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Qui du Kenya ou de Djibouti siègera au Conseil de sécurité de l’ONU?

Une longue bataille diplomatique entre deux pays africains va trouver sa conclusion ce mercredi 17 juin, à l’ONU. Le Kenya et Djibouti s’affrontent depuis un an pour revendiquer le siège africain non-permanent qui est ouvert au sein du Conseil de sécurité pour les années 2021 et 2022, en remplacement du sortant, l’Afrique du Sud.

Les diplomates font leur rentrée à l’ONU pour la première fois depuis le mois de mars. Un retour bref : il s’agit pour les représentants des 193 pays d’élire les cinq candidats qui siégeront au Conseil de sécurité dès janvier 2021. Avec une surprise pour le siège réservé à l’Afrique : au lieu du candidat unique d’habitude présenté, la place est disputée par deux pays cette année : Djibouti et le Kenya.

Mesures sanitaires exceptionnelles oblige, le scrutin public de l’Assemblée générale de l’ONU à New York risque de durer longtemps. Chaque État membre doit exprimer son vote à une heure convenue, sous la surveillance du président de la séance. Et cette procédure est amenée à être recommencée, en cas de nouveau tour de scrutin.

Seuls candidats dans leur région, l’Inde, le Mexique, le Canada, l’Irlande et la Norvège devraient être élus. C’est le siège africain qui est le seul véritable enjeu du vote. Car depuis des mois, le Kenya et Djibouti font campagne pour revendiquer les suffrages des États-membres. Et aucune médiation, pas même celle de la présidence égyptienne de l’UA, n’a abouti.

Le Kenya se présente, fort du soutien officiel de l’Union africaine, affirmé en août 2019 et répété la semaine dernière. Ce serait un avantage politique important pour le Kenya, puissance régionale anglophone, notamment dans ses disputes avec l’Éthiopie ou la Somalie. Un soutien que Djibouti estime « illégal », puisqu’il n’a pas été entériné par les chefs d’État : « L’UA a examiné la situation lors du dernier sommet et a constaté les vices de procédure. Normalement, c’est là que les chefs d’Etat valident le candidat officiel, mais ils n’ont pas pu le faire », dit l’ambassadeur de Djibouti, Mohamed Siad Doualeh.

Djibouti pour sa part estime que son tour est venu, n’ayant siégé qu’une fois en 1993. Le succès diplomatique du sommet entre la Somalie et le Somaliland, dimanche, lui semble un bon argument pour prouver son rôle pivot, dans une région encore très troublée. Djibouti a multiplié les liens diplomatiques et se targue d’avoir notamment le soutien de la Francophonie, de l’Organisation de la coopération islamique et de la Ligue arabe.

RFI

Réorganisation de la HAC : Le SPPG et l’APAC exigent la représentation des employés de la presse

L’amendement en cours de la loi L03 portants sur recomposition de la haute Autorité de la communication (HAC) à l’assemblée Nationale, continue sans cesse de faire couler encres et salives au sein de la corporation. Ce mardi 16 juin 2020, des associations de presse à savoir le Syndicat Professionnel de la presse privée des Guinée (SPPG) et section guinéenne l’APAC (Association des Professionnelles Africaines de la Communication), se sont exprimés sur la question, ces structures ont au cours d’une conférence de presse indiquée leurs positions.

Sidi Diallo, secrétaire général du SPPG, a évoqué qu’il faudrait qu’il ait une augmentation ou maintienne le nombre actuel qui est (5 personnes NDLR) comme représentants de la presse au sein de la HAC. Et sans inclure la représentation des employés de la presse à travers son syndicat. il faut une représentation des employés de la presse à travers son syndicat.

« Nous le demandons humblement, dit-il, à défaut d’augmenter le nombre de représentants des médias à la HAC, il faut quand même le maintenir. Mais en maintenant le nombre, il faut également tenir compte de la présence du syndicat de la presse privée au sein de cette haute autorité de la communication. Parce que si hier, il n’y avait que des associations des patrons de presse, aujourd’hui c’est une autre réalité ».

Et de précisé, « on doit tenir compte des réalités du terrain, donc en tenant compte de ces principes, de la représentation, des réalités de la sous-région et même du monde entier, nous pensons que les employés de presse doivent avoir leurs représentants au sein de la HAC ».

Dans ce conclave entre les acteurs de la presse, Hassatou Lamarana Bah de l’APAC a souligné les difficultés auxquelles les journalistes font face dans l’exercice de leur profession.

« Si dans notre maison, la Haute Autorité de la Communication, il n’y a que deux représentants des journalistes, je peux dire que nous tombons au bout du gouffre. Parce que là on serait sous représentés, on ne pourrait pas vraiment dénoncer ou aider nos confrères qui sont victimes de violences ». 

Elle renchérit, « le SPPG est mieux placé, vu ses actions sur le terrain, pour avoir au moins un représentant à la haute Autorité des Communication ». 

Il est à rappeler que récemment, le ministre d’État, ministre de la justice, gardes des sceaux, chargés des relations républicaines avait indiqué sa position sur la présence du SPPG au sein de la HAC. Il a évoqué que le syndicat n’est pas une association.

Abdoulaye Sow de l’USTG brise le silence face à ses camarades syndicalistes

Le premier secrétaire de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) s’est exprimé chez nos confrères de la Radio Espace Fm, sur la suspension des activités de ses camarades syndicalistes du SLECG au sein de l’USTG. Abdoulaye Sow, affirme que seuls Aboubacar Soumah et Barry se sont opposés à l’invitation du premier ministre concernant le projet de nouvelle constitution sur un nombre de 35 membres.

« Lorsque nous avons été invités par le premier ministre comme tous les acteurs pour nous prononcer sur une nouvelle constitution et sur les élections législatives, j’ai demandé au bureau exécutif qu’il faut qu’on réponde à l’appel. Celui qui t’appelle est plus malin que toi, il faut venir répondre. Nous sommes allés au palais de la colombe, nous avons dit que nous ne pouvons pas nous prononcer sur la constitution que nous n’avons pas vue. Et que nous ne pouvons pas prendre position par rapport à ça. Aboubacar Soumah a dit qu’il ne va pas. Et le secrétaire général de la FESATEL aussi n’est pas allé », a-t-il souligné.

Et rajouter, « En réunion du bureau exécutif de l’USTG à plusieurs reprises, nous sommes 35 membres, Aboubacar Soumah et Barry ont dit de s’opposer à la nouvelle constitution et soutenir ceux qui sont engagés dans la défense de la constitution de 2010. J’ai dit que je ne vais pas sur le terrain politicien, nous sommes des syndicalistes et je reste et demeure syndicaliste ».

Dr Ousmane Kaba : « Nous nous battons contre une présidentielle à vie (…) »

Le président du PADES  a dans sa communication affiché son idéologie en tant qu’opposant du parti au pouvoir, Dr Ousmane Kaba, président du PADES a annoncé sa décision de  participer aux élections présidentielles de 2020. Sans pourtant cesser d’etre un membre du Front National pour la Défense de la Constitution de 2010.Selon lui, ilne faudrait en aucun cas laisser de l’espace au président Alpha.

« Certainement, je ne serai pas le seul à aller contre Alpha Condé. Nous nous battons contre la nouvelle constitution, la nouvelle assemblée nationale, la dictature dans notre pays et une présidence à vie. Il se trouve que nous n’avons pas toutes les cartes à main. Si jamais le président Alpha Condé est encore candidat, nous n’allons pas le laisser le champ libre. Cela ne veut pas dire qu’on renonce à la lutte. Nous allons continuer à nous battre pour le disqualifier. C’est ce qui est dans l’intérieur supérieur du peuple de Guinée. On ne peut pas accepter une présidence à vie », une annonce qu’il a fait savoir sur les ondes de nos confrères de la Radio Espace Fm.

Attaque près de Diabaly: l’armée malienne livre un premier bilan

Selon des chiffres officiels communiqués ce lundi soir, 24 soldats maliens ont été tués dans une embuscade dimanche après-midi dans la région de Diabaly, au nord de Segou vers la frontière mauritanienne. Trois sont portés disparus.

C’est par un tweet que l’armée malienne a annoncé ce premier bilan de 24 morts, huit rescapés et quatre véhicules détruits dans l’embuscade tendue à l’une de ses patrouilles dans la région de Diabaly. « Les évaluations se poursuivent sur zone », assure l’armée qui avait quelques heures plus tôt annoncé que des renforts avaient été dépêchés sur place.

Dans un communiqué, le ministère de la Défense annonce par ailleurs que trois soldats manquent toujours à l’appel. « Les évaluations se poursuivent sur zone » et ils sont recherchés activement assurent les autorités. L’armée a mobilisé les moyens nécessaires pour y parvenir, explique une source malienne. 

RFI

Guinée : le couvre feu passe de 22h à 23h

Le président de la République à dans son adresse à la nation de ce lundi 15 Juin 2020, reconduit  l’état d’urgence sanitaire pour 30 jours supplémentaires à partir de cette date.

Il ( Alpha Condé ndlr) a aussi indiqué que le couvre feu passe désormais de 22heures – 05 heures du matin à 23 heures – 04 heures du matin.

Pour ce qui est de la fermeture des marchés il dira ce ceci : « la Fermeture des marchés à se fera désormais à partir de 18h pour le grand Conakry. »

Et de poursuivre, « L’ouverture des classes est aussi prévu pour le lundi 29 juin 2020. Et le port des masques reste  obligatoire. L’ouverture des lieux de culte le 22 juin 2020 pour les préfectures qui n’ont pas enregistrées de malades de Covid-19. »

Evolution de la Covid-19 en Guinée : Déclaration du Chef de l’Etat

Conakry, 15 juin 2020 – Guinéennes, Guinéens, chers compatriotes,
Bonsoir !
Je m’adresse de nouveau à vous ce soir, pour vous présenter la situation de la pandémie de la Covid-19 dans notre pays.
Je commencerai par vous exprimer mes remerciements et mes encouragements pour les efforts et les sacrifices que vous avez consentis pour permettre à notre pays de sortir rapidement de la crise sanitaire que nous vivons depuis le 12 mars dernier.

Chers concitoyens,
Depuis la confirmation du premier cas sur notre territoire, il y a exactement 3 mois, j’ai donné des instructions au Gouvernement afin que la lutte contre cette pandémie soit une priorité absolue. Des mesures de riposte ont été déployées progressivement afin de réduire le risque de propagation du virus. C’est ainsi que j’ai décrété l’état d’urgence dans notre pays depuis le 26 mars 2020. D’autres dispositions plus ciblées ont suivi, comme : la fermeture des frontières ; des restrictions spécifiques au transport des personnes et des marchandises ; la fermeture des écoles, universités, lieux de culte, bars, restaurants ; la suspension des conférences, colloques internationaux et tournois sportifs ; ainsi que d’autres cadres de rassemblement de personnes.
Dans la même logique, le port du masque est obligatoire dans l’espace public depuis bientôt deux mois.

Chers concitoyens,
Je mesure l’impact de ces contraintes sur vos vies au quotidien. Mais, elles sont indispensables pour éradiquer cette maladie qui paralyse notre économie et endeuille des familles à travers le monde. Je vous appelle donc à persévérer dans l’endurance face à ce virus qui éprouve notre société, ses croyances, ses cultures et son économie. J’invite toutes les composantes de notre société : organisations de jeunesse, de femmes, de ressortissants, leaders religieux, partis politiques, société civile et diaspora, à s’impliquer davantage dans ce combat pour la survie.
Le Gouvernement, pour sa part, reste en éveil afin d’apporter les réponses appropriées à cette crise sans précédent et corriger rapidement ses conséquences sur notre économie.
Je suis heureux de vous annoncer que depuis une dizaine de jours, notre personnel soignant s’est renforcé par l’arrivée de 21 médecins épidémiologistes cubains. Nul doute que leurs expertises conjuguées amélioreront significativement la qualité de notre offre globale de soins contre la Covid-19 et favoriseront la sortie rapide de cette crise. Je remercie à cette occasion les autorités cubaines pour avoir facilité et diligenté cette collaboration.
Par ailleurs, je vous annonce la mise à la disposition des populations d’Un million deux cent mille (1.200.000) masques que j’ajoutent aux Huit cent mille (800.000) mille déjà distribués, ainsi que la commande d’un autre lot devant être offert aux étudiants et élèves.
Les capacités d’accueil dans les différents centres de traitement ont été améliorées, ce qui a permis de dédier exclusivement le centre de Donka aux cas nécessitant une assistance médicale spécialisée.
Sur le plan économique, le secteur privé se trouve très impacté par les effets de la Covid-19. Afin d’atténuer davantage le choc induit par le ralentissement des activités économiques, j’ai décidé la mise en place d’un fonds de garantie des prêts et d’un fonds d’appui aux grands groupements et Petites et Moyennes Entreprises (PME) de notre pays. Les décrets relatifs à ces soutiens ont été signés, il y a 10 jours, et les Départements concernés s’emploient à leur application.
J’ai également instruit le Gouvernement d’octroyer à certaines catégories sociales fortement impactées, des subventions et des aides publiques et de consentir des facilités et des exonérations fiscales, afin de réduire de manière significative l’effet de la pandémie sur leurs activités économiques et leur pouvoir d’achat.

Chers concitoyens,
La Covid-19 est encore présente dans notre pays. Aujourd’hui, sur 27.802 cas testés nous totalisons 4.572 cas de contaminations contre 3.249 guérisons soit 71 pour cent. Nous déplorons cependant 26 décès hospitaliers. En ce moment, 478 patients sont en soins dans nos sept Centres de Traitement Epidémiologiques. Je présente mes condoléances aux parents et proches de personnes ayant perdu la vie et souhaite un prompt rétablissement à celles qui sont en soins.
Bien que ces statistiques soient dynamiques, les tendances générales depuis ma dernière adresse à la nation, permettent cependant d’entrevoir des signes positifs. Sur les deux derniers mois, le nombre moyen de nouveaux cas confirmés de Covid-19 est passé en dessous du seuil de 70 patients. Nous enregistrons des statistiques encourageantes avec un taux de guérison de près de 70 pour cent et une létalité relativement faible, de l’ordre d’à peine 0,5 pour cent. On note également une tendance à la baisse du taux de positivité malgré l’augmentation de nos capacités de dépistage. Nous avons actuellement 9 sites de prises en charges :

  • Nongo
  • Donka
  • Camp Alpha Yaya
  • Kénien
  • Gbessia
  • Maison Centrale
  • Kindia
  • Boké
  • Fria
    Soit six centres à Conakry et trois à l’intérieur.
    Notre combat pour éradiquer la Covid-19 est cependant loin d’être terminé. L’expérience récente de certains pays dans la lutte contre cette pandémie nous a appris que tout relâchement dans l’observation des mesures visant à contenir la maladie constitue un risque de nouvelles contaminations. Nous ne commettrons pas ces erreurs après tant de sacrifices. C’est pourquoi j’appelle toutes les Guinéennes et tous les Guinéens à continuer de respecter rigoureusement les mesures édictées. C’est notre lutte commune. Elle nécessite l’implication totale et constante de tous.

Chers concitoyens,
En ayant pris toute la mesure de la situation et sur recommandations de nos experts, je décide des mesures suivantes :
-L’état d’urgence sanitaire pourrait être reconduit ou pas selon la décision du Parlement déjà saisi par le gouvernement pour une période de 30 jours à compter du 15 juin 2020, sur toute l’étendue du territoire national ;
-Le couvre-feu est allégé et est désormais en vigueur de 23 heures à 04 heures du matin pour la zone du « Grand Conakry » (Conakry, Coyah et Dubréka). Il reste entièrement levé à l’intérieur du pays ;
-Fermeture des Marchés à partir de 18 heures pour le Grand Conakry ;
-Le port du masque reste obligatoire. Les dispositions initialement prévues contre les contrevenants restent également en vigueur ;
-Les classes d’examen de l’enseignement primaire et secondaire ainsi que les universités seront recouvertes à partir du Lundi 29 juin 2020. Cette reprise des cours sera subordonnée à la présentation par les Ministères concernés d’un plan détaillé portant sur les mesures suivantes :

  • Le respect de la distanciation sociale au sein des établissements
  • La prise systématique de température à l’entrée et à la sortie
  • Le lavage systématique des mains à l’entrée et à la sortie des établissements
  • Le port obligatoire des masques y compris par les enseignants
  • Un programme ordonné de rentrée des classes
    -La réouverture à partir du 22 juin 2020, des lieux de culte exclusivement dans les préfectures qui n’ont pas enregistré de cas de Covid-19 pendant une période d’au moins 30 jours. Cette réouverture sera subordonnée à la présentation par le Ministère des Affaires Religieuses au Gouvernement des Mesures appropriées de prévention sanitaire
    Toutes les autres dispositions relatives à l’état d’urgence sanitaire demeurent en vigueur.
    Ces mesures seront ajustées au gré de l’évolution de la pandémie dans notre pays. Je rassure toutefois que la préservation de la vie et de la santé de nos concitoyens présidera systématiquement mes choix.
    Je remercie l’ensemble du peuple de Guinée pour son adhésion à notre stratégie de lutte contre la Covid-19. Mes encouragements à l’endroit de tous les intervenants dans la riposte. Je salue en particulier les efforts constants et permanents du personnel soignant, en première ligne de ce combat. En contact direct des malades, ils sont exposés, eux et leurs familles, à un risque de contamination réel et permanent.
    J’ai foi en notre capacité à sortir de cette autre crise. Faisons preuve de responsabilité, de solidarité et d’endurance et nous gagnerons ensemble le combat contre la Covid-19.

Que Dieu bénisse la Guinée.
Je vous remercie !

Le Bureau de Presse de la Présidence

Guinée : Le FNDC va reprendre ses manifs le 08 juillet (Déclaration)

Le Front National pour la défense de la constitution de 2010, a annoncé dans une déclaration ce lundi 15 juin 2020, la reprise de ses manifestations de rues en Guinée.

Il a été mentionné dans le communiqué, que cette marche dénommée « Marche pour la liberté et l’alternance démocratique » est prévue le mercredi 08 juillet 2020 et partira sur l’autoroute fidèle castro du rond-point de la Tanerie au palais du peuple.

Voici la déclaration :

DÉCLARATION N°115

Notre pays est au bord du chaos tant recherché par le dictateur Alpha Condé et son clan corrompu. Jamais les fondements de la République, de l’unité nationale et de l’État de droit n’ont été autant affaissés en Guinée.

Depuis l’apparition de la Covid-19, le FNDC a fait preuve de responsabilité en suspendant toutes formes de manifestations pour faire face à la crise sanitaire. Par cynisme, le régime de M. Alpha Condé quant à lui en a fait une opportunité pour kidnapper et séquestrer ses opposants, accélérer le déroulement de son agenda politique de coup d’État et de destruction des fondements de la République.

Ni la trêve du FNDC, ni la propagation volontaire de la pandémie n’ont étanché la soif du pouvoir à vie de M. Alpha Condé qui a continué de tuer sa population à Coyah (5 morts),Dubréka (1 mort) et Kamsar (1 mort).

Le moment est venu pour les patriotes de se remobiliser pour sauver la nation et le peu de valeurs morales qui nous restent.

Le FNDC appelle les populations de Conakry à se préparer pour participer massivement à la Marche pour la liberté et l’alternance démocratique prévue le mercredi 08 juillet 2020. La marche partira du rond-point de la Tannerie pour le Palais du Peuple en passant par l’autoroute Fidel Castro.

Cette marche pacifique vise à dénoncer l’instrumentalisation de la crise sanitaire pour intensifier les violations graves des droits de l’Homme, exiger la libération immédiate des centaines de militants et sympathisants du FNDC kidnappés à travers le pays et rappeler à M. Alpha Condé qu’il n’y aura jamais de 3ème mandat en Guinée.

Après avoir divisé les guinéens, le pouvoir immoral de M. Alpha Condé a corrompu toutes les institutions. La justice qui devrait être le dernier rempart pour le respect des principes démocratiques et de l’État de droit s’est fourvoyé de façon éhontée.

En violation flagrante des lois, de la liberté des citoyens et de toutes valeurs éthiques, certains magistrats ne cachent plus leur militantisme en faveur du projet de 3ème mandat. Les rares décisions qui tentent de préserver l’indépendance et l’impartialité de la justice sont étouffées par l’exécutif.

Le FNDC demeure déterminé à restaurer l’État de droit et les valeurs morales de notre pays. Il appelle tous ses démembrements de Conakry à reprendre les manifestations à partir du 08 juillet 2020 pour exiger la libération immédiate de tous les prisonniers politiques du régime Condé et sauver la Guinée de la voyoucratie dont elle est l’otage.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons!

Immigration/ 44 migrants guinéens ont été rapatriés depuis le Niger

Ils sont au total 44 migrants qui ont été rapatriés depuis le Niger par l’État guinéen avec l’appui de l’organisation internationale pour la migration (OIM).

Ces migrants ont été réceptionné à l’aéroport de Conakry ce lundi 15 juin 2020, par le ministre des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, Mamady Touré, ces jeunes migrants vont devoir faire 14 jours de confinement au centre d’accueillent de Jean-Paul 2, avant d’être accueilli dans leurs familles respectives.

Ces rapatriés vont aussi recevoir des kits hygiéniques, alimentaires et une prime de 500 000 Fg, dans le cadre d’une initiative de protection et de réintégration, porté conjointement par l’OIM et l’union Européenne.

Le ministre Mamady Touré se dit être satisfait de cette opération en appui avec l’OIM.

«Cette joie reste tout de même incomplète. Car certains de nos compatriotes restent bloqués encore à Aguadeze. Des dispositions sont prises pour qu’ils retournent eux aussi dans les meilleurs délais et qu’ils retrouvent leurs familles et leurs proches à travers une seconde vague de rapatriement qui aura lieu dans deux semaines» a-t-il souligné.

Avant de rajouter : «Effectivement, on avait prévu de rapatrier 150. Ceux que vous voyez ici étaient déjà arrivés à Niamey au Niger. Maintenant, il y a 100 autres qui devaient venir d’Aguadeze, qui attendent. Vous savez l’une des conditions posées par le Président de la République, le Pr Alpha Condé dans le cadre du rapatriement des concitoyens, c’est qu’il y ait un test au départ. Donc le gouvernement nigérien a respecté cela, ils ont fait un test. Il se trouvait que parmi les 100, il y a eu 2 qui ont été testés positifs. Donc ça crée un problème pour les Nigériens. Qui ont disait qu’on ne sait pas qui a été contaminé par ces deux. Donc par prudence, ils nous ont dit écouter, gardons ici d’abord, ils vont passer par cette période de confinement de 14 jours et après cela on les embarque.» dans ces propos, il ne manquera pas de prodiguer des conseils aux migrants. « conformer scrupuleusement aux mesures sanitaires en vigueur. Dans le cadre de votre prise en charge pendant la période de confinement de 14 jours.»

Mme Fatou N’diaye Diallo, chef de mission de l’OIM, a quand elle rappelle la mission principale de ladite organisation, vis-à-vis de l’État guinéen.

 «La Guinée étant un État membre non seulement au sein des Nations unies, mais aussi au sein de l’OIM. Donc, nous ne pouvons qu’accompagner le gouvernement guinéen sur ces priorités par rapport aux déplacés, à ses ressortissants qui sont un peu partout dans le monde aussi. Et surtout pendant cette crise sanitaire, qui les vulnérabilisent encore plus. Assister le gouvernement à rapatrier de façon volontaires, mais aussi de façon digne tous ces migrants qui ont décidé de rentrer chez eux. Parce qu’ils sont aussi entrain de souffrir de l’autre côté. Dans tous les Pays aujourd’hui, on sait que les problèmes liés à cette crise COVID-19 impactent sur tout le monde» a-t-elle indiqué en ce qui est de la nature de ce rapatriement.

Urgent : le guitariste Ansoumane Camara dit petit Condé n’est plus

C’est une information que nous avons reçue dans la matinée de ce lundi 15 juin. Ansoumane Camara dit Petit Condé célèbre guitariste et artiste tant convoité par des artistes guinéens a rendu l’âme à Conakry par suite de maladie.

La nouvelle a été confirmée par le secrétaire général du ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique, Fodéba Isto Keira.

À rappeler que le défunt était hospitalisé à l’hôpital Ignace Deen, et son corps se trouve à la morgue dudit hôpital.

Nous y reviendrons !

Guinée : Saikou Yaya Barry tacle à nouveau Badra Koné

Le secrétaire exécutif du parti de l’Union des Forces Républicaines s’est exprimé à nouveau sur la démission de Badra Koné, ex-secrétaire général de la jeunesse du parti. Selon lui, les raisons évoquées par ce dernier sont infondées.

«J’avoue que les agitations de Badra Koné depuis sa sortie de prison ont prêté des équivoques permettaient à certains de penser que c’était le départ déjà assuré. Ils nous accusent de n’être pas venus très tôt le saluer à la prison. Ce n’est pas vrai. Ce sont des arguments qu’il s’est donnés pour dire qu’on le l’a pas soutenu quand il était en prison. On ne rentre pas en politique pour dire que quelqu’un n’est pas allé me saluer en prison », a souligné Saikou Yaya Barry sur les ondes de Chérie Fm.

Barça – C’est très simple, Messi est le meilleur joueur de “tous les temps”

Dans une interview à Marca, Samuel Eto’o dévoile son amour pour Lionel Messi, son ancien coéquipier au FC Barcelone (2004-2009). Le Camerounais affirme que l’Argentin est “le meilleur joueur de tous les temps”.

“Leo est le meilleur joueur du monde et le meilleur de tous les temps. Je ferais toujours l’équipe en demandant à Messi qui il veut avoir à ses côtés. Toutes les équipes du monde veulent un Messi. Il ne peut plus courir comme un gamin de 25 ans, même s’il continue parfois de le faire. Ce que nous, les Catalans, devons faire, c’est lui donner la meilleure équipe du monde pour qu’il continue de nous donner du plaisir. Je suis désolé pour lui, mais nous ne le laisserons jamais partir ni se reposer. Il doit jouer jusqu’à ses 70 ans pour que l’on continue à profiter de lui”, affirme l’ancien international camerounais.

Avec Sportfr

Coronavirus: l’Afrique face à la pandémie le jeudi 11 juin

L’Afrique comptait ce jeudi 11 juin 210 153 cas confirmés de coronavirus. Le Covid-19 a déjà coûté la vie à 5 692 personnes sur le continent, selon le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies. Les pays les plus touchés par la pandémie sont l’Afrique du Sud (55 400 cas), l’Égypte (38 300), le Nigeria (13 900), l’Algérie (10 500), le Ghana (10 400), le Cameroun (8 700) et le Maroc (8 500).

  • La pandémie « accélère » sur le continent, selon l’OMS

L’Organisation mondiale de la Santé constate que s’il avait fallu 98 jours à l’Afrique pour franchir le palier des 100 000 cas, il n’aura suffi que de 18 jours pour atteindre les 200 000 patients testés positifs au Covid-19. La directrice régionale de l’OMS, Matshidiso Moeti, ajoute que des contaminations à l’intérieur des communautés ont désormais lieu dans plus de la moitié des 54 pays africains.

L’un des principaux défis continentaux demeure l’insuffisance du nombre de tests. Pour autant, la docteure botswanaise estime que rien n’indique que le nombre de cas graves et de morts soit largement sous-estimé. Mais « en attendant un vaccin efficace, je crains que nous devions vivre avec une augmentation régulière dans la région », prévient Matshidiso Moeti.

L’Afrique ne compte pour le moment que 3% des cas recensés à travers le monde. Une situation qui pourrait être expliquée, selon l’OMS, par la jeunesse de la population continentale mais aussi par les mesures de contrôle sanitaire aux frontières déjà en place dans le cadre de la lutte contre les épidémies de fièvre hémorragique Ebola, notamment. En outre, ajoute sur RFI Issaka Tiembré, de l’Institut national d’hygiène publique en Côte d’Ivoire, « le fait que la maladie se soit déclarée ailleurs a permis aux pays africains de se préparer ».

  • L’Union africaine annonce une plate-forme continentale d’achat de matériel médical

L’idée est de « débloquer la chaîne d’approvisionnement » afin que l’Afrique puisse acheter les outils nécessaires à la lutte contre le virus selon le Dr John Nkengasong, directeur du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC). Le Camerounais promet que les 55 membres de l’UA auront accès à 90 millions de tests dans les six prochains mois (à répartir selon des critères démographiques). L’organisation panafricaine a contacté « de multiples fournisseurs », en Chine, en Europe et ailleurs dans le monde.

Le patron du CDC dit par ailleurs « encourager vraiment la Tanzanie à coopérer » en partageant ses données sur le nouveau coronavirus SARS-Cov2. « Nous restons optimistes », insiste-t-il. Le nombre de cas officiels reste bloqué à 509. Le président John Magufuli certifiait dimanche 7 juin que son pays s’était débarrassé du virus grâce aux pouvoirs divins.

  • Être confinés ou perdre son travail : les employés des mines congolaises pris en tenaille

Onze organisations de la société civile congolaise et internationale, dont Amnesty international et Human Rights Watch, interpellent les sociétés minières de République démocratique du Congo. Les ONG pointent une « image troublante » : alors que le monde, l’Afrique et la RDC font face à une pandémie, certaines entreprises n’hésitent pas à forcer leurs employés à rester sur les sites d’extraction 24h/24 et 7j/7 sous peine d’être licenciés.

Cette pratique du confinement forcé a été constatée sur « au moins six sites miniers » ces deux derniers mois selon une lettre envoyée jeudi 11 juin à 13 compagnies ainsi qu’aux gouvernements provinciaux du Lualaba et du Haut-Katanga (sud-est). Elle concerne précisément : la Sino-Congolaise des Mines (SICOMINES), la Compagnie Minière de Musonoie (COMMUS), la Somidez (mine de Deziwa), la Minière de Kalukundi (LAMIKAL), la mine de Kamoa-Kakula et la Minière de Kalumbwe Myunga (MKM).

Les organisations de défense des droits humains constatent plus généralement le manque de protection du personnel face au coronavirus mais aussi des conditions de vie pour ceux obligés de se confiner sur site (toilettes insalubres, chambres exiguës, manque de nourriture et d’eau). Les ONG appellent les entreprises minières à faire du bien-être de leurs employés une priorité et à mettre fin à toute politique de confinement obligatoire pour eux.

Le sous-sol de RDC regorge de matières premières comme le cuivre et le cobalt. L’Afrique du Sud, elle, est spécialisée dans le platinium, le chrome, l’or et les diamants. Des ressources dont la production a chuté de 47% en avril (-18% en mars) par rapport au même mois l’an dernier. Les mines à ciel ouvert ont repris le travail début mai, tandis que les mines souterraines ont dû attendre le 1er juin pour retrouver leur capacité maximale. Mais les syndicats sud-africains s’inquiètent du risque de contamination dans un environnement où les distances sociales sont difficiles à respecter. 821 cas ont été recensés dans l’industrie minière d’Afrique du Sud jusqu’à présent.

  • À Madagascar, les professionnels de santé s’inquiètent

Manque de moyens, déficit de formation, manque de reconnaissance et de compensation financière, le syndicat des paramédicaux de la Grande Île tire la sonnette d’alarme dans la lutte contre le Covid-19. Les infirmier(e)s, aide-soignant(e)s et sages-femmes s’estiment insuffisamment préparés et protégés face à la maladie qui a déjà fait 10 morts et contaminé 1 203 personnes. Parmi eux, une vingtaine de personnels soignants, mais le chiffre est probablement sous-estimé au vu du peu de tests réalisés.

« Les conditions de base ne sont pas remplies pour faire face à la pandémie, dénonce sur RFI Jerisoa Ralibera, infirmier dans un hôpital de la capitale et président du syndicat des paramédicaux. Il y a parfois une rupture d’équipements de protection dans les centres de santé ou le centre réutilise les équipements de protection à usage unique, comme les sur-blouses ou d’autres équipements, que l’on peut décontaminer. Il y aussi une insuffisance en nombre pour nous paramédicaux qui nous occupons des malades dans la communauté. » Des manifestations sont prévues vendredi 12 juin.

  • Le Tchad volontaire pour tester un traitement

Le Tchad se montre intéressé pour participer à la phase de test d’un potentiel traitement contre le Covid-19, sous forme de solution injectable. Le directeur adjoint du cabinet du président Idriss Déby, Abdelkrim Idriss, était ce mercredi 10 juin au soir à l’aéroport d’Ivato à Antananarivo en compagnie du ministre malgache des Affaires étrangères, Djacoba Tehindrazanarivelo. Ndjamena était venu récupérer un nouveau chargement de Covid-organics, la boisson présentée par les autorités malgaches comme préventive et curative de la maladie engendrée par le nouveau coronavirus. Cette boisson a été « une expérience positive au Tchad », selon Abdelkrim Idriss, cité par L’Express de Madagascar.

  • En Côte d’Ivoire, les autorités serrent la vis

Alors que le nombre de cas de Covid-19 est en forte augmentation en Côte d’Ivoire, le gouvernement renforce les mesures barrière : frontières fermées jusqu’au 30 juin ; port du masque obligatoire et davantage contrôlé ; contrôles accrus également à l’entrée et à la sortie du Grand Abidjan, toujours isolé du reste du pays ; rassemblements autorisés de 50 personnes maximum (contre 200 auparavant).

  • La presse africaine mise à mal par les conséquences de la pandémie

Au Nigeria, The Punch et Vanguard, deux des plus grands quotidiens du pays, ont annoncé fin mai des coupes budgétaires drastiques qui passent entre autres par des dizaines de licenciements au sein de leurs rédactions, en conséquence de la crise sanitaire. Les responsables du principal syndicat des journalistes nigérians ont exhorté le président Muhammadu Buhari à mettre en place une aide d’urgence aux médias en détresse. Mais beaucoup craignent que cette situation de dépendance ne fasse qu’accroître l’ingérence politique.

Au Kenya, certains médias ont réduit les salaires de moitié. En même temps, face à la rapidité et la gravité de la crise, les appels à l’aide des professionnels de l’information au gouvernement se sont multipliés. En réponse, le Kenya a dévoilé le 6 juin la création d’un fonds spécial d’environ 900 000 euros qualifié d’« historique » pour aider quelque 150 diffuseurs à traverser la tempête.

À Madagascar, la presse écrite et audiovisuelle est soumise aux diktats de l’information officielle. Le gouvernement d’Andry Rajoelina qui, dès le déclenchement de la crise du coronavirus, a obligé les médias à diffuser les annonces des autorités sur la pandémie, vient de pousser l’ingérence encore plus loin. « Le régime profite de cette réquisition pour diffuser des messages de propagande », assure à l’AFP Nadia Raolimanalina, chef de service des informations de la télévision MBS et directrice de publication des journaux Le Quotidien et N’y Vaovaontsika.

À cause des suites de la crise sanitaire, en Ouganda, une imprimerie majeure d’hebdomadaires a cessé ses activités. En Namibie, les horaires ont été réduits et les plans de licenciement se sont accélérés. Au Cameroun, des journaux privés ont même organisé une journée « presse morte » pour dénoncer l’absence de réaction des pouvoirs publics.

  • Made in… Ouganda et Ghana

En Ouganda, le constructeur automobile Kiira Motors va fabriquer des respirateurs artificiels. La ministre ougandaise de la Santé en a fait l’annonce sur le réseau social Twitter, se disant « fière de voir de telles innovations venir de chez nous » et attendant impatiemment de voir ces respirateurs Bulamu arriver dans les services dédiés aux malades du Covid-19 et aux autres patients qui pourraient en avoir besoin.

Au Ghana, neuf sociétés espèrent voir validés leurs kits de test d’ici huit semaines afin d’aider le pays à atténuer les mesures de lutte contre la propagation du nouveau coronavirus. Parmi elles l’entreprise Incas Diagnostic travaille également avec d’autres développeurs en Afrique du Sud, au Cameroun, au Nigeria et au Sénégal pour mettre en place une application de suivi des personnes à haut-risque d’être contaminées par le virus.

RFI

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