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La CBG 50 ANS AU SERVICE DE LA GUINEE

En accédant à la souveraineté nationale et internationale en 1958, la Guinée s’inscrivait dans l’esprit des temps de la vague des indépendances nationales. La compagnie des bauxites de Guinée, CBG, voyait en effet le jour quelques années plus tard, puisque les activités ne démarraient officiellement qu’en 1963. Mais la réalité est plus complexe et les liens plus profonds encore que ne l’indique cet acte de naissance.
La Compagnie des Bauxites du Midi en effet, filiale française d’Alcan, société minière canadienne majeure, était présente en Guinée dès le début du vingtième siècle. Elle allait découvrir d’importants gisements de bauxite dans la région de Boké. Mais l’exploration et l’exploitation ont un rythme irrégulier qui conduit les autorités de l’époque à envisager un futur minier différent que celui d’une mise en œuvre erratique. La création de la CBG le premier octobre 1963 s’inscrit dans cette volonté d’insuffler un Elan. La vision est celle du progrès et de l’action. Elle associe l’Etat guinéen pour 49% à Harvey Aluminium of Delaware pour 51%, pour exploiter les réserves considérables de Boké et de Sangaredi. Depuis, la société s’est encore renforcée avec l’intégration de nouveaux partenaires. En 1967, Alcan, Alcoa, Martin Marietta, Pechiney, Vaw et Montecatini ont agrégé leurs forces. Le paysage est désormais légèrement différent puisque les partenaires étrangers de CBG sont regroupés dans Halco Mining autour de Rio Tinto-Alcan, Alcoa et Dadco, afin d’exploiter un site de 1292 km2, qui s’étale entre les préfectures de Boké, Télimélé et Gaoual. La présence de partenaires diversifiés et puissants assure à la CBG les moyens de ses ambitions qui sont au service de la Guinée.
Il n’est pas possible d’évoquer la CBG sans insister sur une série d’initiatives qui débordent le cadre originel de sa mission et traduisent aussi une implication profonde dans le devenir du secteur minier en Guinée. Ce fut notamment le cas avec la création de l’Office d’Aménagement de Boké (OFAB) qui fut créé en 1965 et dont l’objet dépasse les seules préoccupations de l’entreprise mais répond à l’intérêt supérieur du pays. La CBG à cet effet, a toujours tenu à faire passer l’intérêt de la Guinée avant des intérêts purement mercantiles. C’est ainsi que des investissements considérables ont été réalisés en un temps record. Les sites ont été développés, le chemin de fer de Boké fut construit ainsi que le port de Kamsar. Près de 350 millions de dollars furent investies à l’époque permettant à l’OFAB de réaliser ses infrastructures. Lorsque l’Office fut dissout en 1995, un autre établissement public a pris le relais, l’ANAIM. Les prérogatives de l’ANAIM étaient confirmées dans ce nouvel ensemble. Il faut à cet égard noter le rôle moteur de la CBG dans l’édification des structures d’accompagnement et de contrôle de ce secteur stratégique pour le pays.
Mais la CBG, soucieuse de l’efficacité des structures dans lesquelles elle s’exprime l’était tout autant dans sa volonté d’adapter en permanence ses propres structures aux évolutions du temps. Ainsi l’entreprise est devenue en Juin 1999 une société anonyme, en accord bien sûr avec les autorités guinéennes.
L’objectif était clair. Il fallait répondre aux exigences de la mondialisation car la compétition internationale n’épargne aucun secteur et cette exigence implique une ouverture une formation permanente, et un souci constant du partenaire essentiel qu’est l’Etat guinéen, et la participation de tous les partenaires est un atout de plus tant pour la conquête des marchés que pour une activité parfaitement régulée. Le rayonnement de la CBG et de la Guinée sont ainsi liés dans une perspective mondialisée.
Les performances enregistrées sont aujourd’hui considérées par la CBG comme une première étape et la CBG affiche clairement des ambitions qui vont la conduire vers la première place mondiale, situation finalement en rapport avec le potentiel guinéen puisque le pays dispose d’importantes réserves de bauxite, environ les deux tiers des réserves mondiales avec une teneur en alumine comprise entre 40 et 63 %. Ces performances déjà remarquables sont considérées aujourd’hui par la CBG comme une première étape. Des projets de développement visent à faire de la CBG un leader mondial et pour cela une politique nouvelle d’investissement est mise en œuvre dans une optique de maîtrise du moindre détail.
Des objectifs ambitieux expriment la volonté de dépasser les contraintes inhérentes aux outils multiples et l’entreprise développe une culture propre qui fait que la CBG fait corps avec son personnel. Le travail de chacun est reconnu comme essentiel au bon fonctionnement de l’ensemble. La philosophie est celle du respect, à partir de laquelle la marche en avant devient naturelle.
Car l’entreprise malgré sa dimension internationale est résolument guinéenne et progressiste. Elle emploie un peu plus de 2500 personnes. Alors que les premières années les expatriés étaient très nombreux, plus de 10% du personnel, ils ne sont plus aujourd’hui qu’une vingtaine, conséquence directe d’un effort de formation interne permis par les structures de management; l’entreprise offre des perspectives d’épanouissement à tous. La ville de Kamsar en est le tableau vivant, c’est une cité qui préfigure ce que sera le quotidien de demain dans le pays. L’eau, le courant électrique, l’éducation et la santé sont des acquis naturels pour chacun. Les salaires sont plus élevés que partout ailleurs et la ville respire la rigueur de sa modernité.
L’esprit d’entreprise, le souci d’un dépassement constant et la sensibilité de l’autre sont des marques de fabrique CBG. Ainsi, toutes les opportunités de création d’emplois connexes sont systématiquement exploitées, en promouvant l’homme, on assure un peu plus le développement du pays qui reste le but de tous. La société est propriétaire d’un important parc immobilier, celui-ci exige un entretien constant, la réponse de la CBG se traduit dans cet esprit de progrès par des créations de petites entreprises qui, à partir de ce marché « captif » naissent et peuvent croître dans la sécurité, tandis que se diffuse l’esprit responsable de l’entrepreneur qui va de l’avant. Des centaines d’emplois ont ainsi été créés dans la déclinaison de cette philosophie et cette évolution a eu un écho constant. Pour l’entreprise c’est en quelque sorte un devoir d’Etat, prolongement naturel de sa sensibilité guinéenne.
Dans le cadre de sa démarche qualité, le souci de la sécurité est partout, les normes sont impitoyables, et de ce fait, les accidents demeurent exceptionnels. Mais la touche de l’homme se lit aussi dans les préoccupations environnementales. Le symbole apparaît dans la fumée blanche qui sort de l’usine, débarrassée de ses impuretés, inoffensive et l’écologie trouve là une déclinaison symbolique. Mais ce n’est pas la seule. La récupération des poussières de bauxite transportée est en effet récupérée et recyclée dans le processus de production avec un résultat de 80 000 tonnes par an. Bien sûr, tout ceci exige des investissements, mais la CBG n’hésite pas à les mettre en œuvre car il s’agit de pérennité d’un patrimoine humain. D’ailleurs la vision écologique est globale et s’analyse aussi à travers le traitement des eaux usées, qui, fait exceptionnel pour être souligné, sont traitées, analysées dans un laboratoire reconnu, et recyclées dans des actes d’arrosage et de dépoussiérage après des opérations complexes d’élimination des bactéries qui impliquent l’utilisation des ultra-violets!
Il n’est pas surprenant que dans ces conditions, la CBG ait des ambitions majeures. La norme ISO 9001 fut introduite dans l’entreprise en 1999 au laboratoire de chimie, ce qui était à l’époque déjà assez révolutionnaire. La CBG veut aller encore plus loin. Il s’agit désormais de généraliser cette norme à l’ensemble de l’entreprise ce qui à l’évidence inscrira dans la durée les avancées de toute nature ainsi déclinées. La norme ISO en effet n’est pas un examen de passage que l’on passerait une fois pour toute, bien au contraire, c’est un examen qui doit en permanence être renouvelé pour être mérité, et c’est une façon pour l’entreprise de signaler clairement à ses multiples partenaires qu’elle s’est engagée dans une vaste entreprise de perfectionnement et qui ne cessera jamais.
Sous la direction du Directeur Général de la CBG Monsieur KEMOKO TOURE et des membres du comité de direction, la CBG plus de 90% du personnel adhère à cette nouvelle vision avec enthousiasme, c’est suffisant pour rendre inéluctable une adhésion unanime dans un avenir proche. Cela signifie encore que dans l’entreprise chacun accepte d’avance de se remettre en cause, conscient d’enjeux majeurs à la fois pour l’entreprise et le pays.
C’est dans ce cadre que s’articulera l’avenir de la CBG. Les perspectives sont à la mesure des potentiels guinéens. La CBG ne cache pas qu’elle veut devenir numéro 1 mondial et insiste en cela pour dire que ce sera pour le bénéfice de ses actionnaires, dont la Guinée bien sûr, et de ses employés à l’égard desquels sa qualité de premier employeur du pays en fait un opérateur essentiel et conscient de ses devoirs. Les investissements programmés traduisent que l’élan impulsé ne ira de façon exponentielle. Sous la direction de son Directeur Général Monsieur Kémoko Touré, là, cette évolution remarquable promet une production qui ne n’arrête pas de croître et qui a atteint dernièrement 15 millions de tonnes tandis qu’à moyen terme on envisage un rythme de 30 à 40 millions de tonnes comme une perspective raisonnable. Les ressources financières qu’il faudra mobiliser sont à l’échelle des partenaires de l’entreprise et sans doute la Guinée verra là l’exemple achevé d’une entreprise modèle, respectueuse de l’homme et porteuse d’espoir pour tous.

CBG 49 ans de chargement de bateaux minéraliers et d’expédition des minerais de bauxite, Le cycle

Sous la direction du Directeur Général de la CBG, Monsieur Kémoko Touré, des membres du comité de direction et l’adhésion massive du personnel à la nouvelle vision de progrès impulsée par ses dirigeants, dernièrement, la Compagnie des Bauxites de Guinée a battu un  record de production sans précédent en expédiant plus de 14. 500 000 tonnes métriques de bauxite à 3% d’humidité chargées dans les cales sèches du bateau ELENA VE, ce au titre de l’année 2012. Dans la même perspective, au compte de l’année 2013, elle s’est fixé un objectif annuel de production ambitieux se chiffrant à 15 000.000 tonnes de bauxite à 3% humidité à expédier.
Suite  au contrat de vente de bauxite signé à Abu Dhabi, d’ici l’horizon 2017, la CBG se propose-t-elle d’exporter plus de 20 millions de tonnes de bauxite. Mais, voyons le cycle de ce progrès croissant et constant. Des quarante neufs ans de chargement et d’expédition des minerais de bauxite.
Depuis que le premier bateau minéralier, le CORONIA, a quitté le port de Kamsar le 2 août 1973 avec un chargement de 19 000 tonnes, des progrès ont constamment marqué les diverses étapes du processus de production. L’entreprise a aujourd’hui la possibilité de charger des bateaux de 75000 tonnes de bauxite en moins de Vingt heures. Le plus gros tonnage ayant été chargé sur le navire CONGER avec 74 878 tonnes en 2003. On imagine les problèmes multiples qu’il convient de maîtriser pour aboutir à ces performances. Il faut produire, acheminer, charger, avec en permanence présent à l’esprit, le coefficient de marée qui détermine les rotations à venir, et l’on sait que dans le transport maritime tout a un coût dés lors que ce n’est pas « an act of god ».
Le port accueille chaque année plus de 250 minéraliers et environ 25 navires de commerce.
Pour atteindre cette performance et aboutir au chargement des bateaux minéraliers, à l’expédition des minerais de bauxite, il est important de cerner de près le cycle de la production de l’usine à travers les résultats industriels qui sont naturellement assez éloquents.
La production de l’usine de Kamsar depuis le démarrage de 1973, se traduit par des expéditions cadencées au rythme régulier des navires qui accostent au quai.
L’examen des tonnages expédiés par l’entreprise est éloquent. Les quantités totales depuis la mise en service de l’usine approchent à fin 2011 les 400 millions de tonnes. Le produit est de grande qualité à 3% d’humidité. Les performances initiales tournaient autour de quatre à cinq millions de tonnes par an, ces chiffres étaient dépassés dès la fin des années 70 et un rythme de croisière s’était installé, avec des progressions régulières pour approcher les 14 000 000 de tonnes produites en 2008.
Dans ce contexte, les actes de production et d’expédition sont en harmonie permanente.
Les moindres tâches ont été analysées pour ne rien laisser au hasard et à réduire l’influence de l’événement fortuit. La chaîne de production commence ainsi avec la mine de bauxite. Depuis Sangaredi où elle est récupérée, la bauxite est acheminée par train à Kamsar, à raison de 5 à 6 rotations par jour. Chaque train qui emprunte les 135 kilomètres de voie reliant les deux sites comprend 120 wagons. La flotte est de 557 wagons, et une vingtaine est en permanence en réparation, tandis que 10 locomotives de ligne et 6 locomotives de cour complètent le parc ferroviaire.
La vitesse maximale des trains est de 60 kilo -mètres heure pour les marchandises, tandis qu’un train de voyageurs effectuera la rotation chaque jour légèrement plus vite. La capacité d’évacuation de la bauxite, est, dans ces conditions de prés de 50 000 tonnes par jour, elle s’effectue dans des conditions parfaites de sécurité, reconnues par toutes les instances de contrôle. Des détecteurs de déraillement complètent une panoplie exhaustive. Un wagon transporte ainsi 82 tonnes de bauxite. Ce travail exige une attention extrême. La maintenance du parc est constante, la révision, l’entretien préventif, le retrait planifié des wagons s’inscrit dans ce processus d’efficacité et de sécurité, mais c’est aussi une contrainte qui peut affecter la charge de l’usine, si l’approvisionnement en est contrarié. Le contrôle est permanent. Les quantités qui transitent ainsi par les voies sont systématiquement pesées par des systèmes sophistiqués, assurant en amont et en aval des actes de broyage et de concassage, la régulation adéquate. Des détecteurs magnétiques permettent d’évacuer la ferraille éventuelle. Le broyage s’effectue, alimenté par des roues pelles. Ce sont des équipements lourds, extrêmement coûteux, une roue-pelle représente un achat de l’ordre de 10 millions de dollars, qui s’amortissent dans le temps, sur trente ans en général, signifiant par là même que dans ce domaine d’activité le long terme est la règle, ce qui explique aussi que l’investissement humain l’accompagne, et le personnel guinéen est là pour en porter témoignage..
Pour assurer les expéditions, en dehors de tous aléas, il est nécessaire d’avoir des stocks. La capacité de stockage est de 700 000 tonnes. Tous les trimestres les stocks sont précisément évalués, ils garantissent les cadences d’expédition.
Le moindre incident peut créer une rupture de la chaîne de production. Le maintien des stocks est un acte stratégique et tout est mis en œuvre afin de réduire les événements qui peuvent les affecter en amont car la rotation des navires n’attend pas, les surestaries sont coûteuses.
Depuis la ligne d’exploitation jusqu’au port, la distance est de 1,8 kilomètre, le débit est régulé sur un convoyeur qui vérifie en permanence par un système adéquat de prélèvement l’humidité certifiée ISO. Le respect des normes est un impératif dont l’ensemble du personnel est conscient. La marque de fabrique qui en résulte fait la réputation de la CBG et de la Guinée. Les opérations sont effectuées selon une cadence de 3 mètres cubes par seconde, rien n’est laissé au hasard et le port de Kamsar fut ainsi le premier port guinéen certifié ISO. Le port fait lui aussi de travaux d’entretien réguliers car, pas plus qu’un autre port il n’est à l’abri d’un ensablement invasif. La capacité d’accueil n’est pas extensible à l’infini et les moindres tâches sont toutes vitales.
La Rédaction.

Rodrigo Azevedo Un diplomate des relations commerciales à la tête de l’OMC

Rodrigo Azevedo
Un diplomate des relations commerciales à la tête de l’OMC
Rodrigo Azevedo a été élu directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, hier mardi 7 mai. Au Brésil, son élection est célébrée comme une victoire de la diplomatie. La présidente Dilma Rousseff évoque un « ordre mondial plus dynamique et juste ».
Roberto Azevedo a 55 ans et une carrière de diplomate derrière lui. Sa spécialisation dans les relations commerciales ne sera pas de trop pour débloquer le fastidieux cycle de Doha. Azevedo a remporté dans le passé plusieurs litiges commerciaux en faveur du Brésil, notamment dans le cas des subventions pour le coton contre les États-Unis et des subventions à l’exportation de sucre contre l’Union européenne.
Par ailleurs, il a participé à presque toutes les conférences ministérielles depuis le lancement en 2001 des négociations de Doha. Débloquer ce processus de libéralisation du commerce au profit des pays pauvres a même été son cheval de bataille dans la course pour le fauteuil du chef de l’OMC. Et il faut croire que cela lui a réussi.
Le nouveau directeur général devra immédiatement s’atteler à la tâche. La 9e Conférence ministérielle prévue à Bali, en décembre prochain, portera sur la simplification des procédures douanières. Une mesure qui a pour but de soutenir la croissance mondiale.

Football Ligue des champions : Madrid battu par le Borussia Dortmund ! Le Borussia a écrasé 4-1 le Real en demi-finale aller de la C1 et confirme le retour au premier plan des clubs allemands. Lewandowski a mis un quadruplé.

L’Allemagne est presque sur le toit de l’Europe. Après le Bayern Munich, hier, qui a fait la leçon 4-0 au Barça, c’est au tour du Borussia Dortmund de faire un grand pas vers la finale. Les joueurs de Jürgen ont écrasé 4-1 le Real Madrid grâce à un Robert Lewandowski impérial qui a inscrit tous les buts pour le club allemand. L’attaquant polonais réalise ainsi un quadruplé qui peut s’avérer décisif en vue du match retour à Santiago Bernabeu.
Les Allemands ont rapidement été dangereux devant le but madrilène. Dès la septième minute, Marco Reus s’offre un somptueux raid qui a rendu fous les défenseurs du Real, notamment Raphaël Varane. Le tir de la jeune perle allemande est trop écrasé et repoussé par le gardien. Une minute plus tard, après une mésentente entre Higuain et Xabi Alonso, Götze, excentré à gauche, centre pour Lewandowski. Le Polonais se jette sur cette passe et pousse le ballon dans les filets du pied droit.
Ce but n’a pas fait reculer les Allemands, loin de là. Le vainqueur de la Bundesliga 2011-2012 continue de mettre la pression sur les Espagnols. Mais le Real s’offre une égalisation inespérée en fin de mi-temps. À moins de cinq minutes de la pause, l’arbitre refuse un penalty à Reus, déséquilibré par Varane. Sur le contre madrilène qui suit, Higuain récupère le ballon à la suite d’une mauvaise appréciation de Hummels à l’entrée de la surface. L’Argentin décale sur sa gauche Cristiano Ronaldo, qui n’a plus qu’à conclure.
Les 22 acteurs rentrent au vestiaire sur ce score de parité et on peut alors penser que ce but madrilène va saper le moral du Borussia. Il n’en est rien. Dès la 50e minute, Lewandowski redonne l’avantage à Dortmund. Après un bon travail sur la droite, Blaszczykowski parvient à placer un centre qui est repoussé difficilement par la défense madrilène avant que Götze ne remette de la tête en retrait. Aux abords de la surface, sur le second ballon, Reus place une reprise de volée écrasée. La sphère échoue dans les pieds de Lewandowski qui, à la limite du hors-jeu et dos au but, se retourne comme un éclair et place un plat du pied assuré dans le soupirail
Et ce n’est pas fini. Cinq minutes plus tard, l’inévitable Lewandowski continue son festival. Un centre au second poteau file vers Schmelzer, qui, à l’angle gauche de la surface, place une frappe écrasée. Le ballon revient sur l’artilleur polonais, qui contrôle du gauche, effectue un râteau du pied droit pour se mettre en position et mystifier Pepe avant de déclencher un missile qui finit sous la barre de Diego Lopez.
Le Polonais n’est pas le seul grand homme de la rencontre. Le milieu de terrain Gündogan a également livré une belle prestation en étant le régulateur du milieu de terrain. Sa bonne conservation de balle et sa vista ont été très précieuses pour Dortmund. Mais ce sera Lewandowski qui portera finalement l’estocade à la 67e minute sur penalty, après une faute de Pepe sur Reus. Le Polonais tire en force au milieu de la cage et permet ainsi aux supporteurs du Signal Park de vivre une soirée magique.

Football – Ligue des champions : le marche sur le Barça Grâce à un doublé de Müller et des réalisations de Robben et Gomez, les Bavarois s’imposent (4-0) et prennent une sérieuse option pour la finale.

Le Barça n’est plus. Mercredi soir, à l’Allianz Arena, la machine à gagner catalane s’est dramatiquement enrayée. Malgré leur 63 % de possession de balle, les hommes de Tito Vilanova ont encaissé… quatre buts ! Une première en C1 depuis les années 1990… Du coup, les Catalans tirent un trait inévitable – sauf miracle – sur la finale de la Ligue des champions. Les Blaugrana n’ont rien montré alors que les Munichois ont évolué sur un nuage. Agressifs, rapides, déterminés et efficaces, les hommes de Jupp Heynckes ont impressionné et confirmé leur statut de grand favori pour la C1 cette saison.
Certes, l’équipe de Vilanova a déjà renversé la vapeur contre le Milan en quarts, mais le retard n’était alors que de deux buts… Quoi qu’il en soit, il faudra aux Barcelonais montrer un tout autre visage dans huit jours au Camp Nou. Car malgré leur possession de balle habituelle, les coéquipiers de Lionel Messi n’ont quasiment pas existé en attaque, à l’image du quadruple Ballon d’or, transparent, qui a plus marché que couru et qui, malgré son inefficacité, n’a jamais daigné défendre. Si Robben a manqué le coche dès la 2e minute sur une intervention de Valdes, le Bayern, où certains comme Schweinsteiger semblaient tendus, a logiquement pris l’avantage par Müller à la 25e minute.
Sur un énième corner, les Bavarois sont restés devant, Robben centrant sur Dante qui croisait bien sa tête sur Müller dont la tête au deuxième poteau trompait Valdés (1-0). La meilleure occasion catalane est intervenue quatre minutes plus tard sur un centre de Pedro qui était juste détourné par Dante alors que Messi avait armé sa frappe. À la reprise, le Barça reprenait le contrôle du ballon mais ne parvenait pas à contourner un bloc bavarois bien en place. Et sur un nouveau corner, tiré par Robben, Müller remettait au centre avec Gómez, seul devant le but et en position de hors jeu, à la conclusion (2-0, 49e).
Le scénario commençait à devenir cauchemardesque pour les Blaugrana ! Ils n’arrivaient pas à franchir la dernière ligne bavaroise et s’exposaient à chaque attaque adverses de Ribéry et Robben. Ce dernier, très en jambes, prenait de vitesse son défenseur, et profitait d’un écran de Müller pour inscrire le troisième but (73e). La partie tournait ensuite à la correction : sur un contre rapide, Ribéry servait Alaba dont le centre était repris par Müller (4-0, 82e), son 7e but en C1 et le 134e du Bayern cette saison toutes compétitions confondues. Et ça risque de ne pas s’arrêter là…

Guinée: nouvelles violences à Conakry Au moins quatre morts

La contestation se poursuit en Guinée. L’opposition dénonce toujours les conditions d’organisation des législatives du 30 juin prochain. Et réclame le départ de l’opérateur technique Waymark censé réviser le fichier électoral ainsi que la prise en compte du vote des Guinéens de l’étranger. Après la manifestation de jeudi, de nouvelles échaufourrées ont opposé vendredi 3 mai militants de l’opposition et forces de l’ordre dans des quartiers réputés proches de l’opposition à Conakry.

Des coups de feu ont éclaté vendredi, selon les dernières statistiques, il y aurait au moins quatre morts, dont un gendarme. Au micro de nos confrères de RFI, Cellou Dallein Diallo, le président de l’UFDG, l’Union des forces démocratiques de Guinée, pointe le doigt sur les forces de l’ordre d’avoir voulu venger les collègues blessés la veille. « Ils se sont livrés à toutes sortes d’exactions : ils ont renversé les marmites des femmes, ils ont procédé à des arrestations dans des conditions insoutenables souvent et ils ont donc déclenché une répression sauvage ».

Coulisses des confidences:

Des Intellectuels Africains, Américains des Etats Unis et du Sénégal
mènent des démarches souterraines pour amener le Président Alpha
Condé à lâcher du lest

En effet, avant l’élection du Président Alpha Condé à la tête de l’Etat Guinéen,
de nombreux intellectuels et africains, en somme la communauté internationale,
désespéraient de ce pays carrefour et stratégique de l’Afrique de l’ouest.

Son avènement à la présidence guinéenne avait redonné de l’espoir à tout le monde.

Deux ans après, la gouvernance mise en place et les évènements malheureux qui
se succèdent en Guinée inquiètent plus d’un africain, amis de la Guinée et surtout
des amis du chef de l’Etat Guinéen. C’est pourquoi, des initiatives souterraines se
mettent en place pour trouver une solution adéquate à ce qui se passe en Guinée.

« Nous sommes à pied d’œuvre à New York et à Dakar, pour amener le Président
Condé à privilégier le dialogue, une politique harmonieuse de rassemblement de
tous les guinéens. Nous sommes peu fiers de ce qui s’y passe, la résurgence de l’hydre ethnique dans le débat politique et la gestion de l’Etat est un cas dangereux. Mais nous espérons qu’il comprendra, nous sommes ses amis, et aussi
amis de la Guinée. L’échec de la Guinée est celle de l’Afrique de l’ouest. D’ailleurs,
tous ces problèmes politiques en Guinée retardent le développement et le décollage
économique de l’Afrique de l’ouest, la Guinée est la locomotive de cette partie du
continent » nous confie un juge international africain Américain, très inquiet de la
situation guinéenne, un proche du chef de l’Etat Guinéen.

Coulisses des confidences:Sénégal
Karim Wade jouait-il à se faire peur avant qu’il ne soit inculpé et placé sous mandat de dépôt ?

Les officiers des renseignements du Sénégal, ont exploré plusieurs pistes
d’informations avant que le parquet spécial de la CREI, ne mette le grappin sur Karim
Wade.

D’ailleurs, Il se disait qu’il avait des « bombes » à balancer contre le président
Macky Sall, des révélations contre le Président sénégalais ! Alors, les services des
renseignements ont cherché à savoir quelles sont ces informations détenues par
le fils du président Wade, et quels sont les médias qui sont en possession desdites
informations ? Il en résulte finalement dans une conclusion et d’une analyse de
ces officines, que si ces éléments existaient, le président Wade les aurait balancés
dès le début des poursuites contre son fils car, au Sénégal tout le monde connait
l’attachement du président Wade à sa progéniture. C’est pourquoi d’ailleurs ce
dossier a été géré avec tact, les renseignements et les autorités avaient des
appréhensions sur les conséquences que pourraient entrainer l’arrestation de Karim,
puisque le régime de Macky Sall a décidé d’aller jusqu’au bout de cette affaire, pour
lui c’est une demande qu’il faut satisfaire, en fait aucune hypothèse n’a été exclue
avant que le fils et ancien ministre de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade,
soit inculpé en avril pour enrichissement illicite, et placé sous mandat de dépôt. Il
avait été interpellé et placé en garde à vue, quelques heures après que ses avocats
eurent remis au parquet spécial de la CREI des justificatifs de sa fortune, évaluée par
cette cour à 694 milliards de F Cfa, soit plus d’un milliard d’euros.

Il a été placé sous mandat de dépôt, ont annoncé ses avocats, qui refusent par
ailleurs de faire le moindre commentaire pour le moment. Le fils de l’ancien président
va donc passer sa première nuit derrière les barreaux, à Rebeuss, la prison de
Dakar. Ainsi en a décidé la commission d’instruction de la Cour de répression de
l’enrichissement illicite.

Depuis, Karim Wade était déféré dans les locaux de la Cour, pour son interrogatoire
de première comparution. L’information judiciaire est désormais ouverte, Karim Wade
est formellement inculpé d’enrichissement illicite.

On assiste là à la chute de l’un des hommes les plus puissants du Sénégal. Sous
le régime de son père Abdoulaye Wade, le « ministre du Ciel et de la Terre »,
comme le surnommait les Sénégalais, a cristallisé toutes les polémiques de ces
dernières années, son nom était cité dans des affaires de détournement de fonds,
ses détracteurs lui reprochaient son train de vie, son arrogance… Certains ont même
vu le moment où il allait succéder à son père à la tête du pays.

À présent, les quatre juges d’instruction ont 6 mois, jusqu’au 16 octobre, pour boucler
leur instruction. Mais il n’est pas dit que Karim Wade restera en prison jusqu’à
l’ouverture d’un éventuel procès. Ce sera aux juges d’apprécier.

Coulisses des confidences:
Programmée depuis, l’arrestation de Karim Wade n’était qu’une question de décision…

S’il s’était présenté de son propre chef le matin du mardi 16 avril 2013 à la section
de la recherche de la gendarmerie nationale, pour le dépôt des preuves de l’origine
licite de ses biens répertoriés par le procureur spécial. Ledit procureur avait fait
prendre à l’avance des mesures spéciales, appelant à la mobilisation des forces
d’appui de la légion de gendarmerie d’intervention stationnées à Mbao, les services
de police comme le Gign, celles spécialisées dans le renseignement ont été mis à
contribution.

Depuis le 13 avril, le procureur Aliou Ndao et son équipe ont eu des conclaves en
harmonieuse intelligence avec la gendarmerie pour que dès le dépôt des justifs
par Karim Wade, il soit conduit dans les locaux de la section de recherches de la
gendarmerie. Il devait être interrogé et confronté à des personnes qui sont aussi

concernées par cette affaire.

Tierno Monenembo reçoit le prix Palatine du roman historique dans un cadre somptueux au Musée Carnavelet à Paris

Tout le gotha parisien du roman historique s’est donné rendez-vous hier au 23 rue Sévigné
très précisément dans le village Saint Paul (au troisième Arrondissement) de Paris. C’est le
Splendide Musée Carnavelet qui a accueilli ce beau monde. Ce musée privé regorge les
pièces rares du patrimoine historique français. Pour preuve, dans la cour, un monument
géant de Louis VI veuille sur les lieux comme pour montrer au nouveau venu, qu’ici, les
symboles de l’histoire de la France sont omniprésents.

C’est aussi à cet endroit mythique que les banquiers de la grande Banque Palatine
ont déroulé un tapis rouge remarquable à l’écrivain Guinéen Tierno Monenembo, qui a
officiellement reçu dans la pure tradition française, le prix Palatine pour son roman « le
terroriste Noir »

D’ailleurs, cette Banque d’investissement a également acheté trois cent exemplaires pour
une opération de promotion de l’ouvrage dans la presse, en librairie, un bandeau a été
réalisé également noué autour du livre, distribué aux meilleurs clients de la banque, et qui
ont sollicité la signature de l’auteur.

Le grand journaliste Littéraire Daniel Picouly, des télévisions françaises était le maître
de cette cérémonie exceptionnelle. Trois discours succincts ont ponctué cette rencontre
du beau et du bien au service des mots et de la langue, tout simplement au service de la
nourriture spirituelle!

C’est dans cette optique qu’Irène Frain, a exprimé tout le plaisir qu’elle a eu, ainsi
que l’ensemble du jury, à lire ce livre. « Formidable et terrible » écrit, dans une
langue « époustouflante »

Heureux de cette belle œuvre littéraire, Daniel Picouly, dont le père a été un « modeste
résistant noir du côté de Nevers » exprimera aussi sa satisfaction d’avoir lu ce livre d’une
trame fascinante.

Ainsi la dernière intervention reviendra à Monenembo, qui exprimera dans une émotion
contenue les deux facettes de l’exil, qui l’amenèrent à quitter cette terre mère qui lui donna
le « jour et la nuit » et non sans s’appesantir sur l’exil des écrivains de la trempe de Victor
Hugo, avant d’évoquer le hasard qui l’amena à s’intéresser à l’histoire d’Addi bah, suite à la
lecture d’un magazine français de l’époque « l’Evènement du jeudi »

Ce fut une très belle soirée, dans un cadre somptueux. Mais, au de-là, les banquiers qui
aiment bien ce roman « Le terroriste Noir » ont allié l’agrément des lieux à un hommage
exceptionnel, car, la présence de Tierno Monenembo, a été essentielle pour la manifestation
de ce qu’il représente dans le monde des lettres et de ce que porte « d’exemplaire son
œuvre en général et ce roman en particulier »

Par ailleurs, Monsieur ISHIGAMI KENJI, traducteur japonais du roman « le Roi de Kahel,
Peuls et le terroriste noir » en langue Japonaise a spécialement fait le déplacement de
Paris, pour assister à cet évènement et lui remettre ses ouvrages traduits en japonais par
les éditions GENDAIKIKAKUSHITSU. Par la même occasion, « Le roi du Kahel » traduit en
langue arabe lui a été présenté.

Toute chose qui éveilla l’émoi de l’auteur qui palpait avec minutie ces ouvrages traduits
dans d’autres langues étrangères.

« Destins guinéens » de Naby-Moussa Touré: histoire tragique et un avenir incertain, un rescapé de Boiro passe la Guinée à la loupe

« L’amère saveur de la liberté », voici un vers dont le sens n’échappe pas à tout bon Guinéen. Ce dernier vers du poème « Afrique, mon Afrique » de David Diop, extrait du recueil Coups de pilon, a sans doute inspiré les mots de Sékou Touré face à De Gaulle en 1958 : « nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage ». Ce fut le début de la malédiction pour notre belle Guinée. Naby-Moussa Touré, jeune témoin de l’enthousiasme et de l’espoir suscités par l’indépendance, est également le témoin et la victime de l’inévitable désillusion, puis des crimes du régime dictatorial de notre « responsable suprême de la Révolution ». Son témoignage, plus de trente ans après sa libération du camp Boiro en 1978, vient de paraître aux éditions L’Harmattan sous le titre : « Destins guinéens, Mémoires d’un rescapé du goulag de Sékou Touré ».
Certains diront, sans doute, encore un livre sur le camp Boiro, avec un ton désabusé ou critique. Pourtant voici un ouvrage bienvenu pour poursuivre la chaîne de la dénonciation et espérer réveiller les consciences afin que cette période sombre de l’histoire de la Guinée soit mieux connue pour réhabiliter la mémoire des victimes et reconstruire le pays.
Pour commencer, intéressons-nous à la couverture, au titre et au sous-titre choisis. Il est vrai qu’avec le sous-titre les dés sont jetés : l’auteur partage ses souvenirs de détenus avec le lecteur. Il a tous les droits de raconter son incarcération et les tortures subies, ne serait-ce que pour une démarche thérapeutique dont il a mesuré l’efficacité. D’ailleurs, à cette étape de la publication il a comme rajeuni, déchargé d’un fardeau au poids incommensurable. Ainsi « Destins guinéens » est avant tout celui de l’auteur : le jeune haut-cadre et père de famille assiste pieds et poings liés à la destruction de sa carrière, à l’éparpillement de ses enfants et aux pires tortures physiques et morales.
Cependant, le pluriel du titre amène à dépasser le sort – cruel – du seul auteur en nous poussant à prendre en compte d’autres victimes de Sékou Touré. Du destin d’un homme, on pense ainsi aux destins de compagnons dont Tara (c’est le surnom de l’auteur) se fait le porte-parole. Le livre peut se lire dans cette optique comme une galerie macabre de personnages martyrisés que présente Naby-Moussa pour rendre hommage aux victimes d’un régime inhumain, et respecter la promesse faite aux disparus de faire connaître l’horreur.
Finalement, l’auteur semble orienter surtout son lecteur vers la situation du pays, en prenant en compte bien entendu des destins individuels, le sien et celui de ses nombreux compagnons. C’est à ce niveau qu’apparaît avec plus d’acuité l’urgence et la nécessité du présent ouvrage.
Que nous montre et nous dit cette couverture mûrement choisie : Des fromagers (ou des baobabs) poussent à l’envers sous un ciel crépusculaire où jouent deux enfants noirs, en ombre chinoise.
Cette couverture très parlante évoque indirectement le poème « Afrique, mon Afrique » de David Diop dont on a déjà parlé. Dans ce poème connu de tous les élèves guinéens de la première République, on retient une vision idéalisée ou idyllique de l’Afrique chantée comme un continent, un tout indifférencié, dont l’histoire est rappelée aussi bien dans ses périodes glorieuses (temps mythique) que dans ses périodes tragiques (esclavage et colonisation). On se souvient que le texte annonce avant l’heure l’accession à l’indépendance avec l’image de l’arbre prédisant dans une belle prosopopée un avenir brillant.
Par conséquent, le titre de Tara, complété de cette image, renvoie ainsi à la succession des échecs qui frappent notre beau pays, la Guinée, de l’indépendance à nos jours, de la première à la troisième république, de 1958 à aujourd’hui.
C’est donc un « fils impétueux » qui témoigne pour un meilleur devenir du pays avec des réflexions de première importance dans les domaines agricole, associatif, politique et sociologique.
Par ce témoignage, le rescapé de Boiro veut briser le destin tragique dans lequel le pays est enfermé. Pour cela il dénonce le mal originel qui mine la Guinée d’une république à l’autre depuis l’indépendance. Cette lucidité et cette clairvoyance dont il fait preuve reposent sur ses sept vies d’ingénieur agricole originaire de Forécariah et incarcéré huit ans, marié avant son arrestation à une jeune italienne qui lui donna quatre enfants ; remarié après sa libération à une jeune guinéenne qui lui donna trois autres enfants. Il vit aujourd’hui en France pour des raisons de santé, avec des séjours réguliers au pays. C’est cette diversité dans son parcours qui lui a permis de connaître les mille et une victimes de Sékou Touré. Il leur rend hommage ici par la force d’une parole longtemps retenue.

Faisons pour finir un dernier clin d’œil au titre et à la couverture : comme sous l’arbre à palabres, Naby-Moussa Touré conseille dans cet ouvrage de remettre le pays à l’endroit, par la contribution de tous, pour un développement matériel et humain harmonieux. Ainsi l’arbre nourricier du progrès peut s’élever dans un ciel guinéen où les talents de chaque fils et fille est reconnu et récompensé pour le bien et le bonheur de tous.
Alimou CAMARA
Professeur de Lettres
Paris, le 05 mars 2013

Huitième Edition des rencontres poétiques Internationales de Dakar

De nombreux poètes venus de tous les horizons prennent part à cette fête des mots, dont l’entame a eu pour cadre la fondation Léopold Sedar Senghor.
En situant le contexte de cette 8ème édition des rencontres poétiques qui coïncide avec la célébration du centenaire de la naissance du poète Aimé Césaire, le Président de la Maison africaine de la poésie internationale dira que la poésie est un « poste budgétaire important dans un monde où tout est brouillé par la politique, l’économie. Un univers où tout est triste. »
Il mettra un accent particulier sur l’exaltation des artistes poètes pour l’amélioration des conditions d’existence de nos peuples. Selon lui, le rôle du poète est de procéder à l’élévation de nos sensibilités humaines. « C’est une mission au service de l’esprit, de veille », non sans mettre l’accent sur l’éducation et la culture comme fondements du développement car, il invite les politiciens à aider la démocratie à se construire, se consolider, la renforcer et la garantir. Sans ambages, le président de la mapi est convaincu que « La poésie se porte bien. C’est le monde qui va mal » C’est pourquoi il affirmera en substance que la première conquête de l’homme est d’abord celle de l’esprit.
Quand au Ministre de la Culture Abdoul Aziz Mbaye, il dira que les poètes sont « Des gens de l’instant qui perçoivent les ondes du futur. C’est dans la poésie où nous nous cachons quand c’est difficile, pour nous interroger sur notre existence, mais également pour dire notre bonheur. L’exemple de Senghor lui sert de bréviaire car, le poète académicien français a vu l’évolution du monde grâce à la poésie. « Il nous faut des poètes pour éclairer nos chemins, des lanternes pour imaginer notre futur », a –t-il conclu.
Des récitals de poésie dans des lycées de Dakar , comme Les cours Sainte Marie de Hann, institution Jeanne d’Arc, où les poètes en herbes sont légions, en ces lieux, le nom du poète Burkinabé Pacéré Tintinga, qui recevra d’ailleurs un jour plus tard, le prix Léopold Sedar Senghor pour l’ensemble de ses œuvres poétiques a été gravé dans du marbre. De même, désormais, une classe de cette grande institution scolaire internationale, porte le nom d’Amadou Lamine Sall.
Le pèlerinage et recueillement sur la tombe du poète Léopold Senghor avec lecture de poèmes sur le thème : « Notre besoin de Senghor », et des visites d’ateliers d’artistes, ont ponctué cette 8ème édition des rencontres poétiques de Dakar, qui a pris fin à Toubab Dialow, situé dans la communauté rurale de Ndiass à 70 km de Dakar dans l’espace socio-artistique de « Sobo Badé », propriété de Gérard chenet, poète dramaturge et sculpteur sénégalo – haïtien

Mohamed Soumah

Trépas d’un grand écrivain Africain

Au Nigeria, l’écrivain Albert Chinualumogu Ache dit Chinua Achebe n’est plus. Il est considéré comme l’un des pères de la littérature africaine moderne. Il est décédé le 21 mars dans un hôpital de Boston, aux États-Unis â l’âge de 82 ans. « Ecrivain de premier rang », « géant de la littérature mondiale » : les Nigérians pleurent un écrivain engagé.
« Si vous n’aimez pas l’histoire de quelqu’un, écrivez la vôtre ». Chinua Achebe n’a jamais dérogé à sa pensée. Pendant plus de cinquante ans, il a écrit son histoire, celle d’un Nigérian en proie à la corruption, celle d’un continent aux prises avec ses multiples turpitudes.
Né en 1930 dans une famille de l’ethnie Igbo, dans le sud-est du Nigeria, ce brillant diplômé de l’université d’Ibadan, travaillait à la radio nationale, la NBC, quand il a publié Le monde s’effondre en 1958. Un ouvrage dans lequel il narrait les tribulations de son ethnie sous le joug des Britanniques. Le succès a été retentissant. C’était alors le premier roman qui racontait le colonialisme européen d’un point de vue africain.
Plume alerte et regard incisif
Au total, Chinua Achebe a écrit plus d’une vingtaine d’œuvres : essais, poèmes, romans, nouvelles, autant de satires du pouvoir et de la mal gouvernance. Sa plume alerte et son regard incisif lui ont valu une notoriété telle que Nelson Mandela lisait ses livres durant ses longues années dans les prisons sud-africaines.
Depuis un accident de la route en 1990, Chinua Achebe vivait aux Etats-Unis où il donnait des conférences dans les universités. En 2012, il avait publié son dernier ouvrage, Il y avait un pays, mémoires personnelles de la guerre du Biafra. Fidèle à lui-même, le grand défenseur de la sécession avait de nouveau chahuté les esprits./ 3p+ avec Rfi

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