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Poutine «tueur»: Moscou rappelle son ambassadeur à Washington

La réaction outrée de la Russie après les déclarations de Joe Biden. Le président américain a répondu par l’affirmative à un journaliste lui demandant s’il considérait Vladimir Poutine comme un tueur. La réponse de Mascou ne s’est pas fait attendre avec le rappel de son ambassadeur à Washington, qui doit revenir ce samedi dans la capitale russe pour des consultations. Il faut dire que c’est la première fois qu’un président américain va aussi loin dans ses déclarations sur Vladimir Poutine.

Vladimir Poutine est-il un tueur ? La question a été posée à maintes reprises aux responsables politiques américaines ces dernières années. Mais c’est la première fois qu’un président en exercice répond par l’affirmative à cette question. Donald Trump s’y était refusé à deux reprises, préférant botter en touche et affirmant qu’il n’y avait pas de preuves pour étayer ces accusations.

La presse russe rappelle en revanche que John McCain et Mitt Romney deux candidats républicains à la présidence avaient accusé le président russe d’être un assassin.

Nouvelle période de tensions

À Moscou, on savait que Joe Biden serait un président coriace, beaucoup plus dur à l’encontre de la Russie que ne l’était Donald Trump. Mmais on ne s’attendait sans doute pas à de telles déclarations, même si le président américain n’a fait que répondre par l’affirmative à une question posée par un journaliste.

C’est sans doute une nouvelle période de tension diplomatique très dure qui s’ouvre aujourd’hui entre les deux pays. La Russie s’attend d’ailleurs très prochainement à de nouvelles sanctions américaines.

RFI

Astra Zeneca: au Sénégal, pas de changement dans le déroulé de la campagne de vaccination

Le pays administre des doses du vaccin chinois Sinopharm et celles du vaccin Astra Zeneca, données dans le cadre du mécanisme Covax. Plusieurs pays européens ont suspendu l’utilisation de ce vaccin par mesure de précaution. Mais pour les autorités sanitaires sénégalaises, à ce stade, il n’y a pas de raison de s’inquiéter.

« Aucun problème majeur » n’a été constaté jusqu’à présent sur les personnes vaccinées avec les doses Astra Zeneca, assurent les autorités sanitaires.

« Nous poursuivons notre vaccination avec le Astra Zeneca. Nous n’avons pour l’instant aucun argument factuel pour suspendre le vaccin Astra Zeneca au Sénégal », assure Docteur El Hadj Mamadou Ndiaye, directeur de la prévention et porte-parole du ministère de la Santé. « Je pense qu’il faut privilégier le sanitaire au-delà du politique encore une fois. S’il y a un doute, le doute se pose sur un lot de vaccins, les investigations seront autour de ce lot et c’est ce lot qui est suspendu en attendant, et non suspendre toute la vaccination parce que des personnes vont douter. Et là, il y a la responsabilités de ceux qui ont arrêté. On peut également remettre en cause un vaccin, se river sur un autre vaccin et ces vaccins peuvent connaître un incident sur un lot donné. Est-ce qu’on va encore suspendre jusqu’à ce que le monde entier suspende la vaccination contre le Covid-19 qui n’a pas fini de faire des dégâts puisqu’on parle de troisième vague dans certains pays. »

« Pas de panique », estime donc le directeur de la prévention. Pour lui, le principe de précaution ne doit pas remettre en cause toute une stratégie.

Au Sénégal, 324 000 doses du vaccin Astra Zeneca (produites en Inde) ont déjà été livrées au début du mois. Un million de doses supplémentaires sont attendues courant mai.Pu

Depuis le début de la campagne de vaccination il y a trois semaines, plus de 139 000 personnes ont déjà été vaccinées, selon le ministère de la Santé.

AVEC RFI

 

Elie Kamano ne fait pas de cadeau à Cellou Dallein « Cellou n’est pas un politicien, c’est un simple Imam (…) »

Suite à l’interdiction de voyager du président de l’Union des forces démocratiques de Guinée pour seconde fois ce mardi 16 mars 2021 à l’aéroport. L’artiste Élie Kamano, s’est exprimer sur la situation sur sa page Facebook. Il avancera ces mots à l’égard du leader de l’UFDG.

« Lorsque je vous dis que Cellou Dalein est un simple poltron vous m’insulter. Comment un leader aussi charismatique au sein de la société peut accepter d’être descendu d’un avion à quelques minutes du décollage. A sa place j’aurais donné ma vie, mais je n’allais jamais accepter d’être humilié de la sorte. Cellou n’est pas un politicien c’est un simple imam. Qu’il aille à Labé enseigné le Coran et qu’il me donne la tête de l’UFDG, il comprendra qu’il ne faisait pas de la politique, parce que avoir la force de mobilisation et ne pas avoir les couilles d’affronter les abeilles c’est tout simplement lâche. Je m’en fou, venez insulter encore ».

La deuxième édition du prix Yaguine et Fode est lancée

L’Association des femmes Journalistes de Guinée a officiellement lancé la deuxième édition du prix Yaguine et Fode ce mardi 16 mars 2021. Cette récompense s’inscrit dans le cadre du projet d’autonomisation des jeunes et lutte contre la migration irrégulière en Afrique à travers les médias.

Ladite compétition concerne des journalistes radios, TV, presse écrite, presse en ligne et les blogueurs de la Guinée. La coordinatrice de l’association, Hadyatou Yaya Sall a dépeint les objectifs et les thèmes du concours de cette année.

« L’objectif du concours est d’encourager la production, la diffusion plus publication de reportage de qualité sur la migration afin d’améliorer la couverture médiatique sur les questions migratoires. Le concours vise notamment à informer les jeunes et les femmes sur les risques et les opportunités liées à la migration et de renforcer l’accès de l’opinion publique à l’information sur les questions migratoires par la production de contenus de qualité. Les différentes thématiques à traiter sont entre autres: L’impact de la COVID-19 sur la migration, les voies légales de la migration, la traite des êtres humains », a-t-elle affirmé.

La coordinatrice du projet ‘’Autonomiser les jeunes à travers les médias « , Kadiatou Sow, a, à son tour dévoilé la motivation qui est selon elle, encourager les médias à s’intéresser davantage aux questions migratoires.

« Comme vous le savez, ce prix pour nous a une double dimension. La première, c’est que les meilleures productions qui seront publiées par les journalistes seront récompensées. Une façon pour nous d’encourager les médias à s’intéresser plus aux questions migratoires, et la deuxième dimension, c’est une façon pour nous de rendre hommage aux deux jeunes adolescents Yaguine et Fode qui ont trouvé la mort en 1999 dans le train d’atterrissage de la compagnie Air Sabena », a-t-elle laissé entendre.

La participation à ce concours est réservée uniquement aux journalistes Guinéens régulièrement employés.

Dans chacune des catégories un lauréat sera récompensé, les premiers de chaque catégorie recevront un ordinateur portable et un enregistreur numérique.

Un homme de 22 ans viole une fille de 5 ans

Un présumé violeur a été appréhendé par l’Office de Protecttion du Genre et des Mœurs (OPROGEM) . L’ acte s’est produit dans un coin de la ville de Kaloum dénommé Brésil. Ce présumé auteur du viol s’appelle Mohamed Camara, il est âgé de 22 ans et est vendeur de coco.

Mohamed vendeur de coco est accusé d’avoir violé une fille de 5 ans avant de l’induire de caca. C’est le crie de la victime qui a provoqué l’attention des citoyens, selon commissaire Marie Gomez, directrice générale adjointe de l’OPROGEM.
« Il a intercepté la petite, l’a amenée derrière la Direction générale d’une agence d’à côté et a abusé d’elle. C’est les cris de la petite qui l’ont conduit chez nous », explique la DGA de l’OPROGEM, avant de signaler qu’elle détient les habits de la victime carrément teinté de caca par le fait du présumé auteur.

Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, Mohamed Camara a eu une langue serpentine. Il dira en premier temps qu’il ne la pas toucher, et après il affirme l’avoir touché.

Dans le rapport médical concernant la victime : « L’ITT( Incapacité Temporaire de Travail) est de 21 jours, mais dans le rapport, il y’a une ‘’hyperémie’’ au niveau de la partie droite de l’œil mais aussi il y’a un œdème au côté de l’œil droit. Le jour que nous l’avons reçu, elle était sous choc », explique la commissaire.

Hommage à Djbril Tamsir NIANE

Hommage à Djibril Tamsir Niane
Les Guinéens ont rendu un dernier hommage au professeur Dibril Tamsir Niane lundi 15 mars 2021 à Conakry

 

 

Cellou Dalein empêché de rallier Abidjan

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG s’est vu interdit de sortir du pays pour la seconde fois.

Alors qu’il devait se rendre à Abidjan ce mardi matin pour assister aux funérailles d’Ahmed Bakayoko Premier ministre ivoirien, le passeport de Cellou Dalein à été bloqué à l’aéroport de Conakry. 

Il l’a annoncé sur son compte Twitter: 

Le président de l’UFDG devrait représenter à ces funérailles l’international Libéral dont il est le vice président.

 

Pêche: des mareyeuses du port artisanal du petit bateau manifeste leur ras-le-bol

Une trentaine de mareyeuses du port artisanal du petit bateau de Conakry ont manifesté leur colère devant le ministère de la pêche, de l’aquaculture et de l’économie numérique. Elles se disent être victimes de « déguerpissement » fait par le gouvernement guinéen. Elles ont battu les pavés dans la matinée de ce mardi 16 mars 2021.

Avec des larmes aux yeux Adama Bangoura alias « Dada », présidente des mareyeuses du petit bateau évoque les raisons de cette colère. « Aujourd’hui, nous sommes déçus, nous sommes rabaissées. Le président de la République nous avait offert des fumoirs. Il avait déboursé de l’argent pour que la pêche aménage nos places. Il y avait des Turques que travaillent là-bas [petit bateau Ndlr]. Mais ceux-ci ne nous ont pas chassés Les Turques ont aménagé un endroit pour nous y installer. Ce matin, il y a 4 pick-up qui sont venu nous déguerpir. Ils nous ont dit que la directrice du port dit de quitter le petit bateau avant midi. C’est pour cette raison que nous sommes venus au ministère. Parce que nous payons aussi des taxes. Nous avons nos permis. Nous n’allons pas insulter. Mais que le ministère appelle le président de République. Nous ne savons plus quoi faire », affirme t- elle en langue soussou.

Et de poursuivre : « ce n’est pas la première fois. L’autre fois il y a eu la descente de 12 pick-up. J’avais été arrêté et conduit à la gendarmerie. Ce jour, ils nous avaient causé de grandes pertes. Et personne n’était venu à notre rescousse. Nous ne savons pas si nos places ont été vendues. Mais tout le monde sait que depuis que la Guinée est la Guinée, le petit bateau est un port artisanal ».

Au même moment où cette dame s’expliquait Adama Bangoura, Hadja Fatou Aribot directrice nationale de l’économie maritime est venue affirmer les raisons de ces dames.

« Nous sommes dans une logique. Quand les Turques ont pris votre première liste, il y avait 47 personnes. Ce sont ces noms que Mohamed Diop avait pris. Alors calmez-vous. C’est cette liste qui a été envoyée au port autonome. Ils ont dit qu’ils allaient vous remettre quelque chose pour que vous soyez tranquille jusqu’à ce que les autorités puissent vous donner un nouveau port à Teminetaye. S’il en est ainsi, quand ils vous prennent si, vous allez là, il y a des femmes du petit bateau qui sont à Teminetaye. Nous le savons parce que nous allons les contrôler à chaque fois, mais il y a d’autres aussi qui étaient derrière l’hôtel nom. Votre liste a augmenté à 180. Les Turques doivent remblayer votre port de Teminetaye. Donc je veux que nous allons discuter », a-t-elle souligné.

Face à cette situation et à des pistes de solutions solution avancés par la directrice maritime, le président ne tarit pas de question et elle dira : « Comment on va se nourrir d’ici que le port de Teminetaye soit remblayé? Comment nous allons payer l’école de nos enfants? Ça fait très longtemps qu’ils nous parlent de remblayer. Mais on ne voit toujours rien », a martelé Adama Bangoura.

Dans la foulée, la présidente des mareyeuses a laissé entendre qu’elles ont finalement accepté de se retrouver en aparté avec des cadres dudit ministère pour trouver un compromis à la situation.

Côte d’Ivoire: un hommage des artistes et de la jeunesse aux funérailles d’Hamed Bakayoko

La Côte d’Ivoire est toujours en deuil après la mort d’Hamed Bakayoko, qui a succombé à un cancer en Allemagne le 10 mars. Ce mercredi, le défunt Premier ministre recevra l’hommage solennel de la nation à la présidence. La suite se déroulera au stade d’Anyama, dans le nord d’Abidjan, avec l’hommage de son parti, le RHDP, et des politiciens qui le souhaitent. Enfin, les artistes et la jeunesse auront l’occasion de saluer la mémoire du populaire « Hambak » jusqu’au lever du jour.

La journée d’hommage national de ce mercredi se veut à l’image d’Hamed Bakayoko. Comme un grand écart entre la solennité due à son rang et la ferveur qu’il suscitait chez les jeunes et chez les artistes en particulier.

Après les cérémonies officielles qui se déroulent le matin au palais présidentiel, les Ivoiriens ont rendez-vous au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, à Anyama. D’abord pour des prises de paroles de ses amis politiques, qu’ils soient de son parti ou non, puis pour une nuit d’hommage musical.

« Pour ce volet artistique, nous avons une soixantaine d’artistes locaux et des artistes venant de l’international. Ce sera l’occasion pour nous de le célébrer pour tout ce qu’il a apporté à la jeunesse », explique Mamadou Touré, ministre de la Jeunesse.

De nombreux artistes présents

Le très populaire Hambak était le parrain, le soutien et l’ami de nombreux artistes qui sont restés proches de lui une fois faites leur renommée et leur fortune. Nombreux sont ceux qui ont tenu à être présents ce mercredi.

« Pour ceux qui ont déjà confirmé leur présence au niveau international, nous avons Koffi Olomidé, Dadju, nous avons Maître Gims, Vegedream, Fally Ipupa, Sidiki Diabaté. Au niveau national, des artistes comme Alpha Blondy, Magic System. Je peux citer Serges Beynaud, Bilé Didier, Zouglou Markers, etc. », ajoute Mamadou Touré.

L’hommage artistique se poursuivra jusqu’à l’aube jeudi. Hamed Bakayoko sera inhumé vendredi à Séguéla « dans la stricte intimité familiale ».

RFI

 

Chine, Japon, Corée, Inde… l’Asie, priorité de la diplomatie américaine

Le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, est au Japon, première étape d’un voyage en Asie avec le ministre de la Défense, Lloyd Austin. Puis, les deux hommes iront en Corée du Sud. Lloyd Austin se rendra ensuite en Inde. Quant à Anthony Blinken, il rencontrera des diplomates chinois en Alaska.

La présidence Trump avait été particulièrement imprévisible envers la région : on se souvient que les Japonais comme les Sud-Coréens se demandaient s’ils allaient continuer à profiter de la protection militaire d’un allié américain qui leur demandait de payer encore plus pour la présence de soldats américains sur leur sol. « Le fait que les États-Unis choisissent l’Asie pour ce premier voyage à l’étranger, c’est fait pour rassurer les alliés », analyse Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique. Les rassurer par rapport à la Chine, car en cette année du centenaire du Parti communiste chinois, il semble que « pour les dirigeants chinois, ça y est, la Chine est une puissance extrêmement forte et elle a les moyens de s’affirmer. S’il n’y a pas des signaux clairs qui dissuadent ou qui font prendre conscience à Pékin du risque qu’il prendrait s’il se lançait dans une aventure militaire, on risque véritablement des dérapages », estime la spécialiste. Qui, pour autant, relève que du côté des alliés des Américains dans la région, les attentes sont quelques peu ambiguës : « Ils veulent des États-Unis très engagés, très fermes sur la Chine. Et de l’autre côté, ils ne veulent pas de conflit commercial, pouvoir faire des affaires, ne pas avoir de tensions qui montent trop ».

Économie et technologie

Cela tombe bien : en plus de mettre à jour la défense militaire face à la Chine, les États-Unis veulent aussi parler économie et technologies lors de ce voyage. Car « aujourd’hui, la « guerre » avec la Chine, si ce n’est pas celle qu’on mène avec un ennemi mais avec un compétiteur stratégique, comme l’administration Biden aime à le rappeler, elle se joue sur le plan technologique », rappelle Maud Quessard, de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire. Les Américains doivent, pour cela, se rapprocher encore plus « des géants de la tech asiatiques, et donc de la Corée du Sud et du Japon », sachant que « quand on parle d’alliance technologique, on ne parle pas forcément de l’État fédéral américain, mais plutôt des grandes entreprises multinationales, capables de créer des alliances parallèles avec ces pays. » Et la chercheuse de souligner que vendredi dernier lors du Quad (le dialogue sur la sécurité entre les dirigeants des États-Unis, du Japon, de l’Australie et de l’Inde), « il a aussi été question de s’entendre pour acheminer les vaccins dans cette région du monde ». Maud Quessard y voit une autre manière « de concurrencer le géant chinois en créant de nouveaux types d’alliances », ici pour faire face à la crise sanitaire.

Droits de l’homme et économie

Jeudi, Anthony Blinken a déjà prévu une discussion « franche » avec les diplomates chinois sur les droits humains (la situation à Hong Kong, celle des Ouïghours, etc.), et sur la circulation dans un « espace Indo-Pacifique libre et ouvert ». Mais avec les États-Unis, la Chine voudrait, elle aussi, parler économie et hautes technologies. Pékin demande ainsi à Washington de revenir sur les mesures prises par Donald Trump « qui gênent énormément Pékin en matière commerciale, mais également en matière de transfert de technologies », explique Valérie Niquet, parce que « cela a mis en évidence que, derrière le discours sur la superpuissance de l’innovation, la Chine était encore aujourd’hui extrêmement dépendante technologiquement de ses partenaires extérieurs, et en particulier de la puissance américaine ». Mais ce retour en arrière n’arrivera pas, estime la chercheuse. D’ailleurs, pour les États-Unis, cette rencontre est une prise de contact, Washington insiste sur le fait qu’elle n’est « pas si importante que cela ».

Avoir les moyens de ses ambitions

Pour autant, cette volonté des Etats- Unis de faire face à la chine avec une présence militaire et économique en Asie a un coût. Et les États-Unis sont plutôt mal en point, voire « exsangues », selon Maud Quessard, du fait de la crise économique qui les frappe, liée aussi à la pandémie, et d’investissements militaires dans d’autres régions du monde. Il va donc falloir « être intelligents dans le jeu d’alliances », estime la chercheuse, qui remarque que « l’atout, peut-être, de l’administration démocrate, c’est d’avoir, contrairement à l’administration Trump, un certain nombre d’hommes et de femmes d’expérience qui ont déjà été à la manœuvre dans bon nombre de négociations, que ce soit dans le volet sécuritaire ou militaire, ou le volet économique. »

Avec RFI

Quel titre donnerez-vous au livre du Général Baffoé Camara ?

Le directeur général de la police, a annoncé lors de la dédicace du livre ‘’le management opérationnel  » du commissaire divisionnaire de la police Hassane Keita se préparer pour la mise en œuvre de son ouvrage.

Avant sa prise de parole à cette cérémonie, le ministre de la sécurité et de la protection civile avait lui aussi affirmé qu’il va très prochainement mettre à l’écriture, mais il dira ceci : « quand Baffé aura écrit son livre, je vais écrire le mien (…) ».

« Je voudrais profiter de cette occasion pour dire que bientôt je vais emboiter les pas de mon grand frère Keita avec la baraka de Diabaté qui est mon conseiller. je voudrais sincèrement remercier le commissaire divisionnaire Hassane Keita pour l’initiative qu’il a prise pour écrire ce livre (…). Je vous promets que je m’arrangerai à écrire avec les spécialistes. Prochainement ça serait mon tour », a fait savoir Général Baffoé Camara sur ton provocateur.

Le leader de l’UFGD ne s’avoue pas vaincu

Le président de l’UFDG a réitéré sa fermeté dans la lutte pour la défense de sa victoire. Cellou Dallein Diallo l’a fait savoir ce lundi 15 mars 2021 en remerciant les coordinations et les fédérations de son parti.

Le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée estime être plus fort que jamais dans la défense de ses droits.

« Je tiens à féliciter et à remercier chaleureusement les Coordinations et les Fédérations UFDG d’Europe, d’Afrique et d’Amérique pour les messages de soutien qu’elles ont adressés à la Direction Nationale. Chacune des trois coordinations régionales a, au nom des militants et responsables de sa zone géographique, exprimé sa totale solidarité avec les détenus de l’ANAD, de l’UFDG et du FNDC et a renouvelé ses engagements à continuer la lutte pour l’avènement dans notre pays d’une société démocratique et respectueuse des droits humains et des libertés fondamentales. Je tiens à les rassurer qu’à cet égard, la DN de l’UFDG ne fléchira pas et le Parti continuera à faire preuve de fermeté dans la lutte pour la défense de sa victoire et pour la reconquête de tous ses droits et libertés », affirme Cellou Dallein Diallo.

L’opposant russe Alexeï Navalny dit être détenu dans un «camp de concentration»

Cela faisait plusieurs jours que ses proches se demandaient où se trouvait Alexeï Navalny, après sa condamnation en février à deux ans et demi de prison. Par le biais de ses avocats, l’opposant a fait savoir qu’il se trouve dans une colonie pénitentiaire située à une centaine de kilomètres de Moscou. La colonie IK-2, réputée pour être l’une des plus dures de Russie.

Le message publié sur les réseaux sociaux est accompagné d’une photo non datée d’Alexei Navalny, le crâne rasé, le regard perdu dans le vide : une photo prémonitoire du sort réservé à l’opposant le plus célèbre de Russie.

Dans le message, Alexei Navalny confirme qu’il se trouve dans la colonie pénitentiaire IK-2 située dans la région de Vladimir. « Le système carcéral russe continue de me surprendre, ironise Alexeï Navalny, je ne pensais pas qu’on pouvait construire un camp de concentration à 100 kilomètres de Moscou. »

L’opposant décrit un univers carcéral très dur, sans violence physique, mais avec une pression de tous les instants : « Il y a des caméras partout, écrit-il, et le moindre écart donne lieu à un rapport. »

Dans ce premier message envoyé par le biais de ses avocats, Alexeï Navalny se veut cependant le plus rassurant possible. « La nuit, on me réveille toutes les heures pour me prendre en photo, écrit-il. Je me rendors en pensant qu’il y a des gens qui ne m’oublient pas et je trouve ça formidable », conclut l’opposant sur un ton qui se veut ironique.

La colonie IK-2, réputée pour être l’une des plus dures de Russie 

À Moscou, notre correspondant Daniel Vallot a recueilli le témoignage d’un ancien détenu, qui lui a décrit « l’enfer carcéral » où Alexeï Navalny se retrouve plongé à son tour.

Une clôture de tôle surmontée de barbelés entoure les baraquements où sont logés les détenus. La colonie IK-2 est située à la périphérie de Pokrov, à une centaine de kilomètres au nord-est de Moscou. Condamné à plusieurs années de prison pour avoir participé à des manifestations non autorisées, Konstantin Kotov en est sorti il y a quelques mois seulement. « Les conditions y sont très dures. 60 personnes dans la même baraque, et seulement 2 mètres carrés pour toi, avec juste la place pour ton lit. Mais le plus difficile c’est l’isolement. Ils demandent aux autres détenus de ne pas te parler. Ils t’enferment dans le silence. »

Konstantin Kotov n’a pas subi de violences physique durant sa détention. Mais une pression psychologique particulièrement intense. Une surveillance de tous les instants, des humiliations incessantes, et un isolement qui peut conduire à la folie, selon l’avocat Pyotr Kuryanov, de la Fondation russe pour la défense des détenus : « J’espérais qu’ils mettraient Navalny dans une colonie « normale », si l’on peut dire. Mais là où il se trouve c’est l’enfer… Là-bas l’objectifs c’est de « casser » le détenu. De casser sa personnalité, pour qu’il renonce à toutes ses activités une fois libéré… »

Konstantin Kotov, lui, recommence peu à peu à militer, mais il se dit profondément marqué par ce qu’il a vécu : « Je pense que cela va rester longtemps avec moi. Je fais des efforts, mais j’ai encore de l’angoisse, de la peur… Je ne peux pas m’empêcher de penser que je peux me retrouver de nouveau là-bas. »

Mais Konstantin Kotov espère qu’Alexeï Navalny ne sortira pas brisé de sa détention.  « En revenant en Russie il a déjà montré que c’était un homme très courageux… Suffisamment, nous-dit-il, pour affronter cette nouvelle épreuve ».

RFI

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