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Covid-19 : des forces de sécurité soutire de l’argent aux citoyens aux barrages de Dubréka

Des citoyens se plaignent de l’arnaque des forces de sécurité au niveau des barrages se trouvant à Dubréka, juste à la sortie de la ville de Conakry. A rappeler que, le président Alpha Condé a interdit tout déplacement de la ville de Conakry pour l’intérieur du pays, une mesure figurant parmi les dispositions prises pour freiner la propagation de la pandémie du COVID-19.

Joint au téléphone par notre rédaction, une source nous a expliqué, les mauvais comportements des agents au niveau des barrages se trouvant à Dubréka. Des barrages installés pour empêcher les déplacements des citoyens en cette période de crise sanitaire, afin de mettre fin à la propagation de cette maladie du coronavirus.

Ils (source Ndlr) affirment qu’aucune mesure annoncée par le chef de l’État n’est appliquée à ce niveau. Selon la même source qui a préféré garder l’anonymat, une Somme allant de dix milles à cinquante francs guinéens serait retirés par les forces de sécurité pour passer le barrage.

« Le barrage se trouve entre Kaléma et un endroit appelé Taz, c’est un coin où il n’y a qu’une seule voie principale, à moins que tu empruntes les voies ferrées et ce chemin est très loin et difficile à pratiquer. il y a un barrage à la sortie de Conakry et un autre en quittant Dubréka(…), il a des kits qui sont installés au niveau de ces barrages, mais il y a point d’eau dans ces kits. En plus de cela il y a assez de monde, tu ne peux même pas l’imaginer, le plus marrant de tout cela, est que les agents en charge de la sécurité ne disposent pas de bavette. Je me demande, les barrages là servent à quoi ? Puisqu’il y a des véhicules qui quittent Conakry pour l’intérieur du pays, il suffit d’avoir une petite somme en poche pour passer les barrages. Si tu es de Dubréka et que tu veux partir pour Conakry, tu payes dix milles, hier nous en avons payé, et si tu plaides on te met carrément de l’autre côté et le soir en rentrant à Dubréka tu payes les mêmes frais. J’ai vu de plus près les agents prendre de l’argent aux transporteurs qui circulent, la somme varie entre 20.000 gnf à 50.000 gnf. On se demande, à quoi servent ces barrages en cette période de la pandémie du Covid-19 ? En plus si tu ne donnes pas la somme demandée, ils te demandent de rebrousser chemin, et si tu persistes, tu es bastonné », a expliqué notre source anonyme.

Assistons-nous à un laissé aller des autorités en charge de l’application de la loi, en cette période très critique de la crise sanitaire ?

Covid-19 : Plus que 189 cas confirmés pour atteindre 2000 en Guinée

Malgré le port obligatoire du masque et l’interdiction des attroupements imposée par l’autorité guinéenne, le nombre de cas confirmé au coronavirus ne cesse de s’accroitre.

Ce lundi 04 mai, 101 nouveaux cas au Covid-19 ont été confirmés suite à des tests effectués sur un groupe 348 personnes, dont 1 décès. La Guinée compte désormais 1811 cas confirmés, dont 498 guéris et 10 décès.

Ismaël Condé est exclu du parti RPG Arc-en-Ciel

Connu pour sa divergence d’opinion sur le mandat du président Condé. Il est resté catégorique ces derniers temps sur cette position, chose qui lui a couté des menaces au sein de son parti. il y a quelques semaines de cela, il a été empêchés d’accès à son bureau à la mairie de Matam.

Ismaèl Condé, 2ème vice-maire de la commune de Matam, est décrié par sa formation politique. Une situation qui lui a couté l’exclusion.

Suite à la demande expresse formulée par les six sections de la commune de Matam, le bureau politique national du Parti présidentiel, au terme d’une réunion, hier lundi 04 mai, a pris la décision d’exclure le sieur Ismaël Condé, qui jusqu’ici, rappelle le BPN du RPG-ARC, n’appartenait à une aucune structure du parti.

Ismaël Condé dont le comportement et les actes, sont jugés »gravissimes et qui ternissent l’image » du parti, sont ainsi exclus, pour cas d’indiscipline, insubordination et non-respect des statuts du RPG Arc-en-ciel.

Venezuela: deux Américains arrêtés pour «tentative d’invasion armée»

Le président vénézuélien a déclaré ce lundi 4 mai que les autorités avaient capturé 13 «terroristes», dont deux ressortissants américains qu’il a qualifié de mercenaires, pour leur implication présumée dans une tentative ratée d’incursion armée destinée selon lui à le chasser du pouvoir.

Dans une allocution télévisée sur la chaine étatique VTV, Nicolas Maduro a directement accusé Juan Guaido. Pour le président vénézuélien, le leader de l’opposition a recruté des « mercenaires » des forces spéciales américaines pour tenter « d’envahir » le pays en vue de renverser son gouvernement. Nicolas Maduro a alors montré les passeports des deux Américains, Luke Denman, 34 ans, et Airan Berry, 41 ans. Des employés de Silvercorp, a-t-il expliqué, une société de sécurité basée en Floride dont le patron a revendiqué la tentative d’incursion.

RFI

RDC: à Kinshasa, la détresse des détenus de la prison de Makala

En République démocratique du Congo, l’inquiétude va croissant chez les détenus de la plus grande prison du pays, la prison centrale de Makala, qui aussi la plus surpeuplée. Celle réservé aux militaires, la prison de Ndolo, a déjà enregistré une centaine de cas de COVID – 19. Makala construite depuis l’époque coloniale dans la capitale Kinshasa, compte plus de 8000 détenus. C’est quatre fois plus que sa capacité d’accueil. Les prisonniers redoutent que l’épidémie se déclare entre ses murs… C’est un véritable cri d’alarme.

Les pensionnaires sont entassés par centaines en cellules collectives et sans lits. Sur des images parvenues à RFI, on les voit entassés, certains dormant tête-bêche. Dans le pavillon 5 par exemple, la plupart des détenus n’ont pas de place où s’allonger. « Nous dormons à tour de rôle, dans un environnement indescriptible et la distanciation sociale est quasi impossible », témoigne l’un d’eux. Certains de ses co – détenus souffrent des maladies chroniques. Or dans cette cellule, il n’y a qu’un endroit pour se soulager. Et 200 détenus qui s’y rendent chaque jour.

De même l’eau « coule rarement : trois fois ou 4 fois par semaine et cela pendant une heure », raconte un prisonnier qui vit pourtant dans une cellule, réservée à la classe moyenne. Comme toutes les prisons du Congo, Makala comptent moins de condamnés que des détenus préventifs, il y a même des personnes acquittées, parfois depuis même plus de deux ans.

De maigres repas

Dans cet environnement, chaque détenu vit selon ses moyens. Certains survivent de la solidarité entre prisonniers mais aussi des repas fournis par leurs familles. « Même sans le coronavirus, la mort est bien planifiée à Makala », s’inquiète l’un des prisonniers. Cela fait dix ans que ce prisonnier -qui n’a pas encore été condamné – ne prenait plus les repas fournis par le gouvernement : un petit gobelet de maïs mélangé à des haricots (156 graines de maïs et 127 graines de haricots). Mais faute de pouvoir recevoir la visite de sa famille depuis deux semaines, il doit désormais se contenter de cette maigre ration.

Ceux qui consomment ces repas se plaignent souvent de maux de ventre, nous confie un membre du personnel soignant de la prison. Il affirme qu’au moins 90 % des détenus sont immuno-déficients.

De nouveaux détenus malgré la surpopulation

Contacté, le vice-Premier ministre en charge de la Justice, Célestin Tunda, dit avoir hérité de ce système carcéral. Pour ce qui est du manque de nourriture et de médicaments, il évoque « la santé financière » de l’Etat qui n’est pas bonne. Mais cela n’a pas empêché les autorités d’envoyer de nouveaux détenus en prison. Depuis environ un mois, près 600 détenus ont été envoyés à Makala, selon une source pénitentiaire.

Human Right Watch (HRW) demande aux autorités congolaises de faire preuve de leur bonne foi en réduisant rapidement la population carcérale et de débloquer les fonds pour la nourriture et améliorer l’hygiène. L’ONG de défense des droits l’homme note que la prison de Makala est classée parmi les plus surpeuplées du monde.

Le gouvernement explore plusieurs pistes

La contamination au niveau des prisons risque d’être un facteur de propagation à grande échelle dans la  société congolaise, en particulier si la prison de Makala devrait être concernée, en raison de son surpeuplement, a noté lundi soir, le comité en charge de la riposte contre le Covid-19. 

Au cours d’une réunion du conseil des ministres présidée par le président Félix Tshisekedi, les autorités ont évoqué la nécessité de désengorger des prisons, selon le compte-rendu officiel. « Parmi les pistes explorées, il y a la voie de libération conditionnelle, de liberté provisoire à accorder aux personnes privées de liberté mais ne présentant aucun risque à l’instar du directeur de cabinet du chef de l’Etat [Ndlr Vital Kamerhe], ainsi que les personnes condamnées à des peines mineures », souligne le même document.

La possibilité pour le président Tshisekedi d’user de son droit de grâce a été également évoquée et le conseil des ministres a instruit le vice-Premier ministre en charge de la Justice de « prendre immédiatement » les mesures de « désengorgement urgent » des prisons. Il a été demandé à son collègue de la Défense, a été « d’instruire sans délai les Auditorats militaires d’aller dans le même sens », pour ce qui concerne les militaires détenus, dit encore le compte-rendu du gouvernement.

RFI

Covid-19 : 60 nouveaux cas en Guinée

Les autorités guinéennes ont doublé les efforts ces derniers temps dans la lutte contre le cov id -19. La structure en charge de cette crise, multiplie la communication pour freiner la propagation de la pandémie du coronavirus.

Ce dimanche 03 mai, 60 nouveaux cas au Covid-19 ont été confirmés suite à des tests effectués sur un groupe de 255 personnes. La guinée compte désormais, 1710 cas confirmés, dont 450 guéris.

Liberté de la presse : les journalistes font face à une autre menace de la liberté

En cette 27ème journée de la journée mondiale de la presse, le premier secrétaire général du Syndicat de la presse Privée estime qu’au-delà des menaces de la liberté de la presse par le pouvoir, cette année les journalistes font face à une menace qui est le covid-19.

 « C’est vrai que ces dernières années on parlait des menaces de la liberté de la presse, suite aux abus du pouvoir cette année, c’est une autre menace de la liberté de la presse, parce que cette grave maladie aussi, à de son côté menacé la liberté de la presse, parce qu’on ne peut pas parler des activités de la presse tant qu’on n’est pas en bonne santé. Cette année, cette journée du 03 mai coïncide à un moment où notre pays purement frappé par cette maladie. Et il y a plus de 20 journalistes qui sont touchés par cette maladie, donc c’est une autre atteinte de la liberté de la presse », a fait savoir Sidi Diallo, secrétaire général du Syndicat de la presse Privée de Guinée.

Dans cette même perspective, camarade Sidi Diallo à énumérer quelques exactions faiteaux journalistes ces dernières années en Guinée. Et d’évoquer la convention collective qui pourra changer les conditions de vie et de travail des journalistes, le jour où elle sera signée par les patrons de presse.

« C’est vrai beaucoup d’entre nous ont des dossiers en attentent dans les juridictions, beaucoup d’entre nous ont été trimballé devant les tribunaux jusqu’à présent ce n’est pas fini. Souvenez-vous d’ailleurs que l’année dernière un d’entre nous a été froidement abattu, je veux parler de Mamadou Koula Diallo, que son âme repose en paix. il y a une autre qui est porté disparu et depuis lors nous n’avions aucune nouvelle de lui. il y a deux ou trois ans, nous avons été humiliés, bastonner du côté de l’escadron mobile numéro 3 de Matam, jusqu’à présent aucun jugement. Donc il faut savoir que la liberté de la presse est belle et bien menacée en Guinée. Sans oublier que des journalistes sont intimidés, harcelés, c’est tout cela qui freine la liberté dans notre pays(…) ».

Poursuivant, il a dépeint l’état d’avancement de la convention collective qui devrait être signée par les patrons de presse.

 « La convention collective est toujours là, nous sommes à 90% des négociations avec des patrons de presse. C’est la crise politique qu’on a connue avec la tenue des élections couplées et cette maladie de COVID-19 qui a freiné les négociations. Pour nous la seule solution c’est la signature de cette convention qui permettra de changer les conditions de travail et de vie des journalistes. Nous espérons qu’après cette crise nous procéderons à cette signature et ça va forcément améliorer les conditions de l’ensemble des travailleurs ».

A signaler que, cette année, la Guinée est classée 110ème au classement mondial de la liberté de la presse. Tant dis qu’en 2019, elle était classée 107ème.

La journée mondiale de la liberté de la presse : «nous célébrons cette 27ème journée avec beaucoup de pincement au cœur(…) », Sanou Kerfala Cissé

 L’humanité célèbre ce dimanche la journée internationale de la liberté de la presse. Une journée qui coïncide à la lutte contre la pandémie du Covid-19, un combat qui n’épargne aucune entité.

En Guinée une dizaine de journalistes ont contracté cette maladie. Pour rappel, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 03 mai « journée mondiale de liberté de presse », une façon de rappeler aux gouvernements leur obligation de respecter et faire respecter le droit de liberté d’expression consacré par l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme.

A cet effet, le président de l’Union des Radios et Télévisions libres de Guinée Joint au téléphone par notre rédaction, à porter son regard sur celle de la Guinée.

« J’ai un regard litigieux, en ce sens que, une liberté on ne la donne pas à quelqu’un, c’est un combat permanent. C’est une lutte de longue haleine. Je me souviens de mes premiers pas au lynx, il y a 27 ans de cela, lorsque l’Unesco déclarait le 3 mai comme journée mondiale de la liberté de la presse. De cette date à nos jours, nous les ainés, nous nous sommes attelé à faire de cette presse guinéenne, une presse responsable. Une presse indépendante, une presse qui ne soit pas sous la domination de quelconque pouvoir, une presse qui a été sur tous les fronts, une presse qui a livré toutes sortes de bataille, une presse qui encrait la démocratie en Guinée(…) », a souligné Sanou Kerfala Cissé.

Et d’enrichir, en affirmant ceci : « Aujourd’hui qui parle de démocratie, parle forcément de la pluralité d’opinion et ce pluralisme d’opinion est exercée par la presse, donc nous célébrons cette 27ème journée avec beaucoup de pincement au cœur, parce que le monde entier est frappé par une pandémie qui a amené beaucoup d’entreprises presse seulement à simplement mettre au chômage technique. Une situation que nous vivons impuissants, parce que ce n’était pas le voeu de qui que ce soit pour mettre les clés aujourd’hui sous les paillassons et au niveau de mon groupe de presse, depuis les 28 mars, tout le monde est en congé. Nous avons jugé d’abord de protéger les journalistes(…) ».

La journée internationale de la presse : Déclaration de l’URTELGUI,  »tous pour protéger la liberté de la presse et vaincre le Covid-19 en Guinée »

Ce dimanche, 3 mai 2020, l’humanité célèbre la 27ème Journée internationale de la liberté de la presse. Instaurée par l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) en décembre 1993, à travers la Déclaration de Windhoek (Namibie), cette journée permet à la société mondiale d’évaluer l’état de santé d’une si précieuse liberté.

Cette Déclaration, exigeait aux Etats membres, l’établissement, le maintien et la promotion d’une presse pluraliste, libre et indépendante et mettait l’accent sur l’importance d’une presse libre pour le développement et la préservation de la démocratie au sein d’un Etat, ainsi que pour son développement économique.

Ainsi, aux yeux de l’URTELGUI, le 3 mai s’offre à la presse comme une occasion annuellement bien indiquée de célébrer ses avancées et de s’inquiéter des tares et obstacles à la pratique et à la pleine jouissance des avantages de cette liberté dans un système démocratique en construction ou évolué.

Les hauts et les bas ainsi relevés dans l’exercice de la liberté de la presse dans chaque pays, déterminent éminemment la santé de sa démocratie. Toutefois, à l’heure où il ne serait pas exagéré de considérer la liberté de la presse comme l’oxygène de toute démocratie véritable et pérenne, il est malheureusement à constater que celle-ci connait des fortunes diverses d’un pays à un autre, d’une région à une autre, voire d’un continent à un autre.

Le rapport de Reporters sans frontières (RFS), publié en amont de la célébration du 3 mai, constitue aujourd’hui un repère éloquemment expressif de l’état contrasté de la liberté de la presse à travers le monde. Ce rapport se faisant notamment l’écho du respect et des efforts de promotion et de protection de cette liberté dans 180 pays sur notre planète.

Du coup, les acteurs guinéens ont pu constater que le Rapport de cette année confirme, non sans préoccupation, que la Guinée poursuit depuis trois (3) ans sa chute vers des rangs qui n’honorent guère un pays qui, toutes proportions gardées, fait partie des précurseurs africains de la libéralisation des ondes et de la dépénalisation des délits de presse.

Hélas ! A l’ombre des menaces proférées contre les médias, de la privation fantaisiste de leur liberté à des hommes et femmes de médias, de la violence parfois meurtrière contre les journalistes et de l’adoption de lois destinées à empiéter sur la Loi 002 portant Liberté de la presse, la Guinée occupe la 110ème place dans le classement mondial 2020, publié par Reporters sans frontières. Nous rendant ainsi au triste constat que la Guinée, en plus d’avoir encore reculé de trois points indiciaires, est plus mal classée que ses six pays voisins.

Cette tendance au recul, année après année, doit être stoppée nette, à travers un engagement politique tout aussi net de garantir et promouvoir la liberté de la presse, porteuse de progrès socioéconomique et d’évolution démocratique profitables à toute la société guinéenne.

Ce 3 mai 2020, la Guinée célèbre sans grand-messe et ni airs festifs, cette Journée internationale de la liberté de la presse, en raison du contexte mondial inédit de pandémie de Covid-19. Une situation qui aura marqué au fer rouge la presse guinéenne, qui voit ainsi plusieurs de ses hommes et femmes à l’épreuve de cette terrible maladie. L’Urtelgui saisit cette sacro-sainte date, pour exprimer sa pleine solidarité et toute son admiration à tous les confrères et consœurs qui ont lutté et continuent de lutter contre ce virus. Leur courage et leur combativité constituent un gage de vitalité et de résilience de l’ensemble de la presse guinéenne.

Au demeurant, les nombreux cas positifs au nouveau coronavirus enregistrés dans la presse, en plus d’être regrettables, font de notre corporation l’un des fers de lance des efforts nationaux destinés à lutter contre cette maladie en Guinée.

C’est le lieu pour l’URTELGUI d’exhorter les pouvoirs publics à ne pas considérer la presse nationale, notamment la presse privée, comme quantité négligeable, en la reléguant au rang de la 5ème roue du carrosse. L’URTELGUI, au nom des médias privés qui sont frappés de plein fouet par la crise tous azimuts induite par le Covid-19, exige que le gouvernement inscrive donc la presse guinéenne parmi les premiers bénéficiaires du train de mesures articulées dans le Plan de riposte économique contre cette pandémie.

Les entreprises de presse qui se débattaient déjà dans une crise qui dure depuis des années, voient aujourd’hui leurs emplois menacés, alors que leurs activités se réduisent comme peau de chagrin.

L’URTELGUI estime qu’il urge de prendre en compte les préoccupations économiques de ces médias, dont l’apport est si essentiel au succès de la lutte anti-Covid et à la sauvegarde de nos acquis démocratiques.

Refusons ensemble que le Covid-19 soit une menace destructrice

Liberté de la presse : Déclaration du Réseau des Médias sur Internet en Guinée (REMIGUI)

A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée ce 03 mai 2020, le Réseau des Médias sur Internet en Guinée ( REMIGUI) souhaite une excellente fête à tous les hommes des medias. Il souhaite un prompt  rétablissement à tous les journalistes, techniciens et employés des médias guinéens  malades du Covid19. 

« Le journalisme sans complaisance ni crainte » est le thème choisi cette année par l’UNESCO pour marquer cette journée. L’importance des médias libres pour fournir au public une information indépendante et fiable, essentielle en temps de crise » est un des  sous -thèmes phares. La Guinée avec plus de 1500 cas cumulés positifs, a particulièrement besoin de l’implication des medias dans la sensibilisation et la diffusion des informations exactes sur la maladie. 

Le Réseau des Médias sur Internet en Guinée recommande à tous ses membres et à tous les autres journalistes guinéens d’œuvrer pour la circulation des bonnes  informations sur le Covid19. Certes, la maladie a considérablement impacté les maigres économies de nos différentes entreprises de presse, mais nous devons continuer à assumer nos responsabilités. 

Le REMIGUI souhaite vivement que l’Etat guinéen, au-delà de la subvention accordée à la presse,  mette rapidement en place un plan d’accompagnement pour

la presse guinéenne dans son ensemble en cette période de crise sanitaire.  

Nous avons travaillé et continuons de travailler dans un contexte social et politique difficile. Beaucoup de journalistes ont été violentés l’année dernière et cette année dans l’exercice de leur profession. Dans son classement mondial de la liberté de la presse en 2019, Reporter Sans Frontière classe la Guinée à  la 110ème  place. Notre pays perd ainsi trois point par rapport à 2019 où il était au 107ème rang. Nous devons continuer le combat pour que la liberté de la presse soit effective en Guinée, loin des menaces, intimidations et bastonnades.

Le Réseau des Médias sur Internet en Guinée (REMIGUI) fonde un grand espoir en la mise en place de la nouvelle Haute Autorité de la Communication. Il appelle à faire des choix judicieux et responsable des personnes devant représenter la corporation au niveau de cette instance de régulation de l’information en Guinée.

L’information, comme le disait la Directrice Générale de l’Unesco, est un droit fondamental.  Face à la pandémie de Covid19, nous en profitons pour rendre une fois encore un vibrant hommage à tous les journalistes qui se battent pour livrer des bonnes informations au public.

 Respectons les gestes barrières ! 

Vive la liberté de la presse !

Le Réseau des Médias sur Internet en Guinée

Liberté de la presse : déclaration des Journalistes Haïtiens Vivant à l’Etranger

Le Regroupement des Journalistes Haïtiens vivant à l’étranger (JHVE) dénonce avec fermeté les violences policières dont a été victime le journaliste de la Radio Télévision Caraïbes Georges Allen dans la nuit du 28 avril 2020 à Delmas 33.

Les images de notre confrère menotté, ensanglanté et humilié ne peuvent que provoquer un haut-le-cœur et une indignation parfaitement légitimes.

Les premiers éléments à notre disposition laissent à penser que Georges Allen, habituellement calme et très respectueux de la loi et des institutions, avait accepté sans opposer au contrôle d’identité effectué à bon droit par les agents de la Police nationale d’Haiti jusqu’aux dérapages. Pourquoi une banale vérification s’est-elle transformée en une véritable séance de torture ?

Comment expliquer une telle furie alors que les policiers sont censés être formés à gérer tous les comportements y compris un éventuel refus d’obtempérer ou une certaine agitation de la part d’un citoyen ? De telles brutalités policières font craindre le pire. Ces agissements rappellent des temps anciens, un passé qu’on aurait crû révolu quand la soldatesque des ex-FAd’H s’autorisait tous les excès.

Le Regroupement des Journalistes Haitiens vivant a l’Etranger présente toutes ses sympathies au confrère Georges Allen. Il l’encourage à porter plainte contre ses bourreaux. Le Regroupement exige également que ces policiers auteurs, co-auteurs ou complices de ces actes odieux soient traduits par devant la justice en supplément aux sanctions administratives disciplinaires que leurs actions appellent.

La presse haïtienne a, par le passé, payé un lourd tribut aux libertés individuelles. Il n’est plus question d’un retour en arrière. Les violences policières pour quelque raison que ce soit sont une nuisance à la bonne marche de la démocratie.

Luttons pour une Presse Responsable et Professionnelle.

En Afrique, la liberté de la presse à l’épreuve de l’épidémie du coronavirus

Ce dimanche 3 mai marque la Journée mondiale de la presse. En 2020, 21 pays africains sur 48 apparaissent encore en rouge ou noir sur la carte du classement mondial de la liberté de la presse publiée par l’ONG Reporters sans frontières (RSF). Sur le continent comme ailleurs, la crise liée au coronavirus fait souvent office de révélateur.

Dans son classement mondial de la liberté de la presse, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) indiquaient que la décennie qui vient s’annonce décisive pour la pratique du journalisme sur le continent africain.

Procès sans fin au Maroc, interpellations régulières et détentions provisoires prolongées en Algérie, médias libyens qui se transforment en acteurs du conflit armé… RSF déplore notamment un climat d’intimidation contre les journalistes, qui peinent à livrer des informations de manière libre et indépendante dans les pays du Maghreb, et notamment, pour couvrir la crise sanitaire du Covid-19.

RFI

Ligue 1 : le Fello Star de Labé veut être africain

Alors que la pandémie du coronavirus continue à paralyser les activités mondiales notamment le football, la Confédération Africaine de Football (CAF) a adressé un courrier en début de semaine à ses associations membres pour demander à celles-ci de se prononcer sur la suite à donner à leurs championnats respectifs (Arrêt définitif ou poursuite).

Face à cette situation, le président de la ligue guinéenne de football professionnel (LGFP), interrogé par nos confrères de Foot224 annonce que le championnat va être arrêté et que les trois premiers à l’issue de la phase aller vont représenter le pays en campagne africaine. Pour la quatrième place qualificative, le général Mathurin Bangoura dit que c’est à la Fédération Guinéenne de Football de décider.

Depuis cette sortie du numéro un de la LGFP, même si elle n’est pas encore officielle, on constate plusieurs réactions de la part des acteurs du football guinéen qui ne partagent pas tous l’avis du général Mathurin Bangoura. S’il y a des clubs qui se réjouissent de la décision, d’autres pensent que cela n’est pas la meilleure solution. C’est le cas du Fello Star de Labé qui a terminé à la 4e place à l’issue de la phase aller.

Contacté par nos confrères de Guinéematin, le responsable de la communication du club de Labé, Mamadou Yagouba Diallo pense que la ligue n’est pas obligée d’arrêter le championnat et qu’elle doit observer l’évolution de la crise pour prendre une décision. <<Personnellement, je pense qu’on avait le temps de réfléchir. Parce que la CAF n’a pas demandé directement l’arrêt du championnat. Elle a demandé à chaque fédération de donner une idée par rapport à la suite du championnat. Il n’y a pas que la Guinée, tous les pays africains sont concernés. Le courrier de la CAF (Ndr: suite auquel la LGFP a décidé de mettre fin à la saison du championnat guinéen), visait à savoir si la Guinée compte poursuivre son championnat ou alors si elle compte y mettre un terme définitif et donner ainsi les noms des clubs qui vont la représenter en campagne africaine la saison prochaine. C’est trop tôt d’arrêter le championnat maintenant. On pouvait attendre jusqu’à la fin du mois de mai pour voir s’il y a évolution au niveau de la crise sanitaire. Si à ce stade on trouve qu’il n’y a pas d’issue favorable, la crise n’est pas maîtrisée, on pourrait penser maintenant à arrêter définitivement la saison sportive>> a-t-il réagi.

Sur le choix des représentants en campagne africaine la saison prochaine, Mamadou Yagouba Diallo pense que la quatrième place doit revenir au Fello Star de Labé si l’on se tient aux propos du président de la LGFP. << Normalement, c’est le 3ème du championnat et le vainqueur de la coupe nationale qui sont qualifiés pour la coupe de la CAF. Maintenant, comme la coupe nationale ne s’est pas joué cette saison, nous pensons que la meilleure solution serait de prendre le Fello Star qui est arrivé 4ème au classement du championnat pour aller directement en campagne africaine. En procédant ainsi, la décision de la fédération ne frustrera personne. Tout ce que nous souhaitons, c’est le respect des règlements. Il faut dire que le classement selon lequel la LGFP a pris cette décision est le classement de la phase aller. Et au terme de cette phase, le Fello Star était 4ème au classement général », raisonne Yagouba Diallo.

Reste à savoir désormais qu’elle va être la décision officielle de la LGFP dans les prochains jours. Puisque la CAF attend une réponse d’ici le 5 mai.

Kalenews

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