Ces derniers temps en Guinée les tueries se sont multipliées dans plusieurs villes du pays. A cet effet, le Front National pour la Défense de la Constitution a par la voix de son avocat fait recours à la cour pénal internationale(CPI) pour que justice soit rendue. Cette question n’a pas laissé le gouvernement guinéen indifférent, il (gouvernement guinéen ndlr) a fait recours à l’Union européenne.
Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, n’a pas tardé de réagir face à cette situation. El hadj Cellou Dalein Diallo ancien chef de file de l’opposition guinéenne est revenu sur les circonstances, « depuis que monsieur Alpha Condé est là, maintenant on est à près de 200 morts, des jeunes gens qu’on a tué à bout portant, il n’y a jamais eu compensation. Alpha Condé n’a jamais voulu que même une commission d’enquête soit mise en place. La première fois que le gouvernement a accepté le principe avec Me Sacko qui venait d’arriver, avant qu’il ne soit complètement tropicalisé, il a dit je mets tout de suite une commission d’enquête, mais il a été renvoyé par Alpha Condé, qu’il n’est pas question de mettre les policiers et les gendarmes sur son dos, de dissoudre la commission d’enquête »,a-t-il révélé.
Et de rajouté, « donc nous avons estimé, qu’il était bon d’attirer l’attention de la CPI sur les crimes récurrents en Guinée, et nous avons eu un avocat qui a fait ce travail. Heureusement pour nous, comme il n’y a pas de justice en Guinée, elle est complètement effrontée à Alpha Condé. Elle fait ce qu’il (Alpha Condé) veut, maintenant lui-même il a porté le problème au niveau de l’Union européenne disant que c’est les opposants qui tuent les manifestants. C’est très bien pour nous que le problème soit porté à l’international ».
Les violences meurtrières : Cellou Dalein Diallo exige la justice
Un terroriste arrêté qui visait le Clasico Barça-Real
Un terroriste marocain a été arrêté le 8 mai à Barcelone. Il planifiait un attentat lors du choc FC Barcelone – Real Madrid, au Camp Nou.
L’information a été rendue publique par la Guardia Civil espagnole, qui a pu arrêter ce terroriste grâce à des informations communiquées par le FBI. Cette interpellation rappelle que la menace de Daech n’a pas encore totalement disparu. Selon plusieurs médias ibériques, l’homme prévoyait d’organiser un attentat contre le prochain Clasico Barça-Real.
Sport.fr
Coronavirus au Sénégal: deux pas en avant, un pas en arrière
Depuis l’annonce du premier cas testé positif au Covid-19, le 2 mars, le pays a rapidement pris une batterie de mesures, sans instaurer de confinement. Une réponse graduée qui a permis de limiter la propagation de l’épidémie. La priorité : l’action préventive, pour éviter un débordement du système de santé. Mais alors que le nombre de cas ne cesse d’augmenter, le chef de l’État a annoncé un allègement des restrictions.
Chaque matin, c’est le même rituel. À 10 heures, le point presse du ministère de la Santé est retransmis en direct sur sa page Facebook. Nouveaux cas positifs. Cas contacts, communautaires. Guérisons. Décès. Rappel des mesures de prévention.
Depuis l’annonce du premier cas, le 2 mars, le Sénégal enregistre au mercredi 13 mai 2 105 cas positifs, dont 1 301 sous traitement, et 22 décès. Des décès en proportion infiniment moindre, comparé à ce qui s’est produit en Europe ou aux États-Unis. Au Sénégal, le Covid-19 s’attaque à une population plus jeune, mais aussi à une organisation sociale différente.
Il y a deux mois, cette pandémie était encore considérée par une majorité de Sénégalais comme une « maladie lointaine ». Aujourd’hui, « corona », comme on l’appelle simplement ici, a changé le quotidien. Le port du masque est obligatoire. Dans les rues de Dakar, quasiment tout le monde en porte un, en tissu ou en papier. Des protections cousues en un temps record dans les ateliers de quartiers, ou achetées à prix d’or en pharmacies.
Aux ronds-points, la police et la gendarmerie veillent au respect de l’interdiction des déplacements entre régions. Les forces de sécurité intérieure ont aussi pour mission de faire appliquer le couvre-feu, d’abord instauré de 20 heures à 6 heures du matin, puis de 21 heures à 5 heures. Semaine après semaine, les autorités ont mis en place une réponse par étape, pour éviter que le système de santé ne soit saturé. Ce 11 mai, le président Macky Sall est pourtant revenu sur certaines mesures. Réouverture des lieux de culte, des écoles pour les élèves qui passent des examens, levée des restrictions sur l’ouverture des marchés et commerces… Le chef de l’État appelle désormais les Sénégalais à « apprendre à vivre avec le virus ».
Le choix de l’hydroxychloroquine
Face au Covid-19, le Sénégal dispose de capacités réelles – même si limitées – en matière de santé, et d’institutions solides. Dès le 25 février, les délégations d’une quinzaine de pays africains se rendent précisément à l’Institut Pasteur de Dakar pour tenter de coordonner la riposte africaine. Le Sénégal peut se prévaloir de l’expérience de la lutte contre Ebola, et de spécialistes de renom, comme le docteur Amadou Sall, qui dirige l’Institut Pasteur de Dakar, ou encore le professeur Souleymane Mboup, co-découvreur du VIH-2 et fondateur de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef).
Depuis l’hôpital de Fann à Dakar, c’est le professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses et tropicales, qui informe « en direct » le chef de l’État sur l’évolution de la situation. Le spécialiste a fait très tôt le choix d’introduire dans le protocole de traitement l’hydroxychloroquine, vantée par le professeur Didier Raoult en France. Les thèses du médecin marseillais, natif de Dakar, trouvent un écho particulier au Sénégal où il dispose de relais. « Il y a urgence, rappelait Moussa Seydi dans une interview à RFI, pour libérer des places et prendre en charge d’autres patients ». C’est cet équilibre entre « patients admis et patient guéris » qui doit, en principe, permettre au système de santé de garder la tête hors de l’eau. Selon une étude sénégalaise dévoilée début mai, ce traitement à l’hydroxychloroquine aurait permis de gagner environ 48 heures sur la durée d’hospitalisation pour les cas les plus graves.
Les marges de manœuvre demeurent toutefois réduites dans les hôpitaux du pays, avec de fortes disparités entre la capitale et les régions. Côté équipements, le chiffre de 50 respirateurs en état de fonctionner circulait au début de la crise, mais les autorités sanitaires ont depuis annoncé avoir passé une nouvelle commande. Le nombre de lits disponibles, 500 au départ, a été augmenté, mais certains patients sont désormais pris en charge hors des hôpitaux. Quant aux « cas contacts », les proches de malades confirmés, ils sont dès le départ isolés dans des hôtels réquisitionnés. À Dakar, une trentaine de sites sont aujourd’hui en capacité de les accueillir.
Couper les liaisons avec l’Europe
Alors que l’Italie, bientôt rattrapée par la France, l’Espagne et la Grande-Bretagne croulaient déjà sous les cas, le Sénégal a rapidement cherché à prendre le problème à la source. Le « patient zéro » est un Français établi au Sénégal, rentré à Dakar quelques jours plus tôt. Les 4 premiers cas sont tous des cas dits « importés ». Le 12 mars l’alerte vient, cette fois, de Touba, à 200 km de Dakar, ville sainte pour la confrérie des mourides. Un ressortissant sénégalais travaillant en Italie (un « modou modou », en wolof), vient de contaminer sa famille et une bonne partie du personnel soignant du centre de santé de Darou Marnane où il a été pris en charge. L’armée vole au secours de la ville sainte des mourides et annonce le déploiement d’un hôpital militaire de campagne à Touba. Il sortira de terre en 48 heures.
Face à la hausse des « cas importés », les autorités ferment les frontières. Dès le 18 mars pour certains pays dont la France, l’Italie, l’Espagne, l’Algérie et la Tunisie. Le 20 mars, à 23h59, ce sont tous les vols à destination et en provenance du Sénégal qui sont suspendus. La mesure est prolongée, pour l’instant, jusqu’au 31 mai.
Avec la fermeture des frontières, plus de « cas importés ». Mais l’épidémie franchit un nouveau stade avec la multiplication de cas dits « communautaires » (qui ne peuvent pas être liés à un cas identifié), et l’apparition de plusieurs foyers en régions : en quelques semaines, Dakar, Rufisque, Touba, Louga, Diourbel, Ziguinchor, Popenguine, Saint-Louis et Fatick vont être touchés à des degrés divers. « Le virus se sénégalise », titre alors la presse.
Composer avec les chefs religieux
Depuis la première allocution du président Macky Sall, le 14 mars, toutes les manifestations publiques sont interdites sur l’ensemble du territoire. Les écoles et universités ont fermé leurs portes. Une rentrée partielle est prévue le 2 juin pour les élèves en classe d’examen. Dès le départ, le pouvoir doit composer avec les chefs religieux. La décision de fermer les lieux de culte est contestée par certains responsables musulmans. Le 20 mars à Touba, le khalife général de la confrérie mouride participe à la prière collective du vendredi. À Dakar, une manifestation éclate dans le quartier de Yoff, après l’arrestation d’un imam qui venait de braver l’interdit en dirigeant la prière. Les rassemblements religieux prévus fin mars sont annulés in extremis. Au début du ramadan, le 25 avril, des voix s’élèvent encore pour demander la réouverture des mosquées. Finalement, ce 11 mai, le chef de l’État annonce la réouverture de lieux de culte. L’interdiction de rassemblements se heurte aussi à une réalité sociale, dans de nombreux quartiers à très forte densité. Le slogan « Restez chez vous » reste pour beaucoup difficile à appliquer.
État d’urgence et parole présidentielle omniprésente
Le Sénégal vit sous état d’urgence depuis le 23 mars. Dès le début de la crise, le président Macky Sall multiplie les interventions. Dans des messages à la Nation, comme dans la presse internationale (entretien exclusif sur RFI le 17 avril), il s’efforce d’expliquer et de détailler les mesures sanitaires et d’accompagnement économique décidées à la tête de l’État. Le message envoyé se veut clair : « Le président tient solidement la barre », assure un proche du dossier. De son côté, l’opposition n’a pas d’autre choix que de faire front commun, ou du moins profil bas. « L’eau qui est destinée à éteindre le feu n’a pas besoin d’être filtrée, disait fin mars Idrissa Seck du parti Rewmi. On n’a pas le temps de trop débattre, il s’agit d’une mobilisation générale. » Le 1er avril, l’Assemblée nationale votera la loi d’habilitation permettant au chef de l’État de légiférer par ordonnances.
Au premier soir du couvre-feu, à Dakar la police n’y va pas de main morte avec les retardataires. Dès la première nuit, les vidéos des violences policières circulent sur les réseaux sociaux. Le lendemain, la police reconnaît des « interventions excessives », mais l’avertissement a été entendu : le couvre-feu sera strictement appliqué. Avec l’état d’urgence, désormais prolongé jusqu’au 2 juin, on assiste à une prise de conscience. Le 31 mars, la nouvelle secoue la capitale : Pape Diouf, l’ancien président de l’Olympique de Marseille, personnalité connue et reconnue, décède du Covid-19 à Dakar, à l’âge de 68 ans. C’est la première victime dans le pays. Au Sénégal, les morts du coronavirus ont désormais un visage.
Covid-19 et poches vides
Couvre-feu, mais pas de confinement total. L’option a été écartée au Sénégal. Dans un pays où la grande majorité de l’activité provient du secteur informel, cette mesure apparaît comme inadaptée et très difficilement applicable. Chaque jour, un cortège de « goorlu goorlu » (« débrouillards », en wolof) viennent travailler sur les marchés, vendent leurs marchandises dans la rue, ou trouvent une place sur les nombreux chantiers de la capitale.
Un rapport d’une trentaine d’experts, sous la coordination du pharmacien Serigne Oumar Sarr, émet lui aussi des doutes sur la mise en place d’un « confinement total » au Sénégal. Il pointe particulièrement les effets pervers et les contrecoups économiques, sociaux, et même sanitaires d’une telle mesure. Le rapport préconise plutôt « l’allègement de certaines restrictions collectives, une action ciblée vers la protection des personnes âgés et un dépistage massif des populations ».
Sur le plan économique, le Sénégal devrait perdre quelques précieux points de croissance, passant d’une prévision annuelle de 6,8% à 3% en 2021. L’État a tenté d’« amortir » la crise, par le biais d’un « fonds de riposte de solidarité contre les effets du Covid-19 » doté de 1 000 milliards de francs CFA, selon la présidence sénégalaise, soit environ 1,5 milliard d’euros. Dans sa première ordonnance, le chef de l’État interdit les licenciements durant la période de la pandémie, et demande aux entreprises de garantir 70% du salaire en cas de chômage technique. Mesure saluée par les syndicats. Mais « irréaliste » pour le Conseil national du patronat.
Le président Macky Sall saisit aussi l’occasion pour remettre au cœur des discussions la question de l’annulation de la dette des pays africains. Le risque de tensions sur les denrées alimentaires et les biens de première nécessité comme le gaz ou l’électricité a été anticipé. Début avril, les distributions de vivres à destination des plus vulnérables ont débuté au Sénégal. Cinq mille tonnes de riz, 500 tonnes de sucre, ou encore 10 000 litres d’huile doivent être fournis pour assister un million de ménages vulnérables, soit la moitié de la population du pays. Un programme dont le démarrage a été entaché par des soupçons de fraudes, impliquant l’entourage proche du chef de l’État. Des allégations rejetées en bloc par la présidence sénégalaise.
Dans une note intitulée « L’effet pangolin. La tempête qui vient en Afrique ? », le ministère français des Affaires étrangères évoquait la solidité des institutions du Sénégal dans le contexte de la pandémie, mais redoutait des « phénomènes de paniques urbaines », qui n’ont pour l’heure pas gagné le Sénégal.
Avec l’assouplissement des mesures annoncé ce 11 mai, le pays a « adapté sa stratégie » et entre dans « une nouvelle phase », qui reste très incertaine. Le chef de l’État a prévenu : « Dans le meilleur des cas, le virus circulera au Sénégal jusqu’au mois d’août, voire septembre ».
RFI
Etats-Unis: démission du sénateur républicain Richard Burr suspecté de délit d’initié
Aux Etats-Unis, le chef de la commission du renseignement du sénat renonce à ses fonctions. Richard Burr est suspecté de délit d’initiés. Il a vendu de nombreuses actions en Bourse peu après avoir été assisté dans le cadre de ses fonctions à des réunions qui l’informait sur le coronavirus. Et il a anticipé la chute des valeurs boursières.
« Richard Burr m’a annoncé sa décision de renoncer à ses fonctions pendant la durée de l’enquête menée contre lui. Nous avons convenu que c’était dans l’intérêt de la commission », a annoncé le chef de la majorité républicaine au Sénat.
Le puissant président de la commission de renseignement est suspecté de délit d’initié : il s’est délesté d’un important portefeuille d’actions –pour une valeur estimée entre 580 mille et plus de 1,5 million de dollars- dont des titres de chaînes hotelières, avant le crash suscité par la pandémie. Or il assistait, dans le cadre de ses fonctions, à des réunions quotidiennes qui le prévenaient des dangers du coronavirus.
Son beau-frère s’est également délesté de son portefeuille boursier avant la chute des valeurs. Rien légalement ne contraint Richard Burr à renoncer à ses fonctions, et le sénateur dément avoir commis le moindre délit, mais la presse a révélé ce jeudi 14 mai que police fédérale avait saisi son téléphone portable. Une démarche qui nécessite l’aval du chef du département de la Justice, ce qui atteste du sérieux des soupçons portés contre lui.
RFI
Coronavirus: l’état du monde face à la pandémie jeudi 14 mai
La pandémie de Covid-19 a fait au moins 297 259 morts dans le monde, selon un bilan établi ce jeudi par l’AFP. Alors que la France lance un plan de soutien au tourisme, la polémique enfle autour de l’accès à un futur vaccin. Il ne devrait pas voir le jour avant au moins un an, selon les prévisions les plus optimistes.
En France, le gouvernement vient au secours du secteur du tourisme, qui selon le Premier ministre Edouard Philippe « fait probablement face à la pire épreuve de son histoire moderne ». Il a annoncé jeudi un plan de soutien « sans précédent » de « 18 milliards d’euros d’engagements ». Parmi les mesures présentées : un accès étendu au fonds de solidarité et au chômage partiel pour les entreprises du secteur, ainsi qu’un doublement du plafond journalier des tickets restaurants. Les Français sont invités à prendre leurs réservations pour cet été. « Ils pourront partir en vacances au mois de juillet et au mois d’août en France », assure désormais Edouard Philippe, sous réserve toutefois « de possibles restrictions très localisées ». Dans ce cas, les acteurs du tourisme se sont engagés à rembourser intégralement ces réservations, souligne le Premier ministre.
Polémique autour de l’accès aux futurs vaccins
Plus de 100 projets de vaccins contre le Covid-19 sont en lice dans le monde et une dizaine d’essais cliniques sont en cours. Le géant pharmaceutique français Sanofi a jeté un pavé dans la mare en annonçant qu’un éventuel vaccin serait distribué en priorité aux États-Unis, pays qui a investi pour soutenir ses recherches. Une avance « de plusieurs jours ou plusieurs semaines », selon son directeur-général, Paul Hudson, dans un entretien accordé à l’agence Bloomberg mercredi soir. Toute la journée de jeudi, ces déclarations ont suscité l’indignation du monde politique français et européen. Le président Emmanuel Macron a notamment déclaré qu’un éventuel vaccin ne devait pas être soumis « aux lois du marché ». Pour la Commission européenne, le futur vaccin« doit être un bien d’utilité publique et son accès doit être équitable et universel ». Le directeur-général du groupe Sanofi s’est à nouveau exprimé jeudi dans l’après-midi. Il a soutenu qu’il était « vital que le vaccin soit disponible partout », s’est dit « désolé » que ses remarques ait soulevé une telle polémique, mais a jugé nécessaire qu’un véritable débat ait lieu en Europe pour faire en sorte que la recherche progresse plus vite
En parallèle, plus de 140 personnalités, parmi lesquelles les présidents de l’Afrique du Sud, du Sénégal et du Ghana, ainsi que le Premier ministre pakistanais, ont demandé, dans une lettre ouverte publiée en ligne, que les vaccins et traitements contre le coronavirus soient fournis « gratuitement à tous ».
La production d’un vaccin contre le Covid-19 n’est de toute façon pas pour tout de suite. L’Agence européenne du médicament (EMA) table sur la création et l’approbation d’un vaccin d’ici un an. Mais il s’agit d’un scénario « optimiste » sur la base des tests qui sont menés actuellement, a estimé jeudi son directeur de la stratégie Marco Cavaleri. En attendant, l’OMS prévient que le virus pourrait « ne jamais disparaître » et que le monde « va devoir vivre avec », comme avec d’autres maladies, à l’image du VIH.
Finlande : les écoles rouvrent, crainte d’une deuxième vague
Les enfants ont repris jeudi le chemin de l’école en Finlande après huit semaines de fermeture. Mais l’enseignement à distance pourrait être privilégié après les vacances d’été. Le gouvernement annonce que des lois sont en préparation pour permettre aux écoles de choisir, en fonction des circonstances, l’enseignement présentiel ou distancié, à la rentrée prévue mi-août. La Finlande a enregistré jusqu’à présent 284 décès liés au Covid-19 avec plus de 6 000 cas d’infection. Ce taux, plus bas que celui des pays nordiques voisins, conduit les épidémiologistes à avertir que de futures vagues du virus pourraient se révéler plus graves.
Japon : état d’urgence levé dans une grande partie du pays
Face au net reflux du nombre de nouveaux cas ces dernières semaines, le Premier ministre Shinzo Abe a annoncé jeudi la levée de l’état d’urgence pour la plupart des préfectures du pays, avec deux semaines d’avance sur le calendrier initial. 39 des 47 préfectures japonaises sont concernées, soit 54% de la population. L’état d’urgence est maintenu dans les grandes agglomérations, notamment Tokyo et Osaka. Le pays a recensé quelque 16 000 cas de Covid-19 et 687 décès sur son sol depuis le début de la crise sanitaire. Ces chiffres sont très nettement inférieurs à ceux relevés en Europe et aux États-Unis. Mais des experts pensent que les chiffres officiels sont bien en-deçà de la réalité, en raison d’une pratique limitée des tests.
Bangladesh : premier cas confirmé dans un camp de réfugiés
Les autorités du Bangladesh et l’OMS annoncent qu’un premier cas confirmé de nouveau coronavirus a été détecté au sein de la population des camps de réfugiés rohingyas, où près d’un million de personnes vivent dans une extrême pauvreté. En parallèle, le Bangladesh a construit en trois semaines un grand hôpital de campagne d’une capacité initiale de 2 084 lits dans la capitale, Dacca. Les autorités bangladaises espèrent que cela permettra de réduire la pression sur le système de santé. À ce jour, le pays a recensé 269 morts pour près de 18 000 cas confirmés
Homophobie : la Corée du sud revoit son système de traçage
Les autorités sanitaires sud-coréennes ont annoncé une révision des procédures de recherche des personnes susceptibles d’être contaminées par le nouveau coronavirus par crainte de discrimination envers la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). Après la découverte d’un foyer de contamination, quelque 2 500 personnes fréquentant les bars et les clubs gays du quartier animé d’Itaewon à Séoul sont recherchées pour des tests. Face aux critiques de la communauté LGBT, qui redoute de nouvelles discriminations dans ce pays où l’homosexualité est encore largement taboue, l’État s’engage à limiter les informations publiées sur les cas confirmés.
Donald Trump menace de rompre les relations diplomatiques avec la Chine
Donald Trump s’est déclaré très déçu par l’incapacité de la Chine à contenir la propagation du nouveau coronavirus. Dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne de télévision Fox Business Network, le président américain estime que la pandémie est susceptible de remettre en cause l’accord commercial entre les deux premières puissances économiques mondiales. Une menace déjà formulée par Donald Trump début mai. Le président américain évoque même ce jeudi la possibilité de rompre toute relation avec la Chine.
États-Unis : la justice locale du Wisconsin s’oppose à la prolongation du confinement
La Cour suprême de l’État du Wisconsin a annulé mercredi la décision du gouverneur démocrate de prolonger le confinement. La justice a donné raison aux parlementaires républicains qui avaient présenté cette requête. Elle estime que « confiner tous les citoyens dans leurs foyers, interdire tous les déplacements et fermer les commerces excède l’autorité réglementaire » du gouverneur. Les bars ont donc pu rouvrir ce jeudi comme l’attestent des photos publiées par des gérants sur les réseaux sociaux. Le Wisconsin, où à ce jour 400 personnes sont mortes du Covid-19, n’est pas le seul État où le confinement s’est transformé en bataille juridique entre démocrates et républicains. Mais dans les autres cas, par exemple en Californie ou dans le Michigan, les recours des conservateurs n’ont pas abouti.
Nicaragua : des « enterrements express » attisent les doutes sur les chiffres officiels
La presse nicaraguayenne pointe depuis plusieurs jours la multiplication d’enterrements rapides, en pleine nuit ou aux petites heures de la matinée, sans proches du défunt et sans fleurs. La Prensa écrit par exemple qu’un de ses journalistes a été témoin mercredi de la sortie d’un cercueil d’un hôpital de Managua, la capitale, sous escorte policière. Les agents ne se sont retirés « qu’une fois la tombe scellée ». Ces « enterrements express », comme les qualifie la presse locale, mettent en doute les chiffres officiels des décès liés au Covid-19. Ce bilan communiqué par le ministère de la Santé est de huit morts.
Venezuela : des commerces rouvrent malgré la quarantaine
« La faim oblige des entreprises non-essentielles à rompre la quarantaine », soutient Tal Cual. Le journal évoque le cas de ce salon de coiffure de Caracas, désormais ouvert trois matinées par semaine. Il n’est pas le seul à braver le confinement, qui a pourtant été prolongé jusqu’au 12 juin par le gouvernement vénézuélien. « Pour de nombreux Vénézuéliens, il est impossible de rester enfermés chez soi plus longtemps sans gagner sa vie, surtout lorsque les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 153 % et que les prix des services médicaux et de santé ont augmenté de 109 % depuis le début de la quarantaine », écrit le journal vénézuélien.
Iran : inquiétudes face à de possibles nouveaux foyers d’infections
Au moins trois provinces du pays seraient touchées par de nouveaux foyers d’infections, selon les autorités iraniennes. Le porte-parole du ministère de la Santé soutient que la situation est « critique dans le Khouzestan » (sud-ouest), où les administrations publiques, les banques et commerces non-essentiels ont été fermés dans près d’un tiers des comtés. Elle « pourrait aussi le devenir au Khorassan du Nord » (nord-est) et au Sistan-Balouchistan (sud-est). Depuis le mois dernier, les autorités ne donnent plus de chiffres sur la maladie province par province. Le bilan national officiel est de 6 854 décès, ce qui fait de l’Iran le pays le plus endeuillé par la pandémie de Covid-19 au Proche et Moyen-Orient.
rfi
Décret: Alpha Condé fait un mini remaniement des préfets
Le chef de l’État, Alpha Condé a limogé le préfet de Dabola et a muté celui de Kankan et Coyah ce mercredi 13 mai. Une annonce faite sur les ondes des médias d’État, après les émeutes de Coyah, Alpha condé a fait remplacer le préfet de Coyah par Aziz Diop, précédemment, préfet de Kankan. À la même occasion, celui de Coyah Ibrahima Barboza Soumah prendra les fonctions de préfet de Dabola, en lieu et place d’Ibrahima Sy Savane, qui est appelé à d’autres fonctions.
Il y a quelques mois, le président de la République avait usé de la méthode, en faisant la permutation des mêmes préfets de Kankan et de Coyah, suite à un petit débrayage enregistré à Kankan.
Covid-19 : 74 nouveaux cas et 3 nouveaux décès en Guinée
La lutte contre l’ennemi invisible de tous se poursuit, et la Guinée est loin de vaincre ou freiner la propagation de cette pandémie. Ce mardi, mardi 12 mai, 74 nouveaux cas au covid-19 ont été confirmés au laboratoire suite à des tests effectués sur un groupe de 237 personnes. La guinée compte à ce jour 2372 cas cumul confirmé, 856 cumul guéris dont 14 décès.
Délestage à Kamsar : des manifestants obtiennent gains de cause
Après des jours de manifestations dans certains quartiers de la ville de Kamsar, des jeunes qui ont manifesté contre le délestage du courant électrique viennent d’avoir une satisfaction.
Il y a trois mois de cela deux transformateurs étaient tombés en panne, ce mercredi 13 mai, ils ont été remplacés après des jours d’émeute. Ces nouveaux transformateurs se trouveraient à la centrale électrique de Kaleyiré, situé dans le quartier Flima. Selon nos confrères de Fatalainfos.com, cette nouvelle a créé un climat de joie et de convivialité entre les jeunes et les forces de sécurité.
Selon le correspondant de du site fatalainfos.com, les quartiers dont entre autres, Filima centre, Kayenguissa, Kassopo, Kassongony et Bagataye pourront après installation des transformateurs, consommés à nouveau l’électricité qui est toujours une denrée rare en Guinée.
Cette joie de satisfaction, vient après une manifestation durant laquelle, plusieurs manifestants ont blessé et dont un mort a été enregistré.
Manifestations à Coyah-Dubréka-Kamsar : « on comprend que les populations dans cette situation réagissent au barrage où les forces de l’ordre s’adonnent à la corruption(…), Dr Faya Millimono
Dans la journée de ce mardi, des violences ont été enregistrés dans les villes de Kamsar, Dubréka et Coyah. Des manifestions causé d’une part par le manque d’électricité et d’autre part les nouveaux barrages érigés par les forces de sécurité, pour isoler la ville de Conakry et freiner la propagation de la pandémie du covid-19.
Ces manifestations ont causé la vie à sept (7) personnes, dont cinq(5) à Coyah, un(1) à Dubréka et un (1) à Kamsar. Le président du parti bloc Libéral a qualifié ces actes de barbarie , avant de condamner.

« Nous avons une population qui est complètement appauvrie, il n’y a aucune mesure pour faciliter la vie à des populations. On a appelé nous autres à la diminution du prix du carburant pour refléter le prix du baril au niveau international, rien de tout cela n’a été fait. Alors, on comprend que les populations dans cette situation réagissent au barrage où les forces de l’ordre s’adonnent à la corruption, c’est pour empêcher que les gens quittent Conakry pour l’intérieur, mais pas pour que quelqu’un quitte d’un quartier de Manéyah pour un autre quartier de Manéyah. Parce que ceux qui vivent à Manéyah, ils sont ensemble là-bas à Manéyah, c’est des gens qui ont besoin de se déplacer sur deux ou trois kilomètres pour trouver du quotidien. Nous condamnons cette autre barbarie, ce terrorisme d’État du régime d’aujourd’hui(…). Ce n’est vraiment quelque chose qu’on aurait souhaité, mais nous avons aujourd’hui des dirigeants qui n’ont aucun sens moral, aucun sens humain », a souligné Faya millimono, avant de s’exprimer sur le délestage en cette période des mesures d’urgence sanitaires.
« On peut bien décréter la gratuité du courant, ça n’a aucune espèce importante dès lors que les gens n’ont de courant(…) ».

Depuis que l’autorité guinéenne a décrété la gratuité de l’électricité pour trois mois en cette période de crise sanitaire, le délestage est devenu récurrent dans plusieurs endroits dans la capitale mais aussi à l’intérieur du pays. Une situation qui est devenue très inquiétante, dans la mesure où les citoyens doivent respecter les mesures d’urgence sanitaires en restant chez soi dès 21H.
Le manque de courant dans la région de Boké est, pour Dr Faya millimono insultant.
« Depuis 10 ans le président Alpha Condé nous a promis de l’électricité que les régimes avant lui n’ont pas pu nous offrirent. il a dépensé des milliards pour çà. Mais il bien se rendre à l’évidence qu’il a mis sur place le système le plus corrompu que ce pays n’a jamais connu, ce n’est pas le service qu’on a voulu offrir au peuple de Guinée, on a servi l’administration de l’électricité. Les gens qui y travaillent passe le temps à se sucrer, à se partager cet argent et dont la conséquence c’est quoi ? il n’y a pas de courant, on peut bien décréter la gratuité du courant, ça n’a aucune espèce d’importance, dès lors que les gens n’ont de courant, qu’on fasse payer qu’à même s’il faut. Parce que ce n’est pas de l’aumône. Mais que les guinéens après soixante ans d’indépendance aient droit à cette denrée qui est encore rare dans notre pays, l’énergie(…). A Boké particulièrement, ça insulte la conscience humaine, parce qu’on peut être entrain de prendre des centaines de millions tous les ans de bauxite à Boké et depuis tant d’années et que Boké ait encore à marcher pour avoir l’électricité, est encore à marcher pour avoir une école, un centre santé(…) », s’est-il indigné.
Décès de Henriette Conté : Dr Faya Millimono lui rend un hommage mérité
Henriette Comté, première dame de 1984 à 2008, s’est éteint ce mardi à Conakry. Le président du parti Bloc Libéral (BL) a redu un hommage à la première dame Henriette Conté. Elle a rendu l’âme par suite d’une crise cardiaque, elle était la première dame du défunt président Lansana Conté.
Selon Faya Millimono, joint au téléphone par notre rédaction, estime que c’est une brave dame qui a su épauler son mari pour traverser toutes les épreuves au moment du régime Conté.
« Oui comme certains l’appelait maman Henriette Conté, c’est une dame qui a été une brave première dame pour ce pays, parce que remplacer Sékou Touré n’était pas qu’à même facile pour Lansana Conté. Être au côté d’un homme qui traversé tant d’épreuve, que celle que le général Lansana Conté a traversée, il fallait avoir un cœur comme celui de Henriette Conté, qui avait un cœur pour tous les enfants guinéens. Chacun a vu le combat qu’elle a mené auprès de son mari pour que le bien-être soit assuré au Guinéen, que les Guinéens soient épargnés de certaines violences. Aujourd’hui elle est partie, il faut prier pour le repos de son âme, elle a accompli ici-bas sa mission, elle avait un cœur pour tous les guinéens. Aujourd’hui nous devrons avoir une pensée tous ensemble pour qu’elle repose au paradis, auprès de son mari », a-t-il affirmé.
Manifestations à Coyah-Dubréka et Kamsar : « Je suis choqué par la facilité avec laquelle des jeunes gens ont été tués aujourd’hui(…) »,Sidya Touré
Les manifestations qui se sont déroulés, dans les villes dont entre autres, Coyah, Dubreka et Kamsar ont fait couler des sangs. Au total, 7 sept personnes ont été tuées dans ces différentes circonscriptions.
A rappeler, qu’à Coyah, et Dubréka la population manifestait suite aux exactions commises par les forces de sécurité au niveau des nouveaux barrages érigés pour limiter les déplacements des citoyens, dans le cadre du respect des mesures d’urgence sanitaires instaurées par l’autorité guinéenne. A kamsar, le but était différent de celle des deux autres villes, elles ( la population de kamsar Ndlr) manifestaient suite au manque d’électricité dans une partie de la ville.
Face à ces violents affrontements qui ont coûté la vie à 7 sept personnes et causant plusieurs blessés par balles, le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) s’est exprimé avec désolation sur son compte Twitter. Un acte que Sidya Touré, qualifie d’inacceptable.
« Je suis choqué par la facilité avec laquelle des jeunes gens ont été tués aujourd’hui. En attendant sept personnes sur des théâtres totalement différents Coyah- Dubreka et Kamsar. La Guinée vit très mal cette période de Coronavirus. La violence d’État est absolument inacceptable», a-t-il souligné.
Urgent : Henriette Conté, l’ancienne première dame n’est plus !
La première dame de la République de Guinée, Henriette Conté, épouse du défunt président général Lansana Conté, vient de décéder à Conakry. Elle est morte par suite d’une crise cardiaque.
Nous y reviendrons !
Guinée/décret : Cheick Talibé Sylla limogé
C’est dans un décret rendu lu sur les ondes des médias d’État ce mardi soir, que le chef de l’État, professeur Alpha Condé a limogé, le désormais le ex-ministre de l’énergie, Cheick Talibé Sylla. Il est appelé à d’autres fonctions.
A précisé, c’est le secrétaire général dudit ministère qui est chargé d’assurer l’intérim.
Nous y reviendrons!



























































