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Dialogue Politique inter-guinéen

Dans une déclaration faite à Conakry, le facilitateur onusien, Saïd Djinnit a indiqué que la première session du dialogue s’est ouverte ce mercredi matin à 10 heures avec la participation des délégations de la mouvance présidentielle et de l’opposition, en présence des facilitateurs et des partenaires financiers et techniques, ainsi que la communauté internationale.
Poursuivant, il dira que les parties ont adopté un ordre de jour en quatre points, dont la question liée à l’opérateur technique et au fichier électoral, le vote des Guinéens de l’étranger, le fonctionnement de la Commission Électorale et le Chronogramme électoral.

Il s’en est suivi des échanges francs entre les parties sur les questions de l’ordre du jour, a-t-il rajouté. « Je tiens à souligner que les discussions ont eu lieu dans une atmosphère conviviale et fraternelle, dans un esprit constructif en vue de rechercher des compromis nécessaires. Les parties ont convenu de maintenir un climat de détente favorable à la poursuite du dialogue et à l’apaisement social », a-t-il dit.

Par ailleurs, Saïd Djnnit a lancé un appel à tous pour que rien ne soit dit ou entrepris qui puisse compromettre cet état d’esprit. « Les discussions reprendront demain à 15 heures. Entre temps, des consultations informelles seront menées », a-t-il promis.

Pour terminer, le facilitateur a précisé que les travaux de cette première journée du dialogue inter-guinéen s’achèvent sur une note d’espoir », a-t-il laissé entendre.

Exposition :
Mandela, l’homme symbole

Une exposition à Paris retrace le parcours exceptionnel du héros sud-africain. Un des moments forts de la saison de l’Afrique du Sud en France.
L’exposition que l’Hôtel de Ville de Paris consacre à l’ancien leader de l’ANC joue sur cette distance entre la dimension iconique et la réalité historique d’un parcours d’homme au milieu d’un peuple. La mise en scène n’a pas besoin d’être spectaculaire, tant ce destin contient en lui-même d’émotions. Ainsi celle qui étreint le visiteur, en pénétrant dans la cellule, au seuil de l’exposition, reconstituant l’espace de 2,4 mètres sur 2,1 dans lequel Mandela a passé 18 des 27 années de sa vie de prisonnier. Et c’est cet homme-là que l’on voit ensuite, presque sur un mode warholien au fil de ses représentations : son beau portrait par David Goldblatt, la maquette de la sculpture de Marco Cianfanelli, érigée aujourd’hui sur le lieu de son arrestation, son image sur les tissages de perles des femmes de sa région natale et, sous les objectifs des médias, posant avec les grands du monde entier.
Charismatique, c’est peu dire, mais ce n’est pas tout dire, car l’on voit, dans les documents des salles suivantes, comment le sort de tout un pays se joue dans les moments charnières et moins « visibles » de la vie de Mandela, « celui qui se trouva être la bonne personne au bon endroit », selon Christopher Till, directeur du musée de l’Apartheid à Johannesburg et commissaire de cette exposition réalisée à l’occasion des 90 ans du leader noir.
hauteur, des portraits de Nelson semblent regarder Mandela. Le premier le montre en jeune boxeur, ayant déjà le sens du combat. Enfance au village, choc de l’immersion dans la grande ville de Johannesburg pour ses études d’avocat. S’ensuivent toutes ses rencontres fondatrices qui orientent le jeune militant de l’ANC dans la lutte anti-apartheid. Les épisodes de la lutte se succèdent à l’intérieur de l’Afrique du Sud, comme sur tout le continent, dans la clandestinité. Devenu le chef du MK (aile combattante du mouvement), il est arrêté en 1964. C »est le début de la longue vie du prisonnier, mais aussi de négociateur hors pair. Une histoire violente, dure, mais d’espoir aussi, défile de documents en photos sur les panneaux, ainsi que de vidéos, de sa première interview (il était barbu et plutôt rond) jusqu’aux images de la Coupe du monde de rugby de 1995 (qui inspira le réalisateur d’Invictus), en passant par la sortie de prison et les rudes années d’avant l’investiture…
Rien ne paraît omis, pas même un panneau de mea culpa du père de la nation arc-en-ciel. Il s’avoue en deçà de ce qu’aurait exigé la lutte contre le sida dans son pays (son fils en est mort), parmi d’autres faiblesses… Son talon d’Achille de premier président noir d’Afrique du Sud est son épouse Winnie, mais on insiste davantage ici sur le couple souriant qu’il forme ensuite avec Graça Machel, l’ex-femme du président mozambicain.
Mandela aura 95 ans le 18 juillet prochain. Les Nations unies ont reconnu cette date comme le Mandela Day. En hommage à celui qui a passé 67 ans de son existence au service de sa cause, chacun, ce jour-là, est censé consacrer 67 minutes de sa vie aux autres, sous la forme qu’il choisit…..

Le Kenya terre d’asile pour l’ex-président centrafricain François Bozizé

Le président déchu de la République centrafricaine, François Bozizé, a quitté le Cameroun lundi 3 juin dans la soirée pour rejoindre Nairobi, la capitale kényane. Ses proches évoquent un voyage d’agrément. Le mandat d’arrêt international lancé contre lui par la justice centrafricaine a cependant joué un rôle dans sa décision, devenu encombrant au Cameroun, de quitter son pays d’accueil.
Les proches du président Bozizé ne cachent pas une certaine irritation, quand on assure qu’il était devenu indésirable au Cameroun. Ils parlent plutôt d’un voyage prévu de longue date par le président Bozizé, qui a toujours voulu s’offrir un safari. En tout cas, ce voyage de François Bozizé ressemble à un départ quelque peu forcé.
Depuis son déménagement de l’hôtel et son installation au quartier Golf, à Yaoundé, les autorités camerounaises n’avaient plus vraiment de prise sur leur hôte, censé être « en transit ». Au point que ce dernier est allé rendre visite à ses sympathisants il y a quelques jours, à la frontière entre les deux pays.
Conscientes que l’ex-président n’avait pas épuisé toutes ses cartes, les nouvelles autorités de Bangui ont trouvé la parade : un mandat d’arrêt international contre lui. Mandat d’arrêt qui constitue également une épée de Damoclès sur le Cameroun.
François Bozizé ne se gênait pas pour briser le silence imposé comme règle à tout réfugié dans un pays d’accueil, dénonçant le chaos installé dans son pays, et accusant au passage le président Idriss Déby, qu’il désigne comme son tombeur.
On peut aisément supposer que Yaoundé n’a pas voulu s’encombrer de la mauvaise humeur de Ndjamena, qui exerçait une « pression amicale » pour que le président déchu soit tenu le plus loin possible de son pays, la Centrafrique.

Etats-Unis : fuites au procès de Bradley Manning dans l’affaire WikiLeaks

Aux Etats-Unis, le grand public peut entendre pour la première fois la voix de Bradley Manning. Il s’agit de ce jeune soldat accusé d’avoir transmis des milliers de document confidentiels américains au site WikiLeaks. Jugé par une cour martiale, il encourt la prison à perpétuité. Ce mardi, une organisation réclamant plus de transparence dans la procédure a rendu public l’enregistrement clandestin de l’une des audiences.
Bradley Manning s’est exprimé à deux reprises devant la justice. La première fois, c’était le 29 novembre 2012, pour parler de ses conditions de détention. La seconde, le 28 février dernier, pour s’expliquer sur ses motivations.
C’est ce second témoignage qui a été enregistré illégalement et que la Fondation pour la liberté de la presse vient de mettre partiellement en ligne. On y entend l’ancien analyste de renseignement évoquer comment il a fait fuiter la vidéo d’une bavure, commise par l’équipage d’un hélicoptère américain en Irak. « Cela me faisait penser à un enfant torturant des fourmis à l’aide d’une loupe » raconte Bradley Manning qui affirme avoir voulu « provoquer un débat public » en transmettant à WikiLeaks des dizaines de milliers de documents.
Le Pentagone a immédiatement réagi et informé la juge chargée de l’affaire que les « règles de la cour » avaient été violées. Un enregistrement clandestin dans une affaire de fuites de documents confidentiels. De quoi irriter l’armée américaine et faire le bonheur des défenseurs du premier amendement de la Constitution sur la liberté d’expression.

Etats-Unis Procès de Bradley Manning, La taupe de WikiLeaks

Le procès de Bradley Manning s’ouvre ce lundi 3 juin aux Etats-Unis. Le jeune homme de 25 ans est accusé d’avoir été la taupe du site WikiLeaks auquel il aurait fourni des milliers de documents confidentiels, provoquant l’une des plus importantes fuites de l’histoire des Etats-Unis.
L’affaire commence en mai 2010, lorsque l’armée américaine annonce l’arrestation d’un soldat déployé en Irak. Bradley Manning est accusé d’avoir dérobé des milliers de documents confidentiels auxquels il avait accès par ses fonctions d’analyste en renseignement.
Le jeune soldat de 22 ans à l’époque est immédiatement placé en détention puis mis en accusation pour avoir transmis les documents volés au site internet WikiLeaks, dirigé par Julian Assange, qui avait publié des documents confidentiels dès le mois de février cette année-là. Trois ans plus tard, Bradley Manning est jugé en cour martiale. Sous le coup de 22 chefs d’accusation, il risque la prison à vie.
Accusé de « collusion avec l’ennemi », Bradley Manning risquait même la peine de mort, au début de la procédure mais le procureur militaire a annoncé il y a plusieurs mois qu’il ne demanderait pas la peine capitale à l’encontre de l’accusé. L’issue du procès qui débute ce lundi et qui devrait durer environ trois mois, sera donc, au maximum, une sentence de prison à vie contre Bradley Manning et, au minimum, un acquittement. « Collusion avec l’ennemi » signifie que le gouvernement américain accuse Bradley Manning d’avoir « sciemment » mis les Etats-Unis en danger en communiquant les documents secrets auxquels il avait eu accès.
Et l’ennemi en question, c’est al-Qaïda. C’est en tout cas ce que l’accusation va s’employer à démontrer au cours des trois prochains mois. Le magistrat qui préside la cour martiale a ordonné au gouvernement d’apporter cette preuve et l’un des moments forts de ce procès devrait être le témoignage d’un membre du commando qui a participé au raid contre Oussama ben Laden, en mai 2011.
Selon l’accusation, ce militaire va attester que les informations dévoilées par Manning étaient bien arrivées jusqu’au chef d’al-Qaïda. Un témoignage qui se fera à huis-clos, tout comme les dépositions de plusieurs ambassadeurs et responsables du Pentagone, ce que dénoncent les défenseurs de Bradley Manning. La défense, qui s’emploiera de son côté à faire de son client un héros. Le comité de soutien du jeune soldat met en effet une image en avant d’icône de la paix, depuis son arrestation en mai 2010 : un jeune homme mal dans sa peau à cause d’une homosexualité qu’il devait cacher, à l’époque, dans l’armée américaine.
Et si, lors des audiences préliminaires, Bradley Manning a « endossé l’entière responsabilité de ses actions », il nie, en revanche, toute volonté de nuire aux Etats-Unis. Sur les 22 charges retenues contre lui, il va plaider coupable de 10 mais non coupable de « collusion avec l’ennemi », le chef d’accusation le plus grave.
« C’est mon héros et c’est le héros de beaucoup de gens », affirme Daniel Ellsberg qui, au début des années 70 avait publié les « Pentagon Papers », ces 7 000 pages de documentation confidentielle sur le processus décisionnel du gouvernement américain pendant la guerre du Vietnam. « Je suis impressionné par le fait qu’un jeune homme de 22 ans ait été capable de faire cela. Il m’a fallu 20 ans de plus que lui pour comprendre que c’était la chose à faire. J’avais déjà la quarantaine quand j’ai publié les Pentagon Papers. Là, je vois ce très jeune homme et je suis en admiration devant le courage dont il a fait preuve en sortant ces informations. »
Daniel Ellsberg n’est pas très optimiste sur l’issue de ce procès : « Son sort est déjà scellé. Je crois que le procureur va demander la prison à vie, puisqu’ils ont abandonné la peine de mort. Et il pourrait en écoper. Cela dépendra du juge. J’espère que ce sera beaucoup moins et j’espère qu’un futur président comprendra qu’il faut le gracier et rendre plutôt hommage à ce qu’il a apporté à ce pays. »

CPI : Procès contre Laurent Gbagbo Eventuellement ajourné

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont demandé, lundi 3 juin, au procureur d’apporter des éléments de preuves additionnels avant de décider de mener un éventuel procès contre l’ancien président ivoirien. Laurent Gbagbo devra encore patienter pour savoir s’il sera jugé, à La Haye, pour crimes contre l’humanité.
Après l’audience de confirmation des charges qui s’est tenue il y a trois mois, les trois juges de la chambre préliminaire sont divisés. Deux d’entre eux n’ont manifestement pas été convaincus par l’enquête, et les démonstrations du bureau du procureur. Le troisième s’est rangé du côté de ses anciens collègues de l’accusation, considérant que les quatre chefs d’inculpation qui pèsent sur l’ex-président ivoirien devaient être confirmés.
Face à cette situation, c’est donc une décision de compromis qui a été prise. L’accusation se voit, en quelque sorte, accorder une seconde chance.
Les équipes de la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, devront apporter plus d’éléments probants sur l’organisation des forces pro-Gbagbo, sur les confrontations possibles entre les forces pro-Gabgbo et les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), sur les victimes ou bien encore sur l’adoption d’un plan présumé visant à attaquer la population civile favorable à Alassane Ouattara.
Selon l’accusation, les attaques commises par des forces pro-Gbagbo entre décembre 2010 et avril 2011 « revêtaient un caractère généralisé et systématique » et étaient dirigées « contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques ».
Joint par RFI, Fadi el-Abdallah, porte-parole de la CPI, a estimé que l’ensemble des preuves du procureur « n’était pas complètement dépourvu de valeur probatoire », mais qu’en même temps ces éléments « laissaient dans l’ombre certaines zones que les juges ont considéré essentielles afin de pouvoir décider de confirmer ou pas les charges ».
Le porte-parole de la CPI a, par ailleurs, précisé que les juges ont également demandé au procureur de présenter – avant le 15 novembre – des informations supplémentaires sur les victimes, sur les préjudices qu’elles auraient subis ainsi que leur allégeance réelle ou supposée.
Bien qu’il soit encore trop tôt pour parler de défaite pour le bureau du procureur, du côté des pro-Gbagbo, c’est la satisfaction. Joint par RFI, Maitre Emmanuel Altit – avocat de l’ancien président ivoirien – clame victoire. « Les juges ont considéré que le procureur s’appuyait sur des documents invérifiables ou des documents qui se contredisaient mutuellement. En d’autres termes, les juges ont considéré que le narratif du procureur ne reposait sur rien », a-t-il estimé avant d’ajouter « C’est une victoire de la justice, du droit et de la vérité historique ».
Pour que cette victoire ne se limite pas à des déclarations, l’ex-président ivoirien devra cependant attendre. Laurent Gbagbo connaitra son sort judiciaire, au plus tard, au printemps 2014.

Rio Tinto offre 170.000 dollars à L’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Tamakéné (ISMGT)

L’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Tamakéné (ISMGT) dans la préfecture de Boké en Basse Guinée, vient de bénéficier de 82 lampadaires solaires d’une valeur de cent soixante dix mille dollars américains (170.000 USD) de la part de la société minière Rio Tinto qui contribuera sans nul doute à améliorer les conditions de vie et de travail des étudiants et autres encadreurs au sein de cet Institut.

Dans la même dynamique,, des projections de vidéos sur le développement économique le long du Corridor sud de la Guinée, les présentations thématiques portant notamment, sur la politique de stage et de recrutement de Rio Tinto, ont suscité de l’intérêt chez les étudiants, des ateliers de formation sur les accès sur les types de matériaux géologiques au Simandou et sur la cartographie à l’aide d’équipements de dernière génération, ont été organisés à l’intention des étudiants.

Toutefois, les autorités de l‘université ont plaidé pour la construction et l’équipement de laboratoires, la formation des formateurs, le bitumage des voiries qui débouchent sur le campus et ont sollicité une assistance financière dans le fonctionnement de l’école.

De leurs côtés, le directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké, Elhadj Baba Dramé qui présidait les cérémonies et le directeur de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), Kémoko Touré se sont tour à tour félicité de l’excellence des relations de collaboration entre Rio Tinto et l’Institut de Tamakènè.

Ils ont ensuite exhorté les étudiants à observer la discipline et à fournir beaucoup d’efforts dans les études, avant de les inviter à veiller sur l’entretien non seulement des lampadaires, mais aussi les infrastructures et tous les équipements de l’établissement.

Match amical Syli National- Léopards du Congo Suspicion autour d’un match

Le match amical international qui devait mettre aux prises le Syli national de Guinée aux Léopards de la République Démocratique du Congo samedi, 1er juin à Saint-Cyr-sur Mer(France) n’a pu avoir lieu, parce que, indique-t-on de sources concordantes, ‘’les autorités consulaires de la France et de la Belgique ont refusé de donner le visa aux footballeurs congolais’’. Par ailleurs, au niveau de l’équipe nationale de football de la République de Guinée qui a voulu ce match dans la cadre des préparatifs des dernières rencontres qualificatives de la Coupe du Monde 2014, son voyagiste a vu sa facture bloquée au ministère de l’Economie et des Finances, a-t-on fait savoir.

Une facture qui s’élèverait à près d’un milliard de francs guinéens, serait soupçonnée par le département du Budget de surfacturation.

‘’La facture produite par le voyagiste de l’équipe nationale, le trajet Conakry-Marseille-Conakry coûterait la bagatelle de 50 millions de francs guinéens par membre de la délégation sportive guinéenne’’, a-t-on fait comprendre, signalant que depuis quelques jours, le département du Budget exige une justification avant de donner son quitus pour le paiement, que l’Agence de voyages a du mal à fournir.

En attendant, le Syli National Sénior est arrivé dimanche, 02 juin dans la soirée à Conakry, où il doit livrer dimanche, 09 juin un match contre le Mozambique dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde

Révolte en Turquie

Ce n’est peut-être pas un Printemps, mais la révolte ne faiblit pas contre Erdogan, accusé d’autoritarisme.
Depuis vendredi, la protestation d’une poignée de militants associatifs contre le projet de destruction d’un parc public d’Istanbul a peu à peu gagné l’ensemble de la Turquie. Accusé de dérive autoritaire et de vouloir « islamiser » la société turque, M. Erdogan est aujourd’hui confronté à un mouvement de contestation d’une ampleur inédite depuis l’arrivée au pouvoir de son parti de justice et développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) en 2002.
Les violences des trois derniers jours ont fait plus de mille blessés à Istanbul et au moins 700 à Ankara, selon les organisations de défense des droits de l’homme et les syndicats de médecins des deux villes. Ces chiffres n’ont pas été confirmés par les autorités, le ministre de l’Intérieur Muammer Güler ayant évoqué dimanche un bilan de 58 civils et 115 policiers blessés pendant les 235 manifestations recensées entre mardi dernier et dimanche dans 67 villes.
La brutalité de la répression, largement évoquée sur les réseaux sociaux turcs, a suscité de nombreuses critiques dans les pays occidentaux, notamment les États-Unis, la France et le Royaume-Uni qui ont ainsi dénoncé la brutalité de la répression.

Afrique, laboratoire des économies du futur « La grande Afrique arrive ! »

« La grande Afrique arrive ! » cette phrase de Donald Kaberuka, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD) prononcée récemment à Addis Abeba à l’occasion de la célébration des 50 ans de l’Union Africaine, est un indicateur du futur économique radieux de l’Afrique.
Il ne s’agit pas d’une posture mais de l’aboutissement des mutations actuellement en cours au sein des structures africaines. Les données macro-économiques permettent de mieux cerner l’ampleur du phénomène.
Le Président de la BAD a d’ailleurs pris soin de rappeler que le PIB de l’Afrique est passé de 600 milliards à 2200 milliards de dollars depuis 2000. Avant d’indiquer que « le continent offre en ce moment le plus grand retour sur investissement, en terme de risque. Nos gestionnaires économiques font un travail raisonnablement bon dans un contexte économique mondial en récession. »
Cependant, l’Afrique reste le laboratoire des économies du futur car son développement socio-économique nécessite et nécessitera encore une profonde transformation structurelle. La stratégie de la BAD pour la période 2013 – 2022 est d’être au centre de la transformation de l’Afrique avec deux objectifs qui soutiennent cette transformation : croissance inclusive (âge, genre et géographie) et transition vers la croissance verte (renforcer la résilience, gérer les ressources naturelles et mettre en place les infrastructures durables).
Carlos Lopes, Secrétaire Exécutif de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique est sur la même longueur d’onde. Pour lui l’Afrique a besoin de transformations structurelles et non d’ajustements structurels avec un rôle important des dernières technologies dont la téléphonie mobile et les systèmes d’information géographique pour la production de données de qualité nécessaires à la planification.
La grande Afrique laboratoire des économies du futur est déjà en action grâce aux innovations. De l’avis du géant mondial de l’Internet Google, associé au projet pour tester ce nouveau modèle, la première « Tablette Café », un cybercafé équipé de tablettes lancé le lundi 27 mai dans le quartier historique et populaire de la Médina, au cœur de Dakar, est une première mondiale. Selon Tidiane Dème, responsable des activités de Google en Afrique francophone « ces appareils qui consomment 25 fois mois d’électricité qu’un ordinateur normal peuvent continuer à fonctionner quand il y a coupure de courant. Ils permettront à un gérant de cybercafé de redonner une nouvelle vie à son affaire, peu rentable avec un parc uniquement constitué d’ordinateurs de bureau »
Au Sénégal, comme dans le reste de l’Afrique, les nombreuses coupures d’électricité entraînent une baisse de chiffre d’affaires des cybercafés d’où l’intérêt de cette « Tablette café » dans la même dynamique lancée au pays de la Teranga, Google a déjà fait de la grande Afrique le laboratoire de son nouveau business modèle. Comme l’annonce le Wall Street Journal, il envisage de développer des réseaux haut débit sans fil en Afrique Subsaharienne et en Asie du Sud-Est dans l’optique de connecter un milliard de personnes à Internet grâce aux ballons dirigeables connectés au Wifi. La région du Cap en Afrique du Sud sert déjà de laboratoire pour ce projet. Et le Kenya devrait suivre.
Il n’y a pas que le géant américain qui voit très haut dans le ciel africain. Au Ghana, une université vient de lancer un satellite en miniature dont l’objectif est de former de jeunes ingénieurs à cette technologie et de surveiller la pollution de l’eau, la déforestation et les inondations.
Et pendant ce temps, grâce à une expérience menée au Kenya sur le rôle de la téléphonie mobile dans la réduction de la propagation du paludisme à partir de l’analyse des relevés téléphoniques de quinze millions de personnes, les chercheurs de l’Université d’Harvard ont identifié le principal foyer de propagation de la maladie à l’est du lac Victoria.
Vous avez dit victoire des projets innovants sur le paludisme ? Celle du burkinabé Moctar Dembele et du burundais Gérard Niyondiko mériterait d’être encore célébrée et largement diffusée.
Grâce à leur projet Faso Soap, une solution innovante et accessible pour la prévention du paludisme, ces étudiants de première année de Master à 2IE, Institut International d’enseignement et de recherche basé à Ouagadougou, au Burkina Faso ont remporté en avril dernier à Berkeley aux Etats-Unis la finale mondiale de la Global Social Venture Compétition (GSVC), la seule compétition internationale de Business Plans de projets d’entreprises alliant viabilité économique et impact social, destinée à des étudiants et jeunes diplômés. Il suffit d’imaginer que c’est la première fois qu’une équipe non issue du continent américain remporte ce prix prestigieux, face à près de 600 concurrents, pour mieux mesurer l’exploit de ces jeunes africains.
Félicitations également à AgriProtein, l’équipe sud-africaine qui a remporté en avril l’édition 2013 du Prix de l’Innovation pour l’Afrique. Afin de réduire les coûts de l’alimentation animale pour les fermiers et les producteurs africains, elle a développé une nouvelle source de protéines animales. Les déchets biodégradables sont collectés pour alimenter des mouches qui pondent des larves transformées en protéines animales. Deux autres projets ont également été récompensés : Il s’agit de celui des innovateurs tunisiens Hassine Labaied et Anis Saphon de Saphon Energy, une start-up de R et D, qui a développé une éolienne sans pales qui ne tourne pas car elle utilise une technologie inspirée des voiliers pour créer une énergie rentable par le biais d’un mouvement de va-et-vient en 3D.
Le dernier lauréat est l’innovateur sénégalais Sanoussi Diakite qui a développé une machine électrique et thermique sui décortique 5 (cinq) kilogrammes de fonio, céréale très prisée en Afrique, en seulement 8 minutes.
La grande Afrique, laboratoire des économies du futur, c’est l’innovation pour trouver des solutions moins coûteuses, adoptées au contexte africain avec un fort impact social et l’internalisation des externalités négatives. Les Technologies de l’Information et de la Communication nous offre un boulevard d’opportunités pour atteindre cet objectif du couplage social-green business….

Cellou Dalein Diallo sur RFI: «Nous ferons tout pour empêcher les élections législatives»

Officiellement la campagne électorale est lancée, officiellement l’opposition ne participe pas aux législatives. Le scrutin du 30 juin à Conakry s’annonce sous de mauvais auspices. L’opposition continue d’exiger un report du scrutin afin de permettre la tenue du dialogue politique, et ne renonce pas à ses marches malgré le grand nombre de morts enregistrés ces dernières semaines. Cellou Dalein Diallo, leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principale formation de l’opposition guinéenne, répond aux questions d’Olivier Rogez pour RFI.
RFI : Vous étiez accompagné à Paris récemment d’une forte délégation de l’opposition. Est-ce que vous êtes venu chercher un soutien politique de Paris ?
Cellou Dalein Diallo : Oui, on peut le dire ainsi, puisque nous avons estimé que la France devrait adresser peut-être un message à M. Alpha Condé, pour attirer son attention sur les risques et les menaces qui pourraient peser sur l’unité de la nation et la paix sociale, si les massacres continuent comme cela est actuellement en cours.
Avez-vous le sentiment d’avoir été entendu à Paris ?
Oui, je crois. Je crois que notre message est bien passé.
Le Quai d’Orsay a réagi à ces violences consécutives, notamment à la marche du 23 mai, en renvoyant, d’une certaine façon, les acteurs politiques dos à dos et appelant tout le monde, gouvernement et opposition, à respecter l’engagement à ne pas recourir à la violence. Est-ce que cette réaction assez équilibrée de la France vous satisfait ?
Oui, mais je pense qu’il faut savoir que les bourreaux sont d’un côté, les victimes de l’autre. Il faut, naturellement, sensibiliser tout le monde. Mais il est important de demander au gouvernement de veiller à ce que les forces de l’ordre n’utilisent pas les armes à feu dans le cadre du maintien d’ordre. Aujourd’hui, elles tirent à bout portant sur les manifestants et parfois même en dehors de la rue, dans les quartiers. Vous savez, après chaque manifestation, les forces de l’ordre investissent les quartiers réputés être des fiefs de l’opposition et se livrent à toutes sortes d’exactions. C’est ainsi qu’on a enregistré dans ces quartiers une cinquantaine de morts (…) certains ont été tués devant leur domicile familial.
Cinquante morts depuis plusieurs mois, pas sur les dernières manifestations…
Sur les dernières manifestations, il y en a eu dix-huit.
La violence n’est pas uniquement du côté du gouvernement, puisque vos jeunes militants utilisent parfois aussi des armes blanches, des billes d’acier. Il y a notamment eu des policiers qui ont été tués, d’autres ont été blessés. Est-ce que vous avez appelé vos militants à respecter les forces de l’ordre et à respecter un mot d’ordre de non-violence ?
Bien entendu ! Mais il faut dire que c’est vrai qu’il y a eu un policier qui est mort, il y a eu beaucoup de gendarmes et de policiers qui ont été blessés. Mais on a noté jusqu’à présent que le gouvernement ne s’est jamais préoccupé des morts. Il s’est indigné de voir des policiers et des gendarmes blessés, il n’a jamais ouvert une enquête pour situer les responsabilités de ces violences, qui ont entraîné la mort de citoyens, et ils ne se sont jamais émus. Ils n’ont pas adressé des condoléances aux familles des victimes.
Le président Alpha Condé a promis une enquête indépendante de la part de la justice. Croyez-vous que cette enquête pourra aboutir ?
C’est la première fois qu’il le fait, c’est une déclaration. On le jugera aux actes.
Face à cette violence et face sans doute aussi aux pressions des chancelleries occidentales, l’opposition a décidé de changer de stratégie et de suspendre ses marches pour adopter d’autres formes de lutte. Quelles formes de lutte allez-vous adopter ?
Non, nous n’avons pas décidé de suspendre nos marches. On a décidé de les suspendre pour la période des examens scolaires. C’est un droit constitutionnel que nous allons naturellement exercer, dans la mesure du possible. On va essayer de voir ce qu’il faut faire à côté. Et c’est dans ce cadre que nous avons fait le déplacement à Paris, parce qu’il fallait venir faire du lobbying, expliquer aux autorités françaises ce qui se passe.
Paris vous a exhorté à reprendre le dialogue politique avec le gouvernement et le président Condé. Allez-vous le faire ?
Bien entendu ! Nous avons toujours revendiqué le dialogue ! Nous avons marché pour exiger le dialogue ! Et la dernière fois, après les violences qu’on avait enregistrées au mois d’avril, nous avions créé toutes les conditions d’ouverture d’un dialogue constructif ! Le pouvoir a désigné son médiateur, l’opposition a désigné le sien. On a fait appel au secrétaire général des Nations unies, qui a mis à disposition un médiateur.
Ça c’était il y a deux mois. Depuis, Said Djinit, le représentant de l’ONU en Afrique de l’Ouest, discute avec vous, discute avec le gouvernement. Il semble que vous, opposants, ne voulez pas prendre tout de suite l’engagement d’ouvrir le dialogue, si les élections ne sont pas repoussées. Est-ce que cette conditionnalité pourrait être suspendue ?
Pour qu’on ait une discussion, franche et utile, il faut qu’il y ait un ordre du jour ! On va discuter de quoi, lorsque nous, nous sommes en dehors du processus électoral ? Les électeurs sont convoqués, la campagne est ouverte, le passage en force continue. De quoi on va discuter ? Nous avons estimé que si on doit discuter utilement, il faudrait que le système, le processus, soit arrêté !
Si les élections sont maintenues le 30 juin, que va faire l’opposition ?
L’opposition n’est pas partie prenante à ces élections-là. Nous n’avons pas déposé de dossier. Nous allons continuer à lutter pour que ces élections n’aient pas lieu.
Allez-vous empêcher la tenue du scrutin ?
Nous allons user de tous les droits qui nous sont reconnus par la Constitution, pour que ces élections n’aient pas lieu.
La loi vous interdit de bloquer des bureaux de vote. Donc l’opposition ne sera pas, le 30 juin, devant ces bureaux pour empêcher la tenue du scrutin?
Mais avant, nous ferons tout pour les empêcher, en organisant des marches partout sur l’ensemble du territoire national, par exemple.
Lors de la dernière manifestation, votre véhicule a été heurté par un véhicule de police et il n’en fallait pas plus pour que vos militants affirment qu’il existe un complot pour vous éliminer. Est-ce que vous croyez à cette théorie du complot ?
Oui, bien sûr. Mais on n’a pas attendu que le véhicule de la police s’acharne sur le mien pour faire de telles révélations ! Vous savez déjà que dans les cercles proches du pouvoir, les gens ont estimé que Cellou Dalein Diallo faisait trop et qu’il fallait prendre des dispositions pour mettre fin à cela. C’est un groupe d’extrémistes proches du pouvoir qui envisageait, effectivement, d’attenter à ma vie.
3p-plus avec RFI

Roland-Garros : Jo-Wilfried Tsonga en grande forme atteint les quarts de finale

Le Français s’est qualifié pour les quarts de finale en gagnant face à Viktor Troïcki. Jo-Wilfried Tsonga, tête de série numéro six, a égalé sa meilleure performance à Roland-Garros dimanche en se qualifiant pour les quarts de finale par une victoire 6-3 6-3 6-3 sur Viktor Troïcki (57e mondial). Pour faire mieux et jouer une demi-finale, comme il l’a fait à deux reprises à Wimbledon et deux fois à l’Open d’Australie où il fut même finaliste en 2008, le numéro un français devra battre Roger Federer (n° 2) ou Gilles Simon (n° 15).
Symbole de sa forme du moment, Tsonga a atteint les quarts sans concéder un set en quatre matches. L’Espagnol David Ferrer a fait aussi bien.
Federer, le Français Richard Gasquet (n° 7) et Novak Djokovic qui jouent lundi contre le Suisse Stanislas Wawrinka (n° 9) et l’Allemand Philipp Kohlschreiber (n° 16) respectivement, pourraient les rejoindre.

Le Bayern Munich réalise un triplé historique

Quelques jours seulement après avoir soulevé la Coupe de la Ligue des champions à Wembley, le Bayern Munich, déjà sacré champion d’Allemagne, a donné une touche historique à son parcours cette saison, en réalisant un triplé inédit pour un club allemand, grâce à son succès en finale de la Coupe d’Allemagne.
Le Bayern Munich est devenu le septième club en Europe à réaliser une telle performance après Celtic Glasgow (1967), Ajax Amsterdam (1972), PSV Eindhoven (1988), Manchester United (1999), Barcelone (2009) et l’Inter Milan (2010).
C’est la 16e Coupe d’Allemagne pour les Bavarois, mais la toute première pour son entraîneur Jupp Heynckes qui aura vraiment attendu la fin pour soulever ce trophée en guise de cadeau d’adieux aux supporters bavarois avant de passer le témoin à l’ex-entraîneur du Barça, Pep Guardiola.
Le champion d’Europe en titre n’a pas eu pourtant la partie facile face à Stuttgart, douzième de la Bundesliga. Les Bavarois avaient cru réaliser l’essentiel en menant 3-0 à la 61e minute, grâce à un but sur pénalty de Thomas Müller (38e) et un doublé de Mario Gomez (48e et 61e), titularisé face à son ancien club. Mais la finale était loin d’être tuée. Stuttgart a réussi à marquer deux fois, grâce à un doublé de Harnik (71e et 80e). Sans parvenir pour autant à renverser la situation.
Le miracle tant espéré par Stuttgart n’a pas eu lieu, même si les hommes de Bruno Labbadia peuvent se consoler d’une place en Europa League, assurée par leur présence en finale. Une finale donc riche en buts et émotions, suivie d’une nuit de festivités berlinoises pour le Bayern, avant le retour triomphal à Munich. Ce dimanche 2 juin, des célébrations sont prévues dans la capitale de la Bavière avec une parade des joueurs du Bayern dans un bus à impériale.

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