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Guinée- Présidentielle du 28 décembre : la DGE mobilise les observateurs nationaux et internationaux

À cinq jours de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre, la Direction générale des élections (DGE) a organisé, ce mardi 23 décembre 2025 à Conakry, une session d’information et d’orientation à l’intention des observateurs nationaux et internationaux accrédités.

La rencontre a réuni des représentants d’organisations sous-régionales, régionales et internationales, des missions diplomatiques, des institutions publiques, des organisations de la société civile ainsi que des professionnels des médias, tous engagés dans le suivi du processus électoral.

À l’ouverture des travaux, la directrice générale des Élections, Mme Camara Djenabou Touré, a invité l’assistance à observer une minute de silence en hommage aux « martyrs de la démocratie » et aux victimes des événements politiques survenus ces dernières années en Guinée.

Elle a ensuite salué la forte mobilisation des organisations accréditées, soulignant la présence d’observateurs issus notamment de la CEDEAO, de l’Union européenne, du système des Nations unies, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), du Parlement africain, ainsi que de nombreuses organisations non gouvernementales nationales et internationales.

Au nom du Premier ministre, du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation et de la DGE, la responsable de l’organe électoral a remercié les partenaires pour leur implication dans l’accompagnement d’un processus électoral inscrit, selon elle, dans la dynamique de sortie de la transition et de retour à l’ordre constitutionnel.

Mme Touré a rappelé que cette période de transition a été marquée par l’adoption d’une nouvelle Constitution et d’un nouveau Code électoral, jetant les bases du scrutin présidentiel.

Sur le plan organisationnel, la DGE a mis en place une plateforme numérique d’accréditation, destinée à faciliter la participation et le déploiement des missions d’observation. À l’issue du processus, près de 10 000 observateurs, issus d’environ 100 organisations et institutions, ont été accrédités pour être déployés dans les 23 662 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire national.

Cette procédure, selon la DGE, a permis de collecter des informations détaillées sur les institutions et les observateurs, en vue de la délivrance de badges d’identification et de guides d’observation.

La directrice générale des Élections a assuré qu’un dispositif juridique, institutionnel et opérationnel est en place pour garantir un scrutin « libre, transparent et inclusif ». Elle a également mis en avant la collaboration avec les organisations de la société civile et les médias, formalisée par des conventions comprenant un appui financier destiné à faciliter leurs activités d’information et d’observation.

La session d’orientation vise trois objectifs majeurs : la maîtrise du cadre juridique et réglementaire de l’élection présidentielle, la compréhension des droits et obligations des observateurs conformément aux standards internationaux, et l’appropriation des règles applicables au vote et à la centralisation des résultats.

Les observateurs sont ainsi appelés à suivre toutes les étapes du processus électoral, depuis l’acheminement du matériel jusqu’à la proclamation des résultats provisoires et définitifs, dans le respect des principes de professionnalisme, neutralité, objectivité et des limites territoriales fixées par leurs accréditations.

À l’issue de la rencontre, Gabriel Haba, président du Conseil national des organisations de la société civile (CNOCS), a salué l’initiative de la DGE, qu’il a qualifiée de « pratique démocratique » contribuant à la transparence et à la crédibilité du processus électoral.

Il a toutefois exprimé plusieurs préoccupations, notamment des cas de communication jugée inappropriée sur les documents de vote, l’implication de certains ministres dans la campagne électorale, ainsi que les restrictions d’accès à Internet observées ces derniers jours. Des situations qui, selon lui, pourraient affecter le bon déroulement du scrutin et le fonctionnement des mécanismes de veille citoyenne.

Le président du CNOCS a appelé les autorités à prendre en compte ces observations afin de préserver l’équité du processus électoral et de favoriser l’acceptation des résultats par l’ensemble des acteurs.

 

 

Visas américains : une caution désormais exigée pour les voyageurs guinéens

À compter du 1er janvier 2026, les citoyens guinéens sollicitant certains types de visas pour les États-Unis devront s’acquitter d’une caution financière obligatoire. La Guinée fera en effet son entrée dans le programme américain de caution de visa, une mesure qui concerne les visas de type B1, B2 et B1/B2.

Selon les nouvelles dispositions, tout demandeur voyageant avec un passeport guinéen, jugé admissible à l’un de ces visas, devra verser une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars américains avant la délivrance du document. Le montant exact sera fixé par l’officier consulaire lors de l’entretien.

Selon l’ambassade américains en Guinée, l’exigence de caution s’applique uniquement aux nouvelles demandes de visas B. Les personnes disposant déjà d’un visa B1, B2 ou B1/B2 valide ne sont pas concernées. Toutefois, à l’expiration de ce visa, toute nouvelle demande sera soumise à l’obligation de caution.

Les autorités américaines précisent par ailleurs que la caution ne doit en aucun cas être payée avant l’entretien consulaire. Un paiement anticipé ne garantit pas l’obtention du visa et pourrait ne pas être remboursé. Les instructions relatives au versement de la caution seront communiquées uniquement après l’entretien, si le visa est approuvé.

Un visa à entrée unique et à durée limitée

Une fois la caution versée et le visa délivré, celui-ci sera valable pour une seule entrée sur le territoire américain, dans un délai de trois mois à compter de sa date d’émission. Le visa portera une annotation précisant le dépôt de la caution.

La durée du séjour sera déterminée à l’arrivée par le Département américain de la Sécurité intérieure. En pratique, les agents des douanes et de la protection des frontières (CBP) limitent généralement le séjour à 30 jours.

Remboursement de la caution

Bonne nouvelle pour les voyageurs respectueux des règles : les cautions seront automatiquement restituées aux personnes ayant respecté l’ensemble des conditions liées à leur visa et à leur séjour aux États-Unis.

Guinée- élection présidentielle : la carte d’électeur, seule pièce valable pour voter

À l’approche des consultations électorales, la Direction générale des élections (DGE) a tenu à rappeler les règles strictes encadrant l’exercice du droit de vote en République de Guinée.

Dans un communiqué que la DGE vient de diffuser elle souligne que, conformément aux dispositions du Code électoral, notamment en son article 90, «seuls les électeurs régulièrement inscrits sur la liste électorale et munis de leur carte d’électeur sont autorisés à participer au scrutin». Le vote ne peut s’effectuer que dans le bureau de vote auquel l’électeur est officiellement rattaché.

Aucun autre document admis

L’institution électorale insiste avec fermeté : « aucun autre document, quelle que soit sa nature, ne peut conférer le droit de vote à un citoyen guinéen ». La carte d’électeur demeure ainsi l’unique pièce reconnue pour participer aux consultations électorales sur l’ensemble du territoire national.

Appel à la responsabilité et au civisme

En sa qualité d’organe garant de la bonne application du Code électoral et des textes en vigueur, la Direction générale des élections appelle l’ensemble des citoyens, acteurs politiques, leaders d’opinion et professionnels des médias à faire preuve de responsabilité et de civisme. Elle les exhorte notamment à « s’abstenir de toute communication ou initiative contraire aux procédures de vote prévues par la loi. »

Vers un climat électoral apaisé

La DGE réaffirme par ailleurs son engagement en faveur de la promotion d’un « climat électoral apaisé, inclusif et respectueux des règles démocratiques ». Elle se dit pleinement disposée à fournir toute information utile afin de garantir un processus électoral transparent, crédible et accepté par tous.

Guinée- vote du 28 décembre: la DGE publie le circuit de vote

Dans le cadre du déroulement de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre prochain, la Direction générale des élections à publié une vidéo expliquant le circuit de vote le jour  de l’élection . Cette vidéo s’adresse non seulement aux membres de bureau de vote mais aussi aux citoyens. Voir la vidéo ici

Conakry : la DGE forme les journalistes en langues nationales au nouveau Code électoral

À quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre, la Direction générale des élections (DGE) a lancé, ce samedi 20 décembre à Conakry, un séminaire de formation à l’intention des journalistes en langues nationales. L’initiative vise à vulgariser le nouveau Code électoral et à renforcer une couverture médiatique responsable, gage d’un processus électoral transparent et apaisé.

«Vous devez comprendre vos rôles et responsabilités en tant que journalistes »

Sous la supervision de la DGE, plus d’une vingtaine de professionnels des médias ont pris part à cette session consacrée au nouveau cadre juridique des élections en République de Guinée, notamment le Code électoral promulgué le 27 septembre dernier.

Prenant la parole, la Directrice générale des élections, Djenabou Touré, a insisté sur le choix stratégique des journalistes en langues nationales. Elle a rappelé leur rôle central dans la compréhension et la diffusion des règles électorales auprès des populations.

« Nous avons décidé de travailler avec vous pour expliquer le Code électoral. Vous devez comprendre vos rôles et responsabilités en tant que journalistes, mais aussi savoir comment couvrir les activités électorales sans tomber en contradiction avec la loi », a-t-elle déclaré.

La formation aborde plusieurs aspects clés du processus électoral, notamment les procédures d’accréditation des médias gérées par la Haute Autorité de la Communication (HAC), le déroulement du vote dans les bureaux et la centralisation des résultats. Les organisateurs mettent un accent particulier sur la responsabilité éditoriale des médias en période électorale.

«Les journalistes font preuve de neutralité et garantissent un accès équitable à l’information»

« Nous vous expliquerons les procédures d’accréditation, la couverture attendue à travers la synergie des médias publics et privés, le déroulement du vote et votre rôle dans l’information du public. Vos droits et devoirs en période électorale seront également clarifiés », a ajouté Djenabou Touré, précisant que le Code de conduite des journalistes sera détaillé afin de leur permettre de travailler dans le strict respect de la loi.

 Présidant la cérémonie d’ouverture, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a salué le professionnalisme de la presse lors du récent référendum et appelé à maintenir cette dynamique durant la présidentielle.

« Je félicite la presse pour la qualité de son travail. La couverture de la campagne électorale est déjà irréprochable. Les journalistes font preuve de neutralité et garantissent un accès équitable à l’information pour les neuf candidats », a-t-il affirmé.

Il a également souligné le rôle déterminant des journalistes en langues nationales dans la communication avec les citoyens.

« Beaucoup de nos concitoyens n’ont pas une parfaite compréhension du français. En vous exprimant directement dans leurs langues, vous transmettez l’information sans filtre. Vous êtes un lien essentiel entre les institutions et la population », a-t-il rappelé.

Reconnaissant le rôle pacificateur des médias, le président de la HAC a exhorté les journalistes à poursuivre leurs efforts de sensibilisation.

« Expliquez les changements du cadre normatif. Il y a de nombreuses nouveautés et vous devez les rendre compréhensibles. Je suis convaincu qu’avec votre engagement, la paix prévaudra », a-t-il conclu.

Tentative de coup d’État au Bénin : la CDESA accuse le général nigérien Abdourahamane Tiani et appelle à son arrestation

La Coalition Citoyenne pour la Démocratie et la Stabilité en Afrique de l’Ouest (CDESA) a fermement condamné la tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre 2025, visant à renverser le président béninois démocratiquement élu, Patrice Talon. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi, l’organisation régionale accuse directement le général nigérien Abdourahamane Tiani d’être l’instigateur de cette opération insurrectionnelle.

Selon la CDESA, les autorités béninoises, avec l’appui décisif des forces nigérianes, ont rapidement rétabli l’ordre et procédé à l’arrestation de 14 personnes impliquées dans cette tentative de putsch, qui aurait entraîné des pertes humaines jugées « inutiles et regrettables ».

Des accusations graves contre le chef de la junte nigérienne

La coalition affirme disposer d’« éléments crédibles » indiquant que le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte au pouvoir au Niger depuis le coup d’État de juillet 2023, aurait initié, soutenu et accompagné les mutins béninois. Une implication qui, selon elle, s’inscrit dans une stratégie plus large de déstabilisation régionale menée depuis Niamey.

Face à ces accusations, la CDESA exige « l’émission immédiate d’un mandat d’arrêt international » contre le général Tiani pour sa complicité présumée dans cette tentative de renversement du pouvoir béninois.

Un bilan sévèrement critiqué au Niger

Dans sa déclaration, la coalition dresse un tableau sombre de la situation au Niger depuis l’éviction du président Mohamed Bazoum. Elle rappelle que ce dernier est toujours détenu de manière extrajudiciaire, exprimant à son égard un « soutien indéfectible ».

Sous la gouvernance du général Tiani, le Niger ferait face, selon la CDESA, à une crise multidimensionnelle marquée notamment par :

des défauts répétés de paiement de la dette auprès de l’UEMOA, accentuant l’isolement économique du pays ; une dégradation sécuritaire sans précédent, caractérisée par l’expansion des milices et le recours à des groupes privés pour des missions régaliennes de défense ; des violations répétées des droits humains, incluant des atteintes à la liberté d’expression, à l’indépendance de la justice et à la liberté d’association ; une gouvernance socio-économique jugée défaillante, avec corruption, arriérés de salaires et de bourses, ainsi que le bradage des ressources stratégiques telles que le pétrole et l’uranium.

Appel à la CEDEAO, à l’Union africaine et à la communauté internationale

Dénonçant ce qu’elle qualifie de volonté du général Tiani de « farwestiser l’Afrique de l’Ouest », la CDESA appelle la CEDEAO, l’Union africaine et la communauté internationale à agir sans délai. Parmi ses principales revendications figurent l’arrestation du chef de la junte nigérienne pour haute trahison et atteinte à la sûreté des États du Niger et du Bénin, ainsi que la fin des remises en cause de l’ordre constitutionnel dans la sous-région.

La coalition exhorte également les partenaires internationaux à soutenir les peuples africains dans leur quête de paix, de stabilité et de développement, et à œuvrer à la restauration et à la sanctuarisation de la démocratie au Niger et en Afrique de l’Ouest.

« Il est temps d’y mettre un terme »

Pour la CDESA, l’Afrique de l’Ouest ne peut plus tolérer « ces parenthèses de misère, de désordre et de paupérisation » imposées par des juntes militaires aux populations. Elle estime que la faiblesse de la réaction internationale lors du coup d’État du 26 juillet 2023 au Niger a contribué à renforcer l’audace et les ambitions du général Tiani.

Grève : l’Intersyndicale de l’Éducation annonce la suspension de la grève générale

Après plusieurs semaines de tension dans le secteur éducatif guinéen, l’Intersyndicale de l’Éducation a officiellement annoncé mercredi 10 décembre 2025 la suspension de la grève générale déclenchée le 1ᵉʳ décembre 2025.

Cette décision intervient à l’issue de discussions jugées « concluantes » entre les organisations syndicales, le gouvernement et les acteurs impliqués dans la résolution de la crise.

Dans un communiqué rendu public mercrédi, l’Intersyndicale rappelle les différentes étapes qui ont conduit à cette issue. Parmi celles-ci figurent le dépôt d’un mémorandum le 1ᵉʳ septembre, la notification du préavis le 5 novembre et l’avis de grève déposé le 1ᵉʳ décembre. L’implication active de la société civile à travers le CNOSC et celle du Mouvement Syndical Guinéen ont également été saluées.

Les responsables syndicaux soulignent que la main tendue du gouvernement et les engagements pris ont permis de créer les conditions favorables à un apaisement. Une rencontre tenue le 9 décembre entre le Mouvement Syndical Guinéen, l’Intersyndicale de l’Éducation (FSPE–SNE–SLECG) et le ministère de la Fonction publique a été déterminante dans la prise de décision.

Les syndicats félicitent l’ensemble des enseignants pour leur mobilisation et leur discipline. La suspension prendra effet à partir du jeudi 11 décembre 2025 à 12h, après la signature du procès-verbal d’entente au ministère de la Fonction publique.

Toutefois, l’Intersyndicale précise que la grève n’est que suspendue, et non annulée. Elle appelle les enseignants à rester mobilisés et solidaires jusqu’à l’aboutissement complet des engagements pris par les autorités.

 

Bénin: la France confirme avoir apporté du soutien

À la demande du gouvernement béninois, la France a fourni dimanche un appui aux forces armées du Bénin pour contrer la tentative de coup d’État à Cotonou. L’Élysée a confirmé l’information ce mardi 9 décembre, évoquant un soutien destiné à renforcer l’action de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), mobilisée dès les premières heures de la crise.

Un appui en renseignement et en logistique

Selon la présidence française, Paris a apporté une aide en matière de surveillance, d’observation et de logistique, afin d’appuyer les forces loyales engagées pour reprendre le contrôle de la situation. L’Élysée qualifie l’opération de « très violente », rappelant qu’elle a causé des morts et des prises d’otages.

Aucune précision n’a été donnée sur la nature exacte des moyens déployés. Toutefois, des données issues d’un site de suivi aérien indiquent qu’un avion français spécialisé dans le renseignement a été observé plusieurs heures au-dessus de Cotonou dimanche.

Coordination régionale autour d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a assuré une coordination diplomatique au plus fort des événements. Le président français s’est entretenu dimanche avec son homologue béninois Patrice Talon, ainsi qu’avec le président nigérian Bola Tinubu et le chef de l’État sierra-léonais Julius Maada Bio, qui assure la présidence en exercice de la Cédéao.

La Cédéao autorise une intervention rapide

Face à la gravité de la situation, la Cédéao a rapidement donné son feu vert pour mobiliser sa force en attente. Des unités, notamment venues du Nigeria, sont intervenues pour aider les forces béninoises à sécuriser les points stratégiques et rétablir l’ordre.

Avec AFP

Tentative de coup d’État au Bénin : la CEDEAO condamne et promet son soutien total

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a réagi avec vigueur aux informations faisant état d’une tentative de coup d’État militaire en République du Bénin. L’organisation régionale se dit « consternée » par la situation, qu’elle qualifie d’action anticonstitutionnelle et de subversion de la volonté du peuple béninois.

Dans son communiqué, la Commission de la CEDEAO condamne sans réserve cette tentative de prise de pouvoir par la force et réaffirme son attachement strict au respect de la Constitution béninoise. Elle salue également les efforts du gouvernement et de l’armée républicaine, qui ont œuvré pour maîtriser la situation et contenir les éléments putschistes.

L’organisation ouest africaine avertit que les auteurs du complot seront tenus « responsables, individuellement et collectivement », de toute perte en vies humaines ou destruction de biens liée à leurs actions. La CEDEAO se dit prête à accompagner pleinement les autorités béninoises et assure qu’elle mobilisera, si nécessaire, tous les moyens à sa disposition, incluant le déploiement de sa force régionale en attente, afin de protéger l’ordre constitutionnel et l’intégrité territoriale du pays

Daté du 7 décembre 2025 et publié depuis Abuja, le communiqué marque la volonté de l’organisation d’affirmer une nouvelle fois sa ligne dure contre les coups d’État militaires dans la région, après une série de crises politiques ayant affecté l’Afrique de l’Ouest ces dernières années.

Présidentielle du 28 décembre :encore quelques jours pour obtenir une accréditation

En prélude à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025 en Guinée, la Direction générale des élections a lancé officiellement une plateforme de demandes d’accréditation, le  22 novembre dernier  à Conakry.

La plateforme de demandes d’accréditation est ouverte du 22 novembre au 17 décembre 2025. Cette initiative vise à simplifier l’octroi des accréditations et renforcer davantage la transparence du processus électoral.

Voici le l’intégrabilité du communiqué

Guinée :la réfondation de l’Etat passe aussi par la réalisation progressive des infrastructures

Le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) mise sur les infrastructures socio-économiques pour améliorer le niveau de vie des Guinéens et booster la croissance économique du pays. En témoignent le nombre de chantiers lancés ou qui ont repris sur l’ensemble du territoire national depuis le 5 septembre 2021.

Le CNRD semble avoir sonné la fin de la récréation en accordantune attention soutenue aux processus de passation et l’exécution des marchés  dans les délais.En deux ans, les résultats sont visibles.

« 2 252 kilomètres de routes réalisés en deux ans »

Les routes du pays sont pratiquement en chantier. Le premier acte posé par le Président de la transition dans ce secteur, aura été la relance des travaux de construction de la route nationale N°1 Coyah-Mamou-Dabola.

A la suite de cela, le colonel Mamadi Doumbouya a procédé le 13 juillet 2022 à la pose de la première pierre de l’échangeur de Bambéto, dont les travaux sont très avancés à ce jour. Ce projet financé à hauteur 246 millions de dollars US est exécuté par l’entreprise chinoise China Hydro, pour une durée de 30 mois.

Dans la foulée, les travaux de construction des échangeurs du KM36 et de Kagbelen ont été relancés. A Kagbelen, le pont « Paul Kagamé » a été inauguré et celui du KM36, déjà mis en service attend quelques travaux de finition pour être pleinement opérationnel.

Faut-il aussi rappeler qu’en janvier 2023, les travaux du pont à péage de Tanènè, long de 126 mètres, permettant le remplacement des 4 ponts construits en 1957 ont été lancés par le Premier ministre Dr Bernard Goumou. Les travaux de cet important ouvrage de franchissement 269 milliards GNF, avec poutre longitudinale en acier, tablier en béton, avec 2 voies, et d’une longueur totale des voiries de raccordement de 3 km, progressent à la satisfaction des autorités.

Une véritable course contre la montre est lancée pour doter le pays d’ouvrages de franchissement modernes, sécurités et adaptés aux défis du moment. Dans cette dynamique, les travaux de construction de cinq ponts et leurs voies d’accès sont en cours à Conakry et Coyah. Il s’agit des ponts de Kakimbo, Kiroti, Démoudoula, Kissosso et Kassonya ainsi que leurs routes d’accès dans le grand Conakry. Le coût de réalisation s’élève à 59,99 millions d’euros, pour un délai d’exécution de 30 mois.

Dans une dizaine de villes, les travaux de bitumage des voiries urbaines sont entamés. Il s’agit de Gaoual (10 km), Macenta (11,2 km) Yomou (11 km), Koubia 9,3 km), Kérouané 11,3 km) Mali 17,1 km), Tougué 15 km), Koundara (8,3 km), Dabola (8,5 km), Kindia (8,5 km).

Selon le ministre des Infrastructures, qui s’exprimait à l’occasion de l’inauguration du pont « Kagamé », le gouvernement guinéen va investir, au titre de l’exercice budgétaire 2023, « plus de 4 000 milliards GNF dans le secteur des travaux publics ».

Le chef du gouvernement, qui ne rate pas d’occasions pour magnifier les réalisations du CNRD, a fait savoir ces derniers jours, que « 2 252 kilomètres de routes ont été réalisés depuis le 5 septembre 2021 ».

Les infrastructures aéroportuaires se modernisent

Dans ce secteur, c’est un exploit que le CNRD est train de réussir. Il y a trois mois, les travaux d’extension et de modernisation de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré ont été lancés. A l’issue des 20 mois d’exécution, le principal aéroport de Conakry changera de visage. Les travaux portent notamment sur la construction d’’un Nouveau Terminal passager de 32 000 m², un nouveau Terminal Cargo de 3 600 m², des bureaux administratifs de la SOGEAC, une Tour de contrôle, une Nouvelle caserne des pompiers, une Nouvelle centrale électrique, d’un Pavillon présidentiel, un Bâtiment de la Gendarmerie des Transports Aériens, un Complexe hôtelier et la rénovation de la piste et les voies de circulation.

Ces travaux seront exécutés en cinq phases, selon le cahier de charge. La première concernera les édifices et sera réalisée en six mois pour un coût estimé à 25 millions d’euros. Les quatre autres phases suivront au fur et à mesure. Ce qui fera un coût global d’un peu plus de 270 millions d’euros. Le groupe Albayrak est chargé de l’exécution des travaux de cette œuvre gigantesque. A date, l’aéroport dispose d’un parking automatisé opérationnel, avec trois modes d’accès.

Parallèlement, l’Etat guinéen a lancé les travaux de réhabilitation des aérodromes à Faranah, Kankan, N’zérékoré et Labé.« Nous devons voir grand et ne pas nous contenter du peu », commente le ministre des Transports Félix Lamah.

Des infrastructures socioéducatives tous azimuts

Après avoir fait l’état des lieux des infrastructures et équipements scolaires, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation a proposé en conseil des ministres, la réhabilitation et la construction de nouvelles écoles, pour répondre aux déficits. Ainsi, 563 écoles ont été rénovées et 1 000 salles de classes sont en cours de construction.

Dans le domaine de l’Enseignement supérieur, plusieurs laboratoires de recherches sont désormais équipés et le département accompagne les travaux d’au moins un millier d’enseignants chercheurs en master et doctorat.

L’Enseignement technique occupe une place de choix dans la politique de réfondation du système éducatif guinéen. Dans cette perspective, une nouvelle école de Chemin de fer, le CFP de Donka et bien d’autres ainsi que l’Ecole maritime sont en réalisation. Aussi, pour améliorer les conditions de vie et d’apprentissage, les apprenants des écoles professionnelles bénéficient désormais de bourses d’entretien. Celles-ci varient entre 150 000 et 250 000 francs guinéens. Une première en Guinée. Outre la construction des CFP et la modernisation du processus d’inscriptions dans les écoles professionnelles, le département procède aussi à un recensement biométrique des apprenants.

Dans le cadre des logements sociaux, en septembre 2022, Dr Bernard Goumou a donné le coup d’envoi des travaux de réalisation de 302 logements à Kolaboui. En Janvier 2023, il a présidé la cérémonie de remise des clés du premier lot de logements sociaux à Matoto. Un projet piloté par l’Agence Guinéenne pour le Financement du Logement (AGUIFIL).

DOURA/ Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD

Agriculture : le budget est passé de 600 milliards à 1 900 milliards GNF

Pour que l’agriculture joue un rôle moteur dans l’économie guinéenne, le gouvernement de la transition a procédé à une augmentation du budget alloué au secteur. Celui-ci est passé de 600 milliards à 1 900 milliards de francs guinéens, soit la plus grande hausse budgétaire jamais faite en Guinée.

L’Agriculture emploie 80% de la population guinéenne, dont elle assure la principale source de revenus. Conscient de l’importante dudit secteur, les autorités de la transition, avec à leur tête le colonel Mamadi Doumbouya, ont décidé d’accorder une priorité à ce secteur. D’où l’allocation d’un budget consistant de 1 900 milliards de francs guinéens selon le ministre de tutelle Mamoudou Nagnalen Barry. Avant la transition, environ 600 milliards de francs guinéens étaient accordés au secteur.

Un secteur en pleine modernisation

L’explosion du budget du secteur agricole traduit la volonté des dirigeants de la transition guinéenne d’accroitre les rendements et de faire de l’autosuffisance alimentaire une réalité en Guinée. « D’abord, ce n’est pas un miracle. C’est l’ordre normal des choses, vu le potentiel de la Guinée et l’attachement de ses populations à l’agriculture », explique le ministre Barry.

La disponibilité de ces moyens ont permis une forte mécanisation de l’agriculture, par l’achat des centaines de tracteurs et des moissonneuses-batteuses. Une commande d’engins agricoles qui s’inscrit dans le cadre du processus de mécanisation et de modernisation du secteur agricole afin d’en faire un pilier de développement socio-économique de la Guinée.

Pour améliorer les rendements, l’Etat investit considérablement dans les semences. Celles-ci sont passée de 200 tonnes en 2022 à près de 5.000 tonnes cette année.

Aussi, pour accompagner les agriculteurs, le Premier ministre Dr Bernard Goumou a, au nom du Président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya, remis un bateau de 28.000 tonnes d’engrais urée à la Chambre Nationale d’Agriculture (CNA) pour la distribution aux producteurs sur toute l’étendue du territoire nationale auprix subventionné de 300 000 francs guinéens par sac. Cette commande, la plus grande dans l’histoire de notre pays pour l’engrais urée, vient s’ajouter à la commande des 27 500 tonnes de NPK mis à la disposition des producteurs en mai 2023, et les 500 tonnes distribués en région forestière sur une commande en provenance du Sénégal par voie terrestre. Ainsi, la politique de la Refondation Verte a permis l’acquisition de plus de 56.000 tonnes de nouveaux stocks d’engrais pour la seule campagne 2023.

Dans le cadre de la poursuite de l’amélioration des conditions de production des agriculteurs, le Service National de la Promotion Rurale et du Conseil Agricole (SERPROCA) a rendu disponibles de drones agricoles dans les centres de vulgarisation agropastorales et certains CPA de la SIGUICODA. Ce mécanisme souple d’accompagnement des producteurs s’inscrit en droite ligne avec la politique de la Refondation verte initiée par le Gouvernement à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage pour faciliter aux agriculteurs l’accès à des innovations de production plus appropriées et modernes. Un service innovant accessible en phase pilote aux producteurs à Kindia et Faranah.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Campagne agricole 2023-2024, le gouvernement a prévoit d’accompagner les services déconcentrés pour une production témoin, incluant un tracteur, du carburant, de l’engrais, de la semence, des herbicides et des ressources financières pour la main-d’œuvre. Cette assistance du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage vise à comprendre avec précision les réalités des producteurs et de contribuer à l’autosuffisance alimentaire.

Réformes réglementaires

Ces réformes engagées depuis le 05 septembre 2021, ont commencé par la revue de quelques textes de lois et stratégies nationales. Notamment le Plan National d’Investissement Agricole de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) et la Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture (SNDR2).

Sur le plan organisationnel, un diagnostic des ressources humaines a permis de réaliser 11 milliards de GNF d’économiepar an. Quelques 53 fonctionnaires décédés continuaient de « percevoir », 255 fonctionnaires fictifs et 73 contractuels temporaires consignés continuaient de « percevoir » leurs salaires.

Pour accroître la productivité, l’Etat a amélioré l’accès sécurisé au foncier à travers la facilitation de l’obtention de 18 984 ha au profit des agro-entrepreneurs ;

Dans le secteur de l’élevage, une commande de 10 000 tonnes de mais pour l’alimentation de la volaille ainsi que l’importation de 179 vaches montbéliardes pour la production de lait ont été lancées. L’Etat a acquis 4 millions de doses de vaccins contre la rage, le charbon bactéridien, le charbon symptomatique, maladie du new castel, PPR et 390 motos ont été acquises, destinées aux vétérinaires pour la surveillance des maladies animales.

Un plan de l’accès au financement mieux adapté

Le gouvernement ne lésine pas sur les moyens dans l’accompagnement des producteurs. Si les acteurs de la filière pomme de terre ont bénéficié de 35 milliards de de francs avec pour objectif de faire passer la production de 50 000 à 80 000 tonnes, ceux de l’élevage ont bénéficié de 29 milliards de francs guinéens pour l’acquisition de 10 000 tonnes de maïs.

Par ailleurs, environ 1 milliard de GNFsont alloués à la relance de l’huilerie de Dabola et 2 milliards à la Société FAPEL pour la production d’outils. Enfin, l’Etat a accordé un financement de 136 milliards GNFaux projets agropastoraux et envisage former 3000 jeunes agriculteurs à travers le Projet AGRIJEUNE.

Oumar M’Böh / Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD

Deux ans après l’avènement du CNRD, ce qu’il faut retenir des actions politiques

5 septembre 2021-5 septembre 2023.  Cela fait deux ans que le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), avec à sa tête le Colonel Mamadi Doumbouya, préside aux destinées de la Guinée. Dès les premières heures de la prise du pouvoir, l’ancien commandant du Groupement des forces spéciales a acquis le soutien populaire à travers des discours forts et rassurants. Dans la foulée, des consultations nationales ont été menées avec l’ensemble des couches sociopolitiques et professionnelles pour tenter de donner un caractère plus inclusif à la transition. Deux ans après, que peut-on retenir des actions politiques du CNRD ? La synergie des médias en ligne fait le diagnostic.

Après neuf mois d’exercice au compte de son nouveau mandat issu d’une réforme constitutionnelle controversée, le Président Alpha Condé s’est vu renversé au matin du 5 septembre 2021, par le Colonel Mamadi Doumbouya, commandant du groupement des forces spéciales. La question du troisième mandat et la « mal gouvernance » ont été les maitres mots pour légitimer le coup de force.

Au lendemain des évènements de la prise du pouvoir, les nouveaux dirigeants du pays, ont décident de l’interdiction de sortie à l’ensemble des membres du gouvernement déchu. Leurs documents de voyage confisqués et les comptes bancaires gelés. Au même moment, des consultations sont organisées pour définir le contenu de la transition.

Ainsi, le 27 septembre 2021, une charte de la transition est publiée et approuvée par la presque totalité des organisations sociopolitiques. Les dispositions relatives à la non candidature des membres des organes de la transition, au respect des droits et libertés fondamentaux des citoyens et la fixation par consensus de la durée de la transition, sont entre autres les garanties qui ont rassuré les acteurs sociopolitiques quant à la bonne foi du CNRD de mener à bien cette période transitoire.

En octobre de la même année, le Colonel Mamadi Doumbouya, prête serment en qualité de Président de la transition, Chef de l’Etat. Un mois après, un gouvernement civil composé de vingt-sept (27) membres est constitué, dirigé alors par l’ancien fonctionnaire international Mohamed Beavogui.

L’une des mesures phares est la création en décembre 2021, de la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF). Des poursuites sont enclenchées contre plusieurs anciens dignitaires pour des faits présumés de détournement de deniers publics. Il s’agit entre autres de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, l’ancien Président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara et l’ancien ministre de la défense Dr Mohamed Diané.

Dans sa volonté d’organiser une transition inclusive, des journées de « Vérité et Pardon » sont organisées sur toute l’étendue du territoire national et dans les ambassades guinéennes à l’étranger. Cees assises nationales menées entre le 22 mars et le 29 avril 2022 ont impliqué l’ensemble des couches sociales à l’exception du RPG qui a décliné l’offre du dialogue.

Toutefois, au terme de six semaines de travaux menés par les membres du Comité national des assises, dirigé par des chefs religieux, un rapport assorti de 45 recommandations est remis au Président de la transition.

L’opération de récupération des domaines de l’Etat constitue un autre domaine d’intervention des autorités de la transition. A ce titre, la Cité ministérielle de Donka et bien d’autres résidences spoliées sont retombées dans le portefeuille du Patrimoine bâti public.

En juillet 2022, alors qu’il venait de rentrer de l’immersion gouvernementale à l’interieur du pays, le Premier ministre Mohamed Beavogui s’est rendu en Italie pour des raisons de santé. Le ministre du commerce Docteur Bernard Goumou a été désigné pour assurer l’intérim. Un mois après, celui-ci a été confirmé dans la même fonction. Son prédécesseur aurait rendu démission sans que cela ne soit communiqué à la place publique.

Fraîchement confirmé, Docteur Bernard Goumou, Premier ministre chef du gouvernement, en prélude au dialogue politique, a effectuéen octobre 2022, une visite aux partis politiques. La démarche a débouché sur l’ouverture du cadre de dialogue inter guinéen en novembre, après plusieurs tentatives sans succès au temps de son prédécesseur.

Ce dialogue devrait permettre d’harmoniser les divergences de vue sur la conduite de la transition. Placé sous l’autorité du Premier ministre et piloté par trois facilitatrices guinéennes, ce dialogue s’est déroulé finalement sans la participation des coalitions politiques du RPG-arc-en-ciel, de l’ANAD et du FNDC politique. Les efforts du gouvernement pour faire venir les acteurs autour de la table n’ayant pas abouti.

Ces coalitions avaient pour revendications la non prise en compte de leurs préalables dont entre autres : le respect des dispositions de l’article 77 de la charte de la transition, la déclaration des biens des membres de la transition, l’arrêt des harcèlements judiciaires et la levée de l’interdiction des manifestations et la mise en place d’un dialogue sous la supervision de la CEDEAO et de la communauté internationale.

Outre ces revendications, les travaux du dialogue se sont poursuivis jusqu’en décembre 2022. Au total, 35 recommandations y ont résulté et ont été soumis à l’attention du Président de la transition. Dans le souci de la mise en œuvre desdites résolutions, un Comité de suivi composé des différentes parties au dialogue a été créé à la Primature.

Parallèlement aux travaux de ce comité, un autre cadre d’échange a été créé sous la médiation des chefs religieux. Il n’a pas permis de rapprocher les positions des coalitions opposées à la conduite du CNRD. Nonobstant, les activistes du FNDC ont pu recouvrer leur liberté grâce aux bons offices des religieux après plusieurs mois de détention pour des faits de manifestations non autorisées.

Courant de la même période, un chronogramme dynamique a été établi avec la CEDEAO fixant la durée de la transition à 2 ans. Ce fut l’aboutissement de longues tractations qui ont conduit à des manifestations ayant entrainé de graves conséquences, malgré la mesure d’interdiction.

Durant ces deux dernières années, la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO a tenu plusieurs sommets pour statuer sur les transitions en cours en Guinée, au Mali et au Burkina Faso.

Visiblement, la diplomatie souterraine du CNRD l’a emporté sur les nombreuses sanctions et recommandations imposées aux autorités guinéennes.

En avril 2023, à l’occasion d’une rencontre avec les partenaires sur le niveau d’exécution du chronogramme de la transition, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, a levé un coin de voile sur les implications du retour à l’ordre constitutionnel. Selon Mory Condé, le budget pour l’exécution des dix (10) points du chronogramme s’élève à plus de 5000 milliards de francs guinéens, soit 600 millions de dollars US. La levée de fonds pour le financement de ce budget est désormais l’objectif recherché par le gouvernement de la transition. Même si le Premier ministre Goumou a annoncé récemment la mobilisation de 40 millions de dollars US sur le besoin de 600 millions US.

Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD

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