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09/04/14 CENTRAFRIQUE L’ONU se prononcera jeudi sur le déploiement de Casques bleus en Centrafrique

La résolution des Nations unies autorisant le déploiement d’une mission de maintien de la paix en Centrafrique sera soumis jeudi au vote du Conseil de sécurité.
Le Conseil de sécurité des Nations unies se prononcera jeudi 10 avril à New York sur le déploiement d’une mission de maintien de la paix en Centrafrique. Proposé par la France, le texte sera soumis au vote à 10 heures, rapporte l’AFP.
Paris se veut confiant quant à l’adoption de cette résolution qui prévoie déploiement, le 15 septembre, de 10 000 soldats et de 1 800 policiers. Cette force onusienne formera la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en RCA).
La résolution devait autoriser les soldats français (2 000 hommes) à prêter main forte à la Minusca en employant "tous les moyens nécessaires". Les priorités de la Minusca seront la protection des civils et des convois humanitaires, le maintien de l’ordre, le soutien à la transition politique et le respect des droits de l’homme. S’ajouteront aux soldats et policiers de nombreux civils (administrateurs, ingénieurs, juristes) qui pourront s’atteler dès maintenant à l’organisation des élections et à remettre sur pied l’administration locale.
Qui est visé par les sanctions onusiennes ?
Les sanctions ne figureront pas dans la résolution votée jeudi. Elles devraient être adoptées très rapidement par le comité onusien en charge de cette question. Il existe deux listes de responsables centrafricains exposés. La première compte quatre ou cinq noms (dont ceux de François Bozizé, de Jean-Francis, son fils, et de Nourredine Adam, l’ex-numéro deux de la Séléka) à l’encontre desquels de solides dossiers ont été constitués.
Fruit du recoupement d’informations collectées par la France, les États-Unis et l’Union européenne, ce document a été présenté au Conseil de sécurité des Nations unies. Paris espère qu’il sera amendé lors du vote de la nouvelle résolution sur la Centrafrique. La communauté internationale travaille parallèlement à l’établissement d’une liste complémentaire, plus large.

jeunefrique

08/04/14 L’Eglise protestante de Norvège rejette le mariage homosexuel

OSLO – L’Eglise protestante de Norvège a rejeté mardi une proposition, pourtant soutenue par une majorité de ses évêques, visant à autoriser le mariage religieux pour les homosexuels.

Au cours d’un synode national de cette Eglise luthérienne, 64 participants se sont prononcés contre les unions religieuses pour les couples du même sexe, tandis que 51 s’y sont dits favorables.

En octobre, une nette majorité des évêques (8 sur 12) s’étaient exprimés en faveur de cette proposition. Elle devait cependant obtenir l’aval du synode, l’ultime organe de décision de l’Eglise, pour entrer en vigueur.

Nous sommes déçus, a réagi Baard Nylund, président d’une association de défense des droits des homosexuels, bisexuels et transsexuels. C’est triste que l’Eglise n’ait pas saisi l’occasion d’être l’Eglise du peuple, ouverte et généreuse, qu’elle dit vouloir être, a-t-il dit à l’AFP.

Mardi, les délégués ont aussi rejeté d’autres propositions qui visaient à autoriser les pasteurs à prononcer une simple liturgie en marge d’un mariage civil, mais aussi une motion prônant le statu quo, qui réserve l’union religieuse aux seuls couples hétérosexuels.

Le rejet inattendu d’absolument toutes ces propositions a plongé le synode dans le désarroi.

C’est quelque chose que personne n’avait prévu et personne ne sait ce qui va maintenant se passer, a déclaré l’évêque Tor Berger Joergensen à la chaîne de télévision publique NRK.

Nous devons nous accorder un peu de temps pour examiner les procédures, a-t-il ajouté.

La Norvège est l’un des pays d’Europe qui se sont attaqués le plus tôt aux discriminations contre les homosexuels. Le mariage civil et l’adoption y sont autorisés depuis 2009, et l’Eglise autorise également l’ordination des homosexuels.

Dans la Suède voisine, l’Eglise luthérienne célèbre des mariages de personnes du même sexe depuis 2009.

Avec AFP

08/04/14 FRANCE – RWANDA Génocide rwandais : Manuel Valls qualifie d’"injustes et indignes" les accusations de Kigali

Le nouveau Premier ministre français, Manuel Valls, est revenu sur la polémique entre la France et le Rwanda dans son discours de politique générale, mardi, qualifiant "d’indignes et injustes" les accusations de "complicité de génocide au Rwanda".
La crise diplomatique entre la France et le Rwanda n’est pas terminée. Dans son discours de politique générale, mardi 8 avril, le nouveau Premier ministre français Manuel Valls est revenu sur la polémique qui oppose Paris à Kigali depuis samedi.
"Je n’accepte pas les accusations injustes et indignes qui pourraient laisser penser que la France s’est rendue complice d’un génocide au Rwanda. Son honneur, c’est toujours de s’interposer entre les belligérants", a-t-il affirmé devant l’Assemblée nationale, après avoir rendu hommage aux troupes françaises au Mali et en Centrafrique.
Dans une interview à Jeune Afrique, le président rwandais Paul Kagamé avait accusé la France d’avoir eu un "rôle direct" dans "la préparation politique du génocide" et dans "son exécution même".
Réagissant à ces déclarations, Paris avait annulé le voyage de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui devait représenter la France aux vingtièmes commémorations de l’anniversaire du génocide, à Kigali le 7 avril. Après que Paris avait annoncé la participation de l’ambassadeur de France à Kigali, Michel Flesch, le ministère rwandais des Affaires étrangères avait fait savoir à ce dernier qu’il n’était pas le bienvenu.
Dans son discours lors de la commémoration, au stade Amahoro de Kigali, Paul Kagamé avait fait une nouvelle allusion transparente à ses accusations affirmant : "aucun pays, même s’il arrivait à s’en convaincre lui-même, n’est assez puissant pour changer les faits" et ajoutant en Français dans le texte – ce qui est inhabituel chez lui – "les faits sont têtus".
Avec jeuneafrique

08/04/14 Couvrir le génocide rwandais : une journaliste de l’AFP témoigne

Blessés achevés à la baïonnette à l’hôpital, miliciens armés de machettes, enfants mutilés: la journaliste de l’AFP Annie Thomas revient, sur le blog Making-of, sur le génocide au Rwanda qu’elle avait couvert il y a 20 ans.
En poste au bureau de l’AFP à Nairobi de 1993 à 1998, Annie Thomas a passé au Rwanda la moitié de ces cent jours de 1994 au cours desquels 800. 000 personnes avaient été massacrées, assistant à des scènes effroyables. Elle y était notamment devenue l’amie de Jean Hélène, le journaliste de Radio France Internationale tué dix ans plus tard en Côte d’Ivoire. Par la suite, tous deux avaient été attaqués, parfois avec virulence, pour leur couverture des événements.
"A quoi cela a-t-il servi?" s’interroge Annie Thomas. "A rien, sinon à me sentir aujourd’hui encore coupable de ne pas être allée vers les militaires assassins de l’hôpital pour leur crier d’arrêter, de ne pas avoir pris dans notre voiture des jeunes qui tentaient d’échapper aux miliciens, d’avoir été accueillie à bras ouverts par des tueurs aux machettes dégoulinantes de sang parce que j’étais française, de ne pas avoir su écrire dès le début qu’on avait affaire à un génocide, parlant plutôt dans ces premiers jours de massacres inter-ethniques récurrents dans cette région troublée d’Afrique. "
Un rare témoignage, à lire sur le blog AFP Making-of :
jeuneafrique

08/04/14 Guinée : C’est partie pour les 90 jours de la session ordinaire du parlement

L’Assemblée nationale a ouvert sa session ordinaire ce lundi 07 avril 2014 au Palais du peuple de Conakry. C’est le président du parlement, Claude Kory Kondiano qui a donné le coup d’envoi de l’ouverture de cette session de lois en Guinée. Une cérémonie d’ouverture qui a connue la présence des députés, des membres du gouvernement et corps diplomatiques accrédités en Guinée.
En effet, cette session parlementaire permet aux différents groupes parlementaires de faire l’examen de lois émanant d’eux ou du gouvernement. Dans son discours introductif, le président du parlement guinéen Claude Kory Kondiano a signalé que pour le moment, aucun groupe parlementaire n’a fait une proposition de loi. Seulement la commission des lois du parlement a eu, à faire une proposition de loi. Une loi concernant le règlement intérieur du parlement. En suite, il annonce que dans les prochains jours, le gouvernement entend faire quelques projets de lois qui, concernent la ratification des conventions internationales. A ce niveau, le Président de l’Assemblée a interpellé les députés d’être responsable dans le vote de lois. « Cette première session ordinaire de loi doit être une occasion, de faire des échanges entre les députés et les ministères qui initient des projets de loi. Nous devons désormais éviter des contestations après la validation d’une loi », lance t-il.
Par ailleurs, les parlementaires guinéens se proposent la création d’un statut particulier des anciens présidents de l’assemblée nationale. Une idée qui semble être partagée par certains diplomates qui ont pris part à cette ouverture de la session.
Pour Philippe Vandame, chef de mission de l’Union européenne, son institution va accompagner le parlement guinéen dans son rôle de contrôle de l’action gouvernementale.
De son côté, l’ambassadeur de la France en Guinée, Bertrand Caucherie souhaite que le parlement s’attaque aux préoccupations des citoyens à la base, notamment les problèmes d’eau et d’électricité.
Quant à Michel Kamano député de la mouvance, l’initiative de créer un statut particulier des anciens présidents de l’assemblée est bonne, il demande même un statut des anciens ministres guinéens. « Celui ou celle qui a assumé une fonction dans ce pays doit être mis dans des bonnes conditions », soutient-il. Ajoutons que le bureau exécutif de l’assemblée nationale se retrouve ce mardi 08 avril et les présidents des commissions le mercredi 09 avril.
Thierno Abdoul

08/04/14 L’UFDG répond à Alhassane Condé, ministre de l’Administration du territoire (Déclaration)

Le 28 mars 2014, M. Alhassane Condé, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, a tenu, sur radioGuinéeSud.com, des propos irrévérencieux, mensongers et diffamatoires à l’endroit de l’UFDG, de ses militants et de son Président.

Il a notamment déclaré que : « l’UFDG n’a même pas un agrément correct… l’UFDG est un Parti communautaire. Les militants de l’UFDG sont des provocateurs qui ne connaissent pas la loi et qui descendent dans la rue dès que celle-ci est appliquée….Cellou est un menteur ».

M. Alhassane Condé n’hésite pas à traiter le Président de l’UFDG de voleur, le menaçant de poursuites judiciaires en 2014.

Avec l’arrogance, la suffisance et la pauvreté intellectuelle et morale qui le caractérisent, M. Alhassane Condé pousse la vanité jusqu’à remettre en cause la validité de l’accord politique global inter- guinéen du 03 juillet 2013 sur la base duquel le scrutin législatif du 28 septembre 2013 a pu être organisé. Il dénature le sens de la démarche d’Elhadj Cellou auprès des autorités françaises pour le respect de l’accord du 03 juillet. Il stigmatise cette démarche qui, selon lui, serait une invite à l’ « ancien colonisateur », ce qui remettrait ainsi en cause la souveraineté de la Guinée. Faut-il lui rappeler que la France tout comme les USA, l’Union européenne, les Nations unies sont signataires dudit accord.

Les guinéens et tous les observateurs de la vie politique du pays savent parfaitement qu’en tenant de tels propos, M. Alhassane Condé ne fait que récidiver dans les mensonges et calomnies.

En effet, en 2011, il avait déclaré que le « cauris d’or de la Paix » décerné alors à Elhadj Cellou par le MEDS était une récompense donnée au meilleur investisseur étranger au Sénégal. Alors que cette distinction lui était attribuée en reconnaissance de sa contribution à la préservation de la paix en Guinée et donc dans la sous région après l’élection présidentielle de 2010.

En outre, face aux succès des manifestations organisées en toute légalité par l’Opposition pour exiger des élections libres et transparentes, il s’était évertué à inviter Elhadj Cellou Dalein Diallo de retourner en Somalie d’où il serait originaire.1
Il n’est donc pas surprenant que M. Alhassane CONDE tienne des propos aussi indignes d’un Ministre de la République au moment où les citoyens guinéens sont confrontés à des difficultés d’existence de toutes sortes : épidémie d’Ebola, précarité, insécurité, impunité, atteinte grave et répétée aux droits humains…

Il est aujourd’hui avéré que M. Alhassane CONDE est un individu dangereux pour la stabilité de notre pays. Il est le parrain administratif du Manden-Djallon. Il prône impunément le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme, toutes choses qui menacent gravement la paix, la sécurité et l’unité nationale.

Un discours officiel et récurrent de cette nature et l’absence d’une conscience de crise de la part de l’élite nationale ont abouti dans certains pays à une guerre civile voire à un génocide.

Les propos de M. Alhassane Condé violent délibérément les lois de la République qui punissent, au demeurant, tout acte qui porte atteinte à l’unité nationale (Article 4 et suivants de la Constitution, articles 136 à 139 du Code pénal).

A défaut de sanctions exemplaires à l’encontre de M. Alhassane CONDE pour ces propos tenus contre l’unité nationale, et ceux diffamatoires à l’endroit du Président de l’UFDG, Elhadj Mamadou Cellou Dalein DIALLO, les militants de l’UDFG et le Parti se réservent le droit de réagir vigoureusement pour montrer leur indignation, sans préjudice de poursuites judiciaires.

En tout état de cause, le Parti et ses militants refusent que le débat politique revête le caractère tribal comme le veut le pouvoir actuel. Ils croient au respect des valeurs républicaines et prennent à témoin la Communauté nationale et internationale sur les agissements répréhensibles, irresponsables et récurrents de M. Alhassane CONDE.

Conakry, le 07 avril 2014
La Direction Nationale du Parti.

08/04/14 Suspension de la grève des transporteurs, un accord de six points trouvés entre gouvernement et syndicalistes

Après quelques heures de négociation entre le Gouvernement et la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée, la Fédération des transporteurs accepté de suspendre son mot d’ordre de grève illimité lancé ce lundi 07 avril 2014. Cette suspension fait suite à un accord trouvé entre le Gouvernement et les syndicalistes. Un accord qui tourne au tour de six points que le secrétaire général de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), Amadou Diallo a fait savoir lors d’une déclaration. Dans cet accord le gouvernement en concertation avec les syndicats a décidé de ce qui suit :

-La mise en liberté des syndicalistes arrêtés dans le cadre des événements à Siguiri en vue de permettre la poursuite des enquêtes approfondies devant les magistrats instructeurs
-Le gouvernement organisera les élections sociales dans le cadre de la représentativité des centrales syndicales reconnu par la loi selon un chronogramme mis en place par le ministre en charge du travail
-Le gouvernement rappelle aux autorités communales et préfectorales le principe de la non-immixtion des autorités administratives et politiques dans l’exercice des activités syndicales
-Le gouvernement a décidé d’identifier les barrages conventionnels autorisés
-Le gouvernement accepte le principe de la mise en place des brigades de patrouille immobile en vue de remédier aux phénomènes de coupeurs de route
-Le ministre du travail instruira ses services en vue du contrôle de l’identification systématique des chauffeurs à la Caisse nationale de la sécurité sociale

En conséquence, la fédération syndicale professionnelle affiliée à la CNTG a accepté de suspendre son mot de grève sur l’ensemble du territoire national

Côté gouvernement, ont signé le porte-parole, les ministres de la justice et celui de l’administration du territoire et le bureau confédéral de la CNTG côté syndicat.

Bah Kouré

08/04/14 Décret : des entrants et des sortants au ministère des travaux publics

Dans un décret du Président de la République le professeur Alpha Condé lu ce soir sur les antennes des médias d’Etat, des hauts cadres ont été nommé au département des travaux publics. Nous vous proposons l’intégralité de la listes des cadres qui ont fait leur entrée, mais également ceux qui ont fait leur sorti.

1-Secrétaire générale : Oumou Camara, précédemment Ingénieur des ponts et chaussées, expert à la Délégation de l’Union Européenne.
2-Chef de Cabinet, François Bangoura, précédemment administrateur civil
3-Conseiller principal, Amadou Gueye, précédemment Secrétaire général du ministère des Travaux Publics(TP).
4-Conseiller chargé des Travaux publics, Moussagbè Camara, Ingénieur des Ponts et Chaussées, précédemment directeur régional des travaux publics de la ville de Conakry ;
5-Conseiller Juridique, Rodrigue Georges Loua, Juriste, précédemment directeur exécutif et responsables des Editions formalités des entreprises,
6-Conseiller charger de Mission, Elhadj Sékou Oumar Condé, Ingénieur génie civil, précédemment directeur des Infrastructures à OBK,
7-Attaché de Cabinet, Cheick Tidiane Camara, administrateur civil,
8-Inspecteur général, Lansana Koïvogui, précédemment Conseiller aux Transports ;
9-Inspecteur général Adjoint, Mamadou Oury Diallo, Chef de Division au ministère des TP,
10-Directeur national des infrastructures, Kaba Sangaré, Ingénieur des Ponts et Chaussées, précédemment chef de division des infrastructures
11- Directeur national Adjoint des Infrastructures, Michel Bangoura, Ingénieur des ponts et Chaussées à Paris,
12-Directeur national de l’Entretien routier, Fodé Touré, précédemment directeur du Centre d’appui et de suivi des entreprises routières ;
13- Directeur national Adjoint de l’Entretien routier, Lamine Dianè, précédemment Inspecteur général adjoint,
14-Directeur national des routes préfectorale et communautaire, Ibrahima Kalil Kourouma, Ingénieur des Ponts-et-Chaussées, précédemment Conseiller aux TP,
15- Directeur national Adjoint des routes préfectorale et communautaire, Soriba Sylla, Ingénieur des Ponts-et-Chaussées, confirmé ;
16-Directeur national des Voiries Urbaines, Bakary Kaba, Ingénieur des Ponts et chaussées, confirmé ;
17- Directeur national Adjoint des Voiries Urbaines, Ibrahima Barry, ingénieur des ponts et chaussées, confirmé ;
18-Directeur général du Bureau d’études de stratégie de développement, Malick Somparé, docteur en option génie civil, confirmé ;
19- Directeur général Adjoint du Bureau d’études de stratégie de développement, Sékou Fantamady Bérété, ingénieur des ponts et chaussées, confirmé ;
20-Directrice générale du Laboratoire de Bâtiments et des Travaux Public, Maïmouna Barry, Ingénieur des ponts et chaussées, confirmée ;
21- Directeur général Adjoint du Laboratoire de Bâtiments et des Travaux Public, Benjamin Sandouno, ingénieur des ponts et chaussées, précédemment directeur national de l’Entretien routier ;
22- Directeur général du Centre d’appui et de suivi des entreprises routières, Ibrahima II Barry, économiste, ex-directeur adjoint du centre d’appui et de suivi des entreprises routières ;
23- Directeur général adjoint du Centre d’appui et de suivi des entreprises routières, Mohamed Madian Traoré, administrateur civil, ancien membre du CNT ;
24-Directeur général du fonds d’Entretien Routier, Me Souleymane Traoré, juriste.

Guineediversite.com

07/04/14 Grève des transporteurs : Conakry fortement paralysé

Le syndicat des transporteurs routiers et mécaniques générale a lancé ce lundi un mot d’ordre de grève illimité sur toute l’étendue du territoire nationale. Cette grève a considérablement paralysé la capitale guinéenne dans la matinée de ce lundi. Les voitures de transport en commun (taxi) étaient très rares dans la circulation. La quasi-totalité des gare-routières sont restés fermés tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Selon un responsable syndical joint au téléphone par notre rédaction, cette grève générale et illimitée, déclenchée dans le secteur des transports et de mécanique générale, vise à protester contre la tracasserie routière et la multiplication des barrages fictifs sur les axes routiers du pays et qui fatiguent les transporteurs et les usagers de la route. Les grévistes dénoncent également la persistance des actes de coupure de route par des bandits et autres malfrats qui provoquent le plus souvent des morts d’hommes, des vols d’argents et d’objets de valeurs. Le syndicat des transporteurs routiers et mécanique générale demande ensuite la libération de leurs collègues arrêtés et emprisonnés lors des évènements de manifestation à Siguiri il y a quelques mois.
L’organisation syndicale affirme avoir récemment adressé un mémorandum au gouvernement à travers le Premier ministre afin d’attirer l’attention du pouvoir public sur les dérives enregistrées çà et là.
Dans la journée de ce lundi, des négociations ont été entamé entre syndicalistes et gouvernement pour trouver une solution rapide à cette grève qui risque de couter cher aux guinéens qui sont confrontés actuellement à une fièvre hémorragique Ebola qui a fait plus de 80 victimes.
La CNTG donne 72 heures au Gouvernement pour trouver une solution.
La Confédération Nationale des Travailleur de Guinée a annoncé dans la soirée de ce lundi sa solidarité à la fédération des transporteurs et menace de déclencher une grève illimitée et générale sur toute l’étendue du territoire nationale si aucune solution n’est trouvé dans les 72 heures qui suivent. Selon Mamady Mansaré, Secrétaire général de la CNTG, des négociations ont été entamés avec le Président de la République. « Le président de la République dans sa sagesse a demandé une rencontre et les négociations vont s’ouvrir. Nous espérons qu’une solution va être trouvée. Si dans les 72 heures, une solution n’est pas trouvée, la Confédération déclenchera une grève nationale en solidarité avec les transporteurs de Guinée. Je suis formel et ferme là-dessus. Il faut que cela soit clair et nette », annonce t-il.
En attendant, les yeux sont tournés vers Sékoutouréya où se tiennent les négociations.
Bah Kouré

07/04/14 Nigeria: 79 morts dans l’attaque attribuée à des éleveurs fulani

Le bilan de l’attaque attribuée à des éleveurs fulani (peuls) commise samedi dans le nord du Nigeria est de 79 morts, a annoncé dimanche un porte-parole officiel, alors que le précédent bilan était de 30 morts.
"Le gouverneur et d’autres responsables étaient aujourd’hui dans le village de Yar Galadima où ils ont participé à l’inhumation de 79 personnes tuées dans l’attaque de voleurs de bétail", a déclaré à l’AFP Nuhu Salihu Anka, porte-parole du gouverneur de l’Etat nigérian de Zamfara, où l’attaque a eu lieu.
Le porte-parole de la police de l’Etat, Lawal Abdullahi, avait déclaré auparavant que 30 personnes avaient été tuées lorsque des Fulani armés avaient fait irruption dans une réunion à Yar Galadima des chefs de communautés et représentants de milices d’autodéfense des Etats nigérians de Zamfara, Kebbi, Kaduna et Kastina.
"Nous sommes depuis trois ans confrontés à des attaques meurtrières de bandes de pillards et de voleurs de bétail armés, mais c’est la pire attaque que nous ayons vue jusqu’à présent", a déclaré le porte-parole du gouverneur de Zamfara.
"Le gouverneur a interdit de telles réunions de groupes d’autodéfense et de chefs de communautés sans autorisation préalable et sans une couverture sécuritaire assurée par les agences de sécurité compétentes", a ajouté M. Anka.
Un chef communautaire du village où le massacre a eu lieu a donné dimanche un bilan encore plus élevé.
"Nous avons jusqu’à présent enterré 120 corps à la suite de l’attaque et ce chiffre est susceptible d’augmenter", a déclaré ce chef, Adamu Amadu.
La police a indiqué qu’elle s’était déployée sur les lieux de l’attaque.
Les affrontements sur des questions liées à la terre sont fréquents entre des éleveurs de bétail musulmans fulani et des communautés chrétiennes depuis plus d’une décennie, notamment dans le centre du pays divisé entre le nord à majorité musulmane et le sud à majorité chrétienne. Et ce malgré les efforts pour y ramener la paix.
Mi-mars, une centaine de personnes avaient été tuées dans l’attaque de trois villages dans l’Etat de Kaduna (centre) par des hommes munis d’armes à feu et de machettes. La police de l’Etat avait refusé de donner des précisions sur l’origine des assaillants, mais la population locale, majoritairement chrétienne, accusait les éleveurs musulmans fulani d’être les auteurs des attaques.
Les violences entre communautés d’agriculteurs et d’éleveurs auraient fait 10.000 morts en vingt ans dans le centre du Nigeria, selon les estimations d’organisations de défense des droits de l’Homme, notamment Human Rights Watch.
Les chefs peuls se plaignent depuis des années de la perte de terres d’élevage, ce qui alimente l’hostilité entre les éleveurs musulmans et leurs voisins agriculteurs.
Au Nigeria, la loi prévoit que les communautés indigènes ont plus de droits dans leurs régions natales, y compris un accès préférentiel à l’éducation et au marché du travail.
Les Fulani se disent victimes d’une discrimination systématique, et les conflits diffèrent d’un Etat à l’autre, avec souvent un aspect religieux surtout dans les régions où les fermiers sont majoritairement chrétiens.
© 2014 AFP

07/04/14 Assemblée nationale : ouverture de la première session ordinaire de l’Année 14

La première session ordinaire des lois de l’Assemblée nationale s’est ouverte ce lundi à l’hémicycle. En plus des députés, la cérémonie a regroupé plusieurs membres du Gouvernement dont le Premier ministre, les présidents des institutions républicaines, et les diplomates accrédités en Guinée.
L’ouverture de cette session ordinaire a été marquée par la seule intervention du Président de l’institution Claude Kory Kondiano. Dans son discours, le Président de l’Assemblée nationale est revenue sur l’historique et le rôle joué par l’institution depuis l’indépendance à nos jours, avant de souligner que l’Assemblée nationale constitue l’institution la plus dynamique de la démocratie. Nous vous proposons d’ailleurs, l’intégralité de ce discours tenu par Claude Kory Kondiano ce lundi à l’hémicycle.
Lisez !

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DE LA PREMIERE SESSION ORDINAIRE DE L’ANNEE 2014

– Messieurs les Anciens Présidents de l’Assemblée nationale ;

– Madame l’ancienne Présidente du Conseil National de Transition ;
– Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;
– Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
-Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
– Monsieur le Chef d’Etat Major Général des Armées ;

– Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique et Consulaire et des Organisations Internationales ;

-Monsieur le Gouverneur de la Ville de Conakry ;

– Honorables députés ;
– Distingués invités,

Trois mois après l’installation de l’Assemblée nationale de la législature 2014 -2018 le 13 Janvier 2014, nous voici de nouveau réunis à l’occasion de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année.

Conformément à l’Article 68 de notre Constitution, cette session est celle des lois.

Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,

Je voudrais saisir cette occasion pour souhaiter à toutes les personnalités la bienvenue et leur adresser mes sincères remerciements pour leur présence parmi nous, en dépit de leurs calendriers très chargés.

Je souhaite également un très bon retour à Conakry aux Honorables députés qui étaient en mission parlementaire auprès de leurs mandants pendant l’intersession.
Les élections législatives et l’installation de l’Assemblée Nationale ont mis fin à la longue transition permettant à la Guinée son retour à l’ordre constitutionnel.

Cette première Session Ordinaire de l’Assemblée Nationale représentative de plusieurs courants politiques du pays se tient à un tournant particulièrement exaltant de la vie de notre peuple.

En effet, elle se tient à un moment où comme en 1958, notre pays a charmé l’Afrique et le monde par la sérénité et la maîtrise avec lesquelles il a conduit cette transition à son terme.

Ce retour à l’ordre constitutionnel a été possible grâce au dépassement, à l’esprit patriotique de la classe politique et au soutien de la Communauté Internationale.

Je profite de cet instant solennel pour la remercier et l’exhorter à rester toujours à nos côtés pour la consolidation de notre processus démocratique.

Je remercie également la classe politique qui a su surmonter ses divergences en privilégiant l’intérêt supérieur de la Nation.

C’est enfin le moment et le lieu d’exprimer notre reconnaissance au Conseil National de Transition (CNT) pour le travail abattu au cours de son mandat.

Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Lieu par excellence du débat politique, l’Assemblée nationale constitue l’institution la plus dynamique de la démocratie. La discussion des projets et propositions de Loi en Commission puis en Séances publiques durant la session, occupe une place de choix dans le fonctionnement de la représentation nationale.

Comme vous le savez, notre nouveau Parlement, après la constitution de son Bureau, de ses Groupes Parlementaires et de ses Commissions permanentes, a engagé d’autres chantiers importants notamment la constitution des groupes d’amitié et des Réseaux Parlementaires.

En constituant ces groupes d’amitié, l’Assemblée Nationale lance un signal fort pour la promotion de la diplomatie parlementaire.

A l’image de toutes les Assemblées nationales, celle de la Guinée ne peut évoluer en vase clos.

C’est la raison pour laquelle, elle est dans l’obligation de contribuer au rayonnement et au prestige du pays sur la scène internationale, d’où la nécessité d’être à jour dans le paiement des cotisations au niveau des instances interparlementaires dont elle est membre.

Notre nouvelle Assemblée Nationale a besoin de se qualifier, d’apprendre des autres et d’occuper toute sa place dans la construction d’un Etat de droit.

Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Au titre des chantiers ouverts par le Parlement, figure en bonne place l’équipement des bureaux en matériels et mobiliers pour créer les conditions minimales de travail tant à la représentation nationale qu’aux agents de l’administration parlementaire.

Il a aussi fallu par endroit, entreprendre des travaux de rénovation de l’Hémicycle et d’assainissement de l’environnement hygiénique de l’espace du Palais du Peuple occupé par l’Assemblée Nationale. Il faut dire que l’ancien hémicycle était dans un état de délabrement poussé tel qu’on devait nécessairement le rendre à neuf pour créer un meilleur environnement de travail pendant cette session et celles à venir.

Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues,

Le peuple de Guinée a exprimé le 28 Septembre 2013, un choix massif porteur d’espoir. Tout en le remerciant vivement, nous devons tout mettre en œuvre pour mériter cette confiance placée en nous en respectant nos engagements vis-à-vis de lui.

Le respect de ces engagements réside dans la prise en compte du rôle primordial du député dans le processus démocratique. Un rôle que le député devra jouer pleinement en dépit de ses moyens limités, de la perception parfois négative que l’opinion se fait de son statut notamment dans les pays africains et surtout en Guinée. Il devra le jouer non pas en privilégiant les considérations partisanes et personnelles, mais plutôt la finalité de sa mission, à savoir la consolidation du processus démocratique et le bien être du peuple dont il est le représentant à l’Assemblée nationale.

En tout état de cause, chacun de nous est observé par ce JUGE SUPREME à qui appartient seul le pouvoir de sanction positive ou négative susceptible de frapper chaque député.

C’est donc dire que nous avons tous intérêt, dans l’exercice de cette haute fonction, à avoir des comportements qui reflètent la noblesse de la mission, à nous, confiée par le peuple. Autrement dit, cela nous oblige à nous mettre à son service et non à notre propre service.

C’est pourquoi, nous devons tout mettre en ouvre, tant au cours de la présente session que de celles à venir pour adopter des lois qui prennent en compte les préoccupations essentielles de nos mandants.
Notre vision de la 3ème Législature voudrait qu’elle soit, une législature solide et solidaire, bien organisée et proactive, bien gérée, déterminée à promouvoir l’exercice efficace et responsable de ses prérogatives constitutionnelles.

Pour matérialiser cette vision, un plan d’action en six (6) points à savoir :
– la consolidation de la bonne gouvernance de l’Institution,
– la promotion de l’action législative de l’Assemblée Nationale,
– la réalisation du Siège de L’Assemblée Nationale,
– le contrôle de l’action gouvernementale,
– le respect de la représentation nationale,
– l’acquisition des équipements en mobiliers,

a été élaboré lors de la Retraite parlementaire à l’hôtel Mariador Palace du 11 au 13 mars 2014, pour servir de boussole à notre Institution.

Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

A la date d’aujourd’hui, le Bureau de l’Assemblée Nationale n’a encore enregistré aucun projet ou proposition de Loi. Par contre, une proposition de Loi modifiant et complétant la Loi N°91/15/CTRN du 23 décembre 1991 relative au Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale est déjà élaborée par la Commission des Lois du Parlement et une étude de la réforme administrative est en cours.

Au cours de cette Session Ordinaire, toutes les Résolutions relatives à la mise en place des Réseaux Parlementaires et des groupes d’amitié avec les pays amis vont être programmées pour leur examen et adoption.

Aussi, certains Accords et Conventions sont annoncés et leur transmission à l’Assemblée nationale par le Gouvernement pourrait avoir lieu dans les jours qui suivent.

Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Tirant les leçons des Législatures précédentes, je ne vous recommanderai jamais assez le très grand sérieux, l’intégrité, la perspicacité dans l’étude des différents textes qui vont vous être soumis par le Gouvernement pour ratification.

Je profite de cette session pour réitérer à Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE et à son Gouvernement, la disponibilité des députés et leur engagement à les accompagner dans la conduite et la mise en œuvre du plan de développement économique et social de la Nation.

Pour la réalisation de ces actions qui ont suscité un grand espoir au sein des populations, l’Assemblée Nationale veillera et aidera l’Exécutif par l’adoption des Lois y afférents.

Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Notre première Session Ordinaire de l’année 2014 s’ouvre à un moment où nous vivons un drame dans notre pays suite à une épidémie qui s’est déclenchée au Sud de la Guinée.

Je saisis cette occasion, pour présenter au nom de l’Assemblée Nationale, les condoléances les plus attristées aux familles des victimes et au peuple de Guinée.

Par ailleurs, au nom de l’ensemble de mes collègues, je remercie le Gouvernement pour les dispositions utiles prises pour freiner la propagation de la maladie.

On est obligé de reconnaître les efforts inestimables déployés par nos partenaires au développement pour contenir l’épidémie. Mais, force est aussi de reconnaitre que les équipes déployées dans les zones touchées n’ont pas de moyens suffisants leur permettant de couvrir toutes les poches atteintes par l’épidémie.

Je regrette les récents incidents qui m’ont été rapportés et saisis l’occasion pour inviter la population de toutes les zones atteintes à mieux collaborer avec tous nos partenaires internationaux et les services de santé nationaux qui sont déployés sur le terrain.

Aussi, non seulement un accent particulier doit être mis sur le volet sensibilisation de la population par les agents de santé et les médias, mais il faut aussi renforcer les moyens en logistique mis à la disposition de ces agents de santé.

A côté de cette fièvre hémorragique qui fait des victimes, il faut noter que depuis un bon moment, notre pays connait des manifestations de rues dans certains quartiers de la ville de Conakry suite à la pénurie d’électricité et d’eau.

Il est vrai que le droit de manifester est consacré par notre Constitution. Il doit donc être protégé. Mais, il ne saurait être abusivement utilisé au risque de compromettre la paix sociale, l’unité nationale, les acquis démocratiques encore fragiles, le développement et la croissance économique du pays.

C’est pourquoi l’installation de l’Assemblée Nationale, en janvier dernier, doit être l’alternative pour la solution aux nombreuses préoccupations de la population.

En effet, élu national, mais aussi élu de terrain, dans sa circonscription, le député est en permanence l’intermédiaire entre le mandant, qui lui délègue sa part de souveraineté et le pouvoir de l’Etat. Toute chose qui justifie que le Parlement doit assumer, sans réserve, les prérogatives que lui confère la constitution et qui impose à un député des obligations vis-à-vis de la nation toute entière et de sa circonscription.

Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Cette première Session Ordinaire de l’année 2014 doit être un moment d’échanges fructueux entre le Gouvernement, c’est-à-dire les Ministères initiateurs des projets de Loi et l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, je recommande que vous soyez réalistes et pragmatiques et qu’il soit tenu compte dans vos réflexions et au cours de vos discussions, lors de l’examen des textes, de l’intérêt général du pays.

J’en appelle à tous et à chacun pour plus de conscience du devoir, d’esprit patriotique et de civisme dans le cadre du travail parlementaire.

C’est sur cet appel solennel pour un véritable changement de mentalité, de comportement et de méthode de travail qui nous permettra d’arriver à une meilleure gouvernance, que je déclare ouverte la première Session Ordinaire de l’année 2014.

Je vous remercie.

06/04/14 Fièvre Ebola : La coordination de l’opposition extra parlementaire exprime sa solidarité et dénonce « l’irresponsabilité du Gouvernement guinéen »

La coordination de l’opposition extra parlementaire s’exprime à son tour sur l’épidémie de fièvre Ebola qui affecte la Guinée en ce moment. Dans cette déclaration, le COEP exprime sa solidarité avec le peuple de Guinée et dénonce l’irresponsabilité du gouvernement guinéen. Lisez !
DECLARATION N° 2 (EPIDEMIE D’EBOLA en GUINEE)
Face à l’épidémie d’EBOLA qui sévit dans notre pays depuis près de trois (3) mois la COORDINATION de l’OPPOSITION EXTRA-PARLEMENTAIRE (C.O.E.P.), adresse ses condoléances émues aux familles éplorées et assure de sa totale solidarité ainsi que sa sincère compassion aux malades et à leurs proches dans l’épreuve qu’ils traversent.
Cette maladie virale vient ainsi aggraver l’angoisse du peuple de Guinée déjà meurtri par une économie chancelante, une insécurité grandissante dans un contexte d’une mal-gouvernance et d’une incurie chroniques.
Au delà de toute considération politicienne la COEP est indignée de la légèreté et l’irresponsabilité avec lesquelles le gouvernement de la République gère cette tragédie nationale au point que la communauté internationale révèle que c’est la 1ère fois dans l’histoire que cette maladie épidémique s’est autant éparpillée loin de l’épicentre de sa découverte avec des foyers multiples dans le pays.
Toutefois, elle rappelle que gouverner c’est prévoir et l’Etat a le devoir de protéger les citoyens en toutes circonstances et en tous lieux. C’est donc à lui qu’il revient de prendre et de faire respecter toutes les dispositions visant à freiner la propagation et à éteindre les foyers infectieux de cette grave maladie fébrile et hémorragique sans vaccin ni traitement.
C’est l’occasion de remercier vivement les partenaires de la communauté internationale pour leurs solidarité et appuis pour enrayer cette tragique épidémie et éviter son expansion dans la sous région.
La COORDINATION de l’OPPOSITION EXTRA-PARLEMENTAIRE (C.O.E.P.) recommande :
 Aux Autorités gouvernementales :
• la transparence et la cohérence des informations dans la communication qui doit être scientifique, simple, claire et précise.
• Il ne faut ni intimider, ni banaliser la maladie, plutôt il faut recourir à des spécialistes avertis et compétents qui communiqueront sur les modes et risques de contamination ainsi que sur les moyens de protection collective et individuelle permettant d’éviter l’infection.
• la sensibilisation des citoyens sur la nécessité de restreindre les déplacements et traitements funèbres (religieux et /ou coutumiers) des dépouilles mortelles de quelques causes que ce soit, par les proches.
• De désigner, former et équiper des équipes chargées de traiter et d’inhumer tous les corps hospitaliers dans le respect (religieux et traditionnel) et dignité des morts et leurs familles.
• Identifier dans un cimetière un carré réservé aux victimes avérées d’Ebola afin de faciliter le travail de l’équipe sus indiquée et de respecter les normes en la matière.
• De sensibiliser les citoyens sur la nécessité de réduire les déplacements interurbains au juste minimum indispensable ; pour la durée maximale (21 jours) d’incubation de la maladie surtout vers et en provenance des zones épidémiques.
• De créer des structures d’accueil des malades suspects qui seront mieux équipées et étoffées pour éviter d’associer et de condamner des malades à pathologies curables dont certains symptômes sont semblables à ceux de la maladie d’Ebola.
• De mettre les équipements appropriés et moyens nécessaires suffisants à la disposition des services et équipes commis à la tache. Que les dons et assistance annoncés ne soient pas détournés aux fins d’enrichissement illicite des responsables.
• D’associer toutes les autres structures de santé (publiques et privés) périphériques à cette prévention collective, car un malade d’Ebola peut être une source d’infection, n’importe où il aura été reçu en consultation avant d’être identifié positif.
• Les écoles étant par excellence des lieux de grands regroupements surtout de mineurs, où il est difficile de respecter les mesures de protection collective (contacts, cantines scolaires non contrôlées); il serait judicieux d’anticiper et de prolonger le congé de Pâques, sans attendre qu’une 1ère victime n’y soit déclarée.

 Aux Personnels de santé : malgré la lourde tribu que vous avez déjà innocemment payée, vous avez le devoir déontologique:
• de Secourir, soulager et orienter tous les malades qui vous consultent.
• De se protéger soit même, protéger et préserver la vie de vos familles par le respect rigoureux des principes d’hygiène.
• D’être l’interface entre l’administration sanitaire ou gouvernementale et les populations sinistrées pour que ce soit le bon et vrai message qui est diffusé.

 Aux populations :
• De garder la sérénité, de suivre et respecter les consignes des autorités à travers les spécialistes dans la mesure où l’Autorité gouvernementale aura respecté les recommandations formulées à elle.
Il est important que chacun et tous prennent la pleine mesure du danger mortel qui nous guette.
Publiée le 03 Avril 2014
La C.O.E.P

05/04/14 Mali: le domicile de l’ex-président Oumar Konaré cible d’une attaque

Acte de banditisme, crapuleux ou bien savamment commandité ? On ne le sait pas encore. Une seule certitude pour le moment : une dizaine d’hommes en armes ont attaqué dans la nuit de vendredi à samedi, le domicile de l’ancien président malien.
La résidence privée de l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré est située à la sortie est de Bamako, en contrebas, non loin du fleuve Niger.
Il est environ 3 heures du matin, ce samedi, lorsqu’un groupe d’une dizaine d’hommes armés débarque. Ils coupent d’abord la centrale qui alimente les lieux en électricité. Ensuite, ils escaladent rapidement les murs du domicile de l’ancien président. Et ouvrent le feu. Tout ce qui bouge est une cible potentielle.
La garde du président Alpha Oumar Konaré riposte énergiquement : un des assaillants est tués, les autres battent en retraite avant de prendre la fuite.
Aucune piste n’est privilégiée pour le moment pour expliquer les motifs de cet acte. Détail important cependant : sur l’assaillant tué, au moins un téléphone portable a été récupéré par la gendarmerie.
Le président Alpha Oumar Konaré était absent lors des faits. Depuis son départ volontaire du pouvoir en 2002, il s’est soigneusement éloigné du marigot politique malien.
Avec RFI

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