Au terme d’une semaine de discussions entre la mouvance présidentielle, le gouvernement et l’opposition, le dossier des législatives s’éclaircit quelque peu. L’opposition a obtenu des concessions sur le vote des Guinéens de l’étranger, et elle serait prête à accepter que l’opérateur technique Waymark-Sabary poursuive le travail de révision du fichier électoral, mais sous certaines conditions. La balle est dans le camp de la Commission électorale (Céni), qui doit désormais estimer le temps que prendra le processus de recensement additionnel.
Après des mois d’immobilisme et de dialogue de sourds, les lignes bougent enfin à Conakry. Pour la première fois, la mouvance présidentielle et l’opposition disent la même chose. Un accord est possible. Un tel accord signifierait de facto un report des législatives dont la date est toujours fixée au 30 juin.
En une semaine, sous la médiation de Saïd Djinnit, les acteurs politiques ont fait davantage de concessions qu’en deux ans et demi. Chaque camp – c’est-à-dire la mouvance présidentielle, le gouvernement et l’opposition – a fait un pas.
Le retour des CARLE
Le gouvernement se résigne à voir les Guinéens de l’étranger participer au vote, comme le réclamait l’opposition et comme le prévoit d’ailleurs la loi. Quant à l’opposition justement, elle se dit prête à accepter le maintien sous conditions des deux opérateurs techniques de la Céni, à savoir le fameux couple Waymark-Sabary, qu’elle rejette depuis deux ans.
Parmi les conditions posées : la nomination d’experts indépendants désignés par l’opposition pour surveiller la Céni, la reprise du recensement électoral, et donc la réouverture des CARLE, les commissions administratives de recensement des électeurs (qui avaient été boycottées par l’opposition).
Le nouveau chronogramme au cœur du jeu politique
La balle est désormais dans le camp de la Céni, qui doit maintenant fournir une estimation du temps que prendra une telle opération de recensement additionnel et de son coût financier. Ensuite, la classe politique devra s’entendre sur le nouveau chronogramme.
Car ce dernier est au centre de la bataille politique. L’opposition veut un délai raisonnable, non seulement pour permettre à ses militants de s’enrôler mais aussi pour examiner la fiabilité du fichier qu’elle estime être manipulé par la Céni au profit du pouvoir. Une accusation que rejette catégoriquement la mouvance présidentielle.
Dialogue Politique Inter-Guinéen le bout du tunnel?
Mandela, « dans un état grave mais stable » Rien de rassurant !
Le premier président noir d’Afrique du Sud est hospitalisé depuis quatre jours pour une infection pulmonaire.
L’hospitalisation de Nelson Mandela, admis à 94 ans pour une infection pulmonaire à répétition, se prolongeait mardi pour la quatrième journée consécutive dans une clinique de Pretoria désormais sous surveillance policière. En début d’après-midi, la présidence sud-africaine a publié un bref communiqué, indiquant seulement que Mandela était dans un état « grave, mais stable ». Rien de rassurant, donc.
Lundi soir, un cordon de police a été érigé devant l’accès principal du Mediclinic Heart Hospital, dont la présidence sud-africaine n’a pas confirmé officiellement qu’on y soignait le héros de la lutte anti-apartheid. Mais les médias du monde entier campent devant cet établissement privé en attendant des nouvelles après y avoir vu entrer plusieurs membres de la famille ces derniers jours.
Depuis mardi matin, les voitures circulant aux abords de cette clinique spécialisée sont soumis à une fouille minutieuse, de même que les piétons, priés de présenter et ouvrir leurs sacs à main. À l’entrée, les vigiles de l’hôpital ont été renforcés par des policiers en faction pour tenir à distance la presse qui continue d’affluer tandis que l’Afrique du Sud anticipe des adieux. « Qunu (le village d’enfance de Mandela, ndlr) se prépare au pire », titrait mardi le quotidien Sowetan, tandis que les photos de son ex-femme Winnie, venue à son chevet la veille, barrait les unes.
Nelson Mandela reçoit « des soins intensifs », indiquait lundi le porte-parole de la présidence Mac Maharaj, précisant qu’il était toujours en état de recevoir des visiteurs, en nombre limité afin de le préserver des microbes. Le premier président noir d’Afrique du Sud et fer de lance du combat qui a renversé le régime ségrégationniste de l’apartheid doit fêter ses 95 ans le 18 juillet. Les appels se multiplient depuis samedi pour que les équipes médicales ne s’acharnent pas outre mesure sur le vieil homme. Tout au long de sa vie, Mandela a toujours pris un soin jaloux de sa santé et été soucieux de respecter les prescriptions médicales. « Même en prison il faisait très attention et nous encourageait tous à faire régulièrement de l’exercice », rappelait son vieil ami « Kathy », Ahmed Kathrada. Il avait la conviction que « si on n’est pas en bonne santé, on ne peut pas avoir des responsabilités, politiques ou autres », rappelait-il.
Malgré cette discipline, Nelson Mandela souffre des séquelles d’une tuberculose contractée pendant ses années de réclusion sur l’île-bagne de Robben Island, au large du Cap où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de prison sous l’apartheid. L’humidité des cellules et la poussière de chaux inhalée pendant les heures de travaux forcés dans une carrière de ce pénitencier de haute sécurité ont durablement endommagé ses poumons.
Mandela n’est plus apparu en public depuis la coupe du monde de football organisée par son pays en 2010, et depuis 2011, il en est à son quatrième séjour à l’hôpital pour un problème pulmonaire ou respiratoire, sans compter un check-up en mars dernier. Sa dernière hospitalisation, qui a duré dix jours, remonte à fin mars-début avril.
Des images de lui avaient ensuite été diffusées par l’ANC le montrant très affaibli, impassible, assis sur un fauteuil, les jambes cachées par une couverture, posées à plat sur un repose-pied, la peau du visage parcheminée et le regard fixe, alors que ses visiteurs plaisantaient autour de lui.
Nelson Mandela, bien que retiré de la vie publique depuis des années, reste le symbole d’une Afrique du Sud unie par delà ses divisions raciales encore obsédantes. Il incarne le miracle d’un pays passé du régime ségrégationniste à la démocratie en 1994. Beaucoup de Sud-Africains se sentent infiniment redevables, qu’il s’agisse de la majorité noire qui a pu voter pour la première fois le 27 avril 1994 ou de tous ceux dont la vie a changé.
Nomishini Krexa, une femme de mineur, originaire de Qunu, racontait dans les colonnes du Star mardi comment avant 1994, elle n’avait pas le droit de voir son mari, logé dans un foyer interdit aux familles. « On pouvait se parler uniquement à travers les grilles », dit-elle, alors qu' »après la libération de Mandela, j’ai pu vivre avec mon mari dans une chambre ». Et d’ajouter : « Je me demande, où serons-nous quand il ne sera plus là ? »
Dialogue Politique Inter-Guinéen
Le compromis !
A l’issue du dialogue politique, le facilitateur international a énuméré les points d’accord et ceux en suspens. Voici la communication de Saïd Djinnit, facilitateur onusien dans la crise guinéenne sur la question de l’opérateur technique sud africain Waymark et sur le fichier électoral.
S’agissant de la question de l’opérateur technique et du fichier électoral, les deux parties ont eu des positions divergentes. Évidemment, la mouvance présidentielle n’ayant exprimé aucune objection par rapport à l’opérateur technique, ni sur le processus électoral de façon générale. En revanche, la délégation de l’opposition a remis en cause l’opérateur technique, y compris la sélection de l’opérateur technique et a exprimé des réserves par rapport à tout ce qui a trait à l’opérateur technique et au fichier électoral et a même souhaité qu’il y ait des corrections à et égard.
À ce niveau des débats, les représentants des partenaires techniques et de la communauté internationale ont été invités à prendre la parole pour les clarifications et peut être même des assurances nécessaires pour permettre aux uns et aux autres de prendre des décisions sur la base des informations, clarifications et éventuellement assurances qu’ils pourraient apporter. De toutes ces déclarations, notamment de la francophonie, l’union européenne, le PNUD, ainsi que des représentants comme les États Unis, la France et la CEDEAO, tous ont relevé que le processus de confection du fichier électoral sur la base du travail de l’opérateur technique actuel a été sécurisé et certains nombres de mesures ont été prises pour sécuriser correctement ce processus. Et, qu’ils considèrent qu’il y a toute la panoplie de sécurisation qui ont été faite. Ils ont également fait état de leur disposition à prendre des mesures additionnelles pour sécuriser davantage ce processus s’il en était besoin. De plus, ils ont exprimé leur disposition à mobiliser des moyens exceptionnels pour accompagner toute décision autre qui serait prise par les parties guinéennes.
Il faut relever que dans le cadre de ces clarifications qui ont été apportées, les représentants de la communauté internationale, notamment les partenaires techniques qui sont directement impliqués dans le soutien à la CENI et à la confection du fichier électoral, ont précisé à toutes les parties prenantes que l’opérateur technique actuel qui a été impliqué dans la confection de la liste électorale ne sera pas en revanche impliqué dans le reste des opérations du processus électoral qui relève d’autres organes et qui sera prévu par les organes compétentes, mais pas ce partenaire technique dont le mandat est limité.
Sur la base de toutes ces assurances, le collège des facilitateurs, dans l’esprit du compromis qui a été recherché depuis le début du dialogue, en particulier sur ces questions qui ont été liées, dont le sort a été lié, et qui ont été discutées en même temps, un appel a été lancé par le facilitateur, au nom du collège des facilitateurs, mais aussi au nom de la communauté internationale qu’il représente au sein du collège des facilitateurs, pour demander à l’opposition de bien vouloir, au vu de toutes ces garanties et de ces assurances, accepter d’aller aux élections sur la base du partenaire technique existant avec toutes les mesures de sécurisation apportées et les mesures additionnelles qui pourraient être apportées.
À ce niveau, la délégation de l’opposition a souhaité se consulter pour revenir avec des propositions. Au retour aux débats, aux discussions sur cette question, l’opposition a déclaré qu’elle serait prête à se joindre au processus électoral sur cette base, à savoir avec l’opérateur technique actuel, à condition qu’un certain nombre d’assurances, de préoccupations soient couvertes et de garanties apportées sur un certain nombre de questions. Elles sont au nombre de dix et je m’en vais les citer.
D’abord, un certain nombre de mesures qui sont de nature sociale.
1)- Ils ont évoqué l’indemnisation des familles touchées par les violences que le pays a connu ;
2)- Ils ont demandé à ce que le gouvernement s’engage à diligenter les enquêtes pour que les responsables des violences soient jugés et sanctionnés conformément à la loi ;
3)- Ils ont proposé que les élections soient inclusives et que toutes les conditions soient permises à tous dans les mêmes conditions et en particulier les leaders politiques de participer pleinement et librement à ces élections et qu’ils ne fassent l’objet d’aucune restriction ;
4)- Ils ont également demandé à ce que l’administration territoriale reste neutre par rapport aux élections pendant le processus électoral ;
5)- Ils ont demandé la reconstitution des CARLES dans le respect de la lettre et de l’esprit de la loi électoral, du code électoral ;
6)- Ils ont demandé la réouverture de la révision des listes électorales ;
7)- Ils ont également demandé à ce qu’il soit permis de recruter deux experts qui viendront s’ajouter à l’équipe des experts internationaux ;
8)- Évidemment, ils ont appelé à ce qu’il soit assuré le fonctionnement correct et statutaire de la CENI avec la tenue régulière des sessions des organes compétentes. Et, cette question a déjà été traitée dans le cadre de l’examen de la question sur la CENI ;
9)- L’opposition a demandé que pour les échéances à venir, notamment pour les présidentielles évidemment, qu’il y ait le recrutement d’un nouvel opérateur pour lever les doutes et rassurer tout le monde ;
10)- Enfin, ils ont suggéré qu’on considère le couplage des législatives et des communales pendant ces élections pour profiter de la mobilisation de la communauté internationale et pour éviter qu’il y ait trop de frais.
En réponse à ces dix préoccupations exprimées par l’opposition pour l’amener à se joindre au processus électoral sur la base de l’opérateur technique actuel, toutes les questions qui sont de la compétence d’organes de l’Etat, notamment le gouvernement ou le conseil national de la communication ou d’autres institutions, il a été convenu que, au nom du dialogue, un certain nombre de recommandations soient faites à toutes les institutions pour qu’elles apportent les corrections, les rectifications, les garanties et les assurances nécessaires. Et, ici même, on a montré une disponibilité par rapport à ces questions.
Football – Brésil-France (3-0) : des Bleus sans défense !
Les Français ont craqué en deuxième mi-temps et s’inclinent lourdement à Gremio. Deux matchs, deux défaites, la tournée sud-américaine est guère reluisante.
Les Bleus se sont inclinés lourdement 3-0 contre le Brésil 15 ans après la finale de la Coupe du monde 1998, une époque qui s’apparente à la Préhistoire au regard de la classe d’écart de ce soir entre les deux équipes.
La première mi-temps a pourtant été encourageante. Solidaires en défense, les Bleus ont aussi montré de belles phases de jeu avec un trio Matuidi-Payet-Valbuena assez intéressant dans l’animation. Le Brésil avait la maîtrise technique tandis que les Français procédaient en contre et remontaient vite le ballon.
Mais la France manque cruellement d’un buteur. Têtu, Didier Deschamps fait jouer Benzema même lorsqu’il est blessé. Déjà peu performant à 100 %, le joueur du Real Madrid souffre actuellement d’un kyste au genou et doit être opéré dans les jours qui viennent. Sa présence sur la pelouse ce soir est donc incompréhensible. Amorphe, l’ex Lyonnais avait hâte d’être en vacances, tout comme ses coéquipiers.
Car les Bleus ont complètement décroché en seconde période. Le Brésil débloque le score à la 54e minute grâce à Oscar, bien servi par Fred, qui ajuste Lloris d’une frappe à ras-de-de terre dans la surface. Gustavo avait néanmoins fait faute sur Valbuena au départ de l’action. Deschamps tente alors de dynamiser l’animation de son équipe en effectuant des remplacements. En vain, l’attaque tricolore demeure stérile, Benzema porte à sa période de disette de buts en sélection à 1082 minutes.
D’autant plus qu’en face, les individualités brésiliennes sont au rendez-vous à l’image des Parisiens Thiago Silva et Lucas Moura. Les quintuples champions doublent la mise sur un contre mené par le dernier cité à la 85e et conclu par Hernanes, sur une frappe écrasée du gauche. Le même Lucas va ensuite achever les Bleus sur penalty dans les arrêts de jeu. Cela fait la quatrième défaite en cinq matchs des Bleus en 2013.
Nadal, remporte son huitième titre à Roland-Garros
Le tennisman espagnol a battu un record dimanche en ajoutant à son palmarès un huitième titre du même tournoi du grand chelem, dépassant Sampras et Federer.
L’Espagnol Rafael Nadal a remporté dimanche après-midi son huitième Roland-Garros en battant son compatriote David Ferrer en trois sets 6-3, 6-2, 6-3 lors d’une finale à sens unique perturbée par la pluie et des opposants à la loi récemment adoptée en France autorisant le mariage pour les couples de même sexe.
Nadal devient le premier joueur de l’histoire du tennis à remporter huit fois le même tournoi du grand chelem, dépassant l’Américain Pete Sampras et le Suisse Roger Federer qui ont gagné Wimbledon à sept reprises
Planète Mars : découverte d’une eau propice à la vie
Le robot Opportunity vient de finir l’analyse d’une roche et révélé ainsi que de l’eau avait coulé en abondance sur la planète rouge.
Près de 10 ans après son lancement vers Mars, le robot Opportunity est « en très bonne santé pour son âge » et fait toujours des découvertes importantes, comme celle, toute récente, de traces d’une eau propice au développement de la vie, s’est félicitée vendredi la Nasa. Le véhicule fonctionnant à l’énergie solaire vient de finir l’analyse de ce qui est sans doute la plus vieille roche qu’il ait jamais étudiée, baptisée Esperance 6, et qui a révélé qu’une eau propice au développement de la vie avait coulé en abondance sur la planète rouge, laissant derrière elle des minéraux argileux.
Cette découverte est « l’une des plus importantes » réalisées au cours de la mission d’Opportunity, parce qu’elle met en lumière des éléments chimiques très différents de ceux qui avaient jusqu’à maintenant été trouvés dans des traces d’eau sur Mars, une planète aujourd’hui très sèche, a pointé Steve Squyres, de l’université Cornell, un des responsables du programme. Les roches les plus anciennes, comme Esperance 6, ont un pH neutre, signe que l’eau aux premiers temps de l’histoire de Mars « était bien plus propice, dans ses éléments chimiques, son pH, son niveau d’acidité, au développement d’éléments chimiques pouvant aboutir à la naissance d’une forme de vie », a expliqué Steve Squyres.
« Handicapé d’une épaule », comme l’a souligné Steve Squyres, le robot est désormais en route, à la vitesse de 50 mètres par jour, vers une zone à 1,5 kilomètre de son ancien emplacement, où les couches géologiques sont beaucoup plus nombreuses. Opportunity et son jumeau Spirit avaient été lancés vers Mars en 2003 et avaient atteint la planète rouge en janvier 2004 pour une mission d’exploration qui devait initialement durer trois mois. Les deux ont trouvé des traces anciennes d’eau sur Mars.
Spirit a cessé de fonctionner en 2010. « Opportunity est en très bonne santé pour son âge », a souligné John Callas, responsable du projet au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa. Au cours de toutes ses années passées sur Mars, le robot y a parcouru quelque 36 kilomètres. Selon les scientifiques, cela correspond pour une voiture à plus de 3 millions de kilomètres parcourus sans changer d’huile.
Opportunity a été rejoint en août 2012 sur Mars par le robot Curiosity, pour une mission d’exploration prévue pour durer deux ans.
Actualité : Football- Le Syli de Guinée se relance et bat le Mozambique 6-1
La quatrième journée des éliminatoires pour la Coupe du monde 2014 de football s’est achevée sur une note de satisfaction pour l’équipe Guinéenne : La Guinée a battu l’équipe du Mozambique 6-1, à Conakry. Le « Sily national » doit désormais compter sur un faux-pas égyptien, la semaine prochaine, lors de la 5e journée, pour pouvoir finir en tête du groupe G.
Dans ce groupe L’équipe d’Egypte se rapproche de sa qualification, à Harare, les « Pharaons » se sont en effet imposés 4-2 au Zimbabwe, remportant ainsi leur quatrième victoire.
Par ailleurs, l’équipe Guinéenne peut encore espérer ravir aux « Pharaons » la première place du groupe G, la seule qui soit qualificative pour le troisième tour. Les Guinéens n’ont plus droit à l’erreur si, ils veulent se qualifier car ils doivent gagner obligatoirement les deux derniers matchs de cette poule G.
Mandela – L’Afrique du Sud entre fatalité et résignation « Il est temps de le laisser partir »
L’Afrique du Sud attendait dimanche avec fatalisme des nouvelles de la santé de l’ex-président Nelson Mandela, hospitalisé la veille dans un état « préoccupant » pour une pneumonie. Mais de plus en plus de ses compatriotes exprimaient aussi le voeu que leur bien-aimé « Madiba » puisse simplement finir sa vie « dans la dignité ». Le héros de la lutte contre l’apartheid, qui fêtera ses 95 ans le 18 juillet, faisait la une des journaux du dimanche. Mais la présidence n’avait toujours donné aucune information sur son état depuis l’annonce de son hospitalisation, dans la nuit de vendredi à samedi. Samedi matin, le porte-parole de la présidence avait simplement indiqué qu’il souffrait d’une rechute de sa pneumonie, et que son état s’était aggravé dans la nuit au point qu’il avait nécessité son hospitalisation.
« Il est temps de le laisser partir », titrait en une le grand journal Sunday Times, au-dessus d’une photo d’archives d’un Mandela souriant et saluant de la main, comme pour un au revoir. « Sa famille doit le laisser maintenant, de façon à ce que Dieu puisse faire à sa façon », dit dans le Sunday Times Andrew Mlangeni, un ami de longue date de Mandela, résumant une opinion assez largement exprimée depuis 24 heures, sur les réseaux sociaux notamment. « Ils doivent le libérer, spirituellement, et s’en remettre à leur foi en Dieu (…) Nous dirons merci, Dieu, de nous avoir donné cet homme, et nous le laisserons partir », poursuit M. Mlangeni.
Sur Twitter, les appels à laisser Mandela finir sa vie paisiblement s’accumulaient : « Faut-il prier pour que Tata Madiba aille bien ou pour que Dieu le délivre de ses souffrances ? Je crois qu’il est temps que nous le laissions partir », écrit @_Porchez. « Il est temps pour nous de le laisser passer calmement, paisiblement, avec élégance. Il mérite de partir dans la dignité », ajoute @Merryl4d. « Tata » (père) et « Madiba » (son nom de clan) sont deux façons respectueuses et affectueuses de s’adresser à Mandela en Afrique du Sud. City Press de son côté titre avec l’appel du président Jacob Zuma à prier pour le premier président noir d’Afrique du Sud, tandis que le populaire Sunday Sun lance en première page : « Mandela se bat pour sa vie ! » À Pretoria, de nombreux journalistes et photographes étaient toujours rassemblés dans la matinée devant l’hôpital où pourrait être traité le Prix Nobel de la paix 1993. Mais la présidence n’a pas dévoilé l’endroit exact de son hospitalisation et la presse en est réduite à des suppositions.
Mandela était apparu très affaibli sur les dernières images de lui qui ont filtré fin avril, à l’occasion d’une visite à son domicile des plus hauts dirigeants du pays. On y voyait le vieil homme assis sur un fauteuil, les jambes cachées par une couverture, posées à plat sur un repose-pieds. Son visage semblait de cire et n’exprimait aucune émotion, alors que ses visiteurs plaisantaient autour de lui. À un moment, il semblait prononcer un mot. Il avait été hospitalisé pour la dernière fois fin mars début avril, pendant dix jours, également pour une infection pulmonaire récurrente, probablement liée aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap.
C’est dans ce bagne qu’il avait passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime de l’apartheid, cassant des cailloux dans une poussière qui a durablement endommagé ses poumons. Mandela, bien que totalement retiré de la vie publique depuis des années, n’en reste pas moins vénéré par tout un peuple, pour avoir réussi à éviter une explosion de violence raciale lors du passage entre le régime ségrégationniste et la démocratie en 1994. Cette transition réussie lui a valu le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk. L’archevêque Desmond Tutu, autre figure majeure de la lutte anti-apartheid et lui aussi Prix Nobel de la paix, l’a qualifié un jour d' »icône mondiale de la réconciliation ».
Surveillance d’Internet : Edward Snowden, un ancien de la CIA à l’origine des fuites
Edward Snowden, la source du Guardian à l’origine du scandale sur le programme américain de surveillance des communications est sorti de l’ombre dimanche.
Un employé d’un sous-traitant de l’Agence de sécurité nationale (NSA), Edward Snowden, a révélé dimanche être à l’origine des fuites sur le programme américain de surveillance des communications, peu après l’annonce de l’ouverture d’une enquête pour l’identifier. « Je n’ai aucune intention de me cacher parce que je sais que je n’ai rien fait de mal », a déclaré le spécialiste informatique de 29 ans dans un entretien publié par le quotidien britannique The Guardian, à l’origine avec le Washington Post des révélations sur ce programme de renseignement américain.
Alors que les autorités américaines ont annoncé avoir lancé une enquête pour découvrir qui était à l’origine de ces fuites, l’ancien employé de la CIA, réfugié depuis le 20 mai à Hong Kong, reconnaît: « Je ne pense pas pouvoir revenir chez moi ». Le quotidien britannique publie également sur son site un entretien vidéo auquel Edward Snowden a pris part à visage découvert.
Ex-technicien à la CIA, Snowden travaillait depuis quatre ans à la NSA –dont il a révélé des documents confidentiels– en tant qu’employé de divers sous-traitants, dont Dell ou Booz Allen Hamilton, son dernier employeur. « Mon unique objectif est d’informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux », assure-t-il au Guardian.
La révélation de son identité est survenue peu de temps après la diffusion d’extraits d’un entretien accordé à ABC News par le directeur du renseignement américain, James Clapper. Dénonçant à nouveau les « ravages » causés par les révélations du Guardian et du Washington Post, James Clapper avait annoncé qu’une enquête avait été ouverte pour découvrir l’origine de ces fuites.
La semaine dernière, le Washington Post et le quotidien britannique The Guardian ont fait la lumière successivement sur deux programmes secrets de l’Agence nationale de sécurité (NSA). L’un concerne la récolte depuis 2006 des données d’appels téléphoniques aux Etats-Unis par l’opérateur Verizon, et vraisemblablement d’autres opérateurs. L’autre programme, appelé PRISM, vise à intercepter les communications d’internautes étrangers, se situant hors des Etats-Unis, sur neuf grands réseaux sociaux comme Facebook.
« J’espère que nous serons à même de retrouver qui a fait cela, parce que cela cause de grands dommages à la sécurité de notre pays », avait déclaré M. Clapper sur ABC News. Samedi, il avait déclassifié un certain nombre d’éléments sur ces programmes de surveillance des communications, défendant déjà vigoureusement leur légalité et leur utilité dans la lutte antiterroriste et dénonçant les « révélations irresponsables » parues dans la presse.
Interrogé dimanche matin sur ABC, le journaliste du Guardian Glenn Greenwald, avait quant à lui dénoncé une volonté d' »intimider les journalistes et leurs sources ». « Chaque fois (…) que quelqu’un dévoile les méfaits du gouvernement, la tactique consiste à le diaboliser et le présenter comme un traître », a ajouté le journaliste.
« Je n’ai aucune idée de ce que sera mon avenir », déclare de son côté Edward Snowden au Guardian, disant espérer que Hong Kong ne l’extrade pas vers les Etats-Unis et envisager de demander l’asile à l’Islande, réputée pour soutenir « ceux qui défendent la liberté sur internet ».
Très sévère dans sa lutte contre les fuites d’informations confidentielles, l’administration Obama avait dû se défendre à la mi-mai après la révélation de la saisie sans précédent de relevés téléphoniques de l’agence de presse américaine AP, qui avait suscité l’ire des défenseurs de la liberté de la presse.
Elle s’était auparavant déjà montrée très agressive dans sa traque des fuites. Lundi s’est ouvert le procès en cour martiale du soldat Bradley Manning, qui encourt la réclusion à perpétuité pour avoir fourni des dizaines de milliers de documents secrets au site WikiLeaks.
Obama et Xi Jinping en Californie, les germes d’une rencontre « formidable »
En Californie, le président américain Barak Obama et son homologue chinois Xi Jinping ont achevé le samedi 8 juin leurs conversations à l’issue d’une rencontre de 48 heures au cours de laquelle ils se sont efforcés de créer un climat de plus grande confiance entre leurs deux pays. Les deux hommes se sont mis d’accord pour travailler ensemble afin de limiter la production de certains gaz industriels, responsables de l’effet de serre. De son côté, le leader chinois a également demandé la fin de la vente d’armes américaines à Taiwan.
Lors d’une promenade d’une heure dans la somptueuse propriété d’un ancien magnat de l’édition, Barack Obama a déclaré avec Xi Jingping à ses côtés, que leur rencontre avait été « formidable ». Signe d’une atmosphère plus décontractée, si les deux présidents avaient renoncé à la cravate vendredi, hier samedi ils ont tombé la veste. Il est vrai que le mercure à Rancho Mirage atteignait les 45 degrés.
Une température qui est venu leur rappeler l’un des problèmes les plus pressants de la planète : le réchauffement climatique. Ils se sont mis d’accord pour travailler ensemble afin de limiter la production des hydrofluorocarbones des gaz industriels, responsables de l’effet de serre.
Sur les autres grands dossiers, pas de percée, mais chacun a eu l’occasion de présenter sa position et de mieux se connaître. Le Chinois a pris note de l’inquiétude des Etats-Unis en matière de cybersécurité, affirmant que son pays était, lui aussi, victime d’attaques informatiques.
M. Xi Jinping a également demandé la fin de la vente d’armes américaines à Taiwan. A propos de la Corée du nord, les deux présidents se sont prononcés en faveur d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne.
Côté américain, l’objectif de la rencontre a été atteint. Obama voulait nouer des relations personnelles avec le nouveau leader de la Chine avec qui il va devoir traiter jusqu’en 2017. L’avenir dira, si, à Rancho Mirage les germes d’une relation plus sereine entre les deux puissances ont été semés.
Relance de dialogue entre les deux Corées
Le dialogue a timidement repris entre les deux Corées. Des délégations du Nord et du Sud se sont rencontrées, ce dimanche 9 juin 2013, à Panmunjeom, le long de la frontière ultra-militarisée qui les sépare. Cette réunion de travail est la première du genre depuis deux ans, et intervient après plusieurs mois de vives tensions et de menaces verbales de guerre brandies par le régime du Nord. La rencontre a surtout servi à régler les détails des prochains pourparlers, de niveau plus élevé, qui se dérouleront à Séoul, la semaine prochaine.
Sory Camara le Directeur Adjoint du Port Autonome de Conakry, face à la Cour Commune de Justice et d’arbitrage de l’OHADA à Paris.
Sory Camara, conduisait dernièrement une importante délégation du Port Autonome de Conakry à Paris, lors du passage de L’Etat guinéen les 27 et 28 Mai à Paris, sur sa décision de retirer en 2011 la gestion du Port Autonome de Conakry (PAC) au groupe NECOTRANS. C’est le premier du genre dans cette affaire, cet arbitrage de la Cour Commune de Justice et d’arbitrage de l’OHADA concernant ce contentieux (LC n° 621).
cette juridiction, qui a organisé cette séance exceptionnelle dans les locaux de la CCI à Paris, a permis aux avocats des deux parties de multiplier les questions à plusieurs acteurs liés au dossier à partir de l’audition de témoins,
Les défenseurs du groupe français, Cédric Fisher (cabinet Fisher, Tandeau de Marsac, Sur et associés) et son confrère spécialiste en arbitrages internationaux, José Miguel Judice, ont posé des questions pertinentes au Directeur Adjoint du Port Autonome de Conakry, Sory Camara.
Au cours des débats, Sory Camara a essayé de prouver que NECOTRANS, n’avait pas respecté ses engagements. Par ailleurs, dès l’obtention dudit marché en question par NECOTRANS, le port Autonome de Conakry, aurait « émis des doutes sur la capacité de ce groupe à mener a bien ce marché » nous rapporte une source proche du dossier. Même si au sortir de cet arbitrage juridique, d’autres sources mentionnent que Monsieur Sory Camara aurait affirmé que la décision de changer le concessionnaire répondait à « une décision politique ». Il reste entendu qu’il est de bonne guerre dans ce genre de dossier d’affaisser les arguments de la partie adverse.
Somme toute, le verdict de la cour est attendu au dernier trimestre de 2013.
Serena Williams remporte Roland-Garros
La tenante du titre, Maria Sharapova, s’incline en deux sets face à l’Américaine, numéro 1 mondiale, déjà victorieuse il y a onze ans à Paris.
L’Américaine Serena Williams, numéro 1 mondiale du classement WTA de tennis, a remporté son deuxième titre à Roland-Garros, onze ans après le premier, en battant samedi la Russe Maria Sharapova (numéro 2), la tenante du titre, en deux sets 6-4, 6-4. Williams décroche ainsi son 16e titre du Grand Chelem. Elle n’est plus qu’à deux longueurs de Chris Evert et Martina Navratilova (18), le record appartenant à Steffi Graf (22).
A 31 ans et 247 jours, la cadette des Williams devient la joueuse la plus âgée à remporter Roland-Garros depuis 1968. Elle avait 20 ans quand elle avait remporté son premier titre à Paris en 2002, en battant sa soeur Venus en finale. « Je suis très heureuse, je voulais vraiment gagner. Après 11 ans c’est incroyable », a déclaré l’Américaine en français au micro de Fabrice Santoro. « C’est difficile de parler français parce que je suis très excitée. »
« J’adore Paris, j’adore le public et je veux encore gagner ici. Je passe beaucoup de temps ici et je pense que je suis parisienne », a ajouté dans un sourire Serena, qui a un appartement à Paris. Pour s’adjuger sa 31e victoire consécutive cette saison, et améliorer encore d’une unité son record en carrière, l’Américaine a dû s’employer comme rarement contre une Sharapova enragée. La Russe ne l’a plus battue depuis 9 ans et le Masters 2004, soit 13 défaites consécutives. Mais elle a montré tout son orgueil pour faire de cette finale la plus fascinante de ces dernières années.
Les deux joueuses se sont battues comme des lionnes dès le premier échange. Sharapova a levé un point rageur en disant long sur son envie dès le premier jeu, après avoir conservé son service en sauvant trois balles de break. La Russe a même enchaîné en prenant le service adverse. A 40-15 pour Sharapova dans le troisième jeu, Williams a sorti un coup magistral puis est venue défier du regard son adversaire. L’Américaine venait de rentrer dans la partie pour de bon.
Elle a alors aligné quatre jeux consécutifs, la bataille devenant de plus en plus féroce. Malgré la résistance de Sharapova, qui est revenue à 4-4, la N.1 mondiale s’est montrée un brin plus solide sur son service pour s’offrir ce set. Avant cette rencontre, Serena avait remporté ses 22 matches joués sur terre battue en 2013 en ne concédant que trois sets. La tâche de la Russe en devenait donc quasiment insurmontable. Mais elle a continué à faire preuve d’un cran admirable jusqu’au bout.
Elle a ainsi sauvé cinq balles de break dans le premier jeu du second set. Mais Serena a fini par breaker à 2-1. Particulièrement solide sur son service, elle n’a plus lâché cet avantage, concluant avec trois aces dans le dernier jeu. « J’ai réussi un très bon tournoi, mais je suis tombée sur une adversaire très forte », a déclaré la Russe, se rappelant le « moment absolument incroyable » qu’elle avait passé en 2012 sur ce même court.
C’est une belle revanche pour l’Américaine, qui l’an dernier avait été éliminée au premier tour de Roland-Garros. Cet échec avait ravivé sa volonté de redevenir la meilleure. Elle a depuis tout détruit sur son passage, enchaînant 74 victoires pour seulement trois défaites, dont deux alors qu’elle était amoindrie physiquement.
Elle a remporté 11 titres sur 14 tournois disputés, s’imposant à Wimbledon, aux JO, à l’US Open, au Masters, et finalement à Roland-Garros.













































