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Forum des femmes à Bamako : l’ancien premier ministre guinéen Kabinet Komara y prend part

Kabinet Komara ancien premier ministre guinéen et Haut commissaire de l’OMVS parle des problématiques féminines et la situation d’après crise au Mali. C’était à l’occasion du pré-forum de deux jours consacré au « Genre et problématique de la consolidation de la paix dans l’espace sahélo-saharien » qui se tient du 11 au 12 février dans la capitale malienne à Bamako.
Dans son discours d’ouverture, Kabinet Komara dira pour la circonstance que les femmes savent mieux que quiconque s’inspirer des mécanismes traditionnels de gestion et de résolution des conflits. Lisez donc l’intégralité de son discours d’ouverture :

« J’ai le privilège de me retrouver encore une fois à vos côtés, pour parler du rôle des femmes dans la consolidation de la paix dans l’espace sahélo-saharien.
Sujet on ne peut plus brulant, puisque cette région, confrontée à une multitude de défis liés à sa sécurité, à son développement et à sa stabilité, se distingue par un contexte particulièrement tourmenté. Il est facile d’invoquer la crise malienne et ses soubresauts persistants, mais en réalité, c’est toute la région sahélo-saharienne et dans une certaine mesure le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest qui sont concernés par des vulnérabilités, des fragilités et des conflictualités qui alimentent des crises sécuritaires, politiques, alimentaires, sanitaires, environnementales et humanitaires.
Chers Amis, Il y a un an , presque jour pour jour, je vous disais ici même que ma conviction profonde était que ce sont les situations d’injustice, d’exclusion, de tricherie et d’intolérance qui font le lit des conflits, ici comme dans le reste du monde.
Les femmes sont les premières victimes des conflits. Nous ne prêtons même plus attention aux chaines de télévision internationales qui diffusent à longueur de journal les images de femmes déguenillées, poussant devant elles des enfants faméliques, fuyant des zones de combat en Afrique centrale, égrenant des récits de violences subies , toutes plus atroces les unes que les autres.
Je vous disais également à quel point j’avais foi dans les qualités intrinsèques des femmes africaines et leur aptitude à aider dans la résolution des crises. Elles sont le socle et les dépositaires d’une culture traditionnelle qui leur attribuait un rôle prééminent dans l’« administration » de la cohésion familiale et sociale, la transmission et la perduration des valeurs fondatrices du vivre ensemble.
Elles savent mieux que quiconque s’inspirer des mécanismes traditionnels de gestion et de résolution des conflits. A titre d’illustration, permettez-moi de vous raconter à nouveau comment les femmes de l’Union du Fleuve Mano sont arrivées, par leur intelligence et leur opiniâtreté, à mettre un terme à l’une des guerres civiles les plus sanglantes qu’a connue l’Afrique de l’Ouest , à savoir la guerre civile du Liberia qui a duré de 1989 à 2003 , soit 14 ans ; une guerre qui a fait près de 150 000 morts, qui a jeté près 850000 de réfugiés dans la détresse, disloqué des familles entières et mis l’économie du Libéria à terre .
Comment ont-elles fait ?
Elles ont pris conscience de la gravité du conflit qui était en train d’absorber les ressources humaines, matérielles et financières des 3 pays Liberia, Sierra Leone et Guinée, pays tous membres d’une même organisation sous régionale, la Mano River Union.
Elles ont constitué une association des femmes de la Mano River sur une base riche et diversifiée, comprenant des femmes jeunes, moyennement âgées et très âgées. Elles ont décidé que c’est elles seules qui pouvaient arrêter la tragédie .Pour cela, elles ont étudié le profil psychologique de chacun des 3 chefs d’Etat ( Lansana Conté militaire, président paysan, Charles Taylor bouillant Guérilléro, Tidiane Kaba ancien fonctionnaire international)
Patiemment, elles ont rencontré les différents protagonistes du conflit dans chacun des pays et à l’étranger, recoupé les informations et élaboré une stratégie, en jouant de manière sincère sur la corde sensible de chacun des 3 chefs d’Etat. Elles ont successivement rencontré Charles Taylor du Liberia, Tidjan Kaba de Sierra Leone et Lansana Conté de Guinée
Je résume ici l’entrevue critique qu’elles ont eu avec le Président Lansana Conté de Guinée (personnage peu enclin à recevoir des conseils et des injonctions des occidentaux, d’un niveau éducationnel limité, affichant sans complexe son caractère paysan et rural mais aussi doublé d’une ruse exceptionnelle , accordant une grande importance aux traditions africaines qui privilégient la chefferie et le droit d’aînesse)
Cet entretien, dont je vous fais ici la narration, s’est passé le 24 juillet 2001 entre le Président Lansana Conté et une délégation des femmes de la Mano River Union, qui comprenait entre autres la grande dame libérienne d’un d’âge assez avancé, Mme Mary Brownell , Mme Agnès Taylor Lewis ancienne ministre de Sierra Léone et Docteur Saran Daraba alors actrice active de la société civile Guinéenne
Voici quelques séquences de l’entretien.
« – Mme Brownell : Président est-ce vrai que Saran est ta Sœur ?
-Président Conté : Oui elle est ma sœur
-Mme Brownell : Comme Saran est ma fille donc tu es mon fils. Il se trouve que 3 de mes fils sont en train de se battre actuellement : Toi Lansana, Tidiane et Charles. Ceci fait que j’ai honte des autres mamans des autres régions de l’Afrique.
Aussi j’ai décidé de réunir mes 3 fils pour qu’ils arrêtent leurs folies et qu’ils fassent la paix, pour faire sécher nos larmes et nous permettre d’éviter à nos autres enfants des malheurs de tout genre. Comme je suis la maman, je demande au plus âgé, qui est plus mûr que les autres, d’accepter de prendre le dessous car dans notre culture, l’ainé est considéré comme le dépotoir qui absorbe et transforme en engrais les ordures venant des moins âgés .C ‘est pourquoi, Toi, Lansana, tu dois m’écouter pour jouer ce rôle pour 3 raisons.
La première raison c’est que tu es le plus âgé des 3 ; la deuxième raison c’est que tu es arrivé au pouvoir avant les autres, donc tu es le mieux placé pour donner des leçons ; la troisième raison est que tu es militaire donc, mieux que les autres, tu connais le prix de la guerre et le gain de la paix . Je compte donc sur toi Lansana pour ne pas décevoir une mère qui ne peut que te bénir si tu l’honores .Le cas échéant, je promets de vous enfermer tous les 3 dans une chambre si vous ne m’écoutez pas ; j’en garderai la clef et vous n’en sortirez que quand vous aurez conclu la paix. »
Ces paroles de la vieille dame libérienne ont touché profondément Lansana Conté. C’est ainsi que, alors qu’il avait boudé depuis près de 3 ans toute discussion de paix avec le Liberia, il donna instruction à son ministre des affaires étrangères de prendre désormais part aux différents travaux sur la recherche de la paix au Liberia.
Chemin faisant , après des efforts conjugués et hardis de plusieurs parties prenantes dont les Nations Unies et la CEDEAO , efforts soutenus par l’implication et la médiation intelligentes et efficaces des Femmes de la Mano River Union, les trois Chefs d’Etat se sont rencontrés d’abord février 2002 au Maroc puis , en Juin 2003 , à travers leurs plénipotentiaires à Accra en juin 2003, avec toutes les autres parties prenantes au conflit pour discuter des voies et moyens de mettre fin à la guerre qui sévissait si rageusement. Encore, ces braves femmes de l’Union étaient présentes à cette historique réunion.
Ayant pressenti un échec de ce sommet crucial, elles ont mis leur menace à exécution ; elles ont bloqué toutes les issues de la salle de réunion en y organisant un sit in, et ont intimé aux participants de trouver, vaille que vaille, une solution définitive à ce conflit qui n’avait que trop duré. Cette réunion cruciale a jeté les bases du préaccord, lequel a abouti à l’Accord définitif signé à Accra le 18 Aout 2003 et mit fin à la guerre civile du Liberia. Cet Accord fut contresigné par l’Association des Femmes de la Mano River en tant garant moral.
Ce geste héroïque leur a valu la reconnaissance de l’ONU qui leur a octroyé une Distinction de Reconnaissance le 10 Décembre 2003.
Comme vous le voyez, les femmes sont capables d’éteindre les conflits les plus désespérés. Ce qui est valable pour les femmes de la Mano River est valable pour vous, les femmes de l’espace sahélo-saharien, et particulièrement vous les femmes du Mali dont le courage et l’intrépidité sont reconnus de tous.
Mesdames, Messieurs, distingués invités,
A la vérité, le plus important, c’est de prévenir les conflits. Pour cela, chères sœurs, vous devez vous battre contre toutes les formes d’exclusion, car ce sont les exclusions qui provoquent les frustrations, les mésententes, la discorde et les conflits.
La première de ces exclusions, c’est l’exclusion économique. Une communauté qui laisse sur le bord de la route une bonne proportion de ses membres sans leur donner aucune possibilité d’amélioration de leur conditions de vie, et qui restreint la jouissance des biens de toute la nation à une poignée de privilégiés, est appelée infailliblement à être déstabilisée par cette cohorte de laissés pour compte. Vous les femmes, vous devez, par vos initiatives, votre courage, votre vigilance, vous battre pour que vous-mêmes soyez insérées dans le tissu économique, et avec vous tous ceux qui ont le potentiel de contribuer à la création de richesse dans votre pays.
La deuxième forme d’exclusion qui entraine des conflits, c’est l’exclusion sociale. Il est courant de voir, dans nos pays, que les gouvernants successifs laissent se développer une partie du pays en marginalisant, consciemment ou inconsciemment, d’autres parties. Les infrastructures sont ici abondantes, et précaires ou absentes ailleurs. Les routes, l’électricité, les entreprises, bref tout ce qui peut structurer et aménager le territoire national, est conduit de manière insouciante, et crée un déséquilibre qui écœure les laissés pour compte, dont les plus radicaux n’hésitent pas à entrer dans la violence. Ce qui est valable à l’échelle d’un pays est aussi valable à l’échelle d’une ville.
Dans les villes africaines dont l’expansion est galopante, des quartiers entiers créés de manière spontanée, ne bénéficient pas d’approvisionnement en eau, d’électricité, de la présence d’entreprises porteuses d’emploi, etc. Ces quartiers sont le réservoir de bombes à retardement qui n’attendent que la 1ère occasion pour exploser. Il est donc essentiel que vous vous battiez de toutes vos forces pour que l’Etat soit équitable et prévoyant, en mettant en place une politique rationnelle d’aménagement du territoire, qui permet de créer des chances et des opportunités similaires partout où le citoyen se trouvera.
La dernière forme d’exclusion est l’exclusion politique. Nous en sommes témoins dans la plupart de nos pays. Quand le pourvoir politique est confisqué, sans possibilité d’ouverture ou d’expression, ou même de consultation d’une frange importante de la population, cela conduit forcement à des ressentiments, qui, en fermentant, constituent la base de revendications d’abord insidieuses, puis progressivement prennent des formes de plus en plus incontrôlées, dont l’ampleur et la gravité peuvent varier selon les lieux et les époques.
Puisque c’est le pouvoir politique qui oriente toutes les autres décisions, il est important, chères sœurs, vous qui constituez plus de la moitié de la population, vous dont le courage dépasse toutes les bornes, et surtout vous dont la performance irradie tous les secteurs, il est portant, dis je, que vs ne tourniez pas le dos à la chose politique. Prenez d’assaut les partis politiques, les associations ; apportez vos voix et vos contributions, pour que les décisions stratégiques, qui façonnent et orientent la vie présente et future de votre pays, ne se passent pas sans vous ; mais surtout soyez intrépides et courageuses pour vous battre, gravir tous les échelons et hiérarchies étatiques, parlementaires et autres.
Il vous appartient de méditer l’exemple le plus récent, celui de Mme Samba Panza, maire de Bangui, élue dans la transparence Présidente intérimaire de la République Centrafricaine. C’est d’ailleurs, au niveau global, le chemin que semble emprunter le cours de l’histoire, si on s’arrête à la multiplication des cas de femmes présidant aux destinées de nations ou d’organisations internationales.
Mes chères Sœurs, sachez que plus vous serez nombreuses, plus vous serez écoutées.
Plus vous serez écoutées, plus vous serez respectées ; et plus vous serez respectées, plus vous serez des modèles de référence qui bâtiront la paix dans le conscient et le subconscient de vos enfants, de vos frères et de vos maris, bref, de toute la société. En le faisant, agissez avec abnégation, soyez allergique à l‘injustice, même si cette injustice doit favoriser votre propre enfant biologique au détriment de l’enfant d’une autre.
Retenez qu’en favorisant vos enfants au détriment de ceux des autres, vous aurez contribué à semer les germes de la haine dans le cœur de ces autres enfants qui auront été injustement privés de leurs droits. Le nombre de ces enfants frustrés grandissant, de nouveaux conflits naitront inévitablement. Surtout prônez la vérité en toute circonstance, pour que le démon de la division et de l’intolérance ne puisse pas trouver refuge dans nos familles, dans notre voisinage, ou dans notre cité toute entière. Vous pouvez et devez le faire.
Alors, chères Sœurs, sachez que vous êtes le dernier rempart de nos familles et de nos nations. Ainsi vous ne devez abdiquer en rien, car vous êtes les mieux placées le rôle de gardiennes et de garant de nos valeurs de solidarité et d’honneur. Je vous exhorte à faire confiance à vous-mêmes, vous qui êtes la moitié de l’humanité, vous à qui nous confions l’éducation de ce que nous avons de plus précieux, nos enfants. Peut-on trouver meilleur gage de confiance ?
Pour terminer, permettez-moi de vous citer ce passage de l’hymne qui était chanté, à l’époque, à l’intention de tout homme qui devait exercer une parcelle de pouvoir, dans l’un des plus prestigieux empires qui couvrait une grande partie de cet espace sahélo-saharien. Cet hymne disait entre autres : « si tu ne peux dire la vérité en tout lieu et en tout temps, si tu ne peux défendre vaillamment les valeurs de ta patrie, alors donne ton sabre de guerre aux femmes, qui t’indiqueront le chemin de l’honneur ».
Je compte sur vous pour être ces femmes d’honneur qui permettront au Mali d’aujourd’hui de se réconcilier et d’être dans tout l’espace sahélo- saharien un modèle remarquable de prêcheur de paix pour le développement.
Je vous remercie ».
Guineediversite.com

Medias : Déclaration de l’URTELGUI A L’OCCASION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA RADIO

Le 13 février est la date proclamée par l’UNESCO pour célébrer la radio, favoriser la coopération internationale entre les diffuseurs ; encourager les promoteurs à fournir un accès équitable à l’information et à promouvoir la liberté d’expression et l’égalité des genres.

L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée, URTELGUI, saisit cette occasion solennelle pour apprécier le rôle capital que jouent les médias et plus particulièrement les radios privées et publiques dans notre pays.

L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée, URTELGUI, encourage ses membres à appliquer les recommandations de l’UNESCO, à savoir :

• Elaborer des politiques et des stratégies liées au genre pour la radio ;

• Eliminer les stéréotypes et encourager la représentation multidimensionnelle à la radio ;

• Renforcer les compétences radio pour la production radiophonique pour la jeunesse, en mettant l’accent sur les filles comme productrices, animatrices, et journalistes ;

• Promouvoir la sécurité des femmes journalistes de radio.

L’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée, URTELGUI, est consciente que la Journée Mondiale de la Radio vise à rapprocher le grand public de son média de proximité. C’est pourquoi, elle s’engage à créer toutes les conditions appropriées pour permettre la circulation d’une information exacte, irréprochable. Elle s’engage, aussi, à contribuer à la promotion de la culture de la paix et de la cohésion nationale.

Par ailleurs, l’URTELGUI renouvelle sa disponibilité et encourage le gouvernement à poursuivre les discussions initiées par le Chef de l’Etat avec les principales associations de presse dans le cadre de l’assainissement de la profession et la création de meilleures conditions de travail pour les professionnels des médias.

Enfin, L’URTELGUI encourage ses membres à respecter et à faire respecter les principes éthiques et les règles déontologiques qui régissent la profession.

Vive les femmes à la radio et tous ceux et toutes celles qui les soutiennent !
Vive la presse !

Conakry, le 12 février 2014

Pour l’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée
Le Bureau Exécutif

CENI : Les élections communales et communautaires ne vont pas se tenir au mois de mars prochain

Pour l’organisation des élections communales et communautaires, la commission électorale nationale indépendante (CENI) fait encore parler d’elle. Elle réclame, deux cent dix huit milliards GNF (218 milliards). Pour cette institution en charge d’organiser des élections en guinée ce montant prend en compte le fonctionnement de la CENI ; la correction du fichier électoral ; le financement des démembrements de la CENI, des acteurs politiques, de la société civile, des cadres de l’administration et des magistrats.
Selon un commissaire que notre rédaction a rencontré, la CENI a actuellement un manque à gagner de 88 milliards de francs guinéens. La même source souligne que ce décalage prévisionnel porte sans nul doute préjudice à l’organisation des prochaines élections. Des élections communales et communautaires qui sont prévues théoriquement sur papier le mois de mars prochain.
Rappelons que, le CNT, avait fait des recommandations lors de l’adoption du budget 2014 pour inciter le gouvernement guinéen à chercher d’autres sources de financement au près des partenaires en vue de combler ce GAP des 88 milliards.
En effet, le 17 février prochain, les commissaires de la CENI vont organiser une retraite pour élaborer un chronogramme et le budget pour l’organisation des élections communales et communautaires. Cependant, nombreux sont des observateurs qui pensent que les guinéens vont assister cette fois-ci aussi à des reports en reports des élections.
Thierno Abdoul Baldé :
+224 664 295 032

La journée mondiale de la radio sera célébrée ce jeudi

Le 13 février c’est la Journée mondiale de la radio, un jour pour célébrer la radio en tant que média, pour améliorer la coopération internationale entre les radiodiffuseurs et pour encourager les grands réseaux et les radios communautaires à promouvoir à travers les ondes, l’accès à l’information, la liberté d’expression et l’égalité des genres.
La radio continue d’évoluer dans l’ère numérique, et c’est le média qui continue à toucher le plus large public dans le monde entier. C’est essentiel d’impulser l’engagement de l’UNESCO dans la promotion de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes. Instituée depuis le 13 février 1946 par l’UNESCO, cette journée est célébrée chaque année à travers le monde. «Avec une couverture qui peut atteindre 95% de la population mondiale, la radio est le medium le plus accessible et le plus universelle qui existe. La radio est aussi, un medium peu coutée qui requière une technologie relativement simple et atteint des collectivités éloignées et des groupes marginalisés ». Cette Journée mondiale de la radio a pour but de rendre hommage à la radio en tant que moyen de communication, d’améliorer la collaboration entre les diffuseurs et d’encourager aussi bien les grands médias que les radios communautaires à s’engager pour l’accès à l’information et la liberté d’expression sur les ondes. Ces écrits sont de l’organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture(UNESCO), et c’est en faveur de la journée mondiale de la radio. Des idées soutenues par l’union internationale de télécommunication (l’UIT).Selon cette organisation, plus de 75 % des foyers de pays en développement possèdent au moins une radio. La journée du 13 février marque la création de la radio de l’UNESCO. Une innovation qui a pour objectif, de favoriser la coopération internationale entre les diffuseurs, encourager les décideurs à créer et à fournir un accès à l’information par le biais de la radio. Promouvoir aussi, la liberté d’expression et l’égalité du genre sur les ondes. C’est pourquoi d’ailleurs, cette année, le thème choisi pour la célébration de cette fête est ‘’homme, femme partageons le micro pour l’édition 2014’’. A l’UNESCO on explique ce choix par la nécessité de renforcement des compétences pour la production radiophonique pour la jeunesse. En mettant surtout l’accent sur les filles comme productrices, animatrices et journalistes. Cette année plusieurs sous thèmes seront à l’ordre du jour. Notamment, ‘’la radio pour les jeunes’’ ;’’les menaces sur les journalistes des radios’’ et ‘’le plan d’action des nations unies sur la sécurité des journalistes’’. Dans moins de 24 h de la célébration de cette fête, les citoyens constatent peu d’engouement tant au niveau de l’UNESCO, mais aussi du coté des autorités guinéennes et responsables des radios. Et pourtant les radios jouent un rôle primordial dans l’essor politique, économique et social de notre pays.
Thierno Abdoul Baldé :
+224 664 295 032

Des jeunes du quartier Lansanaya dans la commune de Matoto expriment leur colère contre EDG

L’appelle du gouverneur de la ville de Conakry demandant les citoyens de garder patience par rapport au manque d’électricité, ne semble pas avoir était entendu par certains citoyens de Conakry. Les citoyens de Lansanayah Barrage, dans la commune de Matoto ont manifestés leur colère ce lundi 10 février 2014 contre le délestage de courant électrique.
Depuis la panne enregistrée au niveau de la centrale électrique de Sonfonia il y a prés de 6 mois maintenant, la localité de Lansanayah, comme la plupart d’autres quartiers environnant sont dans l’obscurité.
Dans la journée du lundi, les jeunes ont érigés des barrages pour empêcher toute circulation. Conséquences, des véhicules endommagés, et des personnes blessées. Selon les témoignages que nous avons recueillis sur les lieux, il y a plus de 4 mois que le quartier Lansanaya n’a plus d’électricité. « Notre manifestation n’a rien de politique, nous réclamons juste la lumière. Et puis, nous resterons ici jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a déclaré un manifestant.
Pour le charger des opérations à EDG Madiba Diaby, son équipe a des sérieux problèmes avec le transformateur. « Depuis un mois nous sommes entrain de reconditionner ce transformateur, mais il est resté longtemps sans travailler, c’est pourquoi nous avons ses problèmes, tous les paramètres ne respectent pas encore les normes exigées. Le démarrage du transformateur demande une dizaine ou une centaine de méga-octet. Pour le moment nous demandons à la population de se calmer en se référent surtout à la direction générale d’EDG ».
Dans nos enquêtes, nous avons compris que ce transformateur de marque allemande est resté longtemps à la merci de la pluie à Tombo dans la commune de Kaloum. Il était remplie d’eau, c’est pourquoi jusqu’à présent les techniciens ne parviennent pas à trouver solution. Et puis, il faut ajouter que la Société Electricité de Guinée a fait la commande dans une usine en France. Mais selon nos sources, cette demande ne pourrait être satisfaite qu’un an après. C’est pour vous dire que, les quartiers concernés par cette panne risquent de rester dans le noir pendant plusieurs mois.
Abdoul Thierno Abdoul Baldé

Un atelier pour la conception et l’élaboration d’un module de formation des étudiants en journalisme de l’ISIC de Kountia

C’est sous le thème droit de l’homme et culture de la paix que cet atelier a démarré ce mardi 11 Février 2014 à la maison de la presse de coléah.
L’initiative est de la Direction générale de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication, ISIC.
Pendant 5 jours, des participants venus de certains départements ministériels du pays, des medias et des ONG, vont échanger autour des questions liées au respect des droits humains en Guinée.
l’élaboration de ce module permettra d’identifier des enseignements qui contribueront à une bonne connaissance des futurs journalistes des questions de droits de l’homme et de culture de la paix en Guinée selon le directeur général de l’institut supérieur de l’information et de la communication, Dr Bangaly Camara.
De son coté, le représentant d’OSIWA Guinée, (Open Society Institute for West Africa) partenaire financier de cet atelier a mis un accent particulier sur l’importance de cette formation pour les médias guinéens. Selon Ibrahima Amadou Niang, la notion de droits de l’homme et la culture de la paix sont étroitement liées et constituent des éléments essentiels à travers les quels, les médias contribuent à la promotion et la protection des droits humains.
Cissé Abdoulaye

Cadeau de bienvenue à l’Assemblée nationale : 30 millions de francs guinéens par député

La nouvelle fait couler beaucoup d’encre et de salive en ce moment même à Conakry. Selon une source proche de l’hémicycle, Ce week-end, nos honorables députés ont reçu chacun 30 millions de francs guinéens, environ 4 300 dollars américains. Le montant a été transféré dans leurs comptes bancaires respectifs. Ce montant selon notre source, est juste un cadeau de bienvenue pour les députés.
Cette somme va sans doute permettre aux élus du peuple d’oublier pour certains, le gaz lacrymogène et l’eau chaude qu’on leurs larguait avant qu’ils n’arrivent au parlement. Et pour d’autres, ça leur permettra de redorer leur image que ça soit, les habillements, le logement et tant d’autre. Par ce que selon le constat, ces honorables en ont vraiment besoin.

En plus, nos élus réclament 25 million de francs guinéens par mois, ainsi que des indemnités de transport, de logement, de sécurité, des véhicules 4 X 4 Fortuner neufs, des primes pour chacune des sessions etc.

Ce qui étonne les citoyens c’est du faite que depuis leur élection, les honorables députés ne se sont soucier que pour leur conditions de vie et de travail oubliant systématiquement les conditions dans les quelles vivent ceux qu’ils sont censés représenter et ceux d’ailleurs grâce à qui, ils ont été élus et les innombrables victimes des manifestations politiques que la Guinée a enregistré ces dernières années.
Affaire à suivre !

Thierno Moussa Bah

La chasse aux faux agents de la police routière continue à Conakry

Depuis quelques jours maintenant, la police nationale a engagé une opération de ratissage des faux agents de la police routière qui passent toute la journée à arnaquer les usagers de la route dans les différents carrefours de la capitale. Depuis le 04 février dernier, environs 45 faux agents ont été arrêtés par les services de sécurités. Selon nos informations, 30 d’entre eux ont été déférés devant le tribunal de première instance de Dixinn. Ils sont accusés d’usurpation de titre et de fonction. Les 12 autres qui relèvent d’autres services de polices vont être mis à la disposition de l’inspection générale des services de police pour des sanctions administratives, nous informe le porte-parole de la police.
Thierno Moussa Bah

Manque d’eau et d’électricité à Conakry, le Gouverneur en tournée de sensibilisation

Depuis le weekend dernier le gouverneur de la ville de Conakry a entamé une tournée de sensibilisation des citoyens des quartiers en manque d’électricité et d’eau dans certains quartiers de la capitale. C’est notamment dans les communes de Ratoma et Matoto. Ces quartiers sont plongés dans l’obscurité depuis plus des 6 mois, et l’eau coule dans les robinets trois fois par semaine. Pour tenter de calmer les ardeurs des citoyens, le commandant Sékou Resco Camara s’est fait accompagné par quelques membres de la société d’Electricité de Guinée (EDG) et de la société des eaux de Guinée(SEG). Le lundi 10 février 2014, Resco et sa suite étaient dans le quartier Hamdallaye. Dans ce quartier, les citoyens sont en colère contre la répartition illégale du courant. « A Hamdallaye ici, il ya plus de 6 mois, on ne gagne pas le courant, et puis, de l’autre coté de Hamdallaye plaque, nous voyons le courant tout les jours, pourquoi cette différence ? C’est ce qui provoque la colère de jeunes », a lancé un citoyen en colère. Devant le commandant Sekou Resco Camara, une dame déclare : «l’eau vient trois fois dans les robinets ici pendant les sept jours de la semaine. Nous vivons comme ça depuis 6 mois. Nous réclamons d’abord le courant et l’eau à l’immédiat avant de parler de problème des routes ». Pour les responsables des deux sociétés étatiques, « cette rareté d’électricité et d’eau est due à la surcharge et le manque d’investissement sur les différents réseaux qui fournissent l’eau dans la capitale. Il n’est un secret pour personne que la demande est supérieur à l’offre actuellement à Conakry. Les installations de la SEG ont été faites pour une population d’un million d’habitant. Pendant plusieurs décennies aucun n’investissement n’a été fait et nous sommes environ 4 millions d’habitants aujourd’hui, selon un technicien de la société des eaux de Guinée. « Les zones de hamdallaye, Concasseur et minière sont alimentées en courant par deux départs : le départ Koloma et le départ de la minière, donc à cause de ses facteurs, on a des problèmes pour alimenter les départs », dénoncent les intervenants des deux sociétés.
De son coté, le gouverneur a pour la circonstance demandé aux citoyens de préserver la paix et la quiétude sociale, avant de menacer les gens qui tenteront de semer des troubles sociaux à Conakry.
Thierno Abdoul Baldé

Le nouveau ministre de la jeunesse et le PNUD se concertent sur l’emploi jeune en Guinée

Le Programme des Nations Unis pour le Développement PNUD s’est entretenu avec le nouveau ministre de la Jeunesse ce lundi 10 février 2014 au ministère de la jeunesse et de l’emploi de jeune. L’objectif de cette rencontre est d’accompagner le ministère dans la mise en place de sa politique nationale de la jeunesse, en vue de son épanouissement. Au cours de cette rencontre, le PNUD et le Ministre Moustapha Naité se sont mis d’accord sur un certains nombres des points stratégiques pour la jeunesse guinéenne. C’est entre autres : l’emploi de jeunes et la promotion de la création d’emploi, La jeunesse et les activités socio-économiques. Toujours est-il que, la création de l’emploi dépasse les prérogatives d’un gouvernement. C’est pourquoi, le PNUD par la voix de sa représente en Guinée estime que « les autres partenaires doivent s’activer dans ce domaine. Surtout les entreprises privées et partenaires au développement. Un seul partenaire ne peu pas résoudre la problématique de l’emploi dans un pays». Par ailleurs, le ministre Moustapha Naité a pris des engagements fermes sur la création de l’emploi jeune en Guinée. « Dès aujourd’hui, nos services techniques vont commencer le travail avec quelques experts du PNUD pour mètre en œuvre cette politique. De l’emploi jeune, il y en aura en Guinée, je vous promets », a déclaré en substance le tout nouveau ministre de la jeunesse.
Thierno Abdoul Baldé :
+224 664 295 032

Le porte parole de la police apporte des précisions sur l’arrestation d’une vingtaine de ressortissants nigérians en Guinée

Pour le porte-parole de la police nationale, l’arrestation des 21 nigérians vivant en Guinée n’a rien de particulier. C’est une opération de contrôle de séjour qui ne vise pas seulement les nigérians mais tous les étrangers qui séjournent en Guinée nous a expliqué le Commissaire Aboubacar Kassé. Les gens qui sont interpellé nous sommes entrain de vérifier s’ils remplissent les conditions de séjour, il ya pas de problème nous allons les libérer. Après donc cette opération de la police guinéenne, une centaine de ressortissants du Nigéria vivant en Guinée ont manifesté leur colère devant l’ambassade de leur pays. Ils demandent la libération de leurs compatriotes.
Thierno Moussa Bah

Pita SOS pour le district de TANGAN une centaine d’habitation et leur contenues parties en fumée

Depuis maintenant une semaine le district de Tangan situé dans la commune rurale de Maci préfecture de Pita est confronté à un feu mystérieux dont l’origine reste encore indéterminée. Pour le moment même les arbres fruitiers ne sont pas épargnés. Selon un habitant de la localité le feu n’est pas d’origine criminelle, il pense à un esprit (diable) qui n’est pas content des habitants de Tangan. En poursuivant les explications notre interlocuteur nous dit que le feu sort du toit de la case comme si c’était programmé et gagne petit à petit toute la case et tous ce qui sont aux alentours. Par ailleurs plusieurs personnes témoignent avoir vu une silhouette et des boules de feu venant du ciel traversés le village quelque minutes avant le début de l’incendie. Pour le moment ce sont deux villages plus le chef lieu du district du Tangan qui ont payé les frais. A Djoungol 31 cases et leur contenus sont parties en fumées Balioya un autre village voisin, a également vue 34 cases prendre feu. A laylato 26 cases ont été détruites par le feu sous l’œil innocent des victimes. A Tangan centre, c’est au total une dizaine de cases et leur contenus qui sont parties en fumée. Pour le moment les habitants des ces localités dorment à la belle étoile soit parce que leur habitation a été détruite ou par peur d’être surpris la nuit par le feu. Cette population est aujourd’hui exposée à toutes les maladies. A signalé qu’aucune perte en vie humaine n’a pour le moment été enregistrée et la lecture du saint coran et les prières nocturnes se multiplient pour demander pardon à Dieu car certains n’hésitent pas à affirmer que l’acte est une volonté divine. A rappeler que la préfecture de Pita plus précisément la sous préfecture de Maci est confronté à des feu mystérieux d’origine inconnue souvent source de dégât considérable. On a en mémoire encore les événements de Litty qui avaient causé beaucoup de dégâts.
L’EMIR SOUARE

Boké : « La loi sera appliquée désormais sur toute personne fauteuse de trouble » dixit Mohamed Saïd Fofana

Les 3 et 4 février 2014 des incidents ont émaillé la ville de Boké. Des Incidents qui se sont soldé par des casses et de pillages d’édifices privés.
Pour rassurer la population de Boké face à cette situation qui risque de compromettre l’unité nationale dans la préfecture, le chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé a dépêché son premier ministre dans le Kakandé ce week-end dernier.
A son arrivée Mohamed Saïd Fofana a tout d’abord rencontre le patriarche de la localité avant de s’entretenir avec la communauté diakanké et les populations de la ville de Boké à la maison des jeunes.
Partout, le Premier ministre à traduit comme d’habitude le message de paix, de concorde et de l’unité nationale aux populations de Kakandé. Il a insisté ensuite sur la rigueur de la loi qui va s’imposer désormais sur toutes les personnes impliquées dans la mort du jeune conducteur de moto taxi, élément déclencheur des événements des 3 et 4 février dernier à Boké. Pour le premier ministre, désormais rien ne sera comme avant. La justice jouera son rôle et tous les fautifs seront sanctionnés à la rigueur de la loi.

Selon le procureur du tribunal de première instance de Boké Sidiki Kanté, les autorités sont à pied d’œuvre pour mettre toute la lumière sur la situation. « Des enquêtes ont été lancées, des présumés coupables ont été arrêtés » annonce t-il.

LEBEHOYE SOUARE
664858638

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