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Trente ans après la guerre civile, le Sierra Leone panse encore ses plaies

La Sierra Leone commémore ce mardi le 30e anniversaire de la guerre civile qui a éclaté le 23 mars 1991. Une date douloureuse pour ce pays qui a vu disparaître 120 000 personnes dans un conflit déclenché par les rebelles du RUF, le Front révolutionnaire uni. Trente ans après, des femmes, des hommes et des enfants, victimes des affrontements entre factions armées et forces gouvernementales, témoignent de cette période et de leur vie brisée, difficile à reconstruire.

Dans le village de Bomaru, à l’est du pays, Vandy Gbosso Kallon, chef traditionnel, se souvient encore du jour où la guerre a commencé. C’était le 23 mars 1991. « Les rebelles ont brûlé toutes nos maisons ont tout pillé et m’ont torturé. Nous avons beaucoup souffert. C’est seulement notre foi qui nous a permis de tenir. »

Les affrontements entre rebelles du Front révolutionnaire uni, et forces gouvernementales ont entraîné le déplacement d’habitants et l’enrôlement d’enfants soldats, par milliers.

Kumba Pessima, une mère endeuillée, témoigne. « Mes deux fils de 7 et 17 ans ont été capturés par les rebelles du RUF… Encore aujourd’hui, je suis toujours sans nouvelles d’eux ».

En ville, où la guerre a gagné la capitale Freetown le 6 janvier 1999, Mohamed Sargo Saccoh, enseignant, raconte aussi une séparation. « Nous étions dans la ville de Bo lorsque la guerre a éclaté. Ma mère s’était rendue à Kono pour visiter mon oncle, puis la guerre l’a rattrapée. Elle a dû fuir en Guinée à pied. Elle y est restée dix ans et est rentrée récemment. Elle a trouvé son plus jeune fils grandi. »

Ces familles éclatées par le conflit et qui se sont perdus de vue, ont dû réapprendre à vivre ensemble. Une chance que néanmoins beaucoup n’ont pas eue.

Et alors que la paix est revenue depuis 2002, certains Sierra-Léonais craignent que les facteurs qui ont provoqué le conflit soient encore d’actualité.

Lorsque la Commission vérité et réconciliation a terminé son rapport en 2004, elle a listé certaines des causes de la guerre : la corruption, l’injustice, l’absence de droits de l’homme dans les communautés, la pauvreté et un très faible niveau d’éducation, voire aucune éducation dans certains cas, mais aussi le fait qu’il n’y avait pas de bonne répartition des ressources naturelles. J’ai donc demandé aux femmes ici, si, après la guerre, ces causes avaient disparu ? Elles m’ont répondu, « non, non, non, … en fait elles sont revenues ».

RFI

États-Unis: une fusillade dans un supermarché du Colorado fait 10 morts

Dix personnes au total, dont un policier, ont été tuées dans une fusillade survenue lundi 23 mars dans un supermarché de la ville américaine de Boulder, dans le Colorado, a déclaré la cheffe de la police de la ville.

Les identités des victimes n’ont pas été dévoilées hormis celle du policier abattu, Eric Talley, 51 ans, qui « a été le premier à arriver » au supermarché King Soopers où des coups de feu avaient été signalés. « Il a été mortellement touché par balle », a déclaré la cheffe de la police, Maris Herold, lors d’une conférence de presse, en saluant son « action héroïque ».

Un suspect, blessé lors de l’intervention de la police, a été arrêté, a précisé le procureur. Michael Dougherty a promis « justice » à toutes les victimes, « des gens qui vivaient leur vie, qui faisaient leurs courses et dont les vies ont été tragiquement brisées par le tireur ».

Des images diffusées en direct lors de la vaste opération de police autour du supermarché King Soopers ont montré une personne, un homme blanc seulement vêtu d’un short de sport, en train d’être escorté par des policiers hors du magasin. L’homme avait les mains menottées dans le dos et semblait blessé à la jambe, avec des traces de sang.

La police n’a pas identifié le suspect et n’a apporté aucune précision sur ses motivations ni sur ce qui l’avait amené dans le supermarché. L’enquête s’annonce longue et compliquée et les constatations et relevés sur les lieux de la fusillade vont encore durer plusieurs jours.

Selon des médias américains, l’homme était équipé d’un fusil d’assaut de type AR-15, arme très populaire aux États-Unis et qui a souvent été utilisée par des auteurs de tueries de masse dans le passé.

Comme après chaque tragédie de ce type, le débat sur une plus stricte législation sur les armes est relancé, rapporte notre correspondante à Washington, Anne Corpet. « Le sénat doit et va agir pour tenter de mettre fin à cette épidémie de violence armée », a déclaré Chuck Shumer, le chef de la majorité à la Chambre haute.

La ville de Boulder avait interdit les armes d’assaut et les chargeurs à grande capacité en 2018 à la suite de la fusillade au lycée de Parkland, en Floride. Mais un juge du tribunal de district a décrété, il y a dix jours, que cette décision était inapplicable, car non conforme à la loi du Colorado. Il s’agit de la septième tuerie de masse dans cet État depuis la fusillade du lycée de Colombine en 1999.

RFI

La Justice : Véritable Problème de la Guinée (Par Sekou Koundouno)

Depuis quelque temps, tous les politiciens évoquent la mise en liberté des acteurs de la société civile ainsi que des responsables et militants de l’UFDG- ANAD injustement détenus à la Maison Centrale de Conakry. Pour beaucoup de ces politiciens, la démarche relève plus d’un calcul politique que d’un engagement sincère en faveur de ces détenus. Il y a des acteurs politiques qui font de ce dossier une sorte de fonds de commerce. Si leurs démarches aboutissaient à la libération des détenus- ce qui est peu probable- ces derniers et leurs familles seraient sans doute heureux. Les politiciens pourraient eux-aussi s’en rejouir parce qu’ils pourraient fanfaronner en mettant cela à leur crédit. Mais la grande perdante d’un tel dénouement sera incontestablement la Justice. Elle aura ainsi donné la preuve que, dans ce genre de dossiers, elle ne peut pas agir de manière indépendante. Dans tous les cas, les citoyens savent cela déjà. Ce sera juste une confirmation.

La grande question que l’on se pose aujourd’hui, c’est quand la Guinée aura véritablement une Justice indépendante, une justice au service de tout le monde mais dont personne ne se sert à des fins politiques ou de règlements de comptes politiques. Malheureusement, notre Justice s’est toujours soumise au diktat des dirigeants du moment, qu’ils soient issus d’un coup d’État ou élus. En réalité, le véritable problème de la Guinée est sa Justice. Chaque dirigeant qui arrive au pouvoir en fait ce qu’il veut. Pas un seul magistrat ou un groupe de magistrats n’a levé le petit doigt un seul jour pour dénoncer l’insubordination dans laquelle se trouve l’appareil judiciaire. C’est à croire que les magistrats se plaisent eux-mêmes dans cette dépendance.
Ceux qui disent que le peuple guinéen est peu combatif, à l’opposé de certains autres peuples, lui font un mauvais procès.

Les Guinéens ont toujours fait preuve d’engagement. Mais ils n’ont jamais bénéficié de la protection de sa justice en cas d’abus de la part de l’État. Les violences d’État sont toujours restées impunies. La Justice a une large part de responsabilité dans la situation actuelle de l’État.

Mais le réveil se produira inéluctablement.

Sekou Koundouno responsable des stratégies et planification du FNDC / Membre Balai Citoyen/ Membre AFRIKKI

 

Covid-19: AstraZeneca défend son vaccin malgré les déboires qui s’accumulent

Le laboratoire anglo-suédois a défendu, lundi 22 mars, son vaccin, désormais rejeté par une bonne partie des Européens. Après des essais cliniques menés aux États-Unis, il affirme qu’il est efficace à 80% contre le Covid-19 chez les personnes âgées et n’augmente pas le risque de caillots dans le sang.

Cela fait plusieurs mois maintenant que les résultats de l’essai clinique de phase 3 du vaccin d’AstraZeneca ont été publiés. Mais ils n’avaient pas convaincu la Food and Drug Administration (FDA), l’agence du médicament américaine. Contrairement aux vaccins de Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson, le produit n’est donc pas autorisé aux États-Unis.

Pour cela, la FDA a demandé un complément d’information. Ce sont ces données que le laboratoire vient de rendre publiques par communiqué de presse. On lit que plus de 30 000 volontaires recrutés aux États-Unis, au Pérou et au Chili ont participé à l’essai.

Le vaccin est efficace à 79% pour prévenir le Covid-19 symptomatique dans la population générale et à 100% pour empêcher les formes sévères de la maladie et l’hospitalisation, a affirmé le laboratoire.

Il est efficace à 80% chez les personnes âgées et n’augmente pas le risque de caillots sanguins, selon le laboratoire, alors que plusieurs pays ont renoncé à le prescrire aux plus âgés en raison d’un manque de données sur les seniors lors des précédents essais. Ce mois-ci, plusieurs États ont suspendu son utilisation par crainte qu’il ne provoque des caillots, parfois mortels.

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On attend désormais la publication de toutes les données. Elles vont être soumises à un journal scientifique à comité de lecture ainsi qu’à la FDA. AstraZeneca entend ainsi demander son autorisation dans les semaines qui viennent.

Vaccin perçu comme « dangereux »

Ce plaidoyer suffira-t-il à rétablir la confiance ? Le vaccin AstraZeneca est perçu comme plus dangereux que sûr en Allemagne, en France, en Espagne et en Italie, selon une étude d’opinion réalisée entre les 12 et 18 mars. Jeudi 18 mars, l’Agence européenne des médicaments (EMA) l’a pourtant jugé « sûr et efficace ». Dans la foulée, l’utilisation du vaccin a repris dans plusieurs pays. Mais l’impact sur l’opinion publique s’est fait sentir, souligne l’institut YouGov : « Non seulement nous avons constaté une augmentation considérable du nombre de personnes qui le jugent dangereux au cours des deux dernières semaines en Europe, mais le vaccin AstraZeneca continue d’être considéré comme nettement moins sûr que ceux de Pfizer et Moderna. »

Avec les campagnes de vaccination, les Européens pourraient atteindre l’immunité collective en juillet, a laissé entrevoir ce dimanche 21 mars le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton. « C’est la dernière ligne droite, parce que nous savons que pour vaincre cette pandémie, une seule solution : se faire vacciner. Les vaccins arrivent, ils seront là », a martelé le commissaire français. Encore faut-il avoir des stocks suffisants, alors que Britanniques et Européens s’accusent mutuellement de capter les doses produites sur leur territoire.

« Contre-productif »

Le ministre de la Défense britannique, Ben Wallace, a prévenu dimanche qu’il serait « contre-productif » de bloquer les exportations d’AstraZeneca, comme l’a menacé la veille la Commission européenne si l’UE ne recevait pas d’abord ses livraisons. « La Commission a son propre contrat avec AstraZeneca. Nous essayons simplement de le faire respecter. Le laboratoire nous a livré moins de 10% des doses prévues pour l’année par le contrat. Il est donc normal que nous demandions que ces doses soient livrées comme prévu aux Européens », a rétorqué dimanche soir une source dans l’entourage de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Ursula von der Leyen a rappelé que le contrat de l’UE avec AstraZeneca prévoyait la livraison de doses produites à la fois sur le territoire de l’UE et au Royaume-Uni. « Or, nous n’avons rien reçu des Britanniques, alors que nous les fournissons. »

Le vaccin AstraZeneca est notamment produit dans deux usines en Belgique et aux Pays-Bas. Deux pays qui ont appelé à la prudence sur un durcissement des exportations alors que d’autres États européens, comme la France, le soutiennent.

Le recours à ce vaccin est crucial au moment où s’accélère la troisième vague de la pandémie de Covid-19, notamment en Europe, où l’Allemagne envisage de nouvelles restrictions. Le gouvernement de Berlin doit prolonger, voire durcir les restrictions face à une troisième vague toujours plus virulente, au risque de nourrir la grogne déjà croissante dans l’opinion.

 

Birmanie: l’UE sanctionne la junte pour la répression sanglante des manifestants

Les 27 ministres des Affaires étrangères, réunis physiquement réunis à Bruxelles ce lundi 22 mars, ont mis à exécution leur menace de sanctionner les responsables birmans de ce qu’ils qualifient désormais officiellement de coup d’État en Birmanie. Ils pointent également du doigt la répression meurtrière des opposants qui se poursuit aujourd’hui, tandis que les Birmans continuent de manifester dans tout le pays.

Le chef de la junte militaire, le général Min Aung Hlaing, commandant en chef des forces armées birmanes, figure au premier rang de la liste des personnes frappées de sanctions, depuis ce lundi, par l’Union européenne.

Au total, dix militaires, parmi les plus hauts gradés de l’armée, se retrouvent désormais sanctionnés, dont l’adjoint de Min Aung Hlaing, Soe Win. La onzième personne sur cette liste est Thein Soe, le nouveau président de la Commission électorale, qui a annulé les élections de 2020.

L’UE les frappe des sanctions classiques : à savoir, l’interdiction de pénétrer sur le territoire européen ou d’y passer en transit. Ces onze responsables birmans voient aussi gelés leurs avoirs éventuellement détenus en Europe. En outre, il est désormais interdit à toute personne ou entité européenne de leur fournir des fonds.

Une réponse ferme, selon l’UE, à la répression brutale de la junte contre des manifestants pacifiques. Les violences atteignent un niveau « absolument inacceptable », a estimé le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

Au total, 25 Birmans sanctionnés par l’UE

Les Européens soulignent que ces sanctions portent au total à 25, le nombre de Birmans sanctionnés nommément, en comptant les responsables des des atrocités commises contre les Rohingyas.

Ceci s’ajoute aussi à l’embargo sur les armes et les équipements de surveillance des communications toujours en place et à la suspension de toutes les aides financières destinées au gouvernement birman.

Le bilan des victimes s’alourdit

Depuis le coup d’État du 1er février qui a renversé la dirigeante civile Aung San Suu Kyi, plus de 2 600 personnes ont été arrêtées et quelque 250 tuées, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP). Le bilan des victimes pourrait être plus lourd, souligne cette organisation locale de défense des droits de l’homme.

En Birmanie, les connexions internet mobiles sont coupées ainsi que plusieurs réseaux wifi et seuls les journaux d’État sont actuellement disponibles. Les médias locaux indépendants, dont Mizzima, ont vu leurs licences révoquées.

Les opposants au coup d’État ont décidé de manifester de jour, mais aussi de nuit, nouveau défi à la répression.

Des manifestations au petit matin  

À Mandalay, dans le centre du pays, capitale culturelle et deuxième ville du pays, des manifestants, dont des enseignants, ont comme la veille défilé en nombre avant l’aube ce lundi, avec pour certains des pancartes appelant l’ONU à intervenir.

Huit personnes ont été tuées dimanche et une cinquantaine de personnes blessées dans cette ville, a indiqué à l’AFP une source médicale.

Des tirs d’armes automatiques ont pu être entendus dans un quartier jusque vers 23h (heure locale). « Les gens étaient complètement effrayés et se sont sentis dans l’insécurité toute la nuit », a expliqué un médecin par téléphone à l’AFP.

Pour s’élever contre la brutalité de la répression, un groupe de médecins de Mandalay a organisé une « manifestation de pancartes » alignées dans la rue comme autant de manifestants virtuels, a rapporté le média indépendant Voice of Myanmar. Des moines ont tenu une manifestation similaire.

À Rangoun, capitale économique et principale ville du pays, des manifestations se sont également déroulées tôt lundi dans certains quartiers. Des automobilistes klaxonnaient en signe de soutien.

Les Birmans réclament une intervention de l’ONU

À Hlaing, banlieue de Rangoun, des habitants ont lancé de centaines de ballons rouges munis d’affiches réclamant une intervention de l’ONU, selon des médias locaux.

La situation reste très tendue à Rangoun où deux des cinq millions d’habitants sont soumis à la loi martiale. À Monywa, des centaines de personnes ont manifesté lundi au lendemain de la mort d’un manifestant, selon des médias locaux.

Les condamnations internationales s’enchaînent, laissant jusqu’à présent les généraux de marbre. Avant les sanctions décidées par l’UE, les États-Unis et la Grande-Bretagne avaient pris des mesures punitives.

L’Indonésie et la Malaisie demandent une réunion d’urgence de l’Asean

Les voisins de la Birmanie élèvent aussi la voix au sein de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), à laquelle appartient la Birmanie et qui n’interfère habituellement pas dans les affaires d’un État membre.

L’Indonésie et la Malaisie ont appelé à une réunion d’urgence des dix pays de l’Asean pour discuter de la crise birmane. Le ministre des Affaires étrangères de Singapour, Vivian Balakrishnan, entame lundi à Bruneï, qui préside cette année l’ASEAN, une tournée qui le conduira aussi en Malaisie et en Indonésie.

RFI

« Le Premier ministre n’arrive plus à rassurer les consommateurs… », N’Bany Sidibé

Le président de l’union pour la défense des consommateurs de Guinée a réagi ce lundi suite à la récente déclaration du Premier ministre. Une déclaration dans laquelle docteur Ibrahima Kassory avait annoncé que les jours à venir seront difficiles.

N’Bany Sidibé ce matin chez nos confrères de la radio Nostalgie Guinée, exprimé sa déception face cette sortie du Premier ministre sur la situation économique de la Guinée. Pour lui « c’est une communication qui ne rassure pas les consommateurs guinéens ».

« Le Premier ministre n’arrive plus à rassurer les consommateurs, lorsque vous les promettez la souffrance, c’est extrêmement grave. Parce qu’on ne peut dire que les jours à venir vont être difficile, donc c’est la communication qui ne rassure pas les consommateurs et entraine la déception au niveau du consommateur. Ce que nous demandons au Premier ministre maintenant c’est de se battre vers la réglementation des prix. Aujourd’hui nous sommes devant une cherté extrême des prix, parce que les prix ne font qu’augmenter », a-t-il fait savoir.

Aujourd’hui les guinéens sont confrontés à une hausse vertigineuse des prix sur le marché. Mais pour le président de l’union pour la défense des consommateurs, ce fait s’explique par l’incapacité du ministère du commerce à jouer son rôle.

Il dira : « quand vous parcourez l’organigramme du ministère du commerce, vous allez dire qu’Il y a un lobi qui refuse de se battre pour l’application des lois. Le ministre du commerce est pris en otage par un clan et le président doit faire pour lutter contre cela. Si vous voyez aujourd’hui que les consommateurs souffrent, c’est parce que le ministère du commerce, ne joue pas son rôle ».

Face à la cherté des prix sur le marché, l’union pour la défense des consommateurs n’exclut pas une marche blanche dans les jours prochains, a précisé son président.

La détention des leaders politiques « ce n’est pas une bonne image pour la Guinée… », Dansa Kourouma

Le président du Conseil National de la Société Civile Guinéenne s’est exprimé ce lundi 22 mars 2021 sur la détention des leaders politiques depuis la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre dernier. Ces détenus sont incarcérés à la maison centrale de Conakry et jusque-là, la justice guinéenne ne s’est pas exprimé sur leurs sorts. Selon Dansa Kourouma cet « acte n’est pas un bon indicateur pour la Guinée ».

Il ( Dansa Kourouma Ndlr) a ensuite indiqué que sa structure a adressé une correspondance aux autorités pour une liberté conditionnelle pour ces détenus. « Ce n’est pas une bonne pour le pays, ce n’est pas un bon indicateur pour la démocratie qu’il y ait des détenus politiques en prison et qui ne connaissent pas leurs sorts. Je précise que nous avions déjà adressé une correspondance aux autorités leurs demandant une liberté conditionnelle aux détenus qui sont arrêtés pour des faits politiques et d’accélérer la procédure pour des détenus qui sont arrêtés pour des infractions, comme des coups et blessures volontaires, des cas homicides ou des détentions illégales d’armes de guerre. Il faudrait que la justice se dépêche, parce que chaque jour passé en prison sans jugement pour une personne qui n’est une menace pour la société est une accumulation de frustration, est une accumulation des droits de la personne. Tous les êtres humains ont droit à la liberté ».

« Privé quelqu’un de sa liberté sans jugement, sans qu’il ne soit situé sur le tort qu’il a commis sur autrui ou à la société. Je pense que c’est une violation des droits de l’homme, c’est pourquoi je demande au président de la République de gracier les détenus qui sont condamnés et qui commis des infractions en tenant compte de leur position politique », a-t- il lancé.

Trophée du Mois : Diallo Mouctar Gakou du Hafia sacré meilleur joueur

Deux sites d’informations Guinéefoot.infos et Sportguinee.com on procédé samedi 20 mars 2021 à la remise du trophée du mois de février en ligue 1 guinéen. L’ancien sociétaire du SOAR Diallo Mouctar Gakou est sacré meilleur joueur du mois de février.

Cette distinction est devenue une tradition pour encourager les talents qui évoluent au sein du championnat national ligue. Mouctar Gakou Diallo le nouvel recru du Hafia FC a réussi à se démarquer parmi les 9 joueurs nominés. Selon les membres du jury les statistiques parlent en sa faveur. Pendant le mois de février il à réussi à inscrire trois buts avec son désormais ancien club le SOAR.

Mouctar Gakou Diallo n’a pas caché sa satisfaction en vers de ses anciens coéquipiers et compte aller très loin. «Aujourd’hui est un moment inoubliable pour moi .C’est le début d’une longue histoire qui commence pour moi. Si je suis là, c’est le résultat d’un travail acharné. Je vais continuer de travailler pour progresser. Je remercie mes coéquipiers du SOAR Académie qui mon aidé. Je suis bien accueilli au Hafia j’espère que je vais aider ce club à gagner des titres et moi aussi atteindre mes objectifs dans le future.»

Mouctar Gakou Diallo s’ajoute dans la liste des joueurs qui ont remportés ce trophée. Elhaj Abdouramane Bah de CI KAMSAR, Ibrahima Kalil Touré de Wakriya AC et Jean Mousté le capitaine du Hafia FC. L’attaquant du Horoya AC remporte la première médaille un trophée donné par les votes du public dans la plateforme de deux sites d’informations.

Ibrahima Fatimatou BAH

Interdiction de voyage de Cellou Dallein Diallo : les avocats du parti s’active

Les avocats de l’union des forces démocratiques de Guinée continuent à dénoncer les agissements du régime Condé contre le leader Cellou Dalein Diallo.

Ils ont entamé des démarches pour récupérer le passeport de Cellou Dallein Diallo, bloqué le lundi dernier alors qu’il se rendait à Abidjan pour les obsèques de l’ancien premier Hamed Bakayoko. Ce vendredi 19 mars 2021, maitre Bea nous a fait savoir que cette interdiction est irrégulière et viole l’article 15 de la constitution. Joint au téléphone par notre rédaction, maitre Béa précise : « Nous avions commis un huissier de justice qui est sur le terrain pour récupérer le passeport, qui est une propriété privée. Ensuite nous avions adressé une correspondance à monsieur le procureur de la République après le tribunal de première instance de Mafanco, lui demandant de concéder à la main levée sur la mesure d’interdiction qui n’a jamais été notifiée à notre client et qui a été prise depuis décembre 2020. Donc cette interdiction est autant irrégulière à la forme qu’au fond. Elle est attentatoire à la liberté, elle viole l’article 15 de la constitution. Nous pensons qu’au final cette démarche va aboutir».

 

RDC: le Premier ministre s’explique sur le gouvernement qui se fait attendre

Pourquoi est-ce si long ? Qu’est ce qui bloque ? La République démocratique du Congo est toujours dans l’attente d’un nouveau gouvernement depuis un mois. Sa publication reste désormais suspendue à l’arbitrage du président Félix Tshisekedi. Le chef de l’État a échangé, ce jeudi 18 mars, avec son Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde à l’occasion d’une nouvelle séance d’arbitrages. Au sortir de l’audience, le chef du gouvernement a appelé à la patience : « Ne confondez pas urgence et précipitation ».

Je voudrais ramener tout le monde à la sérénité. Nous avons rencontré tous ces regroupements, nous avons donné les conditions pour participer au gouvernement, nous avons reçu les propositions… Après cela, bien sûr, place à ces échanges, pour pouvoir arriver à ce gouvernement, non seulement inclusif, et quand on parle d’inclusivité, cela veut dire qu’on parle de géopolitique, on parle de la participation de toutes les forces politiques. Mais on a aussi évoqué d’autres critères. C’était de dire que nous avons voulu voir participer la société civile, que nous puissions avoir un certain taux, en termes de participation féminine et de la jeunesse. Quand vous prenez tous ces éléments mis ensemble, vous comprenez que cela demande que l’on puisse faire un travail méticuleux. C’est vrai que nous comprenons l’urgence de la sortie du gouvernement, mais il ne faudrait pas confondre urgence et précipitation.

RFI

Guerre des mots entre Chine et États-Unis pour le premier face-à-face de l’ère Biden

C’était le premier tête-à-tête de l’ère Biden entre la Chine et les États-Unis. Une rencontre tendue entre le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, et son homologue chinois, Yang Jiechi, dans la ville d’Anchorage. Ce jeudi 18 mars, dès l’ouverture de ce sommet de deux jours en Alaska, Pékin et Washington ont publiquement étalé leurs profonds désaccords.

La ville d’Anchorage avec ses températures polaires, tournée vers le Pacifique, a été choisie comme un terrain plus neutre que Washington ou Pékin pour ce séminaire sur deux jours. Mais d’emblée, les discussions commencent mal : c’est une joute verbale face caméra entre deux superpuissances.

Le chef de la diplomatie américaine évoque d’abord ses « profondes inquiétudes » sur le sort des musulmans ouighours dans Xiniang, que Washington qualifie de « génocide ». Sans plus de pincettes, Anthony Blinken enchaîne tous les sujets qui fâchent : Hong Kong, Taïwan et les cyberattaques aux Etats-Unis. « Chacun de ces actes menace l’ordre fondé sur des règles qui garantit la stabilité mondiale », accuse le secrétaire d’État.

Réponse cinglante de Yang Jiechi, conseiller d’État chargé des affaires étrangères : « La Chine est fermement opposée aux ingérences américaines dans les affaires intérieures de la Chine. Nous prendrons des mesures fermes en représailles », prévient-il.

Pékin dénonce les dernières sanctions américaines 

Pour le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie, Washington n’a pas de leçon à donner à Pékin en matière de droits de l’homme ou de démocratie. Les États-Unis feraient mieux de s’occuper de leurs propres problèmes de racisme, estime Yang Jiechi, en citant l’exemple du mouvement Black Live Matter.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a également dénoncé les dernières sanctions américaines, annoncées à la veille de cette réunion, contre la reprise en main de Hong Kong par Pékin. « Ce n’est pas comme cela que l’on accueille ses invités », a-t-il protesté.

Autre scène étonnante : quand les médias sont invités à quitter la pièce, la délégation chinoise ironise sur la liberté de la presse aux États-Unis. D’un geste de la main, Anthony Blinken rappelle alors les journalistes avant de répondre aux diplomates chinois. Les États-Unis, dit-il, « n’ignorent pas leurs problèmes, ils n’essaient pas de faire comme s’ils n’existaient pas ou de les cacher sous le tapis ».

Coopérer face aux défis communs malgré les tensions 

Le rendez-vous d’Anchorage intervient au retour d’une visite d’Antony Blinken au Japon et en Corée du Sud, deux alliés clés. Le secrétaire d’État avait mis en garde la Chine contre toute tentative de « coercition » et de « déstabilisation » de la région.

L’équipe Biden, qui reprochait à l’administration Trump son isolement sur la scène mondiale et une diplomatie à la fois véhémente et brouillonne, assure vouloir être plus méthodique pour « coopérer » face aux défis communs comme le réchauffement climatique. Et surtout pour remporter la compétition stratégique avec la Chine, érigée en « plus grand défi géopolitique du XXIe siècle ».

Le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, a ainsi assuré que les États-Unis ne voulaient pas d’un « conflit » avec la Chine, mais étaient « ouverts à une compétition rude ».

Finalement, Yang Jiechi a invité les États-Unis à abandonner leur mentalité de guerre froide. Ces discussions entre chefs de la diplomatie chinoise et américaine en Alaska sont prévues pour durer deux jours.

RFI

Elie Kamano met de la javel sur ces propos à l’égard de Cellou Dallein Diallo

L’artiste Élie Kamano reggaeman avait dans un poste sa page Facebook, critiqué le leader de l’UFDG qui avait été empeché de voyager à l’aéroport. Ce mercredi dans l’émission Africa 2015 de la radio nostalgie Guinée, il (Élie Kamano Ndlr) s’est justifié par rapport à sa publication. Il s’est en première ligne prononcé sur les faits.

« Aucune assignation ne lui a été faite jusqu’à hier à ce que je sache. Je ne pense pas que si Cellou savait qu’il lui était interdit de voyager, il allait oser quitter le pays comme cela au risque de se faire humilier.  Mais jusqu’à hier, rien ne lui avait été notifié qu’il ne devrait pas quitter le pays, voilà ce qui m’a énervé, car étant dans un pays de droit ou qui se dit Etat de droit, qu’on interdise à un citoyen, même pas à un leader de politique de voyager surtout qu’il avait gravi les formalités et qu’on lui demande de descendre de l’avion parce qu’il est  tout simplement Cellou Dalein Diallo sans lui notifier aucune assignation en justice, à sa place j’aurais laissé ma vie c’est clair », explique-t-il.

Et poursuivre : «  Ce que j’ai dit je ne l’ai pas dit contre Cellou. Peut-être la partie où j’ai dit que Cellou n’est pas un politicien.  Mettez-vous un peu dans la peau si c’était Elie Kamano qui était dans l’avion et qui avait refusé de descendre.  Imaginez les conséquences qui allaient découler parce que son droit et sa liberté avaient été confisqués.  Ce que je voudrais dire aux uns et aux autres aucun leader politique ou président ne peut accéder au pouvoir sans passer par ses étapes. Sous Lansana Conté, on a vu ici la façon dont  Alpha Condé été arrêté, menotté , humilié et habillé.  Cellou lui est accusé de quoi ? ».

Sénégal: l’accusatrice d’Ousmane Sonko sort de son silence et maintient ses déclarations

Adji Sarr, qui accuse Ousmane Sonko de viol, s’est exprimée ce mercredi soir 17 mars devant quelques médias sélectionnés. La jeune femme, qui travaillait dans un salon de massage de Dakar, affirme publiquement que l’opposant sénégalais l’aurait contrainte à des rapports sexuels répétés. Ousmane Sonko a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire dans cette procédure. Une affaire qui a été le déclencheur de manifestations violentes dans le pays. Dans sa déclaration, la plaignante nie la thèse du complot.

Elle était restée silencieuse depuis sa plainte contre Ousmane Sonko déposée à la gendarmerie début février. Dans cette longue déclaration en wolof, Adji Sarr réitère ses accusations de « viol avec menaces » contre l’opposant. Elle raconte en détail ses visites au salon de massage.

« S’il n’a jamais eu aucun de rapport sexuel avec moi, il n’a qu’à jurer sur le Saint Coran », dit-elle. Si c’est le cas, la jeune femme se dit prête à retirer sa plainte. Ousmane Sonko avait reconnu avoir fréquenté ce salon de massage « pour des problèmes de dos », mais dénonce un complot pour freiner ses ambitions politiques.

« Dire la vérité enfin »

Selon Me El Hadj Diouf, l’un des avocats de la plaignante, il était temps pour elle de donner sa version des faits : « Comme Sonko a fait plusieurs points de presse pour parler de l’affaire, elle sort pour répondre. Avec tout ce qui s’est dit, si bien à l’Assemblée nationale, au niveau des partis politiques qui ont soutenu Sonko, sans savoir ce qui se passe réellement, c’est elle qui attendait que tous ces mensonges passent pour venir dire la vérité enfin. »

Une déclaration organisée discrètement, « pour des raisons de sécurité », explique Me El Hadj Diouf. Son autre avocat, Me Abdou Dialy Kane, souligne simplement que l’instruction est en cours. Aucune date n’a été annoncée pour de nouvelles convocations dans cette affaire.

RFI

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