse de nous mobiliser et nous unir tous dans un véritable sursaut national afin de vaincre la pandémie COVID-19, au-delà, relever tous les défis qu’impose notre monde en pleine mutation.

Je me réjouis de la solidarité que nous avons tous manifestée à l’endroit de nos compatriotes vulnérables, confrontés aux difficultés de la vie, selon nos valeurs et la tradition de partage de notre pays.

J’adresse mes remerciements à l’ensemble des Imams et Erudits de notre pays pour leurs prêches et prières formulées pour la Nation. Je les invite à continuer à sensibiliser les fidèles musulmans au respect des mesures barrières et toutes les recommandations faites par les autorités sanitaires dans le cadre du plan de riposte contre l’épidémie ».

Cette année les fidèles musulmans de Guinéen ne connaitrons pas les prières dans les mosquées comme d’habitude, une situation due aux mesures d’urgences sanitaires instaurées par l’Etat pour l’éradication de la Covid-19.

Plan de soutien à l’économie en Côte d’Ivoire: «La cadence va s’accélérer», promet le gouvernement

Le plan de soutien économique, social et humanitaire, annoncé le 31 mars par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly pour faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19, commence à être mis en œuvre. Ce plan doit atteindre les 1 700 milliards de FCFA (2,6 milliards d’euros) mais il en est encore loin.

Le plan vise à soutenir la filière agricole, le secteur informel et les ménages les plus vulnérables, mais aussi les petites et grandes entreprises frappées par les effets de la pandémie.

« Nous sommes au démarrage, la cadence va s’accélérer », concède le ministre de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, en détaillant les premières sommes versées dans le cadre de ce plan annoncé le 31 mars dernier.

Par exemple, le fonds destiné aux grandes entreprises, qui sera doté à terme de 100 milliards de francs CFA, soit 150 millions d’euros, n’a pour l’instant versé que 1,1 milliard. Il faut dire que sur ces 100 milliards, 30 seulement sont pour l’instant disponibles.

Pour ces grandes entreprises, et sous réserve qu’elles remplissent certains critères, l’aide se fait sous forme d’un prêt, comme l’explique le ministre du Commerce et de l’Industrie Souleymane Diarrassouba : « L’objet du prêt est de financer les besoins en fonds de roulement. Et jusqu’au 31 janvier 2021, l’entreprise ne paie, ni le capital, ni les intérêts. C’est un taux d’intérêt effectif global de 3% ».

Pour ce qui est des PME, entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 milliard de francs CFA, le gouvernement n’a décaissé pour l’instant que 48  millions de francs.

Trois types d’aide existent, en fonction de la taille de ces entreprises, explique le ministre des PME, Félix Anoblé : « Le premier guichet est un guichet de subvention n’excédant pas 500 000 francs CFA. Le deuxième segment est un guichet pouvant donner des prêts jusqu’à 10 millions de francs CFA à taux zéro. Le troisième guichet permet d’avoir des prêts à 2,5% jusqu’à 15 millions pour la petite entreprise, et jusqu’à 100 millions pour la moyenne entreprise. »

En ce qui concerne le secteur informel, des subventions de 200 à 300 000 francs sont prévues, mais le gouvernement dit avoir validé pour le moment une liste ne comptant que 1 260 bénéficiaires.

RFI

Coronavirus: l’état du monde face à la pandémie le samedi 23 mai

Selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de sources officielles, plus de 5 250 000 de cas du nouveau coronavirus ont été officiellement déclarés dans le monde, dont plus des deux tiers en Europe et aux Etats-Unis. La maladie est désormais responsable de près de 340 000 morts dans le monde.

  • Les cérémonies religieuses reprennent en France

Les autorités françaises ont autorisé la reprise des cérémonies religieuses ce samedi, suite à une décision du Conseil d’Etat le 18 mai. Les fidèles devront respecter la distanciation physique, porter un masque et se désinfecter les mains. À l’entrée de chaque lieu de culte, une personne devra réguler les flux. Cette décision réjouit surtout les catholiques, les autres religions envisageant une reprise plus progressive. Ainsi, alors que l’Aïd el-Fitr aura lieu ce dimanche 24 mai, la prière ne pourra pas avoir lieu dans les mosquées, compte tenu du contexte de pandémie. Le Conseil français du culte musulman précise que les cérémonies religieuses pourraient reprendre dès le mois de juin.

La vie démocratique, elle, reprend. Les conseillers municipaux désignés dès le premier tour des élections municipales (le 15 mars dernier) sont entrés en fonction ce samedi pour élire leurs maires. La France demeure le cinquième pays le plus touché au monde en nombre de morts (plus de 28 000). Le nombre de personnes placées en réanimation poursuit sa baisse, avec 36 patients de moins en 24 heures, pour un total de 1 665. S’agissant de la mortalité, la prochaine actualisation des données collectées par Santé Publique France aura lieu lundi, en raison du pont de l’Ascension.

  • Au Royaume-Uni, une quatorzaine imposée à tous les voyageurs, même français

Le Royaume-Uni, deuxième pays au monde le plus touché par la pandémie de Covid-19 (plus de 36 000 morts), a décidé d’instaurer à partir du 8 juin une quatorzaine à tous les voyageurs arrivant sur son sol. Une mesure qui sera réexaminée toutes les trois semaines. L’objectif est de lutter contre la propagation du coronavirus, et éviter un second pic, a annoncé le ministre de l’Intérieur. Quelques exceptions seront faites pour les transporteurs routiers et les personnels médicaux… Mais pas pour les Français. Le gouvernement français a annoncé se tenir « prêt à mettre en place une mesure de réciprocité ».

Le Premier ministre britannique Boris Johnson est sous pression, et les voix se multiplient pour demander le renvoi de Dominic Cummings. Ce conseiller, fervent défenseur du Brexit, est soupçonné d’avoir enfreint les règles du confinement. L’homme politique de 48 ans avait quitté Londres pour rendre visite à ses parents à Durham, dans le nord-est de l’Angleterre, alors qu’il présentait les symptômes du Covid-19. Avant cette affaire, le Royaume-Uni avait déjà connu deux démissions retentissantes pour des non-respects des règles du confinement en vigueur depuis le 23 mars (celle d’un conseiller scientifique du gouvernement et celle de la cheffe des services sanitaires écossais).

  • Déconfinement : la vie reprend en Europe

Madrid et Barcelone se remettent à l’heure espagnole. Jusqu’ici exclues du déconfinement, les deux plus grandes villes du pays pourront rouvrir les terrasses des bars, les hôtels et les musées à partir de lundi. Les touristes pourront eux revenir en juillet, et la Liga, le célèbre championnat de football, reprendra le 8 juin. L’Espagne est le quatrième pays au monde le plus touché par la pandémie.

Au contraire, l’Islande a été assez épargnée et a fait figure de modèle. Les discothèques, bars et salles de sport pourront d’ailleurs à nouveau accueillir du public à partir de lundi.

La cathédrale de Florence, en Italie, a rouvert ses portes et compte déjà des milliers de réservations. Les Romains sont eux de retour à la plage, après plus de deux mois d’enfermement. Ils peuvent nager, marcher et faire du sport, mais pas encore bronzer au soleil. Très dépendante du tourisme, Chypre va quant à elle rouvrir ses aéroports aux vols commerciaux en provenance d’une vingtaine de pays à partir du 9 juin.

  • L’Aïd el-Fitr, une fête sous contrôle partout dans le monde
  • Après Pâques, Pessah et le Ramadan passés sous confinement, c’est au tour de l’Aïd el-Fitr d’être soumis à restrictions. Cette grande fête religieuse, qui sera célébrée dimanche, permet d’habitude aux musulmans de se réunir en famille et entre amis pour la fin du Ramadan. Pas cette année. En tout cas pas en Turquie, soumise à de strictes restrictions de confinement. Les personnes de plus de 65 ans n’ont par exemple pas le droit de sortir de chez elles, mais y seront autorisées dimanche de 14h à 20h, pendant que leurs compatriotes plus jeunes passeront le premier jour de l’Aïd confinés chez eux. 
  • En Arabie saoudite, un couvre-feu total est instauré jusqu’à mercredi. Tandis qu’en Iran, le ministère de la Santé demande à ses citoyens d’éviter tous les déplacements inutiles. Le pays compte 7 300 décès depuis le début de la pandémie.
  • Dans la bande de Gaza, la vie continue : les cafés et restaurants servent toujours leurs clients, et les mosquées ont rouvert pour le dernier vendredi de l’Aïd el-Fitr. Pourtant, le nombre de cas est en forte augmentation sur le territoire (35 nouvelles contaminations en quelques jours). Un couvre-feu est cependant envisagé par les autorités. Un premier décès a par ailleurs été recensé ce samedi à Gaza. La situation s’est grandement dégradée dans l’enclave, surpeuplée et soumise au bloc israélien, depuis le retour de 1 500 Palestiniens bloqués en Égypte et d’autres venus d’Israël.
  • Aux États-Unis, Donald Trump appelle à la réouverture des lieux de culte

Très populaire auprès des chrétiens évangéliques, le président américain Donald Trump a demandé aux gouverneurs du pays la réouverture des lieux de culte. « Je considère les églises, les synagogues et les mosquées comme des lieux essentiels qui prodiguent des services indispensables », a-t-il déclaré vendredi.

Le chef de l’État a même menacé de le faire lui-même si ceux-ci ne s’y pliaient pas. Les États-Unis sont de très loin le pays dénombrant le plus de cas de Covid-19 (1,6 million) mais aussi le plus de morts (plus de 96 000). Pour honorer la mémoire des victimes, les drapeaux ont été mis en berne jusqu’à dimanche.

  • Le géant de l’automobile Hertz en faillite en Amérique du Nord

Le loueur américain de voitures Hertz, connu dans le monde entier, s’est placé en faillite. Une procédure qui ne concerne l’entreprise qu’aux États-Unis et au Canada, mais qui illustre l’ampleur de la crise économique due au Covid-19. La demande s’est effondrée pendant la période, et Hertz a déjà annoncé la suppression de près de la moitié de ses effectifs mondiaux.

  • L’Amérique du Sud, nouvel épicentre de la pandémie

L’avancée du virus sur le continent est inexorable, en particulier au Brésil, troisième pays mondial le plus touché derrière les États-Unis et la Russie, selon l’université américaine Johns Hopkins. Au moins 330 000 Brésiliens ont contracté le virus, qui a fait 21 000 morts.  L’Amérique du Sud est d’ailleurs le « nouvel épicentre » de la pandémie estime l’Organisation mondiale de la Santé. Le Pérou peine également à endiguer la progression du virus. Le confinement, en vigueur dans le pays depuis le 16 mars, a été prolongé par le président Martin Vizcarra jusqu’au 30 juin avec « isolement social obligatoire ».

  • Aucun nouveau cas en Chine

La pandémie semble endiguée en Chine. Dans ce pays, où le virus est apparu mi-décembre 2019, aucun nouveau cas n’a été recensé entre vendredi et samedi. Une première depuis que Pékin a commencé à publier des données sur l’épidémie en janvier. Au total, 82 971 cas ont été enregistrés dans l’Empire du milieu, pour 4 634 décès.

  • En Birmanie, un journaliste condamné pour une fausse information sur le coronavirus

Zaw Ye Htet, reporter et rédacteur en chef d’un site web birman, avait rapporté par erreur la mort d’un malade du coronavirus. Une faute qui lui a coûté cher : le journaliste a été condamné à deux ans de prison. Une décision qui témoigne des lois répressives toujours utilisées contre cette profession en Birmanie.

  • Au Japon, des peluches pour faire respecter la distanciation sociale

Dans le café-restaurant du zoo de Shizuoka, sur la côte pacifique de l’île japonaise de Honshu, impossible pour les clients de s’asseoir côte à côte. Une place sur deux est occupée par un capybara en peluche, cet immense rongeur originaire d’Amérique du Sud, emblème du parc animalier. Une idée originale qui oblige chaque consommateur à respecter une distanciation d’au moins 2 mètres.

Cette initiative n’est pas isolée. En Thaïlande, un restaurant de Bangkok a lui opté pour de gros jouets en forme de panda, tandis qu’en Virginie, dans le sud-est des États-Unis, ce sont des mannequins déguisés qui tiennent compagnie aux clients pour leur déjeuner.

  • La chloroquine serait inefficace selon une étude

Ni la chloroquine, ni son dérivé l’hydroxychloroquine, ne se montrent efficaces contre le Covid-19. Après une vaste étude, la revue médicale britannique The Lancet démontre même que ces molécules augmentent le risque de décès et d’arythmie cardiaque chez les malades hospitalisés. La publication scientifique recommande de ne pas les prescrire en dehors des essais cliniques.

RFI

COVID-19 : 47 nouveaux cas en Guinée

Le pays du professeur Alpha Condé peine à gérer cette crise sanitaire qui ne fait que gagner du terrain. Ce jeudi 21 mai, 47 nouveaux cas au COVID-19 ont été confirmés suite à des tests effectués sur un groupe de 376 personnes.

La Guinée compte 3114 cas cumul confirmé, 1615 cumuls guéris et 19 décès.

CENI : le juriste Mamady 3 Kaba a prêté serment à la cour constitutionnelle

Vivement critiqué après sa nomination à la Commission Électorale Nationale Indépendante, le très controversée commissaire a prêté serment ce vendredi 22 mai, à la cour constitutionnelle à Conakry.

A rappeler qu’il a été nommé à la CENI le 14 mai dernier, pour remplacer le défunt commissaire Me Salif Kébé. A après la cérémonie de prestation de serment, le nouveau commissaire a rendu un hommage au défunt président de la CENI. Très contesté par la classe politique guinéenne, il a tout de me rassurer la société civile guinéenne sur la mission qui l’attend.

 « Maitre Salif Kébé que Dieu lui pardonne, a été un homme humble, un homme Républicain qui s’est mis au service de sa nation. Et je voudrais encore une fois lui rendre hommage et lui dire que les services qu’il a tant rendus à sa nation ne seront pas vain(…) au même moment e voudrait rassurer toute la société civile guinéenne que la confiance qui m’a été placé, je put donc les garantir que cette confiance sera méritée. Toute mon énergie, tous les engagements et les tous efforts seront fournis pour que cette haute confiance, cette lourde responsabilité qui vient d’être encore une fois renouvelé en prêtant serment, ces responsabilités seront assumées. Je voudrais donc les remercier pour ce choix porté en ma modeste personne », a-t-il souligné.

Sur la question d’en savoir beaucoup plus sur la requête faite par le Barreau de Guinée à la cour suprême, qui contesterait sa nomination et qui solliciterait l’annulation de sa nomination à la Commission Électorale Nationale Indépendante en tant que commissaire, il dira ceci : « je ne saurai faire un commentaire sur cette affaire, parce que j’estime qu’elle ne me concerne pas ».  

Sénégal: vers un retour à la normale pour les cars rapides à Dakar

Les bus, les cars rapides, les taxis peuvent maintenant remplir toutes leurs places assises. Décision du ministère des transports en vigueur depuis quelques jours. Jusqu’ici, pour maintenir une distance entre les passagers, seule une partie des places pouvait être occupée.

Dans le quartier populaire de la Médina, les cars rapides, ces bus multicolores hors d’âge peuvent se remplir presque comme avant… Finies les places assises libres entre les passagers et les tarifs plus élevés. À bord, Pascal Gomis se dirige vers Pikine dans la banlieue : « On paye le tarif normal qu’on payait avant, c’est le moins cher qui pourra nous aider, parce qu’on n’a pas assez d’argent, on n’a pas le choix c’est la seule chose qu’on peut prendre pour partir chez nous. »

Dans un autre bus, départ imminent pour Mohamadou Pathé. Ce passager arrivera à Rufisque bien plus tard : « Peut-être 1h30 estime-t-il, ça dépend s’il y a des embouteillages on ne sait pas quoi faire mais Dieu est grand ». Pour lui, avoir augmenté l’occupation des sièges est une mauvaise mesure : « Les cars augmentent leurs offres. Normalement on devrait réduire le nombre de passagers dans les taxis et dans les cars ».

Tout le monde masqué

À l’arrière du véhicule, un apprenti chauffeur rabat les derniers clients. Son activité est redevenue rentable, ce qui le réjouit : « Ça s’arrange. Avant on prenait 15 à 18 passagers. » Maintenant le remplissage monte à 40 occupants maximum. L’homme assure que les gestes barrière sont quand même respectés : « Les passagers, l’apprenti doivent porter des masques. Après le travail on doit se laver les mains avec du savon. »

Malgré cette mesure, le secteur du transport reste au ralenti. Les déplacements entre les régions du Sénégal sont toujours interdits.

Donald Trump annonce le retrait des États-Unis du traité «Ciel ouvert»

Donald Trump a annoncé le retrait américain du traité militaire international « Ciel ouvert ». Négocié en 1992 après l’effondrement de l’Union soviétique et entré en vigueur en 2002, l’accord permet aux 34 pays signataires de survoler leurs territoires respectifs pour vérifier le contrôle des armements et pour détecter d’éventuels mouvements militaires. Cela fait des années que les États-Unis accusent la Russie de violer régulièrement ce traité en toute impunité.

La rumeur courait depuis quelques jours déjà tant la pression était forte au sein du camp républicain pour que les États-Unis se retirent du traité « Ciel ouvert » (Open Sky, en anglais) en raison de son non-respect par la Russie. L’annonce de ce retrait par Donald Trump n’est donc pas une surprise pour les initiés. Mais elle provoque quand même une onde de choc parmi les pays signataires.

Les ambassadeurs des pays de l’Otan sont convoqués à une réunion d’urgence ce vendredi. Il faut dire que dans les rangs des alliés, l’inquiétude est grande : ils craignent que la Russie n’interdise à son tour le survol de son territoire. Survol pourtant particulièrement précieux pour les États baltes qui surveillent ainsi d’éventuels mouvements de troupes à leurs frontières. L’Allemagne appelle d’ailleurs les États-Unis à « reconsidérer » leur décision.

Cette nouvelle manifestation de l’isolationnisme américain ouvre, en tout cas, une autre brèche dans les relations transatlantiques déjà mises à rude épreuve. Moscou n’hésite d’ailleurs pas à remuer le couteau dans la plaie. Dans une première réaction, le gouvernement russe accuse Washington de « saborder l’instrument qui, ces 20 dernières années, a garanti la paix et la sécurité en Europe ».

RFI

Urgent : Le griot électronique Mory Kanté n’est plus !

Mory Kanté  vient de rendre l’âme par suite de maladie, selon une source proche de la famille du défunt.  

A rappeler qu’il est né le 29 mars 1950, chanteur guinéen et joueur de harpe kora. Il est surtout connu internationalement pour sa chanson à succès « Yé ké yé ké » de 1987, qui a atteint le numéro un en Belgique, en Finlande, aux Pays-Bas et en Espagne.

Paix à son âme !

Suivez Guinée Diversité !

3,428AbonnésJ'aime
15FollowersSuivre
1AbonnésS'abonner

Les dernières infos