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Le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko est décédé

Hospitalisé depuis le début du mois de mars à Hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris et transféré en urgence en Allemagne dans la matinée du 6, le Premier ministre ivoirien a succombé à un cancer fulgurant, ce mercredi 10 mars.
Son état de santé s’était brusquement dégradé ces derniers jours. Souffrant d’un cancer en phase terminale et hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, Hamed Bakayoko avait été transféré dans un état grave dans un établissement de Fribourg, en Allemagne, dans la matinée du 6 mars, pour y suivre un traitement expérimental. Il a finalement succombé, ce 10 mars, à l’âge de 56 ans. Une annonce faite par Fidel Sarassoro, directeur de cabinet du président ivoirien, dans un communiqué lu sur la RTI, la chaîne de télévision nationale, ce mercredi soir.
américain de Paris et transféré en urgence en Allemagne dans la matinée du 6, le Premier ministre ivoirien a succombé à un cancer fulgurant, ce mercredi 10 mars.
Son état de santé s’était brusquement dégradé ces derniers jours. Souffrant d’un cancer en phase terminale et hospitalisé depuis le début du mois de mars à l’Hôpital américain de Paris, Hamed Bakayoko avait été transféré dans un état grave dans un établissement de Fribourg, en Allemagne, dans la matinée du 6 mars, pour y suivre un traitement expérimental. Il a finalement succombé, ce 10 mars, à l’âge de 56 ans. Une annonce faite par Fidel Sarassoro, directeur de cabinet du président ivoirien, dans un communiqué lu sur la RTI, la chaîne de télévision nationale, ce mercredi soir.

Maradona: des milliers d’Argentins réclament toute la lumière sur sa mort

Indignées par les révélations sur les conditions de la mort de la star argentine du football, des dizaines de milliers de personnes devraient se rassembler à Buenos Aires ce mercredi 10 mars sous le slogan « Justice pour Maradona ».

Un homme abandonné à lui-même, livré à ses addictions, perdu dans une chambre obscure et sans vrai suivi médical. C’est ainsi qu’apparaît la réalité des derniers jours de Diego Maradona, selon des témoignages de membres de l’entourage de l’ancien footballeur argentin, décédé le 25 novembre 2020..

Dans ces témoignages involontaires, issus d’échanges d’audios WhatsApp, aujourd’hui aux mains de la justice, entre proches de Maradona, on entend parler son avocat et fondé de pouvoir, son dernier médecin personnel, une psychiatre, des gardes du corps et d’autres personnes qui ont accompagné l’ex-numéro 10 dans la villa où il avait été transféré après son opération au cerveau début novembre.

Tuer la poule aux œufs d’or

La santé de Diego Maradona était le moindre des soucis de ces personnages, uniquement préoccupés de maintenir les revenus qu’ils tiraient de lui. Au point de le négliger et, finalement, de tuer la poule aux œufs d’or. Entretemps, ils n’avaient pas manqué de l’éloigner de sa famille et de ses vrais amis.

Pour beaucoup d’Argentins, Maradona est mort parce qu’il a été abandonné par son entourage. Assassiné, disent certains. En tout cas, ils seront nombreux à manifester à l’Obélisque, sur la Plaza de la República, ce mercredi 10 mars. Ses filles seront d’ailleurs présentes en première ligne.

RFI

sécurité routière : « Aucun usager ne doit donner son document à un policier qui n’a pas de badge » , dixit Moussa Condé

Les officiers de police  et des hommes de médias étaient en conclave ce mardi à Conakry. En Toile de fond, communiquer, discuter et échanger sur les sujets concernant la police nationale. C’est le directeur nationale de la police, Général Baffoe, qui a présidé cette rencontre.

Au cours de cette rencontre, plusieurs inquiétudes ont été traités, dont les tracasseries policières et des faits de concussion sur la route. Moussa Condé, contrôleur général et directeur adjoint de la police routière, a dans son intervention rassuré que des dispositions ont été prises a cet effet.

Il s’exprimera en ces termes : « Tout agent de la police routière est muni d’un badge. Aucun usager n’a le droit de donner un document à un policier qui n’a pas de badge. Il faut l’identifier d’abord avant de lui donner le document. Et quand vous l’identifier vous savez où il va partir.  Ne donner pas tant qu’il ne vous montre pas son badge, il doit s’identifier. S’il vous demande de l’argent, prenez son nom et le numéro de son badge, vous nous communiquez parce qu’il faut lutter contre la corruption. Et pour lutter contre la corruption, les citoyens lamda ne savent pas qu’ils ont la possibilité de venir à la direction porter plainte contre le policier qui leur demande l’argent ».

Il a ensuite affirmé qu’une commission est mise en place pour sanctionner tout agent qui n’est pas muni d’un badge de police.

Il terminera par dire qu’aucun contrôle n’est permis dans la circulation de 9h à 10h.

 

Les femmes employées de l’usine Internationale cashew holding Guinée battent le pavé pour rencontrer le président Condé

Les femmes travailleuses de l’usine de transformation de noix de Cajou situées à Kagbélen village dans la préfecture de Dubréka ont fait un sit-in ce mercredi 10 mars 2021 devant le palais Sékoutouréya.

Elles réclament l’ouverture de l’usine de transformation de la noix de cajou fermée depuis 2018 par la société de Banque UBA. Fortement mobilisées, ces femmes ont été vite dispersées par la CMIS 20 et la police du commissariat central de Kaloum.

Arrivée à l’accès du palais Sekhoutoureyah installé vers le ministère de la fonction publique, de la réforme de l’État et de la modernisation de l’administration, ces dames à leur tête, Salma Nabé, ont été interceptées par la garde présidentielle qui leur a signalé qu’elles ne pouvaient pas rester sur les lieux. Prétextant « un attroupement illégal en période de pandémie ». Ils leur ont indiqué d’adresser un courrier au secrétariat de la présidence, afin de pouvoir rencontrer le président de la République.

Selon la représentante des employés de la société Internationale Cashew holding Guinée, elles sont venues vers le chef de l’État pour solliciter une aide, afin de faciliter une négociation entre la banque et la société.

« Nous sommes là aujourd’hui, nous voulons voir le père de la nation, le président Alpha Condé qu’ils nous viennent en aide. Qu’il vienne essuyer les larmes aux yeux des femmes. Les femmes souffrent. La société a recruté 424 femmes et 285 hommes. Grâce à cette société, beaucoup de femmes sont sorties de la rue. Actuellement toutes ces femmes sont à la retraite comme ça. Nous sommes venus le voir pour qu’il nous aide. Qu’il voit le directeur de la banque UBA, pour qu’il nous laisse travailler ».

Aux dires de la dame Salima Nabé un prêt d’un montant de 20 millions de dollars aurait été effectué à la banque UBA. « Auparavant nous avons fait un prêt à la banque, d’une somme de 20 millions de dollars, nous le reconnaissons. La banque est venue saisir l’usine, la banque refuse toute négociation actuellement. Il ne nous offre même pas l’opportunité de rembourser. Nous leur devons de l’argent. Mais malgré cela, il faut travailler pour pouvoir rembourser. Nous sommes prêts à rembourser. Mais hélas la banque ne veut pas ».

La représentante des employés de ladite usine a été arrêtée et conduite au commissariat central de Kaloum, avant d’être conduite au bureau du procureur général du tribunal de première instance de Kaloum.

A sa sortie du bureau du procureur elle dira ceci : « j’ai été arrêté et conduite au commissariat central de Kaloum. Ensuite on m’a emmené au bureau du procureur qui m’a instruit de lui adresser un courrier si nous voudrions voir le président de la République », a-t-elle fait savoir.

Selon les dames la banque refuse toutes négociations.

Côte d’Ivoire: le RHDP d’Alassane Ouattara conserve sa majorité à l’Assemblée nationale

Les Ivoiriens connaissent désormais le visage de leur nouvelle Assemblée nationale, issue des législatives du samedi 6 mars auxquelles la quasi-totalité des forces politiques avaient participé dans le calme. Après deux jours à égrener les résultats, cette fois, le pays est fixé.

C’est donc le RHDP, le parti au pouvoir, qui l’emporte, fort de ses bastions du Nord et en résistant à ses adversaires dans le reste du pays. Les soutiens d’Alassane Ouattara conservent la majorité absolue. Mais le parti ne fait pas aussi bien que ce qu’espéraient ses dirigeants. Le RHDP plafonne à 137 élus, soit 54% des sièges.

Les dernières circonscriptions emportées par l’opposition

La faute aux trois derniers résultats donnés et favorables à l’opposition, qui empoche les 10 députés encore en lice dans les trois trois communes les plus députées d’Abidjan : Yopougon, Port-Bouët et Marcory pour lesquelles les tractations ont duré toute la nuit.

La première, la plus emblématique peut-être, est une reconquête pour les opposants EDS et PDCI, mais pas un triomphe : 450 voix d’avance et seulement 18% de participants. C’est un peu plus large dans les deux autres où le PDCI conserve ses fiefs.

Au total, l’alliance des deux familles politiques pro-Bédié et pro-Gbagbo compte 81 députés, 32% du total. Vient une coalition de petits partis d’opposition, avec 10 élus, soit 4% des sièges. Et un bon nombre d’indépendants : ils seront 26, soit 10% des députés. Et parmi tous ces députés, le nombre de femmes à l’Assemblée nationale reste faible : 32, soit 12,6%.

Il est à noter que le chiffre de la participation est de 37,88%, à peine meilleur qu’en 2016. Les élections intermédiaires ne mobilisent donc pas les Ivoiriens.

C’est maintenant la phase des recours qui débute : les candidats déçus ont normalement cinq jours pour en déposer.

RFI

Élections à la FEGUIFOOT: M .Thierno Saidou Diakité tacle les membres statutaires

Le consultant sportif M. Thierno Saidou Diakité a au cours d’une conférence qu’il a animée ce mardi 09 mars 2021, fait un balayage sur l’actualité au sein de la FEGUIFOOT.

Le consultant sportif a dans ses analyses, affirmé qu’il faut éviter de personnaliser les campagnes qui sont lancées dans le cadre de ces élections. « Essayons plutôt, dit-il, de nous focaliser sur les programmes que les différents candidats vont décliner. On va apprécier et puis voter ».

il renchérit, en pointant  un doigt accusateur sur les membres statutaires de la fédération guinéenne de football qui, selon lui, n’agissent pas pour l’intérêt du football guinéen.

« Je l’ai toujours dit et j’assume mes propos. Les membres statutaires de la fédération guinéenne de football qui sont au nombre de 65, ils sont comptables de la gouvernance catastrophique de notre football…. Ils prennent l’argent et des voitures de gauche à droite et après ils votent pour qui ils veulent. Ils ne voient pas l’intérêt du football », a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter: « on a malheureusement pas de membre statutaires responsables. On va se focaliser sur les programmes, on les évalués, les critiqués, les machines, mais les 30 avril, vous allez voir ce qui va se passer ».

UFDG : les 14 fédérations de l’Amérique du Nord dénoncent un acharnement contre le parti

Les 14 fédérations de l’Amérique du nord du part de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée ont fait part de leurs indignations face aux décisions de l’autorité guinéenne à l’égard dudit parti.

C’est à travers une déclaration que la coordination des fédérations de l’UFDG de l’Amérique du Nord a exprimée son soutien indéfectible et sa ferme détermination à rester fidèle aux idéaux du parti.

« La coordination des 14 fédérations de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de l’Amérique du Nord, au nom des militants, sympathisants et responsables de leurs fédérations respectives vient par la présente exprimer son soutien indéfectible au président élu de Guinée. Nous réitérons notre totale confiance au leadership du président élu de la Guinée, notre ferme détermination à rester fidèles aux idéaux du parti pour la justice, l’égalité, et la solidarité pour tous les Guinéens », peut-on lire dans la déclaration.

Dans cette même déclaration, la coordination des fédérations UFDG de l’Amérique du Nord dénonce «  un acharnement et une terreur » de la part du régime de Conakry.

Elles ont mentionnée ceci : « Actuellement la Guinée est entrain de traverser des moments difficiles par la simple volonté d’un seul homme politique qui s’entête à mourir au pouvoir.  En plus de ses difficultés communes aux Guinéens, notre parti et ses alliés sont victimes depuis des mois d’un véritable acharnement et une terreur de la part du régime illégitime de Conakry notamment :

– Le harcèlement judiciaire continu contre les cadres de l’UFDG et de l’ANAD , des militants et sympathisants et de nombreux leaders d’opinion arrêtés et détenus arbitrairement dans des conditions inhumaines suivi de cas de mort en prison.

– L’assassinat de plus de 51 citoyens partisans de l’UFDG et de L’ANAD sans aucune justice.

– La fermeture illégale des bureaux du président du parti et du siège de l’UFDG ».

La coordination des fédérations de l’UFDG de l’Amérique du Nord ne compte pas baisser les bras et q dans cette déclaration réaffirmée sa détermination à poursuivre le combat pour l’instauration d’une démocratie et d’un état de droit en Guinée.

Insécurité : deux militaires et un gendarme poignardé par un malfaiteur

C’est dans la matinée de ce mardi 09 mars 2021 que cet acte horrible s’est produit dans l’enceinte du palais du peuple de Conakry.

Après avoir commis cet acte, l’homme a pris la fuite, mais finalement, il a été arrêté au niveau de tombe grâce à l’aide des citoyens. L’identité du criminel est jusque-là inconnue et a échappé de justesse à un lynchage.

Selon Aboubacar Camara témoin de la scène, « très tôt ce matin, on était là dans notre lieu de travail et il y a eu 2 personnes, un militaire et une civile, ce dernier est un assaillant qui a réussi à blesser 3 personnes au siège de l’assemblée nationale deux bérets rouges et un gendarme avec une machette. L’assaillant portait deux armes blanches, une machette et un couteau, il y a eu un béret rouge qui lui a poursuivi a tiré trois coups de feu sur lui mais les balles ne lui ont pas atteint. Nous sommes venus assister le béret rouge qui était à terre, nous avons pu maîtriser l’assaillant et le militaire blessé a été conduit au camp Samory ».

Les femmes réclament leur place dans la politique

L’ONG Entreprendre Ensemble et la structure Pas Sans Elle ont conjointement animé ce lundi 08 mars 2021 une conférence de presse, sous le thème « la place et le rôle des femmes dans la 4ème République ».

La structure pas Sans Elle est née en 2018, par le fait d’une consternation, suite au taux de représentativité des femmes dans le gouvernement en 2018. Elle s’est ensuite fixé pour mission principale de promouvoir les femmes dans les instances décisions. Pour cette année, les dames ont évoqué objectifs qu’elle s’ait fixée pour la période allant du 8 mars 2021 au 8 mars 2022.

Maimouna Diakhaby président de ladite structure a énuméré dans ces propos l’une des luttes phares de cette organisation.

« En politique, nous voudrions qu’il y ait plus de femmes dans les instances de décisions (gouvernement, assemblée, les partis politiques…)… Nous faisons une proposition qui siée de mettre en place un organe qui va réunir toutes les parties prenantes et qui va permettre de faire un rappel à chaque fois qu’il y a élection ou nomination, sur la loi sur la parité inscrite dans constitution. Cet organe permettra également de mettre en place un vivier de CV qui va permettre aux décideurs de trouver des femmes qui sont compétentes », a-t-elle déclaré.

loin, elle poursuit : « l’objectif de Pas Sans Elle c’est vraiment d’outiller maintenant des femmes parce qu’on se rend compte qu’elles existent, mais il y a toujours une difficulté pour elles d’accéder aux postes de décisions », précise –t-elle.

Pas Sans Elles et Entreprendre Ensemble comptent également accompagner les femmes à s’intéresser au domaine de la science et la technique; améliorer l’accès des femmes dans les conseils d’administration et à l’administration des marchés.

 

Sénégal: l’opposant Ousmane Sonko libéré, mais placé sous contrôle judiciaire

La garde à vue d’Ousmane Sonko pour troubles à l’ordre public a été levée dimanche 7 mars au soir. Mais l’opposant comparaîssait en cette fin de matinée devant le juge d’instruction pour répondre des accusations de viol avec menaces formulées contre lui par une employée d’un salon de massage. Ousmane Sonko a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire.

Depuis quelques minutes, au palais de justice de Dakar, on assiste à des scènes surréalistes. Des manifestants qui étaient rassemblés aux abords du palais de justice depuis ce matin viennent de s’avancer en foule devant le palais de justice avec des drapeaux Rouge-Jaune-Vert en criant, en chantant. Une réaction juste après l’annonce de la décision du juge d’inculper Ousmane Sonko mais de le placer en liberté sous contrôle judiciaire. Il n’est donc sous mandat de dépôt, une autre option que pouvait prendre le juge d’instruction qui avait convoqué ce matin Ousmane Sonko.

Ousmane Sonko a été conduit au Palais de justice aux alentours de 5 heures du matin, selon ses avocats qui se trouvaient également à l’intérieur du tribunal. Ousmane Sonko doit donc faire face aux juges d’instruction. Cette comparution était prévue à 11 heures TU. Cette décision était très attendue dans un contexte de tensions. Avant, l’annonce de la décision, un rassemblement se tenait aux abords du Palais de justice où l’on entendait les clameurs, les cris, les chants et les slogans : « Libérez Sonko ».

La tension descend d’un cran à Dakar

Après l’annonce de sa libération et de son placement sous contrôle judiciaire, la tension est redescendue en ville dans la capitale. C’est flagrant, la ville est vraiment sous très haute sécurité avec des blindés de l’armée, notamment aux abords du palais présidentiel. Cette foule est pour l’instant bon enfant, c’est calme. Par contre, des incidents ont été signalés ces dernières heures dans certains quartiers comme les Parcelles d’Assainies ou encore Colobane. Des échauffourées signalées aussi à l’université Cheikh-Anta-Diop.

On va voir si cette décision du juge, cette mise sous contrôle judiciaire va pouvoir apaiser un peu les tensions, voir aussi si les appels au calme de ces derniers jours de responsables politiques, religieux, de diplomates ou encore de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) auront des effets salvateurs, on verra cela les prochaines heures.

RFI

La journée internationale des droits des femmes : la Guinée est le second pays au monde avec un taux élevé de mutilation féminine

L’humanité célèbre ce lundi 08 mars 2021, la journée internationale des droits des femmes. Une journée célébrée cette année dans une crise sanitaire qui frappe le monde entier. A cet effet, Delphine Perremans chargée des affaires à l’ambassade du Royaume de Belgique à Conakry a porté son regard sur la promotion des droits des femmes en Guinée, selon elle la Guinée fait face à d’énormes défis.

La première journée internationale des droits des femmes fut célébrée en 1911 par l’internationale socialiste des femmes. Cette journée internationale met en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. L’égalité entre les sexes est un combat de tous les jours des féministes en Guinée, mais aussi ailleurs.

« Nous sommes convaincus que l’égalité entre les sexes permet en fait le développement et l’atteinte des objectifs du développement dans une nation. Donc on œuvre tous dans la même direction, que ça soit en Guinée ou en Belgique, par ce que chacun à sa contrainte, chacun à ses défis. La Belgique ne fait pas exception, l’Europe ne fait pas exception (…) », a fait savoir Delphine Perremans chargée des affaires à l’ambassade du Royaume de Belgique à Conakry.

La Guinée est signataire de plusieurs conventions allant dans le sens du respect des droits des femmes, mais aussi l’égalité entre les sexes. Malgré cela il y a un défi majeur auquel le pays doit faire face, les violences basé sur le genre.

« Il y a encore énormément de travail en Guinée, je voudrais citer comme simple exemple les violences basées sur le genre (…). Une enquête démographique et de santé qui a mis en évidence qu’il y avait encore un taux de prévalence de 96% de mutilation féminine en Guinée, la deuxième nation au monde avec un taux élevé et le pire c’est que quelque part il y a une forme d’acceptation de cette violence dans la société (…) », a révélée Delphine Perremans.

La Guinée a adopté plusieurs engagements à l’international, et ce malgré la présence des femmes dans les entreprises et dans l’économie en général, les femmes de guinées doivent encore conquérir l’espace politique.

Législatives en Côte d’Ivoire: montée de tension entre les partis politiques

Depuis dimanche matin, la Commission électorale a entamé sa proclamation des résultats. Et alors que ces derniers ne sont pas encore tous connus, les partis politiques se disent sûrs de leur victoire et la tension est montée d’un cran dans les états-majors.

La Commission électorale avait tout juste proclamé les résultats de deux circonscriptions, sur les 204 à pourvoir, que déjà le PDCI, le parti d’opposition de l’ancien président Bédié, revendiquait sa victoire.

« Nous savons que ce pays est en plein dans la gabegie et, tout naturellement, nous nous attendions à une victoire. Et donc, nous sommes en droit de revendiquer la victoire. Nous mettons en garde le gouvernement contre ses tentatives de manipulations qui faussent la sincérité du scrutin et suscitent des violences contre lesquelles nous avons milité, nous, l’opposition », prévient le porte-parole du PDCI, Niamké Koffi.

Quelques heures plus tard, la réponse ne s’est pas fait attendre de la part du RHDP au pouvoir. « Le PDCI et sa logique du perdant », estime le numéro deux du parti du président Ouattara, Adama Bictogo.

« Comment voulez-vous que l’on puisse parler quand il y a eu des ministres qui ont perdu ? À la vérité, on aurait pu protéger ces ministres. Enfin, soyons sérieux, il faut quand même qu’une fois cela s’arrête et qu’ils acceptent qu’ils ont été battus et qu’ils ne sont pas à la hauteur des attentes des Ivoiriens. »

Une montée de tension entre les deux grandes forces politiques que craignaient les observateurs, qui ont appelé les partis à attendre les résultats officiels et à ne pas jeter le trouble par des déclarations intempestives.

L’inquiétude de l’initiative Indigo

Parmi les principales missions d’observation à avoir suivi ces législatives, l’initiative Indigo a rendu ses conclusions hier sur la tenue de ces élections. L’ONG avait déployé 500 personnes dans 1 429 bureaux de vote. Dans l’ensemble, le scrutin s’est bien déroulé, mais 190 incidents ont été recensés, allant du vol d’urne aux pannes des tablettes biométriques dans les bureaux de vote.

Surtout, parmi ses recommandations, Indigo s’inquiète des déclarations des candidats et partis politiques avant la proclamation des résultats par la CEI, qui est une violation des textes et de l’esprit de la campagne électorale.

RFI

États-Unis: début à haut risque du procès de Derek Chauvin, le policier qui a tué George Floyd

C’était le 25 mai dernier : la mort de George Floyd, étouffé sous le genou d’un policier. L’afro-américain a été tué par un policier blanc à Minneapolis. La vidéo de la scène filmée par des passants a immédiatement fait le tour du monde et déclenché les protestations les plus violentes depuis des décennies aux États-Unis. Aujourd’hui s’ouvre à Minneapolis le procès du policier Derek Chauvin, qui sera jugé pour meurtre.

Le procès s’ouvre ce lundi avec la sélection des jurés. C’est un procès sous haute tension qui fait craindre un retour des violences, puisque la colère n’est pas retombée. Dix mois après la mort de George Floyd, les mêmes slogans résonnent encore dans les rues de Saint-Paul et de Minneapolis.

Ce matin-là, des familles d’hommes noirs, tués eux aussi, par la police manifestent dans un quartier très cossu sous les fenêtres du gouverneur du Minnesota. Au moment de l’ouverture du procès du policier le plus détesté du pays, ils sont venus demander la fin de l’impunité policière, comme Toshira, 34 ans, dont le compagnon est mort dans des conditions confuses en 2009.

« On n’en peut plus de ces meurtres. On veut que les gens comprennent que George Floyd n’est qu’un visage parmi des centaines d’autres meurtres ici, dans le Minnesota, mais aussi des milliers à travers les États-Unis. On va regarder ce procès en priant et en espérant que justice soit rendue, parce que pour nous, elle n’a pas été rendue », estime-t-elle.

« Les gens sont réveillés maintenant ! »

Et les statistiques confirment ces propos. Chaque année, en moyenne, la police américaine fait un millier de morts, mais seuls 2% des agents sont ensuite poursuivis. Pour ces manifestants, comme Rodj, masque Black Lives Matter sur le visage, si l’agonie de George Floyd sous le genou de Derek Chauvin reste impunie, après avoir été filmée et diffusée sur les télévisions du monde entier, de nouvelles violences seront inévitables.

« Les gens sont réveillés maintenant ! S’il reste impuni, ça va encore attiser la colère dans la rue et dans les quartiers. Et ce qu’on espère, c’est que ce ne soit pas juste Derek Chauvin qui soit épinglé. Nous voulons un débat sur l’ensemble des services de police du Minnesota et des États-Unis. Parce que Derek Chauvin n’a pas fait ça tout seul. Il avait tout un département de police et tout un système derrière lui ! », estime-t-il.

Et Minneapolis craint aujourd’hui de revivre des scènes d’émeutes comme celles qui ont secoué les États-Unis cet été. Avant l’ouverture de ce procès à haut risque, le centre-ville a donc été transformé en camp retranché. La mairie a dépensé plus de 600 000 dollars pour fortifier les bâtiments officiels. D’immenses blocs de bétons ont été placé devant tous les commissariats et des grilles de cinq mètres de haut entourent le Palais de justice où sera jugé Derek Chauvin dès aujourd’hui.

Derek Chauvin comparaît libre

« C’est stupide. Je n’ai jamais rien vu de tel », dit Jim, un habitant venu photographier ces grilles angoissantes. Selon ce sexagénaire afro-américain, si la mairie les a installées, c’est qu’elle anticipe un acquittement du tueur de George Floyd. « Je suis consterné quand je vois ça. Voilà où en est notre État. Pourquoi avoir mis en place tout ça si ce n’est pour nous dire que peut-être, il n’est pas coupable ? A mon avis, s’ils ont mis tout ça, c’est parce qu’ils s’attendent à un acquittement. Ces barbelés, ces grillages, ça nous dit qu’il y a un truc qui tourne pas rond dans le système. Vous avez vu la vidéo ? Eh ben c’est clair. Il est coupable ! », poursuit-il.

Derek Chauvin, 44 ans, comparaît libre après paiement d’une caution de 100 000 dollars. Son procès va s’étaler sur plusieurs semaines, jusqu’à la fin du mois d’avril.

RFI

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