Ce vendredi 01 mai, 49 nouveaux cas au Covid-19 ont été confirmés au laboratoire suite à des tests effectués sur un groupe de 112 personnes, 63 guéris. Malgré les multiples dispositions prises par l’autorité guinéenne, elle peine à freiner la propagation de la pandémie du coronavirus. Désormais la Guinée compte 1586 cas confirmés et 405 guéris.
Coronavirus en France: le gouvernement prolonge l’état d’urgence sanitaire
Le gouvernement a entériné ce samedi la prolongation pour deux mois de l’état d’urgence sanitaire contre le Covid-19, mais il reste sous pression pour clarifier les modalités concrètes du déconfinement, notamment le casse-tête de réouverture d’écoles et la polémique sur la vente des masques.
Après un 1er-Mai confiné pour cause du coronavirus, Le gouvernement a décidé ce samedi, au cours d’un Conseil des ministres, la prolongation pour deux mois, jusqu’au 24 juillet, de l’état d’urgence sanitaire en France pour lutter contre la pandémie de coronavirus, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran.
Entré en vigueur le 24 mars, l’état d’urgence sanitaire est prorogé car sa levée le 23 mai « serait prématurée », « les risques de reprise épidémique » étant « avérés en cas d’interruption soudaine des mesures en cours », indique le projet de loi qui va être examiné à partir de lundi par le Sénat, avant qu’il ne soit transmis à l’Assemblée nationale en vue d’une adoption définitive dans la semaine. Le texte précise aussi que la mise en quarantaine et le placement à l’isolement, afin de lutter contre la propagation du virus, pourront intervenir « lors de l’arrivée sur le territoire national ».
Le coronavirus a tué depuis le 1er mars 24 594 personnes en France, dont 218 au cours des dernières 24 heures. La tension dans les services de réanimation s’est encore un peu allégée avec 141 personnes en moins, a fait valoir le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.
Les conditions du déconfinement restent très floues
Mais il y a encore beaucoup de flou autour des conditions du déconfinement prévu le 11 mai : la carte provisoire classant les départements en vert, rouge ou orange selon l’état de l’épidémie et des services de réanimation a été corrigée une première fois à cause d’erreurs de comptage qui ont suscité la grogne des élus locaux.
Autre sujet de préoccupation : la réouverture des écoles. La « majorité des écoles » maternelles et primaires seront au rendez-vous du 11 mai, a affirmé Jean-Michel Blanquer au Figaro, avec un maximum de 15 enfants par classe. Mais certains édiles ne veulent pas en entendre parler.
La maire de Nantes Johanna Rolland (PS) a prévenu qu’il ne serait « pas possible » que tous les enfants retournent à l’école le 11 mai et que la rentrée ne pourra être que « progressive ». Plusieurs maires de Seine-Saint-Denis ont aussi exprimé leur intention de ne pas rouvrir leurs établissements scolaires, inquiets de leur éventuelle responsabilité pénale en cas de contamination d’enfants, d’enseignants ou de personnels. À Paris, la réouverture des écoles sera réservée, au moins dans un premier temps, « à un public prioritaire », c’est-à-dire aux enfants de certaines professions et aux élèves décrocheurs, a indiqué l’adjoint de la mairie en charge de l’éducation.
Crise sanitaire et crise économique
Pour accueillir des élèves, les écoles devront respecter un protocole sanitaire très strict, dont les grandes lignes ont été dévoilées jeudi: lavage de mains répétés, jeux proscrits, désinfection du matériel, sens de circulation marqué au sol… un casse-tête pour les petites communes.
Autre source de tension en prévision du 11 mai: la vente des masques dont le port sera obligatoire dans les transports publics. À dix jours du déconfinement, le gouvernement a décidé de plafonner le prix de vente des masques chirurgicaux à 95 centimes l’unité, mais pas celui des masques en tissu, en raison de la diversité des modèles et de leur provenance.
Sur le plan économique, la crise sanitaire continue ses ravages : la SNCF a subi un manque à gagner de deux milliards d’euros du fait du virus, a annoncé son PDG Jean-Pierre Farandou, envisageant un plan d’aide de l’État et des suppressions de postes.
Des difficultés économiques qui pèsent en faveur du déconfinement même si les soignants s’inquiètent de la possibilité d’une deuxième vague. Et pour la première fois en France, un chat a été testé positif au coronavirus, amenant l’École vétérinaire d’Alfort à recommander aux personnes malades une distanciation avec leurs animaux de compagnie.
Corée du Nord: Kim Jong-un apparaît en public pour la première fois en trois semaines
Kim Jong-un a participé à l’inauguration d’une usine d’engrais vendredi 1er mai, a indiqué l’agence de presse KCNA, le média officiel faisant part de la première apparition publique du dirigeant nord-coréen après des semaines de rumeurs sur sa santé
« Le dirigeant suprême Kim Jong-un coupe le ruban pour l’inauguration de l’usine d’engrais phosphatés de Sunchon », indique une dépêche de KCNA citée par l’AFP. Il « a assisté à la cérémonie », et « tous les participants ont lancé des hourrah ! » quand il est apparu, a-t-elle ajouté. Kim a également visité l’usine, et a été « informé sur le processus de production », a encore indiqué KCNA.
Le leader nord-coréen n’était pas apparu en public depuis qu’il avait présidé une réunion du Politburo le 11 avril. Le lendemain, les médias officiels avaient affirmé qu’il inspectait des avions de chasse sur une base militaire.
Les interrogations sur l’état de santé de Kim Jong-un se sont multipliées depuis son absence remarquée aux célébrations du 15 avril. Cette journée est la plus importante du calendrier politique nord-coréen car tout le pays commémore alors la naissance du fondateur du régime, Kim Il-sung, son grand-père.
Rumeurs
Les spéculations sur l’était de santé de Kim Jong-un étaient parties le 21 avril du Daily NK, média en ligne géré essentiellement par des Nord-Coréens ayant fait défection. Citant des sources non identifiées à l’intérieur du pays, il avait affirmé que Kim Jong-un, âgé d’environ 35 ans, était dans un état préoccupant, souffrant en plus de son tabagisme, d’obésité et de surmenage. La chaîne CNN américaine avait alors rapporté que les Etats-Unis surveillaient des renseignements selon lesquels il était en danger de mort après une opération.
Minimisant les rumeurs, le conseiller spécial à la sécurité nationale du président sud-coréen Moon Jae-in avait assuré le 26 avril que Kim Jong-un était « vivant et en bonne santé ». Selon ce conseiller, Moon Chung-in, le dirigeant était à Wonsan, station balnéaire de la côte est de Corée du Nord, depuis le 13 avril.
L’état de santé du dirigeant nord-coréen est un secret d’Etat extrêmement bien gardé, dans un pays notoirement opaque vis-à-vis de l’étranger, et où la liberté de la presse n’existe pas. En 2011, il avait fallu deux jours après la mort de Kim Jong-il pour que l’information sorte du cercle très fermé des dignitaires de Pyongyang.
En 2014, son fils et successeur Kim Jong-un avait disparu de la circulation pendant près de six semaines, puis était réapparu avec une canne. Au terme de plusieurs jours, les services de renseignements sud-coréens avaient assuré qu’il avait été opéré pour lui retirer un kyste à la cheville.
La santé du dirigeant, un point fondamental en régime autoritaire
Pour Antoine Bondaz, directeur du programme Corée à la Fondation pour la recherche stratégique, « la question de la santé du dirigeant est fondamentale dans un régime autoritaire comme la Corée du Nord où le leadership repose sur une personne. C’est le cas de Kim Jong-un. De plus, la Corée du Nord étant aujourd’hui un État disposant de l’arme nucléaire, la question de la continuité en termes de direction du pays est extrêmement importante. »
« Se poser des questions sur la succession est très importante pour mieux prévoir, ou essayer de prévoir et de se préparer à l’avenir de la Corée du Nord en cas d’une incapacité ou de la mort d’un dirigeant, dit encore Antoine Bondaz. Et cela permet aussi de faire mieux comprendre au grand public le fonctionnement du régime nord-coréen, et notamment le flou et l’opacité que le régime nord-coréen entretient récemment. »
RFI
Vision prospective du DG du BGDA sur les effets néfastes de la crise sanitaire sur le secteur du Droit d’Auteur
La présente requête est une vision prospective permettant d’anticiper sur les effets néfastes de la crise sanitaire qui atteignent déjà des proportions inquiétantes.
« L’HEURE EST GRAVE »
La crise du coronavirus représente une menace mondiale sans précédent pour une génération de personnes qui gagnent leur vie comme les créateurs et les auxiliaires de la création.
En effet, en plus de la question de santé publique qui est posée, les solutions envisagées par le gouvernement dans son élan de freiner la pandémie, constituées notamment par l’interdiction de regroupements, de manifestations culturelles, et même la quarantaine de certaines villes, appellent à une réflexion autour des effets collatéraux sur la vie de ceux qui font vivre leurs familles que de l’utilisation de leurs oeuvres. Cette situation affecte doublement les auteurs et les auxiliaires de la création :
– au plan direct, les représentations publiques (concert, animation, tournage de film et séries, expositions…) ne sont plus possibles.
– au plan indirect, l’effondrement actuel des activités économiques (fermeture des bars, des boîtes de nuit, des salles de spectacles,…) aura des conséquences drastiques en termes de baisse des collectes de redevance de droits d’auteur de 2020 et de baisse des droits à repartir.
En effet, contrairement aux autres modes de rémunération artistique, les droits d’auteur ne sont payés qu’après l’exploitation et la diffusion des œuvres.
C’est donc toute la chaîne de valeur de la création littéraire et artistique qui rentre en crise.
Cette inquiétude est mondialement partagée parce que les artistes sont des victimes de premier plan de la pandémie du Covid-19. C’est d’ailleurs pour cela que la Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs (CISAC), institution internationale regroupant les sociétés et bureaux de droits d’auteur, a lancé un vibrant appel aux organismes de gestion collective d’anticiper avec les gouvernants nationaux, pour soutenir la culture par une assistance spéciale aux créateurs d’œuvres de l’esprit. Cette recommandation de la CISAC coïncide avec la volonté du BGDA de s’en remettre à la bienveillante autorité du Gouvernement, pour développer une résilience visant à assurer la survie des créateurs d’œuvres de l’esprit et des entreprises culturelles, car il est de l’intérêt de toute l’humanité que ce secteur économique survive.
Les conséquences du fléau sont de deux ordres :
La survie actuelle des artistes, et les effets induits sur leurs droits.
Ces conséquences nous exigent d’allier des mesures d’urgence pour palier au conjoncturel et des mesures de relance pour le volet structurel.
1. Concernant la survie actuelle des artistes :
On est sans ignorer que les ressources financières premières des personnes ayant consacré leur vie à la créativité littéraire et artistique et/ou à l’interprétation des créations de l’esprit, proviennent de l’exploitation publique des œuvres.
Cependant, les solutions adoptées par les Etats dont le nôtre, lesquelles sont évidemment judicieuses pour barrer la route à la pandémie, entraînent l’arrêt temporaire de toute exploitation publique de ces créations. En conséquence, les créateurs et auxiliaires de la création se retrouvent sans activités lucratives et, partant, sans ressources pour survivre actuellement.
Les nombreux recours au BGDA, y compris la demande régulière d’anticipation de la répartition des droits d’auteur,
témoignent des souffrances qu’endure particulièrement le monde culturel en cette période.
Aussi, et pour soulager un tant soit peu ces souffrances, le BGDA suggère, en cette période d’inactivité totale, avec l’accord de son Conseil d’Administration, au Gouvernement, parallèlement aux redevances de droit d’auteur forfaitaires accordées annuellement aux auteurs guinéens et étrangers depuis 1980, de constituer un fonds exceptionnel de solidarité, qui servira à soutenir les créateurs d’œuvres de l’esprit dans leurs difficultés financières.
Pour ce faire, il propose de consacrer, comme cela à été accordé à certaines corporations, un fonds exceptionnel de solidarité.
Il s’agira d’une solidarité optionnelle et d’une mesure d’accompagnement, qui se distingue des droits à répartir aux artistes.
De ce point de vue, le fonds de solidarité en question sera simplement partagé à parts égales entre les membres du BGDA, lesquels seront identifiés selon des conditions et des critères qui favoriseront sa mise en œuvre.
Du reste, cela permettra de garder en l’état le calendrier des répartitions et d’éviter ainsi, avec l’extrême pression du travail que l’anticipation nécessiterait, les risques d’erreurs dont la suite pourrait être difficilement gérable.
A noter que les mesures édictées par le gouvernement et la psychose créée par le covid-19 ne favorisent aucunement un climat serein de travail.
En suggérant la mise en place dudit fonds spécial de solidarité, le BGDA voudrait rappeler l’importance de la solidarité qui doit être au cœur de tout bureau de droit d’auteur et l’attention particulière qu’il porte aux artistes.
En ces temps difficiles, pour être solidaire avec les artistes les plus nécessiteux, il est souhaitable que les artistes entre eux s’approprient cette solidarité.
2. Les effets induits de la pandémie sur les droits à répartir.
Le Bureau guinéen du Droit d’Auteur (BGDA), ayant pour mission principale « la protection des intérêts, matériels, moraux et professionnels des auteurs », évalue la chute inévitable des recettes de droits d’auteur et de droits voisins, à des milliards de Francs guinéens.
Cette perte de recettes paraît énorme. Sa conséquence sera, sans doute, une baisse sensible des gains des artistes.
L’impact négatif des mesures de lutte contre la pandémie du coronavirus sur les artistes et sur le BGDA est donc principalement d’ordre financier. C’est pourquoi le BGDA propose que l’Etat guinéen, dans la mise en œuvre des mesures de soutien, accorde une subvention financière supplémentaire à hauteur du montant des pertes prévisionnelles ci-dessus indiquées, afin de permettre de faire face aux difficultés de ses membres qui ne vivent pour le moment que de la salive de leurs bouches. Cette assistance circonstancielle permettra :
– de compenser la perte liée à la suspension des activités culturelles
– de compenser la chute prévisible des recettes en vue d’assurer la continuité de la structure et la rémunération des artistes.
Le BGDA est un Etablissement Public de l’Etat ; aussi et malgré les difficultés qu’ils traversent, les créateurs d’œuvres littéraires et artistiques se sont engagés à accompagner la sensibilisation en faveur de la lutte contre le Covid-19 et en encourageant le respect des mesures barrières, à travers des compilations musicales et des sketches.
Cela est une posture salutaire qui montre une fois de plus que la culture demeure essentielle à un pays, quelles que soient les difficultés.
Accorder cette subvention exceptionnelle pour compenser les gains de cette frange de la population ne serait alors que leur faire justice. Conscient de l’engagement du Président de la République, du Premier ministre et de tous les membres du Gouvernement pour la cause culturelle, je ne doute aucun instant que cette requête retienne l’attention des autorités.
Abass BANGOURA
Directeur Général du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA)
Covid-19 : la Guinée compte désormais 1537 cas confirmés
Ce jeudi 30 avril, 42 nouveaux cas ont été confirmés suit à des tests effectués sur un groupe de 107 personnes, dont 13 guéris.
A jour, la Guinée a enregistré 1537 cas confirmés, 342 guéris.
1er Mai 2020 : l’inter-central CNTG-USTG dédie cette journée à « la riposte syndicale contre le COVID-19 »
L’inter-central CNTG-USTG a, en ce 1er mai marquant la fête internationale du travail, jugé nécessaire de dédier cette journée sous le signe de ‘’la riposte syndicale contre le coronavirus ‘’.
A rappeler que, cette journée est une occasion unique pour le monde du travail de commémorer dans la joie et les différents succès obtenus sur le champ de la bataille économique et social en faveur des travailleurs. Contrairement à cette année, les travailleurs célèbres cette date dans un combat contre un ennemi invisible.
Dans une déclaration rendue publique à cet effet, la CNTG et l’USTG précisent les motivations qui ont poussé les travailleurs à consacrer cette journée de la fête internationale des travailleurs à la riposte contre le COVID -19. « La maladie a entrainé des milliers de morts dans plusieurs pays, remettant en cause des systèmes de santé et protection sociale et surtout, désarticulant dangereusement l’économie mondiale. En guinée, depuis la notification des premiers cas, le mal connaît une évolution inquiétante. Les statistiques fournies par l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire, indiquent clairement que la pandémie s’est installée profondément et elle n’épargne personne(…) c’est pourquoi, après analyse objective du contexte guinéen, l’inter central CNTG –USTG a jugé nécessaire de placer la journée du 1er mai 2020 sous le signe de la ‘’riposte syndicale contre le COVID-19 ‘’ », a fait savoir l’inter central dans sa déclaration.
Et de rajouter : « tirant les leçons de ces autres épreuves et conscient du fait le COVIDè19, en plus d’être une urgence sanitaire est aussi un défi majeur pour la stabilité économique et sociale de notre pays, l’inter centrale CNTG –USTGS souscrit pour une démarche concertée de tous les acteurs socio-économique du pays en vue de relever tous les défis en cours. Dans cette perspective, l’inter central CNTG – USTG salue les mesures institutionnelles et sanitaires déjà prises par le gouvernement pour protéger les populations de notre pays(…) toutes fois l’inter central CNTG – USTG, estime qu’il reste beaucoup à faire au regard de la montée en puissance quotidienne des cas de contamination ».
Soucieux du bien-être des travailleurs, l’inter-central CNTG – USTG, à par ailleurs d’inviter ces derniers à respecter scrupuleusement les mesures sanitaires en vigueur, notamment : « le lavage des mains ; le port des masques en milieu public et sur le lieu de travail ; le renoncement à tout attroupement etc. ».
COVID-19 : Vers le confinement total à Conakry ?
Le Conseil Scientifique de Riposte contre la pandémie de la maladie à Coronavirus (COVID-19), a apporté ses premières constat et recommandations dans le cadre de la lutte contre la pandémie qui prend du chemin en Guinée.
Une rencontre avec les médias s’est tenue ce jeudi au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
KADER BARRY, ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a quand à lui revenu sur la mission dudit conseil : «Il est important de retenir que le Conseil a vocation à formuler des recommandations au Gouvernement sur les questions relatives à la gestion et à l’évolution de la situation sanitaire, sociale et économique relative au COVID-19. Il n’a pas vocation à se substituer aux organes de la riposte. C’est un organe complémentaire et un outil d’aide à la décision du Gouvernement. Je voudrais rappeler que le Conseil, placé sous l’autorité du Premier Ministre, travaille en étroite collaboration avec le Comité Interministériel de Riposte, le Ministère de la Santé, l’ANSS, ainsi que les autres acteurs institutionnels impliqués dans la riposte ».
Pr Mamadou Aliou BALDE, Rapporteur Général du conseil à évoquer les difficultés constatées dans la riposte de cette pandémie, suite à des rencontres du 21 et 27 avril 2020.
Pr Baldé cite entre autres : des cas de décès de COVID-19 dont l’analyse montre une mortalité vraisemblablement élevée chez les patients suivis principalement à domicile. « Il y a lieu de rappeler que le contexte social de confinement à domicile est un facteur de risque de contamination communautaire, compte tenu de nos habitudes culturelles, des modes d’habitation et de relations de promiscuité » a-t-il déclaré avant de pointer du doigt une insuffisance des services essentiels de base pour les patients hospitalisés qui demeure un facteur de réticence pour l’hospitalisation des malades. « Ce qui justifie en partie que la famille et d’autres bénévoles rendent visite, apportent de la nourriture ou restent aux côtés des malades. Cette situation est inquiétante car elle met à risque toute cette frange de la population et entraine des risques élevés de contamination hospitalière et communautaire».
Ce conseil scientifique de riposte contre la pandémie de la maladie à coronavirus a été mis en place le 14 avril par le chef de l’Etat Alpha Condé. Depuis cette date, les travaux qu’ils ont eu à faire ont abouti sur plusieurs recommandations:
- L’hospitalisation en isolement de tous les cas COVID-19, avec des moyens adéquats au profit de tous les patients, pour une prise en charge adaptée et multidisciplinaire en milieu hospitalier ou tout autre lieu dédié ;
- L’identification de nouvelles structures d’accueil des malades auxquelles on adapterait les critères requis pour un centre/pavillon d’hospitalisation hautement infectieux ;
- La disponibilité d’un nombre de personnel de santé suffisant, capable de s’occuper des malades 24h/24 est indispensable dans toutes les structures sanitaires et autres lieux dédiés;
- L’isolement des cas Suspects : réquisition des hôtels ;
- Installation des tentes avec des compartiments individuels et un minimum de commodités dans les stades, à l’hôpital Sino-Guinéen, dans les universités ; renforcement des CTPI dans les régions pour préparer la réception des cas éventuels …
A la question de savoir pourquoi le confinement total de la ville de Conakry n’était pas parmi les recommandations faites par Conseil scientifique de riposte contre la pandémie de la maladie à Coronavirus (COVID-19), Pr Moustapha Keita DIOP assure : « le confinement total n’est est possible à Conakry, pour plusieurs raisons : la configuration de nos sociétés, Le mode de vie communautaire et les relations de proximité ne nous permettent pas de faire un confinement total. Vous voyez même les mesures de distanciation sociale a du mal à être respecté. Donc le confinement total n’est pas possible par contre l’auto isolement , l’isolement volontaire de la population , prenant conscience des risques, c’est possible. Mais si Le risque de communauté devient de plus en grande peut-être qu’on peut l’envisager, mais pour le moment compte tenu de la réalité de notre pays on ne peut pas le faire ».
Covid-19 : Plus que 505 cas confirmés pour atteindre la barre de 2000 en Guinée
Ce mercredi 29 avril, 144 nouveaux cas ont été confirmés suite à des tests effectués sur un groupe de 437 personnes et 16 guéris. Ce qui résume un total de 1495 cas confirmés, dont 329 guéris.
Tribune de l’Ambassadeur Simon Henshaw: L’importance de solides valeurs démocratiques pour faciliter la lutte contre une pandémie
Si le monde avait besoin d’un rappel de l’importance cruciale de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la pandémie de COVID-19 que nous connaissons actuellement en est un parfait exemple. Le coronavirus ne connaît pas de frontières nationales, de race, de religion, de nationalité ou d’opinion politique. Nous y sommes exposés du simple fait de notre humanité, et nous vaincrons ce virus parce que chacun de nous sait instinctivement que nous devons travailler ensemble en prenant appui sur les atouts que nous confère notre respect des droits de l’homme.
Prenez la liberté d’expression. À titre individuel, nous sommes impuissants face à ce virus, nous nous avertissons donc mutuellement en utilisant tous les moyens de communication dont nous disposons. Nous échangeons des informations vitales sur la maladie et sa propagation et sonnons l’alarme si quelque chose (ou quelqu’un) représente une menace pour nos communautés.
Ou prenez la liberté de religion ou de conviction. On peut y chercher conseil au niveau spirituel et une protection contre la pandémie, individuellement ou au sein de la communauté.
Ensuite, il y a le droit de réunion pacifique et de libre association. Nous travaillons en collaboration avec d’autres personnes pour veiller au soutien et à la sécurité de nos premiers intervenants et des travailleurs essentiels mobilisés, notamment par le biais d’actions de plaidoyer en ligne.
Et, parce que notre vie en dépend, nous attendons de nos dirigeants politiques qu’ils nous disent la vérité sur les défis à venir et acceptent la critique et la responsabilité avec humilité, grâce et compassion. C’est une question de responsabilisation politique et morale.
Lorsque nos dirigeants et nos médias diffusent des informations crédibles et opportunes sur les risques et les avantages, les citoyens peuvent faire des choix éclairés sur les moyens de se protéger, de protéger leurs familles et leurs voisins.
Sans ces libertés et la responsabilité qui les accompagne, il est impossible de mettre au point les médicaments qui permettront de vaincre ce virus, ou de formuler les stratégies politiques et financières nécessaires au rétablissement de nos économies. C’est au gouvernement qu’il incombe de protéger l’une et l’autre.
Les hauts fonctionnaires qui choisissent de protéger leur pouvoir et leur fierté plutôt que la santé et le bien-être de leur population mettent en danger la santé et l’avenir de leur propre peuple.
Nous savons qu’un avenir radieux est possible après la pandémie si – et seulement si – les gouvernements écoutent et servent le public en cette période d’adversité.
Les systèmes autoritaires, en revanche, révèlent leurs faiblesses en temps de crise. Les gouvernements qui emprisonnent ou oppriment ceux qui voudraient nous avertir qu’il existe un problème grave se réfugient dans la forme la plus grossière de déni. Les gouvernements qui interdisent ou cherchent à limiter la publication d’informations vitales, ou à limiter la collaboration scientifique, sociale ou politique, menacent non seulement la vie de leur propre population, mais aussi celle de personnes d’autres pays. Et les gouvernements qui se servent de cette pandémie pour écraser l’expression religieuse considérée comme une menace à leur contrôle répriment à la fois les instincts de leur peuple et une source profonde de force personnelle et de solidarité sociale.
Il est contraire au concept même des droits de l’homme de supprimer la communication d’informations cruciales sur la santé publique. La « sécurité du public » passe par la liberté et la responsabilité politique. Sans cette responsabilité, nos communautés sont exposées à un risque inacceptable.
En revanche, l’histoire a montré que les résultats des dirigeants qui sont vraiment transparents, responsables et à l’écoute des critiques de leurs citoyens sont en relation directe avec la sécurité et la prospérité des familles et des communautés qu’ils servent.
Des démocraties comme Taïwan, la Corée du Sud, l’Allemagne et les États-Unis ont fait preuve d’ouverture et d’honnêteté en ce qui concerne les chiffres alarmants, mais également les tactiques agressives qu’elles utilisent pour lutter contre le virus. Les démocraties de première ligne comme Taïwan et la Corée du Sud ont été parmi les premières à constater des infections en dehors de Wuhan et ont rapidement réussi à prévenir la propagation incontrôlée du virus sans recourir à l’oppression et à la peur.
En tant qu’Américains, nous sommes fiers que nos secteurs public et privé – dans le cadre d’une approche englobant l’ensemble de l’Amérique – aient déjà mobilisé des ressources pour aider à lutter contre COVID-19. Depuis le début de l’épidémie, le gouvernement américain a engagé 775 millions de dollars d’aide à ce jour et des entreprises, des ONG, des organisations confessionnelles et des particuliers américains ont contribué à hauteur d’au moins 3 milliards de dollars sous forme de dons et d’aide pour lutter contre le virus.
La Guinee pour sa part, s’est resolument engagee a lutter contre le virus d’une manière transparente et honnete, en tenant informes ses citoyens de l’evolution de la pandemie et des mesures prises pour la combattre.
L’Ambassade des Etats-Unis en Guinee continue de soutenir les efforts de la Guinee dans la lutte contre le coronavirus en s’engageant et en prodiguant des conseils au gouvernement pour ameliorer les capacites des professionnels de la sante a diagnostiquer, traiter, et traquer le virus. Informer le public a travers des campagnes de sensibilisation sur les mesures efficaces employees pour freiner la propagation du virus est crucial pour permettre aux guineens a rester avec leurs familles respectives en securite et en bonne sante.
Nous continuons a collaborer avec l’Agence Nationale de la Securite Sanitaire (ANSS) a travers son leadership dans la riposte contre la pandemie, ainsi que dans le cadre du soutien financier et technique a ceux qui se trouvent sur la ligne de front de ce combat.
Le gouvernement americain, en compagnie des partenaires internationaux, continue de soutenir la Guinee a renforcer les capacites de riposte des premiers repondants et autre personnel non-medical, a travers la formation et l’equipement.
Le gouvernement américain a en outre accru les capacités de laboratoires de la Guinée. Nous travaillons également cote a cote avec les professionnels de la sante guinéens face aux défis d’identification et de traitement des malades du COVID-19, en informant les Guinéens, en renforçant le centre d’appel et le système électronique pour la gestion de données, et en assistant dans le traçage des contacts. Le proverbe africain selon lequel : « Si vous voulez aller vite, allez seul. Si vous voulez aller loin, allez-y ensemble » témoigne d’une profonde sagesse. Le peuple américain peut vous dire que vous n’êtes pas seuls face à cette crise. Nos communautés font face aux mêmes souffrances et aux mêmes défis que vous. Les Américains sont à vos côtés – sur un pied d’égalité – dans cette crise. Il n’y a pas d’autre moyen. Nous surmonterons cette crise en réaffirmant ce qui nous rend humains et libres : une communication honnête et transparente, une collaboration créative et une véritable responsabilité envers nos êtres chers et nos communautés
Coronavirus : le PSG est sacré champion, un nouveau titre… sans terminer la saison
Réunie en conseil d’administration, jeudi 30 avril, la Ligue de football professionnel a officialisé l’arrêt définitif de la saison 2019-2020 de Ligue 1 et de Ligue 2, écourtée d’une dizaine de rencontres par l’épidémie de Covid-19. La LFP a décidé de fait d’attribuer le titre de champion de France de Ligue 1 au PSG, le troisième d’affilée pour le club de la capitale.
Derrière le PSG, l’Olympique de Marseille termine second de la saison et sera donc, lui aussi, qualifié pour la Ligue des champions. La Ligue semble privilégier le classement qui prend en compte tous les matchs, y compris ceux de la 28e journée, qui n’a pas été complète. Si ce scénario (qui doit être adopté formellement à la mi-mai) est bien retenu, le Stade rennais serait 3e, Lille 4e, Reims 5e et Nice 6e. Les deux équipes reléguées en Ligue 2 seraient Amiens (19e) et Toulouse (20e). Les deux premiers de Ligue 2, respectivement Lorient et Lens, seraient eux promus en Ligue 1.
FRANCEINFO
Coronavirus: dépistage à dimension variable
Le Royaume-Uni, très durement touché par le coronavirus après une réaction plus tardive que ses voisins, va à présent tester davantage d’habitants. L’Allemagne qui, elle, a commencé très tôt à dépister annonce une augmentation du nombre de tests PCR. La stratégie de dépistage ciblé, accompagnée de l’isolement des personnes positives, appliquée outre-Rhin est de plus en plus répandue. La France commence à la mettre en place, mais les divergences persistent entre pays.
900 000 tests de dépistage par semaine, c’est le nouvel objectif que se fixe l’Allemagne, déjà très en avance parmi les grands pays européens. Pour l’instant, la moyenne y est d’environ 450 000 tests/semaine. Ces tests de type PCR vont être généralisés auprès du personnel de santé, dans les hôpitaux ou les établissements tels que les maisons de retraite. « Il est très très important de voir, après ce que nous avons atteint ces dernières semaines, (…) que le plus grand risque d’un déclenchement du virus est le système de santé » a déclaré mercredi le ministre de la Santé, Jens Spahn, qui souhaite un dépistage le plus préventif et le plus complet possible.
Covid -19 : 111 nouveaux cas confirmés en Guinée
Ce mercredi 29 avril 2020, 111 personnes ont été testés positives au covid-19, 44 malades guéris. Les statistiques des personnes atteintes de la maladie du coronavirus en Guinée grimpent à 1351 au total, 313 guéris.
Éducation : «ça ne sera pas une année blanche, ça c’est au moins sûr(…) », le ministre Mory Sangaré
C’est le secteur qui a connu beaucoup plus de crise en Guinée ces dernières années, notamment des grèves à répétition du SLECG et voilà une autre qui est le coronavirus.
Malgré cette période sombre, les autorités de l’éducation guinéennes comptent organiser les examens nationaux cette année. Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, indique qu’il y’aura pas d’année blanche.
« Nous sommes dans une période de crise. Ce qui est clair, nous ferons les examens, en tout cas, ça ne sera pas une année blanche, ça c’est au moins sûr. Nous prendrons toutes les dispositions pour que ce ne soit pas le cas », a-t-il dit ce mercredi Mory Sangaré chez nos confrères de mosaiqueguinee.
A précisé que, le département en charge de l’éducation nationale à d’ores et déjà organisé des cours à la Télévision Nationale. Des cours que bon nombre d’élèves critiques.




























































