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Le collectif des frustrés du Parti au pouvoir demande un  » tête à tête  » avec le président Condé

Le collectif des frustrés du RPG, Parti au pouvoir depuis 2010 a dénoncé ce vendredi 12 février les maux dont souffrent certains militants depuis l’accession du parti à la magistrature suprême.

Ce collectif, a au cours d’une conférence de presse, présenté un mémorandum et sollicite un tête à tête avec le président Alpha Condé.

« Nous militants des premières heures du RPG avons décidé de créer une plateforme revendicative appelée « collectif des frustrés du RPG« . Ce collectif vise à fédérer toutes les fractions, dissidents et des frustrés du parti autour d’un idéal de concertation pour faire comprendre au président de la République et l’ensemble des responsables du parti les maux dont souffrent les militants à la base afin de faire taire tous ces mécontentements, signaux d’effondrement de tout parti politique.
Dix ans après l’accession au pouvoir de ce troisième parti politique, les RPGISTE restent les plus misérables en Guinée et ailleurs. Après des consultations de porte à porte menée par notre collectif auprès des anciens militants dans tout le pays, il a été constaté que, la plupart d’entre eux se sentent oublier par le président de la République», a affirmé Ibrahima Doumbouya coordinateur dudit collectif.

Le collectif des frustrés du RPG ne manquera pas d’édifier ces principaux points de revendications, parmi lesquelles il y a entre autres:

« La formation des jeunes du parti, afin de pérenniser les idéaux du parti. Le recensement des licenciés et des infirmes, afin de les octroyer une prise en charge. La construction des sièges pour les différentes activités politiques à l’intérieur du pays. La concertation permanente des membres du collectif des frustrés au niveau de toutes les structures du bureau politique national jusqu’aux différentes sous sections. L’établissement d’un contact permanent entre le collectif des frustrés et la présidence de la République pour éviter que des personnes interposées ne déforment les informations qui sont recueillies à la base » a fait savoir Sayon Amara Condé rapporteur.

Le collectif des frustrés du RPG invite le président de la République de bien vouloir l’accorder un  » tête à tête  » pour disent-ils « laver le linge sale en famille, sans quoi le collectif ne se retrouvera plus dans son programme de société. »

Hausse des prix des produits de première nécessité : M’bany Sidibé fustige et interpelle

Le président de l’Union pour la Défense des consommateurs de Guinée hausse le ton par rapport à la montée fantaisiste des prix des produits sur le marché. Une situation qui ne fait que perdurer. Cette augmentation des prix des denrées de première nécessité a commencé juste après l’élection présidentielle du 18 octobre.

Contacter par notre rédaction, M’bany Sidibé président de cette structure a fustigé et interpellé l’autorité guinéenne face à cette «pratique fantaisiste» des commerçants.

«Nul ne peut ignorer aujourd’hui que les prix des produits de première nécessité ont grimpé sans aucune explication. Il n’est secret pour personnes aujourd’hui que chaque préfecture, chaque sous-préfecture est même chaque quartier à des prix différents. Ce qui est une violation des prix de l’économie du marché » dénonce M’Bany Sidibé.

Le Président de l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée  lance un appel à l’endroit du gouvernement et surtout au président de la République «afin d’instruire son gouvernement et le ministre du commerce à aller vers la réglementation des prix»

Pour le moment, les victimes qui sont les citoyens continuent de murmurer sur cette situation, ce sur quoi, l’autorité reste silencieuse jusqu’à nos jours. À cet effet, le président de l’Union pour la Défense des consommateurs de Guinée, annonce l’élaboration d’un mémorandum pour expliquer comment le prix va être fixé  tout en mettant en place également des mécanismes de protection des consommateurs.

«Nous allons lancer des campagnes de boycott de toutes les industries, les commerçants et tous les prestataires véreux qui ne vont pas respecter les dispositions de la loi en matière de fixation de prix», délcare M’Bany Sidibé, avant d’annoncer  l’organisation d’une marche  blanche contre la vie chère qui va aboutir à l’organisation d’un sit-in devant le ministère du commerce et la primature dans les jours qui vient.

Aujourd’hui il y a la pandémie, il y a une grande pauvreté dans le pays. On ne peut pas croiser les bras et voir un petit groupe prendre le pays en otage», martèle M’bany Sidibé.

Le chef de l’opposition malienne Soumaïla Cissé est décédé du Covid-19

Le chef de l’opposition malienne est décédé à Paris. Il avait le coronavirus et venait d’être évacué dans la capitale française pour y être soigné.

L’information a été confirmée à RFI par plusieurs cadres de son parti, l’URD.

Foniké mengué du FNDC entame une grève de faim

Oumar Sylla dit Foniké Mengué responsable de la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été arrêté le 29 septembre 2020. Il a décidé d’entamer une grève de faim à partir de ce vendredi 25 décembre.

C’est une information que ses proches ont postée sur les réseaux sociaux. Selon ces mêmes proches, il s’agit de protester contre sa détention prolongée à la Maison Centrale de Conakry tout en exigeant un procès sans délai.

À précisé que, Oumar Sylla (Foniké Mengué) est accusé d’avoir organisé un attroupement illégal sur la voie publique.

Covid-19: un Noël pas comme les autres et confiné à Bethléem et Gaza

La pandémie de Covid-19 plombe les fêtes de fin d’année partout dans le monde et Bethléem et Gaza n’échappent pas à la règle. Dans la ville de Noël par excellence, où serait né l’enfant Jésus selon la tradition chrétienne, les célébrations se sont déroulées le 24 décembre au soir à huis-clos et les croyants les ont suivies en ligne, les rassemblements publics étant interdits.

Les célébrations à Béthéem ayant eu lieu à huis clos, la plupart des Palestiniens et des croyants du monde entier ont suivi la messe de nuit en ligne, derrière l’écran. Quelques centaines de personnes à peine étaient présentes, gardant leurs distances et masquées. Si le président palestinien était absent, des diplomates, journalistes et des locaux ont fait acte de présence.

Malgré les circonstances, le message délivré dans son homélie de minuit par le patriarche latin de Jérsualem était un message de paix, d’amour, de vie et d’espoir surtout. Il a insisté sur la nécessité de changer notre style de vie, et de passer Noël en se concentrant sur l’essentiel.

Pas la foule habituelle en raison du couvre-feu

Rien à voir avec les années précédentes, où des milliers de personnes, venues du monde entier, se déplaçaient à Bethléem pour célébrer Noël.

Pas de cars de touristes étrangers qui s’engouffrent dans la ville, pas de grands groupes de pèlerins, pas de foule compacte sur la place de la Mangeoire… Même les habitants se sont faits rares en raison du couvre-feu nocturne et des restrictions du week-end pour contrôler la pandémie de coronavirus.

Une fanfare de scouts palestiniens a quand même défilé dans les rues de Bethléem, jeudi 24 décembre, suivis par le public – quelques habitants seulement et des journalistes – derrière des barrières. Les scouts ont alors défilé de la rue de l’Étoile jusqu’à la Basilique de la Nativité, comme le veut la tradition. Car c’est la route qu’aurait emprunté Marie avant de donner naissance à l’enfant Jésus.

Le patriarche latin de Jérusalem a fait de même, visage masqué, devant une marée de caméras, avant de célébrer la fameuse messe de minuit.

Triste Noël aussi pour la Bande de Gaza, restée sous cloche

Les chrétiens de la bande de Gaza sont à peu près un millier sur les 2 millions d’habitants. Un nombre en baisse constante depuis 2007 et l’arrivée du Hamas au pouvoir.

D’habitude, Noël est presque la seule période où les habitants peuvent sortir de l’enclave côtière sous blocus. Une ouverture synonyme de bouffée d’oxygène. Chaque année, ils ont droit à des permis israéliens pour pouvoir se rendre à Jérusalem, à Nazareth, ou encore à Bethléem pour célébrer la naissance de Jésus.En 2019, les autorités israéliennes avaient déjà menacé de ne pas donner l’autorisation pour des motifs sécuritaires…mais avaient finalement délivré les permis à la dernière minute.

Aucun permis cette année: les chrétiens devront donc rester à Gaza, en raison de la pandémie et pour éviter la propagation du virus. Et à cause du confinement imposé par les autorités locales, les églises de Gaza sont également fermées : les prières et les messes ont lieu seulement en ligne.

RFI

L’accord post-Brexit signé

Un gros titre à la Une de la presse française, le cadeau de Noël déposé dans le soulier de l’Europe : l’accord post-Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

« Un accord historique au pied du sapin », lance Le Parisien, dans un article illustré d’une photo de Boris Johnson, tout sourire, les pouces « brandis », tel – non-pas un mais deux – empereurs romains dans l’arène, les bras écartés en « V », comme « Victoire » (ou plutôt « Victory », comme disent Messieurs les Anglais).

Un Premier ministre britannique « triomphal », estime ce quotidien. Lequel souligne un détail de ladite photo difficilement perceptible à l’œil nu : la cravate de Boris Johnson y est « ornée de poissons en hommage aux pêcheurs » !  L’annonce de cet accord « historique » entrera « dans les livres d’Histoire », c’est un « véritable événement », sa conclusion dans le contexte sanitaire en quelques mois « relève de l’exploit », rehausse Le Parisien.

Côté français, on se réjouit aussi. Mais le diable se dissimulant dans les détails, il conviendra maintenant d’éplucher scrupuleusement les deux mille pages de l’accord. Et justement, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ne dit pas autre chose. « Il nous faut à présent vérifier que nos points essentiels ont été pleinement pris en compte », souligne Jean-Yves Le Drian dans Le Parisien.

Conclu à l’issue de dix mois « d’âpres négociations », cet accord répond aux attentes des entreprises. En France, les milieux économiques « respirent », car « le pire » a été évité, énonce ce journal.

Pas de version papier du journal Le Figaro ce matin (et pas seulement parce que le jour de la naissance de l’enfant Jésus est férié en France, puisque ce quotidien conservateur brillera aussi par son absence dans les kiosques demain samedi), mais depuis hier soir, c’est bien l’accord post-Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni qui est à la Une de sa version en ligne.

Et comme dans une semaine, comme prévu, l’Union européenne et le Royaume-Uni vont bel et bien divorcer, l’accord annoncé hier après-midi est un vrai « cadeau de Noël », lance le site de ce journal ! « Le divorce, voulu au nom de la souveraineté recouvrée (du Royaume-Uni) sera (…) plus doux. Et l’UE voit aussi son partenaire s’éloigner sans totalement larguer les amarres », se réjouit ce site Internet, « la réussite des négociations est un soulagement pour les Vingt-Sept ».

À Londres aussi, pour la presse, cet accord est un beau cadeau de Noël. C’est en effet ce que constate le site de Libération (également absent des kiosques ce matin), outre-Manche, l’heure est au « soulagement ». Côté agriculteurs toutefois, au contraire, « on s’inquiète » et les pêcheurs, non plus, « ne sautent pas de joie », pointe Libération en ligne.

Mais pour le Premier ministre britannique Boris Johnson, c’est une victoire de taille. « Exactement un an après son élection avec une majorité de 80 sièges, Boris Johnson a finalement rempli sa seule promesse électorale : conclure un accord commercial post-Brexit avec l’Union européenne, souligne Libération. Qu’il soit finalement modeste, qu’il intervienne après des mois (des années) de tergiversations, menaces et dates limites imposées et dépassées, l’accord est là. Brexiters et presse populaire vont pouvoir se glorifier de la nouvelle indépendance de leur pays et de la rupture des chaînes qui, selon eux, empêchaient le royaume de prospérer », ajoute Libération.

Reste que, des deux côtés de la Manche, l’heure est au soulagement. « L’économie sinistrée par les mesures sanitaires évite la catastrophe du no deal, se réjouit Le Parisien. Dans la hotte du Père Noël, il y a parfois des cadeaux inespérés ».

RFI

Madic 100 frontière: son père se confie sur son état de santé

La santé de Malick Condé alias Madic 100 Frontière s’est beaucoup dégradée ces derniers jours en prison. Evacué au moins deux fois dans la semaine à l’hôpital Ignace-Deen, l’état de santé du militant et youtubeur de l’UFDG inquiète. Pour en savoir plus sur les conditions de sa détention, la rédaction de guineediverte.com a joint le père de Madic sans frontière Mr Mamady Condé dans la soirée de lundi 21 novembre 2020.

Le ton rassurant, la voix grave, Mamady Condé vétérinaire à la retraite raconte avoir vu son fils ce lundi matin: « il était apparemment en bonne santé» explique ce militant de première heure du RPG avant d’expliquer que son fils Madic avait subit une opération chirurgicale il y a quelques mois avant d’être arrêté et conduit en prison le 27 novembre dernier».

Je pense qu’en rencontrant le Président, il va me reconnaitre

« J’ai toujours été un rpgiste, c’est nous qui avions semé le RPG en Guinée depuis les années 1990, d’abord la révolte de 1985 j’étais à Kissoudougou où j’étais chef de service d’élevage. J’ai installé le RPG partout où j’ai été muté. Pour rappel, le professeur est venu avec le MMD, et on avait un cercle à Kissidougou dirigé par feue monsieur Souley Mara qui était à la tête de nos activités là-bas et c’est dans ça que je me suis retrouvé à la retraite et jusqu’à présent je suis dans le RPG», explique Mamady Condé.

Un père qui milite pour le RPG et un fils qui est dans l’opposition, Mr Condé le père du détenu explique que c’est certainement parce qu’il s’est battu toute sa vie pour le RPG et qu’il n’a eu aucune récompense que son fils, frustré a rejoint l’UFDG le principal parti de l’opposition.

Sur la question de savoir si Mr Mamady Condé a tenté de rencontrer l’autorité ou les cadres du parti RPG pour la libération de son fils, il déclare : « Depuis mon arrivé à Conakry, j’ai essayé à plusieurs reprise de rencontrer mon frère le président Alpha Condé mais tout est hermétiquement fermé autour de lui. Je pense qu’en le rencontrant il va me reconnaitre, parce que sa dernière venu à Dabola, il était venu chez moi. Mais pour l’instant, je n’arrive pas à voir le président».

Inquiet

Le père de Madic sans frontière, n’a pas caché son inquiétude sur les conditions de détentions de son fils Mamady Condé à la maison centrale de Conakry. D’autant plus qu’il y a quelques jours, Roger Bamba, un autre prisonnier et militant de l’UFDG est mort en prison après s’être plaint de maux de ventre.

Pour rappel, Malick Condé alias Madic 100 frontière a été arrêté le 27 novembre 2020 Pamalap, alors qu’il voulait rallier la Sierra Léone quelques jours après l’élection présidentielle très contesté du 18 octobre. A ce jour, il est en détention à la maison centrale de Conakry avec une santé dégradée.

Éducation : Des étudiants de l’université général Lansana Conté de Sonfonia manifestent

Des étudiants de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia ont  manifesté ce jeudi. Ils protestent contre la hausse du prix de l’inscription et la réinscription pour cette année universitaire.

Selon Kabinet Keita , président de l’association scolaire et estudiantine de Guinée,  membre de la coalition pour la défense des droits des étudiants , le département peut résoudre le problème.

« Nous avions plusieurs fois demandé aux autorités de revoir à la baisse le prix d’inscription et de réinscription dans les universités publiques. Le lundi dernier nous avions rencontré le ministre de l’enseignement Supérieur et de la recherche scientifique, et les pourparlers ont tourné autour de cette question. Mais le ministre se dit incompétent de trancher sur ce sujet. Alors les camarades non pas compris cet état de fait, et pourquoi aujourd’hui nous sommes en train de manifester et ça dégénérer. Il y a eu l’intervention des forces de sécurité , nous voulons que les frais d’inscription et de réinscription soient revus au moins à 50.000 Gnf, au lieu de 250.000 Gnf la licence 1 et 210.000 Gnf pour la licence 2 et 3 », a-t-il souligné.

La tension est vive entre force de l’ordre et étudiants manifestants. Kabinet Keita indique que si rien n’est fait dans les heures qui suivent , les étudiants poursuivront la manifestation par une résistance Pacifique.

« Si nous ne sommes pas entendus, nous passerons à une résistance Pacifique. C’est vrai que nous déplorons la violence qui se passe ce matin, ne ressemble pas au milieu scolaire. Mais de toute façon l’autorité devrait prévoir tout cela en amont. L’autorité de l’université a voulu nous rencontrer le matin, mais puisqu’il avait un nombre important de personnes dehors, c’était impossible de les rencontrer en ce moment , il a fallu l’intervention des forces de l’ordre. Maintenant là je pense que le dialogue est rompu et il nous faut une autre occasion », précise Kabinet Keita.

 

Discours d’Alpha Condé: « Je suis le président de tous les Guinéens »

Alpha Condé le président Guinéen a prêté serment pour la troisième fois sur la constitution guinéenne à l’occasion de son investiture qui s’est tenue ce mardi 15 décembre 2020 devant 11 chefs d’Etat africain et une centaine d’invités.

Dans son discourt le président Alpha Condé a pris l’engagement d’œuvrer pour la paix et le développement tout en rassurant que personne ne sera oublié.

Oublier « le passé qui divise« , au profit d’un avenir d’unité et d’espérances

«Je réitère devant la nation mon engagement de continuer à œuvrer pour tous,   en cette phase de  notre histoire et pour notre  avenir commun,  car le pays  a besoin d’un véritable sursaut national,  dans l’objectif de consolider notre pacte républicain», a déclaré Alpha Condé avant d’ajouter: «je suis le Président de tous les Guinéens, au service de tous les Guinéens.  Dans la  réalisation de notre idéal commun, personne ne sera oublié,  aucune partie du pays ne sera exclue. Chaque Guinéen aura sa place, car c’est ensemble que nous pourrons surmonter les difficultés

Chacun doit respecter la loi

Le président guinéen dit croire aux vertus du dialogue et de la concertation qu’il a acquis depuis longtemps, la conviction que la Guinée se fera avec tous. «Mais chacun doit respecter la loi et soustraire la violence de notre environnement, afin que notre pays  demeure une société de liberté

Je mesure le poids des exigences, le poids des attentes sociales qui pèsent sur ma fonction

Pour cela, Alpha Condé exhorte chaque Guinéen à oublier « le passé qui divise« , au profit d’un avenir d’unité et d’espérances.  «C’est le devoir  qui nous incombe à chacun d’entre nous.

«Je mesure le poids des exigences, le poids des attentes sociales qui pèsent sur ma fonction.  Je sais l’engagement pris avec chacun d’entre vous en faveur d’un pacte républicain, celui de Gouverner autrement» poursuit le Président Alpha Condé.

Alpha Condé se dit  déterminé à lutter, sans merci,  contre l’impunité,  la corruption,  la gabegie financière, tous les travers qui minent notre société, freinent notre élan  de développement économique et social.

Investiture d’Alpha Condé: qui sont les chefs d’Etat présents et qui sont les grands absents?

Alpha Condé

Le président Alpha Condé est investie ce mardi 15 décembre 2020, pour un troisième mandat.
Au compte de cette cérémonie d’investiture qui se tient au palais des Nations, 11 chefs d’Etats sont à Conakry dont les présidents du Tchad, du Ghana, de la Mauritanie, de la Sierra Léone, du Congo Brazzaville, des Comores et du Burkina Faso.

Les grands absents

Parmi les grand absents de la cérémonie d’investiture d’Alpha Condé il y a les Président du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau. C’est chefs d’Etat avait clairement exprimé leur désaccord à toute modification de la constitution en vu de se maintenir au pouvoir.

Il faut rappeler que ce troisième mandat a été contesté par l’opposition guinéenne et jusque-là  l’opposant Cellou Dalein Diallo n’a toujours pas reconnu la victoire du président Condé.

Morciré Camara

Les femmes de la commune de Ratoma projettent une manifestation le 14 décembre pour mettre fin à l’exaction policière

Les femmes de la commune de Ratoma ont dans une conférence de presse tenue ce jeudi à Conakry, annoncée une manifestation le 14 décembre prochain.

Hadja Fatoumata Binta Diallo, porte-parole de ces femmes, a dans cette déclaration notifiée leurs indignations face aux multiples violences des droits de l’homme en Guinée, mais spécifiquement dans la commune de Ratoma.

« Nous, femmes de Guinée et plus particulièrement femmes de ratoma, faisons le constat inquiétant et grave au regard des récents événements tragiques survenus sur toute l’étendue du territoire Guinéen. Et particulièrement dans la commune de Ratoma que de graves violations des droits humains tels que les tueries, le viol, les arrestations arbitraires, la destruction des propriétés et les restrictions des libertés individuelles et collectives ont été perpétrées. Fustigeons le fait que depuis les élections présidentielles contestées du 18 octobre 2020, la commune de Ratoma est assiégée par les forces de défense et de sécurité qui sont à l’origine des violences indescriptibles », a-t-elle fait savoir.

Dans la même perspective, ces femmes ont dans cette déclaration soulignée leurs désirs face à la situation qui prévaut dans cette circonscription.

« L’arrêt immédiat de tous types de violences à l’endroit des citoyens guinéens particulièrement ceux de Ratoma. Nous exigeons également la libération sans conditions de toutes les personnes arbitrairement arrêtées ».

Quel sera l’itinéraire de cette manifestation des femmes de Ratoma? Hadja Fatoumata Binta Diallo précise.

«  Pour la paix, la justice sociale et la quiétude en Guinée, les femmes restent et resteront debout, c’est pourquoi nous appelons toutes les femmes éprises de paix et de justice à rejoindre massivement la grande mobilisation prévue le lundi 14 Décembre 2020 pour soutenir la population de Ratoma. Nous partirons du rond-point de Bambeto à 9h pour finir à l’aéroport de Gbessia », a-t-elle précisé.

Est-ce que cette manifestation est autorisée et quels sont les risques si l’autorité n’autoriserait pas cette marche ?

Dans sa communication, elle (Fatoumata Binta Diallo Ndlr) sans passe par quatre chemins, revient sur les motifs de cette manifestation.

« Nous ne sortons pas pour empêcher l’investiture du président de la République, nous sortons pour montrer notre mécontentement face aux exactions que nous subissons tous les jours à Ratoma », a-t-elle laissé entendre.

Pour la manifestation du 14 décembre prochain. Les femmes de Ratoma lancent un appel à toutes les femmes éprises de paix, et de sortir massivement pour demander la fin des exactions et ainsi que la libération des détenus politiques.

États-Unis: le fils de Joe Biden visé par une enquête sur sa situation fiscale

Hunter Biden a annoncé mercredi par communiqué avoir appris qu’il faisait l’objet d’une enquête fédérale dans l’État du Delaware sur sa situation fiscale.

Avec notre correspondant à San Francisco, Éric de Salves

C’est le point faible de Joe Biden, celui que Donald Trump a tenté d’exploiter tout au long de la campagne, qualifiant la famille Biden d’« entreprise criminelle ». Les investigations sur son fils Hunter ont été lancée en 2018 mais elles sont restées secrètes justement pour ne pas influencer le vote. L’élection est désormais terminée et ce mardi 8 décembre, les enquêteurs ont demandé à auditionner le fils du président élu.

Passé sulfureux

Avocat, lobbyiste au passé sulfureux, Hunter Biden, 50 ans, serait soupçonné de ne pas avoir déclaré tous ses revenus tirés de ses activités financières en Chine. « J’ai appris lundi que le procureur du Delaware enquête sur mes affaires fiscales », annonce le fils du président élu par communiqué ce mercredi. « Je prends l’affaire très au sérieux, dit-il, et suis confiant dans le fait qu’un examen professionnel et objectif démontrera que j’ai géré mes affaires légalement. »

« Le président élu Biden est extrêmement fier de son fils, qui a dû faire face à de terribles défis, notamment les viles attaques personnelles des derniers mois, pour en sortir finalement renforcé », déclare l’équipe de transition de Joe Biden dans ce même communiqué.

Premier test pour le président élu

Face à Donald Trump lors du dernier débat télévisé, Joe Biden avait démenti toute implication dans ces affaires, mais cela n’empêche pas les républicains de crier au conflit d’intérêt. Donald Trump accuse Hunter Biden d’avoir monnayé ses accès auprès de son père en Chine et d’en avoir bénéficié en Ukraine. C’est d’ailleurs ce qui avait valu au président sa procédure d’impeachment après avoir demandé au président ukrainien d’enquêter sur le fils Biden.

La presse américaine est en tout cas unanime sur un point : l’affaire, ultrasensible, constituera un premier test pour la présidence Biden et surtout pour l’indépendance de son futur secrétaire à la Justice.

RFI

Présidentielle au Ghana: Nana Akufo-Addo réélu avec 51,59% des voix

Le président sortant ghanéen Nana Akufo-Addo a été réélu dès le premier tour, selon des résultats provisoires annoncés ce mercredi soir à Accra par la Commission électorale. Le chef de l’État s’est imposé face à son rival John Dramani Mahama avec 51,59 % des voix contre 47,63 %.

Nana Akufo-Addo a été réélu ce mercredi 9 décembre face à son rival politique historique John Mahama, qu’il affrontait pour la troisième fois, à l’issu d’un scrutin extrêmement serré. Le chef de l’État, leader du Nouveau parti patriotique (NPP) remporte 51,59% des voix contre 47,36% pour le candidat de l’opposition du Congrès national démocratique (NDC), a annoncé Jean Adukwei Mensa, présidente de la Commission électorale dans une vidéo diffusée en direct sur les réseaux sociaux.

Il aura fallu 48 heures au lieu de 24 pour proclamer les résultats. La présidente de la Commission s’est d’ailleurs excusée pour l’angoisse que cette attente a pu susciter, rapporte notre envoyée spéciale à AccraChristina Okello. Même si le suspense aura duré jusqu’au bout, il n’y aura finalement pas eu de grande surprise. Les chiffres partiels diffusés dans les médias locaux donnaient déjà le président sortant Nana Akufo-Addo vainqueur mais l’opposition maintient qu’elle a remporté la majorité au Parlement avec 140 sièges sur 275.

Toujours dans le cadre des législatives, le parti au pouvoir a fait savoir qu’il allait contester les résultats dans deux des cinq régions les plus disputées. On s’attend donc à une bataille judiciaire devant la Cour suprême.

Nana Akufo-Addo rempile pour un deuxième mandat

Nana Akufo-Addo, qui rempile pour un deuxième et dernier mandat, est un ancien avocat de 76 ans, francophile, pur produit de l’aristocratie ghanéenne. Son père avait d’ailleurs été président avant lui, au début des années 1970, rappelle notre correspondante à AccraMarine Jeannin. Il y a vingt ans, Nana Akufo-Addo avait été ministre de la Justice, d’abord, puis des Affaires étrangères. A la tête du Nouveau parti patriotique (NPP), il s’était présenté à l’élection présidentielle de 2012. Il avait perdu face à John Mahama, avant d’obtenir sa revanche quatre ans plus tard.

Nana Akufo-Addo avait été élu sur la promesse de mettre fin à la corruption et de relancer la croissance alors en berne. Grâce à une politique de rigueur, il divise par deux le déficit du budget de l’Etat. Il investit aussi énormément dans les infrastructures et les hydrocarbures, il relance le secteur industriel et en quelques mois le Ghana devient l’un des dix pays au monde ayant la croissance la plus rapide.

Ces performances ont subi un coup d’arrêt cette année à cause de la pandémie de Covid-19. La croissance n’est plus que de 1% et le pays est lourdement endetté, à hauteur de 70% de son PIB. Le mandat de Nana Akufo-Addo a également été entaché par des scandales de corruption, avec la démission surprise le mois dernier du procureur anti-corruption Martin Amidu. Autant de défis avec lesquels il va falloir composer dans ce nouveau mandat.

RFI

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