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L’affaire Lamine Diack, symbole d’une époque trouble pour la gouvernance du sport mondial

Le procès de Lamine Diack doit s’ouvrir au tribunal correctionnel de Paris, à 9h30. L’ex-président de la Fédération internationale d’athlétisme est soupçonné d’avoir mis en place un système de corruption de grande ampleur au début des années 2010. En toile de fond : le dopage à grande échelle en Russie, un scandale que l’ancien dirigeant sportif sénégalais aurait aidé à couvrir.

La protection d’une vingtaine d’athlètes du pays de Poutine en échange de juteux pots-de-vin : c’est un rapide résumé de l’affaire Diack (lire ci-dessous), elle-même à l’origine des révélations sur un dopage institutionnel mis en place en Russie qui ont ébranlé le sport mondial.

Pour appréhender le procès du dirigeant sénégalais, il faut se replonger dans un certain contexte. Il y a quelques années, Vladimir Poutine a misé sur le sport et notamment sur l’organisation de compétitions comme la Coupe du monde de football 2018, les Jeux olympiques d’hiver 2014 ou encore les Mondiaux d’athlétisme en 2013.

Mais le président russe ne voulait pas seulement accueillir les événements, il souhaitait également voir ses athlètes briller sur les pistes nous rappelle Lukas Aubin, chercheur en géopolitique, spécialiste de la Russie et du sport : « Pour bien comprendre le contexte de l’affaire Lamine Diack, il faut revenir en 2000. Au moment où Vladimir Poutine arrive au pouvoir, il entame un gigantesque ballet de séduction afin d’obtenir les plus grands événements sportifs de la planète : Jeux de Sotchi 2014, Coupe du monde 2018… Cette stratégie fonctionne ! L’idée est également de remporter les compétitions. À partir de là, il va y avoir un processus de dopage massif. Donc là on a affaire à une politisation du sport international par l’intermédiaire de Vladimir Poutine. »

Révélateur des largesses de la gouvernance sportive d’une époque

Face aux ambitions russes, les limites d’une gouvernance, celle de Lamine Diack, semblent s’être révélées. Le Sénégalais aurait privilégié des intérêts politiques ou privés au détriment des intérêts du sport. Dans l’affaire jugée à Paris, l’argent touché aurait joué un rôle dans des élections sénégalaise. Son népotisme est également pointé du doigt, son fils Papa Massata Diack faisant également partie des accusés.

Lamine Diack, ancien maire de Dakar et président de la Fédération internationale d’athlétisme de 1999 à 2015, vient de célébrer son 87e anniversaire et il a appartient à une ancienne génération de dirigeants sportifs à la réputation parfois sulfureuse.

Selon Pim Verschuuren, doctorant à l’université de Lausanne et spécialisé dans la gouvernance et l’intégrité du sport mondial, le parcours de l’ancien athlète fait notamment écho à celui de Sepp Blatter, ex-patron de la Fifa, balayé lui aussi par un scandale de corruption il y a cinq ans : « Les faits reprochés à Lamine Diack laissent penser que ce dirigeant évoluait dans une totale impunité. L’affaire semble révéler les largesses de la gouvernance sportive à l’époque et le profil de Lamine Diack rappelle effectivement celui d’autres dirigeants comme Sepp Blatter. Non seulement ces présidents n’avaient que peu de scrupules dans leur manière de gérer leurs fédérations, mais les structures internes de contrôle au sein de ces instances n’étaient pas à la hauteur ou en tout cas très éloignées des standards des multinationales et des administrations publiques. »

Ce que le sport est devenu

« L’affaire Diack » questionne donc le fonctionnement des institutions sportives lors des décennies écoulées, entre absence de contrôle des dirigeants et difficulté pour ces instances à se positionner par rapport aux intérêts des différents pays, nous explique Jean-Baptiste Guégan, auteur du livre Géopolitique du sport : une autre explication du monde : « La première chose c’est que dans les années 1980-1990, le mouvement sportif international s’est cru au-delà des États. Ils ont vraiment cru qu’ils échappaient au grand jeu géopolitique. Tout en en tirant profit ! En somme, ils se sont peut-être vus trop forts. L’affaire Lamine Diack montre à la fois ce que le sport est devenu, c’est à dire une véritable économie, mais elle montre aussi, en retour, la fragilité d’instances qui se pensaient finalement au-dessus des lois. Et qui ont d’abord été rattrapées par les personnes qui étaient à leur tête et ensuite par les lois des pays et des rapports de force. »

Ces dernières années, des mesures visant à améliorer la gouvernance du sport mondial ont été adoptées au sein de différentes instances sportives. Plus de séparation des pouvoirs, davantage de contrôle en interne… mais il est encore trop tôt pour vraiment mesurer leur efficacité.

Le procès : rappel des faits

En 2011, la Russie craint pour son image : 23 de ses athlètes sont soupçonnés de dopage, alors que se profilent les JO de 2012 et surtout, les Mondiaux d’athlétisme de 2013 à Moscou. L’IAAF manque quant à elle de trésorerie. C’est dans ce contexte que Lamine Diack aurait conclu un accord avec Valentin Balakhnitchev, alors président de la Fédération russe d’athlétisme et trésorier de l’IAAF : retarder les sanctions contre ces athlètes en contrepartie d’une entente sur des contrats de sponsoring et de diffusion des Mondiaux avec des sociétés russes. Le dirigeant sénégalais aurait aussi obtenu que la Russie verse 1,5 millions d’euros pour soutenir l’opposition à Abdoulaye Wade lors des campagnes électorales de 2012.

Après un premier report en janvier, le procès de Lamine Diack débute à 9h30 ce lundi, pour corruption active et passive, abus de confiance et blanchiment en bande organisée. Ses avocats rejettent aujourd’hui toutes les charges portées contre lui.

Simon Ndiaye, l’un des avocats de Lamine Diack, dénonce une certaine hypocrisie de l’IAAF.

Mais Lamine Diack, d’après l’ordonnance de renvoi, a reconnu devant les enquêteurs l’existence d’un accord ; des enquêteurs qui accusent son fils, Papa Massata Diack, alors conseiller marketing de l’IAAF, d’avoir joué un « rôle central » dans ce système de corruption, aidé par l’avocat Habib Cissé, ex-conseiller de Lamine Diack. Papa Massata Diack sera jugé en son absence, tout comme Valentin Balakhnitchev et Alexei Melnikov, ex-entraineur russe.

Ces cinq hommes sont également poursuivis pour avoir soutiré d’importantes sommes à des athlètes en échange d’une protection contre des sanctions.

Lamine Diack est aussi poursuivi pour corruption à Paris, soupçonné d’avoir monnayé son influence dans l’attribution des JO de Rio-2016 et Tokyo-2020. Accusations qu’il réfute.

Dans un autre volet, il est aussi accusé d’avoir permis à son fils de s’approprier des millions d’euros de recettes de l’IAAF sur des contrats avec des sponsors. L’IAAF qui réclame plus de 40 millions aux accusés.

le bâtonnier de Monaco Regis Bergonzi donne quelques précisions sur les réparations qu’il compte réclamer.

L’affaire vu de Dakar

Le procès sera suivi avec attention au Sénégal, où Lamine Diack, ancien secrétaire d’État, député, maire de Dakar, a été très influent ces dernières décennies.

Je connais personnellement Lamine Diack. Je souhaite que les choses se terminent bien pour lui, parce que quand on l’écoute, il n’y est pour rien dans cette affaire. Mais ce m’inquiète, c’est que je ne sens pas beaucoup la présence de notre pays derrière Lamine Diack.

«Un grand homme» aux yeux du secrétaire général de la fédération sénégalaise d’athlétisme Jean Gomis

RFI

Après la mort de George Floyd, la police de Minneapolis bientôt réformée?

Après la mort de George Floyd, le conseil municipal de Minneapolis a promis de démanteler la police accusée de racisme depuis des années. Une décision qui serait inédite et dont les contours sont encore très flous.

 « Defund the police. » C’est l’un des cris de ralliement des manifestants depuis la mort de George Floyd. C’est-à-dire démanteler, voire abolir une police détestée et transférer ses financements vers d’autres activités.

Samedi, à l’appel de l’organisation Black Visions, en pointe des manifestations, des protestataires s’étaient retrouvés sous les fenêtres du domicile du maire démocrate de la ville pour le forcer à se prononcer sur la question. Jacob Frey s’est dit opposé à tout démantèlement de la police et a dû quitter la manifestation sous les huées. Mais le lendemain, lors d’une autre manifestation, neuf élus de Minneapolis, c’est-à-dire une majorité suffisante pour contourner son veto, ont promis de lancer ce processus de démantèlement. Responsable de nombreux morts, le Minneapolis Police Department est selon eux raciste et irréformable.

La directrice de Black Visions, qui milite pour la disparition de la police, s’en est immédiatement félicitée. « Nous sommes plus en sécurité, dit Kandace Montgomery, sans ces patrouilles armées payées par l’État qui chassent les personnes noires sans rendre de compte à personne. Mais, dit-elle, il n’aurait pas dû y avoir tant de morts pour en arriver là. » Pour autant, nul ne semble savoir à quoi ressemblerait ce nouveau système sécuritaire. Les élus disent eux-mêmes n’avoir aucun projet spécifique mais promettent d’y réfléchir avec les habitants.

RFI

Covid-19 : la barre de 4000 cas dépassée en Guinée

Sur un nombre de 672 personnes testées au covid-19, 69 cas ont été testés positifs. La riposte contre le virus coronavirus par l’autorité guinéenne est sur une voie . Cette question reste posée . les chiffres affichés ce vendredi par l’Agence de la Sécurité sanitaire révèlent 4060 cumuls confirmés, 2667 cumuls guéris.

«Enlevez vos genoux de nos cous»: une cérémonie d’hommage à George Floyd très politique

Famille, responsables religieux ou politiques et célébrités étaient rassemblés à l’université chrétienne North Central de Minneapolis pour honorer la mémoire de George Floyd, dont la mort à 46 ans sous le genou d’un policier blanc le 25 mai a déclenché une profonde vague de colère à travers les États-Unis.

La cérémonie, en présence de personnalités noires comme le rappeur T.I. ou le comique Kevin Hart, a commencé par une émouvante interprétation de « Amazing Grace » après que le maire, blanc, de Minneapolis s’est agenouillé en pleurs devant le cercueil. Elle a notamment été marquée par une période de silence de 8 minutes et 46 secondes, le temps pendant lequel le policier Derek Chauvin est resté agenouillé sur le cou de George Floyd malgré ses supplications.

Prenant la parole, le frère du défunt, Philonise Floyd, a dénoncé sous les applaudissements « la pandémie de racisme et de discrimination » qui l’a emporté. Le révérend Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits civiques, a prononcé un éloge funèbre très politique. « George Floyd ne devrait pas être parmi les morts. Il n’est pas mort d’un problème de santé commun. Il est mort d’un dysfonctionnement commun du système judiciaire américain », a-t-il déclaré, voyant dans le genou qui a écrasé le cou de George Floyd le symbole de l’oppression des Afro-Américains aux États-Unis. 

« Votre genou sur notre cou »

« L’histoire de George Floyd est l’histoire des Noirs. Parce que depuis 401 ans, la raison pour laquelle nous n’avons jamais pu être ce que nous voulions être, c’est parce que vous aviez le genou sur notre cou! Nous étions trop malins pour ces écoles sous-financées dans lesquelles vous nous avez envoyés, mais vous aviez votre genou sur notre cou ! Nous avions beaux diriger des entreprises: vous aviez votre genou sur notre cou ! Ce qui est arrivé à Floyd arrive tous les jours dans ce pays, dans les secteurs de l’éducation, des services de santé et dans tous les aspects de la vie américaine. Il est temps pour nous de nous lever en hommage à George et de dire ‘Enlevez vos genoux de nos cous’ », a-t-il proclamé, appelant la police à rendre des comptes.

 A Donald Trump, qui a fait évacuer manu militari les abords de la Maison Blanche lundi soir pour poser devant une église, bible à la main, le pasteur baptiste de 65 ans a conseillé d’ « ouvrir la bible ». « Je prêche depuis mon plus jeune âge, et je n’ai jamais vu quelqu’un tenir une bible comme ça, mais passons », a-t-il dit. Les messages du révérend a été parfaitement compris par les manifestants qui, au même moment, se trouvaient sur le mausolée improvisé dressé à l’endroit où George Floyd a été tué.

RFI

En écho aux États-Unis, Omar Sy appelle à «dénoncer les violences policières» en France

La star du cinéma français appelle à « se réveiller » et à « dénoncer les violences policières » en France, dans une tribune publiée ce jeudi 4 juin dans L’Obs. Omar Sy appelle de ses vœux une « police digne de notre démocratie », après les manifestations pour Adama Traoré.

 « Réveillons-nous », demande Omar Sy dans son appel, qu’il invite à signer pour le suivre dans sa démarche. « J’ai marché pour George Floyd aux États-Unis, souligne-t-il dans son texte. Le nom de George Floyd en charriait bien d’autres en écho dans ma tête. Celui d’Adama Traoré, en France. »

Pour l’acteur, sa mort est « aussi injuste et indigne que celle de George Floyd. Je me réjouis qu’on en prenne conscience aujourd’hui, je me réjouis de voir des dizaines de milliers de personnes venues de tous horizons sociaux entourer de leurs forces les proches d’Adama Traoré, ses frères, sa sœur, Assa. »

« Ne soyons plus spectateurs d’un système violent »

Le héros du film Intouchables avait manifesté son soutien à la famille d’Adama Traoré lors de la mort de ce jeune homme noir en 2016, après une interpellation. Il a depuis accompagné sa sœur dans sa quête de justice.

« Regardons devant nous, ayons le courage de dénoncer les violences policières qui sont commises en France, poursuit Omar Sy. Engageons-nous à y remédier. Ne soyons plus spectateurs d’un système violent. » Et le comédien d’appeler encore « au changement, à la remise en cause d’un système qui ne peut prétendre à la justice sans mettre fin à l’impunité organisée qui sévit depuis des décennies ».

Au moins 20 000 personnes ont manifesté ce mardi 2 juin à Paris à l’appel du comité de soutien à la famille d’Adama Traoré. D’autres rassemblements en France ont réuni plusieurs milliers de personnes pour dénoncer les violences policières, dans le contexte de la mort aux États-Unis de George Floyd, un Noir de 46 ans asphyxié par un policier blanc à Minneapolis.

Chérif Abdallah: « Alpha tue et le peuple et le pays »

DECLARATION GOHA

 À l’occasion de l’oraison funèbre de William Sassine, un ministre de l’actuel gouvernement avait dit « le 1er président de la Guinée avait tué le peuple. Le deuxième lui tue le pays ». Il est temps qu’il note aussi que contrairement à ces derniers, Alpha tue et le peuple, et le pays Pire, le pays est dirigé par quelqu’un qui ne connait pas le sens de la parole donnée. Pour preuve, Il avait dit qu’il ne briguera pas un 3ème mandat. Ce serait trahir ce pourquoi il s’est battu pendant près de 40 ans. Il avait dit que la Guinée est un véhicule qui a besoin de ses quatre roues.   Aujourd’hui il ne roule qu’avec une roue. Il avait dit qu’il sera le président de tous les guinéens, ceux qui ont voté pour lui, comme ceux qui ont voté contre lui. 

Depuis 10 ans, il n’a été que le président du RPG-arc en ciel. Il dirige le pays avec ses contrastes: il tue les guinéens sans remord, et s’indigne de l’assassinat d’un noir aux Etats unis.

Il décrète l’état d’urgence sanitaire alors qu’il n’y avait pas des cas déclarés positifs à l’intérieur du pays et décide de lever la mesure au moment où plusieurs préfectures ont enregistrés des cas. Comme s’il se disait que : « COVID 19 est une opportunité et providence pour éliminer mon peuple, plus besoin de balles COVID va s’en charger ». 

Alpha Condé ne se prend-il pas pour un roi? Car seul un monarque lègue son pouvoir: «je ne laisserai pas ce  pays entre les mains des bandits ». Comme pour dire que c’est lui, et non le peuple, qui installera son successeur. C’est plus qu’une insulte au vaillant peuple guinéen qui a cru réellement qu’on est entré dans l’ère de la démocratie de manière irréversible. Quelle désillusion ? La nouvelle constitution, l’assemblée nationale issue du parti unique (parti-Etat, RPG), …

Conakry le 5 juin 2020

Chérif Mohamed Abdallah

 Président du groupe organisé des hommes d’affaires

Mercato: Karl Toko-Ekambi, un Lion 100% lyonnais

Alors que l’Olympique lyonnais navigue en eaux troubles avec la fin prématurée de la saison 2019-2020 de Ligue 1 et un avenir incertain, le club rhodanien a levé l’option d’achat de Karl Toko-Ekambi. Prêté en janvier par Villarreal, l’attaquant camerounais s’est engagé pour quatre ans. L’OL sécurise ainsi au moins une pointe pour le prochain exercice.

À force de voir Jean-Michel Aulas lutter contre la décision de mettre un terme à la saison 2019-2020 de Ligue 1, amputée à cause de la crise liée à la pandémie de coronavirus, on oublierait presque qu’en ce début de mois de juin, le temps est aussi à la préparation de la saison 2020-2021. Et si le président de l’OL n’abandonne pas son combat, en coulisses, une première pierre du prochain édifice lyonnais a été posée et cimentée.

Mardi 2 juin, l’Olympique lyonnais a officialisé le recrutement de Karl Toko-Ekambi pour les quatre prochaines saisons.

Il a convaincu en seulement deux mois

L’attaquant de 27 ans, champion d’Afrique en 2017 avec le Cameroun, était prêté à Lyon par le club espagnol de Villarreal depuis le mois de janvier. Avec l’interruption des compétitions mi-mars, Karl Toko-Ekambi n’a pas eu le temps de se montrer énormément. En l’espace de deux mois, il a joué 12 rencontres (Ligue 1, Coupe de France et Ligue des champions confondues), inscrit deux buts et distribué trois passes décisives.

Un temps de jeu et un rendement suffisants, toutefois, pour que l’Olympique lyonnais décide de lever l’option d’achat du joueur. D’abord cédé en janvier par le « Sous-marin jaune » sous la forme d’un prêt payant de 4 millions d’euros, l’ancien joueur du Paris FC et d’Angers est recruté pour les quatre prochaines saisons. Comme le précise Lyon, l’option d’achat de ce transfert s’élève à 11,5 millions d’euros, somme à laquelle « pourra s’ajouter un maximum de 4 M€ d’incentives (bonus, ndlr) ainsi qu’un intéressement de 15 % sur la plus-value d’un éventuel futur transfert (50% si le transfert a lieu avant le 15/09/20) ».

L’avenir incertain d’Aouar, Dembélé et Depay

Le recrutement du Lion indomptable, polyvalent sur le front de l’attaque, s’inscrit aussi dans le flou qui entoure l’Olympique lyonnais. Le club, 7e de la Ligue 1 au moment de l’arrêt de la compétition, n’est pour l’instant pas qualifié pour une Coupe d’Europe la saison prochaine (il jouera peut-être la prochaine Ligue Europa s’il bat le Paris Saint-Germain en finale de la Coupe de la Ligue, programmée en août). Et durant le mercato estival, plusieurs armes offensives de l’OL pourraient plier bagages.

Le milieu offensif Houssem Aouar est annoncé ailleurs. Moussa Dembélé serait, selon les rumeurs, très courtisé en Angleterre par Manchester United. Reste encore le cas Memphis Depay, dont la lourde blessure mi-décembre 2019 (ainsi que celle de Jeff Reine-Adélaïde) mi-décembre 2019 a motivé l’arrivée de Karl Toko-Ekambi. Le futur du Néerlandais est pour l’heure inconnu, mais il pourrait s’écrire loin de la capitale des Gaules.

Le Camerounais Karl Toko Ekambi, lauréat du Prix Marc-Vivien Foé 2018.

Le Camerounais Karl Toko Ekambi, lauréat du Prix Marc-Vivien Foé 2018. RFI / Pierre René-Worms

Le cinquième attaquant camerounais de l’histoire de l’OL

Avec le recrutement de Karl Toko-Ekambi, lauréat du prix Marc-Vivien Foé en 2018, l’OL s’assure au moins les services d’un attaquant expérimenté, convaincu depuis son arrivée et rompu à la Ligue 1. Le club rhodanien assure d’ailleurs que son recrutement définitif « conforte l’ambition de l’Olympique lyonnais de se donner les moyens d’être au plus haut niveau la saison prochaine ».

Il est le cinquième attaquant camerounais de l’histoire de l’OL, après Guillaume Moundi et Eugène N’Jo Léa dans les années 1960, Joseph-Désiré Job à la fin des années 1990 et Clinton Njie (2011-2015).

RFI

La mort de George Floyd requalifiée en meurtre, les quatre ex-agents poursuivis

Le procureur enquêtant sur la mort de George Floyd à Minneapolis a requalifié les faits en homicide volontaire. Le policier qui a asphyxié l’homme de 46 ans a été inculpé de « meurtre non prémédité » et les trois autres agents présents lors de l’interpellation, de complicité.

La mort par asphyxie de George Floyd est désormais qualifiée de meurtre. D’abord inculpé et écroué pour homicide involontaire, l’ancien policier Derek Chauvin, qui s’est agenouillé sur son cou pendant huit minutes, provoquant son décès, est maintenant accusé de « meurtre non prémédité ». Il encourt jusqu’à 40 ans de prison contre 25 auparavant, précise notre correspondante à Washington, Anne Corpet. C’est un alourdissement significatif des charges qui pèsent contre lui.

En plus de durcir ses poursuites, le procureur Keith Ellison, représentant les autorités de l’État du Minnesota, a relevé à un million de dollars la caution libératoire de l’ex-agent.

Les autres policiers qui l’accompagnaient durant l’interpellation, eux aussi renvoyés de la police depuis, sont pour leur part accusés de complicité. Tou Thao, Alexander Kueng et Thomas Lane se voient reprocher d’avoir aidé à plaquer au sol George Floyd, qui était menotté, et d’être restés passifs tandis que Derek Chauvin appliquait avec son genou une pression fatale sur le cou de la victime.

La famille de la victime, décédée le 25 mai, s’est félicitée de l’aggravation de ces poursuites, dans un communiqué transmis par son avocat, Ben Crump. « C’est un pas important sur la voie de la justice », a-t-elle commenté, neuf jours après la bavure enregistrée sur une vidéo qui a choqué la société américaine et jusqu’au-delà des frontières du pays. « Nous sommes reconnaissants de ce développement important avant que ne soit inhumé le corps de George Floyd », a ajouté la famille, en référence aux obsèques de la victime prévues la semaine prochaine.

L’avocat Ben Crump a demandé au procureur Ellison, qui s’est vu confier ce dossier explosif seulement dimanche, d’aller encore plus loin dans ses poursuites en considérant que l’homicide de George Floyd était prémédité. Sa mort, à l’âge de 46 ans, a généré un mouvement de protestation historique aux États-Unis, des centaines de milliers de personnes descendant dans les rues jour après jour pour dénoncer le racisme et les brutalités policières.

Ces inculpations étaient réclamées par les manifestants mais elles n’ont pas mis un terme à la mobilisation. Les manifestations se sont poursuivies dans toutes les grandes villes du pays.

James Mattis et Barack Obama à l’offensive

Le mouvement a été salué en fin d’après-midi par Barack Obama. L’ancien président a déclaré voir dans ces manifestations un signe d’espoir pour l’avenir.

Le président Trump a par ailleurs été étrillé ce mercredi par son ex-secrétaire à la Défense, James Mattis, dans une tribune explosive où il apporte son soutien aux manifestants. « Donald Trump est le premier président qui n’essaie pas de rassembler les Américains. Au contraire, il cherche à nous diviser », déplore James Mattis.

Donald Trump, lui, continue de dénoncer un mouvement gangrené par des extrémistes mal intentionnés, même si les pillages et les émeutes sont de plus en plus rares.

RFI

Mort de George Floyd: l’hommage du quartier où il a grandi, avant ses obsèques le 9 juin

Houston est la ville qui a vu grandir George Floyd. Son corps y sera enterré mardi prochain le 9 juin. Reportage dans son quartier qui lui rend hommage.

Dans le quartier de Third Ward, un portrait géant de George Floyd est apparu dans la nuit sur le mur de l’épicerie, à deux rues d’où il a grandi. Depuis, les habitants de cette zone populaire de Houston viennent rendre hommage à un des leurs. On y dépose des fleurs, des bougies, et on se prend en photo.

Courtney, la quarantaine, habite le quartier. « On le connaissait sous le nom de Big Floyd ; on est allé dans la même école. » Il évoque la vidéo du policier qui étouffe George Floyd d’un genou sur le cou : « C’est la chose la plus terrible que j’ai regardée dans ma vie. C’est fou. Quand j’ai découvert que c’était lui et qu’il appelait sa mère. Sa mère est morte… On n’appelle sa mère morte que quand on lutte pour sa vie. Il était respecté ici, quelqu’un qui éduquait les gens, qui donnait pour la communauté, qui donnait du savoir, de la sagesse. »

Quand on lui parle des messages de Donald Trump, Courtney répond : « Je ne sais pas qui c’est. Je ne parle pas de lui. Ce n’est pas mon président. Son temps est venu. »

« Nous voulons comprendre »

Dans son pick-up blanc, Gloria, 76 ans, a posé sur le volant un t-shirt qu’elle vient d’acheter : « C’est un t-shirt où est écrit : « Je ne peux plus respirer ». Repose en paix Georges Floyd. Mon fils jouait du football américain avec lui à l’école Yates. Il m’a dit de regarder la vidéo, il y a Floyd. Je lui dis quel Floyd ? il me répond : « Third Ward Floyd ! » »

Pour Gloria, le fonds du problème ce sont « les racistes. Tout les jours, partout. Parfois, c’est la façon dont les gens vous regardent. Vous seriez étonné : les gens vous rentrent dedans, certains s’excusent, d’autres pas. »

Ce qu’elle pense des manifestations ? « Je ne vois rien de mal là-dedans. Nous voulons comprendre, nous sommes des humains aussi, nous sommes des gens ! »

Après elle, d’autres anonymes du quartier se succèdent pour un hommage à George Floyd.

RFI

Incendie à Coléah : des abris de fortune partent en fumée

Un incendie s’est déclenché ce mercredi dans la matinée dans la commune de Matam, précisément à Coléah. Le feu a dévasté plusieurs abris de fortune, dans lesquels les pécheurs étrangers et guinéens demeuraient dans ce port artisanal.

Kadiatou Cissé victime et témoin de la scène explique « C’est aux environs de 10h à 11h qu’on a vu la fumée se dans une maison non loin des lieux où on fabrique des pirogues. Entre-temps, le feu a explosé et s’est propagé sur plusieurs autres maisons. Moi personnellement, j’avais 7 chambres ici où logeaient des pêcheurs, mais tout est parti en fumée. En plus, j’avais des congélateurs ajoutés à mes marchandises, tout a été réduit en cendres, je n’ai pu sortir rien de la maison, pour moi tout comme pour mes locataires ».

Aussitôt informés des agents de la police et ceux de la protection civile se sont rendus sur le lieu. A en croire leurs informations, l’origine de cette brasserie reste pour le moment inconnu et difficile de faire un bilan pour l’instant.

États-Unis: une foule immense à Houston pour rendre hommage à George Floyd

La marche organisée en mémoire de George Floyd, mort asphyxié par un policier, a rassemblé 60 00 personnes. Un chiffre impressionnant pour cette ville du Texas. Le cortège était menée par la famille de celui qui a grandit à Houston.

Ils sont nombreux à porter des t-shirts à l’effigie de George Floyd, avec ses mots : « I can’ t breathe [Je ne peux pas respirer] ». Dans la foule à pieds ou à cheval, des Afro-Américains, mais aussi des Latinos et des Asiatiques, rapporte notre envoyé spécial à Houston, Thomas Harms.

« Ça m’a vraiment surpris, mais aussi rempli de beaucoup d’émotion de voir autant de monde, confie un jeune homme. Des gens de couleurs, des Latinos, des Asiatiques. Et c’est bien de voir qu’une ville aussi diverse que Houston est unie. »

Plusieurs shériffs marchent avec la foule. Des policiers lèvent le pouce en soutien. Le chef de la police de Houston, Art Acevedo, s’agenouille avec les manifestants. Même Will Hurd, le seul élu républicain noir au congrès américain, est présent dans la foule.

Arrivés devant la mairie de la ville, les milliers de personnes écoutent la famille. « Jamais je n’aurais pensé qu’on aurait autant de monde pour mon frère, déclare Philonyse Floyd, le frère de George. Je ne serais pas ici si vous n’étiez pas la. Je serais chez moi en état de choc sur ma chaise. Je suis blessé. J’aime mon frère. »

Réforme de la police

Après lui, l’avocat de la famille Floyd, Lee Merritt, se montre déterminé : « On doit emmener ce combat à Washington DC. On appelle à la création d’une loi George Floyd de réfome de la police. Et nous ne nous arrêterons pas de protester, ni de nous battre tant que cela n’arrivera pas. »

La lutte est titanesque tant elle remet en cause tout le système de maintien de l’ordre dans le pays. Car, selon Human Rights Watch, qui se fonde sur les statistiques de ces trois dernières années, ce système n’accorde pas la même valeur à toutes les vies humaines.

Maltraitance des Afro-Américains

« Aux États-Unis, la police tue environ 1 000 personnes par an, ce qui fait beaucoup, rappelle Kenneth Roth, le directeur exécutif de l’ONG, au micro de Marie Normand, journaliste au service international de RFI. Mais il faut aussi observer cela sous l’angle racial. Ces trois dernières années, même si les Afro-Américains ne représentent qu’environ 13 % de la population aux États-Unis, ils représentent 25 % des personnes tuées par la police, soit près du double. C’est même pire si l’on ne prend que les personnes tuées qui n’étaient pas armées : environ 37 % de Noirs. »

Comment inverser la tendance ? « L’impunité avec laquelle les policiers opèrent doit être examinée, poursuit Kenneth Roth. Il y a très peu de poursuites. Mais le traitement réservé aux Afro-Américains par la police n’est qu’une partie du problème, une partie du traitement que leur réserve le système politique américain. On peut évoquer le sous-financement de l’accès aux soins basiques de santé. C’est l’un des facteurs qui expliquent pourquoi le taux de mortalité lié à la pandémie de coronavirus a été si élevé parmi les Afro-Américains. Et c’est pourquoi le meurtre de George Floyd a déclenché une telle animosité à travers le monde : il reflète vraiment la maltraitance d’un système plus large. »

La crainte de la division entretenue par Donald Trump

Pour de nombreux manifestants dans la rue à Houston, il faut maintenant un changement en profondeur. Mais aussi un changement qui passera par les urnes en novembre prochain.

Or nombre d’analystes aux États-Unis observent avec une inquiétude grandissante les menaces brandies par Donald Trump envers les manifestations contre les violences policières, le racisme et les inégalités dans le pays. C’est ce que soulève Dick Howard, professeur émérite en philosophie politique à l’Université de Stony Brook à New York, joint par Stefanie Schüler, du service international de RFI.

« Je l’avoue : j’ai peur. Je ne vois pas comment on peut s’en sortir avec ce président et une telle division du pays, s’inquiète Dick Howard. Ce président sait qu’il souffre de forts désavantages dans la campagne électorale. Il ne comprend pas et il n’a pas de respect pour la constitution, pour l’idée de la séparation des pouvoirs, nécessaire à la gouvernance d’une république. Je crains qu’il outrepasse ses propres compétences. D’autre part, à supposer qu’il ne soit pas réélu [à l’élection présidentielle du 3 novembre prochain], je ne sais pas ce que feraient ses partisans : les trumpistes sont de plus en plus chauffés à blanc. Qu’est-ce que cela peut donner d’ici novembre ? J’ai de fortes craintes. »

Pour l’instant, les menaces de Donald Trump n’empêchent pas la mobilisation dans le pays. Outre Houston, à Los Angeles, le maire Eric Garcetti a posé avec des policiers un genou à terre, symbole depuis 2016 de la dénonciation des violences policières contre la minorité afro-américaine.

À Washington, plusieurs milliers de personnes, dont la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, ont manifesté jusque tard dans la soirée ce mardi, bravant le couvre-feu décrété par la municipalité à partir de 19h. Les abords de la Maison Blanche ont été bloqués par des barrières de métal, empêchant toute confrontation directe avec les forces de l’ordre.

RFI

En France, les centres de rétention pour migrants ressemblent de plus en plus à des prisons

Barbelés, menottes… Les centres de rétention, où sont enfermés les immigrés clandestins en attente de leur expulsion, prennent de plus en plus un « aspect carcéral » en « décalage complet avec leur fonction », a dénoncé ce mercredi la contrôleure des prisons dans son rapport annuel.

Ses conclusions sont édifiantes. En 2019, Adeline Hazan et ses équipes ont visité quatre des centres de rétention administrative (CRA) et une zone d’attente aux frontières. Pour la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), non seulement il n’y a pas « d’améliorations » sur l’année écoulée mais elle a constaté une « absence de sensibilisation […] à la question des droits fondamentaux ».

Mais ce n’est pas tout. « L’organisation interne et la sécurisation périmétrique des centres donnent en effet l’impression d’un milieu carcéral avec des espaces cloisonnés, des circulations internes compliquées et des clôtures surmontées de barbelés », écrit la CGLPL dans son rapport sur l’année 2019, précisant que « la zone d’attente visitée n’échappe pas à ce glissement progressif vers un aspect carcéral ».

Isolements disciplinaires

« Le menottage est systématique pour tous les déplacements, le plus souvent dans le dos, poursuit le rapport. La pratique des isolements disciplinaires […], sans être massive, n’est pas rare alors même que rien les prévoit […], toute restriction de liberté au sein du lieu devant être prévue par la loi et assortie d’une procédure garantissant les droits de la défense. »

Dans les CRA « c’est tout le régime auquel les personnes sont soumises qui se rapproche du carcéral, avec des privations des libertés fondamentales, comme l’impossibilité d’avoir un smartphone ou d’accéder à internet », confirme à l’AFP David Rohi, responsable des questions de rétention à l’association La Cimade, qui assure des permanences juridiques dans 8 des 24 centres en France. « Sur certains aspects, les conditions en rétention sont même pires qu’en prison », estime-t-il, prenant l’exemple de l’interdiction d’avoir une télévision dans la chambre.

Baisse du taux d’occupation avec la pandémie

Par ailleurs, dans son rapport, la CGLPL déplore également que la durée maximale de rétention ait doublé au 1er janvier 2019, passant de 45 à 90 jours, un allongement qui s’est accompagné de tensions supplémentaires, avec « des suicides ou tentatives de suicide [qui] semblent plus fréquents ».

Le rapport ne prend pas en compte la période de la crise sanitaire liée au coronavirus, une période qui n’est pas prise en compte par le rapport, le taux d’occupation des CRA, qui peuvent accueillir 1 900 personnes au total, a lourdement chuté. Fin avril, une centaine d’immigrés clandestins y étaient enfermés.

RFI

Covid-19 : 42 nouveaux cas en Guinée

La Guinée continu d’enregistrée les nouveaux cas de malade de Covid-19, ce, malgré les mesures d’urgence imposées par l’autorité du pays. Ce lundi 01 juin, 42 nouveaux cas au covid-19 ont été confirmés suite à des tests effectués sur un groupe de 312 personnes.

la Guinée a enregistré, jusque-là 3886 cumuls confirmés, 2267 cumuls guéris et 23 décès.

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