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Journée internationale de lutte contre la corruption : une journée célébrée en Guinée sous coup de soupçon de détournement

L’humanité a célébré ce mercredi 09 décembre 2020 la journée internationale de lutte contre la corruption. Cette journée a été comméré en Guinée sous le thème : ‘’Gouverner autrement, les autorités guinéennes s’engagent « .

L’agence en charge de cette lutte en partenariat avec le programme des Nations Unies pour le développement a organisé un panel à la bleuezone de Kaloum, ici à Conakry. Ce panel était focalisé autour des questions de corruption. Sékou Mohamed Sylla secrétaire exécutif agence national de lutte contre la corruption a énuméré des plaidoiries dans son discours de circonstance.

« Face aux défis et aux engins de la corruption et des pratiques assimilées la stratégie gouvernée autrement doit mettre davantage un accent particulier sur le renforcement de la gouvernance multisectorielle, la qualification significative des politiques et mesures visant une croissance forte inclusive et durable en vue de la réalisation des axes du plan national de développement économique et social PNDES et de l’atteinte des objectifs de développement durable ODD a l’horizon 2030 par la promotion d’intégrité et la lutte contre la corruption. A ces propos je saisis l’occasion pour rappeler les hautes autorités de l’État sur le projet d’appui à l’intégrité et à la lutte contre la corruption porté par le programme du système des nations unies pour le développement PNUD en Guinée qui attend sa validation pour être opérationnel », a martelé le directeur exécutif de l’ANLC.

Le représentant du système des Nations unies, a au nom de son institution pris l’engagement auprès de la Guinée dans la lutte contre la corruption.

« Au regard des méfaits de ce fléau qui est la corruption en Guinée l’adoption de la loi L2017/041/AN du 4 juillet 2020 portant prévention, détection et répression de la corruption et pratique assimilées avaient certes suscité un grand espoir chez bon nombre de Guinéens et amis de la Guinée. Vous conviendrez avec moi que ce n’est qu’un début nous devons poursuivre cet élan et même l’intensifier car le phénomène de la corruption reste à plusieurs facettes et difficiles à combattre. A l’occasion de la journée mondiale de la corruption nous affirmons notre engagement à mettre fin à la tromperie, à toutes les pratiques menace l’agenda 2030 et a nos efforts pour parvenir à la paix et à la prospérité pour tous », soutien Abdoul Latif.

La journée internationale de lutte contre la corruption est célébrée à une période un cadre haut placé de l’État est cité dans une affaire de détournement de 200 milliards de francs guinéens.

FNDC/ Sékou Koundouno « Mr Alpha Condé n’est que l’homme de lui-même, il ne bénéficie que le soutien de la gendarmerie et d l’armée (…) »

La stratégie de boycotter de l’investiture du président Condé mise en place par le FNDC a été dévoilée ce mercredi par le responsable des stratégies et des planifications dudit mouvement.

Sékou Koundouno a dans un entretien téléphonique accordé à la rédaction de Nostalgie Guinée, évoqué cette nouvelle stratégie de mobilisations des citoyens qu’ils appellent ‘’la manifestation éclatée  » dans le grand Conakry.

« La coordination nationale du FNDC à déjà mise en place une commission nationale d’organisation qui travaille depuis le week-end dernier sur les activités de mobilisation, de sensibilisation et l’information qui ont déjà démarré dans la plupart des quartiers de Conakry et de grand Conakry. Ces mobilisations sont adaptées et faites aux méthodes de répression de Mr Alpha Condé, mais aussi des assassinats ciblés. C’est pourquoi vous constaterez qu’il y a un changement de stratégie (…) afin que nous puissions adopter nos méthodes de travail et nos nouvelles stratégies sur la répression en face. Comme vous saviez Mr Alpha Condé n’est que l’homme de lui-même, il ne bénéficie que le soutien de la gendarmerie et d l’armée (…) », a-t-il souligné.

Sékou Koudouno toujours en cavale, mais très déterminé est revenu sur la planification dans les différentes communes de la capitale et précise « nous avions été très claires dans la consigne numéro 1 que la commission nationale d’organisation a rendue publique hier à travers des médias mais aussi à travers nos structures à la base. Nous avons invité les républicains démocrates des communes de Dixinn et de Matam à rallier Kaloum 48 heures avant le 15 décembre, c’est-à-dire au plus tard le 13 décembre 2020, afin de rapporter un renfort systématique au contingent déjà présent dans cette commune. Le mode opératoire, les têtes du groupe recevront les conseils inaptes appropriés dans ce sens (…) ».

Racisme dans le football: le PSG et le Basaksehir boudent le terrain

La rencontre de Ligue des champions entre le Paris SG et les Turcs de Basaksehir Istanbul a été interrompue à la 16e minute mardi 8 décembre et les joueurs sont rentrés au vestiaire, après un incident supposé raciste impliquant le quatrième arbitre de la rencontre. Une première en Ligue des champions. La rencontre est reportée à mercredi 9 décembre à 17h55 TU.

Drôle de rencontre ce soir au Parc des Princes entre le PSG et le Basaksehir Istanbul. Lors de la sixième et dernière journée de phase de groupes, à la 23e minutes, les joueurs turcs sont rentrés au vestiaire après plusieurs minutes de discussion au bord du terrain. Le match s’est interrompu à la 16e minute, après un incident supposé raciste impliquant le quatrième arbitre de la rencontre.

« He said « negro » »

Pierre Achille Webo, entraîneur adjoint stambouliote, dénonce des propos racistes du quatrième arbitre à son encontre. La rencontre a dégénéré à la 14e minute, lorsque des membres du staff turc, excédés, ont crié leur colère, audible dans un stade à huis clos : « He said « negro » », ont-ils lancé en direction du quatrième arbitre Sebastian Coltescu. Ce dernier venait de signaler à l’arbitre principal Ovidiu Hategan, roumain comme son collègue, la réaction trop véhémente à son goût de Pierre Achille Webo, ancien attaquant, membre camerounais de l’encadrement du Basaksehir, après une décision arbitrale.

La confusion est encore montée d’un cran quand le directeur de jeu a expulsé Pierre Achille Webo du banc de touche. Les joueurs ont commencé à s’agglutiner sur le bord du terrain, appelés notamment par l’attaquant remplaçant de Basaksehir Demba Ba, l’international sénégalais natif de la région parisienne, très remonté. Un dialogue a commencé entre joueurs, l’arbitre et le délégué de l’UEFA, sans parvenir à une issue. Neymar et Kylian Mbappé ont notamment été au centre des discussions. Alors que l’UEFA avait annoncé une reprise à 22 heures, le club turc n’étaient toujours pas enclin à revenir sur la pelouse. Vers 22h30, les joueurs du Basaksehir Istanbul ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas reprendre la rencontre. « Je pense que c’est un geste de solidarité qui aurait dû intervenir depuis très longtemps », a déclaré l’ancien gardien camerounais Joseph-Antoine Bell sur RFI.

Une tournure politique

Le ministre turc des Sport a très rapidement condamné les propos censés avoir été proférés par le quatrième arbitre et a apporté son soutien au Basaksehir Istanbul. L’UEFA devrait ouvrir une enquête très rapidement. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui aussi réagi en  dénonçant « fermement » le racisme et en appelant l’UEFA à agir. « Je suis convaincu que l’UEFA prendra les mesures qui s’imposent », a écrit M. Erdogan sur Twitter.

Cet épisode a suscité d’autres réactions en Turquie, où les clubs stambouliotes rivaux de Basaksehir, ainsi que plusieurs ministres du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, ont exprimé leur solidarité sur Twitter. « Nous soutenons l’attitude honorable de Basaksehir face au racisme, qui est un crime contre l’humanité », a ainsi tweeté le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu. « Non au racisme ! », a-t-il ajouté. Champion en titre de Turquie, Basaksehir est connu pour ses liens étroits avec le président Erdogan.

Pendant ce temps, Leipzig, demi-finaliste de la dernière édition de la Ligue des champions, se qualifiait pour les 8es de finale en battant Manchester United 3-2, et qualifiait le Paris SG du même coup, grâce à un début de match tonitruant.

Avec RFI

États-Unis: Joe Biden veut faire de la lutte contre la COVID-19 sa priorité

Le nouveau président américain élu a dans son fief de Wilmington présenté son équipe chargée de lutter contre la pandémie et notamment son nouveau ministre de la Santé, Xavier Becerra, l’actuel procureur général de Californie.

Joe Biden veut dès son investiture le 20 janvier, faire du Covid-19 sa priorité et annonce un plan de lutte pour les 100 premiers jours de son mandat. Il a ensuite promis 100 millions de vaccins aux américains.

 

Election présidentielle: Cellou Dalein Diallo laisse t-il tomber?

Cellou Dalein Diallo laisse t-il tomber la victoire qu’il revendiquait depuis le lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020?

Dans une interview que l’opposant guinéen a accordé à RT France Cellou Dalein Diallo a laissé entendre qu’il serait candidat  pour la quatrième fois en 2026. « ça dépendra de mon parti. S’il y a une élection crédible, il y a pas de raison que je ne me présente pas», a répondu le président de l’UFDG. «Si mon parti me designe comme candidat à la prochaine élection pourquoi pas?» ajoute Cellou Dalein Diallo.

Une erreur de communication

Cette déclaration a suscité beaucoup de commentaires en Guinée notamment au sein des militants de parti de l’opposition. Ce qui a obligé Cellou dalein Diallo d’apporter rapidement une précision.

Dans un twitte le président de l’UFDG a indiqué que pour le moment la priorité reste la défense et la reconnaissance de sa victoire à l’élection du 18 octobre dernier.

Présidentielle en Guinée: des « vœux de succès » mais pas de félicitation  de la part de Paris

Après avoir pris son temps, le président français a adressé ses « vœux de succès » à son homologue guinéen Alpha Condé mais s’est abstenu de le féliciter pour sa victoire proclamée à la présidentielle d’octobre. Emmanuel Macron s’est adressé au président guinéen dans une correspondance consultée mardi par l’AFP et largement relayée, depuis, sur les réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a mis plus de trois semaines depuis la proclamation de la victoire de M. Condé et un mois et demi depuis l’élection pour adresser au président guinéen cette lettre dans laquelle affleure la désapprobation française devant les conditions du scrutin. Elle rappelle les « divisions et les interrogations » qui ont marqué cette élection.

Macron avait déclaré dans un entretien publié le 20 novembre par l’hebdomadaire Jeune Afrique ne pas avoir félicité M. Condé parce qu’il a « organisé un référendum et un changement de la Constitution uniquement pour pouvoir garder le pouvoir», alors qu’il aurait pu organiser l’alternance.

La candidature de M. Condé à un troisième mandat a donné lieu à des mois de manifestations durement réprimées et de violences qui ont fait  plusieurs morts depuis octobre 2019 et dans les jours suivant l’élection.

Je tiens à vous transmettre mes voeux de succès

Condé, 82 ans, a été proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle le 7 novembre. Son principal adversaire, Cellou Dalein Diallo, assure que c’est lui qui a gagné et dénonce une fraude.

« Je tiens à vous transmettre, ainsi qu’au peuple guinéen, mes voeux de succès » après la proclamation du Conseil constitutionnel, écrit M. Macron dans cette correspondance du 30 novembre. « Je mesure les attentes du peuple guinéen et les défis auxquels il fait face, qu’il s’agisse du redressement de la situation économique et sociale avec la crise sanitaire mondiale ou de la réconciliation entre tous les Guinéens, après les violences, les divisions et les interrogations qui ont émaillé ces élections », ajoute M. Macron.

Avec AFP

 

Emmanuel Macron: « Pourquoi je n’ai pas félicité Alpha Condé…»

Emmanuel Macron reproche à son homologue guinéen Alpha Condé d’avoir fait réformer la Constitution dans le seul but de se maintenir au pouvoir, selon l’agence de presse Reuters. 

La réélection d’Alpha Condé lors du scrutin du 18 octobre a été confirmée il y a deux semaines par la Cour constitutionnelle, malgré les contestations de l’opposition.

“J’ai eu plusieurs fois des discussions avec le président Alpha Condé – des discussions très franches, y compris le 15 août 2019, quand il était en France”, dit le chef de l’Etat français dans un entretien publié par Jeune Afrique.

“Le président Condé a une carrière d’opposant qui aurait justifié qu’il organise de lui-même une bonne alternance. Et d’évidence, il a organisé un référendum et un changement de la Constitution uniquement pour pouvoir garder le pouvoir. C’est pour ça que je ne lui ai pas encore adressé de lettre de félicitations. Je pense que la situation est grave en Guinée, pour sa jeunesse, pour sa vitalité démocratique et pour son avancée”, ajoute Emmanuel Macron.

Alpha Condé qui est au pouvoir depuis 2010, est âgé de 82 ans. Selon la commission électorale, il a été réélu avec 59,5% des voix le mois dernier. Sa décision de briguer un troisième mandat avait donné lieu à de violentes manifestations qui ont fait plusieurs dizaines de morts.

Avec Reuters

Cellou Dalein Diallo réagit à l’arrêt de la Cour constitutionnelle

Cellou Dalein Diallo s’est adressé aux journalistes après l’arrêt de la Cour constitutionnelle proclamant le sortant Alpha Condé définitivement vainqueur du scrutin. Il a été contraint de le faire, non pas de sa maison de Dixinn, où il avait prévu de s’exprimer, mais d’un autre quartier de la banlieue de Conakry, a dit une porte-parole.

Les forces de sécurité ont en effet bloqué les accès à sa maison de Dixinn au moment où était lu l’arrêt de la Cour constitutionnelle, a constaté un correspondant de l’AFP.

De lourds camions anti-émeutes ainsi que des pick-ups faisaient barrage dans la rue menant chez lui. Des membres des forces de sécurité tenaient à distance ceux qui s’approchaient de la maison.

Le dispositif a ensuite été levé.

Se défendre « par tous les moyens légaux« 

Cellou Dalein Diallo, principal adversaire du chef de l’Etat guinéen sortant, a persisté à dire samedi qu’il avait gagné la présidentielle du 18 octobre.

« Comme nous nous y attendions tous, la Cour constitutionnelle a lamentablement manqué le rendez-vous qu’elle avait avec un moment décisif de l’histoire de notre pays », dit Monsieur Diallo dans une déclaration dont il a donné lecture.

Les membres de la Cour « ont préféré se mettre au service d’un homme et de ses ambitions plutôt que de respecter leur serment », dit-il.

« J’ai gagné cette élection grâce à votre confiance et je vous invite à défendre vos suffrages par tous les moyens légaux », a-t-il dit en assurant détenir des « preuves irréfutables de (sa) victoire ».

Cellou Dalein Diallo, battu par Alpha Condé en 2010 et 2015, s’était proclamé vainqueur au premier tour dès le lendemain de l’élection en se fondant sur les données remontées du terrain et en refusant de s’en remettre aux organes officiels, inféodés au pouvoir selon lui. A l’époque déjà, les accès à son domicile avaient été bloqués quelques jours.

Cette proclamation de victoire unilatérale, le blocus de son domicile, l’accusation de « fraude à grande échelle » proférée par le camp de Monsieur Diallo contre le pouvoir ainsi que le dépouillement progressif préfigurant une issue favorable au sortant avaient contribué à échauffer les esprits. Des heurts entre partisans de Cellou Dalein Diallo et forces de sécurité ont fait plusieurs morts les jours suivant l’élection.

Avec AFP et TV5

 

Guinée : La Cour constitutionnelle valide la réélection d’Alpha Condé

Alpha Condé a été définitivement proclamé, ce samedi 7 novembre, président de la Guinée pour un troisième mandat consécutif à l’âge de 82 ans.

Cette réélection d’Alpha Condé intervient après plusieurs mois de contestation qui aura coûté la vie à une vingtaine de civils. Son principal opposant, Cellou Dalein Diallo appelle quant à lui ses partisans à défendre sa « victoire » après que son domicile ait été bloqué par les forces de sécurité.

La Cour constitutionnelle a rejeté les recours du principal opposant d’Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo, et de trois autres des 12 candidats à la présidentielle du 18 octobre dernier. Elle a validé les résultats proclamés par la Commission électorale nationale (Céni), qui décerne la victoire à Alpha Condé dès le premier tour.

La Cour juge les recours « mal fondés », déclare «régulier» le scrutin et affirme que Alpha Condé « a recueilli 2.438.815 voix, soit 59,50%, supérieurs à la majorité absolue», a annoncé son président Mohamed Lamine Bangoura en audience solennelle.

Elle «déclare en conséquence que M. Alpha Condé est élu au premier tour de l’élection présidentielle du 18 octobre président de la République de Guinée», a-t-il ajouté.

Diallo a obtenu 33,5% des suffrages, selon les chiffres officiels.

La décision de la Cour constitutionnelle est sans appel et Alpha Condé va pouvoir commencer un nouvel exercice de six ans, éventuellement renouvelable une fois.

La candidature de Alpha Condé à sa propre succession a donné lieu à des mois de manifestations et de violences qui ont causé la mort d’une vingtaine de personnes, dans la quasi totalité des civils.

Avec AFP

Mali: la Cédéao demande la désignation d’un président civil d’ici le 15 septembre

À Niamey, au Niger, les États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) étaient à nouveau au chevet du Mali, ce 7 septembre. La Cédéao maintient les sanctions économiques contre Bamako et contre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), les militaires qui ont pris le pouvoir après avoir renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta. La conférence, présidée par le chef de l’État nigérien, Mahamadou Issoufou, s’est terminée en fin de journée. La Cédéao demande à la junte un président civil au Mali d’ici le 15 septembre.

C’est un véritable ultimatum que les chefs d’État de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) ont lancé aux nouvelles autorités maliennes de Bamako, ce 7 septembre. « Le temps des coups d’État dans l’espace de la Cédéao est révolu », dit-on ici à Niamey. Le président en exercice de la Cédéao, le Nigérien Mahamadou Issoufou, a une nouvelle fois appelé à « un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques ».

À l’unanimité des chefs d’État, toutes les sanctions prises à l’encontre de la junte sont maintenues et – coup de massue – la Cédéao donne un ultimatum d’une semaine à la junte militaire pour désigner le président de la transition ainsi que son Premier ministre, tous des civils. Ainsi, le nouvel homme fort de Bamako a jusqu’au 15 septembre 2020 pour répondre favorablement aux exigences de la Cédéao.

Un an pour la transition

La Cédéao maintient également le délai d’un an pour la transition. Selon le ministre nigérien des Affaires étrangères, Kalla Ankourao, au-delà de cette date, plusieurs institutions internationales risquent de quitter le Mali, condamnant ainsi le peuple malien. À propos des rencontres inter-maliennes initiées par la junte militaire, les chefs d’État de la Cédéao disent « prendre acte ».

De son côté, l’envoyé spécial des Nations unies, Ibn Chambas, a déclaré que l’ONU soutenait les efforts de la Cédéao pour la stabilité institutionnelle du Mali et que la Minusma, la force onusienne, apporte son soutien au médiateur dans la crise malienne, Goodluck Jonathan. Le temps presse donc désormais pour la junte au pouvoir à Bamako. Parviendra-t-elle à respecter cet ultimatum adressé par la Cédéao ? Réponse possible en fin de semaine à l’issue de la concertation que les militaires viennent de lancer. Cette concertation, élargie aux partis et à la société civile, doit en effet reprendre ses travaux ce jeudi pour trois jours.

RFI

 

Le PUP ne participera pas au scrutin du 18 octobre prochain

Le leader du Parti de l’Unité et du progrès a dans une déclaration rendue publique ce mardi 09 septembre annoncé qu’il ne participera pas au scrutin du 18 octobre 2020. Il a cet effet, évoqué les raisons de cette décision.

Fodé Bangoura Président du parti va entamer par ces propos, « le Parti de I ‘Unité et du progrès: le P.U.P devrait en principe prendre part à tout scrutin national revêtu d’un caractère légal et légitime c’est-à-dire conforme à la Constitution nationale en vigueur et au Code électoral régissant et garantissant le mode électoral. Il en a les ressources humaines, matérielles et financières », avant de poursuivre.

« Ainsi, le Parti de l’Unité et du Progrès P.U.P fidèle á son DEVOIR DE MEMOIRE autour duquel des LEGENDES se sont bâti 28 ans durant, se voient dans l’obligation morale d’annoncer officiellement et publiquement les raisons fondamentales pour lesquelles il s’interdit systématiquement et de manière sans appel de s’associer à toute action initiée et mise en œuvre par le régime en place notamment sa participation au scrutin du 18 octobre 2020. Ces raisons sont entre autres 1. L’absence de dialogue politique inclusif: le mépris des recommandations de la communauté internationale à conférer au processus électoral national guinéen plus de crédibilité parce que conforme aux standards démocratiques. 3. La qualité actuelle du fichier électoral qui est sujette de contestation généralisée parce que non consensuel, 4 un Code électoral révisé et taillé sur mesure 5 le double scrutin référendaire et législatif du 22 mars 2020 avec ses conséquences actuelles sur le terrain; 6. La date des élections présidentielles a été fixée au 18 octobre 2020, sans aucune concertation dans le cadre d’un dialogue inclusif ».

Cellou Dalein Diallo candidat à l’élection présidentielle du 18 octobre

C’est désormais officiel, l’UFDG va se présenter à l’élection présidentielle du 18 octobre prochain. l’un des plus grand parti politique d’opposition guinéenne tient  sa convention ce dimanche 06 septembre 2020 pour choisir son futur candidat qui, nous le savons est sans surprise, Cellou Dalein Diallo. 

Alors que le dernier jour de dépôt de candidature est fixé au 08 septembre prochain, l’UFDG a hésité jusqu’à la dernière minute avant de décider de se présenter contre Alpha Condé le président sortant qui brique son troisième mandat. Un mandat de trop jugé illégitime par l’opposition qui intervient  après la modification de la constitution par référendum.

Partir ou ne pas partir? le choix a été difficile pour l’UFDG

Membre du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), l’UFDG et une partie de la société civile n’ont pas pu empêcher Alpha Condé et son parti à organiser une élection législative couplée d’un référendum pour modifier la constitution malgré des manifestions qui se sont soldées par des cas de morts et emprisonnements.

C’est pourquoi, l’UFDG ne souhaite pas refaire la même erreur, en appliquant la politique de la chaise vide comme elle l’avait fait pendant les élections couplées législatives et référendaire.
Il faut dire qu’en laissant le champs vide à Alpha Condé, l’UFDG n’aura aucune possibilité de réclamer une victoire, ou espérer prendre le pouvoir si le parti boycotte l’élection.

Affronter Alpha Condé dans les urnes pour la troisième fois: 

Malgré la menace du FNDC d’exclure dans ses rangs tout parti politique qui se pressente à cette élection, l’UFDG à choisit de partir affronter Alpha Condé dans les urnes pour une troisième fois.

En allant à ses élections, Cellou Dalein et son parti espèrent un cas à la Gambienne où Yaya Djamé avait organisé des élections et les avaient perdu. Ou encore, un cas à l’ivoirienne entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.
Ce qui pourrait encourager l’UFDG à aller à ces élections est sans doute la frustration qui ne cesse de monter dans la société guinéenne notamment dans les bastions du parti au pouvoir en Haute Guinée ainsi que l’opposition à un troisième mandat de plusieurs sages et leaders d’opinion Guinéens.

Une erreur politique?

Pour certains observateurs, l’UFDG commet une grande erreur politique en allant à ces élections présidentielles. D’autant plus que l’UFR et le PEDEN, des grands parti politiques de l’opposition  ainsi que le FNDC ont eux décidé de ne pas y aller.

Pour cette partie de l’opinion nationale, l’UFDG va juste légitimer une élection illégitime. « C’est contraire à l’étique. Combien de personnes ont été tuées dans les manifestations que l’opposition a organisé contre la modification de la constitution? aller donc à ces élections ces oublier tous ces morts…  » explique un observateur.

Mais pour l’UFDG la seule voie légitime qui lui reste pour rétablir l’Etat de droit, la justice et sauver la démocratie, c’est d’aller à ces élections, affronter Alpha Condé dans les urnes malgré que beaucoup de chose dans ce processus électorale joue en sa défaveur. C’est notamment le cas de fichier électorale taillé sur mesure par le parti au pouvoir.

Le salon du cinéma guinéen c’est pour bientôt

La plus grande rencontre cinématographique guinéenne s’annonce à grands pas. Selon les organisateurs, ce grand événement a pour but de regrouper les acteurs du 7ème art du cinéma autour de plusieurs thématiques, dans l’optique de redorer l’image du cinéma guinéen.

Mohamed Camara acteur et cinéaste, explique le motif de cette initiative « le Salon du cinéma Guinéen est un évènement à l’image de tout autre salon dans le monde. Ce n’est pas un festival, soi-disant passant. Il se veut de réunir la majeure partie des cinéastes guinéens, en présence des autorités étatiques, des télévisions privées et publiques, mais surtout des entreprises privées. Cet événement a pour but de faire les États généraux du cinéma guinéen. Discuter de ce qui va, mais surtout de ce qui ne va pas. Parce qu’il ne faut pas se voiler la face, le cinéma guinéen est quasi inexistant. En plus, expliquer et prouver à l’État et aux entreprises que le cinéma créé des emplois et des richesses. En y investissant, il y a retour sur investissement».

Cet événement a déjà suscité beaucoup d’engouement dans le pays, mais a aussi eu le soutien moral de quelques cinéastes et journalistes à travers le monde. Notamment Benjamin Moscovici journaliste allemand, Séné Diallo journaliste du groupe Djoma média, Madoudou Camara jeune cinéaste sénégalais, Haurice Wayne de Londres, Fabienne Penneweart artiste belge etc.

Le coordinateur du projet le salon du cinéma guinéen parle de l’organisation dudit projet, «l’Office National de la cinématographie et de la photographie de Guinée ( ONACIG) et le ministère d’État en charge de la Culture, des sports et du patrimoine Historique sont nos principaux partenaires pour le moment. Il est prévu de faire une conférence, des panels, des témoignages, des tables rondes télévisées et des projections de certains films». Poursuivant, Mohamed Camara cinéaste ne mâchera pas ses mots par rapport au regard critique qu’il a pour le cinéma guinéen.

« Le 7ème art guinéen tire le diable par la queue, il faut le dire. Mais il y a quand même des cinéastes qui se battent comme ils le peuvent pour faire vivre notre cinéma. C’est le lieu de les saluer. Il faut que tout le monde se mette à l’œuvre, selon ses moyens pour rehausser ce secteur noble et qui bénéfique pour toute Nation qui le booste », a-t-il souligné.

Pour l’instant les organisateurs se battent bec et ongles pour faire vivre ce projet pour la première fois en Guinée. Face à la situation sanitaire très critique du pays, les organisateurs se réservent de donner une date à cet événement. Selon les organisateurs de ce salon du cinéma guinéen, il sera organisé chaque année et pour cette première édition, il y aura beaucoup de surprises.

Le coordinateur lance un appel à toutes les entreprises de venir associer leurs images à cet évènement qui sera retransmis en direct sur les chaînes de télévision du pays.

Veuillez contacter ce numéro pour toute collaboration 624 01 09 30

 

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