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La Guinée perd à Namibie

La Namibie a battu l’équipe guinéenne ce dimanche à Windhocek lors de la dernière journée des éliminatoires de l CAN 2022. Les poulains de Didier Six ont perdu sur le score de 2-1. Après cette rencontre le Mali devient officiellement le premier du groupe avec 13 points et le syli occupe la seconde place avec 11 points.

La formation guinéenne a ouvert la marque à la 17e par Mamadou Kané. L’équipe namibienne égalise dans les arrêts de jeu de la première explication par Peter Shalulile.

Après la pause, Shalulile va inscrire le deuxième but namibien. Le sélectionneur guinéen tentera de revenir au score en effectuant des multiples changements, mais en vain.

La Namibie après cette victoire termine troisième du groupe.

Guinéens restons débout et mobilisés

Au cours d’une émission radio, Albert Damantang Camara a déclaré que le Président de l’UFDG et son épouse seraient interdits de voyager et que c’est pour cette raison que son passeport est confisqué.

Cette déclaration démontre que le pouvoir devient de plus en plus arrogant, insolent et méprisant. Cela démontre aussi que les Guinéens ont intérêt à ne pas baisser les bras et qu’ils doivent mener le combat jusqu’au bout pour l’instauration d’un véritable État de droit.

Si un membre zélé du régime liberticide de Alpha Condé peut se permettre de déclarer qu’un citoyen ne peut pas voyager, c’est parce qu’il est convaincu que le régime est devenu si fort et si puissant qu’il peut décider d’empêcher l’exercice d’un droit sans aucune réaction ou contestation. Il y a quelques mois, Alpha Condé et son clan n’auraient jamais osé s’en prendre à un leader de la contestation de la prise en otage du pays et de ses institutions. Ce n’est pas pour rien qu’il s’emploie aujourd’hui, en s’appuyant sur sa justice et des assassins à sa solde comme Damantang, à tuer toute contestation dans le pays. Il veut avoir les mains libres pour faire des Guinéens ce que bon lui semble. En s’attaquant à un leader de cette envergure, il veut envoyer une sorte de message aux Guinéens. C’est comme pour leur dire, ” là où les principaux leaders n’ont été épargnés, un citoyen ordinaire n’échappera pas”.

Les Guinéens sont-ils prêts à vivre dans cette situation? Si Alpha Condé s’attaque aux droits et libertés des citoyens, les roitelets installés à l’intérieur du pays et qui se font appeler ” préfets ” feront la même chose dans leurs localités respectives. Un préfet n’a-t-il pas fait emprisonner un boulanger au motif qu’il aurait augmenté illégalement le prix du pain ? Un autre n’a-t-il pas menacé de faire subir le même sort aux bouchers qui hausseront le prix du kilo de viande?. Ainsi, nous nous acheminons dangereusement vers une dictature qui nous fera couler du sang et des larmes. Voilà des raisons qui justifient qu’on ne doit pas démissionner. Alpha Condé a tous les traits d’un dictateur : impulsif, méprisant, arrogant, haineux, cruel.

La seule chance que les Guinéens avaient, c’est qu’en dépit de tous ces vilains traits de caractère, il est poltron. Mais grâce à ses hommes en uniforme qui ont fini par prendre en otage le pays, il n’hésite plus et ne recule devant rien. C’est pourquoi, il humilie des citoyens en faisant détruire leurs habitations en les mettant dans la rue. Tout cela est symptomatique d’un régime extrêmement dur qui se met en place petit à petit.

En ce qui concerne particulièrement Albert Damantang Camara, l’on est en train de faire l’amère expérience qu’être un jeune n’est pas forcément un atout. Cet individu est aujourd’hui le plus sinistre de la Sécurité depuis dix ans. À chacune de ses sorties, on voit en lui le visage hideux de la satrapie. Le mensonge et la manipulation des faits dans les médias constituent sa marque de fabrique. Mais pour que des individus comme Albert Damantang Camara répondent de leurs actes un jour, les Guinéens doivent refuser la résignation de penser qu’ils sont condamnés à jamais à subir l’injustice et la violation de leurs droits.

SEKOU KOUNDOUNO responsable des stratégies et planification du Front national pour la défense de la constitution FNDC / Membre Balai Citoyen / Membre AFRIKKI

Madagascar: l’ancien chef de l’État Didier Ratsiraka est mort à 84 ans

L’ancien chef de l’État malgache Didier Ratsiraka est décédé ce dimanche matin 28 mars à l’âge de 84 ans. L’annonce a été faite sur sa page Facebook. Il avait été président de Madagascar deux fois, de 1975 à 1993, puis de 1997 à 2002. L’officier de marine, surnommé « l’Amiral rouge » pour sa politique socialiste, avait été hospitalisé en début de semaine pour un contrôle de routine.

C’est une figure emblématique de la Grande Ile et du continent africain qui s’est éteint. Didier Ratsiraka, originaire de Vatomandry, sur la côte est du pays, a été à la tête de l’État malgache pendant 21 ans. Officier de marine, il fait son entrée en politique en tant que militaire en 1972, pendant un régime de transition.

À 36 ans, il devient alors ministre des Affaires étrangères et obtient notamment, avec la révision des accords de coopération avec la France, le départ des militaires français et l’évacuation de la base de Diego Suarez, dans l’extrême nord de l’île ou encore la sortie de la zone franc. À cette époque, Didier Ratsiraka est surnommé « le Rusé » par Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » des présidents français.

Trois ans plus tard, il est porté à la tête du pays par un directoire militaire. Il fait adopter par référendum sa qualité de chef d’État, la Charte de la Révolution socialiste (le « Boky Mena » en malgachedans laquelle il établit les principes de la Constitution de la deuxième République.

Avec Didier Ratsiraka, Madagascar s’affirme comme membre du mouvement des non-alignés, pays qui se proclamaient indépendants des blocs de l’Est et de l’Ouest pendant la guerre froide.

Crise post-électorale et exil en France

Durant ses premières années au pouvoir, ce proche de Fidel Castro met en place la malgachisation de l’enseignement et des noms de villes ainsi qu’une politique socialiste. Une politique socialiste qui s’essouffle. En 1991, il accepte la transition libérale réclamée par Albert Zafy qui lui succède à la tête de l’État.

L’Amiral Rouge fait son retour, quatre ans plus tard. À l’issue de son mandat, une crise post-électorale avec son adversaire Marc Ravalomanana le force à s’exiler pendant neuf ans en France, pays dans lequel il a effectué une partie de ses études à partir de 1955, notamment à l’École navale de Brest.

Il rentre définitivement au pays en 2013 pour participer au sommet de la réconciliation nationale initié par le Conseil des Églises chrétiennes de Madagascar.

Depuis son retour et jusqu’à très récemment, Didier Ratsiraka, fondateur du parti Avant-Garde pour la révolution malgache​​ (Arema), restait actif dans la politique malgache. Il était régulièrement invité sur les plateaux de télévision pour livrer ses analyses, notamment sur le dossier des îles Éparses qui oppose la France à Madagascar et dans lequel il a toujours été très engagé.

Marasme économique et social

Questionné sur le marasme économique et social à Madagascar depuis un demi-siècle, Didier Ratsiraka pointait du doigt les changements de régime successifs… et rappelait certaines de ses réalisations, tout en ironisant sur les projets mis en oeuvre par l’actuel chef de l’État malgache…

« S’il y avait [eu] une continuité de l’État, s’il n’y avait pas [eu] de crises successives, de coups d’État, on n’en serait pas là. Je cite deux exemples : On va faire un montage de véhicules. Les Malgaches oublient, ou ne savent même pas, les jeunes en tout cas, qu’on montait déjà les 504 ici, de mon temps. On avait la Karenjy [marque automobile malgache, la seule usine de production de véhicules encore en activité sur l’île]. On vient d’inaugurer une usine de production de médicaments. Mais les jeunes ne savent pas qu’on avait déjà ici une usine de fabrication de tous les génériques dont Madagascar a besoin. Deux exemples parmi tant d’autres. S’il n’y avait pas autant de crises, on n’en serait pas là. Malheureusement, on ne peut pas rembobiner l’Histoire. Il faut faire avec. »

Il y a trois ans, cette figure de la politique malgache s’était d’ailleurs présentée à l’élection présidentielle.

RFI

Indonésie: attentat suicide meurtrier près d’une cathédrale

L’Indonésie et la communauté catholique de nouveau endeuillées après une explosion ce dimanche 28 mars près de la cathédrale de Makassar. Une bombe pourrait en être à l’origine, selon la police indonésienne, qui soupçonne deux personnes aperçues à moto.

Au moins deux morts et une dizaine de blessés, c’est le bilan provisoire que donnent les autorités de l’explosion qui s’est produite vers 10h30, heure locale, ce dimanche. L’attentat a eu lieu alors que la messe des Rameaux venait de s’achever dans la cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus, siège de l’archidiocèse de Makassar, dans le sud de l’île de Célèbes, en Indonésie.

Le porte-parole de la police de la province de Sulawsi du Sud a déclaré que les blessés avaient été emmenés à l’hôpital. La police a également trouvé des morceaux de corps humains, sans pour le moment savoir s’ils appartiennent aux victimes ou aux assaillants.

Selon le prêtre de la cathédrale, un paroissien aurait tenté de contrer un kamikaze, qui cherchait à entrer dans l’église. « Deux personnes circulaient à moto quand l’explosion s’est produite au principal portail de l’église, les assaillants tentaient d’entrer dans le périmètre de l’église », a déclaré le porte-parole de la police nationale Argo Yuwono.

Le président indonésien Joko Widodo a condamné « fortement cet acte terroriste » avant de rapeller que « le terrorisme est un crime contre l’humanité ». « J’appelle tout le monde à se battre contre le terrorisme et le radicalisme, qui sont contraires aux valeurs religieuses », a-t-il conclu.

De son côté, le pape François a dit prier pour toutes les victimes de violence, « en particulier celles de l’attentat de ce matin en Indonésie devant la cathédrale de Makassar ».

Les églises catholiques, cibles des extrémistes

L’histoire se répète. Les églises catholiques ont, par le passé, été la cible d’extrémistes en Indonésie. C’est le pays à majorité musulmane le plus peuplé du monde. En mai 2018, une s érie d’attentats, les plus meurtriers en une décennie, avaient été perpétrés par plusieurs familles. Au total, ces attaques avaient fait 15 victimes et 13 morts chez les assaillants, dont 5 enfants.

Les trois familles radicalisées étaient liées au mouvement radical Jamaah Ansharut Daulah (JAD), soutenu par le groupe État islamique, qui avait revendiqué ces attaques.

RFI

COVID-19 : L’ONG Avocats sans frontières Guinée vole au secours des personnes n’ayant pas les moyens de s’offrir les services d’un avocat

Une ONG dénommée les avocats sans frontières Guinée (ASF Guinée) crée en 2009 par des juristes et avocats guinéens s’est fixé pour objectif, la défense des droits de l’homme.

A cet effet, un projet de documentation des violations des droits de l’homme à Conakry a été lancé ce jeudi 25 mars par cette organisation, le but est de contribuer à la protection et à la promotion des droits de l’homme dans les zones d’exécution à savoir Conakry, Coyah et Dubréka.

Me Faya Gabriel Kamano, avocat à la cour et membre de l’ONG revient sur le contenu dudit projet.

« Nous sommes ici ce matin pour vous tenir informé et rendre public l’exécution d’un projet que notre ONG avocat sans frontières Guinée effectue avec l’accompagnement financier de l’institution OSIWA. Ledit projet est intitulé « Documentation des cas de violations des droits de l’homme dans la zone de Conakry et les communes urbaines de Coyah et Dubreka pendant la pandémie de la Covid-19 ». La mise en œuvre de ce projet consistera à documenter des cas de violations des droits de l’homme puis à l’assistance juridique et judiciaire de certaines victimes desdits cas de violations des droits de l’homme dans la zone d’exécution mentionnée », a-t-il fait savoir, avant de renchérir.

« Le premier objectif spécifique sera de documenter les cas de violations des droits de l’homme dans la zone spéciale de Conakry dans les communes urbaines de coyah et Dub Reka. Le deuxième objectif spécifique sera d’assister juridiquement et judiciairement des victimes de violations des droits de l’homme dans les zones d’exécution et le troisième objectif spécifique sera de mener un plaidoyer au niveau du ministère de la justice », a-t-il affirmé.

Maitre Gabriel Kamano a également souligné que les bénéficiaires de ce projet seront des personnes vulnérables, des personnes démunies victimes de violations des droits de l’homme et n’ayant pas les moyens de s’offrir les services d’un avocat.

Le Brésil dépasse les 300 000 victimes du Covid-19, la population s’indigne

Avec 300 000 victimes du coronavirus et plus de 2 000 décès ces dernières 24 heures, le Brésil vit le pire moment de la crise sanitaire. Un an après le début de la pandémie, le président Jair Bolsonaro a changé de pied mercredi 24 mars et créé un comité pour coordonner la lutte contre le virus. Le même jour, des militants de l’ONG Rio de Paz ont manifesté devant un hôpital de référence dans la lutte de l’épidémie à Rio pour demander plus d’efforts.

Devant l’hôpital Ronaldo Gazolla, trente lits sont étendus au sol. Sur les draps repose une rose et dans les mains des manifestants, un mot décliné en plusieurs langues : « honte ».

« Le monde regarde le Brésil avec peur »

« Aucune nation n’est aussi mal dirigée que le Brésil pendant cette pandémie, déplore Antônio. Le monde regarde le Brésil avec peur, à cause du très mauvais exemple du président de la République. »

Antônio Carlos Costa est le président de l’ONG Rio de Paz (« Rio de paix »), qui appelle à la manifestation mercredi 24 mars. À ses côtés, Márcio do Nascimento porte un t-shirt avec la photo de son fils de 25 ans, Ugo : il est décédé du coronavirus l’année dernière dans cet hôpital.

« C’est très difficile, parce que c’est ici que j’ai vu mon fils pour la dernière fois, explique Márcio, la voix tremblante d’émotion. J’ai dû le reconnaître dans un sac, je n’ai pas pu le serrer dans mes bras, l’embrasser, je n’ai pas pu lui mettre de vêtements… ».

Avancer les vacances scolaires

Aujourd’hui, ce chauffeur de taxi est bénévole pour aider les communautés les plus touchées par le coronavirus.

À partir de vendredi 26 mars, le maire de Rio Eduardo Paes a décidé d’avancer les vacances scolaires afin de freiner les contaminations et seuls les commerces essentiels resteront ouverts pendant les dix prochains jours. Des mesures fermement condamnées par Jair Bolsonaro.

RFI

Libye: Macron reconnaît la «dette» de la France après l’intervention occidentale de 2011

« Nous avons une dette envers la Libye, très claire : une décennie de désordre. » Ces mots d’Emmanuel Macron, adressés aux nouveaux dirigeants libyens mardi 23 mars à l’Élysée, sonnent comme l’aveu d’une erreur : l’intervention de 2011 contre Mouammar Kadhafi, encouragée à l’époque par le président français Nicolas Sarkozy, et qui a eu des répercussions dans le Sahel.

Par une phrase laconique, longue de six secondes, Emmanuel Macron a – pour la première fois – reconnu officiellement la responsabilité de la France dans les désordres qui agitent la Libye et une partie de l’Afrique depuis dix ans.

Les chefs d’État du Sahel se plaignent régulièrement des conséquences de L’intervention des occidentaux contre Mouammar Kadhafi en 2011 : sa chute les a non seulement privés de la manne financière de Tripoli, mais a aussi dispersé des combattants en armes dans toute la région et provoqué « l’arrivée massive de mercenaires de toutes nationalités », comme le dénonçait encore Idriss Déby, le président tchadien, au micro de RFI en août 2020.

Un geste pour reprendre pied en Libye ?

Certains acteurs de la coalition de l’époque avaient déjà fait leur mea culpa. L’ex-président américain Barack Obama jugeait même que l’intervention en Libye, à l’appel de Nicolas Sarkozy, était sa plus grande erreur.

Selon l’analyste Antoine Glaser, Emmanuel Macron réalise cet aveu d’une culpabilité française moins pour souligner la responsabilité de son prédécesseur que pour tenter de reprendre pied en Libye, alors que la Turquie, la Russie et l’Italie ont regagné du terrain. La Libye, outre ses richesses pétrolières, est un pays clé pour le contrôle de la Méditerranée et des flux de migrants.

Au Mali, l’espoir d’un renouveau au Sahel

Depuis Bamako, notre correspondantSerge Daniel, rapporte que la sortie d’Emmanuel Macron sur la Libye est perçue au Mali comme une reconnaissance indirecte du rôle de la France et des Occidentaux dans le chaos qui s’est installé au Sahel. Sory Ibrahim Diarra, président de l’Association malienne de veille citoyenne, explique :

« Nous sommes vraiment contents de cette déclaration du président Macron. Tous les désordres qui se sont passés en Libye, au Mali, au Tchad, au Niger… Chaque pays du Sahel a été déstabilisé. Si la Libye redevient stable, tout le Sahel sera stable. »

Mais pour Ramata Ndaou, la vice-présidente de la même association, le chef d’État français doit, avec ses alliés, poser des actes concrets : « Il doit mettre ses dires en action. Il doit aller plus loin et faire en sorte que le Sahel puisse avoir la tranquillité et la paix. »

Les membres de l’Association malienne de veille citoyenne souhaitent la mise sur pied d’une véritable coalition militaire internationale pour lutter efficacement contre le terrorisme dans le Sahel. « Nous ne comprenons toujours pas. Les terroristes n’ont pas d’avions, pas de blindés, et on n’arrive toujours pas à les vaincre sur le terrain », confient-ils.

RFI

Les Médias en Guinée, qu’est-ce que j’en sais ?

Hausser le niveau du débat, informer l’opinion, créer des emplois, générer des recettes, promouvoir la diversité dans la multiplicité sont des nouveautés que le Mercator médiatique a offert aux citoyens de Conakry et de la Guinée dans son entièreté. Après plus de 10 ans de monopole, Hadafo médias, connaît un transfert pas des moindres de ses journalistes vers de nouveaux groupes naissants mais prometteurs.

Mais au fond, quand on analyse, la concurrence n’est pas une mauvaise chose en soit puisqu’elle permet d’améliorer la méthode de travail, les conditions, les projections afin de sortir le génie créateur.

De Djoma Médias à Évasion Groupe en passant par Hadafo Médias, jusqu’au Groupe Fréquence Médias, c’est la Guinée qui gagne. Les médias aujourd’hui occupent une place prépondérante dans nos sociétés, si l’on se rappelle très bien, c’est après 47 ans de monopole Étatique qu’en 2005 que le gouvernement guinéen a finalement décidé, sous la pression des partis d’opposition et des bailleurs de fonds, de libéraliser les ondes en Guinée.

Dans les sociétés contemporaines, la présence des médias a toujours été considérée comme pilier dans une société qui se veut moderne voire démocratique dans le sens de la diffusion d’informations et le rôle de garants de la liberté d’expression (individuelle ou collective).

La presse comme le disait Alexis de Tocqueville : « Cet outil, force les hommes publics à venir tour à tour comparaitre devant le tribunal de l’opinion »

A ce jour, nous assistons à la naissance d’une multiplicité de médias privés avec des thématiques variées qui branchent et scotchent les guinéens de l’intérieur et de la diaspora sur les ondes à la recherche de l’information et de la nouveauté (révélations, enquêtes, débats, sports, découvertes.) sont autant de rubriques abordées avec différentes appellations.

Les grandes gueules chez Hadafo Médias est égale à On refait le monde chez Djoma Médias la même chose avec Mirador sur groupe fréquence Médias (FIM). Les auditeurs sont tiraillés désormais dans un embarras de choix pour s’informer quotidiennement. Le fameux Mercator médiatique a laissé son empreinte chez Hadafo qui doit équilibrer les piliers boiteux mais Djoma Médias cherche à voir la lumière au bout du tunnel et Fim FM, la nouvelle attire toute l’attention dans la cité.

Si les émissions se ressemblent, autant c’est parce que :

Ce sont les mêmes personnes qui continuent à parler depuis 10 ans,

Les intervenants, sont les mêmes ;

Bref, l’invité des GG d’hier, est celui de Djoma aujourd’hui voire celui de Fim FM demain, on aime ça, car nous savons  que les médias privés jouent toutefois un rôle crucial dans l’ensemble des aspects de la contribution des médias au processus démocratique, y compris les élections, l’orientation des opinions, la fluidité de l’information, dans son instantanéité et de sa proximité avec les citoyens. Plus il y aura de médias, les garanties pour la démocratie seront nombreuses ainsi l’intérêt commun celui des citoyens sera protégé quand la liberté d’expression s’exerce.

CAN: La Guinée décroche son ticket

La Guinée jouait son premier match officiel au stade Général Lansana Conté de Conakry au compte de la 5e et 6e journée des éliminatoires de la CAN Cameroun 2021. La Guinée s’est imposé contre le Mali et décroche son ticket de qualification à la CAN Cameroun 2021.

Une première partie qui n’a pas souri aux hommes de Didier Six, qui ont subient la capacités techniques et physiques de son voisin Malien. Kaba Sory manque la seule et unique opportunité guinéenne face au gardien Malien Djigui Diara.Sur ce score nul et vierge le trio arbitral Tunisien renvoie les deux équipes à la pause.

Au retour des vestiaires, la Guinée continue de subir la pression Malienne. Le technicien Guinéen effectue un changement tactique qui porte fruits. Saydouba Bangoura reçoit une passe lumineuse de Morlaye Sylla tous rentré en seconde période, il décroche une lourde frappe qui finit au fond des filets à la 75e minutes et ne laisse aucune chance au gardien Malien Djigui Diarra.Le Mali cour derrière l’égalisation jusqu’au coup de sifflet final.

Cette victoire permet la Guinée de totaliser 11 points et décrocher sont ticket de qualification pour la CAN Cameroun 2021. Les hommes de Didier Six vont se déplacer à Windock pour jouer la 6e et dernières rencontres de la poule A contre la Namibie.

Ibrahima Fatimatou BAH

Viol et inceste : L’accusé nie les faits et demande son extradition en Belgique

Ibrahima Bah c’est le nom de la personne accusé de viol sur ses deux filles respectivement âgées de 10 et 17 ans  et qui a été arrêté le weekend dernier sur le territoire guinéen. Actuellement, le présumé auteur est dans les mains de l’OPROGEM et sera conduit ce mercredi 24 mars au Ministère Public.

Le commissaire Kassé à dans l’émission Africa 2015  sur Nostalgie Guinée, expliqué que le présumé auteur à lors de sa première audition nié en toutes accusations faites à son égard et a solliciter son extradition en Belgique dont il réclame détenteur de la nationalité.

«  Il a refusé catégoriquement de se soumettre à l’enquête et a demandé qu’il soit renvoyé à Bruxelles pour être mis à la disposition des autorités Belges. Il se dit donc être bénéficiaire de la nationalité belge. Et de nos enquêtes, il aurait la citoyenneté par le truchement de son épouse qui a la nationalité belge. Il est poursuivi par le Ministère Public et renforcé par une ONG qui a déposé une plainte pour inceste Poursuivant, il affirme que Ne possédant pas les preuves matériels, les indices qui prouvent à suffisance que ce qui lui est reproché est plausible, pour ne pas que le dossier soit classé sans suite, les démarches sont en cours auprès des autorités belges où Ibrahima Bah a été convoqué à plusieurs reprises il n’a pas daigné répondre », martèle l’officier.

Selon commissaire Kassé,  l’une des victimes aurait pu faire parler son père qui aurait reconnu les faits et elle posséderait l’audio.

 

Sur le terrain diplomatique, la Chine fait front uni contre l’Occident

L’ambassadeur de Chine convoqué au Quai d’Orsay, celui de l’Union européenne à Pékin sommé de se rendre au ministère chinois des Affaires étrangères, voilà longtemps que les tensions n’avaient pas été aussi vives entre les diplomaties chinoise et européenne.

Les autorités chinoises n’ont, semble-t-il, pas digéré les premières sanctions adoptées par l’union européenne à l’encontre de quatre officiels chinois. Il y a eu une rafale de tweets encore tard hier soir de la porte-parole de la diplomatie chinoise qui fustige « l’arrogance » et « l’ignorance » des Européens, accusant sur les maux causés par l’europe selon Pékin : l’histoire de l’esclavage, la guerre en Libye ou encore les difficultés des gouvernements européens face à l’épidémie de Covid-19. La diplomate insiste surtout sur le fait que l’Europe accueille 11% de la population mondiale et donc qu’elle ne peut pas selon elle représenter la communauté internationale.

Cet emportement est probablement lié à l’échec de la diplomatie chinoise qui a tenté sans succès d’éviter une reconstitution des « ligues » dissoutes par la présidence Trump et un front uni entre les États-Unis et l’Europe. Les diplomates chinois allant jusqu’à faire de mini concessions concernant un accord d’investissements entre la Chine-Europe attendu depuis sept ans et loin d’être ratifié compte tenu de l’escalade verbale de ces derniers jours.

Sanctions en cascade

Ce que craignait la Chine est finalement arrivé. Il y a eu cette cascade de sanctions États-Unis, Royaume-Uni, Canada, et d’abord l’Europe… Ce sont les premières sanctions européennes depuis Tianamen. Elles condamnent la répression au Xinjiang. Réplique immédiate de Pékin qui a dégainé à son tour sa liste de parlementaires, universitaires et même d’entités européennes désormais non grata en Chine. Et puis il y a eu ces mots durs du conseiller d’état Yang Jiechi face au secrétaire d’État américain Antony Blinken en Alaska, il y a eu ensuite les mots de l’ambassadeurs de Chine en France à l’encontre d’un chercheur et d’un député français qui ont déclenché la convocation par le Quai d’Orsay. C’est une convocation à laquelle d’ailleurs l’ambassade de Chine affirme n’avoir pas répondu dans l’immédiat pour des questions « d’agenda », ce qui ne se fait vraiment pas entre diplomates.

Et face au front uni de l’Occident, la Chine réunit également ses alliés. Pendant que le secrétaire d’État américain était à l’Otan, le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov effectuait une visite en Chine. On a vu le ministre russe des Affaires étrangères publier des petits films de lui sur Tiktok sur fond de paysages chinois. Mais il n’est pas venu seulement faire du tourisme ; Sergei Lavrov a aussi parlé de la nécessité de renforcer la coopération Pékin-Moscou.

Un front oriental uni

Bloc contre bloc, une vidéo diffusée ce matin sur le compte Twitter de la télévision centrale de Chine ce matin, montre le ministre russe des Affaires étrangères écouter son homologue chinois.

« Les ingérences dans les affaires intérieures de la Chine doivent cesser, affirme Wang Yi. Peu importe comment souffle le vent, nous resterons debout face à ces actions perverses, personne n’arrêtera la Chine dans son développement. » Un front uni oriental, on a vu aussi Kim Jong-un écrire à Xi Jinping pour lui demander à son tour de renforcer l’unité Pékin-Pyongyang.

Certains analystes s’inquiètent aujourd’hui d’un conflit entre Américains et Chinois autour de Taïwan. Pour l’instant l’escalade reste verbale, mais cette « guéguerre froide » des mots si on peut dire, se traduit dans les éléments de langages employés par les médias d’État chinois et a des répercussions dans la conversation courante. Il arrive en tant qu’étranger en Chine qu’on nous demande d’où on vient, si on est Américain ou Européen ? Depuis quelques jours on est souvent rangé maintenant dans la catégorie des « Occidentaux » face à l’Asie et au front uni de la Chine qui tente de resserrer les rangs avec ses alliés, notamment des pays en développement. Wang Yi sera cette semaine en Arabie saoudite.

RFI

Rencontre Élie Kamano et Mamadou Sylla : voilà ce qui a été dit

Le chef de file de l’opposition parlementaire a rencontré ce lundi 22 mars 2021 le président du Parti guinéen pour la Solidarité la démocratie et le développement (PGSDD). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des nombreuses rencontres initiées par Mamadou Sylla avec les acteurs sociopolitiques du pays.

Après cette rencontre, l’artiste reggeaman et leader du PGSDD, a accordé un entretien à notre rédaction ce mardi 23 mars. Elie Kamano est largement revenu sur le contenu de ladite rencontre. Il dira ceci : « C’était d’abord une prise de contact, le chef de file de l’opposition à chercher à entrer en contact avec nous ensuite dans le calendrier qu’ils se sont fixés, celui de rencontrer les acteurs politiques afin de s’attaquer aux sujets les plus brûlants de notre pays. Ils sont venus nous rencontrer hier dans le but de nous appeler à les rejoindre, nous aussi on n’a pas refusé la main tendue parce que par la voie de presse on a vu ce qu’ils sont entrain d’accomplir dans le souci de décrisper la situation sociopolitique qui est très tendue et délétère».

Et de poursuivre : « Je salue ces démarches, elles sont très bonnes c’est pourquoi nous avons accepté la main tendue et surtout sur la situation des détenus politiques, la démarche qu’ils ont eu affaire à ce niveau, moi j’ai très bien apprécié cela, parce que ceux qui sont aujourd’hui en prison, ils ne méritent pas d’être en prison pour une chose qu’on a dépassée. Il est donc de notre devoir de se mettre ensemble en tant que fils de ce pays discuter afin que chacun puisse jouir de ses libertés. Donc si le chef de file entreprend des démarches comme ça surtout dans le souci de la cohésion sociale, moi je ne peux que saluer cela ».

Sur les prochaines activités de son parti, Élie Kamano a annoncé la reprise très prochaine des assemblées générales, ainsi que la participation du parti aux prochaines échéances électorales.

Syli/Aigles : les coachs défendent leurs sélections

La Guinée affronte ce 24 mars 2021 les Aigles du Mali au stade Général Lansana Comté de Nongo, en marge de la qualification de la coupe d’Afrique Cameroun 2021 prévue pour l’année prochaine.

Ce mardi, les deux entraineurs face à la presse ont exprimé leurs ambitions pour cette 5ème journée des éliminatoires du CAN. Didier Six a au cours de son intervention dégagé la hargne qui anime son équipe face aux Aigles.

« On a mis une équipe en place et nous sommes confiants. Le Mali peut se permettre de trouver deux équipes fortes, vu la qualité de ses joueurs qui nous ont montrés lors des précédentes journées disputées dans notre poule. La Guinée a montré qu’il peut rivaliser son voisin malien. Quand on est entraîneur, on calcule les points à prendre et on doit jouer pour gagner le match de demain. On sait toujours que les matchs entre la Guinée et le Mali sont très disputés. Le public va nous manquer, parce que les supporteurs guinéens sont déterminés derrière le syli. Malheureusement on doit se conformer aux règles édictées par la FIFA en raison de la COVID-19 », a déclaré Didier Six l’entraineur du syli.

Le chef d’orchestre de l’équipe malienne, Mohamed Magassouba a dans sa communication évoqué l’ambition qui anime ses poulains face à l’équipe guinéenne.

« C’est un grand plaisir pour nous d’être en Guinée, un pays frère et ami. La Guinée est une grande nation du football, sur le plan de la technicité, un pays qui n’a jamais manqué des talents. Nous savons qu’il y a une équipe solidaire devant nous. Nous sommes venus avec sérénité pour pouvoir jouer ce match dans la mesure du possible pour obtenir un bon résultat. L’objectif reste le même, rester à la tête du groupe pour se qualifier », affirme Mohamed Magassouba l’entraineur des Aigles.

La rencontre Guinée VS Mali va se jouer à huis clos à 16 heures en temps universel.

 Ibrahima Fatimatou Bah

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