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L’An 2 du CNRD: Le bilan dans le secteur de la Justice

Depuis l’avènement du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) au pouvoir en Guinée, le 5 septembre 2021, le secteur de la Justice connait de profondes mutations. Une véritable politique est mise en œuvre pour mettre fin à la corruption et l’impunité.

Dans sa mission de doter le pays d’une justice forte et équitable pour tous, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, déroule un Plan d’Action Opérationnel axé sur 60 programme rien que pour l’année 2023. A date, son taux d’exécution est estimé à 66%.

Sur l’aspect des objectifs généraux chaque directeur général et directeur national travaille sur la base d’une lettre de mission. Le département passe régulièrement en revueles performances des services et a réussi à se doter d’un contrat type incluant la clause relative au contenu local.

En ce qui concerne les objectifs de réformes, d’importantes actions sont menées. Le Fonds d’aide juridictionnelle est rendu opérationnel avec à la clé, l’organisation normale des audiences criminelles et correctionnelle. Il faut également énumérer la mise en place des outils de contrôle et d’inspection pour rendre effective la redevabilité des magistrats et auxiliaire de justice, de même que la redynamisation des missions de contrôle des cours et tribunaux, des établissements pénitentiaires et des services de police judiciaire.

Le ministère a œuvré pour « l’harmonisation et la réglementation de l’utilisation des sceaux et de l’armoirie de la République de Guinéé, le recrutement et la formation des auditeurs de justice et des élèves greffiers, la formation continue des magistrats et autres acteurs judiciaires cadre du MJDH (200 magistrats, 75 greffiers, 200 officiers de police judiciaires, 100 OPJM, 50 secrétaires, 70 cadres et 40 avocats), la mise en place et l’opérationnalisation d’un mécanisme d’évaluation des magistrats ».

Dans ce dispositif, les droits de l’homme occupent une place prépondérante. Ainsi, le ministère dirigé par Alphonse Charles Wright a fait de la vulgarisation de la politique pénitentiaire une priorité. La lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme connait également un début de mise en œuvre.

Pour rapprocher la justice des justiciables, le gouvernement de transitiona lancé un vaste programme de restauration des cours et tribunaux, avec à la clé, l’achèvement des travaux de construction des TPI de Kindia, Mamou, Kankan et les équiper. Tandis que la construction des TPI de Kissidougou, Faranah, Dubréka, Mafanco, Koundara, Beyla, Fria et Lola et rénovation du centre de formation judiciaire de Conakry sont une réalité. Derrière ce programme, il s’agit in fine, d’ériger les justices de paix en tribunaux de première instance. Le respect des droits humaines nécessite également l’amélioration des conditions de détention en milieu carcéral. Dans cette optique, un programme de modernisation des établissements pénitentiaires est lancé. Il touche spécifiquement la Maison centrale de Conakry, Kindia, N’Zérékoré et les Maisons d’Arrêts de Macenta, Mandiana et Fria.

Front anti-corruption

Le CNRD promeut cinq valeurs fondamentales parmi lesquelles le « Redressement » qui vise à rompre avec les anciennes pratiques. Cela se concrétise depuis le 5 septembre 2021 par une lutte acharnée contre la corruption et le détournement des biens publics.

On retient sur ce volet, la création et l’opérationnalisation de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). La juridiction tient déjà les premiers procès d’anciens dignitaires du pays soupçonnés de blanchiment d’argent, détournement de derniers publics, enrichissement illicitement et corruption. En tout, quelques 306 personnes physiques sont poursuivies. Environ 50 milliards de francs guinéens sont versés à la Banque centrale à titre de cautions.

Le secteur de la justice fait aussi ses preuves avec le procès des évènements du 28 septembre 2009. L’ouverture des débats en septembre 2022 traduit la volonté du président de la transition, Colonel MamadiDoumbouya et tout le CNRD de mettre un terme à l’impunité en Guinée.

Younoussa Sylla / Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD

 

Le CNRD et la presse guinéenne, 24 mois après : des promesses qui attendent d’être tenues !

Dans 24 heures, le coup d’Etat du 05 septembre 2021 aura l’âge de deux ans. Vingt-quatre (24) mois pour un pouvoir militaire de transition brillant par des actes salutaires reconnus comme tel même par ceux qui ne cessent d’exiger un rapide retour à l’ordre constitutionnel. Le régime du CNRD s’est aussi montré stagnant dans certains domaines et fait pire dans d’autres. Pour ce qui est de la presse et de la liberté d’expression, le Comité national de redressement et de développement a plus parlé, plus promis que réalisé ce qu’il fallait ou ce qui a été annoncé.


En recevant les acteurs de la presse au palais du peuple juste quinze (15) jours après le Coup d’Etat, dans le cadre des rencontres avec les différents acteurs socio-politiques, le président de la transition a tout de suite fait un geste en autorisant pour les journalistes, la possibilité de circuler pendant les heures du couvre-feu instauré par son prédécesseur contre la propagation du Covid-19. Puis, la Haute Autorité de la Communication (HAC), dissoute au même titre que les autres institutions constitutionnelles, sera réhabilitée quelques jours après, à la demande des associations de presse.
En cette période d’euphorie sonnant comme une ère de renouveau, il n’y avait aucune raison pour que les hommes et femmes de médias ne pensent pas avoir trouvé un allié face à tout ce qui entravait leur travail. L’espoir était tellement grand qu’à l’occasion d’un déjeuner de presse qu’il leur a offert au Palais Mohamed V le 07 janvier 2022, les acteurs de la presse privée n’ont pas manqué de lui dire tous les problèmes auxquels ils sont confrontés.
Les procès intentés contre des journalistes avec des magistrats qui laissent de côté la loi sur la liberté de la presse pour invoquer la loi sur la cybersécurité, le poids des redevances de l’ARPT sur les médias audiovisuels dans un contexte de rareté des marchés publicitaires, l’absence d’une maison de la presse propriété de la presse, la modicité de la subvention accordée aux médias privés et à la Maison de la presse, l’absence d’une véritable liberté de la presse…tout a été dit.
Séance tenante, le prédisent Doumbouya a promis la CONSTRUCTION d’une Maison de la presse qui serait, selon lui, un des chantiers de la transition. Un engagement ferme de la part du président, entouré de la ministre de l’Information et de la Communication et d’autres cadres du gouvernement et de la Présidence, qui tarde encore à être réalisé. Par rapport à la subvention, celle-ci connaitra une hausse et passera d’environ trois milliards à environ six (6) milliards de francs guinéens. Mais comme un feu de paille, en 2023, on est revenu aux traditionnels trois milliards.
Quant à la Maison de la presse, alors que dans les couloirs, il se racontait avec joie qu’un site avait été identifié à Koloma pour un projet de construction, c’est une villa qui sera mise à disposition après l’expropriation d’un ancien dignitaire qui s’y serait installé de manière illégale. La maison est restée une propriété de la direction du patrimoine bâti public de l’Etat. La presse est donc logée même si elle ne paye pas la location, mais est exposée au risque d’y être délogée à tout moment.
Le Colonel Mamadi Doumbouya avait demandé ouvertement aux journalistes de jouer leur partition dans la lutte qu’il promettait d’engager contre la corruption et les détournements de deniers publics. Il demandait aussi de veiller à l’image du pays. En échange, il leur garantissait la liberté. Mais aujourd’hui, le constat qui s’impose est qu’on ne l’a pas senti présent quand la presse s’est sentie dans la gueule du loup.
Quand ils ont refusé de permettre au groupe FIM d’ouvrir sa télé et ses relais à l’intérieur du pays, quand Mohamed Bangoura a été convoqué dans un camp militaire pour un article, quand le ministre Ousmane Gaoual Diallo, au sortir d’un Conseil des ministres que lui Mamadi Doumbouya a présidée, a ouvertement menacé de fermer certains médias indélicats. Même quand cette menace a été suivie d’effet et que durant des jours les ondes de certains médias audiovisuels étaient bouillées, des journaux électroniques inaccessibles sans raison. A chacune de ces occasions, quand la presse a crié au secours, elle s’est sentie abandonnée par un allié qui aurait pu taper du poing sur la table. C’est d’ailleurs pour cela qu’à corp défendant, elle a organisé une journée sans presse le 23 mai 2023, afin de dénoncer les affres qu’elle subit et la volonté de certains responsables zélés de la bâillonner.
Durant deux ans, nous n’avons pas encore un projet de loi portant modification de la loi sur la liberté de la presse déposée au CNT pour rendre celle en vigueur conforme aux nouvelles réalités, aucune fermeté de l’Etat pour l’application de la loi sur l’accès à l’information publique. La loi sur la Haute Autorité de la Communication (HAC) aussi dort toujours avec son lot d’articles ne permettant pas à cette institution d’être un véritable organe de régulation avec l’indépendance souhaitée.
L’autocensure, du fait de la peur perceptible dans les propos ou écrits de certains journalistes en évoquant certains sujets même quand ils ont des éléments à propos, entrave leur rôle de sentinelle.  En plus des difficultés que la presse privée éprouve toujours pour avoir accès aux évènements de la Présidence, elle est en droit de déplorer le fait que le colonel Mamadi Doumbouya, en 24 mois de gestion du pays, ne s’est jamais soumis à une conférence de presse devant la presse nationale. Une seule interview pré-enregistrée face à deux journalistes choisis « par les services compétents » en deux ans, est loin de suffire.
Nous savons que parmi ses proches collaborateurs, il y a d’anciens journalistes qui n’ont ni le poids ni la volonté d’aider le colonel Mamadi Doumbouya à redevenir l’allié de la presse qu’il était. Mais l’espoir n’est pas perdu. Parce qu’autour de lui, il y en a quand même d’autres anciens confrères soucieux du devenir de la profession et conscients du fait que le Colonel Mamadi Doumbouya ne gagnerait pas en laissant mourir la presse comme le voudraient des prédateurs dévoués à cela.


Thierno Amadou Camara
DP de Guinee114.Com/Chroniqueur

Éliminatoires CAN 2023 : l’Égypte prend le dessus sur l’équipe guinéenne

Au cours  de sa première sortie au compte de la première journée des éliminatoires de la CAN 2023, l’équipe nationale de la Guinée s’est déplacée en Egypte où elle a concédée face aux pharaons sur le score 1-0.

Après une première explication qui s’est soldé sur le un score vierge, sourire du peuple egyptien viendra des crapons de son nouvel entrant Mohamed Moustepha sur un mauvais dégagement de Mouctar Diakhaby pour ouvrir le score à la 87e minute. Un but qui va offrir la victoire aux égyptiens.

La première place de cette poule est partagée entre l’Egypte et le Malawi.

Mise en garde de Charles Wright : Le FNDC réplique

Quelques heures après la mise en garde du procureur général de la cour d’appel de Conakry sur la marche funèbre que compte organisée le FNDC, la réponse des organisateurs ne s’est pas attendre.

Voici la réaction du FNDC :
« Le FNDC a été surpris de la déclaration va-t-en guerre du procureur général, Charles Wright menaçant de sévir contre les acteurs sociopolitiques à l’initiative de l’exercice du droit de manifestation en Guinée.
Le FNDC condamne ces propos du procureur général et lui rappelle qu’il n’a ni qualité encore moins le droit d’interdire le droit de manifestation pacifique en Guinée.
Ces déclarations rappellent, malheureusement, les souvenirs sombres de la répression des manifestations dans notre pays.
Le FNDC se réserve le droit de citer le procureur général parmi les responsables de la répression sanglante des prochaines manifestations en Guinée
 ».

 Cellule de communication du FNDC

Marche funèbre : Le procureur Charles Wright hausse le ton et lance le dé

Le procureur général Alphonse Charles Wright, s’est exprimé au cours d’une conférence de presse sur la marche funèbre annoncée par le FNDC et d’autres structures pour les obsèques du jeune Thierno Mamadou Diallo tué à Hamdalaye.  Il (Thierno Mamadou Diallo  Ndlr) à reçu une balle le Mardi dernier lors de la protestation du hausse du prix du carburant.

Charles Wright, comme d’habitude au cours de ces points presse hausse le ton et lance des menaces  contre toute personne qui se rendrait coupable de trouble à l’ordre public.
« Les personnes qui sont en train de lancer des appels à une marche funèbre, je voudrais rappeler une chose, l’on ne peut pas en lieu et place de la famille procéder à une récupération politique ou sociale de quoi que ce soit. C’est une procédure judiciaire qui est ouverte, cette procédure n’a pas besoin de tumulte, elle n’a besoin que de la sérénité. Ceux qui ont lancé ces marches funèbres, personne n’interdit de venir présenter des condoléances, mais ceux qui ont lancer ces appels sans le consentement même de la famille, ce que l’intention projetée c’est de troubler l’ordre public. J’ai donné des instructions fermes, en cas de trouble à l’ordre public, toutes les personnes qui ont lancé des appels à cette manifestation, ces personnes seront poursuivies, arrêtées et déférées conformément à la loi»,  a-t-il annoncé avant de poursuivre.
« Je ne peux pas accepter qu’un dossier judiciaire fasse l’objet d’une récupération politique. C’est pourquoi je dis haut et fort qu’on soit ministre de la sécurité, ou qui que ce soit, si des têtes doivent tombées c’est la tête du ministre qui tombera mais qu’on laisse la justice faire son travail. Ce n’est pas de petites têtes, ça doit être les grandes têtes mais conformément à la loi et conformément à la procédure
 », a-t-il fait savoir.

La publication des résultats de l’autopsie ne sera pas en reste à laissé entendre le procureur général.

An 82 de l’Appel du Général de Gaulle : on rend hommage aux tirailleurs sénégalais

Le Centre International de Recherche et de Documentation, CIRD, et l’Association des enfants des tirailleurs de Guinée rendent hommage, le 18 juin 2022 au CIRD, aux tirailleurs Sénégalais. C’est à l’occasion des 82 ans de l’appel du Général De Gaulle aux Colonies, le 18 juin 1940 sur les ondes de la radio BBC.

Président d’honneur : Le Général à la retraite Mohamed Diané, ancien chef d’Etat-major de l’armée de terre

Invité d’honneur : Le Sergent-chef à la retraite Thierno Brahim Gueye dit Gueye Para, membre du bureau de l’Office national des anciens combattants de Sénégal et président du Mouvement des tirailleurs sénégalais.

Examens nationaux : le port de voile désormais autorisé dans les centres (note circulaire)

Après des jours de polémique sur le port des voiles dans les centres d’examens, les femmes en voile peuvent désormais passer des examens nationaux. C’est une décision du Ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Dans une note circulaire rendue publique, le ministre Guillaume Hawing exhorte les responsables de l’éducation de permettre  aux candidates porteuses de foulards et voiles d’accéder à des centres et de passer les examens sans inquiétude.
dans la note circulaire, il est mentionné que le voile couvrant tout le corps est interdit.

Voici la note :

CAN 2023: le Sénégal bat le Bénin avec un Sadio Mané record

L’équipe du Sénégal, championne d’Afrique en titre, a dominé 3-1 celle du Bénin dans le groupe L des qualifications pour la CAN 2023, ce 4 juin 2022 à Diamniadio. Les Sénégalais se sont imposés grâce à un triplé de Sadio Mané, devenu meilleur buteur de l’histoire des Lions à 30 ans seulement.

C’était encore une soirée quasi-parfaite pour l’équipe du Sénégal au Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio. Ce 4 juin 2022, ses supporters en ont en tout cas encore eu pour leur argent.

Devant un public enchanté, les champions d’Afrique en titre réalisent en effet un début de rencontre idéal face aux Béninois. Sadio Mané ouvre le score en force sur penalty, suite à une faute de main du défenseur David Kiki dans sa surface de réparation (1-0, 12e). À la 22e minute, Mané s’y prend à deux fois pour tromper le portier adverse Saturnin Allagbé (2-0). À la 25e minute, la barre transversale renvoie sa reprise de la cuisse. Le 3-0 n’était pas loin…

Malmenés, les Écureuils peuvent toutefois souffler vers la demi-heure de jeu. Car un problème d’éclairage entraîne une courte interruption de la partie. Leur avant-centre Steve Mounié force ensuite le gardien adverse Édouard Mendy à intervenir (31e). Après la pause, Mounié se montre également menaçant avec une frappe enroulée qui rase le cadre sénégalais (47e).

Un Sadio Mané XXL

Mais, à la 50e minute, le match bascule à nouveau : le milieu de terrain Sessi d’Almeida est exclu pour une faute grossière en position de dernier défenseur sur Mané. Réduits à dix contre onze, les Béninois craquent une nouvelle fois à l’heure de jeu. Ils concèdent un deuxième penalty pour une faute sur Ismaïla Sarr. Sadio Mané s’offre un triplé : 3-0, 60e. Avec cette 32e réalisation, l’attaquant-vedette des Lions devient au passage le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe du Sénégal, devant Henri Camara (31 buts).

Les protégés d’Aliou Cissé gèrent ensuite tranquillement leurs efforts. Trop tranquillement d’ailleurs, puisqu’à la 88e minute, Junior Olaïtan, lancé en profondeur, en profite pour réduire le score d’un tir croisé (3-1).

Dans trois jours, les Sénégalais accueilleront les Amavaubi du Rwanda pour tenter de prendre le large au classement du groupe L. Ces qualifications pour   CAN 2022 ont bien commencé pour le Sénégal. Les Béninois, eux, joueront contre les Mozambicains, le 8 juin.

RFI

La Cédéao reporte ses décisions sur les transitions en Guinée, au Mali et au Burkina Faso

Les chefs d’État ouest-africains étaient réunis en sommet à Accra au Ghana, ce samedi. La Cédéao s’est penchée sur les transitions en vigueur au Mali, au Burkina Faso et en Guinée. Trois pays dirigés par des juntes militaires depuis des coups d’État. Finalement, pas d’assouplissement ou de durcissement des sanctions lors de ce sommet.

Les chefs d’États ont décidé de renvoyer leur décision au 3 juillet, le prochain sommet ordinaire de la Cédéao. Jusqu’à ce présent, un assouplissement des sanctions contre le Mali et un éventuel durcissement des positions contre la Guinée étaient attendus.

Mais ce samedi, le huit-clos a été assez long, signe de possibles désaccords. Selon plusieurs sources, les pays membres étaient divisés en deux camps. D’un côté, les partisans d’une ligne ferme sur le Mali comprenant notamment le Niger, le Ghana et le Nigeria. Le président nigérian Muhammadu Buhari est, chose rare, venu en personne à ce sommet de la Cédéao à Accra. Et en face, il y avait des États membres partisans d’un allègement des sanctions qui ont aussi un impact sur leur économie, notamment.

Désaccords ou plus de temps laissé aux juntes ?

Est-ce que ces deux blocs n’ont pas réussi à faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre ? Ou bien est-ce que les chefs d’États ont décidé de laisser davantage de temps aux juntes pour clarifier leurs positions ? Peut-être un peu des deux.

En tout cas, le sommet de l’Uemoa qui a suivi celui de la Cédéao s’est transformé en grand oral pour le Premier ministre burkinabè Albert Ouédraoo et pour le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop qui ont pu s’exprimer devant les chefs d’État de cette organisation.

RFI

Macky Sall «rassuré» après sa rencontre avec Vladimir Poutine sur les céréales

Le président en exercice de l’Union africaine (UA) et chef de l’État sénégalais, Macky Sall, a déclaré vendredi être sorti « rassuré » de sa rencontre à Sotchi avec son homologue russe Vladimir Poutine, avec qui il a évoqué les craintes de crise alimentaire du fait de l’offensive russe en Ukraine.

« Nous sortons d’ici très rassurés et très heureux de nos échanges », a déclaré Macky Sall aux journalistes à l’issue de sa rencontre à Sotchi avec Vladimir Poutine, ajoutant avoir trouvé le président russe « engagé et conscient que la crise et les sanctions créent de sérieux problèmes aux économies faibles, comme les économies africaines ».

Les échanges entre Vladimir Poutine et Macky Sall, qui était accompagné du président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, ont duré trois heures, a précisé le dirigeant sénégalais, évoquant « un échange complet sur la situation ».

« Je lui ai indiqué que nous étions venus d’abord pour lui demander une désescalade et de travailler pour la paix », a précisé Macky Sall.

L’opération spéciale russe en Ukraine – deux pays qui assurent à eux deux 30% des exportations mondiales de blé – a conduit à une flambée des cours des céréales et des huiles, dont les prix ont dépassé ceux des Printemps arabes de 2011 et des émeutes de la faim de 2008.

L’ONU craint « un ouragan de famines », essentiellement dans des pays africains qui importaient plus de la moitié de leur blé d’Ukraine ou de Russie.

Les pays africains sont « des victimes » du conflit en Ukraine

Au début de la rencontre, Macky Sall a demandé à Vladimir Poutine de « prendre conscience » que les pays africains sont « des victimes » du conflit en Ukraine.

Cela car Macky Sall a appelé « tous les partenaires à lever les sanctions » contre la Russie sur ces produits, rapporte notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac :

« Les sanctions contre la Russie ont entraîné plus de gravité, puisque nous n’avons plus accès aux céréales venant de Russie, au blé en particulier, mais surtout aux engrais. Et cela crée de sérieuses menaces sur la sécurité alimentaire du continent. »

Le Sénégal, à la tête de l’Union Africaine, défend depuis le début du conflit une position de non alignement, ce qu’a rappelé Macky Sall face à Vladimir Poutine :

« Vous avez suivi les différents votes aux Nations unies. Malgré d’énormes pressions, la majorité des pays africains ont évité de condamner la Russie. »

Dans sa volonté affichée de « neutralité », Macky Sall avait précédemment annoncé une étape à Kiev. Mais pour l’heure, l’Union Africaine n’évoque qu’un « message par visioconférence » du président ukrainien Volodymyr Zelensky devant ses pairs du continent, sans précision sur le calendrier.

Pour Vladimir Poutine, exporter des céréales d’Ukraine n’est « pas un problème »

Alors que la guerre fait craindre une crise alimentaire mondiale, « il n’y a pas de problème pour exporter les céréales d’Ukraine », a déclaré le président russe, dans une interview télévisée, peu après sa rencontre avec le président de l’Union africaine Macky Sall, dont c’est une préoccupation. Vladimir Poutine a détaillé plusieurs pistes, affirmant que les Occidentaux faisaient du « bluff », lorsqu’ils assurent que Moscou empêche les exportations de céréales d’Ukraine.

Il a mentionné la possibilité de passer par Marioupol et Berdiansk, deux ports conquis par la Russie en mer d’Azov, qui donne accès à la mer Noire, mais aussi les ports de la mer Noire restés sous contrôle ukrainien, notamment Odessa. Il exige que les eaux de ces ports soient déminées par Kiev, promettant en échange que la Russie permettra un passage sécurisé des navires.

  1. Poutine a également mentionné la voie fluviale, via le Danube, à travers la Roumanie, la Hongrie et la Pologne. « Mais le plus simple, le plus facile, le moins cher,a-t-il dit, ce serait des exportations via le territoire du Bélarus, de là on peut aller vers les ports de la Baltique, puis vers la mer Baltique et ensuite n’importe quel endroit dans le monde. » À condition toutefois, a-t-il précisé, que les sanctions occidentales contre Minsk, allié de Moscou, soient levées.

Education/préparatifs des examens : « il ya une grande confusion qui se prépare (…) », Kabinet Keita

A quelques jours du début des examens nationaux, la société civile s’active pour le bon déroulement  des épreuves qui attendent les candidats. Le président de l’association scolaire et estudiantine de Guinée et  de la commission d’observation indépendante des examens nationaux a lors d’un entretien accordé à notre rédaction réitéré l’engagement de sa structure à observer et obtenir des examens les plus transparents et crédibles en Guinée.

Des semaines s’annoncent mouvementées en Guinée, de l’augmentation du prix des produits pétroliers à la tenue des examens nationaux.

« Nous nous engageons à avoir des examens les plus transparents   et surtout le plus crédible en République de Guinée. Donc c’est en prélude à ces examens que nous avions organisé une campane nationale de sensibilisation contre la fraude, qui cette année à tenue sa troisième édition. Le thème était « je prends conscience et je lutte contre la fraude aux examens nationaux, stop à la corruption », et elle s’est déroulé du 11 avril au 31 mai 2022. Donc globalement nous nous engageons à attirer l’attention des autorités, mais aussi de tous les autres acteurs, notamment  les élèves, les parents d’élèves et les enseignants. Pour que chacun puisse à ce qui le concerne appliquer strictement les règlements généraux des examens scolaires.  Donc on s’achemine aussi vers l’observation des examens, nous allons si Dieu le voudra bien nous allons déployer une centaine d’observateurs de Conakry jusqu’à Macenta pour pouvoir évaluer le processus de déroulement des examens, parce que nous souhaitons qu’ait transparence soit de mise lors de ces examens (…) », à souligner le président de l’association scolaire et estudiantine de Guinée et  de la commission d’observation indépendante des examens nationaux.

Malgré la détermination de ces acteurs de la société civile dans le cadre de la transparence des examens nationaux, ils n’ont pas reçu d’accréditation venant des autorités tutelles.

Kabinet Keita, le président de l’association scolaire et estudiantine de Guinée et  de la commission d’observation indépendante des examens nationaux, précise. « Il n’ya pas de partenariat entre le ministère et nous malgré que nous l’avons toujours demandé, et nous avions même demandé une accréditation au ministère pour l’observation des examens ce qui n’a pas été le cas. Nous attendons encore mais il n’y a pas de perspective que cette demande aboutisse. Mais malgré tout en tant que société civile, nous voulons évaluez l’action public en matière d’éducation et surtout en matière d’organisation des examens, c’est pourquoi nous exigeons qu’il ait de la transparence durant tout le processus. Mais bien évidemment nous avions beaucoup de crainte aujourd’hui (…). Un autre fait marquant, la prestation des enseignants, quel est votre regard ? Nous pensons d’abord que les textes religieux ne devraient pas être mis en avant  dans les activités de la République. Nous pensons qu’il de la réglementation, la fraude est prévue et puni par le code pénal en ses  articles 686, 687, 688. A part le code pénal, il ya le règlement généraux des examens scolaire. Donc on devrait plutôt se soucier  de l’application des règlements généraux que de juré sur les textes religieux. C’est peut être une action de bonne foie, nous suggérons que les textes de loi et réglementaire soient appliqués (…). »

Et de renchérir, « aujourd’hui il a beaucoup de quoique dans le processus d’organisation, il ya des milliers de cartes dans les DCE et DPE qui n’ont pas de photo. Des élèves qui ont été photographiés. Donc il ya une grande confusion qui se prépare (…) ».

Un jeune tué à Hamdallaye : Le FNDC pointe un doigt accusateur sur les forces de défense et de sécurité

Au lendemain de l’augmentation du prix du litre du carburant à la pompe, des citoyens guinéens ont exprimé leur mécontentement face à cette décision qui contribuera, à coup sûr, à détériorer davantage leurs conditions de vies déjà précaires.

Les forces de défense et de sécurité déployées pour le maintien de l’ordre, ont utilisé les armes de guerre contre leur propre population causant ainsi la mort d’un jeune manifestant.

La coordination nationale du FNDC tout en regrettant  cet assassinat odieux d’un citoyen qui exprime pacifiquement son mecontentement à l’endroit des autorités, présente ses sincères condoléances à la famille épleurée et par la même occasion invite la justice à sévir contre les auteurs.

La coordination nationale du FNDC rappelle que la répression sanglante des manifestations par les forces de défense et de sécurité contraste avec le discours de prise de pouvoir du Colonel Doumbouya qui fustigait les tueries lors des manifestations et qui s’était engagé à ne pas commettre les mêmes que ses prédécesseurs.

Malheureusement, la Coordination nationale du FNDC  constate que le CNRD comme les régimes précédents qui, au lieu d’apporter des solutions idoines aux problèmes des populations, devient de plus en plus violent dans sa démarche.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons.

Conakry le 1 Juin 2022

La Coordination Nationale du FNDC

KANKAN/IMMERSION GOUVERNEMENTALE : LE PREMIER MINISTRE VISITE LA CENTRALE ÉNERGÉTIQUE D’EDG

En séjour dans la région de Kankan où se trouvent présentement tous les membres du Gouvernement, le Premier Ministre Mohamed BEAVOGUI a  visité ce mardi, 31 Mai 2022, la centrale énergétique située au quartier « Energie » (Commune urbaine de Kankan).

En compagnie du Ministre de l’Energie, Ibrahima  Abé  SYLLA , et du Directeur Général de la société Electricité de Guinée (EDG), le Chef du Gouvernement et sa délégation sont venus évaluer l’état d’avancement des travaux.

« Je suis satisfait de constater que ça travaille et je suis heureux d’annoncer aux populations de Kankan, que l’électricité ne sera plus un rêve mais  bientôt un réalité dans cette préfecture , ce, grâce aux efforts du Gouvernement guinéen sous l’égide du Chef de l’état le Colonel Mamadi Doumbouya… ». A déclaré  le Ministre  Abé Sylla

Des propos soutenus par Laye Sékou Camara, Directeur Général d’EDG qui a profité de cette occasion pour annoncer que le mois de juillet est la période prévue pour les essais. Devant le patron du Département de l’Energie, le Directeur Général de EDG a aussi invité les populations à protéger les installations électriques ce, pour minimiser les risques d’incendie.

Le paiement régulier des factures qui vise à soutenir la guinéenne d’électricité est l’un des mesages véhiculés.

Le site du barrage de Fomi  dans la préfecture de Kouroussa sera la prochaine  étape  de la visite du Ministre de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.

Il faut préciser que dans la matinée,  le Ministre Abe Sylla a pris part au conseil interministériel tenu au gouvernorat de Kankan sous le présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mohamed BÉAVOGUI.

 

 

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