La première fois que Diaka a présenté son émission TOP 10 sur les antennes de la RTG, le public guinéen, féru de tout ce qui est nouveau et beau, a réservé un accueil exceptionnel a cette émission qui apportait pour la première fois un concept singulier, un style particulier propre au tempérament de la présentatrice qu’elle est.
Un concept nouveau, une approche professionnelle digne des grands animateurs du pays de l’oncle Sam, une technique d’occupation de l’écran qui laisse libre cours à la sensation aux sentiments du vécu, un clin d’œil subtil pour amener les téléspectateurs à participer au spectacle.
C’était vraiment du nouveau sur cette chaine de télévision, la nouveauté ? C’est la traduction simultanée, alternée entre le Français et l’Anglais autant, Diaka s’exprime-le plus naturellement possible en Anglais, autant elle est à l’aise aussi dans la langue de Molière, donnant ainsi du relief à son travail qui s’imbrique dans une dynamique époustouflante.
D’ailleurs cette jeune guinéenne a aussi une démarche époustouflante. Pétrie d’une importante culture anglo-saxonne, elle est partie très jeune de la Guinée, elle avait 15 ans, quand sa maman, Conseillère Juridique d’un important département ministériel Guinéen, décida un jour qu’elle fera ses humanités aux états Unis d’Amérique. Elle a vu juste et n’a été déçue par sa progéniture, car Diaka fréquentera de prestigieux Collèges américains avant de terminer ses études à l université de Houston in Houston Texas, où elle est titulaire d’un Bachelor en communication et en journalisme.
Elle savait pertinemment que Les Etats Unis n’étaient qu’une parenthèse dans son évolution scolaire, c’est ainsi qu’en 2010, son diplôme en poche, elle revient à Conakry, ville de sa naissance afin de mettre ses connaissances au service de son pays :
« j ai décidé de renter dans mon pays qui est la Guinée, pour apporter ma contribution au développement du pays à travers la télévision nationale guinéenne »
Sans attendre un instant, sachant que dans un environnement libéral, les initiatives privées portent toujours, Diaka créera sa propre compagnie de production : CBC Worldwide, c’est son nom, elle produit des émissions de qualités qui rehaussent le niveau de la télévision nationale. Son émission « Top 10 » est une fusion de la culture américaine et guinéenne, le TOP 10, c’est aussi le décompte des 10 meilleurs hits américains, avec une démarche interculturelle originale. Elle introduit des interviews et les clips des artistes guinéens. Toute chose qui apporte une couleur tropicale à cette émission qui depuis son lancement captive des millions de téléspectateurs guinéens, rivés à chaque diffusion aux écrans de leurs téléviseurs.
Sacré Diaka !
Pour qui la promotion de la riche culture guinéenne est un crédo de premier ordre.
«Les artistes guinéens sont très talentueux et méritent une reconnaissance internationale comme les artistes américains, donc voila ! »
Cette passionnée de la communication férue de la culture, qu’elle considère dans son ensemble comme « la vie tout court » n’est qu’à ses débuts, pour cette journaliste à la démarche professionnelle atypique TOP 10 n’est que « le début du commencement » car sa compagnie CBC Worldwide, développe en ce moment d’autres émissions qui ont pour but de promouvoir la culture guinéenne de l’universel.
Aicha De COYAH
Diaka Camara Dans l’élan d’une fusion de la culture Américaine et Guinéenne
Almamy Kabèlè Camara, Jouit de la considération, du respect et des honneurs des chefs d’Etat étrangers
Au moment où le nouveau régime exprime l’intention de faire revenir et de faire jouer à la Guinée un rôle de premier ordre sur la scène internationale, les faits indiquent que son meilleur allié, tout au moins, le plus avancé, dans cette noble entreprise au jour d’aujourd’hui se nomme : AlmamyKabèlè Camara, 2e vice-président de la Confédération Africaine de Football (CAF), ancien ministre de la défense.
Ce n’est un secret pour personne que depuis son avènement au sein de l’instance sportive continentale en 2003, Almamy Kabèlè Camara ne s’est jamais ménagé à chaque fois qu’il a été question des intérêts de la Guinée ou de la promotion de ses compatriotes. Jamais, cette conduite ne s’est démentie à un évènement organisé par la CAF. A chacun des tournois organisés, il se débat pour assurer à ses compatriotes une certaine représentativité et les profits générés par ces organisations, avec ou sans qualification de l’équipe nationale.
A la faveur de la CAN 2013 en Afrique du sud, tous les observateurs présents ont remarqué la vertigineuse ascendance du Guinéen sur la plupart des dirigeants sportifs du monde mais aussi sur des Hommes d’Etat, les politiques et les patrons des grandes firmes et sociétés internationales. Cette forte marque de Kabèlè Camara et son sens du patriotisme sont particulièrement manifestes pendant cette belle aventure du football africain. Nonobstant la non qualification du Syli National aux phases finales, le 2e vice-président de la CAF a fait en sorte que la Guinée soit présente et que cette présence profite au pays. Déjà, en perspective du tournoi, AlmamyKabèlè Camara à veiller à ce que les guinéens soient inscrits dans toutes les rubriques organisationnelles de la CAN : Arbitrage, sécurité, communication, supervision etc.
Les candidats des domaines non soumis au régime de concours ou test ont été directement accrédités. C’est le cas du chef des services de sports de la RTG, Amadou Djouldé Diallo, admis Media Officer de la Poule B de Port Elisabeth où évoluent les équipes du Niger, du Ghana, du Mali et de la RD Congo. Une autre figure de la presse sportive guinéenne, Oumar Dieng, a aussi été admis à tous les matchs sous la couverture de Kabèlè Camara.
Le secrétaire général de la Fédération Guinéenne de Football, Ibrahima Barry alias Blasco était dans le même cas de figure que Djouldé Diallo, accrédité Assistant Coordinateur Général du stade de MBombela (NELSPRUIT), la poule C où se disputait la Zambie, l’Ethiopie, le Burkina Faso et le Nigeria.
Sans bruits, ni tambours et ni trompettes, la personnalité de Kabèlè Camara au sein de l’instance officielle du football africain profite aux guinéens et augure à la Guinée d’intéressantes opportunités que les dirigeants devraient savoir saisir. Almamy Kabèlè Camara qui met chaque occasion à profit pour promouvoir la candidature guinéenne à l’organisation des phases finales de l’édition 2019 de la CAN.
Mais, à contrario de ses collègues de la CAF, AlmamyKabèlè Camara n’occupe aucune fonction au plan national susceptible de lui conférer un local -petit soit-il- permettant d’inviter ou de recevoir, de passage, ses collègues de la CAF ou de la FIFA à Conakry. Il est tout de même difficile d’admettre que celui qui jouit de la considération, du respect et des plus grands honneurs dans d’autres cieux même de la part des chefs d’état étrangers ne soit, dans son propre pays, valorisé et davantage mis à profit. C’est un harakiri diplomatique pour un pays dont les ressortissants au sein des institutions internationales se comptent du bout des doigts. Et, pour volontariste ou patriote qu’il veuille être, AlmamyKabèlè Camara – aussi longtemps que son statut de commis de l’état ne sera pas valorisé sur le plan national – ne pourrait être utile à la Guinée qu’à une dimension strictement personnelle. Si les efforts du 2e vice-président de la CAF pour son pays ne sont pas reconnus, soutenus et appuyés par le gouvernement, le régime du président Alpha Condé aura perdu un créneau certain de relance de la Guinée sur la scène internationale.
Un pied dans l’eau : Un sourire cristallin L’énigme d’un état d’esprit
Il est dix-sept heures. L’ombre de la nuit est présente. Oui ! Elle est là. Elle inonde la ville. Au seuil de la capitale, l’impressionnant pont de la « Liberté » règne sur le fleuve « Rouge. » Il coule comme il le fit hier avec du vermeil humain. Il est là, suivant sa pérégrination lente et il coulera toujours. Ce pont est l’expression du génie Français.
La route s’allonge entre deux perles de rizières à perte de vue d’où sortent des paysans aux sourires cristallins, accompagnés de buffles qui se relèvent d’une journée de labour.
Le centre-ville se pointe à l’horizon. Une grappe compacte et déferlante de cyclistes et de motocyclistes envahissent les chaussées. Voitures, motos, cyclomoteurs et pousse-pousse se côtoient çà et là. Quelle marée humaine motorisée !
Avec une cadence fluide, les usagers des routes vietnamiennes ont le mérite d’éviter le moindre accrochage. Ce qui dénote de la finesse caractérielle de ces asiatiques.
C’est fabuleux !
Le Musée Hô Chi Minh et le cercueil en verre de cette figure historique, fondateur de l’État vietnamien attestent le sens de l’Histoire incarnée par l’oncle « Ho ». D’ailleurs l’esplanade du Musée sert de randonnée nocturne aux jeunes cyclistes Hanoiens, envoûtés par des cascades imaginaires. Ce sont des « cascadeurs » en herbe.
Ici gît le quartier colonial Français tapi dans une architecture qui rappelle l’autre siècle. Quoi qu’il en soit, il est indéniable qu’on ne résiste pas aux charmes des lacs Hanoiens où la romance, les vers pétillants des poètes de l’Amour l’emportent sur le gazouillis du quotidien.
En ces lieux, les nénuphars se métamorphosent sous les rayons de midi, et, éclos au seuil du crépuscule laissant apparaître des fleurs rouges qui distillent tout au long des lacs les parfums du soir…
A l’encablure de Haiphong, la baie du D’Along, fascinante et énigmatique. Elle attire, mais plonge les esprits curieux dans une inquiétude majeure. On y remarque la traversée furtive des jonques, la légende attribue l’histoire de sa forme physique à la chute d’un dragon.
Il y a aussi Saigon, le vieux sud du Vietnam, aujourd’hui Hô Chi Minh Ville. Elle est le prototype de l’occidentalisation féerique de l’économie vietnamienne. C’est le havre réel du décollage économique de ce pays.
Là aussi, on retient son souffle : rue Catinat, repère social des mendiants mutilés, victimes des « vicissitudes de l’histoire. »
Par ricochet, son passé de conquérant force l’admiration du nouveau venu. La rencontre avec le Général Giap, l’homme qui a gagné toutes les guerres du Vietnam est saisissante, fascinante, en présence de son épouse, professeure d’Histoire, très attentive, vous ramène à l’histoire récente de ce pays asiatique qui a tant bataillé pour sa liberté et son indépendance.
En somme, on s’accroche à la fascination dans ce pays car ce peuple est fascinant par sa bravoure, sa patience, et, par l’éternel sourire, énigme d’un état d’esprit.
Le mariage dans la Vallée du Mékong
Il est vraiment rare pour un étranger d’assister à un mariage traditionnel dans la vallée du Mékong.
Mais la curiosité culturelle mesurée vous ouvre de temps à autre les portes des énigmes. Voyons !
Le mariage s’étale sur trois jours. Ce sont trois jours de festin. L’alcool de riz (comme le saké japonais) coule à flots.
Des chansons évoquant l’Amour fusent de partout, et, de partout, l’on saute et l’on danse dans l’espace mitoyen des mariés.
Dans le foyer (la maison), l’autel est dressé avec trois bougies (qui seront allumées par les mariés) Si les offrandes des membres de la famille élargie sont omniprésentes, la mère de l’époux s’illustre au mieux en offrant des bijoux aux adolescents qui convoleront en justes noces. Ce sont toutes ces communautés qui bénissent le mariage. C’est là que l’avoir matériel de la famille entre en ligne de compte, car, dans cette connexion de gratification le couple fait mieux, les parents en font autant, les voisins de même ! Et l’assistance y trouve son compte.
C’est à bord d’une jonque ou d’une autre embarcation qu’on emmène la mariée au foyer de son époux. Le trajet est déblayé de trente salves de fusil afin de chasser les mauvais esprits. Les parents de la femme se soucient surtout des lendemains, pour assurer l’avenir du couple.
La cérémonie proprement dite se déroule autour de l’autel où à tour de rôle on allume les bougies qui laissent filtrer des flammes chiches. D’ailleurs, tout près de l’autel et des bougies, rôde « l’esprit du dragon. »
En ces lieux le mariage est scellé en présence de toutes les familles.
Le départ des époux à la fin de la cérémonie est empreint d’une profonde émotion qui marque la séparation d’une femme de sa famille.
Après trois jours de cérémonies fastes, les nuits de noces prennent le relais et laissent libre cours aux gestes inféodés à l’amour. La décoration de la pièce se prête à cela. C’est un immense voile blanc immaculé qui accueille la première nuit des noces de ces jeunes qui s’unissent devant Dieu et devant les hommes
INTERVIEW DE MR MAMADY YOULA, PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES MINES DE GUINEE
3P+ : En tant que Président de la Chambre des Mines quelles sont les actions que vous menez dans le domaine du développement du secteur minier guinéen ?
Mr Mamady YOULA : Cela fait maintenant seize (16) ans que je travaille activement dans le secteur minier guinéen ; d’abord, au sein de l’Administration guinéenne, comme Conseiller de plusieurs Ministres des Mines et ensuite, dans le secteur privé, comme dirigeant de la société qui a lancé le premier mégaprojet dans le secteur minier guinéen et comme responsable au sein de la Chambre des Mines de Guinée.
En tant que haut cadre au sein du Ministère des Mines, je me suis personnellement attelé à promouvoir l’investissement privé dans le secteur minier guinéen en travaillant avec conviction, abnégation et loyauté à la promotion de la plupart des grands projets qui ont permis d’attirer l’attention des grands groupes miniers internationaux (Rio Tinto, BHP Billiton, etc.) sur la Guinée. Par ailleurs, en tant que Président du Comité des Experts de CBG pendant plusieurs années, j’ai activement contribué au premier amendement de la Convention de Base de cette société, ouvrant la voie à l’arrivée de nouveaux investisseurs pour le développement des gisements de bauxite de la région Nord-ouest (Boké-Gaoual) de la Guinée. Il y a bien d’autres missions que j’ai mené à bien durant les années passées au Ministère des Mines, mais qu’il serait fastidieux d’énumérer ici.
Au sein du secteur privé et en tant que Directeur Général de la Société Guinea Alumina Corporation S.A., dès 2004 je me suis beaucoup investi pour amener des investisseurs privés de premier plan à s’engager dans la réalisation de la plus grande raffinerie d’alumine greenfield au monde ici en Guinée. Cette initiative destinée à attirer en Guinée des investissements considérables et qui était donc supposée bénéficier du soutien et de la bienveillance de toutes les parties prenantes en Guinée, a été un parcours semé d’embûches et de difficultés. En dépit de ces contraintes et d’un contexte local extrêmement difficile, à partir de 2006 notamment, Guinea Alumina Corporation (Global Alumina) a montré une grande détermination à faire avancer le Projet de Raffinerie d’Alumine de Sangarédi, donnant l’exemple et ouvrant la voie à de nombreux autres investisseurs.
C’est ce même engagement que je poursuis depuis plusieurs années au sein de la Chambre des Mines de Guinée, d’abord en tant que simple membre, ensuite comme Premier Vice-président et aujourd’hui comme Président. Au-delà des fonctions formelles découlant de ma position de Président de la Chambre des Mines de Guinée, fonctions qui me commandent de veiller à la formulation et à la mise en œuvre d’un programme visant à promouvoir et à défendre des intérêts de nos membres, j’ai décidé de m’engager personnellement dans la promotion du dialogue et de la coopération entre le secteur minier et toutes les parties prenantes locales, au premier rang desquelles figure l’Etat.
3p+ : Avant d’être Président de la Chambre des Mines vous êtes avant tout un grand expert du secteur minier, dirigeant d’une grande entreprise minière ; aujourd’hui quelle est votre impression sur le nouveau Code Minier et comment faut-il que ledit Code couvre tous les volets, de l’extraction aux taxes en passant par l’environnement ?
Mr Mamady YOULA : Cette question, comme vous le savez, a beaucoup alimenté la chronique ces deux dernières années ; alors plutôt que de rajouter à la polémique, je voudrais vous dire que, conformément à la ligne de conduite que nous nous sommes fixée, nous avons répondu à la demande du Gouvernement et avons préparé un document récapitulant les observations et suggestions de nos membres sur le nouveau Code Minier que nous avons transmis au Ministre des Mines. De manière très succincte, les observations et suggestions que nous avons adressées au Gouvernement peuvent se résumer comme suit :
La Chambre des Mines de Guinée salue et soutient l’initiative du Gouvernement de la République de Guinée de se doter d’une loi minière (Code Minier et textes d’application) répondant aux attentes des populations guinéennes et aux exigences de l’investissement dans le contexte d’une économie globale. La volonté de l’ensemble de nos membres est d’œuvrer aux côtés du Gouvernement, en apportant nos expériences et expertises, afin d’arriver à un résultat qui soit, d’une part, le reflet fidèle de la volonté politique exprimée par le Chef de l’Etat et, d’autre part, la réponse la plus adéquate au cahier des charges confié à l’ensemble des acteurs impliqués dans ce processus.
Nous pensons humblement que le résultat final auquel nous devons tous aspirer doit permettre : (i) de valoriser les ressources du sous-sol guinéen par une meilleure connaissance du potentiel existant, une plus large exploitation et une transformation progressive au sein de l’économie nationale ; (ii) d’accroître progressivement et significativement les retombées de l’exploitation de ces ressources pour les populations (emplois et revenus), les entreprises locales (sous-traitance, expérience et expansion), les collectivités régionales (développement régional) et l’Etat (revenus fiscaux et développement national) ; (iii) de clarifier, rationnaliser et simplifier les règles de l’investissement en Guinée conformément aux standards internationaux, rassurer les investisseurs en leur donnant des garanties claires sur un certain nombre de questions essentielles et veiller à ce qu’un retour sur investissement à la hauteur du risque pris soit assuré ; (iv) dans sa mise en œuvre, au moins pour les 15-20 premières années, le cadre juridique, réglementaire et institutionnel mis en place doit impérativement prendre en compte les spécificités de la Guinée qui se traduisent, d’une part, par des ressources abondantes et de très bonne qualité et, d’autre part, par des contraintes très importantes pouvant être rédhibitoires pour les investisseurs (absence d’infrastructures, main-d’œuvre très peu qualifiée, lourdeurs administratives, défaillances du système judiciaire, etc.).
En outre, il est important de ne pas perdre de vue que le Code Minier s’adresse au premier chef aux activités d’extractions des ressources minérales ; il y a lieu de prendre garde à ce qu’il ne constitue pas un frein au développement des activités de transformation en raison d’une fiscalité spécifique et inappropriée pour ce type d’activités.
3p+ : Dans ses prérogatives, comment la Chambre des Mines pourrait amener les groupes internationaux à ouvrir largement le capital de leurs filiales locales aux investisseurs du pays, mais aussi à recourir à des sous-traitants nationaux ?
Mr Mamady YOULA : c’est une ambition légitime de la part de la Guinée et des guinéens de vouloir participer davantage à la valorisation des ressources minérales du pays et par conséquent de tirer un plus grand bénéfice de l’exploitation de ces ressources. Je dois vous dire qu’en tant que guinéen je souscris totalement à une telle ambition ; mais la question est de savoir quelle est la façon la plus efficiente pour faire en sorte que cette ambition devienne une réalité tangible et ne se retrouve pas dans le lot des trop nombreux vœux pieux et déclarations de bonne intention.
Tout en commençant par vous dire que je n’ai pas de solutions toutes faites, je peux quand même m’avancer en disant que lorsque nous voulons une chose, il y a lieu tout d’abord de définir clairement ce que l’on veut, c’est-à-dire de se fixer des objectifs clairs, précis et réalistes. Il faut ensuite réfléchir sur les moyens humains, matériels, financiers, etc., à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs dans un horizon de temps donné.
Si je devais répondre de manière précise à votre question lorsque vous parler d’ouvrir largement le capital des filiales locales des groupes internationaux aux investisseurs du pays, je vous dirais que la question du statut de ces filiales a fait l’objet de nombreuses discussions entre les investisseurs et l’Etat. Mais, sauf à réinventer le droit des sociétés et les règles de l’investissement direct étranger, la vraie question est de savoir si des investisseurs du pays (encore faut-il clairement définir ce que l’on entend par investisseur du pays) peuvent prendre des participations significatives dans des projets coûtant plusieurs milliards de dollars US et participer effectivement à la réalisation des investissements.
Ceci dit, certains pays comme l’Afrique du Sud et l’Angola par exemple, ont mis en œuvre des programmes ‘’d’empowerment’’ de l’actionnariat local avec des fortunes diverses. Si l’on excepte le cas de l’Afrique du Sud qui s’est appuyé sur un contexte historique spécifique, de tels programmes se trouvent en général confrontés au problème du financement et à celui plus sensible de l’équité dans le choix des bénéficiaires.
Mais la démarche qui me paraît être la plus réaliste et la plus saine à long terme est celle qu’ont empruntée la plupart des pays émergents et sur laquelle la Chambre des Mines travaille déjà et essaye de développer une collaboration avec le Gouvernement afin d’œuvrer à l’amélioration d’un certain nombre d’éléments dont : (i) le cadre juridique et réglementaire, (ii) la sécurité et l’environnement général des affaires, (iii) un système judiciaire efficient et assaini, (iv) un système bancaire performant, (v) la formation et le renforcement des capacités de la main d’œuvre locale, (vi) les mesures d’accompagnement.
Ces mesures devraient permettre de développer de manière efficiente des PME et PMI locales susceptibles de s’insérer progressivement dans le processus de production des grands projets miniers développés par les groupes internationaux.
3p+ : Comment faire pour qu’il y ait une flexibilité de dialogue entre l’Etat et les entreprises minières installées en Guinée ?
Mr Mamady YOULA : La Chambre des Mines de Guinée est une organisation apolitique et à but non lucratif régie par les lois et règlements de la République de Guinée. Nos Statuts et Notre Règlement Intérieur nous obligent à entretenir de bonnes relations avec l’Etat et avec toutes les parties prenantes locales en général. Nous sommes donc très clairement pour un dialogue le plus large possible avec l’Etat.
Mais je peux comprendre qu’en tant qu’observateur attentif de la scène politique et socioéconomique de la Guinée, vous vous interrogiez sur la qualité du dialogue entre l’Etat Guinéen et les entreprises minières installées en Guinée. En effet, sans remonter jusqu’aux premières années de l’Indépendance de la Guinée et à la lumière des relations pour le moins agitées entre la Guinée et les investisseurs miniers au cours de la dernière décennie, il serait tout à fait illusoire de prétendre qu’il y a eu une quelconque flexibilité dans ce dialogue, si dialogue il y a eu. Constatant depuis quelques années l’étiolement progressif du fil du dialogue entre l’Etat et le secteur minier et la perception de plus en plus négative – pas toujours justifiée, au demeurant – du secteur minier au sein de l’opinion publique guinéenne, la Chambre des Mines de Guinée a entrepris un travail de réorganisation interne en vue, d’une part, de se poser en interlocuteur crédible et facilitateur du dialogue entre l’Etat Guinéen et le secteur minier et, d’autre part, de formuler et mettre en œuvre une véritable stratégie de communication destinée à mieux informer les représentants de l’Etat, les parties prenantes locales et l’opinion publique guinéenne en général.
3p+ : Comment expliquez-vous aujourd’hui le retard pris dans la mise en œuvre de certains projets miniers en Guinée ?
Mr Mamady YOULA : Au-delà des conditions préalables susceptibles de favoriser l’investissement direct étranger dans un pays et de la disponibilité des ressources minérales, le développement de très grands projets dans le secteur minier requiert que de nombreuses autres conditions soient remplies concomitamment : (i) la viabilité économique et financière du projet objet de l’investissement qui elle-même dépend de facteurs à la fois locaux et internationaux, d’où l’importance de savoir saisir l’opportunité de l’investissement lorsque le contexte y est favorable, (ii) une période de stabilité sociopolitique et juridique suffisamment longue pour permettre aux investisseurs de négocier avec le pays hôte les conditions juridiques, économiques et financières de leur investissement et développer le projet correspondant sans qu’aucun bouleversement ne vienne contrarier ce processus complexe.
Si vous faites un retour en arrière sur les sept dernières années, vous vous rendrez compte que nous avons traversé et vivons dans une sorte d’instabilité politique et institutionnelle, mais aussi avec beaucoup d’incertitudes juridiques. Pendant toutes ces années, les précédents gouvernements ont parlé de la révision des conventions minières sans que des dispositions concrètes ne soient prises pour faire aboutir le processus et en sortir au plus vite. Il aurait été plus avantageux pour la Guinée et pour les investisseurs que ce processus se fasse vite pour fixer des règles du jeu claires. En outre, des titres miniers ont été octroyés à des personnes ou à des sociétés qui n’étaient manifestement pas en mesure de les mettre en valeur ou qui avaient tout simplement l’intention de s’en servir pour réaliser des plus-values sans intention de les développer.
3p+ : Quel est l’impact socio-économique des sociétés d’exploitation des ressources minières sur les zones d’évolution des grandes sociétés minières en Guinée ?
Mr Mamady YOULA : La question que vous abordez ici est au cœur d’un enjeu fondamental pour le développement à long terme de nos ressources naturelles et pour le développement durable de notre pays. Cet enjeu, pour être correctement pris en compte, doit reposer sur deux piliers principaux : (i) un ensemble de lois, règlements et institutions définissant les standards dont le pays souhaite se doter en la matière ainsi que les modalités de mise en œuvre de ces standards et (ii) des sociétés minières travaillant selon des standards répondant aux minima requis par les lois et règlements en vigueur dans le pays et qui disposent d’une vraie politique en matière de santé et sécurité sur les lieux de travail, de protection de l’environnement et de relations responsables avec les communautés locales dans les zones d’implantation des projets.
Dans le cas de la Guinée, il est heureux de constater que ce sont les compagnies minières qui sont très clairement en pointe en matière de politique SSEC (Santé, Sécurité, Environnement et relations Communautaires) et de la notion de RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) au sens large. Mais il y a lieu d’ajouter que si certaines compagnies mettent très clairement ces considérations au centre de leurs préoccupations et même de leur ‘’Business Model’’, ce n’est malheureusement pas le cas de toutes les compagnies, car il y a encore des compagnies qui mettent ces valeurs très loin derrière les considérations financières et industrielles. Il appartient donc au Gouvernement de veiller à ce que les standards nationaux en matière de SSEC soient strictement appliqués par toutes les compagnies désireuses d’exploiter les ressources naturelles du pays.
3p+ : Qu’est-ce qu’il faut pour que la Guinée passe de l’extraction à la production industrielle des matières premières issues de son sous-sol ?
Mr Mamady YOULA : Pour bien comprendre les enjeux liés à la transformation sur place des ressources minérales, il faut savoir que ces deux étapes de l’exploitation de ces ressources sont très distinctes et offrent souvent très peu de synergies. Si nous considérons le cas de la bauxite par exemple, il existe deux niveaux de transformation que sont la transformation de la bauxite en alumine et celle de l’alumine en aluminium.
S’il existe un réel bénéfice économique à associer l’extraction de la bauxite avec sa transformation sur place en alumine, les bénéfices qui pourraient être tirés de l’association entre la production d’alumine et sa transformation sur place en aluminium peuvent être totalement annulés voire négatifs. En effet, si on ne tient compte que de ce facteur de synergie (production sur place) sans tenir compte du facteur le plus critique pour la transformation de l’alumine en aluminium, à savoir l’énergie mais surtout une énergie à un coût abordable, la décision pourrait s’avérer totalement inopportune et être contre-productive.
Si j’ai tenu à vous donner cet exemple, c’est pour vous dire que si notre pays souhaite promouvoir la transformation de ses ressources minérales sur place, il y a toute une série de mesures à mettre en œuvre pour arriver à un résultat qui réponde aux impératifs d’un tel exercice. Je vais donc continuer avec l’exemple de la bauxite pour vous donner quelques éléments susceptibles de soutenir une telle politique, tout en précisant que la démarche et le raisonnement valent pour les autres ressources minérales : (i) Encore une fois, il faut se fixer des objectifs clairs, précis et réalistes ; par exemple la Guinée qui détient les plus importantes réserves mondiales de bauxite et ne représente même pas 1% du marché mondial de l’alumine, pourrait se fixer l’objectif d’atteindre 5% du marché mondial de l’alumine (environ cinq millions de tonnes par an) à l’horizon 2020 et éventuellement 10% à l’horizon 2025. (ii) La Guinée devrait dans cette perspective adopter et mettre en œuvre une batterie de mesures légales et réglementaires, fiscales, économiques et dans d’autres domaines éventuellement, visant à inciter les investisseurs à s’orienter vers la transformation de la bauxite sur place plutôt que vers son exportation en l’état ; un accent particulier devrait être mis sur les incitations concernant la première unité de transformation qui est toujours la difficile à faire aboutir mais qui ensuite incite d’autres à suivre.
3p+ : A l’heure de la mondialisation quels sont les grands défis qui attendent le secteur minier guinéen ?
Mr Mamady YOULA : En tant que Nation, le but ultime de toutes les actions que nous menons quotidiennement et chacun dans son domaine, est d’améliorer le bien-être de l’ensemble des populations de cette Nation sans compromettre celui des générations futures. De manière un peu caricaturale, je dirais que pour atteindre cet objectif nous avons deux stratégies : soit nous essayons de produire tout ce dont nous avons besoin et consommons tout ce que nous produisons- ce qui serait une attitude autarcique intégrale et certainement utopique – ou alors nous produisons les biens et services pour lesquels nous disposons d’un avantage comparatif et que nous échangeons avec le reste du monde.
Cet exemple qui illustre un vieux principe de l’économie et qui est à la base des théories du commerce international, de la théorie économique dominante de ces dernières décennies et donc de la mondialisation, m’amène à vous répondre que pour être pragmatique, non seulement nous devons nous accommoder de la mondialisation mais nous devons également savoir en tirer le meilleur parti. Nous devons considérer le fait que dans les conditions actuelles, nous avons besoin du reste du monde pour les capitaux, les connaissances, le savoir-faire, les équipements et la technologie nécessaires à la mise en valeur de nos ressources ; et même si nous avions tous ces facteurs, nous aurions encore besoin du marché que représente le reste du monde pour pouvoir vendre nos productions.
Au-delà du fait de savoir si nous devons nous inscrire dans la mondialisation et comment nous devons le faire, la mondialisation projette notre pays au-devant de défis qui dépassent le seul cadre du secteur minier et dont, à mon humble avis, nous ne prenons pas toute la mesure. Lorsque vous observez les enjeux de notre monde d’aujourd’hui et que vous voyez la manière dont les grands pays ou les grands ensembles régionaux du monde se mettent en ordre de bataille pour faire face à ces enjeux et défendre leurs intérêts, on devrait certainement s’inquiéter du fait que notre pays est très peu préparé à faire face, qu’on le veuille ou pas, à la compétition dans laquelle nous sommes de toute façon engagés.
Quand vous voyez par exemple que le Libéria et la Sierra Leone, qui sont sortis des affres de la guerre civile il y a seulement quelques années et qui mis ensemble ont une population totale et un PIB inférieurs à ceux de la Guinée, ont connu des avancées très significatives dans le développement du minerai de fer et sont aujourd’hui clairement en avance sur la Guinée tant en termes de production effective et surtout de développements en cours, vous pourrez certainement vous faire une idée des risques auxquels nous sommes exposés. Cela est d’autant plus vrai que dans ces deux pays, vous retrouvez peu ou prou les mêmes acteurs mais qu’en plus leurs productions cumulées qui pourraient atteindre 50 à 60 millions de tonnes par an dans les cinq prochaines années, visent les mêmes marchés. Voila un bon exemple des défis que nous pose la mondialisation.
La Politique énergétique de la Guinée Vue par Huffing Post en association avec le groupe le Monde
« Tous les atouts sont réunis aujourd’hui pour faire de la Guinée le nouvel Eldorado Africain des énergies renouvelables » telle est la vision d’Abdoulaye Keïta, dernièrement, à Paris, il a abordé la problématique de l’électricité en Guinée. C’était au cours d’une conférence de presse Internationale, organisée au grand palais des 109 boulevards Beaumarchais. Aussi, a- t- il mit l’accent sur tous les atouts réunis aujourd’hui pour faire de la Guinée le nouvel Eldorado Africain des énergies renouvelables. Dans cette démarche, il a présenté le contexte, ses objectifs et a annoncé le symposium des énergies vertes en Europe qui se déroulera les 5, 6 et 7 Juin à Paris Dans sa publication du 14 mars dernier « Le huffington Post en association avec le groupe le monde s’en est fait l’écho de cette conférence. Nous vous livrons cet article rédigé par Serge Devillers, le Président des Architectes du Savoir
GUINÉE – Depuis toujours, la Guinée fait figure de « scandale géologique » tant ses ressources minières sont importantes. Ce pays d’Afrique de l’ouest, qui dispose d’un vaste accès à l’océan Atlantique, possède la moitié des réserves de bauxite du monde. La Guinée est également dotée de vastes ressources en minerai de fer, en or et en diamants. Ses ressources hydrauliques comptent aussi parmi les plus vastes d’Afrique de l’ouest.
Jusqu’en décembre 2010, toutes ces ressources étaient particulièrement mal exploitées. Depuis les nouvelles élections démocratiques, qui ont vu l’arrivée de Alpha Condé, l’opposant de toujours, les investisseurs étrangers sont de retour en masse à Conakry, et notamment dans le secteur minier.
L’année dernière, le taux de croissance du PIB a atteint 4,8%. Il avait été de 3,9% en 2011. Pour répondre aux nouvelles demandes sans cesse grandissantes, Abdoulaye Keita, le Coordinateur Général de l’électricité de Guinée, a lancé un plan d’action afin de remédier au plus vite à plus de 50 ans de laisser aller.
Education, Formation et Energies renouvelables: voilà le trio gagnant pour l’indépendance énergétique.
La Guinée est un pays possédant un vaste potentiel de développement des énergies renouvelables (2000 heures d’ensoleillement à Conakry) et même des énergies vertes qui est une source d’énergie propre distincte de l’énergie renouvelable.
En effet une énergie est renouvelable lorsqu’elle traduit le fait qu’elle se reconstitue et non qu’elle ne produise aucune pollution, aucun déchet. Inversement le fait qu’une énergie soit propre n’implique pas qu’elle soit indéfiniment disponible.
La Guinée est considérée comme le château d’eau de l’Afrique de l’ouest et forts de ce constat, plus de 160 projets sont identifiés en terme Hydro-électrique. M. Abdoulaye Keita, que j’ai rencontré, a été très clair sur sa vision énergétique. La Guinée sera verte et leader dans exportation d’énergie dans la sous-région.
Forte de sa nouvelle expérience démocratique, la Guinée peut enfin devenir un eldorado pour l’Afrique et pour les investisseurs étrangers. Pour reprendre une phrase que m’a relayé l’Ambassadeur de Guinée en France son Excellence A.Camara: « la Guinée est de retour ».
Robert Sarah Un cardinal Guinéen au Vatican
A la surprise générale, Benoit XVI en annonçant qu’il renonçait à sa charge pontificale, cette abdication a été jugée en son temps par le clergé comme «un acte libérateur» pour les futurs papes, qui ne «seront pas moralement obligés» d’assumer la charge de souverain pontife jusqu’à leur mort, elle ouvrait ainsi la question de la succession de Benoit XVI. Alors que la majorité des fidèles catholiques se ne trouve plus en Europe, mais en Afrique et en Amérique latine.
Durant des semaines l’idée d’élire un pape africain déjà évoquée à la mort de Jean Paul II avait refait surface, mettant ainsi une visibilité sur les africains du Vatican que sont Le cardinal Robert Sarah, le cardinal nigérian Francis Arinze, le cardinal Ghanéen Peter Turkson
Ainsi, plusieurs candidats étaient susceptibles de succéder au pape Benoit XVI. Parmi eux, figurait le cardinal guinéen Robert Sarah.
Emissaire du pape Benoît XVI dans la crise syrienne, Robert Sarah s’était rendu au Liban au mois de novembre dernier dans le but de soutenir la communauté syrienne et d’œuvrer pour la recherche de la paix en Syrie. Il avait rencontré des réfugiés syriens dans la vallée de la Beqaa .
Robert Sarah est né le 15 juin 1945 à Ourous (Koundara). En 1969, il est ordonné prêtre et dix ans plus tard, en 1979, il est nommé, par Jean-Paul II, archevêque de Conakry.
Il n’avait alors que 34 ans et était le plus jeune évêque du monde. Cependant, sa nomination s’est faite dans un contexte peu favorable au développement de l’Eglise.
En effet, le régime révolutionnaire ne faisait pas forcément bon ménage avec les missionnaires. Pendant 26 ans, l’Eglise a beaucoup souffert de ce régime et il a fallu beaucoup de fermeté et de tact à l’archevêque Robert Sarah pour demeurer le défenseur de la liberté et de la promotion de la dignité humaine.
Il gardera le même franc-parler avec le régime de Lansana Conté. Ce langage de vérité lui accordera la sympathie des guinéens, toutes confessions confondues.
En octobre 2001 le pape Jean Paul II l’appelle au Vatican où il est nommé secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Il exercera cette charge pendant neuf ans. En octobre 2010, c’est le pape Benoît XVI qui le nomme président du conseil pontifical « Cor Unum », ce qui fit de lui un électeur du nouveau souverain pontife.
Les raisons de la démission du pape Benoît XVI
En annonçant son retrait de son pontificat en raison de son âge. Le pape Benoît XVI a pris tout le monde de court. Mais les observateurs les plus avertis qui suivent de près l’actualité du Vatican n’étaient pas surpris car, l’annonce n’est pas totalement surprenante : en novembre 2008, il avait affirmé dans un entretien qu’un pape avait le droit, selon les circonstances, le devoir au besoin, de se retirer s’il reconnaissait en toute clarté que physiquement, psychiquement ou spirituel, il ne pouvait plus assumer la charge de son ministère.
Benoît XVI était visiblement de plus en plus fatigué ces derniers mois et ces dernières semaines. Il avait toutefois toute sa tête et une présence d’esprit assez extraordinaire. Ses forces physiques n’étaient plus là. C’est ce qu’il a dit, devant des cardinaux médusés. Il avait presque 86 ans quand il annonça qu’il renonçait à sa charge. Une charge que les cardinaux eux-mêmes lui avaient confiée le 19 avril 2005.
« Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, a dit Benoît XVI, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien ».
La surprise n’est pas totale puisque le pape l’avait dit : si sa démission est inattendue, elle n’était pas moins possible. De fait, dans le livre d’entretien qu’il avait accordé en novembre 2008 à un journaliste allemand, il avait affirmé qu’un pape avait le droit, selon les circonstances, le devoir au besoin, de se retirer s’il reconnaissait en toute clarté que physiquement, psychiquement ou spirituellement, il ne pouvait plus assumer la charge de son ministère.
C’est bien ses forces physiques qui lui manquent aujourd’hui, mais il y a deux ans il disait : « Le moment n’est pas venu de se retirer ». Il tenait à poursuivre certains combats : la question, la tentative de réconciliation avec les fidèles, le combat qu’il a mené pour la transparence financière au Vatican, le combat aussi contre la pédophilie, les scandales de pédophilie au sein du clergé, menés avec beaucoup de courage.
Vatican «Habemus papam»
La formule «Habemus papam» a été prononcée par le cardinal français Jean-Louis Taurant. Après un conclave très rapide, cinq tours de scrutins, l’argentin Jorge Mario Bergoglio a été choisi par les cardinaux. Ce pape argentin était jusqu’ici l’archevêque de Buenos Aires.
Pour une église de 1,2 milliard de fidèles, Il est le 266e pape dans l’histoire du catholicisme, il s’appelle François, (76 ans) comme Saint-François d’Assise, qui lui a inspiré son nom de pape et qui En 1219, était allé voir le Sultan de Babylone pour que cesse la guerre entre chrétiens et sarrasins, le même jour, il est apparu sur la «Loggia des bénédictions» pour y prononcer sa première bénédiction «urbi et orbi». Il a également laissé l’image d’un homme du dialogue interreligieux et d’un « pape-pasteur » qui en ces lieux demanda aux fidèles que soient protégés « les plus faibles » et la « Création »
La mort de Lumumba, était- elle une mission du MI6 ?
Un membre de la Chambre des lords britannique a évoqué l’hypothèse d’une implication de son pays dans l’assassinat en 1961 de Patrice Lumumba, héros de l’indépendance congolaise, assurant se baser sur les confidences d’une ex-agent des services secrets aujourd’hui décédée.
Dans une contribution au magazine London Review of Books d’avril, le lord travailliste David Lea affirme que Daphne Park, une ancienne cadre du MI6, lui a confié en 2010 avoir « organisé » cet assassinat jamais éclairci, pour lequel la Belgique – ancienne puissance coloniale – a admis « une responsabilité morale ».
La confidence était reprise mardi 2 avril par plusieurs médias britanniques. Selon le Guardian, Daphne Park, surnommée « la reine des espionnes », était considérée comme l’un des meilleurs agents secrets britanniques durant ses quatre décennies de service. Elle aurait été envoyée par le MI6 au Congo belge en 1959 sous couverture diplomatique, alors que les Belges étaient sur le point de se faire évincer du pays.
« Je prenais un jour une tasse de thé avec Daphne Park – nous étions collègues, de bords opposés, à la Chambre des lords – quelques mois avant qu’elle ne meure en mars 2010 », écrit l’ancien responsable syndical. « Elle avait été consul et première secrétaire à Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa, de 1959 à 1961, ce qui en pratique (cela a été ensuite admis) signifiait qu’elle était chef du MI6 là-bas », poursuit-il.
« J’ai évoqué la controverse autour de l’enlèvement et le meurtre de Lumumba et la théorie selon laquelle le MI6 pouvait avoir joué un rôle. ‘En effet’, a-t-elle répondu. ‘Je l’ai organisé' », affirme David Lea.
Toutefois, des doutes persistent, soulevés par des historiens et d’anciens officiels. Un ancien cadre de l’Agence britannique qui connaissait l’espionne a ainsi confié au Times : « Cela ne ressemble pas à Daphne Park. Elle restait toujours discrète. D’autant que le MI6 n’a jamais eu de permis de tuer. »
Premier chef du gouvernement du Congo-Kinshasa, Lumumba fut assassiné, le 17 janvier 1961, après la prise du pouvoir par Joseph-Désiré Mobutu, par des responsables du Katanga, région minière qui fit un temps sécession avec le soutien de la Belgique.
Les forces de sécurité belges ont été accusées d’avoir à tout le moins couvert l’opération, voire de l’avoir commanditée ou coordonnée. En pleine guerre froide, l’ombre de la CIA a aussi plané sur l’opération fatale au dirigeant congolais, jugé trop proche de Moscou.
Une commission d’enquête parlementaire belge de 2001 avait conclu à la « responsabilité morale » de la Belgique. Le gouvernement avait alors présenté les excuses de la Belgique au Congo. En décembre dernier la justice belge a annoncé qu’à la demande de la famille de l’ancien dirigeant congolais elle allait lancer une enquête sur cet assassinat
Barack Obama a –t-il accompli sa mission au proche Orient ?
Barack Obama, le président de l’exécutif américain était dernièrement en Israël, les Territoires palestiniens et en Jordanie. Les spécialistes de la région s’attendaient à très peu de résultats sur ce déplacement au proche Orient.
Il est vrai que ce premier déplacement de Barack Obama en Israël en tant que président a certainement réussi à décrisper les relations avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou.
Comme on pouvait s’attendre, peux de choses ont été faites pour relancer les discussions de paix israélo-palestiniennes, ceci pour freiner les constructions de colonies illégales ou trouver une stratégie idoine pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
En réalité c’est une mission diplomatique sans programme explicite que Barack Obama vient d’effectuer dans cette partie chaude de la planète.
Néanmoins Obama, a demandé aux Israéliens et aux Palestiniens d’abandonner leurs positions intransigeantes qui bloquent la paix
Aux étudiants Israéliens à Jérusalem il a lancé « Mettez-vous à la place des Palestiniens », le président américain s’est focalisé sur l’occupation israélienne dans les Territoires palestiniens. Aussi il a lancé un appel à la paix et à la justice aux étudiants universitaires : C’est à vous de pousser vos dirigeants à faire la paix ». Cet appel résonne comme une proposition aux jeunes Israéliens qui l’ont vivement applaudi, mais cette nouvelle ouverture du président Obama vers les jeunes cacherait- il un sentiment de lassitude, sachant qu’il ne pourrait obtenir aucune concession avec Benyamin Netanyahu et sa nouvelle coalition, installée un jour avant qu’il ne foule le sol Israélien.
En Jordanie, il allé pour rencontrer un allié, cette visite est aussi un soutien de taille au dernier allié arabe de la région, qui a apparemment bien géré le printemps arabe, Obama sait pertinemment que le roi Abdallah II, a en ce moment besoin de soutien, c’est pourquoi avec le roi Abdallah II, les entretiens ont porté sur le conflit syrien, et son impact sur le royaume. La Jordanie a accueilli 460 000 réfugiés syriens. C’est dans cette optique, que pour alléger ce fardeau des refugiés syriens, Washington a annoncé une aide de 200 millions de dollars pour faire face à cet afflux de réfugiés. Pour rappel, les caisses de l’Etat jordanien sont vides. Le déficit a atteint trois milliards d’euros. Le pays ne peut plus subventionner les prix de la nourriture ou de l`électricité. L’arrêt des aides de l`Etat sur les produits pétroliers a récemment entraîné des émeutes.
Quant à l’opposition jordanienne, elle dénonce des réformes « politiques cosmétiques » qui n’entament pas le pouvoir du roi. C’est pourquoi Les manifestations continuent dans tout le pays.
Avant de bouclé le premier voyage de son second mandat présidentiel au Moyen Orient, en touriste de marque, selon l’Afp, « il est allé goûté à l’histoire ancienne, avec une promenade dans les ruines de l’antique cité nabatéenne de Petra en Jordanie, après s’être plongé quatre jours durant dans les dossiers les plus brûlants de la région : il s’est rendu d’Amman à Petra, site grandiose dans le sud de la Jordanie, par hélicoptère pour admirer les vestiges dégradés de couleurs ocres et saumon. En ces lieux, il a survolé les montagnes et plaines de Jordanie et rejoindre la cité historique en moins d’une heure. « C’est impressionnant, spectaculaire », a commenté le président américain en admirant la façade de 40 mètres du plus célèbre temple de Petra, le Trésor, creusé dans le grès rose, probablement un monument funéraire royal datant du 1er siècle après J.-C »
En substance, le président américain quitte le proche Orient avec un succès car, il a lui-même annoncé la reprise des relations entre Israël et la Turquie, qui étaient au point mort, après des années de brouille.
Concernant le dossier israélo-palestinien, pas d’avancer, malgré l’invite de Barack Obama sur l’indispensable nécessité, de parvenir à une paix entre Israël et un Etat de Palestine.
LA BICIGUI AFFICHE FIERE ALLURE,
BICIGUI, la banque internationale du commerce et de l’industrie en Guinée affiche fière allure. Depuis l’année 2011, à la faveur de l’avènement d’un régime civil, la BICIGUI s’est donnée un nouvel élan, une nouvelle dynamique.
De l’avis de l’Administrateur Directeur Général de l’institution, M. Manga Fodé Touré, 2011, a été une belle année pour la Guinée. Pour la BICIGUI, 2011 a permis le renforcement de sa position, en harmonie avec la stratégie Afrique du Groupe avec l’appui des lignes de métier d’IRB.
Ce n’est pas, du nouveau souffle s’y ajoute grâce au professionnalisme, à l’esprit d’équipe et l’enthousiasme des collaborateurs. Cet ensemble de bonnes dispositions et de pratiques ont fini par asseoir au bénéfice de la BICIGUI, une réputation de bien faire rarement égalée.
Et comme une telle bonne presse paie toujours, à ce jour les chiffres plus éloquents, donnent à cette banque plus de 22% de part de marché national. Aussi, les revenus ont pratiquement doublé pour les produits sur capitaux et augmenté de 52% pour le Trade et le change.
Quant aux commissions, activité centrale de la banque, elles ont également augmenté de 46%. L’institution bancaire, par la voix de son Administrateur Directeur Général, veille à étoffer en fonction des besoins, la gamme de services et le taux d’équipements des clients.
A rappeler que les actions déjà menées en 2010, ont produits des résultats probants dans les trois métiers : entreprises, particuliers et professionnels.
Concernant les perspectives, elles visent pour l’essentiel, à poursuivre les efforts déjà entrepris, dans la vision de demeurer la banque de référence, en terme d’éthique et de conformité ; elles visent à continuer par ailleurs, les efforts de rénovation et de création d’agences en vue d’améliorer chaque fois un peu plus, le réseau déjà le plus important de Guinée.
L’autre pan des perspectives non moins important, porte sur le développement de deux nouvelles activités très prometteuses : le crédit au secteur informel et le crédit bail.
Mahmoud Thiam Ancien Ministre des Mines de la Guinée Le Conakry-Kankan-Kérouané allait accélérer la croissance de notre économie
Dernièrement, le Ministre Mohamed Lamine Fofana des mines déclarait devant les médias que : « L’audit du cadastre minier n’a rien à voir avec le ministre Thiam »
De même, l’ancien Premier Ministre de la transition, Jean Marie Doré, a rendu hommage à la clairvoyance de son ancien ministre des Mines, non sans magnifier sa compétence dans le secteur minier.
Face à ces éloges, 3p+ Magazine International a jugé nécessaire de recueillir les sentiments de Monsieur Mahmoud Thiam sur le secteur minier guinéen, qui se heurte aujourd’hui à certaines difficultés structurelles
Propos Recueillis depuis Paris par Mohamed Salifou Keïta
3p+ : L’ancien Premier Ministre de la transition, Jean Marie Doré, vient de faire une sortie médiatique en accordant une interview à Guinéenews. Dans cette interview, il vous rend hommage, magnifie et fait l’éloge de votre compétence dans le secteur minier. Quel commentaire faites vous à présent de cette belle appréciation du Premier Ministre Jean marie Doré ?
Mahmoud Thiam : Je suis touché par les mots de Monsieur Doré. Je l’ai servi comme Ministre des Mines pendant un an et je sais que cela n’a pas toujours été facile pour lui. Il a, ce qu’il appelle, une approche d’homme d’Etat et moi j’avais une approche de technocrate. Nous nous accrochions donc souvent sur des sujets. Mais en hommes intelligents et pragmatiques, nous finissions toujours par trouver la solution juste. Il faut une certaine hauteur pour savoir reconnaitre les mérites de quelqu’un qui vous a parfois frustré et avec qui vous avez eu des désaccords très publics. Je l’en félicite.
3p+ : Dans la même interview, il affirme que durant votre magistère au ministère des mines, vous avez travaillé en synergie avec l’actuel Ministre des Mines de Guinée, Mohamed Lamine Fofana, qui était à l’époque son conseiller chargé des questions minières à la Primature. Même s’il ne le dit pas, il semble affirmer en filigrane, mais avec beaucoup de finesses, qu’il ne comprend pas le chamboulement qu’il y a eu après votre départ de ce département. Qu’en dites- vous ?
Mahmoud Thiam : Monsieur Dore a raison s’est, en effet, souvent appuyé sur son conseiller en questions minières pour suivre les différents dossiers que je soumettais à la Primature ou que la Primature m’envoyait. Le rôle de Monsieur Fofana était souvent celui d’un médiateur chargé de réconcilier nos positions ou de trouver des compromis sur les sujets contentieux. Par conséquents les solutions finales étaient toujours très imprégnées des idées de Monsieur Fofana. Vous comprendrez donc la surprise de Monsieur Dore quand le Ministre actuel revient si agressivement sur ces mêmes dossiers.
3p+ : A distance, quel est le regard que vous pouvez lancer sur le secteur minier guinéen qui se heurte aujourd’hui à certaines difficultés structurelles ?
Mahmoud Thiam : Notre secteur minier souffre effectivement des déséquilibres structurels que tout le monde connait. Ma crainte est que loin de mettre en place des solutions et commencer le travail de longue haleine nécessaire pour les régler, nous sommes en train de les exacerber. Ceci dans un environnement ou un grand nombre de pays concurrents ont émergé et semblent, quant à eux, faire ce qu’il faut pour bénéficier de la manne minière.
3p+ : Quelle est l’écharde de ce secteur dans un environnement mondial où la compétition devient de plus en plus dure à cause des crises à répétition dans le monde des Finances ?
Mahmoud Thiam : Le grand danger est que cette classification de notre pays comme destination difficile ne devienne permanente dans l’esprit des investisseurs.
3p+ : Venons-en au projet de rail Conakry-Kankan-Kérouané. De sa conception à sa mise en œuvre interrompue jusqu’à ses avantages techniques, sociaux, économiques et financiers, est-ce une autre occasion perdue pour la Guinée de faire prévaloir le fer guinéen sur le marché International? Et sur le plan Intérieur de créer des emplois, tout court des richesses, avec des voies de communications de premier ordre qui relieraient la Guinée aux autres pays de la sous région faisant de l’intégration régionale une réalité ?
Mahmoud Thiam : Le Conakry-Kankan-Kérouané en soit ne contribue pas à exporter du fer. Cependant il allait désenclaver tout l’intérieur de notre pays pour des milliers de passagers, de commerçants et leurs marchandises, d’agriculteurs et leur production, de marchandises à destination du Mali. Il allait contribuer à créer de l’emploi, accélérer la croissance de notre économie et la compétitivité du port de Conakry par rapport à ceux de Dakar et Abidjan. Il suffit de voir l’impact que le petit train urbain que nous avons mis en place, a sur la vie de milliers de résidents de Conakry tous les jours et transposer cela a l’échelle d’une nation.
3p+ : La construction reposait sur des axes stratégiques à forts potentialités économiques, quels avantages, la Guinée tirerait-elle de ces infrastructures à vocation nationale et sous régionale ?
Mahmoud Thiam : Nos agriculteurs seraient en mesure de vendre leurs récoltes sur l’étendue du territoire nationale mais aussi d’exporter plus facilement. La Guinée capturerait une plus grande part des flux de marchandise entre le Mali et l’extérieur. De petites entreprises minières et industrielles se développeraient le long du rail car elles pourraient évacuer leur production a bas prix etc.
3p+ : Qu’est ce qui vous a motivé à faire de tels choix ?
Mahmoud Thiam : L’impact transformateur que ce chemin de fer aurait sur la vie de centaines de milliers de guinéens mais aussi l’effet accélérateur sur notre croissance économique. Il faut aussi noter que parallèlement a cela, la société qui nous livrait ce rail s’engageait à mettre du fer Guinéen sur les marchés mondiaux dans un délai relativement court.
3p+ : Au demeurant, après votre départ de la Guinée, les nouvelles autorités de Conakry ont dénoncé le manque de transparence dans la formulation et l’exécution du projet.
Mahmoud Thiam : Ceci est d’un ridicule absolu. Le projet a été approuvé après avoir fait l’objet d’une négociation en comité interministériel dans lequel tous les ministères compétents étaient représentés. Le projet a été présenté et débattu en conseil des ministres. Je ne sais pas comment on aurait pu rendre le processus plus transparent.
3p+ : Loin s’en faut, le cahier des charges du transguinéen passager-marchandise a-t-il été élaboré en Guinée ou à l’étranger?
Mahmoud Thiam : Le cahier des charges a été établi en Guinée par un autre comité interministériel
3p+ : Comment la multinationale brésilienne, Vale s’est –elle retrouvée dans la réhabilitation de la ligne de chemin de fer Conakry-Niger (Kankan) et la construction d’une nouvelle ligne Kankan-Kérouané?
Mahmoud Thiam : En entrant dans le capital de la société BSGR qui avait pris les engagements de réhabiliter ce chemin de fer, la société Vale héritait de ces obligations.
3p+ : Enfin, avez-vous, un message patriotique à l’endroit des nouvelles autorités du pays et à l’endroit du Peuple de Guinée?
Mahmoud Thiam : Il n’y a rien que je puisse dire que nos dirigeants actuels ne sachent pas déjà ou que je ne leur ai dit avant de quitter la Guinée. J’espère seulement qu’à force d’obtenir des résultats négatifs ils finiront par accepter qu’un changement d’approche est peut être indiqué….
Dans la foulée Six prix pour « Le terroriste noir »
Après le Goncourt Lorrain, dénommé le prix Erkmann Chatrian, fondé en 1925, de la feuille d’or de Nancy, octroyée par la ville de Nancy, le prix du roman Métis, Tierno Monénembo reçoit le prix MAHOGANY et le grand prix palatine du roman historique 2013, deux de plus pour « Le terroriste noir » Evidemment le quatrième et le cinquième du genre pour ce roman de grande facture, dont le succès est assuré dès sa parution au mois d’aout 2012.
Pour rappel, le Prix Mahogany est une distinction qui récompense des auteurs subsahariens ou afro descendants au sens large, dans les catégories : fiction et document. Les ouvrages pris en compte sont écrits ou traduits en français.
Le Prix Magogany est, dans le domaine littéraire, la toute première récompense totalement afro-diasporique. En effet, les auteurs peuvent être issus de tous les espaces linguistiques, dès lors qu’ils sont des Subsahariens ou des Afro descendants, ce qui permet d’embrasser la diversité? de leurs expériences.
L’unique impératif est que les textes des écrivains non francophones soient traduits en français. Le choix de donner toute leur place aux traductions a été? murement réfléchies. Le travail des traducteurs est ardu et précieux. Il est indispensable pour faire pénétrer les écrivains dans la bibliothèque mondiale.
Quant au Grand Prix Palatine du Roman Historique 2013, il faut observer que les banquiers aiment ce livre « le terroristes noirs !!!? »
A l’annonce de cette importante nouvelle, Monenembo, très ému a eu un triomphe modeste en ces termes : « Formidable que tout ça !!! » En effet, dès le premier tour, le jury composé de Daniel Picouly, Philippe Vallet, Pascal Ory, Stéphane Bern, Jacques Chancel, Philippe Bertrand, Irène Frain, Jacques de Saint Victor…a décidé d’octroyer le Grand Prix Palatine du Roman Historique 2013 à Tierno Monenembo pour son roman « Le terroriste noir » paru au Seuil. Ce prix existe depuis 2008 et a déjà été attribué à Jean Teulé, Irène Frain, Adrien Goetz, Françoise Chandernagor, Vladimir Fédorovski.
La Banque Palatine en est le mécène, donne lieu à une belle et grande soirée de remise du prix au Musée Carnavalet qui est l’autre partenaire. Cette année la remise du prix a lieu le mardi 23 avril au Musée Carnavalet. D’ailleurs, La Banque va également acheter un certain nombre de livres pour une opération de promotion de l’ouvrage dans la presse, en librairie et sous forme d’affichage. Un bandeau sera également réalisé. La fondatrice de ce grand prix du Roman Historique ne cache nullement sa satisfaction : « Il me reste à vous féliciter et à vous dire le plaisir que j’ai eu, ainsi que l’ensemble du jury, à lire votre livre. Formidable et terrible à la fois. Avec une écriture, je devrais dire « une langue » époustouflante » Heureux de cette belle œuvre littéraire, Daniel Picouly, exprime ici sa satisfaction d’avoir lu un livre de cette trempe avec une trame fascinante : « Comme lecteur qui a beaucoup aimé votre roman Heureux à titre personnel, car votre texte résonne de façon singulière pour moi, dont le père a été un modeste résistant noir du côté de Nevers. A tous ces titres, j’espère que vous pourrez venir recevoir votre prix au musée Carnavalet pour cette soirée organisée en votre honneur. Une très belle soirée, vous verrez, dans un cadre somptueux. Mais, au de-là de l’agrément et de l’hommage, votre présence est essentielle pour la manifestation de ce que vous représentez et de ce que porte d’exemplaire votre œuvre en général et ce roman en particulier. Le Prix Palatine est un prix important, de plus en plus important, même. nous saurons donner à votre présence, le retentissement qu’elle mérite. J’avoue très égoïstement que ce sera un grand plaisir, pour moi, que de vous croiser de nouveau. »
Encore quel sacré roman ! « Le terroriste noir », qui rafle tout sur son passage. Evidemment c’est le sixième prix pour ce roman écrit dans une langue « époustouflante » dont le succès est de mise à chaque fois qu’il est question de palmes dans les grandes académies littéraires.
C’est le mardi 26 mars 2013 que le jury prix Ahmadou-Kourouma a retenu l’œuvre de Tierno Monenembo. Ledit prix sera décerné le 3 mai au Salon international du livre et de la presse de Genève.
Le prix Ahmadou-Kourouma est un prix littéraire décerné par le Salon international du livre et de la presse de Genève portant le nom de l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma. Il récompense un ouvrage de fiction ou un essai consacré à l’Afrique noire.
Tierno qui vit en Guinée depuis un an, garde bien les pieds sur terre et la tête sur les épaules car, il prend cette cascade de distinctions avec beaucoup de philosophie, il estime que de 1979, date de parution de son premier roman « les Crapauds brousse » au dernier « Le terroriste noir », en Aout 2012, « la moutarde commence à prendre » Quelle humilité, pour cet homme, convoité de par le monde :
Par ailleurs, L’éditeur japonais GENDAIKIKAKUSHITSU, vient de publier « le Roi de Kahel, Peuls et le terroriste noir » en langue Japonaise. Pour cette occasion exceptionnelle, le Tokyo devient ainsi une très grande sphère de diffusion de la littérature guinéenne d’expression Française au pays du soleil levant.













































