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viol: Un imam abuse d’une fille à Yimbaya

 Une fille de 14 ans a été enceintée par un imam dans le quartier Yimbaya dans la commune de Matoto.

Selon les informations l’imam entretenait une relation sexuelle avec la fille, la victime est enceinte de trois mois une semaine.

La maman de la victime interrogée par notre rédaction affirme que sa fille a été bernée par l’imam en lui promettant le mariage. «  Je demande justice pour ma fille. Ma fille n’est qu’une gamine. Elle n’a que 14 an », et de poursuivre.

« Elle a été violée par notre imam. Il a berné ma fille soi-disant qu’il va l’épouser, que si ma fille est prête pour le mariage.  Il lui a fait beaucoup de promesses et après il a profité d’elle à la mosquée  et il l’a déflorée. C’est suite en cela elle est tombée enceinte », a-t-elle fait savoir.

L’imam est actuellement dans la main de la police judicaire.

Mohamed Keita

 

Affaire sextape: Baidy ARIBOT s’exprime en vidéo

Après sa publication Facebook concernant la vidéo où on le voit nu, Baidy Aribot s’exprime pour la première fois en vidéo depuis Dubaï.

Affaire sextape : Baidy Aribot sort de son lit

L’ancien vice gouverneur de la Banque centrale interviewé par un influenceur Guinéen s’exprime également sur son limogease.

Affaire sextape : Baidy Aribot sort de son lit

Après la diffusion d’une vidéo sextape sur les toiles lui concernant, Baidy Aribot 1er vice-gouverneur de la banque centrale de Guinée s’est exprimé à cet effet. Il (Baidy Aribot Ndlr) a été limogé ce mardi par le président de la transition, un limogeage qui intervient au moment où il traverse prend une douche chaude.

Une situation qui n’a pas laissé les internautes en marge. Quant au concerné il dira ceci sur sa page Facebook «  Dans ce bas monde qui décrit un cercle aux contours distinctes, les actions d’un homme lui reviennent toujours par la seule voie que Dieu connaît. Si tu fait le bien, tu le fais pour toi même. Si tu fais du mal aussi tu l’auras fais pour toi même.

Pour ma part, je reste toujours croyant et serein en toutes circonstances. Les épreuves du temps sont du ressort de l’omnipotent, l’unique.

Encore une fois le pouvoir n’est pas un patrimoine encore moins un héritage,  c’est une fonction.  Tout arrive en son temps et avec le temps rien n’est fortuit.

La personne la plus parfaite au monde fut sans nul doute le Prophète Mohamed PSL, il n as pas échappé à la haine et à l’humiliation de ses ennemis. Sans prétention démesurée de me comparer à ce grand guide, je voulais rappeler en tant qu’être humain on échappera jamais à son destin. Je remercie tout un chacun de vous pour vos  messages de compassion et de soutien à mon égard. Mais ne blâmez personne, n insultez personne et évitez le débat éthique dans vos réactions et vos propos laissons le temps faire son travail. Je n’en veux à personne car c’était écrit. Donc rendons grâce et louage à Dieu  qui est le seul détenteur du suprême. Le combat à venir sera rude mais il sera gagné sous le signe d’un  grand rassemblement. Merci chers tous. »

Pour l’heure, si certain décrie l’acte de l’homme surnommé par ses admirateurs le Hambak de la Guinée, par contre des artistes affichent leur soutient.

La situation inhumaine des migrants à Paris: «aucun élu n’est venu» dénoncent les associations

Les campements de migrants près du Stade de France ou place de la République à Paris ont été démantelés il y a plusieurs mois. Mais la question de l’accueil des migrants n’est pas réglée. Ces derniers mois, nombreux sont ceux qui se sont regroupés dans un tunnel qui relie le 19e arrondissement de Paris au Pré Saint-Gervais. Avec le froid de l’hiver, la situation est intenable pour les associations de riverains qui tentent de leur venir en aide.

Des centaines de réfugiés dorment actuellement dans des tunnels désaffectés aux abords de Paris, près du futur village olympique. Ils survivent grâce aux dons et au soutien quotidien des militants et des habitants du quartier qui préparent et livrent des centaines de repas aux demandeurs d’asile vivant dans les tunnels.

Les associations démunies

Une situation dénoncée par les associations. « D’abord, c’étaient des jeunes mineurs qui étaient là. Ils étaient une trentaine, c’est monté à 50 et au fur et à mesure des jours et des mois, ce sont des familles avec des enfants… Là, ça urge, on arrive en hiver, il y a des gens qui sont en hypothermie. Il y a une personne qui a été hospitalisée trois jours, qui a eu une appendicite. Elle a eu trois jours d’hébergement puis s’est retrouvée ici sous le pont. Ça devient inhumain. On ne sait plus quoi faire. Quand des personnes partent en hébergement, il y en a d’autres qui arrivent aussitôt. On perd un peu nos moyens parce qu’il y a des bébés et ce n’est pas tenable », constate avec effroi Fadila Benrabah, présidente d’À la croisée des rues, au micro de Cécile Lavolot de RFI.

Le quotidien de ces dizaines de familles est terrible, comme le raconte cette Malienne rencontrée par RFI, Oumou Diakité : « Ça fait 10 jours que l’on dort ici avec mon mari qui est malade. Franchement, on est dans la misère. Il fait froid, parfois il pleut. Mon mari a 59 ans. Il est malade aussi, il a mal aux pieds et est asthmatique ».

On ne se sent pas bien, on ne peut pas se sentir bien. On dort mal. Dans la journée, on urine partout. Il n’y a pas de toilettes. On peut rester pendant deux ou trois sans se laver. Franchement, c’est grave.

Alors que le prix Nobel de Littérature, Abdoulrazak Gurnah, dénonçait mardi -lors de la réception de son prix- le caractère « inhumain » de la réponse des gouvernements britannique et français à la question de la situation des migrants qui traversent la Manche, sur le terrain, dans les tunnels habités par les migrants, c’est le même constat. « Il y a cette petite gamine qui s’appelle Awa qui me dit tous les jours qu’elle veut aller à l’école. Elle a 10 ans, elle ne sait pas lire, elle ne sait pas écrire. Je trouve cela désolant qu’une gamine de 10 ans vive comme ça sous des tentes », poursuit Fadila Benrabah. Plusieurs autres jeunes enfants de moins de dix ans tentent également de survivre dans ces conditions.

« Nous, en tant qu’association, on a le sentiment d’être isolé. Comme si c’était à nous de prendre tout ça en charge, c’est lourd. Ça coûte financièrement parce que l’on doit leur amener des couvertures, on doit leur amener des duvets, des vêtements pour pas qu’ils aient froid et tout ça s’achète. On n’a vraiment aucun élu qui est venu vers nous pour nous dire « On va vous aider » », dénonce encore Fadila Benrabah.

RFI

Allemagne: Olaf Scholz succède officiellement à Angela Merkel

L’Allemagne tourne une page d’histoire avec le départ ce mercredi 8 décembre, après seize ans, d’Angela Merkel. Pour la troisième fois dans l’histoire du pays depuis la fin de guerre, un social-démocrate, Olaf Scholz, devient chancelier à la tête d’une coalition associant le SPD, les écologistes et les libéraux. 

Lorsque Lars Haider part en vacances avec sa famille après les élections du 26 septembre dernier, son beau-frère, diplomate, demande au rédacteur en chef du quotidien Hamburger Abendblatt quels livres il peut lui conseiller pour mieux connaître celui qui va devenir le nouveau chancelier. Une brève recherche sur internet s’avère infructueuse. Aucun livre sur Olaf Scholz n’a jamais été écrit. Le journaliste de Hambourg qui a côtoyé intensément le futur chancelier dans la ville où ce dernier a grandi et qu’il a dirigée de 2011 à 2018 se met alors immédiatement au travail. Le livre de Lars Haider, Olaf Scholz, le chemin vers le pouvoir, sort cette semaine à l’occasion de l’élection du nouveau chancelier.

L’anecdote est révélatrice. Olaf Scholz, 63 ans, a une longue carrière politique derrière lui et pourtant son parcours n’a pas inspiré de biographies et autres ouvrages. Comme Angela Merkel, on sait par exemple très peu de choses sur sa vie privée. Le futur chancelier est né à Osnabrück, dans l’Ouest de l’Allemagne, le 14 juin 1958, mais il est un Hambourgeois de cœur, une ville où ses parents, actifs dans le textile, s’installent lorsqu’il est bébé.  Il est le premier dans sa famille à faire des études et à incarner le modèle méritocratique défendu par le parti social-démocrate. Ses deux frères plus jeunes lui emboîtent le pas. L’un dirige aujourd’hui un hôpital dans le nord de l’Allemagne ; l’autre une entreprise active dans les nouvelles technologies.

Olaf Scholz adhère à 17 ans au SPD. Il a toujours avec lui dans son cartable son livret rouge de membre du parti. Comme beaucoup dans les jeunesses sociales-démocrates, il est très à gauche dans les années 1980 et prône « le dépassement de l’économie capitaliste ». Début 1984, il rencontre avec d’autres responsables des jeunesses sociales-démocrates de hauts dignitaires du régime communiste est-allemand.

Cet engagement au SPD se traduit tout d’abord par sa carrière professionnelle. Contrairement à d’autres responsables politiques, Olaf Scholz exerce tout d’abord « un vrai métier » et travaille comme avocat. Il défend souvent des salariés menacés par des licenciements et après la réunification des comités d’entreprise dans la partie Est du pays dont les sociétés doivent être démantelées et privatisées. Une tâche qu’il a souvent mentionnée durant la dernière campagne électorale pour mettre en avant son engagement social comme sa connaissance du terrain dans l’ex-RDA.

La carrière politique d’Olaf Scholz commence avec l’arrivée au pouvoir d’un autre social-démocrate, Gerhard Schröder, en 1998. Le nouvel élu au Bundestag prend la direction de la fédération du SPD à Hambourg et intègre les instances dirigeantes de son parti dont il sera le secrétaire général entre 2002 et 2004. Un large public fait alors la connaissance d’Olaf Scholz qui défend les profondes réformes sociales de Gerhard Schröder. C’est à cette époque qu’il est surnommé « Scholzomat », une allusion à sa façon de répéter sans cesse tel un robot les mêmes phrases. Le futur chancelier prend un malin plaisir à ne pas répondre aux questions des journalistes ou à donner une réponse qui ne correspond pas à la question. Et achève ses interlocuteurs en répondant par un lapidaire « oui » ou « non » à une interrogation sur un sujet complexe.

Ce style mais aussi la défense des réformes Schröder et sur le tard son appartenance à l’aile droite du SPD font d’Olaf Scholz le mal aimé du parti social-démocrate qui, lors des congrès, le sanctionne régulièrement avec un score médiocre lors de la réélection des instances dirigeantes.

Cela explique aussi qu’il ne soit pas retenu en 2005 lorsque le premier gouvernement de grande coalition dirigé par Angela Merkel est constitué. Mais c’est plus tard aux côtés de la chancelière chrétienne-démocrate qu’Olaf Scholz obtient une carrure nationale qui lui permettra à l’arrivée de décrocher la chancellerie. Il est ministre des Affaires sociales entre 2007 et 2009. Merkel n’apprécie pas au départ son côté donneur de leçons. Mais leur style les rapproche : sobriété, aucun effet de manche, une rhétorique dépouillée, pas d’accents lyriques, le pragmatisme avant tout et une maîtrise des dossiers redoutable lors de négociations. Olaf Scholz met en place avec la chancelière des mesures massives en faveur du chômage partiel contre la crise qui débute en 2008 ce qui à l’arrivée permet à l’Allemagne d’éviter une augmentation sensible du chômage.

Quand Olaf Scholz revient aux affaires à Berlin en 2018 lors de la constitution d’un nouveau gouvernement de grande coalition, il prend le portefeuille des Finances et s’illustre dans un premier temps comme l’héritier fidèle de son prédécesseur, le grand argentier chrétien-démocrate Wolfgang Schäuble, adepte de la rigueur budgétaire. Un positionnement qui, à nouveau, fait d’Olaf Scholz la bête noire de l’aile gauche du SPD qui a accepté une nouvelle grande coalition en grinçant des dents. Les succès du nouveau ministre comme maire de Hambourg entre 2011 et 2018 avec des scores à faire rêver son parti, la construction massive de logements ou des crèches gratuites ne suffisent pas à convaincre la base du SPD. Quand en 2019, Olaf Scholz participe à la primaire pour la direction de son parti, il subit un échec cinglant. Il se qualifie certes avec sa co-équipière pour le deuxième tour, mais il est battu par un duo plus à gauche soutenu par les jeunesses sociales-démocrates. Comme les violences massives lors du G20 à Hambourg en 2017 qui ternissent l’image de Scholz, il rebondit dans l’adversité, là où d’autres passeraient la main.

Quelques mois après son échec pour prendre la direction du SPD, le nouveau Olaf Scholz prend son envol. Avec la pandémie, le ministre des Finances, chantre de la stabilité budgétaire, sort son bazooka et dépense des milliards pour soutenir l’économie allemande. Il contribue avec Paris au lancement et au succès du plan de relance européen au printemps 2020 ; l’Allemagne brise un tabou et accepte des dettes communes de l’UE. Il s’engage en faveur d’une taxe sur les transactions financières et engrange un succès au G20 cette année avec un accord sur des taux d’imposition minima pour les multinationales.

Ces mesures mais aussi l’absence d’un autre candidat disposant de la même compétence et envergure conduit le SPD à le désigner, très tôt, durant l’été 2020 comme candidat à la chancellerie. Certains ironisent au vu des sondages dramatiques : les sociaux-démocrates ont-ils besoin d’un candidat à la chancellerie ? Les Verts voient avec le temps leurs scores s’envoler. Un duel entre les conservateurs et les écologistes apparaît alors comme la seule option crédible. Le SPD, avant l’été, ne décolle pas et est crédité de 15% dans les sondages. Les caricaturistes tirent sur l’ambulance ; d’autres éprouvent presque de la pitié.

Olaf Scholz y croit. Il a mis en place une stratégie de longue haleine. S’imposer à son poste de ministre des Finances d’où il dispose d’une vue d’ensemble de la machine gouvernementale. Il se forge aussi une carrure internationale en Europe et au-delà. Il est persuadé que dans la dernière ligne droite, lorsque les Allemands auront réalisé que la chancelière éternelle passe la main, la donne changera. Les chrétiens-démocrates vont perdre le bonus lié à la personne d’Angela Merkel. Le candidat qu’ils se sont choisi ne convainc pas. Olaf Scholz par son style et son mode de gouvernement est le parfait successeur de la chancelière. Il force le trait, se fait photographier en prenant la fameuse pose prisée par Angela Merkel tenant ses mains en forme de losange. Une affiche du SPD proclame à propos d’Olaf Scholz « Il peut être chancelière ».

Le pari va fonctionner, au-delà même de ce qu’espérait l’intéressé puisque son parti termine le 26 septembre en tête. Les chrétiens-démocrates engrangent une débâcle historique. Les Verts progressent certes par rapport à 2017, mais leur envolée historique dans les sondages au printemps retombe comme un soufflé. Une coalition entre le SPD, les écologistes et les libéraux est possible et permet l’élection ce mercredi d’Olaf Scholz.

Si les parallèles avec Angela Merkel dans le style sont frappants, Olaf Scholz n’est pas pour autant un clone de la chancelière version sociale-démocrate. Sa prédécesseure était souvent plus une modératrice ; Scholz qu’on baptisait à Hambourg « le roi Olaf » dirige ses équipes d’une main de fer et exige une discipline exemplaire. Les bisbilles au sein de la coalition doivent se régler dans les coulisses et non dans les médias. La frustration des journalistes allemands durant les négociations des dernières semaines illustrait cette nouvelle façon de faire. Et si Olaf Scholz est un pragmatique comme Angela Merkel, il entend, plus que la chancelière sortante, agir et non seulement réagir ; il veut avec sa nouvelle coalition présenter un projet de modernisation du pays pour l’actuelle décennie plutôt qu’une gestion professionnelle, mais sans réforme majeure des crises inévitables.

RFI

L’harmattan Guinée présente l’ouvrage « la morsure maléfique du félin » de Mamady Lamine Condé

« La morsure maléfiques du félin » c’est le titre de l’ouvrage Mamady Lamine Condé qui a été dédicacé ce mardi 07 décembre 2021.

L’auteur de ce livre de 269 pages jette la lumière sur des aspects essentiels de la culture mandingue et ouvre une porte sur les fondements et le sens d’une civilisation africaine. Mamady Lamine Condé est n& en 1941 en Guinée, a occupé les postes d’attaché culturel à Washington, de chargé d’affaires à l’ONU, de directeur de cabinet ministériel, d’ambassadeur au Japon, à Washington (D.C), au brésil et en Indonésie. Il également été conseiller spécial de la mission des Nations Unies au Rwanda, directeur du bureau de l’UNESCO à Addis-Abeba et rapporteur de la commission électorale nationale indépendante de Guinée entre autres.

Il (Mamady Lamine Condé) dira, « a travers cet ouvrage, j’ai voulu fournir une foule d’informations à la jeune génération sur l’état social, coutumier, culturel et organisationnel de nos territoires de l’Afrique de l’ouest, surtout d’une partie de notre Guinée à l’époque coloniale. Il est difficile d’accomplir ce travail de façon exhaustive. J’ai donc opté de l’esquisser de manière partielle. Pour ce faire, j’ai choisi de conter l’histoire vraie, mais romancée d’un jeune natif de Kouroussa (…). Kouroussa me semble être un prototype de concentration humaine de notre pays où l’enracinement culturel dans la tradition coexiste sans friction avec les pratiques musulmanes parfois très élaborées, mais aussi avec l’apport de la colonisation occidentale. Ce cadre m’a servi de prétexte pour parler succinctement du syncrétisme culturel caractéristique de l’époque. Tel est en substance le cadre général de l’ouvrage ».

Le directeur de la maison d’édition de l’harmattan Guinée a dans ses propos à l’entame de la cérémonie, invité les cadres présents à l’écriture pour que le livre devient l’outil formidable en République de Guinée. Selon Sanssy Kaba Diakité ceux qui ont des projets peuvent venir à l’harmattan qui sera très heureux de les recevoir.

Santé: Qui est Professeur Fodé Amara Traoré, nouveau Directeur de l’ANSS ?

Le Professeur Fodé Amara Traoré, nouveau Directeur Général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire est médecin spécialisé en infectiologie. Né le 29 Décembre 1979 à Conakry, il est marié et père de deux enfants.

Il est Enseignant-chercheur (Maitre de Conférences Agrégé des Université du CAMES) à la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Médecin responsable des soins dans le service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital national Donka du CHU de Conakry, il est également vice Doyen de la Faculté des Sciences Médicales et paramédicales de l’Université Kofi Annan de Guinée.

Après son Doctorat d’Etat en Médecine à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (Guinée, 2006), il obtient un diplôme d’études spécialisées en Maladies infectieuses à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal, 2011). Il est également titulaire d’un diplôme Spécialisé approfondie en Pathologie infectieuse clinique et biologique de l’Université de Franche Comté à Besançon (France, 2017).

Il est membre du comité national de surveillance des Manifestations Adverses Post Immunisation (MAPI) en Guinée, du comité national guinéen de pilotage du volet santé du Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PGIRE) de l’OMVS,  membre de la commission recherche du Centre d’Excellence Africain pour la Prévention et le Contrôle des Maladies Transmissibles… et de plusieurs sociétés savantes en infectiologie dont la Société Africaine de Pathologies Infectieuses, la Société Guinéenne de Pathologies Infectieuses et Tropicales (dont il est le vice-Président).

Par ailleurs, il a été consultant au compte de plusieurs institutions nationales et internationales sur les questions de maladies infectieuses.

Dans le domaine de la recherche, il est co-investigateur de plusieurs projets de recherches sur le VIH, la tuberculose, le paludisme, les hépatites virales, la maladie à virus Ebola, la Covid-19… Il a participé à la gestion de plusieurs épidémies dont celles de Choléra et d’Ebola en Guinée.

Il Co-auteur de plus de 60 publications scientifiques et de plus de 75 communications scientifiques en rapport avec les maladies infectieuses et tropicales.
Dans le cadre de la riposte contre la Covid-19 en Guinée, il était jusqu’à sa nomination le vendredi 03 décembre 2021 membre du conseil scientifique de riposte contre la Covid-19 en Guinée, membre de la commission nationale de prise en charge de la Covid-19, du comité national de supervision des sites de prise en charge de Guinée et Coordonnateur médical du centre de prise en charge de la  Covid -19 de Gbessia à Conakry.

Source: ANSS

 

Infrastructure sportive : Mohamed Kader Camara vole au secours de la jeunesse de coléah

La jeunesse de Coléah vient de bénéficier de l’aide d’un de ces fils du nom de Mohamed Kader Camara ancien membre de la Fédération Guinéenne de Football et opérateur économique.

Ce dernier a mis la main à la poche pour voler au secours du Stade de Coléah qui se trouve actuellement dans un état de dégradation très poussé. Prenant la parole, Mohamed Kader Camara est revenu sur ce qui lui a poussé à prendre une telle initiative à l’endroit de la jeunesse de Coléah étant un fils de cette localité.

« Je suis un enfant de Coléah né et grandi ici. Ce terrain représente pour nous notre tendre enfance. Depuis pratiquement 1960, on est ici. On a décidé de faire l’assainissement de la zone, dégager et rendre l’espace beaucoup plus grand et plus viable en faveur de la jeunesse de Coléah. Et tous ceux qui peuvent venir s’y recréer. C’est l’objectif pour un départ. Mais vous savez que l’appétit vient en mangeant. Aujourd’hui, on va procéder au dégagement et on va continuer à aider. Peut-être demain, on va essayer d’aménager pour rendre beaucoup plus jolie peut-être au niveau de la peinture. En tout cas le peu qu’on a sur place, on veut rendre l’environnement agréable. C’est pourquoi, on veut aller étape par étapes d’abord . Il fallait d’abord dégager tout ce qui est ordure et après on verra la suite », a-t-il laissé entendre lors de son intervention.

De son côté, Minkaël Sylla Directeur Adjoint dudit stade s’est réjoui de cette initiative à travers un ton réconfortant. « C’est à l’issue d’un match de gala organisé en son honneur que Mohamed Kader Camara a jugé nécessaire de venir au secours de la jeunesse de Coléah. En voyant l’état du stade, il nous a dit Baraka et moi qu’il compte apporter son aide. Et pour moi je pense que c’est une grande satisfaction. Nous sommes très contents de son geste magnanime. Vraiment ça nous va droit au cœur. C’est un grand frère à nous, et voir un fils de Coléah poser un tel acte, on ne peut qu’être fier. Car le bienfait n’est jamais perdu ».

Même s’il faut noter que le Stade de Coléah fait partie des terrains de dégagement retenus par le comité de pilotage de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations CAN 2025 en Guinée.

Hélas ! Aucun travail n’a été effectué jusqu’ici.

Une première plainte contre Alpha Condé

Ce lundi 06 décembre 2021, un nombre important de victimes des exactions comise sous le régime de l’ancien président Alpha Condé. Une plainte a été déposée contre l’ancien chef de l’Etat au parquet du tribunal de première instance de Dixinn.

Les plaignants sont les victimes, les parents des victimes, qui exigent la justice pour affirme ont-ils, des crimes dont ils ont été victimes du fait des forces de défense et de sécurité.

D’autres plaintes contre Alpha Condé seront faites dans des juridictions internationales, ont ils fait comprendre les victimes sous la gouvernance de Condé.

ANSS : Sakoba remplacé

Le Président de la République, Président de la Transition, Colonel Mamady Doumbouya a dans un décret lu sur les ondes des médias d’Etat ce vendredi 03 décembre 2021 remplacé docteur Sakoba Keita à la tête de l’agence nationale de la sécurité sanitaire.

Ce remplacement intervient après qu’il ait été mis à la retraite, par un autre décret.

Il a été remplacé par le Professeur Fodé Amara Traoré, médecin infectiologue au centre hospitalo-universitaire de Donka.

Pour rappel, l’ANSS a été créée en juillet 2016, et été dirigée par Dr Sakoba Keita jusqu’à ce jour.

 

Société: hausse du prix de la mèche de pain

Le Ministère du Commerce guinéen a annoncé ce vendredi dans un communiqué l’augmentation de prix de la mèche de pain.

Selon le communiqué du ministère du Comme cette hausse est dû à une hausse mondiale du prix de Blé.

La baguette double passe de 4000 GNF à 4500 GNF tandis que la baguette simple passe de 2000 à 2250 GNF, soit une augmentation de 12,5%.

 

Démission au sein de l’UDRG « il y a le monopole et les prérogatives ne sont pas respectées… », Ibrahima Keita

Le secrétaire national de la jeunesse de l’UDRG chargé des relations avec la société civile et des mouvements de jeunesse jette l’éponge. Il a annoncé sa démission dudit parti ce jeudi 02 décembre 2021.

Le désormais ex-membre du parti de Bah Oury affirme que les activités sont monopolisées au niveau du leader. « Ma démission est due au non respect du statut et règlement intérieur et des décisions qui sont prises à l’interne ne sont pas partagée totalement. Il y a un dysfonctionnement à l’intérieur, je pense qu’il y a le monopole et les prérogatives ne sont pas respectées. Personne ne joue réellement son rôle à l’intérieur, je suis venu à l’UDRG par conviction et je suis parti c’est tout à fait normal (…). J’ai à chaque fois alerté le président sur le dysfonctionnement et les prises de positions à l’intérieur et là je pense que trop c’est trop, je me suis dit que je ne peux pas avoir des responsabilités et que mes prérogatives soient violées (…) ».

Pour l’ancien secrétaire national de la jeunesse de l’UDRG chargé des relations avec la société civile et des mouvements de jeunesse, Bah Oury président l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée est la cause de sa démission au sein dudit parti. « Personne ne joue son rôle et tout est centralisé au niveau du président, les instances ne fonctionnent pas. Et je pense que ça ne peut pas fonctionner dans un parti politique comme çà (…) », a-t-il fait savoir.

Interroger, Bah Oury président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée n’a pas voulu répondre à nos questions.

Congo Hold-up: les bonnes affaires des conseillers du président Tshisekedi

Les documents Congo Hold-up ne couvrent que peu l’ère Tshisekedi. Mais dans ces millions de données provenant de la BGFI, on retrouve les noms de certains de ses conseillers. Malgré un discours politique très clair sur la nécessité de lutter contre la corruption, deux collaborateurs, Jean-Claude Kabongo et Luc-Gérard Nyafé, ont continué de faire des affaires, après leur prise de fonction à la présidence. Enquête de Justine Brabant (Mediapart) et Sonia Rolley (RFI).

Le détournement d’au moins 138 millions de dollars d’argent public par l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila et ses proches, révélé par RFI, Mediapart et leurs partenaires de « Congo Hold-up », provoque depuis une semaine une onde de choc en RDC et au-delà.

Plusieurs ONG ont appelé la justice congolaise à se saisir de ces informations pour ouvrir des enquêtes sur ces « faits graves ». Parmi elles, le mouvement dit « citoyen » Lucha, qui milite pour plus de justice sociale et de démocratie, a appelé à la révision de la loi accordant l’immunité aux anciens présidents congolais, et au gel et à la saisie des biens issus de l’enrichissement illicite.

« Il est temps que la justice congolaise ouvre une enquête contre les auteurs des crimes économiques qui ont dépouillés les Congolais de leurs ressources », a également réagi la campagne « Le Congo n’est pas à vendre », qui regroupe une dizaine d’associations congolaises et internationales qui luttent et militent contre la corruption.

Le Premier ministre belge Alexander De Croo a déclaré, vendredi 19 novembre, qu’il était « dans l’intérêt même de la RDC que cette affaire soit révélée au grand jour » et que cela « devrait aider le Président actuel et son gouvernement à progresser dans la lutte contre la corruption, une lutte que soutient [la Belgique]. »

L’actuel chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, aime, lui, à s’afficher comme l’homme du changement, promoteur d’une meilleure gestion des affaires publiques. Son homologue américain Joe Biden saluait en octobre dernier ses « efforts pour promouvoir la transparence et lutter contre la corruption ».

L’Inspecteur général des finances de la RDC, Jules Alingete, multiplie depuis le début de nos révélations les sorties musclées, assurant qu’il s’emploie plus que jamais à lutter contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le détournement de fonds publics, avec la bénédiction de Félix Tshisekedi. En bon héraut de l’anticorruption, l’actuel chef de l’État a d’ailleurs, depuis le 16 novembre, un amphithéâtre à son nom au siège de l’Inspection générale des finances.

Dans l’entourage du successeur de Joseph Kabila, tout le monde n’est pourtant pas irréprochable. Les millions de documents bancaires obtenus par PLAAF et Mediapart, combinés à des enquêtes auprès d’entrepreneurs et d’acteurs économiques publics et privés démontrent qu’au moins deux proches collaborateurs du président ont continué de faire des affaires après avoir pris leurs fonctions. Des activités contraires pour certaines d’entre elles au code de conduite des agents publics congolais.

L’alternance politique à la tête de l’Etat congolais s’est-elle doublée d’un changement réel dans les pratiques de ses hauts représentants? Ces deux exemples sèment le doute.

Le conseiller spécial Jean-Claude Kabongo et ses quatre sociétés

Est-ce à force de fréquenter les lobbies de grands hôtels dans le cadre de ses fonctions ? Jean-Claude Kabongo, conseiller spécial du président Tshisekedi, a manifestement un certain goût pour le luxe. Propriétaire d’une villa à Miami (revendue en 2019), locataire d’un appartement sur l’avenue Montaigne à Paris, smartphone siglé Porsche… Sa photo de profil Whatsapp est un cigare Partagas.

Depuis 2019, il occupe donc des fonctions stratégiques au sein de l’état-major de Félix Tshiskedi. En tant que conseiller spécial chargé des investissements, il a la main sur plusieurs dossiers hautement sensibles, dont celui du barrage d’Inga III (un projet de gigantesque barrage hydroélectrique sur le fleuve Congo) ou celui d’extension de la capitale congolaise (le projet « Kitoko », qui devrait être réalisé par un consortium égyptien). Il a œuvré au rapprochement économique avec le patronat marocain ou encore à la visite de la délégation présidentielle congolaise à Doha au Qatar.

Entrepreneur dans le trading pétrolier avant d’être nommé conseiller, il a officiellement cessé ses activités en entrant au service de l’État. En mars 2021, il « assur[ait] avec force » à la publication spécialisée Africa Intelligence « s’être retiré des affaires de sa société [de trading pétrolier, ATOL] pour se consacrer entièrement à ses fonctions de conseiller spécial ». Interrogé par Mediapart et ses partenaires en septembre 2021, il réaffirmait s’être « désengagé » de ses « anciennes affaires commerciales ».

En réalité, pour le conseiller Kabongo, le business continue.

S’il a bien démissionné de ses fonctions au sein de sa société African Trading Oil (basée au Royaume-Uni) avant qu’elle ne soit dissoute en octobre 2020, le nom de Jean-Claude Kabongo apparaît toujours comme directeur de quatre sociétés enregistrées au registre du commerce congolais : JCK Holding, JCK Trading, JCK Consulting et la Société générale de transit (SOGET).

Détail embarrassant : selon ses statuts, l’actionnaire majoritaire de la SOGET de Jean-Claude Kabongo est l’entreprise Orion Oil, dont le patron Lucien Ebata, un proche du président de l’autre Congo, Denis Sassou Nguesso, a été mis en examen en France en octobre 2021 pour « manquement à l’obligation de déclaration de capitaux, blanchiment et corruption active ».

Le nom de Jean-Claude Kabongo apparaît toujours comme directeur de JCK Trading enregistrée au registre du commerce congolais. © RFI

Interrogé sur ces sociétés, Jean-Claude Kabongo nous a fait parvenir via son avocat deux lettres supposées prouver qu’il a fait le nécessaire pour mettre fin à ces activités. Tous les documents publics que nous avons pu consulter (registre du commerce congolais mais également statuts consultés auprès du guichet unique de la création d’entreprise de la RDC) indiquent pourtant que ces deux courriers n’ont pas été suivis d’effets. Par ailleurs, il n’a pas répondu à nos questions sur ses liens avec Lucien Ebata.

Surtout, « JCK » a trouvé une manière de poursuivre ses affaires plus discrètement. Les documents Congo Hold-up permettent d’identifier trois autres sociétés liées au conseiller du président, mais dirigées par un prête-nom.

En l’espace de trois mois, de septembre à novembre 2015, un dénommé Amédée Pata Fumulamba a retiré 46 000 dollars du compte personnel de Jean-Claude Kabongo à la BGFI RDC. Qui est-il ? Officiellement, M. Pata Fumulamba est un homme d’affaires en pleine ascension. Il dirige trois jeunes entreprises : African Trading Oil RDC, Africa Trading Mining et la Société générale de transit et des douanes (SOGETRAD).

Dans les faits pourtant, personne ou presque ne semble le connaître. Au siège de la Société générale de transit et des douanes, à Lubumbashi, son nom n’évoque pas grand-chose. « Amédée qui ? » objectent les rares employés présents. Au 109 avenue Wagenia, à Kinshasa, où est domiciliée une autre de ses sociétés, African Trading Mining, même perplexité.

Et pour cause: Amédée Pata Fumulamba travaille surtout pour le compte de de Jean-Claude Kabongo.

Malgré ses tentatives pour rendre ses activités moins visibles, JCK a laissé quelques traces. Les dates de création de ces entreprises, d’abord. Jean-Claude Kabongo a été nommé conseiller à la présidence le 8 mars 2019. Deux des sociétés d’Amédée Pata Fumulamba ont été créées le mois suivant, les 15 et 16 avril 2019 (la troisième l’a été en mars 2021).

Vue aérienne du barrage Inga I. En tant que conseiller spécial chargé des investissements, Jean-Claude Kabongo a la main sur plusieurs dossiers, dont celui du barrage d’Inga III. AFP – MARC JOURDIER

Les noms de ces sociétés, ensuite. Le conseiller spécial a fondé « African Trading Oil (ATOL) » ; les sociétés d’Amédée Pata Fumulamba s’appellent « African Trading Oil RDC (ATOL RDC) » puis « African Trading Mining ». Le conseiller spécial a fondé la Société générale de Transit (SOGET) ; Amédée Pata Fumulamba a créé la « Société générale de transit et des douanes (SOGETRAD) ».

Sur certains documents légaux, Amédée Pata Fumulamba a la même adresse que le conseiller spécial, dans le quartier de Lemera, à Kinshasa. « Nous avons habité le même immeuble » convient le premier, mais « chacun dans son appartement ». Toujours selon le registre du commerce congolais, certaines de leurs entreprises partagent le même numéro de téléphone. Il s’agit de celui de l’un des avocats de Jean-Claude Kabongo, qui avant son décès en juin 2021 était par ailleurs… actionnaire de deux des sociétés d’Amédée.

Les deux principaux concernés, interrogés par Mediapart, admettent avoir « développé dans le passé des relations d’affaires », mais réfutent l’idée que M. Kabongo puisse être impliqué dans les sociétés dirigées par M. Pata Fumulamba. « L’occupation de la même adresse avant la nomination de Jean-Claude Kabongo ou la similarité des noms de sociétés commerciales et leurs dates de création (…) ne peuvent pas vous fonder à croire à l’existence d’un contrat de prête-nom », nous écrit Amédée Pata Fumulamba». Un banquier qui a eu à gérer une partie des activités de JCK confirme pourtant qu’il s’agit bien de son assistant personnel, qui fait office de « porte-malette » pour le conseiller.

Jean-Claude Kabongo, conseiller de la présidence congolaise qui prend au quotidien des décisions sur les investissements étrangers, notamment dans le domaine des matières premières, poursuit  donc discrètement ses activités dans l’import-export et les industries extractives et pétrolières. Le code de conduite des agents publics congolais interdit pourtant tout conflit d’intérêt, défini comme « une situation à laquelle un agent public de l’État a un intérêt personnel de nature à influer ou paraître influer sur l’exercice impartial et objectif de ses fonctions officielles. »

Luc-Gérard Nyafé, ambassadeur itinérant et capitaine d’industrie

D’autres que lui ne se cachent pas de continuer à faire des affaires, à l’image de Luc-Gérard Nyafé, plus connu en RDC sous le nom de « Luc Gérard ». Cet homme d’affaires belgo-congolais, nommé « ambassadeur itinérant » par Félix Tshisekedi le 6 mars 2019, multiplie les affaires en RDC depuis l’arrivée à la présidence de son patron.

« Ma situation d’entrepreneur précède de quinze années ma rencontre avec le Président de la République », explique-t-il à Radio France Internationale (RFI), partenaire de « Congo Hold-up ». « Lors de sa proposition de rejoindre son cabinet, je lui ai fait état de mes engagements et projets préexistants : agro-industrie, santé, zone économique de Maluku et des projets de rachats miniers. Il a jugé qu’ils n’étaient pas incompatibles ».

L’ambassadeur du chef de l’État assure par ailleurs se désintéresser des avantages liés à sa fonction. « Tout remboursement de frais ou rémunération de la Présidence est réparti en partie entre les fonctionnaires qui dépendent de mon bureau afin d’apporter un complément à leur rémunération légale très basse », assure-t-il. « Le solde est versé à la fondation, Yaliki dans le Kwilu, qui donne du soutien scolaire à environ 500 enfants ». Un bon samaritain.

Presentations entre SE Felix Tshisekedi President de la RDC, SE Iván Duque President de la Colombie, et Ricardo Lozano Ministre de l Environment RDC. Agriculture, Défense, Culture, Industrie, Post conflict, énormément de domaine de coopération possible.

Du temps de Joseph Kabila, M. Nyafé n’a remporté qu’un seul marché avec l’État congolais. Le 23 janvier 2016, son entreprise Strategos Africa (filiale de Strategos Ltd, une société basée dans un paradis fiscal, le Panama) signe une convention avec la Banque centrale du Congo en vue de créer une filiale commune qui gérera un centre hospitalier rattaché à la Banque.

Sous son patron Félix Tshisekedi, les affaires de Luc-Gérard Nyafé prennent une autre ampleur. L’ambassadeur itinérant obtient le contrat d’aménagement de la zone économique de Maluku (une zone franche installée dans une commune de la capitale, Kinshasa), quelques mois après son arrivée à la magistrature suprême.

L’homme d’affaires assure que son groupe, Strategos, a remporté deux appels d’offres relatifs à ce marché avant de prendre ses fonctions, en 2016 puis en 2018. Ce contrat n’a pourtant été rendu public qu’en juin 2019. « Les résultats du processus de sélection ne pouvaient pas être entérinés parce que le pays était en processus électoral et sans gouvernement dans les mois qui ont suivi », justifie M. Nyafé.

Un document du ministère des finances congolais laisse pourtant penser que l’octroi du marché n’était pas encore finalisé lorsque le patron de Strategos a été nommé ambassadeur itinérant, le 6 mars 2019. Dans une lettre datée  du 14 juin 2019 et portant sur l’attribution de ce marché, le ministère annonce ainsi que Strategos a obtenu le score technique le plus élevé et est donc « qualifié pour l’étape d’ouverture de la proposition financière ».

L’ambassadeur itinérant de Félix Tshisekedi se défend de tout favoritisme de la part de l’Etat congolais, en pointant des difficultés auxquelles il ferait face aujourd’hui encore : « A ce jour et près de trois ans après l’adjudication, les conditions préalables pour la création de la zone économique de Maluku ne sont pas remplies ».

Depuis quelques mois, Strategos s’emploie à racheter le groupe sud-africain Banro – et, pour la première fois, des permis miniers en RDC.

Sur le papier, Banro est un dossier compliqué. Du temps où cette société de droit canadien avait encore un site Internet, elle se vantait de posséder quatre mines d’or (deux en production et deux projets d’exploration) dans les provinces du Sud-Kivu et du Maniema, comprenant 13 permis d’exploitation et couvrant une superficie totale de 2 616 kilomètres carrés.

Mais entre 2017 et 2019, ces mines ont régulièrement fait l’objet d’attaques de la part de groupes armés locaux. Des employés y sont kidnappés presque tous les ans. Les salariés de Banro, eux, enregistrent de plus en plus d’arriérés de salaire. Des entreprises chinoises prospèrent illégalement dans le secteur artisanal, protégées par des généraux et des politiciens.

Cela ne semble pas effrayer l’ambassadeur itinérant, qui indique que les dernières autorisations nécessaires au rachat de Banro par son groupe ont été délivrées en septembre 2021. Il évalue à 150 millions de dollars les fonds nécessaires au « rachat des parts de Banro, [à] l’apurement des dettes ainsi qu’[à] la relance des opérations ».

Le projet est-il validé par la présidence ? Le Président Tshisekedi n’en est « pas spécifiquement informé », explique Luc-Gérard Nyafé, « mais il encourage de manière générale les investissements privés dans les régions de l’est de la RDC en proie à l’insécurité et aux activités illégales ». Le chef de l’État congolais est même, selon lui, d’avis que « l’armée à elle seule n’apportera pas de solution durable » dans ces régions et qu’il faut par conséquent « un engagement du secteur privé et une création massive d’emplois ».

Questionné sur les éventuels conflits d’intérêt soulevés par cette situation, l’homme d’affaires belgo-congolais laisse entendre qu’il pourrait quitter ses fonctions prochainement pour y mettre un terme. « Jusqu’ici, les activités de Strategos en RDC étaient pré-existantes à mon rôle auprès du président. S’agissant ici d’une activité nouvelle, je suis d’avis que la perception de conflit d’intérêt est aussi importante que son existence réelle pour la transparence, le climat des affaires, et la crédibilité des parties et donc incompatible avec la fonction d’ambassadeur du chef de l’Etat ou tout autre mandat à caractère politique » détaille-t-il, avant d’assurer sans plus de détails que « les démarches sont donc entreprises pour éviter tout amalgame. »

En attendant ces « démarches », ce rachat donne lieu à des situations confinant à l’absurde. Le 5 juin dernier, l’ambassadeur itinérant de Félix Tshisekedi était ainsi reçu par la ministre des Mines en tant que simple « actionnaire principal » de Banro. Le compte-rendu de la rencontre, mis en ligne par le ministère des Mines, oublie de mentionner que Luc-Gérard Nyafe n’est pas n’importe quel actionnaire. Mais il précise bien que la ministre Antoinette N’Samba a rappelé au conseiller du chef de l’État « les priorités du chef de l’État en ce qui concerne le développement de l’activité économique ».

Contactée, la présidence Tshisekedi assure, par écrit, ne pas soutenir le projet de rachat de Banro et indique que l’ambassadeur itinérant ne représente pas les intérêts du chef de l’Etat dans ce dossier. Questionnée sur les éventuels conflits d’intérêts de Jean-Claude Kabongo et Luc-Gérard Nyafe, la présidence adresse cette réponse : « Il appartient à la justice de le déterminer ».

RFI

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