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Congo Hold-up: comment s’enrichir avec l’organisation d’un sommet?

Luxueux « cadeaux », contrats passés sans appels d’offres, montants exubérants, etc. : l’analyse des comptes de l’organisation du sommet de la Francophonie tenu en 2012 à Kinshasa révèle des dépenses incongrues. Au total, 90 millions de dollars ont été dépensés pour deux jours de sommet, dans un pays où 73% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Une partie de cette frénésie dépensière a été financée par des fonds de l’aide publique au développement française. (Cet article a été rédigé par Justine Brabant, journaliste à Mediapart, sur la base des documents obtenus par PPLAAF et Mediapart et analysés par 19 médias partenaires dont RFI et cinq ONG.)

Le « développement de la démocratie », « le soutien à l’État de droit et aux droits de l’homme », le « rapprochement des peuples », la « promotion de l’éducation »… Les objectifs affichés par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), institution créée en 1970, sont louables et pour le moins consensuels.

Afin de les concrétiser et de les décliner en priorités plus concrètes, un sommet réunit tous les deux ans les chefs d’État et de gouvernement membres de l’organisation. En 2012, le choix se porte sur Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo où le français est la langue officielle.

Le président congolais, Joseph Kabila, est alors en position délicate : il est très critiqué pour les fraudes massives lors de l’élection présidentielle qui l’a reconduit à la tête du pays en 2011 et la répression des opposants qui a suivi. À l’époque, son Premier ministre se réjouit : c’est une « grande opportunité » pour son pays de « présenter au monde l’état réel de son évolution politique, institutionnelle, économique et sociale ».

Des documents inédits indiquent que le sommet a surtout été une grande opportunité d’enrichissement pour une petite élite de hauts fonctionnaires congolais et d’entrepreneurs congolais et étrangers. Alors que le budget communiqué à la presse à l’époque était de 20 millions de dollars, nous avons pu établir qu’il était en réalité de 90 millions de dollars – une somme exubérante dans un pays où le revenu national brut (RNB) par habitant était alors de 32 dollars par mois.

Le détail des dépenses effectuées par l’organisation du sommet, que Mediapart et ses partenaires ont pu consulter dans le cadre du projet Congo Hold-up, révèle qu’au moins 17 millions de dollars ont été utilisés pour acquérir du matériel de renseignement et de surveillance ; qu’au moins 10 millions de dollars ont été dépensés en « décoration » sans que personne ne puisse justifier des raisons d’un tel montant ; que l’agent dédié à la Francophonie a alimenté un mystérieux « fonds secret de recherches » ; ou encore qu’un total de 7,5 millions de dollars ont été retirés en liquide.

Les dépenses semblent s’être faites hors de tout contrôle : interrogé par RFI et Médiapart, l’ancien commissaire général du comité d’organisation du sommet,Isidore Ndaywel E Nziem, reconnaît qu’il n’y avait « pas de procédures clairement définies » de contrôle et d’évaluation du bon usage du budget du sommet, que les marchés passés ne faisaient « pas forcément » l’objet d’appels d’offres, et admet que des achats n’ayant « aucun lien avec la Francophonie » ont eu lieu.

Détail cocasse: une partie de ces dépenses a été financée par le contribuable français. L’État français a, en effet, décaissé 1,6 million d’euros pour appuyer l’organisation de l’événement, décompté du montant consacré par la France à l’Aide publique au développement.

Le contribuable belge a également mis la main à la poche, puisque, toujours selon des documents publics, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région wallonne ont financé des projets du Sommet (ou en marge de celui-ci) pour un montant légèrement inférieur à 700 000 euros.

Deux fois la somme dépensée par le Congo en équipements de santé

Ce XIVe sommet s’annonçait plutôt tendu. Les piques du président François Hollande à destination du pouvoir congolais quelques jours avant le sommet n’ont pas empêché le chef de l’État français de se rendre à Kinshasa. Mais il avait, à nouveau, une fois sur place, dénoncé des « réalités inacceptables » en termes de démocratie et de droits de l’homme. Mais à l’issue du grand raout, cela n’a pas empêché la vingtaine de chefs d’État et de gouvernement présents de prendre la pose pour la traditionnelle « photo de famille ».

Près de dix ans plus tard, l’accès à des centaines de documents sur les coulisses financières du sommet – notamment des relevés bancaires des comptes du comité d’organisation du sommet, domiciliés à la BGFI – racontent une autre histoire. Ils démontrent non seulement que l’origine d’une partie des fonds était douteuse, mais pose également de très nombreuses questions sur la manière dont ils ont été dépensés. Alors que des Kinois voyaient leurs étals détruits et leurs transports en commun supprimés le temps du sommet pour nettoyer la ville, une petite élite se pressait à un événement qui allait creuser le déficit du Trésor public.

L’un des rares chiffres à avoir été avancé concernant le sommet de Kinshasa était un budget de 20 millions d’euros, cité par le magazine Jeune Afrique. Un montant déjà élevé – l’équivalent du budget officiel du G20 tenu à Cannes un an plus tôt et déjà qualifié de « sommet de la démesure » par la presse française de l’époque.

En réalité, il était loin, très loin de la réalité. L’organisation du sommet de la Francophonie à Kinshasa a coûté 89 889 095,11 dollars, selon des documents internes au comité d’organisation que nous avons pu consulter. L’équivalent de 180 milliards de francs congolais : une somme inconcevable pour le commun des Congolais. Plus de deux fois la somme totale dépensée cette année-là par l’État congolais en équipements de santé. Soixante fois le budget de l’État congolais dédié cette année-là aux équipements éducatifs, culturels et sportifs.

Les anciens présidents Kabila (République démocratique du Congo) et Hollande (France) lors du XIVe sommet de la Francophonie, en 2012, à Kinshasa. AFP – BERTRAND LANGLOIS

« C’est une somme très exagérée au regard du budget très modique de l’État congolais », juge Valery Madianga, porte-parole de l’Observatoire de la dépense publique, une ONG congolaise. Il s’élevait à l’époque officiellement à près de 8 milliards de dollars, mais les recettes de l’État, notamment à cause de détournements, excèdent rarement les 4 milliards.

Fait inédit dans l’histoire d’un événement international de cette ampleur : nous avons pu retracer précisément où est allée la quasi-intégralité de ces fonds – 80 millions de dollars sur les 90 totaux. Ce travail révèle comment, au prétexte d’accueillir des chefs d’État et de gouvernement étrangers, le pouvoir de l’époque a notamment dilapidé l’argent des Congolais. Dans le meilleur des cas, pour des dépenses inutiles ; dans le pire des cas, pour acquérir du matériel de sécurité soupçonné d’avoir servi à réprimer opposants et défenseurs des droits humains dans les années qui ont suivi.

Dix-sept millions de dollars de « sécurité spéciale »

« Sécurité spéciale » : l’intitulé des virements est évasif. Les sommes, en revanche, sont conséquentes. En moins de quatre mois, entre le 26 juin et le 5 octobre 2012, le comité organisateur du XIVe sommet de la Francophonie a versé 17 060 000 dollars sur le compte d’une société israélienne, Athena GS3 Security Implementations, selon des documents bancaires que nous avons pu consulter. L’opération a été effectuée en quatre virements, dont le plus gros a dû donner quelques suées à l’opérateur bancaire chargé de saisir le montant : 11,7 millions de dollars.

Filiale du groupe Mer, fondé et dirigé par des anciens de l’unité 8200, la fine fleur du renseignement militaire israélien, Athena GS3 propose des « solutions de renseignement et d’analyse ». Plus concrètement, elle serait spécialisée dans les « interceptions sur les câbles de télécommunications », indiquent les journalistes Antoine Glaser et Thomas Hofnung dans Nos chers espions en Afrique (Fayard, 2018).

De l’argent d’un sommet promouvant « la paix, la démocratie, l’État de droit [et] les droits de l’homme » utilisé pour équiper des services de police et de renseignement, notoirement connus pour leurs atteintes aux droits humains ? Le scénario paraît osé. Il semble confirmé par des documents internes du groupe Mer, révélés en décembre 2020 par le média américain Buzzfeed.

Les états financiers du groupe mentionnent, en effet, un contrat de 17,75 millions de dollars, signé à l’époque avec Kinshasa pour « l’installation de caméras de surveillance et la construction dans la capitale d’un centre de commandement pour les services de renseignement et de police ». Athena GS3 et le groupe Mer, sollicités par l’enquête Congo Hold-up, n’ont pas répondu à nos questions. Mais tout – le montant identique, la période, le gouvernement concerné, le type de service vendu – porte à croire qu’il s’agit du même contrat.

Toujours selon Buzzfeed, le régime Kabila a passé un autre contrat avec le groupe Mer en 2013 – qui incluait l’installation de nouvelles caméras de surveillance, de la maintenance technique et des formations à l’espionnage – avant de perfectionner son système de surveillance en 2015 grâce à du matériel fourni par le chinois Huawei.

On ne sait pas à quoi ont servi ces caméras et ces formations, mais la période a coïncidé avec une répression accrue des opposants politiques, y compris à l’aide de techniques de surveillance. « À cette époque, les réunions des mouvements citoyens étaient rapportées presque instantanément à des gens de l’Agence nationale de renseignements », se souvient l’activiste congolais Fred Bauma. Ce dernier a passé dix-huit mois et quinze jours en prison, entre mars 2015 et août 2016, pour avoir participé à une conférence de presse sur le rôle des jeunes en démocratie – rencontre qualifiée de « terroriste » par les autorités congolaises.

« On a commencé à prendre des précautions, se souvient-il. Une connaissance à moi, qui était dans l’armée, m’a appelé un jour et m’a dit : « Si tu veux m’appeler, passe par le numéro de quelqu’un d’autre ». ». D’autres militants de la Lucha témoignent que des extraits de conversations leur ont été rapportés par des agents des forces de sécurité lors d’interrogatoires.

Mystérieux « fonds secret de recherche »

Le contrat à 17 millions avec Athena GS3 n’est pas la seule dépense du comité d’organisation en lien avec la sécurité. Ce dernier a ainsi consacré 200 000 dollars à un mystérieux « fonds secret de recherche », indique un plan de trésorerie communiqué le 19 septembre 2012 par un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères congolais à plusieurs cadres de la BGFI. Personne, parmi les organisateurs que nous avons contactés, ne sait à quoi était destiné ce « fonds secret ».

« La ligne budgétaire « frais secrets de recherche » revient régulièrement dans le budget de l’État congolais. C’est généralement un fonds alloué aux services spéciaux pour mener des opérations secrètes », détaille Valery Madianga, de l’Observatoire de la dépense publique (Odep).

Autre curiosité : dix jours avant le début du sommet, 2,04 millions de dollars partent de l’un des comptes à la BGFIBank du comité d’organisation vers un compte de la présidence de la République congolaise. Un étrange mouvement de fonds, là encore motivé par des impératifs de « sécurité » : le pactole atterrit sur le compte du bureau du conseiller sécurité de la présidence. La quasi-intégralité des deux millions est retirée en liquide dans les cinq jours qui suivent.

Par qui ? À quel motif ? Comme pour les paiements à Athena GS3 et comme pour le mystérieux « fonds secret de recherche », les protagonistes de l’époque semblent avoir des trous de mémoire. Aucun des responsables de l’organisation du sommet que nous avons contactés n’a été capable de nous répondre : ni le commissaire général du comité d’organisation Isidore Ndaywel E Nziem, ni le conseiller du Premier ministre chargé de contrôler la conformité des dépenses Désiré Balazire, ni le président du comité de pilotage du sommet Raymond Tshibanda.

Questionnée sur le fait que le budget du sommet ait pu servir indirectement à perfectionner un arsenal répressif dirigé contre des opposants politiques, militants pro-démocratie et défenseurs des droits humains, l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas souhaité faire de commentaire, se bornant à rappeler que « les aspects budgétaires et financiers de l’organisation du sommet » et ses « travaux préparatoires » relevaient de la compétence de l’État ou du gouvernement hôte.

Le Palais du peuple, le Parlement congolais, était paré de beaux atours pour accueillir, en 2012, la grande famille qu’est la Francophonie. AFP – ISSOUF SANOGO

Une bien coûteuse « décoration »

Il n’y a pas à dire : le Palais du peuple (le Parlement congolais) était paré de beaux atours pour accueillir la grande famille qu’est la Francophonie. Lumières multicolores, tapis rouges, logo placardé sur de grandes affiches. Mais cela valait-il neuf millions de dollars ?

C’est, selon d’autres documents internes que nous avons pu consulter, le montant minimum dont l’organisation du sommet s’est délesté pour faire décorer le Palais par une société française, Tele Menager Parisien (TMP).

Minimum, car si nous avons pu retracer 9 millions de dollars de virements, le total pourrait être plus élevé : un autre document interne au comité d’organisation (un « suivi des décaissements » adressé par les services du Premier ministre de l’époque à la BGFI) mentionne 14 millions de dollars engagés auprès de TMP pour cette « décoration ».

Un montant qui paraît d’autant plus inexplicable que TMP n’est pas spécialisée dans l’événementiel (elle vend des TV, de l’électroménager et des cuisines, renseigne son site internet) et n’a même pas réalisé l’intégralité de ces embellissements. Une autre entreprise, Brandfirst, a également reçu 4 millions de dollars pour le même motif (« décoration »). Les plus gros travaux d’aménagement, notamment de l’esplanade, ont été confiés à une entreprise chinoise (la société Zhengwei Technique Coopération) pour un montant de 2,8 millions de dollars, et le comité a acheté lui-même une partie des fournitures (400 000 dollars de « mobilier, pavoisement et tapis »).

Sollicitée à plusieurs reprises, y compris par lettre recommandée, par l’enquête Congo Hold-up, afin de savoir à quelles prestations correspondaient ce montant et si ce contrat avait fait l’objet d’un appel d’offres – comme le prévoit la loi congolaise relative aux marchés publics – TMP ne nous a pas répondu.

1,2 million de dollars de montres de luxe

Les centaines de documents relatifs aux finances du sommet réservent bien d’autres surprises. Comme ce total de 1,216 million de dollars payés à la marque suisse d’horlogerie Horus et sa filiale congolaise, Horus RDC SARL. Les intitulés des virements sont sans ambiguïté : « Achat montres de luxe ».

« Je confirme ces achats, indique Isidore Ndaywel, interrogé par Mediapart. Ils n’ont aucun lien avec la Francophonie. Le chef de l’État congolais avait décidé d’offrir à ses hôtes des montres de luxe ». On trouve d’ailleurs trace de ce cadeau dans une liste de présents reçus par le Premier ministre canadien, Stephen Harper.

Pour choyer ses invités, Joseph Kabila a choisi une marque qui se veut synonyme de « discrétion et d’élégance », mais aussi de « puissance, de longévité et de protection ». Cela ne semble pas avoir réussi à ses fondateurs, puisqu’Horus Luxury SA a fait faillite en 2019. Au cas où ils avaient encore un peu de place dans leurs bagages, le président congolais a également offert des tableaux à ses invités – pour un montant plus modeste de 45 000 dollars.

Détail cocasse : ces montres de luxe, tout comme le matériel de surveillance acquis à grand frais, ont été indirectement et partiellement payés par l’aide publique au développement française. L’État français a, en effet, contribué à hauteur de 1,6 million d’euros à l’organisation du XIVe sommet de la Francophonie, selon le projet de loi de finances 2012 ainsi qu’un rapport de la Cour des comptes. Ces crédits dépendaient de la mission « Aide publique au développement » de la loi de finances, et à ce titre ont été inclus dans les 0,45% du revenu national brut consacré cette année-là par la France à réduire les inégalités mondiales.

RFI

Sida et Covid-19, deux pandémies en collision

Le rapport de l’Onusida, paru à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la maladie, pointe qu’en 2020, la pandémie de Covid-19 a pris le devant de la scène, reléguant le dépistage du sida et les traitements au second plan. Les objectifs des Nations unies de « mettre fin au sida en tant que problème pour la santé publique à l’horizon 2030 » semblent difficiles à tenir si les conditions ne changent pas.

Dans tous les pays, la lutte contre le VIH a pâti de la pandémie de Covid-19 à différents degrés et pour Winnie Byanyima, la directrice exécutive de l’Onusida, l’objectif de mettre fin au sida d’ici 2030 ne sera pas tenable dans les circonstances actuelles.

Sur toute la planète, l’épidémie de Covid-19 a perturbé à la fois l’accès au dépistage et l’accès aux soins. Dans l’ensemble des pays sondés, on a constaté 35% de dépistages en moins entre 2019 et 2020, 21% de cas de VIH diagnostiqués en moins, et 1,5 million de personnes infectées en plus.

Depuis 40 ans, l’épidémie de sida a tué plus de 36 millions de personnes dans le monde dont 680 000 en 2020. Si les conditions actuelles ne changent pas, l’OMS annonce 7,7 millions de morts pour la décennie 2020-2030.

Moins de dépistage, plus de contaminations

Pendant les confinements, les boîtes de nuit, les lieux de rassemblement ont été fermés dans de nombreux pays. Les gens ont aussi arrêté de voyager, mais rester chez soi ne signifie pas stopper toute activité sexuelle, au contraire, et les comportements à risque se sont multipliés.

En parallèle, la lutte contre le VIH s’est trouvée particulièrement perturbée lors des confinements du premier semestre 2020. D’une part, les programmes de prévention à destination des populations à haut risque ont mis du temps pour s’adapter – les services de réductions des risques pour les personnes usagères de drogues ont été interrompus dans près des deux tiers des 130 pays sondés. D’autre part, faute de dépistage, le nombre de nouveaux traitements a diminué et des personnes qui bénéficiaient déjà des traitements antirétroviraux ont subi des difficultés d’approvisionnement en médicaments.

Quant aux programmes de prophylaxie préexposition (PreP), qui protègent préventivement de la contamination (prise de médicament – Truvada – en complément du préservatif), ils se sont étendus en 2020 sans pour autant atteindre les objectifs mondiaux.

Des inégalités croissantes, un facteur aggravant

En 2020, la pandémie de Covid-19 a partout aggravé les inégalités sociales et économiques avec des conséquences sur la lutte contre le sida. « Les dommages plus larges causés par la pandémie – ressentis le plus durement par les populations déjà défavorisées – menacent de saper les efforts mondiaux visant à mettre fin à la pandémie de sida d’ici 2030 », peut-on lire dans le rapport de l’Onusida.

Selon le rapport du Forum économique mondial 2021, le Covid-19 a fait reculer l’égalité de genre d’au moins une génération. Des dizaines d’études ont documenté une augmentation de la violence à l’égard des femmes et des filles pendant la pandémie et « cette augmentation de la violence est associée à un risque accru d’infection par le VIH et à de moins bons résultats pour la santé des femmes vivant avec le VIH ».

En Afrique subsaharienne, pour l’année 2020, 63% des nouvelles contaminations concernaient des femmes. Dans cette région, 220 000 filles et garçons entre 15 et 24 ans ont été détectés positifs au VIH, et six nouvelles infections sur sept chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans, concernent des filles. En cause, la fermeture des écoles, et l’accroissement des abus.

Plus de discrimination donc plus de contaminations

Les populations clés, les plus vulnérables au sida, que sont les usagers de drogues injectables, les travailleurs et travailleuses du sexe, les transgenres, les détenus, les homosexuels et les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes se sont retrouvées une fois de plus marginalisées pendant la pandémie de Covid-19 en 2020, avec un risque accru de contracter le VIH.

Serge Douaumong, responsable de plaidoyer pour le groupe d’ONG Coalition Plus, cite le Cameroun où la loi punit l’homosexualité. La prévalence du sida y est de 3% sur l’ensemble de la population, mais de 37,2% chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes. « Plus il y a d’hostilité, plus il y a des lois qui pénalisent les pratiques des homosexuels, des travailleurs et travailleuses du sexe […], plus le VIH prolifère. Si on veut lutter contre le VIH, il faut absolument mettre en place des dispositifs pour combattre et limiter les abus envers ces populations, pour qu’elles puissent aller vers les services [de santé] sans crainte d’être arrêtées ou jugées, car il y a encore des pays où avoir sur soi des préservatifs constitue une preuve de l’homosexualité. »

C’est un combat pour la vie, contre les préjugés, contre les stigmatisations…

Paris inaugure une place pour rendre hommage aux morts et aux malades du VIH-sida

Marine de La Moissonnière

Reprendre en main l’épidémie de sida

« Faire confiance aux communautés affectées s’est toujours avéré être une stratégie gagnante », peut-on lire dans le rapport de l’Onusida. Des décennies d’expérience et de preuves dans la lutte contre le VIH montrent que cela fonctionne bien quand ce sont les communautés elles-mêmes qui s’organisent pour lutter contre la désinformation, pour trouver les gens à risque ou encore distribuer les médicaments.

Pour atteindre les objectifs de 2030, l’Onudisa demande aux États de financer et soutenir des ripostes efficaces au VIH, et de les intégrer dans les systèmes de santé, de protection sociale, humanitaires et de ripostes aux pandémies. Pour le professeur Paul Farmer, cofondateur de l’ONG Partners in Health, la stratégie du Plan national rwandais (Rwanda HIV/AIDS targets), lancé en 2015, est une réussite en la matière.

L’Onusida rappelle que pour lutter efficacement contre le sida et les autres épidémies, cinq éléments sont essentiels et requièrent une plus grande attention de la part des dirigeants mondiaux : « (1) Des infrastructures dirigées par les communautés et basées sur les communautés ; (2) un accès équitable aux médicaments, aux vaccins et aux technologies de la santé ; (3) un soutien aux travailleurs en premières lignes de front sur la pandémie ; (4) les droits de l’homme au centre des réponses à la pandémie ; et (5) des systèmes de données centrés sur les personnes qui mettent en évidence les inégalités ».

RFI

Feguifoot : les membres du CONOR sont connus

Quelques jours après l’installation d’un comité de normalisation au sein de l’institution guinéenne de football FEGUIFOOT, la FIFA fait bouger les lignes en dévoilant la liste des membres qui doivent siéger dans ce comité.

Les personnes nommées dans ce comité ont désormais la destinée de l’institution pour cette période de transition jusqu’à l’organisation de l’élection d’un futur comité exécutif.

Ce comité sera composé des noms qui suivent, Mariame Sy Diallo. Sega Diallo, journaliste et producteur des émissions Football Factory, est nommé vice-président. Pour le reste, il y a Sylla Mohamed Sidiki (membre) et Ousmane Diawara (membre).

Ce comité a un mandat de sept mois, qui prendra fin le 30 juin 2022. La Fédération Internationale Football Association a donné des éclaircissements sur les zones d’ombre « les membres du comité feront l’objet d’un contrôle d’éligibilité mené par la commission de contrôle de la FIFA, conformément au règlement de gouvernance de la FIFA. La confirmation à leur poste sera sous réserve des résultats dudit contrôle d’éligibilité ».

Le comité de normalisation est nommé en Guinée pour une période de sept mois. Son mandat court jusqu’au 30 juin 2022.

 

Le CNRD autorise Moussa Dadis et Sekouba Konaté à rentrer au pays

Les deux anciens présidents de la transition après le décès du président général Lansana Conté sont désormais autorisés à regagner la Guinée. C’est une annonce faite par les autorités sur les ondes des médias d’État ce mardi dans la soirée.

Voici le contenu du communiqué :

« Dans le cadre de son programme de renforcement de l’unité nationale et d’apaisement, le CNRD et son président Mamady Doumbouya ont accueilli favorablement les demandes de visite au pays formulées par les anciens chef de l’État vivant à l’étranger. Le commandant à la retraite Moussa Dadis Camara et le général d’armée à la retraite Sekou Konaté.
Le gouvernement de la république sera informé très prochainement par le président de la transition à prendre attache les deux anciens chefs d’État pour examiner au cas par cas les modalités concrètes des visites susmentionnées. Le CNRD  et son président tiennent à informer la communauté nationale et internationale que cet acte purement humanitaire ne traduit en rien une volonté d’ingérence dans une quelconque procédure judiciaire
».

 

Isto Keira, ses bonnes grâces et son leadership au service de la nation

Connu pour son leadership altruiste sans égard, sons sens du management et pour ses qualités de rassembleur autour des siens, le dynamique Secrétaire Général du Ministère de la Jeunesse et des Sports a encore fait parler son cœur. Il s’agit de l’évacuation sanitaire en Tunisie de Mamaïssata Cissé, pensionnaire du club de foot féminin Espoir de Yimbaya qui a récemment contracté une grave blessure au genou et dont le traitement nécessitait une prise en charge conséquente.

 

Tel un bon samaritain, Isto n’a pas attendu que le pire arrive à cette jeune talentueuse du Syli pour comprendre l’urgence de son évacuation. C’est pour palier à toute éventualité qu’il s’est personnellement investi afin de s’assurer du bon traitement de cette jeune joueuse. Ses soins, il les a mis à la disposition de Mamaïssata et sa famille à travers le choix d’un corps médical de renom à Tunis  pour la réussite de l’intervention chirurgicale. Près d’un mois après, place au soulagement dans la famille et autour des proches de la joueuse qui retrouve le sourire, car elle pourra poursuivre son rêve qui consiste à jouer correctement au foot. En attendant, Mamaïssata continue tout de même son traitement rééducatif au pays des aigles de Carthage. Une bonne nouvelle pour les dirigeants de son club, mais également l’encadrement de la sélection du Syli National.

En volant au secours d’une telle nécessiteuse qui retrouve ainsi du réconfort, le Secrétaire Général du département de la Jeunesse et des Sport envois de vrais signaux au message du don de soi pour la nation, chose chère au CRND et de son Président, le Colonel-Président Mamadi Doumbouya.

 

Une abnégation reconnue pour le travail bien fait

 

Isto Kéira, ce produit de la révolution culturelle socialiste reste un cadre au mérite reconnu au plan national et international. Sans modestie, nous l’affirmons que le natif de Boulbinet (Kaloum) est un label connu partout par les grandes organisations dans le domaine de la culture à travers le monde. Répertorié dans les plus grandes institutions d’actions culturelles à travers le monde, il est à la base de la montée en puissance de plusieurs jeunes qui aujourd’hui, font la fierté du secteur en Guinée. Une vraie école !

Mais pour arriver à ce sommet de la reconnaissance, ce philosophe de formation a accepté d’apprendre en allant à la recherche du savoir, du savoir être et du savoir-faire. Ancien Ministre avant d’occuper le poste de secrétaire général, il fait toujours preuve d’humilité et de professionnalisme à la disposition et même en dessous du peuple. Ce  n’est pas étrange, surtout quand c’est l’œuvre de la révolution culturelle socialiste, ça se comprend donc plus aisément.

Au moment où le pays traverse une période de mutation généralisée, grâce au nouvel élan insufflé depuis la prise du pouvoir le 05 septembre 2021, de grands chantiers sont ouvertes sur des questions centrales de refondations de l’Etat et de la moralisation de l’administration publique. En poste au département de la jeunesse et des sports, la priorité sera de définir et surtout de mettre en exergue la politique de la jeunesse et des sports selon la vision du Président de la République, le Colonel Mamadi Doumbouya. Il faudra faire en sorte que cette vision du président soit en adéquation avec la réalité qui pourrait rapidement se tourner vers la participation honorable du Syli National A à la prochaine CAN de janvier 2022 au Cameroun et surtout l’organisation très prochaine de la Coupe d’Afrique des Nation 2025 confiée à la Guinée par la CAF. Une mission à l’allure d’un vrai challenge qui se profile à l’horizon pour le tout nouveau ministre, l’ancien champion de boxe Lansana Béa Diallo et son équipe. Mais le premier défi du ministre sera de faire en sorte que l’ensemble des cadres du département puissent aisément apporter leur savoir-faire en privilégiant l’expression des compétences dans le travail. Aussi, cultiver l’esprit de solidarité et de paix entre les travailleurs du département qui sont surement capables de grandes choses. Le tout dans un élan d’accompagnement de toutes les fédérations nationales, particulièrement le football qui est qu’on le veuille ou non, la religion des temps modernes.

Ahmadou H Bah

 

Djènè Kaba ex première dame remercie col.Doumbouya

C’est la première fois que l’ex première dame du président Condé s’exprime depuis la chute de son mari au pouvoir le 05 septembre dernier. Hadja Djene Kaba Condé a adressée un message de remerciements au président de la transition le colonel Mamady Doumbouya, suite au retour de son mari à la maison. Elle l’a fait sur son compte Facebook.

voici le message:

Mes compatriotes.

Je remercie tout d’abord le CNRD et
Le Président de la transition,
Chef de l’Etat,
Chef suprême des armées,
Le Colonel Mamadi Doumbouya pour son sens de responsabilités élevées.

Ramener mon époux le Professeur Alpha Condé à la maison et assurer sa sécurité en lui garantissant un traitement digne de son rang est un acte qui m’apaise à plus d’un titre, rassure la famille et tout le peuple de Guinée.

Comme vous le savez, je tiens plus que tout à la paix et à la quiétude nationale; alors mon souhait serait que les filles et fils de Guinée se donnent la main pour construire et façonner notre pays, qui a tous les atouts pour amorcer un développement harmonieux et durable.

Femmes et jeunes de Guinée, je serais parmi vous très bientôt, dès que mon état de santé le permettra.

Je tiens à remercier les militantes et militants du RPG arc-en-ciel pour leur soutient.

En ce qui concerne mes œuvres humanitaires avec la Fondation PROSMI, si Dieu me le permet sachez qu’elles continuerons avec le même dynamisme et le même amour pour vous mes compatriote qui m’ont toujours soutenu et animé à faire ces actions.

Vive la paix, Vive la Guinée uni et prospère.

L’ancienne Première Dame.

Conde Djene Kaba

Congo hold-up: trois millions de dollars d’argent public retirés en cash par le directeur financier de Kabila

L’enquête Congo Hold-up révèle que sur les 43 millions de dollars détournés dans le cadre du scandale Egal, 3,3 millions ont atterri sur un compte de la Présidence de la République démocratique du Congo. Ce virement a permis de compenser un retrait d’espèces effectué par le directeur financier du président Joseph Kabila. Enquête avec Médiapart, BBC, PPLAAF et le réseau européen EIC.

Le scandale Egal éclabousse directement l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila et son premier cercle. Comme l’a révélé l’une de nos enquêtes « Congo Hold-up », cette société congolaise d’importation de poisson et de viande, aux mains de très proches de l’ancien président Kabila, est au coeur d’une enquête judiciaire à Kinshasa sur le détournement d’au moins 43 millions de dollars des caisses de la Banque centrale du Congo (BCC).

Mais ce n’est pas tout. Juste après avoir reçu ces fonds publics, Egal a reversé 3,3 millions de dollars sur le compte à la BGFI de la Présidence de la république, et cet argent a épongé un retrait d’espèces de 2,8 millions de dollars effectué par Emmanuel Adrupiako, le conseiller financier du président Kabila.

C’est que révèle ce nouveau volet de l’enquête « Congo hold-up », basée sur 3,5 millions de documents issus de la banque BGFI, obtenus par PPLAAF et Mediapart et analysés par 24 médias et ONG internationaux coordonnés par l’EIC.

A l’époque, le président Kabila, qui a quitté le pouvoir en janvier 2019, était chez lui à la BGFI RDC, dont le directeur général était son frère adoptif Francis Selemani.

Le 8 juin 2011, la Présidence de la République ouvre un compte à la BGFI et y dépose 10 000 dollars en liquide. Le compte est ensuite resté complètement inactif pendant deux ans. Jusqu’à ce qu’Emmanuel Adrupiako y retire près de trois millions de dollars en cash fin mai 2013.

Emmanuel Adrupiako n’est pas n’importe qui : un mémo de la BGFI indique qu’il est le « directeur financier du chef de l’État », et que « son rôle consiste à gérer, planifier et organiser tout ce qui concerne les finances ». C’est aussi l’un des fondateurs du parti politique de Joseph Kabila, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

Il est par ailleurs au cœur d’une enquête judiciaire belge pour corruption et blanchiment, au sujet du scandale de l’attribution, en 2015, du marché de la fabrication des passeports de la RDC à Semlex. Cette société belge avait reconnu au journal de Montréal avoir versé, via des sociétés offshore, 700 000 dollars à Emmanuel Adrupiako, sans en préciser l’objet. Contacté à l’époque par Jeune Afrique, Emmanuel Adrupiako a assuré que les 700 000 dollars qui lui ont été versés en 2015 n’ont rien à voir avec le contrat des passeports mais ils résulteraient bien, selon lui, du paiement de loyers.

Les 23, 24 et 27 mai 2013, le directeur financier de Joseph Kabila retire, en trois fois, 2,8 millions en espèces sur le compte de la présidence à la BGFI. Dès le lendemain du dernier retrait, le mécanisme, qui permettra à Egal de bénéficier de 43 millions de dollars d’argent public, se met en branle.

Le 28 mai 2013, Egal signe avec Afritec, une autre société contrôlée par des proches de Joseph Kabila, une convention de cession de créances. L’objectif de l’opération: obtenir que l’Etat reconnaisse une créance fictive envers Afritec, qui la transférera à Egal. Laquelle recevra donc 43 millions d’argent public, utilisés en garantie d’un prêt accordé par la BGFI.

La convention du 28 mai 2013 prévoit qu’Egal s’engage à rembourser 40 millions de dollars à Afritec, soit 3 millions de moins que ce que l’Etat est prêt à accorder sur base de cette créance fictive.

Le retrait de 3 millions par Emmanuel Adrupiako sur le compte de la Présidence était-il pris en compte dès le début de l’opération ? Les dirigeants d’Afritec, Alain Wan et Marc Piedboeuf, n’ont pas donné suite à nos questions.

En tout cas, le 10 juin 2013, une lettre du ministre des Finances officialise cette créance. Le 26 juillet, la BGFI accorde un premier prêt à Egal. Et le 29 novembre, la Banque centrale du Congo verse en garantie de ce prêt 43 millions de dollars à Egal depuis son compte à la BGFI – une caisse noire créée pour l’occasion.

Le 23 décembre, deux semaines après ce paiement, Egal reverse 3,3 millions de dollars sur le compte de la Présidence, ce qui compense exactement le découvert provoqué par le retrait en liquide effectué six mois plutôt par Adrupiako, et les agios.

Comme il n’y avait que 10 000 dollars sur le compte à l’époque, le retrait de 2,8 millions avait provoqué un trou du même montant. Cela n’a pas été sans frais : des pénalités ont été enregistrées pour un total de 550 000 dollars en sept mois. Ce qui a porté le découvert à 3,3 millions.

En remettant ce compte à zéro le 23 décembre, Egal a donc bien utilisé de l’argent public détourné pour financer le retrait d’espèces.

Interrogés, la Banque centrale, la BGFI et Joseph Kabila n’ont pas répondu. Emmanuel Adrupiako n’a pas souhaité répondre à nos questions. Son avocat a indiqué à notre partenaire PPLAAF que nos questions « ne concernent pas » M. Adrupiako au vu de la loi congolaise qui définit les responsabilités en matière d’usage des fonds publics, et que notre article « s’appuiera malheureusement sur des contre-vérités et [sera] donc calomnieux et diffamatoire ».

Egal dément avoir « reçu de l’argent de la Banque centrale du Congo », rappelle avoir été « mise hors de cause » par le chef de l’Inspection générale des finances (IGF), et s’est refusé à tout autre commentaire car l’instruction judiciaire en cours sur cette affaire « revêt un caractère secret ».

RFI

Ahmed Kanté, un promoteur minier à l’avant-garde du développement local !

Avec 24,9%, la Guinée représente une des principales réserves mondiales de bauxite selon Selon l’US Geological Survey de 2021. Cette large avance devant des pays tels que l’Australie (17,2 %), le Vietnam (12,5 %) le Brésil (9,1 %) et la Jamaïque (6,7 %) s’explique par l’intérêt porté par les nombreux investisseurs miniers à son potentiel naturel qui constitue une vraie source d’attraction. En ce potentiel, la contribution des investisseurs ou promoteurs locaux à l’image de l’ancien ministre des mines et de la géologie Ahmed Kanté, aujourd’hui administrateur de l’Alliance Guinéenne de Bauxite, d’Alumine et d’Aluminium (AGB2A) une entreprise spécialisée dans l’exploitation de la bauxite mérite respect et encouragement.

L’on ne cessera de le répéter, l’évolution que connait le secteur minier en Guinée sur les dix dernières années est sans aucun doute liée à certains facteurs d’ordre légal et institutionnel qui ont conduit à la révision du code minier et la définition de la gestion du patrimoine minier confiée à la SOGUIPAMI. D’autres facteurs de la production bauxitique internationale (la fermeture de l’Indonésie à l’export de la bauxite et plus tard de la Malaisie) peuvent également expliquer ce boom autour de ce principal minerai d’alumine. L’opportunité pour les promoteurs locaux est donc de se servir de cette nouvelle dynamique enclenchée dans le secteur pour activement contribuer à l’augmentation de la production qui tourne à ce jour aux alentours des 80 millions de tonnes.

Pour y arriver, Ahmed Kanté l’administrateur de l’AGB2A  mesure bien les énormes défis qui s’imposent pour parvenir à la pleine exploitation des sites bauxitiques de Boffa dans la commune rurale de Tamita et de Fria dans la commune rurale de Tormèlin. Parallèlement à cette exploitation, la transformation sur place de ce minerai dont le pays dispose de la plus grande réserve au monde reste plus que jamais le grand défi à relever par l’Etat et ses partenaires.

Etablie dans la région administrative de Boké et composée majoritairement d’actionnaires locaux, le consortium AGB2A s’est engagé depuis son implantation à travailler en commun accord avec la communauté locale qui est le bénéficiaire privilégié de son projet d’exploitation minière. Avec près de 700 travailleurs à date, soit 84% issus des populations des localités  concernées par ledit projet. C’est d’ailleurs dans cette optique que l’entreprise croit fermement que son activité d’exploitation devra s’inscrire à engager sans complexe la construction de la Guinée pour le grand bonheur de ses populations.

Les populations locales au cœur du projet

Entre autres défis, il est important de rappeler que le plus grand des bénéfices que pourraient apporter ce projet consiste à réussir à fédérer ses efforts à ceux de l’implication effective des populations environnantes des zones couvertes par l’exploitation. La mobilisation des ressources humaines intellectuelles, techniques et technologiques demeure plus que jamais nécessaire à l’atteinte des objectifs du consortium.

L’Etat et ses partenaires de l’AGB2A auront ainsi mieux à gagner dans l’affectation des ressources à l´aménagement, au développement à la création d´infrastructures et de services au profit des populations. Ce qui permettra de concrétiser en grande partie l´essor du secteur minier. Le développement d´activités pérennes en particulier l’agriculture des cultures vivrières et l´agriculture industrie poseront les premiers jalons de cet important projet à fort impact sur la communauté des zones de Boffa et de Fria. A ce sujet, Ahmed Kanté l’administrateur et un des grands promoteurs miniers locaux y croit. «Personnellement, je rêve d’une Guinée où le prix de la bauxite et peut-être du minerai de fer se fixerait en Guinée au profit de ses populations et des bons investisseurs. La Guinée de demain est celle des raffineries, des fonderies et des aciéries avec une pensée spéciale pour la raffinerie d´or monétaire, avec un poinçon Guinée qui renforcera les réserves de change de la BCRG, tout en crédibilisant notre monnaie nationale, le tout pour le bien des populations guinéennes », s’est-il récemment confié dans un entretien sur westaf Mining .

Ahmadou Bah 

Tibou Camara est-il empêché par les autorités pour se soigner à l’étranger ?

La question de l’état de santé de l’ancien ministre du pouvoir Condé alimente les débats à Conakry. Selon des observateurs il (Tibou Camara Ndlr) aurait fait une demande de sortie pour des raisons médicales à l’étranger.

Une situation que le porte-parole du gouvernement de la transition affirme ne pas être informé. Ousmene Gaoual Diallo, dira ceci : « Il y a des dispositions générales qui ont été prises depuis le 05 septembre. Celles qui consistent à récupérer les passeports d’un certain nombre de personnalités de ce pays, parce qu’on estime quand on en aura besoin pour clarifier un certain nombre de sujets on doit pouvoir en disposer. Maintenant est-ce qu’il y a eu une demande Tibou Camara pour aller se soigner à l’étranger ? Est-ce qu’il y a eu nécessité que le président togolais intervienne là-dans ? à priori nous allons prendre langue avec le président pour savoir qu’en est-il. Mais on n’est pas informé d’une telle démarche ».

Pour l’heure, c’est une situation qui divise les citoyens sur la place publique et ainsi que les réseaux sociaux

Transition en Guinée: le président déchu ferme la porte aux cadres de son parti…

L’ancien président Alpha Condé qui a été renversé au pouvoir par les militaires le 05 septembre, se trouve à ce jour dans lieu sécurisé par les nouvelles autorités.

Depuis sa chute le professeur n’a jusqu’à présent pas rencontré ses collaborateurs du parti RPG arc-en-ciel. Si pour les observateurs l’ancien numéro 1 du pays est privé de toute visite, le porte-parole du gouvernement de la transition dira tout le contraire

Ousmane Gaoual Diallo, « c’est le président Alpha Condé lui-même qui refuse de recevoir certaines visites (…) ».

Et de renchérir, « La décision a été prise, parce qu’il (Alpha Condé ndlr) n’est pas à ce jour inculpé de quoi que ce soit, de lui permettre de vivre normalement. Mais un ancien président ne peut pas vivre normalement, parce qu’il y a des contraintes de sécurité qui font que des dispositions vont être prises pour garantir sa sécurité et sa dignité. Même en temps normal le président ne peut pas recevoir tout le monde. Il recevra des gens qu’il voudra recevoir, mais il n y a pas de contrainte particulière par rapport à ça ».

Dans la même communication, Ousmane Gaoual porte-parole du gouvernement précise,
« Il y a eu un moment où des gens de son parti ont essayé de le joindre, et lui-même a exprimé le fait de ne pas les rencontrer».

 

 

Alpha condé au domicile de son épouse à Landréah le CNRD confirme (communiqué)

Les nouvelles autorités du pays ont confirmé le déménagement de L’ancien président Alpha Condé à la résidence sa femme située dans le quartier Landréah, précisément dans la commune de Dixinn.

L’annonce a été faite sur les médias d’État ce lundi 29 novembre 2021. « Le professeur Alpha Condé réside à Landréah, commune de Dixinn au domicile de son épouse Hadja Djènè Kaba condé ».

Le collectif des victimes de Kaporo-Rails, Kipe2 et Dimesse 2019 reçu par le ministre de l’urbanisme

Une délégation des victimes de déguerpissement  de Kaporo-Rails, Kipe2 et Dimesse 2019 ont été reçu ce vendredi par le ministre de l’urbanisme Ousmane Gaoual Diallo.   En toile de fonds, faire la situation des victimes auprès des nouvelles autorités.

Voici le communiqué de la rencontre :

Pour la première fois après la démolition de plus de 2500 maisons à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, une délégation du Collectif a rencontré le Ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire. Ce vendredi 26 novembre 2021 dans la soirée, Monsieur Ousmane Gaoual Diallo a échangé avec cinq membres du  bureau des victimes que sont : Elhadj Alpha Oumar Diallo (président), Mme Camara Makia Touré (porte-parole des femmes), Elhadj Malick Barry (chargé des relations extérieures), Thierno Souleymane Diallo (chargé de mission) et Ben Diallo du bureau des jeunes.

Les victimes ont remercié le Colonel Mamadi Doumbouya et le CNRD pour avoir libéré les guinéens le 5 septembre 2021 en mettant hors d’état de nuire le dictateur Alpha Condé. Elles ont formulé des prières pour la réussite de la transition et ont félicité le Ministre Ousmane Gaoual Diallo qui a bénéficié de la confiance du Président de la République.

Le collectif a rappelé au Ministre les circonstances dans lesquelles près de 20.000 personnes ont été illégalement dépossédées de leurs terres par l’ancien régime sans aucun dédommagement.  Le porte-parole de circonstance a exprimé le souhait de voir les nouvelles autorités rétablir les victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse dans leurs droits.

En réponse, le Ministre Ousmane Gaoual Diallo au nom du CNRD a affiché sa solidarité envers les victimes. Il a demandé en tant que facilitateur que des propositions de compensation soient adressées aux nouvelles autorités afin qu’elles soient examinées au plus haut niveau. A défaut d’accord à « l’amiable », le Ministre s’est dit disposé à faciliter le transfert du dossier à la justice qui dira le droit en toute indépendance conformément aux vœux du Colonel Doumbouya.

Les deux parties ont promis de garder le contact pour faire évoluer le dossier dans de meilleurs délais.

Par ailleurs, le Ministre Diallo avait reçu il y a quelques jours, l’avocat des victimes Maitre Alpha Yaya Dramé en séjour en Guinée.

Il y a quelques semaines c’était autour de la gouverneure de Conakry de recevoir une délégation des victimes.

 

Conakry le 26/11/2021

Le Collectif

𝐂𝐎𝐌𝐏𝐓𝐄 𝐑𝐄𝐍𝐃𝐔 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐒𝐄𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐎𝐑𝐃𝐈𝐍𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐄𝐈𝐋 𝐃𝐄𝐒 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐉𝐄𝐔𝐃𝐈 𝟐𝟓 𝐍𝐎𝐕𝐄𝐌𝐁𝐑𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟏

La session ordinaire du Conseil des Ministres s’est tenue ce jeudi 25 novembre 2021 de 10h à 12h sous la haute autorité de son excellence Monsieur le Président de la Transition, Président du CNRD, Chef de l’État, Chef suprême des armées, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA.

 

Les points suivants étaient inscrits à l’ordre du jour :

 

𝐈. 𝐌𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐂𝐍𝐑𝐃, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐬𝐮𝐩𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐦𝐞́𝐞𝐬;

 

𝐈𝐈. 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞-𝐫𝐞𝐧𝐝𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐈𝐧𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐥 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐝𝐢 𝟐𝟑 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟏;

 

𝐈𝐈𝐈. 𝐄𝐱𝐚𝐦𝐞𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬;

 

𝐈𝐕. 𝐐𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐬.

 

𝐈. 𝐌𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐂𝐍𝐑𝐃, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐬𝐮𝐩𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐦𝐞́𝐞𝐬

 

Dans son message, 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭, 𝐒𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝐃𝐨𝐮𝐦𝐛𝐨𝐮𝐲𝐚, après avoir souhaité la bienvenue aux membres du gouvernement, a instruit au Secrétaire général du gouvernement de lire les points inscrits à l’ordre du jour et d’ouvrir les discussions.

 

Après les instructions et directives données par Monsieur 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭, 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝐃𝐨𝐮𝐦𝐛𝐨𝐮𝐲𝐚, 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞, 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐮 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐌𝐨𝐡𝐚𝐦𝐞𝐝 𝐁𝐞́𝐚𝐯𝐨𝐠𝐮𝐢, a été invité à faire sa communication.

 

𝐈𝐈. Dans son introduction, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a fait un bref rappel de la session ordinaire du Conseil Interministériel du mardi 23 novembre 2021.

 

𝐈𝐈𝐈. 𝐄𝐱𝐚𝐦𝐞𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬.

 

Au titre de la communication du Ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation sur la situation d’urgence qui prévaut dans la commune Urbaine de Gaoual et dans la sous-préfecture de Kounsitel, le Conseil a retenu l’envoi d’une mission interministérielle composée du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, du Ministre de la Sécurité, du Ministre de la défense, du Ministre de la santé, du Ministre de l’environnement et du Ministre des Mines pour faire l’état des lieux et proposer une réponse durable au gouvernement.

 

Il est demandé également aux Ministres concernés de réfléchir à des solutions durables qui tiennent compte des flux migratoires et de ses conséquences sur la sécurité, la santé et l’environnement, etc.

 

Au titre de la communication du Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de l’Intégration Africaine et des Guinéens de l’étranger, le Conseil a noté avec satisfaction les bonnes relations entre la République de Guinée et la CEDEAO. Le Conseil a réaffirmé sa volonté de poursuivre le dialogue avec l’Organisation sous régionale et réaffirmé son appartenance à la CEDEAO.

 

Au titre de la communication des Ministres du Budget et celui de l’Économie, des Finances et du Plan, le Conseil a recommandé la préparation d’un budget sérieux, sincère et réaliste conformément aux axes prioritaires du Gouvernement et suivant les recommandations du Président de la Transition, Chef de l’État, 𝐥𝐞 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝐃𝐨𝐮𝐦𝐛𝐨𝐮𝐲𝐚.

 

Au titre de la communication du Ministre des Infrastructures et des transports, la question de la mobilité à Conakry a été évoquée. Le conseil a recommandé d’explorer la question de l’achat de bus devant servir à alléger la souffrance des usagers des transports publics. Pour le Port de Conakry, le Conseil a recommandé aussi d’entamer le dialogue entre les opérateurs portuaires et les syndicats.

 

Au titre de la communication de la Ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables, le Conseil a instruit la Ministre en charge de prendre des engagements forts sur la question des violences faites aux femmes et aux personnes vulnérables.

 

𝐈𝐕. 𝐐𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐬

 

Le Conseil a rappelé le drame qui a emporté notre compatriote 𝐌𝐚𝐝𝐚𝐦𝐞 𝐌’𝐦𝐚𝐡 𝐒𝐲𝐥𝐥𝐚. Le Président a saisi l’occasion pour présenter ses condoléances à la famille éplorée. Le Conseil demande également au Ministre de la Sécurité et de la Protection civile d’apporter son appui au Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique pour la vérification des accréditations des cliniques privées afin d’éviter la prolifération des pratiques clandestines dans notre pays.

 

Au titre des questions diverses, en raison de l’augmentation du prix du blé sur le marché mondial, le Conseil recommande au Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises d’étudier la possibilité de subventions pour diminuer le prix du pain aux consommateurs.

 

Le Conseil recommande au Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, l’ouverture rapide de l’hôpital Donka et d’entamer les études de réhabilitation de l’hôpital Ignace Deen. Au titre de la COVID, le Conseil rappelle le respect strict des recommandations de l’ANSS, en matière de distanciation sociale et de respect des gestes barrières. Le Conseil demande également le contrôle strict de l’authenticité des certificats de vaccination et des tests COVID, ainsi que le renforcement des contrôles aux frontières.

 

Le Conseil a vivement recommandé au Ministre de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures de tout mettre en œuvre pour améliorer rapidement la distribution de l’électricité à Conakry.

 

Le Conseil demande au Ministre du Travail et de la Fonction publique de porter une attention particulière à la formalisation des heures de travail et au renforcement du système de contrôle.

 

Le Conseil recommande de porter une attention particulière à la gestion des déchets à Conakry.

 

Le Conseil demande au Ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation d’effectuer un état des lieux exhaustif sur la question des « tables et bancs ».

 

Le Conseil demande au Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme de porter une attention particulière aux travaux de construction du Tribunal spécial devant abriter le procès des événements du 28 septembre afin de les terminer dans les meilleurs délais. Le Conseil recommande également d’entreprendre au plus vite la formation en faveur des magistrats et de relancer le Comité de pilotage pour que l’ensemble du processus soit prêt dans les meilleurs délais.

 

Le Premier Ministre a présenté au Conseil le porte-parole du Gouvernement, nommé par le Président de la Transition, Chef de l’État, son excellence le Colonel 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝐃𝐨𝐮𝐦𝐛𝐨𝐮𝐲𝐚, en la personne du Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, 𝐎𝐮𝐬𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐆𝐚𝐨𝐮𝐚𝐥.

 

𝐅𝐚𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐂𝐨𝐧𝐚𝐤𝐫𝐲, 𝐥𝐞 𝟐𝟓 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟏.

 

𝐋𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬

 

𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐂𝐞𝐥𝐥𝐮𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.

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