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Soutien à Amadou Diouldé Diallo : le collectif a fait une manifestation virtuelle

Après le refus de la marche pacifique du collectif de soutien au confrère Amadou Diouldé Diallo par l’autorité communale de Kaloum. Le collectif de soutien a tout même organisé une manifestation virtuelle ce mercredi 31 mars 2021 à la maison commune des journalistes située à Kipé. Ils avaient des écharpes rouges en main et scandaient plusieurs slogans pour appeler à la libération du journaliste historien.

Dans une déclaration rendue publique par ce collectif, Sayon Camara coordinateur du collectif est à, à nouveau rappelé l’objectif de la loi sur la liberté de la presse, en affirmant ceci : « L’article 10 de la Constitution dispose que « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression. La loi L002 portants sur la liberté de la presse a dépénalisé les délits de presse en Guinée. L’objectif de cette loi est d’éviter qu’un citoyen ne soit arrêté et mis en prison pour des délits commis par voie de presse ».

Sayon Camara a également souligné dans cette déclaration, le manque de solidarité des confrères et aussi des associations de presse.

« Faut-il admettre que le constat est déplorable. Contrairement à la solidarité et à la confraternité que les journalistes ont l’habitude d’exprimer à leurs confrères ou consœurs qui ont des ennuis judiciaires, le cas Amadou Diouldé Diallo n’a pas suscité de mobilisation. Pourquoi ? la question reste posée », a-t-il affirmé

Le collectif a de nouveau lancé un appel aux journalistes, association professionnelles des médias, organisations de la société civile et des ONG de défense des droits humains de soutien invite l’ensemble des journalistes, des associations professionnelles des médias, des organisations de la Société de la civile, des ONG de défense des droits Humains, à se joindre à eux pour dénoncer la violation de la loi L002 de la liberté de presse.

ALPHA CONDÉ : LA JUSTICE, C’EST MOI(Sekou Koundouno)

Lorsque Sidy Souleymane N’Diaye, le Procureur de Alpha Condé et non de la République, a déclaré que des acteurs politiques et des acteurs de la société civile dont moi-même étaient activement recherchés sans que nous ne sachions ce qui nous était exactement reproché, nos avocats ont de très bonne foi demandé à la Direction Centrale de la Police Judiciaire de nous adresser des convocations en bonne et due forme et nous ont conseillé de répondre à toute convocation qui nous serait adressée.

Nos défenseurs voulaient nous éviter une descente musclée des hommes de Aboubacar Fabou Camara dans nos domiciles respectifs, ou une arrestation violente dans la rue. Dans un Etat de droit où la sécurité juridique du citoyen est prise en compte, celui-ci n’a aucune crainte à avoir à faire à la justice de son pays. C’est avec cette assurance que les personnes ” activement recherchées ” se sont présentées à la Direction Centrale de la Police Judiciaire accompagnées de leurs avocats. Nous connaissons aujourd’hui la suite.

Ces honorables pères de familles qui croupissent aujourd’hui en prison dans des conditions exécrables. Quant à moi, j’ai compris qu’un vieux chien ne changera jamais sa façon de s’asseoir. Autrement dit, certains magistrats dont Sidy Souleymane N’Diaye auxquels j’ai eu à faire sont en mission commandée face aux acteurs de la société civile et les acteurs politiques opposés au changement de constitution et que leurs préoccupations, c’est de casser judiciairement toute opposition au régime de Alpha Condé. Il ne fallait donc pas s’attendre à une vraie justice. Je n’ai donc pas jugé prudent de répondre à une quelconque convocation de la DCPJ d’autant plus qu’il y a un antécédent entre Monsieur Aboubacar Fabou Camara, le directeur de ce service, Ibrahima Diallo et moi en raison d’une action en justice que nous avons engagée contre lui. Des mois après, les faits semblent nous donner totalement raison. Les personnes privées de liberté sont des détenus politiques, des détenus d’opinion, pire, ce sont des otages personnels de Alpha Condé. Ces détenus servent aujourd’hui pour eux comme un instrument de pression sur l’opposition. La justice n’y peut rien. D’ailleurs, la justice, c’est lui. Même le Collectif d’avocats qui nous défend s’en est aperçu aujourd’hui et a fini par jeter l’éponge.

Dans la dernière interview qu’il a accordée à son suppôt déguisé en journaliste au sein de Jeune Afrique, Alpha Condé donne une preuve supplémentaire que c’est lui qui est au début, au milieu et à la fin de toute affaire. En accusant des pères de familles respectables d’être des fauteurs de troubles et les commanditaires d’infractions dans une affaire qui n’est pas encore jugée, il viole le principe sacré de la présomption d’innocence cher à toutes les sociétés civilisées. Qui peut penser, à travers ses déclarations, que Alpha Condé est un professeur de droit comme il le prétend. Au fil du temps les démocrates se rendent à l’évidence qu’avec des magistrats téléguidés comme Sidy Souleymane NDiaye, il n’y a aucun espoir qu’une décision impartiale soit rendue dans une affaire où c’est Alpha Condé lui-même qui dicte les règles du jeu. C’est lui qui déclare les uns ou les autres coupables; c’est lui qui prononce les condamnations et c’est lui qui les exécute. Et après, il distribue des grâces à qui il veut pour faire croire à l’opinion nationale et internationale qu’il est soucieux de la paix dans son pays. Alpha Condé sait-il au moins qu’il ne sera pas éternellement dans cette situation de prise en otage par le concours des armes et que c’est quand on est au pouvoir qu’il faut renforcer l’indépendance de la justice pour ne pas être victime un jour du mauvais fonctionnement de la Justice ? Il a intérêt à méditer sur cette question avant qu’il ne soit tard…

Sékou Koundouno Responsable des stratégies et planification du FNDC /Membre Balai Citoyen/ Membre AFRIKKI.

 

La CPI délibère sur l’avenir judiciaire de Laurent Gbagbo

Le procès de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, et de l’ex-leader des Jeunes patriotes, Charles Blé Goudé, avait démarré en janvier 2016. Tous deux avaient été acquittés en première instance, début 2019, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, dans le cadre des violences commises entre décembre 2010 et avril 2011, à la suite de l’annonce des résultats de la présidentielle. La Cour pénale internationale (CPI) doit statuer, ce mercredi 31 mars, sur ces acquittements.

L’un des premiers gros temps fort de ce procès, c’est l’intervention de l’équipe de Fatou Bensouda. Le bureau du procureur présente de nombreux documents et appelle près de 80 témoins à la barre, dont des responsables militaires et politiques. Son but : montrer que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé faisaient partie d’un « cercle restreint », qui avait établi un « plan commun » pour se maintenir au pouvoir, au lendemain de résultats contestés fin 2010, et cela passait par la commission d’actes de violence.

« Les preuves montrent que Laurent Gbagbo recevait des informations sur la préparation et la conduite d’attaques, et qu’il donnait des instructions, explique Éric MacDonald, premier substitut du procureur. Il n’est pas utile de démontrer qu’un plan commun a été établi en tant que tel : un plan commun peut ne pas être écrit, ni explicite. Mais il peut être déduit à partir des faits. Notre thèse est que Laurent Gbagbo avait donné des ordres qui ont abouti à la commission de crimes. Par exemple, le 15 décembre 2010, en envoyant des troupes contre des opposants politiques qui marchaient dans les rues d’Abidjan, Monsieur Gbagbo était +au minimum+ au courant que des crimes allaient se produire ».

Gbagbo et Blé Goudé acquittés en première instance

Après deux ans d’audiences, le procès bascule, les juges ne sont pas convaincus par les accusations du bureau du procureur. Ils permettent à la défense de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé de plaider l’acquittement, sans présenter leurs témoins.

Les conseils de l’ex-président ivoirien insistent sur un point. Le procureur n’a pas suffisamment de preuves pour relier de manière rigoureuse les victimes aux quatre incidents allégués de ce procès. Ils remettent par ailleurs en question l’indépendance et la fiabilité des expertises médico-légales présentées par le procureur.

Mi-janvier 2019, les juges de la chambre préliminaire acquittent les deux prévenus. Le juge-président Cuno Tarfusser va même jusqu’à parler de la « faiblesse exceptionnelle » du dossier du procureur.

« La majorité des juges estiment que le procureur n’a pas réussi à prouver l’existence d’un plan commun pour maintenir Laurent Gbagbo au pouvoir, ce qui impliquait la commission de crimes contre des civils, déclare le juge Tarfusseur le 15 janvier 2019 lors d’une audience tenue au siège de la CPI, à La Haye. Il n’a pas non plus réussi à prouver l’existence d’une politique visant des civils, poursuit le juge qui préside la chambre préliminaire. Enfin, le procureur n’a pas réussi à démontrer que les déclarations publiques de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé constituaient un ordre ou une incitation à commettre des crimes. Voilà pourquoi la majorité estime que le procureur n’a pas respecté le standard des preuves défini par l’article 66 du Statut de Rome, et décide d’acquitter la défense de toutes les charges visant Messieurs Gbagbo et Blé Goudé », conclut le juge Tarfusser.

Une fois acquittés, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont remis en liberté, sous plusieurs conditions. L’ancien président ivoirien s’établit en Belgique et l’ex-patron des Patriotes aux Pays-Bas, en attendant les éventuelles suites devant la CPI.

Procédure en appel : l’acquittement remis en question

Le bureau du procureur demande à la chambre d’appel de requalifier la décision prise en première instance, pour conclure à un non-lieu, parce qu’il dénonce des « vices de procédures ».

Plusieurs scenarios sont possibles.

« Si les juges confirment la décision d’acquittement et donnent donc raison à la chambre préliminaire, cela devrait clore l’affaire définitivement, explique Thijs Bougnewt, enseignant chercheur à l’université d’Amsterdam. En revanche, poursuit ce juriste spécialisé sur les crimes internationaux, les choses sont plus complexes si les juges suivent le procureur et annoncent un non-lieu : ils donneraient ainsi la possibilité au procureur d’avoir l’option d’ouvrir un nouveau procès. Cela signifierait que tout un nouveau dossier serait ouvert. Mais cela va dépendre des intentions du bureau du procureur ».

RFI

Kaloum : voici les raisons de l’interdiction de la marche du collectif de soutien au confrère Amadou Diouldé

Détenu à la maison centrale depuis plusieurs semaines, le collectif de soutien au journaliste Amadou Diouldé Diallo a annoncé ce lundi une marche pacifique dans la commune de Kaloum pour dénoncer sa détention illégale.

Des heures après l’annonce du collectif, la décision de la mairie de Kaloum n’a pas tardé à tomber. Cette marche pacifique du collectif des journalistes a été interdite par l’autorité communale de la ville de Kaloum. Une décision qui, selon le 1er vice-maire de ladite circonscription est prise dans l’optique de la mesure d’urgence sanitaire édictée par le gouvernement.

«La correspondance nous a été adressé depuis le 26 mars, donc il fallait répondre au courrier aujourd’hui et quand j’ai pris vent de cela je les ai répondu (…). C’est un rappel, ce n’est pas une interdiction. C’est un rappel des mesures d’urgence sanitaires décrétées pour lutter efficacement contre de COVID – 19 dans le pays. Donc ça doit impliquer tous les citoyens au respect scrupuleux de ces mesures barrières toujours en vigueur et pour ces motifs, une telle manifestation sur les voies et place publique de la commune de Kaloum ne peut être autorisée en cette période. Nous tous on est tenue obliger à respecter ces mesures jusqu’à terme (…) ».

Le premier vice-maire de la commune de Kaloum a également rappelé que d’autres décisions d’interdiction ont été prises par l’autorité communale, dont la célébration des mariages.

« Ma compassion se limite à la loi … » Domani Doré aux détenus politiques

La présidente du mouvement ‘’Guinée audacieuse  » Domani Doré, était l’invité de l’émission Mirador sur la radio FIM Fm de ce mardi 30 mars. Au cours de cette émission Dame Domani Doré a été confrontée à plusieurs questions, sur la question des détenus politiques, elle n’est pas restée indifférente. D’ailleurs, sa réponse n’a rien de changer du résident Alpha Condé.

Elle s’est exprimé en ces termes : « Je n’accepte pas l’expression détenue politique parce que tout simplement, lorsque nous sommes face à nos responsabilités auxquelles on doit répondre devant la justice, que tu sois politique, cordonnier ou pâtissière, tu es d’abord un citoyen guinéen qui doit faire face à des accusations. Donc, accepter cette démarche pour la simple raison que lorsqu’on dit qu’on est républicain en tant que politique, on doit accepter que chaque Guinéen puisse se reconnaître en notre justice. Et refuser, lorsqu’on n’est politique on se cache derrière le rideau d’un détenu soi-disant politique pour refuser de faire face à ses responsabilités ».

Elle a aussi affirmé que sa compassion à l’égard des “détenus politique“, se limite au respect de loi.

Hausse du prix du carburant : « c’est la facture de la mauvaise gouvernance », Aliou Bah

Le président du Model Aliou Bah s’est exprimé par rapport à la sortie du président Condé ce week-end à Fria, une sortie au cours de laquelle le chef de l’État à toucher l’augmentation du prix des produits pétroliers.

Invité de l’émission ‘’Africa 2015  » sur la radio Nostalgie Guinée, le leader du parti Model ne passera pas par quatre chemins, il estime que cette crise est due à la mauvaise gouvernance.

« Cela fait près de deux ans que le baril s’est stabilisé entre 65 et 67 $. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire n’ont pas récemment augmenté le prix du carburant, pour le Sénégal la dernière augmentation date du mois de juin 2018 et pour la Côte d’Ivoire cela date de juillet 2020. Et deuxièmement il n’y a pas une augmentation au niveau mondial. La situation du Covid19 a fait baisser la demande et quand il n’y a pas de demande qui augmente il n’y a pas de prix qui puisse augmenter ce qui était. Maintenant pour le cas particulier de la Guinée c’est une façon de faire payer à la population la facture de la mauvaise gouvernance ».

Et de rajouter : « il s’est entêté également à rester au pouvoir, parce que les conséquences du 3ème mandat, nous sommes en train de vivre les prémices. Il faudrait s’attendre au pire. Je ne suis pas un fataliste, mais ce que je suis en train de dire que si nous nous étions tous dressés contre la confiscation du pouvoir et des acquis de démocratiques c’était pour nous éviter ses conséquences là. Le gouvernement tout ce qu’il cherche à faire à chaque fois qu’il est en difficulté ou en faillite, c’est comment des arguments fiscaux pour soutirer plus de ressources aux populations ».

Aliou Bah, renchérit ses propos en s’appuyant sur la comparaison faite par le chef de l’État au cours de sa visite à Fria. Il dira, « l’autre aspect, quand Alpha Condé cherche à faire une comparaison avec la Côte d’Ivoire et le Sénégal, ce qu’il ne dit pas c’est cette inflation qui a creusé le fossé entre les deux monnaies. Il n’y a aucune crise mondiale, ce que nous vivons est un problème interne, c’est un gouvernement qui a échoué et une économie en faillite qui veut se rattraper à travers la poche des pauvres populations ».

Mort de George Floyd: les jurés confrontés d’emblée à la vidéo de son agonie au procès Chauvin

Le procès sous haute tension de l’ex-policier blanc Derek Chauvin a commencé ce lundi 29 mars à Minneapolis. Au cœur de ce procès, la vidéo de la mort de George Floyd. Cette vidéo, qui avait déclenché des mois de protestations dans tous les États-Unis cet été, a été projetée devant le tribunal dès le premier jour d’audience.

Sans cette vidéo, il n’y aurait pas d’affaire George Floyd. Les images de son agonie ont donc été diffusée dès l’ouverture du procès de Derek Chauvin. 9 minutes 29 secondes éprouvantes pour les 14 jurés, 8 blancs, 4 noirs et 2 métisses.

À 27 reprises l’Afro-Américain répète qu’il ne peut plus respirer, écrasé sous le genou de l’ex-policier blanc, qui lui reste impassible. Et « pendant tout ce temps, M. Chauvin, ne bouge pas », commente le procureur en ouverture.

Ce jour-là, Derek Chauvin et trois autres officiers essayaient d’arrêter George Floyd, soupçonné d’avoir utilisé un faux billet de 20 dollars pour acheter des cigarettes. Un délit qui, selon les procureurs, aurait pu être traité par une citation à comparaître au tribunal au lieu d’une arrestation.

« Derek Chauvin a trahi son insigne »

Pour le procureur Jerry Blackwell, ces images sont la preuve que Derek Chauvin est coupable de meurtre. « M. Derek Chauvin a trahi son insigne en faisant un usage excessif et déraisonné de la force sur le corps de M. George Floyd », déclare-t-il.

L’affaire n’est pas si simple, répond la défense. Selon Eric Nelson, l’avocat de Derek Chauvin, la cause de la mort de George Floyd serait en fait un usage de drogue et une insuffisance cardiaque. « Derek Chauvin a fait exactement ce pour quoi il a été formé pendant ses 19 années de carrière », argumente-t-il.

Le policier, âgé de 45 ans, a plaidé non coupable pour meurtre au second degré, meurtre au troisième degré et homicide involontaire au second degré. Il risque jusqu’à 40 ans de prison s’il est reconnu coupable de l’accusation la plus grave.

Il suffit de convaincre un seul juré de cette version pour annuler le procès car une condamnation pour meurtre de Chauvin doit être décidée à l’unanimité du jury. Or, aux États-Unis, dans l’extrême majorité des cas, les rares policiers blancs poursuivis pour meurtre sont en général acquittés.

Depuis la Maison Blanche, Joe Biden dit suivre avec beaucoup d’attention ce procès, dont l’issue dans un mois environ pourrait bien secouer à nouveau les EtatsUnis. Car en cas d’acquittement, les manifestants à Minneapolis préviennent : les protestations recommenceront avec la même intensité que l’été dernier.

RFI

Birmanie: après la désobéissance, la guerre civile ?

Les factions rebelles armées menacent de prendre les armes et de rejoindre la contestation anti-junte si le bain de sang se poursuit en Birmanie. Déjà 510 personnes, dont de nombreux étudiants et adolescents, sont en effet mortes ces deux derniers mois, d’après l’AAPP, Association d’assistance aux prisonniers politiques.

Si les forces de sécurité « continuent à tuer des civils, nous collaborerons avec les manifestants et nous riposterons », ont-elles écrit dans un communiqué commun signé notamment par l’Armée d’Arakan (AA), une guérilla qui demande plus d’autonomie pour l’ethnie bouddhiste arakanaise.

Depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948, une multitude de minorités ethniques demeure en conflit avec le gouvernement central. Elles réclament plus d’autonomie, l’accès aux nombreuses richesses naturelles du pays ou une part du lucratif trafic de drogue.

Si ces groupes ethniques armés rejoignent la contestation, ce serait un tournant important : « La situation risque d’évoluer vers une guerre civile totale, a commenté auprès de l’AFP Debbie Stothard, de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH). La junte ne veut rien céder et des contestataires, largement pacifiques jusqu’à présent, sont tentés d’appeler à l’aide des factions armées pour se protéger. »

La tension monte à la frontière thaïlandaise

Certains leaders du mouvement de résistance ont trouvé refuge auprès de groupes armés rebelles, notamment dans la région frontalière avec la Thaïlande. Mais sur place, la situation avec les autorités locales est tendue, rapporte notre correspondante en Thaïlande, Carol Isoux.

Des frappes aériennes dimanche matin sur le territoire de l’ethnie minoritaire Karen, à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, ont provoqué la fuite de 3 000 villageois vers la Thaïlande. Mais alors que le gouvernement thaïlandais avait initialement annoncé qu’il accueillerait d’éventuels réfugiés dans des camps installés le long de la frontière, beaucoup ont été reconduits en territoire birman.

De nombreuses photos publiées sur les réseaux sociaux montrent que les soldats thaïlandais ont ensuite posé des fils barbelés à plusieurs endroits de la rivière Moei, qui marque la frontière entre les deux pays.

Les autorités karens se disent très inquiètes de ce rejet des réfugiés alors qu’elles doivent elles-mêmes faire face à un afflux de citadins birmans, pour la plupart des leaders du mouvement de désobéissance civile qui cherchent à échapper aux arrestations.

Dans ces zones difficiles d’accès, composées en majorité de villages de jungle, les ressources en eau, en nourriture ainsi qu’en moyens de communication et de transport sont rares. D’autres ethnies voisines avec la Thaïlande, comme les Shans et les Kachins au Nord, annoncent-elles aussi devoir faire face à un flux de réfugiés qui se rapproche de la frontière.

RFI

Dossier Elhadj Doura: 20 prévenus ont été entendus ce lundi

Le tribunal de première instance de Dixinn a ouvert le procès des prévenus de l’assassinat d’Elhaj Abdourahmane Diallo dit « Elhadj Doura » ce lundi 29 mars. L’opérateur économique qui a été kidnappé, séquestrer jusqu’à ce que mort s’en ait suivi un mois plus tard en janvier 2020.

La première audience à consister à l’identification des accusés, la notification des chefs d’accusation, la lecture de l’arrêt de renvoi pour certains, et aussi l’ordonnance de renvoi pour une d’autres.

Le juge a renvoyé l’ouverture des débats pour le 12 avril prochain.

Au nombre de 20 prévenus dont une femme, ont été entendues et certains d’entre eux n’ont pas hésité de reconnaître les faits dont ils sont accusés. Pour ce qui est de leurs identités, il y a des Guinéens, Nigérians, Maliens et Léonnais.

La profession de ces prévenus n’a pas été cachée, il y a un commerçant, chauffeur, marabout, un agent de la police et également deux militaires relevant du bataillon de la sécurité présidentielle.

Pour l’un des avocats de la partie civile, cette situation n’est pas à négliger. Me. Faya Gabriel Kamano, dira « On ne peut pas, dit-il, imaginer que des militaires à ce niveau de corps d’élite se mêlent à des bandits pour enlever une personne, la séquestrer jusqu’à ce que mort s’ensuive ».

Et de poursuivre: « la famille (d’Elhadj Doura) continue de pleurer leur papa, leur époux mais néanmoins elle est contente que le procès s’ouvre aujourd’hui après plusieurs tentatives d’essai de programmation ».

Dans cette affaire, il y a des prévenus qui ont été assistés par des avocats commis d’office par des organisations des défenses des droits humains.

Kaloum : la mairesse interdit les mariages

C’est le Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana qui a adressé une lettre d’interdiction de célébration des cérémonies de mariage au secrétariat général des affaires religieuses. Le responsable du palais de la Colombe a dans ce courrier mis en garde les officiers de l’État-civil et les responsables religieux sur cette pratique en cette période de crise sanitaire critique dans le pays.

A la mairie de la Kaloum, la décision du Premier ministre est déjà entrée en vigueur. Santi Keita, officier de l’état-civil trouve normale cette décision qui vise à lutter contre la COVID-19.

« L’initiative est venue du président de la République qui a instruit au Premier ministre d’interdire la célébration des mariages dans les mairies et dans les mosquées vu l’évolution de la maladie sur le terrain. Personnellement à Kaloum, quand on a reçu l’acte le vendredi, nous avions 8 mariages programmés le vendredi, ces mariages-là ont été purement et simplement rejetés, les dossiers aussi qui étaient programmés pour le samedi et le Dimanche ces dossiers ont aussi été rejetés », a-t-il affirmé.

Poursuivant, il (Santi Keita Ndlr) a également affirmé les actes de mariage délivrés par la mairie après cette décision ne sera pas prise en compte par la mairie.

« Pour la décision, il n’a pas été indiqué qu’il faut limiter le nombre, ils ont complètement demandé d’interdire à partir du moment où nous avons cette information on ne peut pas faire autrement ce qu’on peut dire aux futurs mariés c’est de patienter. Tout acte de mariage délivré après cette décision ne sera pas dans les bases de données de la mairie », a-t-il fait savoir.

L’interdiction de célébrer des mariages par l’autorité est loin d’être cerné par certains citoyens qui continuent sur cette pratique, malgré les risques de contaminations.

Guinée : les vulcanisateurs (pneumatiques) augmentent les tarifs (Communiqués)

La Guinée du laisser aller, où tout est permis. Désormais rien n’est épargné par la hausse des prix. Pas plus longtemps les boulangers ont augmenté le prix des pains, voilà le tour des vulcanisateurs du pays qui ont, à travers leur syndicat annoncé l’augmentation des tarifs de prestation. Dans un communiqué, ils ont mentionné les tarifs du gonflage, collage et changement de pneus.

Voici le communiqué :

Football: le Malawi se qualifie à la CAN 2022

L’équipe nationale du Malawi vient de surprendre celle de l’Ouganda lors de la dernière journée des qualifications de la coupe d’Afrique des nations Cameroun 2022. C’est sur un petit score d’un but à zéro que le Malawi à battu l’ouganda pour obtenir son ticket.

Les Cranes était jusque là deuxième du groupe B, avant d’affronter l’équipe du Malawi qui à profiter de son occasion pour ouvrir la marque et punir la formation ougandaise. Elle revient de loin cette équipe de Malawi qui a décroché sa troisième qualification à la CAN en battant l’Ouganda qui avait pourtant  la faveur des pronostics, après le Burkina Faso, dans ce groupe B.

Les Cranes ne pourront s’en prendre qu’à eux mêmes pour avoir failli dans la dernière ligne droite en inscrivant qu’un point sur six possibles pendant ces deux dernières journée des éliminatoires de mars. Pendant ce temps-là, les Flammes, qui avaient trois points de retard sur l’Ouganda, ont fait carton plein en venant aussi à bout du Soudan du Sud (1-0) lors de la 5e journée.

Le collectif de soutien à Amadou Diouldé Diallo annonce une marche pacifique le 31 mars

Le collectif de soutien au journaliste Amadou Diouldé Diallo incarcéré à la maison centrale de Conakry à annoncer ce lundi 29 mars 2021, une marche pacifique pour sa libération.

Face aux hommes de médias, le collectif n’a pas manqué de dénoncer la violation de la loi sur la liberté de la presse. Dans sa déclaration, le coordinateur du collectif a d’abord décliné l’objectif du collectif avant de dénoncer la violation de la loi sur la liberté de la presse.

« L’objectif du collectif vise à défendre le principe de la liberté de la presse en Guinée à travers l’application de la loi L002 portants liberté de la presse en République de Guinée. Amadou Diouldé Diallo se retrouve en prison alors que les délits de presse sont dépénalisés en République de Guinée. Ainsi, dans ses démarches le collectif de soutien à Amadou Diouldé Diallo a rencontré les associations de presse », a affirmé Sayon Camara coordinateur du collectif.

Le coordinateur dudit collectif a également annoncé l’organisation d’une marche pacifique pour dénoncer la détention du journaliste Amadou Diouldé Diallo.

« Au regard de ses différents engagements, le collectif décide d’organiser une marche pacifique le mercredi 31 mars 2021 pour dénoncer la détention préventive de notre confrère depuis un mois à la maison centrale de Conakry.

A cet effet une lettre d’information a été déposée à la mairie de Kaloum. En ce qui concerne l’itinéraire de la marche, le point de départ sera la bourse du travail, ensuite la mosquée sénégalaise, le carrefour banque centrale, pour le point de destination qui est le ministère de la justice », a-t-il annoncé.

Le collectif a, dans la même perspective invitée la corporation, les organisations de la société civile et les ONG de défense des droits humains à se mobiliser pour dénoncer la violation de la loi L002.

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