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Démission de Badra Koné de l’UFR : Ahmed Tidiane Sylla responsable à la communication lui souhaite bon vent

La démission de Badra Koné au sein de l’UFR, n’est pas restée sans cause. Il (Badra Koné Ndlr) a évoqué dans le précédent article que sa décision serait au comportement des personnes comme Ahmed Tidiane Sylla responsable à la communication et Saikou Yaya Barry secrétaire exécutif dudit parti. Apprenant cette information, Ahmed Tidiane Sylla l’un des accusés de cette affaire n’est pas resté bouche-bé.

« Dans la lettre de démission qui a été adressée au parti, dont moi j’ai pris connaissance, je n’ai pas vu cette cause exprimée dans la lettre de démission (…). Mais moi je lui souhaite bon vent et bonne continuation, la lutte politique est ainsi faite », a-t-il fait savoir.

Poursuivant, il replace les pions pour, le désormais pour l’ex-secrétaire général de la jeunesse de l’UFR.

« Il y a des instances de parti qui règlent les problèmes à l’interne. On était tous membres du bureau exécutif, quand vous suivez les médias et les réseaux sociaux, moi personnellement on m’attaque tous les jours, mais ce n’est pas une raison pour que je quitte le parti. J’assume ma responsabilité », précise t-il.

UFR : Le secrétaire exécutif du parti réagi face à la démission de Badra Koné « ce n’est même pas un militant de l’UFR(…) »

La démission du secrétaire général de la jeunesse du Parti de l’Union des Forces Républicaines ce mardi 02 juin à Conakry, les réactions des cadres du parti n’ont pas tardé à tomber.

Pour le secrétaire exécutif du parti, cet évènement prouve à suffisance que Badra Koné n’est pas en mesure de supporter les pressions politiques au sein d’un parti.

« Je crois que vous aviez appris comme moi par le biais de la presse en ligne, un journaliste m’a appelé pour me le dire. Il semble qu’il a déposé la lettre mais je n’ai pas encore vu la lettre savoir les motifs qu’il évoque dedans. Mais cela dit je lui souhaite bon vent, je sais que la vie politique est difficile surtout dans l’opposition. Nous sommes dans un parti politique où c’est le volontariat, personne n’est payé pour arrivée. il y a beaucoup de pression que beaucoup de personnes ne peuvent pas supporter dans ce genre d’exercice et j’estime que c’est le cas de monsieur Badra, qui est venue, je vous rappelle après les élections communales de 2018 à l’UFR. Ce n’est même pas un militant de l’UFR, mais il est arrivé et on lui a donné un poste de responsabilité pour pouvoir gérer dans les structures qui ont existé il y a plus de 19 ans. Quelques choses qui ne sont pas faciles, il a une pression importante surtout que ce n’est pas un petit parti » à expliquer Saikou Yaya Barry, secrétaire exécutif du parti.

A quelques mois de l’élection présidentielle de 2020, le parti de l’Union des Forces Républicaines enregistre déjà des départs de certains cadres. Cette démission va-t-elle impactée négativement sur le parti UFR ? Le secrétaire exécutif du parti, Saikou Yaya Barry explique.

« Son départ n’entrave rien au parti, il est venue tout seul et il part tout seul, nous avons voulu faire de lui un responsable qui fédère les jeunes. Malheureusement il n’a pas su assurer cela comme ça se doit (…). il y a des structures solides qui ont existé il y a 19 ans de cela, malgré les difficultés et les tentations que les gens ont voulues faire miroiter, ils sont restés. Je crois que le dynamisme là restera», a-t-il précisé.

Badra Koné démissionne de l’UFR et pointe un doigt accusateur sur certains cadres de son ancien parti

C’est dans l’après-midi de ce mardi 02 juin, que nous avons appris la nouvelle. Il était jusque-là secrétaire général de la jeunesse du parti de l’UFR, un parti présidé par l’ancien Premier ministre Sidya Touré du régime Comté. Badra Koné joint au téléphone par notre rédaction expliquent les raisons son départ du parti.

Interrogé Badra Koné ne passera pas par quatre chemins, il dira ceci : « quand ça ne va pas, je pense qu’il faut prendre ses responsabilités. Tu prends ton destin en main et tu t’assumes. C’est ce que je suis en train de faire. J’ai quitté ! les gens sont en train de faire croire que je vais à la mouvance, je les prépare déjà l’esprit pour leur dire que je ne vais pas à la mouvance. Ce n’est pas mon calcul. Ce n’est pas ce que je vois comme perspective d’avenir. Ce que je suis en train de voir serait contraire à ça. Mais que Dieu guide nos pas, on va verra dans un futur proche, ce qui va être la proposition de Badra pour les jeunes ou le peuple de Guinée » a-t-il déclaré.

Et de préciser, « Il faut dire que dans une association, quand vous vous êtes mis ensemble pour un objectif global, vous ne devrez pas être comme des adversaires. Vous devez être des personnes qui se battent ensemble pour voir aboutir l’idéal ».

Pour ce qui des motifs de son départ du parti, il explique qu’il a été victime de persiflât de certains cadres dans le parti. « Je suis depuis un certain temps victime, je ne dirais pas de critiques ; mais d’attaque de la part du responsable de la communication de l’UFR, Ahmed Tidiane Sylla et le secrétaire exécutif, Saikou Yaya Barry, pour des raisons que moi-même j’ignore. Depuis ma sortie de prison, je pense que ces deux personnes n’ont pas été de ceux qui sont venus me soutenir en prison. Donc quand je suis sortie, ils se reprochaient de cela. Et il y avait peut-être plus ou moins une tension entre nous. Mais mieux, ils ont considéré le silence que j’ai observé pour le fait que je suis allé à la mouvance ; que j’ai pris de l’argent. Saikou Yaya, depuis 20 ans en politique, ce qui est arrivé à ma famille et à moi n’est jamais arrivé chez lui. Ce qui m’est arrivé n’est jamais arrivé chez Ahmed Tidiane. Ils ne savent pas que ma famille et moi, avions étés victimes de plusieurs choses pour cette histoire politique. Moi-même je suis allé taper 44 jours en prison. C’est une chose connue de tout le monde. Maintenant ces gens qui doivent ensemble avec moi faire de Sidya président de la République, s’ils s’opposent à ma personne, je ne suis pas contre. Mais aller aussi me vilipender, faire croire des choses qui sont fausses, je ne suis pas d’accord avec ça ».

Il a dans cet entretien téléphonique, souligné qu’il aurait remonté la situation aux cadres se trouvant au sommet du parti, mais en vain. « J’ai interpellé le président Sidya là-dessus. Il a promis de finir avec ; mais ça n’a pas été fait. J’ai interpellé le bureau exécutif dans une des réunions président par honorable Goyo Zoumanigui, ça n’a pas été fait. Les mêmes personnes continuent les mêmes pratiques. Saikou Yaya est partis dans une réunion dire que je suis une taupe. Donc je ne comprends pas tout ça. Ce n’est pas digne des personnes s’engageant pour le même objectif» a-t-il regretté.

La CAF annonce des schémas pour boucler les coupes d’Afrique de clubs

Après plusieurs mois d’arrêt lié au coronavirus, la Confédération africaine de football (CAF) envisage de boucler les demi-finales et finales de coupes d’Afrique de clubs (Ligue des Champions et Coupe de la Confédération) 2019-2020 en août ou en septembre. La CAF planche par ailleurs sur différents plans pour finir dans les temps les éditions 2020-2021.

La Confédération africaine de football (CAF) espère encore pouvoir reprendre ses compétitions cet été. C’est tout du moins ce que laisse entendre un document de travail que nos confrères de RFI ont pu consulter.

Celui-ci évoque les différentes manières de boucler la Ligue des champions (C1) et la Coupe de la Confédération (C2) 2019-2020. Il traite également des scénarios possibles pour que les éditions suivantes (2020-2021) s’achèvent dans les temps.

Fin des coupes d’Afrique de clubs en août ou en septembre ?

À cause de la pandémie de Covid-19, la CAF a dû reporter sine die les demi-finales et finales de Ligue des champions et de Coupe de la Confédération qui étaient prévues en mai 2020. Deux programmes sont à l’étude pour y remédier.

Dans le premier, les demi-finales Raja Casablanca-Zamalek et Wydad Casablanca-Al Ahly en C1, ainsi que Pyramids FC-Horoya et RS Berkane-Hassania Agadir en C2, auraient lieu du 31 juillet au 2 août (matches aller), puis du 7 au 9 août (match retour). Dans ce cas de figure, la finale de Champions League se tiendrait le 28 août et celle de Confederation Cup le 23.

Autre éventualité : les demi-finales aller auront lieu du 4 au 6 septembre, les demi-finales retour du 11 au 13 septembre, tandis que la finale de Coupe de la Confédération se disputera le 23 septembre et celle de Ligue des champions le 25 septembre.

Trois scénarios pour boucler les éditions suivantes en mai 2021

Quelque soit l’option retenue, la CAF souligne qu’il sera évidemment impossible de débuter les éditions suivantes (2020-2021), en août, comme c’est le cas d’habitude (un coup d’envoi en octobre semble beaucoup plus réaliste). Son administration propose donc plusieurs solutions pour achever les deux compétitions en mai 2021, tout en rappelant que « le début tardif de la saison, la CAN 2021 et la CAN U20 2021 disputées respectivement en janvier et en février, vont affecter le calendrier des interclubs ».

Première idée, supprimer le tour de cadrage de la Coupe de la Confédération, qui oppose les équipes ayant franchi le premier tour à celles qui ont été éliminées au premier tour de la Ligue des champions. « Cependant, cela risque d’affaiblir la Coupe de la Confédération », estime le document. Les équipes reversées de la C1 vers la C2 sont en effet censées élever le niveau de cette dernière.

Deuxième possibilité, supprimer les quarts de finale des deux compétitions. Les phases de groupes seraient certes maintenues. Mais seuls les premiers de chacun des quatre groupes de quatre seraient qualifiés. Ils iraient ainsi directement en demi-finales.

Troisième possibilité – largement inspirée de ce qui se pratique dans d’autres sports collectifs – un « final four » serait organisé dans un seul et même pays. Ici, pas de matches aller/retour. Juste des demi-finales et une finale sur terrain neutre.

Des finales pendant l’Euro 2021 ?

Enfin, si la CAF décide de disputer malgré tout ses compétitions interclubs 2020-2021 dans le même format que d’habitude, il faudra sans doute organiser les finales en juin au plus tôt.

RFI

Les grandes entreprises américaines solidaires avec la cause noire

Une semaine après la mort de George Floyd, les émeutes se poursuivent dans plus d’une centaine de villes américaines. Ces manifestations dénonçant le racisme contre les noirs se terminent souvent par des pillages. Juste au moment où l’économie américaine commence à sortir du confinement. Et malgré les conséquences négatives sur leurs affaires, les dirigeants expriment largement leur solidarité avec les manifestants.

Sur le plan économique, les pertes causées par les pillages posent problème surtout aux petits commerces ou restaurants déjà asphyxiés par plusieurs semaines d’inactivité forcée. À certains endroits, les maires ont préféré retarder le déconfinement pour panser les plaies des émeutes. La plupart des grandes enseignes commerciales ont joué la prudence, fermant complètement leurs magasins ou restreignant les heures d’ouverture. Les chaînes WallMart et Target, qui sont restés ouvertes pendant toute la durée du confinement, ont ainsi provisoirement suspendu leur activité dans des centaines de leurs sites. Pour protéger leurs employés et leurs biens, certaines de leurs boutiques ayant été dévastées par les pilleurs. Starbucks, Apple, Nike ou Adidas ont fait de même.

Mais la plupart relativisent les dommages économiques et communiquent surtout leur empathie pour la cause noire

Sur les réseaux sociaux des douzaines de dirigeants de grandes entreprises expriment leur solidarité avec la communauté afro-américaine. Et leur souhait de voir l’Amérique affronter ses vieux démons. Nike va droit au but : « pour une fois ne le faites pas ! Don’t do it ! Ne prétendez pas qu’il n’y a pas un problème en Amérique ». Un détournement de son slogan publicitaire « just do it ! ». Que son concurrent Adidas a retweeté en y mettant sa griffe « together we make change, ensemble on fera bouger les choses ». Gap, Asos, Macy’s dans le secteur de la mode. Starbucks ou encore Netflix, Uber ou Snap, la messagerie instantanée prisée des adolescents : tous ont réagi dans le même sens.

Comment expliquer un tel élan?

Leur communication n’est pas dénuée d’intérêts économiques. Pour que les affaires prospèrent toutes les entreprises ont besoin d’un climat pacifique, harmonieux. Leurs messages s’adressent d’abord à leurs clients, tous bienvenus quelle que soit la couleur de leur peau. Les chefs d’entreprise américains parlent aussi à leurs employés. Aux blancs qui ont parfois eu des comportements racistes avec les clients, chez Starbucks par exemple, et aux noirs bien sûr, parce que les talents et la force de travail de ces afro-américains souvent dédiés aux emplois dits essentiels sont aussi indispensables que les autres à la bonne marche des entreprises.

Sur les 500 plus grandes sociétés américaines classées par le magazine Fortune, 4 seulement sont aujourd’hui dirigées par des hommes noirs. L’immense majorité des décideurs sont des blancs, des hommes blancs, qui ressentent aussi l’urgence de s’impliquer dans le grand débat sur le racisme de la police et de la justice. Le patron de la chaîne de restauration rapide Shake Shack, se dit pleinement conscient de sa position de décideur blanc et compte bien l’utiliser pour faire bouger les choses.

Quant aux 4 dirigeants noirs, eux aussi ont pris la parole, parmi eux Jide Zeitlin, le patron de la marque de sac à main Kate Spade et des boutiques de luxe Tapestry, dont certaines ont été vandalisées. « Nous pouvons remplacer nos fenêtres cassés ou les sacs, écrit-il sur Linked in, mais on ne peut pas ramener George Floyd et les autres. Chacune de ces vies noires comptent ». Quelques mots qui synthétisent le sentiment le plus largement exprimé dans les milieux d’affaires américains. Ken Frazier, le PDG du laboratoire pharmaceutique Merck, lui, voit des « platitudes » dans toutes ces bonnes paroles. Le seul Afro-Américain à diriger une des trente entreprises de l’indice Dow Jones, demande des actes plutôt que des bonnes paroles. Il plaide pour des initiatives pratiques visant par exemple à l’insertion professionnelle des minorités.

Selon la presse britannique Londres serait prêt à faire des concessions sur le secteur de la pêche dans les négociations du Brexit

À condition bien sûr que Bruxelles assouplisse sa position sur le marché commun. Les négociations reprennent aujourd’hui. Les deux parties espèrent des avancées dans la semaine.

RFI

Contre le coronavirus et le racisme, la double guerre des Afro-Américains

Rien ne semble apaiser la colère après la mort de Georges Floyd, cet Afro-Américain asphyxié par un policier de Minneapolis, selon la dernière autopsie. Confrontés depuis des décennies au racisme des forces de l’ordre, les noirs américains désespèrent de voir un changement. Reportage à Prince Georges dans le Maryland, l’un des comtés noirs les plus riches du pays.

Zénobia Shepherd s’empare d’un caddie. Elle va faire ses courses à 20 km de chez elle pour éviter de s’approvisionner dans le supermarché où travaillait sa fille, Leilani, caissière, morte à 27 ans du coronavirus. Ses patrons n’avaient pas voulu fournir d’équipement de protection.

« Nous menons deux guerres, explique-t-elle : celle contre le Covid-19, et celle contre le racisme. Il n’y a plus de paix. Nous sommes en guerre. Donc je prie. Je prie pour qu’on trouve un vaccin, et je prie pour qu’on traite mieux la communauté noire. »

Un peu plus loin sur le parking de ce supermarché, Garnell Wilson et sa femme Angie remplissent le coffre de leur voiture. Ils ne sont pas étonnés de l’éruption de violence dans le pays..

« On est fatigués de voir les hommes noirs se faire tuer, déplore Garnell Wilson. On a essayé de protester pacifiquement, mais c’est tombé dans l’oreille d’un sourd. Donc voilà le résultat. C’est ce qui se passe quand on ignore les gens opprimés. »

Pour son épouse Angie, « la mort de Georges Floyd a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Et je suis heureuse de voir qu’il n’y pas que des Afro-Américains qui manifestent. Ces manifestations sont nécessaires et cela me fait plaisir de voir qu’il y en a dans tout le pays en ce moment. »

Les autorités sanitaires s’inquiètent de la multiplication des manifestations et de l’usage des gaz lacrymogènes, qui font pleurer et tousser les protestataires. Elles craignent que ce mouvement de colère débouche sur une nouvelle vague de contamination dans une communauté déjà très touchée par le virus.

 « Un président qui ne répond pas à la crise »

Selon Garnell Wilson, seul le départ de Donald Trump permettra un espoir de changement. « Je prie pour le changement mais je pense qu’on n’en verra la couleur que quand il aura quitté la maison blanche. Malheureusement nous avons un président qui ne répond pas à la crise. Il attise le feu. Il dit des choses comme : « Si vous pillez, on tire ! » C’est presque comme s’il voulait voir le pays brûler ! Il laisse tous les racistes et les fanatiques aller de l’avant et ils se sentent libres. »

Le président américain est, aux yeux de Garnell Wilson, à l’origine de l’aggravation des violences policières contre les noirs. « C’est ce type qui a dit aux policiers de brutaliser les gens. « Malmenez les, ne soyez pas trop gentils », c’est ce qu’il a dit. « Ne soyez pas trop gentils ! » Je veux dire : il inspire la violence, il la promeut, c’est fou ! »

Garnell Wislon le reconnaît, le problème ne date pas d’hier. « Les États-Unis n’ont jamais résolu les problèmes de la communauté afro-américaine. J’ai été interpellé un nombre incalculable de fois, jeté au sol la face contre terre. J’ai été arrêté quand ils cherchaient un suspect dans une voiture bleue et ma voiture est rouge ! Donc ce genre de problème a toujours existé, mais je pense qu’ils sont à leur maximum en ce moment parce qu’on a un mauvais dirigeant. »

RFI

Covid-19 : 73 nouveaux cas confirmés en Guinée

Malgré les efforts de l’autorité sanitaire guinéenne, le nombre de personnes malades de la pandémie de Covid-19 ne fait que s’accroitre. Ce dimanche 31 mai, 73 nouveaux cas au covid-19 ont été confirmés suite à des tests effectués sur un groupe de 615 personnes.

Pendant que les efforts sont braqués sur la lutte contre ce virus qui frappe le monde entier, certains citoyens de la ville de Coyah ne respectent point le port de masque. À cet effet, le décompte de l’Agence Nationale de Sécurité sanitaire révèle ceci : 3844 cumuls confirmés, 2535 cumuls guéris, dont 23 cumuls décès hospitaliers.

Transfert : Mathias Pogba a été officiellement libéré par Lorca

Ce lundi, le pensionnaire de la quatrième division Espagnole a annoncé via son compte Twitter la libération de l’international guinéen y compris d’autres joueurs sans donner de détails. L’aventure est terminée pour Mathias Pogba à Lorca FC.

C’est un coup dur pour le frère jumeau de Florentin Pogba qui quitte son 10e club à seulement 29 ans. Reste à savoir désormais si l’ancien joueur du Feynord Rotterdam va avoir un point de chute.

Déconfinement en Afrique du Sud: levée du couvre-feu et réouverture des commerces

Le gouvernement a décidé, à partir de ce lundi d’assouplir encore un peu plus ses mesures de confinement. Le pays passe en niveau 3 d’alerte sanitaire, pour permettre à une économie à bout de souffle de se relancer. Malgré la progression de l’épidémie, des mesures comme la levée du couvre-feu, ou la réouverture de la plupart des commerces sont désormais appliquées.

Le gouvernement a été contraint de céder sur plusieurs fronts, pour permettre à l’activité économique de reprendre. Avec ce nouvel allègement des mesures, près de huit millions de personnes de plus sont de retour sur leur lieu de travail.

Pourtant le taux d’infection s’accélère, et le pays recense désormais plus de 30 000 cas positifs. Mais le président Cyril Ramaphosa n’a pas vraiment eu le choix, alors que la banque centrale prévoit un ralentissement de l’activité de 7% cette année, et que les experts envisagent une perte de plusieurs millions d’emplois. On observe donc un quasi retour à la normale dans les rues des grandes villes, avec un certain relâchement des règles de distanciation sociale, mais un port du masque plutôt respecté.

Les nouvelles directives permettent également à partir d’aujourd’hui la réouverture des lieux de culte, avec une limite de 50 fidèles, ou la reprise des liaisons aériennes intérieures, pour des voyages liés au travail. Mais la mesure que tout le monde attendait, c’est la levée de l’interdiction de la vente d’alcool, mise en place depuis deux mois. Les magasins d’alcool ont vu des files se former dès ce matin, avec des habitants impatients de refaire leurs stocks.

Certaines écoles encore fermées

En revanche, la réouverture des écoles ne s’est pas passée comme prévu. Certaines classes devaient normalement accueillir des élèves ce lundi. Mais hier soir, au dernier moment, le gouvernement a fait marche arrière, donnant raison aux syndicats qui estimaient que les établissements manquaient de préparation.

Cette réouverture est donc repoussée d’une semaine, créant la confusion auprès des parents et des enseignants. Surtout que la région du Cap Occidental, tenue par l’opposition, et qui détient pourtant un taux d’infections record, a de son côté décidé de s’en tenir au plan initial.

Les différents niveaux de restrictions sont susceptibles de changer en fonction de l’évolution de la pandémie. Selon les experts, l’Afrique du Sud devrait connaître le pic de l’épidémie entre juillet et septembre.

RFI

Manifestations aux États-Unis: qui sont les «gauchistes radicaux» pointés par Trump?

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs dizaines de villes américaines pour demander justice pour George Floyd, cet Afro-Américain tué lors de son arrestation par la police. Les marches ont dégénéré, par endroits. Donald Trump a dénoncé les agissements de « gauchistes radicaux », les « antifas ». 

Les marches américaines pour demander justice pour George Floyd et plus largement pour dénoncer le racisme, ont dégénéré par endroits. Bâtiments incendiés, pillages… Un couvre-feu a été imposé à Los Angeles, Houston et à Washington, où la police a dispersé des manifestants près de la Maison Blanche.

Donald Trump a promis de « stopper la violence collective » et a dénoncé les agissements de « gauchistes radicaux », notamment des « antifas » qu’il dit vouloir placer sur la liste des organisations terroristes.

Qui sont ces antifas ? Il n’y a pas d’organisation structurée autour des antifas, l’abréviation d’ « antifasciste ». Pas de dirigeant, pas de quartier général non plus. Ces dernières années, le terme a désigné un ensemble de groupes en marge de la gauche radicale. Certains s’habillent en noir de la tête aux pieds, certains ont pignon sur rue, organisent des réunions, d’autres non.

Nouvel essor des antifas

Beaucoup font de la lutte contre le racisme leur fer de lance, face à la résurgence de groupes néonazis et de l’ultra-droite sur le sol américain. D’autres se rapprochent plutôt de la mouvance anticapitaliste et altermondialiste.

Depuis l’élection de Donald Trump, le mouvement antifa connaît un nouvel essor, avec des membres plutôt jeunes, et il a gagné en visibilité en affrontant parfois violemment des rassemblements de suprémacistes blancs. Difficile de savoir combien se retrouvent effectivement dans les manifestations de ces derniers jours.

Dans ses tweets en tout cas, le président américain les désigne comme responsables des violences, dans des villes où les élus démocrates sont qualifiés de laxistes voire complices de leurs actes.

Contrairement à ce que soutient Donald Trump, impossible de placer ces antifas sur la liste des organisations terroristes, réservée aux groupes étrangers. Mais le ministre de la Justice promet que ces violences sont bien des actes de terrorisme intérieur et qu’ils seront traitées comme tels par le FBI.

RFI

Le port obligatoire des masques à Coyah : le préfet de Coyah hausse le ton et annonce des mesures draconiennes

Le port obligatoire de la bavette est banalisé par certains citoyens dans la préfecture de Coyah, une situation qui a commencé juste après l’altercation entre les citoyens et les forces de sécurité à cause des barrages qui étaient érigés à Friguiady. Depuis lors le contrôle du port des bavettes par les forces de sécurité n’existe plus. Pourquoi ce relâchement ?

 La ville de Coyah rayonne dans le calme, aucune patrouille des forces de sécurité n’est visible dans la ville pour veiller à l’application du port obligatoire des masques. Cette situation a été constatée après les récentes manifestations entre forces de l’ordre et des citoyens. Cette manifestation pour rappel a enregistré cinq morts et plusieurs blessés.

Aziz Diop, nouveau préfet installé il y a quelques jours annonce la mise en place d’un comité de riposte.

« A ma prise de service il y a une semaine, j’ai constaté comme tout le monde, qu’il y a une banalisation de cette maladie à Coyah. Et que les citoyens refusent de porter ces masques pour se protéger, mais protéger aussi les autres. C’est dans cet esprit-là ce matin, que j’ai convoqué une réunion avec l’ensemble des chefs de quartier, conseils de quartier, des sages de Coyah et le maire de la commune urbaine de Coyah, pour analyser la situation et se demander pour cela . Or Coyah fait partir du grand Conakry ; la plupart des citoyens de Coyah travaillent à Conakry et reviennent dormir, côtoyer les autres qui sont à Coyah», a-t-il indiqué.

Pour mettre en application le port des bavettes après les incidents douloureux, AZIZ Diop préfet de Coyah, reste ferme sur des mesures qu’il compte mettre en place.

« Les statistiques également démontrent que la pandémie est plus forte à Coyah aujourd’hui. Donc j’ai demandé de mettre dès aujourd’hui le comité de riposte préfectoral, présidé par le préfet. De décentraliser le comité de riposte dans les communes et dans les quartiers. Nous ferons une décision dans ce sens, pour que nous puissions accompagner les professionnels de la santé et notre travail consistera à sensibiliser les populations, pour dire que c’est une maladie qui existe et que c’est une maladie qu’il faut considérer comme tel ; parce que nous sommes en guerre contre cette pandémie-là. Les professionnels de la santé continueront à accompagner les cas contacts, les cas évident et à se référer à Conakry. Mais nous avons aussi un plan de riposte que le DPS (direction préfectorale de la santé NDLR) m’a soumis, pour que les tests soient faits à Coyah. Parce que la plupart des cas avérés positifs, les examens ont été effectués à Conakry. Mais comme ils logent à Coyah, on se réfère à la référence de Coyah. Nous maintenant avoir la situation réelle à Coyah, pour que nous puissions déployer tous les efforts nécessaires pour que cette pandémie-là soit boostée en dehors de Coyah», a fait savoir le préfet de Coyah.

Sur la question de manque de patrouille des forces de sécurité dans la ville, AZIZ Diop interpelle la responsabilité des chefs de quartier de la ville de coyah.

« J’ai été très clair. Je suis une autorité. On ne peut pas m’influencer, j’assume mes responsabilités. Si je n’assume pas qu’on m’enlève, je ne suis pas fait pour être préfet. Je suis d’abord citoyen. Mais quand je prends une décision, je l’applique et je vais jusqu’au bout. C’est pourquoi on a dit aux administrateurs des marchés, si je constate une seule marchande qui ne porte pas de masque, je le suspends de ses fonctions. J’ai instruit le maire, si le marché n’est pas fermé à 16 h, moi je ne vais pas aller prendre une dame, je prends l’administrateur du marché, parce que les responsabilités sont décentralisées ; donc les conséquences, c’est l’administrateur du marché», a-t-il précisé.

Et de rajouter, « nous on décentralise, d’abord, les chefs de quartier sont dans les quartiers, il y a les chefs secteur. Mais j’ai dit, je vais dans un quartier, je constate qu’un seul citoyen n’a pas de bavette, je fais un avertissement au chef de quartier. S’il y a trois avertissements, je te suspends de tes fonctions. Avant qu’on ne dise que c’est Aziz Diop, après on dit que c’est Alpha Condé, parce que ça commence là. Or l’État c’est la base. Si chacun jouait son rôle, on ne serait pas là. Voilà ces mesures draconiennes. Et moi-même je vais sur le terrain. Maintenant ceux qui veulent par rapport à ça créer la rébellion, ils verront l’État face à eux. Parce que rien ne justifie qu’on ne porte pas de masque particulièrement à Coyah. Et il y a un relâchement par rapport aux orientations du gouvernement en matière de luette contre cette pandémie. Vous allez maintenant dans les lieux publics, les mariages, c’est comme s’il n’y a pas de pandémie. Plus de 50 personnes, 60 personnes, dans les restaurants. On va prendre des dispositions pour ça ».

Le port obligatoire des bavettes en cette période de crise sanitaire dans la préfecture de Coyah est très mal vu par certains citoyens, malgré les risques de contaminations de la pandémie de COVID-19.

« Nous en avons marre, et en plus si nous voyons des citoyens qui portent des bavettes ils vont payés 30.000 GNF. Si des personnes arrivent à mourir suite à ce virus, c’est la volonté de Dieu. Mais nous ici à Coyah nous sommes fatigués de porter des masques », a souligné un citoyen qui a préféré garder l’anonymat.

Pour le moment, des citoyens de Coyah se baladent dans la ville sans bavette et sans être inquiété par les forces de sécurité.

Mort de George Floyd: plusieurs États américains en appellent à la Garde nationale

Après la mort de George Floyd, la colère de la communauté noire s’étend à tous les États-Unis. Des rassemblements parfois émaillés de violences ont eu lieu dans près d’une centaine de villes américaines comme Chicago, Miami, New York, Los Angeles ou Philadelphie… Devant l’ampleur des événements, plus d’une douzaine d’États ont décidé de mettre en place un couvre-feu et de faire appel à la Garde nationale.

Minnesota, Texas ou Californie… Il y a une Garde nationale dans chaque État américain. Ce sont des militaires de réserve placés sous l’autorité du gouverneur qui endosse le rôle de commandant en chef, et qui décide seul s’il fait appel à ces unités en cas de catastrophe naturelle ou de troubles graves à l’ordre public. 

La plupart du temps, ce ne sont pas des soldats professionnels, mais des citoyens familiers de l’armée qui suivent un entraînement obligatoire, au minimum un week-end par mois. 

Mais attention au symbole, car après la mort de Martin Luther King, en 1968, c’est déjà la Garde nationale qui s’était déployée pour réprimer les manifestations de colère de la communauté noire. Dans certains États comme l’Arkansas, en pleine ségrégation raciale, on a aussi employé ces militaires pour empêcher les Noirs d’avoir accès à certains services publics. 

Sur le papier, c’est une force neutre mais les hommes politiques américains s’en sont servis dans le passé à des fins politiques. Autrement dit, le moindre dérapage de la Garde nationale dans la gestion de ces violences peut mettre le feu aux poudres.

RFI

Coronavirus: l’état du monde face à la pandémie du 25 au 31 mai

La semaine qui s’est écoulée a été marquée par de très fortes hausses des contaminations en Amérique latine, mais aussi en Inde. Le Brésil et les États-Unis sont les deux pays qui ont enregistré le plus de cas cette semaine. La pandémie recule en revanche en Europe, qui poursuit son déconfinement. Le nombre de cas confirmés dans le monde a dépassé cette semaine les 6 millions, pour près de 370 000 morts.

Les régions où la pandémie recule

En Europe, les chiffres de contaminations et les admissions en réanimation sont en baisse. Ce qui permet à certains pays de revenir peu à peu à une situation « normale ».

En France, « l’épidémie recule, la liberté revient » a assuré le Premier ministre Édouard Philippe ce jeudi. Dans les faits, les bars et les restaurants pourront rouvrir ce mardi 2 juin (avec distanciation sociale et des tables de 10 personnes maximum). Tous les départements sont désormais classés verts, hormis ceux d’Île-de-France, la Guyane et Mayotte. Dans ces trois régions, bars et restaurants ne pourront ouvrir qu’en terrasse. Les musées et monuments pourront à nouveau accueillir du public (avec port du masque obligatoire) et la limitation des déplacements à 100 kilomètres s’arrête aussi (toujours à la même date). Les parcs ont eux rouvert ce samedi.

L’Italie, l’un des pays au monde les plus touchés par la pandémie, va elle rouvrir ses frontières. Dès le 3 juin, les touristes européens pourront revenir à Rome ou à Florence, où tout est prêt pour accueillir à nouveau des visiteurs. Sans quarantaine ! De quoi relancer une économie asphyxiée après 70 jours de confinement. La Tour de Pise a elle déjà rouvert ses portes. Les Italiens seront également autorisés à circuler sans restriction à travers le pays, toujours à partir du 3 juin.

L’Espagne aussi reprend vie : après l’un des confinements les plus stricts au monde, la capitale Madrid a permis la réouverture des terrasses des cafés, restaurants et espaces verts. Les plages du pays sont elles aussi à nouveau accessibles. Le gouvernement espagnol a par ailleurs approuvé la création d’un revenu minimum vital pour lutter contre la pauvreté, encore aggravée par la crise du coronavirus, et qui a fait exploser la demande d’aide alimentaire. L’Espagne a également débuté un deuil national de 10 jours mercredi 27 mai, en hommage aux 27 000 victimes de l’épidémie. Du jamais vu depuis le rétablissement de la démocratie en 1977.

Les championnats de foot reprennent eux un peu partout : la Premier League, le championnat anglais, redémarrera le 17 juin. La Série A italienne reprendra trois jours plus tard, tandis que la Liga espagnole retrouvera le chemin des pelouses le 11 juin. La Ligue 1 française, à l’arrêt depuis le mois de mars, ne reprendra pas cette saison a réaffirmé jeudi le Premier ministre (confirmant l’annulation décidée le 30 avril).

Là, sur les dernières semaines, il y a plusieurs pays très peuplés qui ont nettement une augmentation de cas…

Pierre Tattevin, président de la SPILF, la Société de pathologie infectieuse de langue française.

Aram Mbengue

En Asie, la pandémie recule, mais certains pays craignent une seconde vague et prennent des mesures de reconfinement

En Chine, les expatriés européens sont de retour ! Pour la première fois depuis deux mois, un avion transportant des Européens (surtout des Allemands) s’est posé près de Pékin. Il s’agit principalement de dirigeants et d’employés qui travaillent en Chine, et de leurs familles. L’un d’eux a d’ailleurs été testé positif (asymptomatique) à sa descente de l’avion. Le pays avait fermé ses frontières fin mars à tous les non-ressortissants. Seulement deux nouveaux cas ont été déclarés ce dimanche dans le pays (le tout premier touché par le coronavirus).

L’Asie se déconfine, comme au Japon, qui a levé l’état d’urgence lundi dernier. Mais l’Asie se reconfine aussi. La Corée du Sud a limité le nombre d’élèves en classe dans la région de Séoul, et des règles de restrictions récemment levées ont été rétablies après la détection de 79 nouveaux cas jeudi. Soit la plus forte hausse connue dans le pays en près de deux mois. Le Sri Lanka a lui aussi réactivé des mesures ciblées de confinement ce dimanche, après avoir enregistré sa hausse la plus importante de nouveaux cas quotidiens. En cause notamment : un immense rassemblement à Colombo pour l’enterrement d’un ancien ministre ce samedi.

Au Moyen-Orient, le déconfinement se poursuit. En Iran, pays de la région le plus touché (380 nouveaux morts cette semaine, 7 797 au total, mais tendance à la baisse) les restaurants ont rouvert. Le nombre de cas est lui stabilisé (15 000 nouvelles contaminations cette semaine, comme celle passée). À noter également ce mardi la réouverture de la basilique de la Nativité à Bethléem (Cisjordanie occupée). L’Arabie saoudite a elle rouvert les mosquées ce dimanche 31 mai, et a annoncé une levée du couvre-feu à partir du 21 juin (hormis à La Mecque).

Les régions où la pandémie progresse

Le Brésil, considéré comme nouvel épicentre de la pandémie, a dépassé l’Espagne et la France en nombre de victimes et devient le quatrième pays mondial le plus endeuillé par le Covid-19. L’État sud-américain est aussi le deuxième de la planète en nombre de contaminations (plus de 150 000 nouveaux cas cette semaine, pour un total qui avoisine les 500 000). Les chiffres officiels pourraient être quinze fois inférieurs à la réalité estiment les scientifiques, car les tests ne sont pas réalisés de manière massive. La tension politique est également à son paroxysme : deux ministres de la Santé ont démissionné en moins d’un mois. Par ailleurs, les gouverneurs régionaux sont en faveur de mesures de confinement, contrairement au président d’extrême-droite Jair Bolsonaro, qui les considère désastreuses pour l’économie du pays. Grand pourfendeur des règles de restrictions, le chef de l’État brésilien voudrait aussi voir les championnats de football reprendre dans son pays. « Les joueurs sont jeunes et sportifs, le risque qu’ils décèdent du Covid-19 est infime », a-t-il déclaré.

D’autres États d’Amérique latine sont également très touchés, comme le Pérou. Le pays andin est le deuxième de la région en nombre de contaminations (155 671) et a battu quotidiennement des records de nouveaux cas cette semaine. L’épidémie « s’accélère » aussi au Chili, estime l’Organisation mondiale de la santé (plus de 94 000 cas au total). La capitale Santiago concentre 80% des contaminations. Enfin, un peu comme au Brésil, les gouverneurs régionaux et le président de la Bolivie ne sont pas d’accord sur les restrictions à appliquer. Quatre régions, dont Santa Cruz de la Sierra (la plus touchée par le coronavirus) ont annoncé qu’elles allaient étendre les mesures de confinement. Une décision totalement contraire à celle de l’exécutif, qui voulait à partir de lundi lever une partie des règles en vigueur depuis mars pour relancer l’économie du pays.

L’Inde connaît également une très forte poussée du nombre de cas déclarés (plus de 50 000 nouvelles contaminations cette semaine, 183 000 au total). La deuxième population mondiale est désormais le neuvième pays au monde le plus touché. L’Inde a pourtant annoncé un assouplissement du confinement : à partir du 8 juin, édifices religieux, hôtels, restaurants et centres commerciaux pourront rouvrir.

Record en Russie : le pays a enregistré ce vendredi 232 décès supplémentaires en 24 heures, selon les chiffres officiels. Du jamais vu depuis l’apparition du virus. Le principal foyer épidémique est la capitale Moscou, qui a publié ses statistiques de mortalité du mois d’avril pour répondre aux soupçons de manipulation. Si le nombre de cas semble s’être stabilisé en Russie (plus de 61 000 nouvelles contaminations cette semaine, contre 62 000 la précédente), le nombre de morts est lui en nette augmentation : plus de 1 150 décès cette semaine (contre 910 celle passée). Pourtant, les autorités russes ont estimé mardi dernier que le pic épidémique était désormais « passé ».

En Haïti, le bilan des contaminations croît quotidiennement. Difficile d’évaluer l’ampleur de l’épidémie car peu de tests sont réalisés, mais les statistiques proposées par les autorités sanitaires confirment une accélération de la propagation. Une expansion difficile à endiguer, car peu de malades se protègent et certains Haïtiens refusent de croire à l’existence du virus.

L’info santé à retenir

Les États-Unis vont mettre fin à leur relation avec l’Organisation mondiale de la santé, a confirmé le président américain Donald Trump vendredi. « Nous allons rediriger ces fonds vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent », a-t-il déclaré. Il accuse l’agence onusienne de se montrer trop indulgente avec Pékin depuis le début de la pandémie.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, ont « exhorté » les USA « à reconsidérer leur décision ».

Donald Trump a par ailleurs annoncé le report du sommet du G7, prévu en juin aux États-Unis. Il souhaitait que la réunion des chefs d’États ait lieu à la Maison Blanche, mais la chancelière allemande Angela Merkel avait décliné. Les États-Unis restent largement le premier pays au monde en terme de contaminations et de décès (1 770 000 pour 103 700, chiffres provisoires).

D’autre part, la lutte pour trouver un vaccin fait rage. Si la chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine (bannies par la France, suspendues par l’OMS) n’en finissent plus de susciter la controverse, de nouvelles molécules pourraient faire leur apparition. Comme l’anakinra, ce médicament contre les maladies rhumatismales, qui donne des résultats « encourageants » pour les formes graves de Covid-19, estime une étude française, parue dans la revue spécialisée The Lancet Rheumatology. L’anakinra réduirait le risque de décès mais aussi le besoin d’être placé sous respirateur en réanimation.

La Chine annonce elle être en mesure de mettre sur le marché un vaccin d’ici la fin de l’année. Cinq prototypes sont actuellement à l’étude, testés sur plus de 2 000 personnes dans le cadre d’essais cliniques. Un organe gouvernemental chinois a annoncé ce 29 mai sur le réseau social chinois WeChat que le vaccin pourrait être commercialisé fin 2020 ou début 2021.

L’info insolite

Le RB Salzbourg a remporté la Coupe d’Autriche vendredi, en battant l’Austria Lustenau 5-0 en finale. Mais au-delà du résultat, c’est surtout la remise du trophée qui a fait jaser. Les joueurs étaient en effet soumis à un protocole très strict, et ont dû célébrer leur victoire en respectant la distanciation sociale, devant un stade vide. Ce qui a donné lieu à une scène pour le moins atypique.

Des Autrichiens décidément inventifs, puisque des musiciens classiques ont eux donné un concert dans la cour d’un hôtel viennois, devant des spectateurs aux fenêtres d’une quarantaine de chambres de l’établissement. Une représentation à guichets fermés, en respectant les gestes barrières. Le pays, malgré une réouverture des commerces mi-avril, n’a pas connu de deuxième vague de contaminations. Le gouvernement ressort de cette crise renforcé.

RFI

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