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États-Unis: le chef d’état-major regrette d’avoir accompagné Trump face aux manifestants

Le chef d’état-major interarmées aux États-Unis s’excuse d’avoir accompagné le président devant l’église St. John après l’évacuation de manifestants pacifiques par les forces de l’ordre au début de la semaine dernière. La déclaration du général Mark Milley intervient alors que sur son fil Twitter le président se félicite justement de l’action de la garde nationale contre les manifestants.

 « Je n’aurais pas dû être là. Ma présence à cet endroit, à cet instant, dans cet environnement, a créé la perception que les militaires sont impliqués dans la politique nationale. C’était une erreur », a déclaré le général Mark Milley, lors d’un discours aux jeunes diplômés de l’université de la Défense nationale.

Cette remarque chef d’état-major interarmées n’est pas la seule qui risque d’irriter le président Trump. « Nous devrions tous être fiers du fait que la vaste majorité des manifestations ont été pacifiques », a notamment ajouté le conseiller militaire de Donald Trump. 

Un contre-pied direct au récit que tente d’imposer le président, qui évoque constamment le chaos et les émeutes causés par la mort de George Floyd. Cette distanciation vis-à-vis du commandant en chef de l’armée américaine est sans précédent.

Le général Milley a été nommé par Donald Trump et sa déclaration intervient après une tribune incendiaire de James Mattis, l’un des généraux les plus respectés de l’armée, contre le président, et après que le secrétaire à la Défense s’est publiquement opposé à l’emploi des troupes fédérales contre les manifestants, pourtant souhaité par Donald Trump.

RFI

Côte d’Ivoire: une attaque attribuée à des jihadistes vise des militaires dans le Nord

C’est une première dans le pays depuis l’attentat de Grand-Bassam en 2016. Une base de l’armée ivoirienne, située près de la frontière avec le Burkina Faso, a été la cible d’une attaque, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Selon le bilan provisoire fourni par l’état-major, on compte « une dizaine de morts, six blessés et un assaillant neutralisé » rapporte notre correspondant à Abidjan, Pierre Pinto. « Les enquêtes sont en cours pour déterminer la nature, les circonstances et le bilan définitif de cette attaque », indique le communiqué. « Des mesures urgentes ont été prises dans la zone, notamment la mise en alerte de toutes les troupes ainsi que le ratissage en vue de retrouver les assaillants », ajoute-t-il. L’état-major se refuse donc pour le moment de confirmer le caractère jihadiste de l’opération.

C’est un poste mixte de l’armée et de la gendarmerie qui a donc été attaqué cette nuit à Kafolo. Cette localité est située sur la frontière burkinabè, sur les rives du fleuve Comoé, à l’entrée du parc national du même nom. C’est dans cette zone que se déroule depuis le mois dernier une opération conjointe ivoiro-burkinabè antijihadiste sur les deux territoires. Il y a quinze jours, les deux armées avaient d’ailleurs indiqué avoir détruit une base jihadiste à Alidougou, côté burkinabè, tué huit combattants et en avoir capturé une quarantaine.

Selon le chercheur Lassina Diara, depuis deux ans, une cellule jihadiste appartenant à la katiba malienne du Macina d’Amadou Koufa chercherait à s’implanter dans cette zone située aux confins du Mali, du Burkina et de la Côte d’Ivoire. Cette cellule serait conduite par un certain Sidibé Abdoul Rasmané, alias Abdramani. Difficile donc de ne pas voir dans l’attaque de cette nuit une réponse jihadiste à l’opération conjointe de la fin mai. Si le bilan se confirme, il s’agirait de la pire attaque jihadiste depuis celle de la station balnéaire de Grand-Bassam en 2016, qui avait fait 22 morts.

Des failles au cours de l’opération « Comoé »?

Certaines sources sécuritaires pointent du doigt les failles constatées au cours de l’opération « Comoé » du côté ivoirien où l’étau n’était très resserré. Les fuites d’information auraient permis à certains membres du groupe armé de s’échapper, rapporte notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani. Par conséquent, « les terroristes se sont éparpillés en territoire ivoirien » fait savoir cette même source sécuritaire.

L’attaque du poste frontière ivoirien serait l’œuvre du frère de l’un des chefs de ce groupe qui a pu passer entre les mailles du filet. Pour le chercheur Mahamoudou Sawadogo, le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), a un fort ancrage dans la zone. « Ils profitent de deux grandes forêts pour opérer dans la région de la boucle du Mouhoun au Burkina et jusqu’en territoire ivoirien » souligne le chercheur.

RFI

COVID-19 en Guinée: il y aura-t-il un assouplissement ou durcissement des mesures d’urgence ?

Ce mercredi 10 juin 2020, le chef de l’État guinéen Alpha Condé a rendu un hommage au personnel de santé qui lutte chacun our dans l’éradication la pandémie de la Covid-19. Il l’a fait savoir dans une interview qu’il a accordé à nos confrères de la radio Sabari FM.

Les statistiques de l’Agence Nationale de la Sécurité sanitaire ont révélé ce mardi 425 cumuls confirmés, 2942 cumuls guéris, dont 23 cumuls décès hospitaliers. Interrogé sur les nouvelles mesures qu’il pourrait annoncer le 15 juin, le président Condé s’exprime avec précision.

« Vous savez moi je ne fais que suivre le corps médical, je ne suis pas médecin. Je suis bien sur le premier soldat dans la lutte contre le coronavirus mais je ne suis pas médecin. Je pense que c’est l’évolution dans la semaine et les recommandations de l’ANSS et du comité scientifique qui m’aimeront de prendre une décision dans un sens ou d’un autre », a-t-il précisé, avant de poursuivre.

 « Pour réussir le pari, il faut d’abord que tout le monde prend conscience du danger de cette maladie. Beaucoup de compatriote ne prennent pas encore conscience pour des raisons obscure, tantôt d’amener l’indiscipline. Je rends hommage à nos médecins, à nos infirmières et à tout le personnel de la santé pour le grand travail qu’ils sont entrain de faire. Mais surtout je fais un appel à la population pour que tout le monde comprend qu’il est de notre intérêt de mettre fin à cette maladie, pour cela il faut que tout le monde accepte de mettre des masques, de se laver les mains régulièrement et surtout d’accepter la discipline, c’est-à-dire de ne pas faire le déplacement en dehors de Conakry sans être testé, cela est extrêmement important parce que nous savons que la force de la Guinée c’est l’agriculture. Donc il est extrêmement important que cette maladie soit confinée et finisse à Conakry. c’est pourquoi nous demandons aux chauffeurs des grands camions et autres d’être patient, parce que désormais nous avons la possibilité de faire mile tests par jour et très bientôt nous allons avoir des tests rapides s’il y a la discipline de la population, s’il y a le respect des recommandations des médecins, je suis convaincu que la politique de vaincre la COVID-19 en soixante jours va triompher. Mais pour cela il faut une très grande collaboration et vous les journalistes parce que vous devez sensibiliser la population

Pour ce qui du non-confinement général de la ville de Conakry, le chef de l’État Alpha Condé explique les raisons.

« Si nous en avons beaucoup de cas c’est parce que nos médecins n’attendent pas qu’il y ait des signes autour des contacts (…) nous avons évité le confinement général dans notre pays parce que le guinéen vive au jour le jour. Donc faire le confinement, c’est créer une situation catastrophique pour les familles, c’est pourquoi nous avons évité de fermer les magasins, les marchés, par contre nous avons évité les mosquées parce que c’est les personnes plus âgées qui vont principalement dans les mosquées et ils sont les plus vulnérables à cette maladie

« Vous savez mon ministre il est jeune, parfois il est incompris(…) », dixit Alpha Condé

Le président Condé s’est exprimé ce mercredi 10 juin, sur les récompenses des anciennes gloires de la nation. Une histoire de récompense qui a fait couler des salives ces derniers temps entre le ministre des sports et certaines gloires du cuir rond.

Dans sa ligne d’intervention sur Sabari FM, il a reconnu les efforts qui ont été fournis par les anciennes gloires guinéennes, notamment ceux du secteur de football, il (Alpha Condé Ndlr) a aussi évoqué des récompenses pour les anciennes gloires des autres disciplines qui se sentent oubliées.

 « Vous savez mon ministre il est jeune, parfois il est incompris. Vous savez dans beaucoup de domaines, particulièrement le football, la Guinée a remporté beaucoup de médaille, d’ailleurs j’ai demandé un rapport à mon service pour montrer réellement le progrès que la Guinée a fait, on va faire le point pour présenter au peuple de Guinée toutes ces médailles remportées par les frères guinéens. Bien sûr, le syli national n’a jamais gagné une coupe d’Afrique même s’ils ont été en finale. Mais tout le monde sait que le syli avait honoré, le Hafia a eu des titres bien sûr, mais le football guinée n’a qu’à même rayonner (…). Comme j’ai fait pour les artistes nous allons rendre hommage aussi à nos gloires du secteur sportif, notamment le football, le basket, le judo et d’autres secteurs», a fait savoir le président Condé.

Les rumeurs sur l’état de santé du président Condé : «la population peut être rassurée, non seulement moi je suis en pleine santé, je continue à faire mon sport(…), précise Alpha Condé

 Il y a quelques jours de cela, les rumeurs ont circulé sur les réseaux sociaux concernant l’état de santé du président Condé. Par rapport a cette question, le chef de l’État guinéen Alpha Condé s’est prononcé sur les rumeurs de son état sanitaire ce mercredi 10 juin, chez nos confrères de la radio Sabari FM.

Avec un ton de moquerie, le premier magistrat de la Guinée dira ceci : « vous savez moi je ris, parce que tantôt il y en a qui disent que je suis à Moscou, d’autres disent que j’étais au Danemark. Les gens qui parlent là, il faut que nous fassions des marches à pied de Kaloum jusqu’à Matoto, je crois qu’il y a des gens qui n’arriveront même pas au marché Yenguèma. Alors la population peut être rassurée, non seulement moi je suis en pleine santé, je continue à faire mon sport. Evidenment a cause de la pandémie, mes médecins me recommandent de ne pas recevoir de la visite, parce que qu’à même je suis le président de la République donc le garant de l’unité et de souveraineté nationale(…) donc vous savez en Guinée les gens sont habitués à mentir ici, combien de fois on a fait mourir le président Comté(…) ».

Mort de Pierre Nkurunziza: quel sera l’avenir de la Burundi ?

Le chef de l’État burundais est décédé, lundi 8 juin, à l’hôpital du Cinquantenaire de Karusi, officiellement d’un arrêt cardiaque. Il sort de la scène avant d’avoir remis, en bonne et due forme, le pouvoir à son successeur, le général Évariste Ndayishimiye, élu le 24 mai dernier. La disparition de celui qui régentait le Burundi depuis quinze ans ne devrait donc pas laisser de vide institutionnel, mais plusieurs interrogations demeurent.

Officiellement, Pierre Nkurunziza devait remettre le fauteuil présidentiel à son successeur lors d’une grande cérémonie populaire le 20 août prochain, à la fin de son troisième mandat. Le président Nkurunziza devait devenir le « guide suprême du patriotisme ». Sa disparition soudaine bouscule cette donne et génère de nombreuses questions, à commencer par celle que tout le monde se pose : quelle est la cause de son décès ?

Le Covid-19 a-t-il fauché Nkurunziza?

Selon le communiqué du gouvernement, Pierre Nkurunziza était en mesure de parler dimanche avec ceux qui l’entouraient. D’où la « grande surprise » de voir son état de santé se détériorer brutalement le lundi matin.

Il faut dire que Pierre Nkurunziza avait assuré, lors d’un des derniers meetings de campagne, que c’était Dieu lui-même qui avait purifié l’air du Burundi, le protégeant de la pandémie. Depuis des semaines, le pays est suspecté de cacher l’ampleur de l’épidémie et accusé de ne pas prendre les mesures qui s’imposent pour réduire la contamination. Conséquence : chaque jour, de véritables marées humaines ont participé pendant trois semaines à la campagne électorale et l’équipe de riposte de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), accusée d’« ingérence », a carrément été expulsée du pays.

Pierre Nkurunziza est officiellement mort d’un arrêt cardiaque, sans plus de précision. Mais dans le pays, cette version peine à convaincre. D’abord parce que des médecins ont évoqué le Covid-19 dès le lendemain de son hospitalisation. Autre élément en faveur de cette thèse : l’un des rares respirateurs de Bujumbura a été acheminé par hélicoptère lundi à Karusi, mais c’était trop tard.

Enfin, de nombreux Burundais n’ont pas oublié qu’il y a quelques jours, son épouse avait été évacuée vers le Kenya pour une suspicion du coronavirus. Elle était « en voie de guérison et est revenue précipitamment au Burundi dès hier », selon une source administrative.

Pacifique Nininahazwe, le président du Forum pour la conscience et le développement (Focode), est l’un des nombreux leaders de la société civile à avoir été contraint à l’exil pour s’être opposé en 2015 au troisième mandat de Pierre Nkurunziza. Il doute de la version officielle sur les circonstances de la mort du chef de l’État et appelle à la fin du « déni » sur la pandémie de Covid-19.

Pacifique Nininahazwe espère un «sursaut sur cette question» au niveau national

Aujourd’hui, le gouvernement admet l’existence de 83 cas testés positifs au coronavirus dont un décès, alors que des médecins dénoncent l’existence de centaines de « cas cachés » dont plusieurs dizaines de décès. « Nous espérons que cette fois-ci le gouvernement a compris que la situation est explosive, qu’il doit sortir du déni et combattre de front cette pandémie », expliquent ces médecins.

Les autorités peu bavardes

La deuxième interrogation est tout aussi prégnante : la disparition physique de l’ancien président ne devrait pas être sans effet sur le plan institutionnel. Même non réélu, il était supposé conserver un rôle majeur dans les affaires de l’État.

Mais il y a d’abord « un choc » à encaisser, estime l’opposant Pierre Buyoya, ex-président du Burundi. Il adresse ses condoléances à la famille du défunt, dont il rappelle qu’il fut « le symbole d’un Burundi » réconcilié au sortir de la guerre civile, avant le tournant de 2015.

Pour lui, cette disparition inopinée intervient à l’aube d’une transition importante pour le Burundi. Il ne dissimule pas ses espoirs.

Je formule le voeu que cette transition puisse se passer dans l’ordre et dans le calme, que le président élu puisse tirer les leçons du passé et gouverner pour tous les Burundais, ceux qui l’ont élu et ceux qui ne l’ont pas élu […] À un moment donné, le nouveau président devra prendre ses marques à lui, c’est ce que je souhaite. Je pense qu’il y a matière à faire des progrès sur le chemin de la réconciliation.

Pour l’instant, le pouvoir burundais se contente de passer en boucle un communiqué du porte-parole du gouvernement qui annonce le décès « inopiné » du président sortant, sans un mot de plus sur la suite du programme.

Des réunions se sont succédé en ce début de semaine, notamment au palais présidentiel Ntare Rushatsi de Bujumbura. Leur objectif : préparer les obsèques du président Nkurunziza mais aussi sa succession, selon un cadre du parti au pouvoir.

Selon la nouvelle Constitution de 2018, c’est le président de l’Assemblée nationale Pascal Nyabenda qui doit assurer l’intérim du président en cas de vacance de poste définitive. « Mais les circonstances sont exceptionnelles », explique ce cadre en rappelant que Pierre Nkurunziza était à moins de trois mois de la fin de son mandat et que la victoire de son successeur à la présidentielle du 20 mai venait d’être validée définitivement par la Cour constitutionnelle.

Une émancipation plus rapide que prévue pour le nouveau dirigeant

« On envisage d’accélérer la prestation de serment du général Évariste Ndayishimiye », ajoute la même source, histoire d’éviter « une trop longue période d’incertitude ».

Un spécialiste rappelle que le président élu allait être pris en étau entre un président sortant qui devait rester très influent, et une « junte » constituée de généraux issus de l’ex-rébellion du CNDD-FDD considérés comme des radicaux.

Pierre Nkurunziza allait devenir guide suprême du patriotisme, et ce titre ne s’annonçait pas seulement honorifique. Au sein de son parti comme des milieux diplomatiques, on pensait que son successeur, le général Évariste Ndayishimiye, peinerait pendant de longs mois encore à imposer une nouvelle ligne à son parti, comme au pays. « Le brusque décès de Pierre Nkurunziza va lui donner une plus grande marge de manoeuvre », assure notre source.

L’amertume pour les victimes de la répression

Car on ne comble pas d’un revers de main l’absence d’un personnage qui a tenu, de plus en plus férocement, les rênes du régime pendant quinze ans.

Pierre Nkurunziza est pourtant parti de loin. Simple professeur d’éducation physique, quand il prend la tête d’un CNDD-FDD déjà en crise en 2001, il est considéré comme le plus petit dénominateur commun entre des généraux beaucoup plus puissants que lui et qui forment une junte, aujourd’hui encore. Élu président de la République en 2005, Pierre Nkurunziza va peu à peu s’imposer. Il dit volontiers avoir été choisi par Dieu pour gouverner le Burundi et entraînera tous les responsables des institutions et parties dans d’interminables grand-messes religieuses, appelées « croisades ».

Le Burundi, sorti de la guerre civile, connaît quelques progrès sur le plan politique et économique sous son premier mandat. Mais dès 2010, la répression s’intensifie avec le retour du rival de toujours, Agathon Rwasa, chef de l’autre rébellion hutue. Cette répression atteint son paroxysme en 2015 alors que Pierre Nkurunziza s’impose une fois de plus à la présidence.

Adressant ses pensées aux proches de Pierre Nkurunziza – « On ne devrait pas souhaiter la mort, même à son pire ennemi », dit-il –, Pacifique Nininahazwe dresse un bilan très critique de ses quinze années à la tête du pays. Il regrette que Pierre Nkurunziza n’ait pas vécu assez longtemps pour être entendu par la justice dans le cadre des enquêtes menées actuellement par la Cour pénale internationale  (CPI). Ce sera une autre, et pas la moindre, conséquence de la mort prématurée de l’ancien homme fort de Bujumbura.

Au début de son régime, en 2005, il incarnait l’espoir […] Il parlait de démocratie, de lutte contre la corruption. Mais on a rapidement déchanté. Son régime a été marqué par des violations graves des droits humains, de crimes extrêmement graves. Il part alors que son régime est sous enquête de la CPI. C’est dommage qu’il parte sans être jugé, j’aurais voulu qu’un jour il se présente devant un juge. Nous garderons l’image d’un président qui a fait reculer le Burundi sur tous les plans, que ce soit sur le plan des droits humains d’abord, ensuite sur les questions de réconciliations. Il part alors que plusieurs centaines de milliers de Burundais sont en exil. C’est un président qui a détruit l’économie du Burundi, qui a cassé les espoirs des Burundais.

RFI

COIVID- 19 : la fondation OSIWA vole au secours des journalistes guéris

La fondation OSIWA-Guinée entendez Open Society Initiative for Africa offre un don de vivre et de kits aux journalistes des médias publics et privés guéris de COVID-19. C’est un don composé entre autres de sac de riz, de bidon d’huile et de carton de savon Diama. La remise officielle a eu lieu ce mardi au siège social d’OSIWA GUINEE.

« au nom du représentant pays OSIWA et au nom de mes collègues qui travaille dans le bureau pays Guinée, suis très ravi d’avoir cet entretien avec vous pour montrer un peu l’amitié que la fondation a des journalistes, la foi que la fondation a dans le métier de journalisme, continue et demeure même en période de coronavirus. On vous l’a déjà dit, ce projet au fait l’initiative était d’essayer d’améliorer les conditions de travail entre magistrats, journalistes et agents de force de sécurité. Et malheureusement la crise étant passé par là, on s’était dit pourquoi ne pas continuer dans cette lancée, parce que toujours on parle de sécurité. La sécurité elle peut être physique, elle peut être digitale, elle peut être aussi matérielle. Donc, nous savons ce que nous apportons aujourd’hui n’est pas beaucoup, mais nous savons qu’on ne pouvait pas rester sans pour autant intervenir et soutenir nos amis des médias », a souligné Mamadou Diallo chargé de programme de ladite fondation.

Sidi Diallo Secrétaire général du syndicat de la presse privée de Guinée porte-parole de la coalition des associations de presse remercie la fondation OSIWA GUINEE pour ce geste.

« Au nom de l’association de presse et au nom de l’ensemble de la corporation, mais aussi et surtout au nom de nos confrères victimes nous remercions OSIWA, parce que ce n’est pas une première. Depuis des années, loin de faire une publicité OSIWA accompagne les journalistes guinéens dans le cadre de la protection des journalistes. Nous disons grand merci à OSIWA et nous demandons aux autres institutions d’emboiter les pas à cette grande organisation. Parce que c’est au moment de la souffrance qu’on reconnaît les vrais amis ».

Sur place les journalistes guéris de cette pandémie ont reçu chacun un sac de riz, un bidon d’huile végétale et des savons Diama.

URGENT: le président burundais Pierre Nkurunziza est mort

C’est une annonce qui a été faite par le gouvernement burundais ce mardi dans communiqué « le décès brusque » du président Pierre Nkurunziza. Il était hospitalisé à l’hôpital de Karusi, dans le centre du pays, depuis samedi soir après avoir ressenti un malaise. Le président Pierre Nkurunziza est mort à 55 ans, à la tète de la nation burundaise depuis 2005, il serait décédé hier lundi officiellement des suites d’un « arrêt cardiaque », annonce le gouvernement, qui a décrété un deuil national de 7 jours.

Des rumeurs persistantes et insistantes sur sa mort circulaient depuis ce lundi. Des sources médicales expliquent qu’il aurait été positif au Covid-19, son épouse étant toujours hospitalisée au Kenya depuis la semaine dernière pour la même raison, malgré les dénégations des autorités.

Pierre Nkurunziza devait passer le pouvoir au président nouvellement élu, Evariste Ndayishimiye, au mois d’août.

Me Salif Kebe aurait-il été sacrifié par le pouvoir ?

La pandémie de covid-19 a fait des victimes en Guinée, parmi lesquelles figure l’ancien président de la CENI maitre Salif Kébé. Ce lundi sur les ondes de nos confrères Lynx FM, dans l’émission œil de lynx, madame Sanoh Doussou Condé a révélé les circonstances dans lesquelles à rendu l’âme ex meneur de la Commission Électorale Nationale indépendante. Dans ces propos, elle a évoqué la dernière phrase qu’aurait prononcée le défunt à un de ses proches du nom de Joe.

« Je vais vous dire que Salif Kebe, ils l’ont jeté, ils l’ont laissé mourir. Salif Kèbe a un jeune à la SIG qu’on appelle Joe dont je connais le père. Il était ce jour avec ce dernier pour aller se faire tester. Ils lui ont refusé. La dernière phrase de Kebbé a ce jeune, il dit ” Ça y est. Ils m’ont sacrifié. Kebe est mort dans cette circonstance. Je mesure mes mots et je prends mes responsabilités. Il y a un témoin qu’on appelle Joe. Toute la CIG le connaît. Vous pouvez le chercher pour lui demander », a affirmé madame Sanoh Doussou Condé.

Au Mali, les pro et antigouvernement s’organisent

La Troïka – partis politiques, associations de la société civile et comité de soutien à l’imam Mahmoud Dicko – s’est réunie, lundi 8 juin, à Bamako après l’imposant rassemblement du 5 juin. Mais, au même moment, une coalition qui veut défendre les institutions de la République, à commencer par le président malien, voit aussi le jour.

La coalition de l’opposition malienne réunie, de l’imam Mahmoud Dicko, évolue désormais au sein d’un mouvement dénommé « Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques du Mali ». L’objectif est de remobiliser les membres de la coalition, d’accueillir de nouveaux adhérents pour parler de l’avenir.

Au cours de la conférence de presse, le cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko, membre fondateur de la nouvelle entité, a pris la parole : « Nous continuons la lutte jusqu’à notre objectif final : la démission d’Ibrahim Boubacar Keïta. La deuxième information qui est capitale, c’est que la Troïka a été rejointe par des centaines d’organisations et de partis politiques. »

Rassemblement progouvernemental ce vendredi

Mais du côté du pouvoir malien, des soutiens s’organisent également. Une plateforme dénommée « Nous le peuple » a vu le jour. Des partis politiques, associations, membres de cette plateforme, entendent défendre les institutions de la République et projettent un grand rassemblement ce vendredi à Bamako.

 « Nous voulons sortir pour la paix, pour la sauvegarde de nos institutions. Jusqu’à aller à demander la démission du chef de l’État, nous disons que ça c’est non », explique Hamane Touré, l’un des coordinateurs de la plateforme.

Entre partisans et adversaires du pouvoir, des représentants de la communauté internationale sur place ici invitent les uns et les autres au dialogue.

RFI

Des milliers de personnes se recueillent devant la dépouille de George Floyd

Des milliers de personnes se sont succédé lundi devant le cercueil de George Floyd, exposé dans la chapelle Fountain of Praise à Houston. REUTERS/Carlos Barria

Texte par : RFI

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Deux semaines après sa mort à Minneapolis asphyxié par un policier, le corps de George Floyd est revenu à Houston pour y être enterré, ce mardi 9 juin. Mais lundi, tout le monde pouvait venir se recueillir auprès de sa dépouille exposée dans la chapelle Fountain of Praise.

À peu près 7 000 personnes sont venues rendre hommage lundi à George Floyd, dans le sud de Houston. Afro-Américains, Hispaniques, Blancs, Asiatiques ou Amérindiens… Un flot ininterrompu de gens s’est succédé sept heures durant pour saluer le corps de celui qui a grandi dans cette ville du Texas.

Nombreux ont même pris l’avion pour rendre hommage à George Floyd, « Monsieur George Floyd », comme beaucoup l’appellent. Il reposait au cœur de l’église, baigné par une musique douce, dans un cercueil doré, le visage apaisé malgré la brutalité de son décès, il y a deux semaines sous le genou d’un policier à Minneapolis. 

« J’ai vu un homme qui devrait être ici avec nous, et qui reposait dans un cercueil »

« J’ai vu son corps. Je ne le connais pas et pourtant il y avait une émotion immense et une énorme responsabilité », raconte Atma Kaur Khalsa, qui a fait spécialement le déplacement depuis Santa Fe.

Après avoir vu le corps de George Floyd, puis signé un des livres d’or, Denis Carpenter, venu du Missouri, ne peut plus contenir ce qu’il ressent. « Qu’est-ce que j’ai vu ? J’ai vu un homme qui devrait être ici avec nous, et qui reposait dans un cercueil. C’est une expérience viscérale. Et en tant qu’homme noir, cela m’a fait un choc, confie-t-il. Je suis blessé. J’ai mal. Je veux des changements de politique dans tous les secteurs de ce pays, qu’il s’agisse des forces de l’ordres, du logement, de l’économie, de l’éducation. En novembre, il faudra que nous soyons unis pour battre Trump. »

De nombreuses pancartes appelaient aussi à aller voter pour battre Donald Trump lors de l’élection présidentielle américaine.

Une veillée dans son quartier d’origine

T-shirt rouges et or, aux couleurs de leur équipe de football américain, portant l’inscription « I can’t breathe » (Je ne peux pas respirer). Plusieurs centaines d’anciens élèves du lycée Jack Yates qu’a fréquenté George Floyd avaient ensuite organisé une veillée en son hommage dans son quartier d’origine, le quartier populaire de Third Ward, en présence de ses amis et de membres de sa famille.

Sur scène, un film retrace sa vie, ses frères remercient les anciens du lycées et les profs qu’ils reconnaissent, l’équipe de football de 1993 dont George Floyd a fait partie s’agenouille. Parmi eux, un des amis proches de George Floyd, Vaughn Dickerson : « C’est ici que tout à commencé, c’est l’origine. C’est Third Ward, c’est ici qu’on est né et qu’on a grandit, c’est ici qu’on a servi des sandwiches, c’est ici qu’on marchait pour aller à l’école, rappelle-t-il. Je ne suis pas en colère, je suis énervé car il est censé être ici. Mais si c’est ce qu’il faut à Dieu, transformer un jeune homme du ghetto en agneau sacrifciel qui va transformer le monde entier, je suis prêt à chanter les louanges à Dieu. »

La plupart n’ont pas pu aller rendre hommage au corps de George Floyd dans la journée alors ils avaient besoin de se retrouver ensemble pour un moment de communion. « Avec George, on parlait par Messenger. Je n’ai jamais eu le temps de lui dire que je l’aimais. que j’étais fier de lui », regrette Oscar Smallwood un autre amis de George Floyd.

Une fois la nuit tombée, chacun a allumé une bougie ou son téléphone en souvenir de cet enfant du quartier. Mais hier il n’y avait pas que des anonymes. Avant de rencontrer la famille de George Floyd dans le centre de Houston, le très républicain gouverneur du Texas, Greg Abbott, est venu saluer celui qui est devenu un symbole aux États-Unis. Un symbole des disparités, des violences, du racisme qui perdure dans ce pays.

Des funérailles retransmises à la télévision

Les funérailles de ce mardi (16h en temps universel) seront d’ailleurs plus politiques que la cérémonie en Caroline du Nord, le révérend et militant des droits civiques, Al Sharpton, par ailleurs critique acerbe de Donald Trump, fera l’éloge funèbre et Joe Biden qui a rendu visite à la famille de Georges Floyd à Houston ce lundi, fera une apparition dans un message vidéo. Des funérailles en privé, mais avec un bon millier de journalistes accrédités. George Floyd sera ensuite enterré à partir de 20h (temps universel), auprès de sa mère dans un cimetière du sud de Houston.

RFI

SLECG : « Nous suspendons toutes nos activités au sein de l’USTG en attendant de consulter notre base (…) », Amara Mansa Doumbouya

La structure syndicale de l’éducation le SLECG a suspendu toutes ses activités au sein de L’USTG mené par Abdoulaye Sow. C’est une information qui a été confirmé ce lundi par Amara Mansa Doumbouya porte-parole de ladite structure. dans l’émission face à l’info sur la radio Nostalgie.

 « Nous suspendons toutes nos activités au sein de l’USTG en attendant de consulter notre base. Car dans notre combat aucun membre affilié à la centrale syndicale mère nous a accompagné. D’ailleurs un mouvement syndical, c’est sa base, si on n’a pas de base on ne peut pas commander. L’acte du dégèle de nos salaires a été fait et tenu actuellement par le secrétaire général Aboubacar Soumah. On suspend tout pour consulter notre base afin de savoir sur quel pied danser. Aller ailleurs, revenir ou créer finalement notre propre centrale, tout dépendra du contact qu’on aura avec nos mandants », a-t-il fait savoir dans l’émissioin face à l’info sur la radio Nostalgie Guinée. explique Amara Mansa.

Mali: sous pression, le gouvernement tente de calmer le jeu

Partis et associations politiques, ainsi qu’organisations de la société civile se sont réunis vendredi autour de l’influent imam Mahmoud Dicko pour demander la démission du président malien, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), et dénoncer la mauvaise gouvernance. Depuis, les organisateurs de la manifestation ont décidé de mettre sous pression le gouvernement, tout en acceptant le dialogue.

Dans un communiqué dont le ton est plutôt à l’apaisement, le gouvernement malien affirme qu’il renouvelle son offre de dialogue au collectif d’associations et de partis politiques ayant manifesté vendredi 5 juin. Il assure également les populations qu’il restera « attentif à la satisfaction de leurs préoccupations légitimes ».

Mais un peu comme pour mettre la pression, les opposants au régime, réunis autour de l’imam Mahmoud Dicko au sein d’un front dénommé Rassemblement des forces patriotiques du Mali, projettent pour cette semaine de nouvelles actions. C’est pourquoi une réunion est prévue ce lundi.

Dialogue

Au même moment, cette opposition accepte le dialogue, les échanges, les discussions. Ainsi, dimanche, après avoir rencontré la veille le président malien, les diplomates étrangers, dont le représentant de la mission de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, et le représentant de l’Union africaine, Pierre Buyoya, ont été reçus pendant deux heures par l’imam Mahmoud Dicko. Au menu des entretiens : comment faire pour calmer la situation ?

Reste le président malien lui-même. Son entourage estime que le fait de réclamer sa démission relève du discours politique. Mais pour autant, le président IBK ne reste pas les bras croisés. D’après nos informations, il reçoit, écoute, avant probablement de se prononcer.

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