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France, Italie, Allemagne et Espagne suspendent à leur tour l’utilisation du vaccin AstraZeneca

Quatre pays européens, France, Italie, Allemagne et Espagne, ont annoncé, ce lundi 15 mars 2021, suspendre à leur tour l’utilisation du vaccin AstraZeneca par précaution. Dans le même temps, le groupe pharmaceutique anglo-suédois affirme qu’il n’y a « aucune preuve de risque aggravé » de caillot sanguin entraîné par son vaccin.

La France a décidé de « suspendre par précaution » l’utilisation du vaccin AstraZeneca, en attendant un avis de l’autorité européenne du médicament, qui sera rendu mardi après-midi, a annoncé Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Montauban. Le chef de l’État a dit « espérer reprendre vite » la vaccination avec ce sérum « si l’avis de l’autorité européenne le permet », alors que plusieurs pays européens ont, eux aussi, suspendu ce vaccin, dont l’Allemagne et l’Italie lundi.

« L’Autorité européenne, l’EMA, rendra demain après-midi un avis sur le recours à ce vaccin. […] La décision qui a été prise en conformité aussi avec notre politique européenne est de suspendre par précaution la vaccination avec AstraZeneca en espérant la reprendre vite si l’avis de l’EMA le permet », a déclaré M. Macron lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, à l’issue d’un sommet franco-espagnol.

Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont annoncé lundi la suspension de la vaccination de leur personnel contre le Covid-19 avec le vaccin du groupe pharmaceutique anglo-suédois après la survenue d’effets indésirables chez un pompier.

Lors d’un entretien sur la plate-forme pour fans de jeux vidéo Twitch, le Premier ministre Jean Castex avait estimé dimanche soir qu’il fallait avoir « confiance » dans le vaccin AstraZeneca. « Sinon on aura des retards dans la vaccination, les Françaises et Français seront moins protégés et la crise sanitaire durera longtemps », avait argué le chef du gouvernement.

Suspendues la semaine dernière en raison du nombre limité de lots disponibles, les commandes de vaccins AstraZeneca avaient été rouvertes lundi pour les médecins libéraux français.

Suspension dans une douzaine de pays

Une douzaine de pays ont suspendu par précaution l’utilisation du vaccin AstraZeneca, malgré des campagnes de vaccination poussives, après le signalement d’effets secondaires « possibles » mais sans lien avéré à ce stade. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois affirme qu’il n’y a « aucune preuve de risque aggravé » de caillot sanguin entraîné par son vaccin, tandis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’il n’y a « pas de raison de ne pas utiliser » ce vaccin.

Ce lundi, l’Italie a donc aussi suspendu à titre de précaution l’administration du vaccin AstraZeneca sur l’ensemble de son territoire. L’agence du médicament italienne, AIFA, « a décidé à titre de précaution et de manière provisoire, dans l’attente d’une décision de l’EMA », l’Agence européenne des médicaments, d’ « interdire l’utilisation du vaccin AstraZeneca sur tout le territoire national », explique l’AIFA dans un communiqué. « Cette décision a été prise en ligne avec des mesures similaires adoptées par d’autres pays européens », précise-t-elle.

L’Autriche avait lancé le mouvement le 8 mars en suspendant un lot de vaccins après la mort d’une infirmière qui venait de recevoir une dose d’AstraZeneca. Cette femme de 49 ans est morte à cause d’une mauvaise coagulation sanguine. Ensuite, d’autres pays, y compris l’Italie, avaient dans un premier temps suspendu des lots isolés. Plusieurs pays scandinaves – Danemark, Norvège, Islande – sont allés plus loin en interrompant l’usage de tous les vaccins AstraZeneca, suivis dimanche par les Pays-Bas et donc ce lundi par la France, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne.

Une décision qui tombe mal pour Berlin

« Une pure mesure de précaution qui n’a pas été facile à prendre ». Le ministre de la Santé a voulu rassurer en annonçant que l’Allemagne suspendait l’utilisation du vaccin Astra Zeneca. Jens Spahn s’appuie sur les recommandations des scientifiques de l’institut Paul Ehrlich qui ces derniers jours n’avaient pas émis de doute sur les risques liés au vaccin anglo-suédois alors que d’autres pays avaient déjà suspendu son utilisation, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Le gouvernement allemand avait également défendu l’emploi d’AstraZeneca. Jens Spahn a souligné que seulement sept cas de thromboses avaient été recensés en Allemagne où 1,7 million d’injections du vaccin ont été pratiquées.

Pour Berlin, cette décision tombe au plus mal. La confiance dans le vaccin AstraZeneca était déjà ébranlée après la décision initiale de ne pas l’utiliser pour les plus de 65 ans. Une restriction levée par la suite. Au-delà, la nouvelle annonce devrait alimenter un peu plus les frustrations des Allemands contre la campagne vaccinale qui expliquent également le reflux des conservateurs dans les sondages et dans les deux élections régionales de dimanche.

AstraZeneca, vaccin maudit ?

Il y a d’abord eu des essais cliniques perturbés en septembre dernier après l’apparition d’une maladie non expliquée chez un volontaire. Puis le produit mis au point par les chercheurs d’Oxford a souffert de la comparaison avec les vaccins de Moderna et Pfizer efficaces à environ 95%. Bien plus que les 70% du vaccin anglo-suédois, ce qui a suscité plus de méfiance parmi les pays de l’Union européenne qui ont suspendu dans un premier temps les injections chez les seniors.

Ce sont ensuite les retards de livraisons qui écornent davantage l’image d’AstraZeneca. Alors qu’elle fournit bien le Royaume-Uni comme prévu, l’entreprise a déclaré en janvier qu’elle ne livrerait qu’un tiers des 120 millions de doses promises à l’UE. Une nouvelle réduction de ses livraisons a été annoncée il y a quelques jours.

Enfin, et ce sont sans doute les réticences les plus importantes : elles concernent les effets secondaires liés à la vaccination. Plusieurs cas d’allergie ont d’abord été signalés au Royaume-Uni avant que l’inquiétude ne se concentre sur l’apparition de thromboses, des caillots sanguins, chez certaines personnes à qui on a administré le sérum.

Pour l’instant, aucun lien avéré n’a été établi mais une douzaine de pays ont suspendu son utilisation. En attendant fébrilement l’avis de l’autorité européenne du médicament prévu ce mardi.

Londres continue à défendre le vaccin

Le laboratoire britannique AstraZeneca fait remarquer que sur 17 millions de personnes vaccinées avec son produit, seuls quelque 40 cas de caillots sanguins ont été signalés. Le Royaume-Uni, qui emploie Pfizer et AstraZeneca, continue d’ailleurs à défendre le vaccin et va poursuivre son utilisation.

Pour le gouvernement britannique, le vaccin est « sûr et efficace », pas question donc de ralentir le rythme, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. Pays le plus endeuillé d’Europe avec près de 125 000 morts, le Royaume-Uni a déjà vacciné quelque 25 millions de personnes, dont 11 millions avec le vaccin d’AstraZeneca et le gouvernement entend poursuivre cette course contre la montre jusqu’à la vaccination de la totalité de la population adulte en juillet.

Le vaccin co-développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford ne déclenche pas d’inquiétudes particulières chez les Britanniques d’autant que les données montrent qu’il n’y a pas d’augmentation de caillot sanguin au Royaume-Uni, où la plupart des doses ont été jusqu’à présent administrées en Europe. Les agences européenne et britannique des médicaments ainsi que l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, ont d’ailleurs chacune leur tour déclaré qu’il n’y avait pas de lien établi entre les cas de thrombose signalés et le vaccin, les troubles de la coagulation ne faisant pas partie des effets secondaires reconnus… Le gouvernement britannique invite donc sa population à recevoir le vaccin en toute confiance en insistant sur la réduction extrêmement prometteuse du nombre de cas, d’hospitalisations et de décès à travers tout le pays.

Avec RFI

Décès de Djibril Tamsir Niane: « c’est une perte énorme pour l’Afrique et la Guinée en particulier » Sona Konaté ministre de la culture

Le corps de l’écrivain Dibril Tamsir Niane, l’auteur du célèbre ouvrage Soundiata ou l’épopée mandingue à regagner la capitale Conakry ce lundi 15 mars 2021. La dépouille a été accueillie par une importante délégation gouvernementale dont entre autres le ministre conseiller à la présidence Kiridi Bangoura, ministre des sports Sanoussy Bantama Sow, Sona Konaté ministre de la culture, le porte-parole du gouvernement Aboubacar Sylla . Accompagné de sa famille et de ses collaborateurs, le corps a été conduit au chapiteau du palais du peuple pour le symposium mémorial.

« c’est une grande perte pour l’Afrique en général et la Guinée en particulier. Il s’agit d’un digne fils de la Guinée qui a exporté la culture guinéenne à travers le monde. Il a tout donné pour que la culture guinéenne rayonne sur le continent et aussi dans le monde. C’est à ce titre nous sommes là aujourd’hui pour l’accueillir et lui rendre un dernier hommage, sur instruction de Monsieur le président de la République. (….). Il mérite cet hommage. Il va laisser un grand vide pour tous les guinéens, pour les Africains. Mais, il ne sera pas mort parce que nous allons l’immortaliser », ont affirmé la ministre de la Culture et du patrimoine historique.

La dépouille de l’écrivain Djibril Tamsir Niane est arrivée à Conaky

C’est au environ de 11h du matin que la dépouille du célèbre écrivain est arrivée à Conakry dans le vol Air Sénégal, en compagnie des autorités sénégalaises et guinéennes.
Voici les images

La dépouille de Djibril Tamsir Niane attendue à Conakry

Le corps du célèbre écrivain guinéen est attendu à Conakry ce lundi 15 mars 2021. Décédé le 08 mars 2021 à Dakar. Le symposium mémorial se tiendra ce matin au chapiteau du palais du peuple. Voici quelques images

Interdiction d’importation des produits pharceutiques : le secrétaire général du syndicat des pharmaciens s’exprime

Dr Manizé Kolié, secrétaire général du syndicat des pharmaciens s’est exprimé  samedi  14 mars 2021 sur la décision du chef de l’Etat d’interdire l’importation des produits pharmaceutiques par des commerçants.

Selon le secrétaire général du syndicat des pharmaciens professionnels de Guinée, cette ordonnance du président Alpha Condé du 11 mars 2021 est historique et vient mettre fin à une lutte de 35 ans des pharmaciens.

Interrogé sur cette mesure du chef de l’Etat par notre rédaction, Dr Manizé Kolié pense que « C’est une victoire et il faut remercier le chef de l’Etat pour avoir oser franchir le pas. Avant lui en Afrique, il y a que deux chef de l’Etat qui l’ont fait, c’est-à-dire le djiboutien dans la corne de l’Afrique et le Rwanda. Ce n’est pas facile pour un chef de l’Etat, mais il l’a fait parce qu’il a préféré la sécurité sanitaire de son pays, aux richesses fabuleuse(…). Je crois que dès la semaine prochaine nous passerons des paroles aux actes à travers notre ministère de tutelle », a -t-il fait savoir.

Cette décision restera dans l’histoire comme le 28 septembre 1958


Et de poursuivre « le Président Alpha Condé a posé deux grands actes, d’abord la réduction drastique du nombre de société grossiste. La Guinée était plus qu’une poubelle. On ne connait même pas le nombre de grossiste qui ravitaille la Guinée, en quelle qualité de produit ».
Pour ce qui est de cette décision, le secrétaire général du syndicat des pharmaciens professionnels de Guinée ne manque pas de qualificatif. Il dira que « la décision historique du conseil des ministres du 11 mars dernier restera dans l’histoire comme le 28 septembre 1958. C’est l’indépendance sanitaire de la Guinée qui a été programmé et je crois que c’est la jeunesse qui va en bénéficié, c’est-à-dire être sûr de consommer les médicaments de qualité. Parce que combien de personnes sont morts en 35 ans ?». 

Les pharmaciens sont prêt à mourir, mais la décision là sera appliquée

Pour Docteur Manizé, le progrès apportés dans le domaine de la santé en Guinée un progrès négatif tant que l’autorité ne s’arme pas dans la lutte contre les faux médicaments.
« Aujourd’hui, on parle d’une unité d’imagerie médicale qui a en son sein une unité de dialyse. Mais est ce qu’on a besoin de traité les reins d’un jeune que s’il se nourrit bien et si il se soigne bien. 

S’agissant du prix des médicament jugé par les citoyens très chère le pharmacien répond que c’est un faux débat. «Je préfère qu’on me dise que c’est chère et que c’est ce qui va me guérir que d’aller là où je vais prendre un médicament pour mourir».

Malgré tout, Dr Manizé Kolié reste optimiste sur l’applicabilité de cette décision: «Les pharmaciens sont prêt à mourir, mais la décision là sera appliquée».


Pour rappel, le chef de l’Etat a ordonné l’interdiction d’importation des produits par des opérateurs économique. Il a invité les ministres concernés à veiller strictement au respect de cette mesure.

Morciré Camara

Des leaders syndicaux du FSPE en école de renforcement des capacités

Les leaders syndicaux de la fédération Syndicale professionnelle de l’éducation FSPE ont suivi une formation de renforcement des capacités ce vendredi à la bourse du travail.

C’est une formation qui a été initié par FSPE en collaboration avec le Syndicat national des enseignants du second degré de France. En toile de fond, transmettre des outils indispensables pour la lutte syndicale.

Le dialogue social, inclusif et constructif était au menu de cette journée de formation.

« L’objectif principal est de doter nos camardes des outils indispensables au bon fonctionnement d’un syndicaliste. Un syndicaliste mal formé est un danger pour la société. Notre objectif c’est de former tous nos syndiqués à la base, qu’ils connaissent leurs droits et leurs devoirs en matière syndicale et comment négocier. Qu’ils sachent qu’un syndicaliste n’est pas égal à n’importe qui. Un syndicaliste c’est quelqu’un qui se sacrifie pour les travailleurs. Et pour ce travail il  faut apprendre beaucoup de chose, les règles et les principes pour leur permettre de mener bien leur combat à la base et atteindre leurs objectifs. Mais un syndicaliste mal formé ne sait pas ce que c’est qu’une revendication, ne connait pas ses droits et devoir et ne connait pas quelle est l’importance du dialogue social, alors il devient très dangereux. C’est ce que nous voulons éviter pour assurer une bonne relève », a expliqué Salif Camara, secrétaire général du FSPE.

Pour rappel, l’année dernière, cette formation a concerné les syndiqués de la zone de Nzérékoré. Après cette deuxième qui a réuni les leaders syndicaux de la zone spéciale de Conakry, la formation va s’élargir sur d’autres régions notamment Boké, Moyenne Guinée et Kankan.

Sénégal: le M2D suspend son appel à la manifestation pacifique prévue samedi 13 mars

Le Mouvement de défense de la démocratie a décidé de suspendre son appel à manifester pacifiquement après un échange avec l’émissaire du khalife général de la confrérie mouride.

Dans un communiqué, le M2D indique avoir « accepté la demande de report » formulée par l’influent chef religieux Serigne Mountakha Mbacké. « En retour », le M2D indique avoir transmis au khalife un mémorandum de 10 revendications, notamment « la libération immédiate et sans conditions des prisonniers politiques incarcérés », l’« arrêt de la persécution des opposants, y compris par le biais des écoutes téléphoniques et des espionnages ».

Pour ce qui est de l’opposant Ousmane Sonko, dont l’arrestation avait été le déclencheur de ces mouvements de colère, le M2D demande à ce que soit mis fin immédiatement « au complot politico-judiciaire fomenté contre » lui et de s’engager « à ne plus émettre à son encontre la moindre charge ».

Le M2D demande par ailleurs au chef de l’État qu’il s’engage publiquement à organiser des élections locales en 2021, des législatives en 2022 et la présidentielle en 2024 dans « des conditions libres et démocratiques ». Il lui demande également de « reconnaître publiquement l’impossibilité constitutionnelle et morale » à briguer un 3e mandat.

Si le mouvement annonce la suspension sine die des marches, il ne précise pas pour autant les villes concernées. D’après les informations de RFI, la marche serait maintenue à Saint-Louis. Des informations qui restent à confirmer.

Ce mémorandum intervient alors que ce vendredi était un jour de deuil au Sénégal à l’appel du collectif M2D en mémoire des victimes des affrontements de la semaine dernière.

 

Officiellement, nous suspendons provisoirement ces manifestations pacifiques. Nous avons exprimé notre volonté de porter auprès du khalife notre message.

Aliou Sané, coordonnateur du mouvement Y’en a Marre

Les facteurs de la mobilisation

Si le M2D suspend les manifestations, le bras de fer n’est pas terminé pour autant. Cette crise révèle les tensions qui existent dans la société sénégalaise. Trois grands facteurs se dégagent pour expliquer cette mobilisation, l’une des plus importantes de ces dernières décennies au Sénégal.

L’affaire Sonko cristallise la colère latente, le désespoir d’une jeunesse qui se sent abandonnée depuis de longues années par ses dirigeants et dont le quotidien est chaque jour plus difficile, notamment depuis la crise du coronavirus.  Les inégalités, le chômage, l’absence de perspectives dans un pays où 70% des habitants ont moins de 35 ans, exacerbe les tensions.

Ensuite, cette crise révèle une certaine forme de défiance envers la justice. Pour de bonne ou de mauvaises raisons, beaucoup ont vu dans cette affaire une preuve supplémentaire de l’instrumentalisation de la justice, après les condamnations de Karim Wade le fils de l’ancien président et Khalifa Sall, l’ancien maire de Dakar.

Le pouvoir a beau expliqué qu’il s’agit d’une plainte privée dans une affaire de mœurs, que la justice est indépendante, le message a du mal a passé, ce qui a poussé dans la rue bon nombre de manifestants, convaincus que le but ultime est d’écarter l’opposant de la course à la présidentielle en 2024

Autre grand facteur de mobilisation ; la question du 3eme mandat. Lors de sa traditionnelle interview du 31 décembre, le président Macky Sall a rappelé sa position : le ni oui ni non. « Il achève son 2e mandat.  Il aurait dû dire tout simplement non » , explique un étudiant.

RFI

Foot: le Sud-Africain Patrice Motsepe élu président de la CAF

Patrice Motsepe a été élu par acclamation président de la Confédération africaine de football (CAF), ce 12 mars à Rabat, pour la période 2021-2025. Premier Sud-Africain à occuper ce poste, le milliardaire succède au Malgache Ahmad, suspendu 2 ans de toute activité liée au foot.

Patrice Motsepe est devenu le 7e président élu de la Confédération africaine de football (CAF), ce 12 mars 2021. Le milliardaire est le premier Sud-Africain et le premier anglophone à occuper ce poste prestigieux sur le continent. L’homme d’affaires succède à Ahmad, persona non grata durant cette 43e Assemblée générale élective (AGE) de la CAF. Le Malgache, qui avait battu le Camerounais Issa Hayatou à la surprise générale en 2017, a été suspendu 5 ans par la Fédération internationale de football (FIFA), avant que cette sanction ne soit ramenée à 2 ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS).

C’est aux côtés de Gianni Infantino, patron de la FIFA, qu’un Patrice Motsepe très détendu et très attendu est arrivé à cette AGE. Une FIFA qui a œuvré pour que qu’il soit le seul candidat en lice – avec les désistements de l’Ivoirien Jacques Anouma, du Sénégalais Augustin Senghor et du Mauritanien Ahmed Yahya – et dont Motsepe va devenir le vice-président de la facto.

Avec RFI

Ligue 1 (J-11): Le Santoba s’impose sur Loubha FC

Le Loubha FC recevait le Santoba FC de Conakry au compte de la première affiche de la 11e journée de ligue 1 au stade de la mission. Les visiteurs ont réussies de prendre 1 point en déplacement contre le Loubha à domicile.

Dès le lancement des hostilités entre le 10e minutes et le 11e minutes  au classement de ligue 1, c’est le Santoba qui se montre plus décisif dans l’animation offensive. A la 10e minutes Nabylaye Soumah manque une occasion parfaite, un duel remporté par le gardien Hambaliou Koulibaly du Loubha. A la 29e minutes Nabylaye reçoit en plein axe un centre millimétré et reprend le ballon qui finit au fond des filets et permet le Santoba de prendre l’avantage avant la pause.

Au retour des vestiaires, les visiteurs gardent le même rythme dans le jeu, en imposant sa suprématie dans l’entre jeu. Les rouges et noirs du Loubha n’ont pas pus profiter pour revenir jusqu’à la dernières minutes, Alpha Ibrahima Diallo l’attaquant de Loubha faussé dans la surface de réparation et Ousmane Tâté transforme le penalty à la 92e minute.Sur ce score de parité l’arbitre siffle la fin de la rencontre.

Les deux équipes enregistrent leur 5e match nul de la saison et cette rencontre n’a pas connu de vainqueur pour se hisser au haut du tableau. La prochaine rencontre pour le Loubha sera contre le CIK, et le Santoba jouera contre le champion en titre le Horoya AC qui est dernier au classement de ligue 1.

Ibrahima Fatimatou Bah

CAN2021: voici la liste des joueurs sélectionnés

Une conférence de presse a eu lieu ce jeudi 11 mars à la fédération Guinéenne de football, l’objectif de cette conférence est la présentation de la liste des joueurs convoqués pour la 5ème et 6ème journées des éliminatoires au compte de la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations « CAMEROUN 2021 »

Voici les noms de joueurs convoqués: 

1- Keïta Aly Suède Gardiens
2- Camara Moussa Guinée
3- Koné Ibrahim. Malte Défenseurs

4- Sylla Issagha France
5- Bangoura Mohamed Guinée
6- Sankhon Ibrahima Sory Belgique
7- Camara Naby Guinée
8- Camara Mohamed Aly Suisse
9- Sow Saïdou France
10- Kanté Ousmane France
11- Conté Ibrahima Sory France
12- Taoré Mohamed Jalil Guinée Milieux

13- Diawara Amadou Italie
14- Camara Mohamed Mady Grèce
15- Mara Kamso République tchèque
16- Keïta Naby Angleterre
17- Sylla Morlaye Guinée
18- Conté Ibrahima Sory Bulgarie
19-Kane Mamadou Azerbaïdjan Attaquans

20- Barry Yakhouba Gnagna Guinée
21- Kaba Sory Danemark
22- Bayo Mohamed France
23- Kamano François Russie »

La Guinée recevra à Conakry les aigles du Mali le 24 mars au stade général LANSANA CONTÉ et le 28 mars la Namibie jouera à domicile contre la Guinée.

Covid-19: le Brésil a dépassé pour la première fois les 2000 morts en 24 heures

Le Brésil a déploré pour la première fois plus de 2000 morts du Covid-19 en 24 heures mercredi 10 mars, selon le dernier bilan officiel du ministère de la Santé, qui fait état de 2 286 nouveaux décès.

Ce pays de 212 millions d’habitants, le deuxième le plus endeuillé au monde après les Etats-Unis, compte à présent 270 656 morts causés par le virus, avec 11,2 millions de personnes infectées. Le Brésil avait déjà battu son record de décès journaliers mardi (1 972), et a enregistré mercredi 79 876 nouveaux cas confirmés, le troisième pire total depuis le début de la pandémie.

« Nous sommes au pire moment de la pandémie au Brésil, le taux de transmission avec les variants rend l’épidémie encore plus grave. L’année 2021 va encore être très dure », a déclaré Margareth Dalcolmo, pneumologue et chercheuse à la Fiocruz, institut de référence en santé publique. Cette situation sanitaire du Brésil préoccupe aussi les organisations internationales de santé qui ont lancé des mises en garde au gouvernement.

Bataille politique

La vaccination a débuté tardivement et à un rythme encore lent : 8,8 millions de personnes (4,2 % de la population) ont reçu une première dose du vaccin, 3,05 millions ont reçu la deuxième dose. La plupart des États brésiliens ont durci les restrictions la semaine dernière, malgré le déni du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui n’a cessé de minimiser la pandémie et de s’opposer à toute fermeture des commerces, au nom de la préservation de l’emploi. Les gouverneurs ont également formé une alliance pour acheter des vaccins sur le marché international.

Lors d’une cérémonie officielle de promulgation d’une loi autorisant des dépenses supplémentaires pour l’acquisition de vaccins, Jair Bolsonaro a adopté mercredi 10 mars un discours plus modéré que d’habitude, utilisant même, fait rare, un masque de protection.

« Faisons confiance au gouvernement, au ministère de la Santé, qui travaillent avec sérieux et responsabilité », a déclaré le chef de l’État, dont la geste chaotique de la pandémie est pourtant fortement critique par les spécialistes en santé publique.

Quelques heures plus tôt, il avait été vivement critiqué par l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui avait recommandé aux Brésiliens de « ne suivre aucune des décisions imbéciles prises par le président de la République et son ministère de la Santé ».

 

Maison centrale : le chef de file de l’opposition a rencontré les détenus politiques

Ce jeudi 11 mars 2021, le chef de file de l’opposition guinéenne a rencontré détenus politiques à la maison centrale de Conakry. Objectif, poursuivre ses prises de contact avec les acteurs sociopolitiques du pays.

Le chef de fil de l’opposition a effectué ce déplacement avec quelques membres de son cabinet, a savoir Bah Oury, Makalé Camara, Mamadou Baadiko Bah.

Mamadou Sylla a après sa visite auprès des détenus politiques qu’il aurait rencontrés, évoqué les conditions de détention dans lesquelles ils se trouvent. Il ( Mamadou Sylla Ndlr) s’exprimera en ces termes : « Ils se portent très bien, Fatou Bangoura nous a signalé un problème au niveau de son pied, elle marche un peu difficilement, mais physiquement ils vont bien. On a vu des gens qui ont dit qu’ils ont fait six mois sans avoir d’avocats, sans juge, sans visite, et on a d’autres aussi qui ont fait 120 jours sans voir leur avocat tel que Abdoulaye Bah et Cherif Bah. C’est déplorable parce que si tu prends quelqu’un pour dire qu’il est en conflit avec la loi, il faut aussitôt le jugé pour qu’il soit fixé sur son sort ».

A cet effet, Mamadou Sylla chef de file de l’opposition parlementaire a dans ces propos, interpelé le ministre de la justice à faire en sorte que les détenus politiques soient fixés sur leur sort.

« Pour le moment comme ce sont des détenus qui ne sont pas encore jugés, on ne sait pas quelle charge est retenue contre eux, ce qu’on peut dire c’est de demander au ministère de la justice, au procureur et tous ceux qui tiennent ces dossiers dans les tribunaux c’est de faire en sorte que ces détenus soient jugés », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Sylla chef de file de l’opposition a promis de demander la clémence du président de la République si toutefois les charges retenues contre ces détenus politiques sont avérées.

Un collectif de soutien au journaliste Amadou Diouldé Diallo est né à Conakry

Un collectif de soutien au journaliste et historien Amadou Diouldé a été mise en place par des collègues journalistes à Conakry. L’annonce a été faite ce jeudi par notre confrère Abdoul Malik DIALLO, coordinateur de ce collectif.

Pour rappel Amadou Diouldé a été arrêté le samedi 27 février dernier pour offense au chef de l’État et conduit à la maison centrale de Conakry. Dénoncer le silence des associations de presse sur l’arrestation et incarcération du journaliste et historien Amadou Diouldé Diallo, tel est l’objectif de la création de ce collectif.

« Les associations de presse n’ont pas haussé les tons comme d’habitude. Tout le monde s’est limité à faire le compte rendu de son arrestation et de son inculpation, il n’y a eu aucune autre initiative pour lui soutenir et dénoncer la violation de la liberté de la presse», a fait savoir Abdoul Malick Diallo.

« Ce silence des associations de presse est du deux poids, deux mesures », affirme Abdoul Malik DIALLO.

« Pour le cas Marouane et des autres journalistes, les journalistes se sont mobilisés massivement pour exiger que le droit soit dit. Mais cette fois-ci c’est le contraire et c’est juste deux poids, deux mesures. Nous on se demande pourquoi les associations sont restées silencieuses là-dessus », a-t-il déploré.

Pour cela donc, le confrère invite les journalistes à s’impliquer afin d’obtenir la libération d’Amadou Diouldé Diallo.

Le collectif compte également rencontrer dans les prochains jours les présidents des différentes associations de presse, pour entamer des démarches pour la libération du doyen Diouldé Diallo.

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