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Jeudi prochain une journée sans radios et télévisions en Guinée

Les radios et télévisions privées exerçant en Guinée ont unanimement décidé de se taire jeudi prochain sur l’ensemble du territoire national. C’est une manière de protester contre la décision inique du Conseil national de la communication (CNC), qui a fermé la radio privée Planète FM un mois durant, suivie de l’interdiction de micro à son directeur général Mandjan Sidibé, a-t-on appris samedi de bonnes sources
Les patrons de presse réunis au sein de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (Urtelgui) ont exprimé leur mécontentement au cours d’une assemblée générale extraordinaire de leurs membres qui s’est tenue à la Maison de la presse de Conakry.
Après moult tractations et conciliabules, l’URTELGUI a finalement tapé du poing sur la table
Tout d’abord, elle a exprimé son indignation et condamné « vigoureusement » la fermeture de la radio Planète FM, les menaces, les agressions à l’encontre des reporters, ainsi que la destruction des équipements de ses organes de presse respectifs.
Ensuite, elle a exigé du CNC la levée immédiate de la suspension de Planète FM et la sanction jugée totalement exagérée visant le directeur général Mandjan Sidibé.
Et ce n’est pas tout. L’URTELGUI décide de la diffusion d’une émission spéciale sur le réseau synchronisé des radios partenaires lundi prochain. Celle-ci se chargera de dénoncer les violations répétées de la liberté de la presse, les menaces et violences à l’encontre des journalistes et la destruction d’une partie des équipements.
Mieux ou pis, c’est selon, l’URTELGUI décide également de la diffusion d’un spot mettant en exergue la situation des radios et télévisions privées en danger sous le changement.
Et pour mieux mettre en exergue les protestations, l’URTELGUI décide enfin d’observer jeudi prochain une journée sans radios et télévisions en Guinée.
Par conséquent, l’URTELGUI dit se réserver le droit d’initier d’autres actions appropriées si toutefois les mesures de fermeture et d’interdiction n’étaient pas levées.

Bordeaux remporte la Coupe de France face à Évian

Les Girondins battent Evian 3 à 2. Ils remportent leur 4e Coupe de France de football et se qualifient pour la L’Europa League la saison prochaine.
Bordeaux a remporté sa 4e Coupe de France de football, la première depuis 1987, en battant Évian-Thonon 3 à 2 (mi-temps : 1-0) en finale, ce vendredi soir, au Stade de France. Les buts de Bordeaux ont été marqués par Cheick Diabaté (39e et 89e) et Henri Saivet (53e). Le président de la République François Hollande a estimé, après la victoire de Bordeaux sur Évian-Thonon que « le meilleur (avait) gagné, forcément », glissant malicieusement que « c’est toujours dans les dernières minutes qu’on juge les résultats ». « Ce fut incertain jusqu’au bout, mais c’est le meilleur qui a gagné, forcément », a déclaré François Hollande au micro de France 2.
« Bordeaux a eu très chaud. À la mi-temps, on pensait tous que les Bordelais allaient l’emporter, et puis il y a eu ce penalty raté (par le Bordelais Cheick Diabaté). Mais c’est comme pour le reste, c’est dans les dernières minutes qu’il faut juger les résultats », a-t-il ajouté.

Niger: la prison de Niamey attaquée par un groupe armé

La prison civile de Niamey, située en centre-ville, a été attaquée par un commando terroriste dans l’après-midi, ce samedi 1er juin. Deux gardiens ont été tués. Un assaillant a été abattu par balle, un autre est parvenu à entrer dans la prison où il se serait fait exploser. Deux autres assaillants auraient été arrêtés. L’attaque contre cette prison qui renferme plusieurs islamistes n’a pour l’instant pas été revendiquée.
Vers 15 heures, heure locale (16h TU), quatre jihadistes se sont approchés à pied de la prison. Arrivés au niveau de la porte principale, ils ont ouvert le feu à l’arme automatique. Deux gardiens ont été tués.
Deux membres du commando terroriste sont morts, l’un tué d’une balle, le second se serait infiltré dans la prison et aurait fait exploser une ceinture d’explosifs, d’où la forte explosion entendue par les riverains. Les deux derniers jihadistes auraient été arrêtés.
La tension est grande autour de la prison, qui est située en plein centre-ville, même si la situation semble désormais contrôlée par l’armée nigérienne.
Les enquêteurs tentent de trouver des éléments pour connaitre l’origine du commando. Mujao ? Aqmi ? Difficile, pour le moment, de savoir qui est derrière cette attaque qui n’a pas été revendiquée.
RFI

« En ma qualité de facilitateur international, et au nom du Secrétaire général des Nations Unies, j’exhorte tous les acteurs guinéens à tout faire pour maintenir ce climat apaisé »

C’est la substance d’une déclaration de Said Djinnit, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, rendue publique ce samédi à Conakry, appelant à la reprise des discussions du lundi 3 Juin 2013.
Voici la déclaration en question.
1. Je me réjouis de ce que le calme soit revenu à Conakry au lendemain des manifestations publiques qui ont entraîné des violences graves et, malheureusement, la perte de nombreuses vies humaines. Je me réjouis aussi des déclarations allant dans le sens de l’apaisement faites par les différents acteurs politiques ces derniers jours. En particulier, je salue la déclaration du Président de la République du 29 mai 2013 dans laquelle il a notamment invité tous les citoyens à dédier la journée du vendredi 31 mai 2013 à la prière et au recueillement pour la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de l’unité nationale. Je salue sa décision de maintenir sa porte toujours ouverte à tous pour discuter de l’avenir du pays dans le respect et l’esprit du vrai dialogue. Je me réjouis en outre de la décision prise par les responsables de l’opposition de suspendre leurs manifestations publiques afin de permettre aux élèves et étudiants de se préparer et de participer aux examens dans des conditions propices de tranquillité et de sérénité. Je salue la disposition affirmée par les parties à dialoguer.
2. En ma qualité de facilitateur international, et au nom du Secrétaire général des Nations Unies, j’exhorte tous les acteurs guinéens à tout faire pour maintenir ce climat apaisé. Je les engage à adhérer pleinement aux termes de la déclaration contre la violence signée le 23 avril 2013 par le Gouvernement et les partis politiques. Je les exhorte à s’abstenir de tous discours ou comportements susceptibles d’inciter à la violence et à la haine ethnique. J’invite toutes les parties à préserver la Guinée qui est leur bien commun et à sauvegarder son tissu social caractérisé par un brassage interethnique forgé par des siècles de coexistence pacifique, de respect mutuel et de tolérance.
3. Je tiens à rappeler une nouvelle fois l’impérieuse nécessité pour toutes les parties prenantes de faire du dialogue le seul et unique moyen de règlement des différends et des désaccords sur le processus électoral. Dans ce contexte, et dans l’esprit de la réunion de reprise de contact et de concertation organisée à la primature le 22 mai entre une délégation gouvernementale dirigée par le Premier Ministre et les leaders de l’opposition, en ma présence, j’invite les parties à se retrouver dès le lundi 3 Juin 2013 pour renouer le dialogue et engager des discussions sur le processus électoral.

4. J’encourage les parties à participer à la prochaine rencontre dans un esprit constructif et d’ouverture pour créer les conditions de la tenue d’élections législatives libres, transparentes et pacifiques et permettre ainsi à la Guinée de parachever la mise en place de ses institutions démocratiques et s’assurer que toutes les énergies et les ressources du pays soient mises en œuvre au service du développement et de l’amélioration des conditions socio-économiques des populations

la peine de mort requise pour quatre présumés accusés de l’attaque du domicile privé du président guinéen, Alpha Condé,

Entamé mi-janvier, le procès des présumés auteurs de l’attaque du domicile privé du président guinéen, Alpha Condé, le 19 juillet 2011, est proche de la fin. Le procureur de la République, William Fernandez, a requis la peine de mort contre quatre des prévenus, dont deux militaires et une femme. La réclusion criminelle à perpétuité a été requise pour quatre autres accusés. Les autres peines réclamées vont de 15 ans de prison à l’acquittement.
Les premiers nommés dans le réquisitoire du procureur général ont été le Commandant Alpha Oumar Diallo, Jean Guilavogui, Mme Fatou Badiar Diallo et Youssouf Diallo. Pour eux, le procureur William Fernandez a requis la peine de mort.
Pour le second groupe, composé de Baba Aliou Barry, de Thierno Sadou Diallo, d’Almamy Aguibou Diallo et de Mamadou Alpha Diallo, il a demandé la détention à vie. Pour un troisième groupe de prévenus, il a réclamé la peine de 15 ans de prison.
Si la Cour suit William Fernandez dans son réquisitoire, d’autres prévenus, dont un forgeron et un maître coranique, seront condamnés à des peines allant de deux à huit ans de prison ferme.
Par contre, le procureur a demandé à la cour l’acquittement pur et simple de huit autres prévenus, à l’encontre desquels il ne retient aucune charge, bien qu’ils aient été privés de liberté pendant deux ans.
Par ailleurs, quatre autres hauts gradés de l’armée, dont le général Nouhou Thiam et le lieutenant-colonel Mamadouba Bondabon Camara, poursuivis pour les mêmes faits, ont été renvoyés devant un tribunal militaire pour y être jugés.
Il convient enfin de rappeller que le colonel Issiaga Camara, neveu de l’ancien président Conté, et le colonel Abdoulaye Aidor Bah sont morts en détention.
Le procès doit se poursuit à Conakry, avec les plaidoiries des avocats de la défense.

Le Japon va fournir une aide publique de 10,6 milliards d’euros sur cinq ans pour l’Afrique.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a dévoilé ce plan d’assistance du Japon devant une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement africains réunis pour la cinquième conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad), ce samedi 1er juin, à Yokohama.
Conscient du fait que les investissements privés japonais restent très faibles, (2 % ) le Premier ministre Shinzo Abe a dévoilé à Yokohama un plan d’assistance sur cinq ans de plus de 24 milliards d’euros en incluant les aides privées. L’aide publique japonaise, sur ce montant total, atteint 10,6 milliards d’euros.
Le Premier ministre a expliqué que cette aide servira en priorité au développement des infrastructures, à la construction de couloirs internationaux de transport au sein du continent et à l’amélioration des réseaux électriques.
Les dirigeants africains réunis à Yokohama souhaitent une plus grande présence du Japon sur le continent capable de contrebalancer celle, écrasante, de la Chine dont les échanges avec l’Afrique avoisinent les 200 milliards de dollars. Pour les entreprises japonaises, l’Afrique est avant tout un marché d’avenir, qu’elles entendent développer avec les Africains. En 2050, l’Afrique comptera 2,2 milliards d’habitants.

PALM Hotel CAMAYENNE PRE OUVERTURE

C’est un hôtel cinq étoiles, flambant neuf que les guinéens de Conakry, ont découvert ce matin à la Camayenne.
Une belle cérémonie de pré ouverture, présidée par la Première dame de Guinée., et de certains membres du gouvernement guinéen.
Cédé en 2011, c’est l’entreprise Espagnole UNICON S.A qui a procédé aux rénovations, à l’extension et qui assumera sa gestion. 24 Millions d’Euros ont été investis pour ces travaux de rénovations réalisés en vingt mois.
Le PALM Hôtel cinq étoiles répond aux normes internationales, avec ses Chambres et suites, il vient augmenter la capacité d’accueil a Conakry.

M. Saïd Djinnit se propose –t-il de réunir les acteurs politiques guinéens à Conakry (3 juin 2013) La France salue cette initiative

Selon le porte parole du Ministère Français deS Affaires étrangères, la France accueille favorablement l’organisation le 3 juin à Conakry, à l’initiative du facilitateur de la communauté internationale, M. Saïd Djinnit, d’une réunion rassemblant les acteurs politiques guinéens.

La France appelle instamment l’ensemble des acteurs politiques guinéens à faire preuve de responsabilité et à s’engager sans arrière-pensées dans un dialogue de fond, dans l’intérêt supérieur du pays, de sa stabilité et de son développement.

Ce dialogue doit permettre la participation de tous aux élections législatives que la France appelle de ses vœux afin de sortir de l’impasse politique actuelle.

La France envisage – t- elle d’intervenir dans le désert libyen

Suite à la question relative à la publication par «Le Parisien» de ce matin, concernant d’éventuelles interventions françaises dans le désert libyen, la reponse du porte parole du Ministère Français des Affaires étrangères, est sans ambages pour confirmer cette information de dernière minute.

Il y a, en Libye, un problème de sécurité, qui est double – à la fois à l’intérieur et vers ou depuis l’extérieur, ce qui pose la question de la sécurité des frontières. Les autorités libyennes en sont d’ailleurs très conscientes et désireuses d’y remédier vite, sans sous-estimer les difficultés qui sont liées à la maîtrise de frontières qui font plus de 4000 km.

La France est prête à aider les autorités libyennes. C’est en plein accord avec elles et avec nos partenaires que nous avons organisé à Paris, le 12 février dernier, une conférence internationale sur ce problème spécifique de la sécurité de la frontière libyenne. C’est un sujet auquel nous sommes donc sensibilisés depuis longtemps maintenant. Un certain nombre de décisions et de programmes de coopération ont été décidés à titre bilatéral, multilatéral ou européen. C’est dans ces cadres-là que des programmes de formation de policiers ou d’officiers libyens ont été lancés, et qu’a été préparé le déploiement de la mission européenne de formation et de conseil visant à renforcer la sécurité de la frontière. Cette mission devrait être déployée dans les tout prochains jours, avec près de 150 conseillers des différents États membres.

Comme l’a dit le ministre des affaires étrangères, nous sommes disposés à accélérer le rythme, à faire encore d’autres choses avec les Libyens, en lien avec nos partenaires de l’Union européenne et de la région. Ce sont des discussions que nous avons en ce moment. Nous y réfléchissons avec les Libyens.

Une dernière remarque : c’est un problème régional. Il ne s’agira pas simplement de régler les problèmes de la sécurité de la frontière libyenne. C’est d’ailleurs l’approche retenue par l’Union européenne, avec sa « Stratégie Sahel » qui comprend notamment un volet de renforcement des capacités de sécurité et prévoit des moyens importants. Au-delà du cadre européen, des choses sont également faites au titre du Forum global contre le terrorisme, co-présidé par l’Algérie et le Canada et qui réunit tous les pays d’Afrique du Nord et du Sahel.

Il y a donc une vraie attention de notre part et de celle d’autres pays. D’ici quelques jours, au courant du mois de juin, des annonces seront faites pour renforcer ce qui est déjà fait. Les autorités libyennes en conviennent tout à fait : la situation sur place est préoccupante. Elle est aussi le résultat de quarante ans de dictature qui ont laissé la Libye sans véritable structure d’Etat ou administrative. Au-delà de la police, de l’armée et de la sécurité au sens large, c’est une approche globale qu’il faut avoir : ce sont toutes les structures étatiques qu’il faut consolider en Libye. Un seul exemple : cette approche doit aussi intégrer un volet en matière de justice et de formation des magistrats.

La responsabilité première est bien évidemment celle des Libyens. Mais eux-mêmes demandent à ce qu’on les aide. C’est un souhait des Libyens. La France peut certainement apporter son aide et son expertise.
Les demandes libyennes sont de deux ordres : formation et conseil d’une part, et équipement, d’autre part.

Comment le premier acte (décret) présidentiel convoquant les électeurs aux urnes les 30 juins diffusés à Radio Guinée A-t-il été aussitôt retiré.

Selon des sources concordantes, c’est le patron de l’UFR, Sidya Touré, qui en a parlé a Saïd Djinnit. Facilitateur de l’onu dans la crise guinéenne, « Effectivement, je l’ai appelé. Il m’a dit que les autorités guinéennes lui ont donné des garanties fermes comme quoi un tel décret ne sera pas pris », a-t-il affirmé à nos confrères de Guinéenews.
Des sources diplomatiques, estiment que, eu égard à l’acuité de la situation politique fragile en Guinée, le gouvernement ne peut se permettre d’aller aux élections de façon unilatérale.
C’est pourquoi dès la diffusion de ce decret, il a été aussitôt retiré. D’ailleurs, des responsables de la radio Guinée confirment éffectivement que : « Nous avons diffusé le décret à 19 heures 45 lors de l’édition d’informations de la radio nationale mais après, il a été retiré, nous ignorons pourquoi. On ne l’a plus rediffusé ».

Tierno Monenembo, lauréat du prix Renaudot en 2008.braqué à Conakry et delesté de ses objets de valeurs

Ce matin, à 10 heures de la journée, le célèbre écrivain guinéen, Tierno Monenembo, a été braqué dans les hauteurs de Kipé – Bambeto, par une bande de quidams, surexcités, opérant à visage découvert, qui lui ont pris tout ce qu’il avait comme objet de valeur.
L’auteur du célèbre roman, « le terroriste noir » n’a toutefois pas eu de sévices physiques, il a laissé les bandits s’en aller avec son téléphone et d’autres objets qui se trouvaient dans sa voiture.
L’écrivain guinéen francophone, recipiendaire des prix : Palatine, Amadou Kourouma, n’en est pas à sa première expérience malheureuse avec l’insecurité qui prevaut dans cette zone de Conakry.
Pour rappel, le 25 Août 2012, dans le quartier de Kipé-Dadia, devant le Cyber Econet-EcoDélices, de l’ancien ministre de la communication et des nouvelles technologies de l’information du gouvernement de consensus, le journaliste Justin Morel Junior, où Monenembo consulte ses mails, sa voiture avait été volée dans des conditions rocambolesques.
D’ailleurs Tierno Monenembo, s’apprete à faire le déplacement des Etats Unis pour dispenser des cours aux chefs d’entreprises, américains. Serein, il vient de s’entretenir au téléphone avec Mohamed Salifou Keita, notre directeur de redaction, écartant du coup, toute idée d’une tentative d’attaque ciblée contre sa personne physique.

Conakry : La marche funèbre sous haute tension

Les obsèques des victimes des violences du week-end dernier se sont déroulées dans un calme précaire. Des centaines de personnes ont défilé dans les rues de Conakry lors d’une marche funèbre organisée par l’opposition. La semaine dernière, une manifestation pour la tenue d’élections législatives libres et transparentes s’est soldée par des violences qui se sont prolongées tout le week-end, faisant 15 morts.
A la grande mosquée Fayçal dans le quartier Donka, des centaines de sympathisants et militants de l’opposition sont venus adresser une dernière prière aux victimes des violences de ces derniers jours. Les pancartes laissent apparaître les portraits des jeunes décédés, âgés parfois d’à peine 14 ans.
La marche funèbre se déroule sans incident majeur bien qu’elle donne l’impression de dégénérer à chaque instant tant la colère est palpable. Des jets de pierres volent à la vue des gendarmes postés au niveau du quartier Hamdallaye, mais les éléments perturbateurs sont très vite maîtrisés par les manifestants eux-mêmes.
En fin d’après-midi, des affrontements ont malgré tout éclaté dans le quartier de Bambéto. De leur côté, les opposants ont annoncé l’arrêt momentané des manifestations tout en rendant le gouvernement responsable de ces violences.
Aujourd’hui par exemple, la circulation routière était coupée dans certains axes routiers de la haute banlieue de Conakry. Tous les taxis, minibus de transport urbain et autres particuliers, allant des périphéries vers le centre-ville via la route Le Prince ont rebroussé chemin vers la haute banlieue.

Missiles sol-air S-300 en provenance de l’allié russe. Bachar el-Assad confirme avoir reçu une première livraison

Le président syrien confirme la livraison de missiles russes S-300. La nouvelle est rapportée par le quotidien libanais al-Akhbar. Il met en lumière plusieurs passages de l’interview de Bachar el-Assad, diffusée sur la chaîne du Hezbollah al-Manar, ce jeudi 30 mai.
Le reste de la cargaison doit suivre prochainement. Israël a récemment bombardé à Damas un stock de missiles perfectionnés qui étaient destinés au Hezbollah libanais.Le président syrien aurait dans cette interview menacé l’Etat hébreu de répliquer immédiatement à toute future attaque.
Il aurait aussi confirmé son accord de principe et même sa participation en personne à Genève 2, la conférence parrainée par Washington et Moscou pour trouver une solution politique à la crise. Même s’il doute de la réussite de l’initiative, notamment parce que l’opposition demande son départ au préalable.
Bachar el-Assad dénonce aussi le soutien armé et financier aux rebelles, des pays du Golfe et de la Turquie, sans reconnaître une participation active du Hezbollah dans les combats. Il clame que le Parti de Dieu et l’armée syrienne font partie du même axe, contre ceux qu’il nomme « les terroristes », et dont 100 000 seraient des combattants étrangers, selon lui.

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