Des mois après la démission du président de l’Union des Forces Républicaines au poste du haut représentant du président de la République, un décret du chef de l’État nommant l’ancien président de l’Assemblée nationale a été lu sur les ondes des médias d’État ce mardi. Depuis la démission du président de l’UFR, est-ce que ce poste a été vacant tout ce temps ?
Interrogé sur la question ce jeudi chez nos confrères de Hadafo, dans l’émission les grandes gueules, Sidya Touré ne passera pas quatre chemins pour éclaircir la lanterne des auditeurs en évoquant ceci : « On a nommé un autre haut représentant après mon départ, mon ami Alhassane Condé a été nommé après moi. ‘’Si vous ne l’avez pas appris » c’est que peut-être c’était secret. Mais toujours est-il que la réalité du problème, quel que soit le poste qu’on te confiera au côté du chef de l’État, l’objectif c’est vraiment d’en donner une certaine rentabilité pour aider à la gestion de la plus vertueuse de l’économie du pays, des situations économiques(…) ».
Poursuivant, il (Sidya Touré Ndlr) n’hésitera pas à tacler le chef de l’État dans sa collaboration « le problème c’est que vous ne pouvez pas travailler avec Alpha Condé de quelque manière que ça soit. Je l’ai bien écrit dans ma lettre de démission, il n’y a rien à faire. Moi j’ai proposé des tas de dossiers qui ne sont jamais passés. Quand j’entends les gens criés à Kankan pour protester contre le manque d’électricité, on avait un projet avec ma Côte d’Ivoire en 10 mois, on avait toute cette zone qui était électrifiée 24 heures sur 24. Kankan, Kérouané, Mandiana jusqu’à Yomou. Voilà pourquoi je dis bon vent à Kory que je connais très bien. Pour le reste avec Alpha, il n’y a pas de solution », a précisé Sidya Touré président de l’UFR.
Au Sénégal, près de quatre mois après l’apparition de la pandémie dans le pays (le premier cas a été confirmé le 2 mars), une partie du personnel en charge de la riposte exprime un malaise: Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal demande à l’État des mesures « pour la protection, le respect, et la sécurité des agents de santé sur le terrain ». De leur côté, des médecins contractuels engagés dans la prise en charge contre le Covid-19 dénoncent des manquements et des retards de salaires.
Au centre de traitement de Guédiawaye, en banlieue de Dakar, le docteur Ousseynou Sarr a des cernes sous les yeux. A l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye, il vient de passer la nuit en garde dans ce qu’on appelle la « zone rouge », auprès des malades du Covid-19. « Les gardes sont infernales, de 16h à 8h du matin. On est épuisé. Les malades viennent souvent la nuit pour éviter le regard des gens du quartier. »
« Obligation patriotique »
A 33 ans, le médecin, en spécialisation en cancérologie, est l’un des chefs d’équipe au Centre de traitement (CTE) qui prend en charge quelques 200 malades. Accueil des patients, constitution du dossier médical, continuité des soins. Le docteur Sarr a signé un contrat de trois mois. « J’ai commencé début avril. On avait un manque de personnel. C’est une obligation patriotique pour nous d’intégrer le centre. On a signé le contrat au début du mois de mai, mais on a commencé à nous payer la semaine dernière. Il faut qu’il y ait des démarches pour la motivation soit plus effective pour tout le personnel du CTE »
« La motivation », autrement dit une prime, en plus d’un salaire de 600 000 FCFA par mois, environ 900 euros. En attendant, retour au travail, en « zone verte » cette fois, au service cancérologie. Les ascenseurs sont hors service : « Certains malades du centre ont tenté de s’enfuir », explique le médecin. Une deuxième journée commence. Il dormira plus tard. « Parfois, je rentre et je dors toute le journée et toute la nuit ».
Au Sénégal, le dernier bilan de la lutte contre le coronavirus est de 93 décès, 6 129 cas confirmés, dont 1 963 sous traitement.
Le Premier ministre Boubou Cissé multiplie les entretiens. De leur côté, les représentants de la mission de l’ONU, de l’UA et de la Cédéao au Mali ont rencontré mercredi la coalition groupée au sein du Mouvement du 5 juin-RFP qui demande le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta.
L’entretien entre l’opposition et les représentants de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), de l’Union européenne et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est déroulé dans un esprit constructif pour Nouhoum Sarr, président du parti Front africain pour le développement (FAD) et membre de la coalition du Mouvement du 5 juin : « Nous avons échangé surtout sur leurs propositions de sortie de crise que nous avions en son temps rejetées, parce que nous n’avions pas compris la démarche. Vous savez, le Mali est un pays de dialogue. Nous sommes un peuple de dialogue, mais il s’agira de poser les vraies bases. »
Deux solutions
La communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouestproposait essentiellement deux solutions pour sortir de la crise : organisation d’élections partielles dans les localités où le scrutin a été fortement contesté et la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale. Pour le moment, les opposants veulent plus, à commencer par la démission du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Mais à y voir de près, cette exigence est une base de négociation et pourrait donc évoluer. Les opposants veulent avant tout un cadre clair de discussions pour faire « non pas des réformettes, mais de vraies réformes » dans le pays. Les efforts de sortie de crise vont se poursuivre ce jeudi.
Outre les chapelles politiques, les religieux, d’anciens hauts fonctionnaires et des membres de la société civile sont consultés afin de contribuer à l’apaisement.
Le vote sur la réforme de la Constitution en Russie est prévu pour le 1er juillet 2020, mais en raison du coronavirus, les autorités du pays autorisent les électeurs à voter dès ce jeudi. L’enjeu est de taille : la réforme doit permettre à Vladimir Poutine de briguer deux nouveaux mandats, et donc de rester au pouvoir jusqu’en 2036. Un « coup d’État constitutionnel » aux yeux d’une opposition totalement divisée sur la stratégie à adopter.
Faute d’accès à la télévision, et privée de meetings pour cause de coronavirus, c’est sur internet que les ténors de l’opposition sont obligés de débattre. Et pour le plus célèbre d’entre eux, l’avocat et blogueur Alexei Navalny, il n’est pas question de participer à un scrutin qualifié de mascarade.
« Je suis pour la participation aux élections, dans 99% des cas. Mais ce vote est totalement illégitime, il est donc impossible d’y participer, estime Alexeï Navalny. Ensuite, il y a les risques liés au coronavirus. À mes yeux, il serait immoral d’appeler ses partisans à voter dans ces conditions. »
Pour les tenants du boycott, participer à ce vote serait une façon de le rendre légitime. Et le seul moyen de pression à leurs yeux est de faire baisser le plus possible le taux de participation.
Boycott ou vote contre
Ancien membre du parti Iabloko, Maxime Katz estime au contraire qu’il faut aller voter et s’opposer dans les urnes aux projets du président russe. « Depuis l’élection de 2018 la cote de popularité de Poutine a brutalement chuté. Et dans la rue tous les gens nous disent qu’ils veulent s’opposer à la réforme. Il y a un tel mécontentement au sein de la société que les gens veulent aller voter contre », affirme-t-il.
Quelle que soit la stratégie adoptée par l’opposition, la réforme de la Constitution voulue par Vladimir Poutine a toutes les chances d’être adoptée le 1er juillet prochain. Le président russe aura alors le droit de briguer deux nouveaux mandats. Et dans un entretien accordé il y a quelques jours à la télévision, Vladimir Poutine a pour la première fois évoqué la possibilité de se présenter de nouveau en 2024.
Aux États-Unis plusieurs banques dédiées à la clientèle noire ont eu leur quart d’heure de célébrité la semaine dernière, enregistrant des hausses exponentielles à la bourse.
Plus 95% pour le cours de Broadway Financial, une banque basée à Los Angeles. + 850% pour celui de Carver Bank, l’une des plus vénérables institutions de la finance noire, fondée à Harlem, à New York, dans les années 40. Vendredi, journée de commémoration de l’esclavage, le Nasdaq a dû suspendre ces valeurs parce que leur cours grimpait beaucoup trop vite, bien au-delà des limites autorisées à Wall Street. La flambée s’est poursuivie dans les échanges électroniques. Un engouement très politique. Les spéculateurs ont répondu au mot d’ordre « buyblack », « achetez noir », lancé sur les réseaux sociaux à l’occasion de cette journée de commémoration. Avec la dynamique créée par le mouvement Black Lives Matter, cet appel a été largement suivi.
Cette euphorie boursière est-elle justifiée, et durable?
Les cours vont sans doute rapidement replonger jugent les analystes. L’action de Carver Bank par exemple qui est passée en quelques jours la semaine dernière de 2 à 12 dollars est déjà retombé dans la zone des 8 dollars. Cette frénésie haussière est un phénomène passager, elle ne reflète pas toujours les fondamentaux de ces sociétés. La Carver Bank affiche ainsi de piètres performances financières, son résultat est négatif et elle subit une forte érosion du volume de dépôts depuis 2016. Les plus critiques estiment que cette hausse spectaculaire relève de la manipulation de marché et qu’elle ne profitera pas à ces entreprises ou à leurs clients mais plutôt aux traders pour la plupart blancs dont le métier est de gagner de l’argent en tirant le meilleur parti des mouvements boursiers.
L’opération a surtout apporté une publicité inattendue à ces banques communautaires
Elles sont très peu nombreuses, environ une vingtaine à travers les États-Unis. Elles ont été créées par des noirs pour les noirs. Et elles jouent encore un rôle clé dans l’accès au crédit des Afro-Américains, dont les demandes sont encore trop souvent rejetées par les grandes banques américaines. D’après une enquête effectuée en 2018 dans une soixantaine de grandes villes, les dossiers de crédit des Afro-Américains sont plus souvent refusés que ceux des blancs. Ceux qui veulent monter une entreprise essuient deux fois plus de réponses négatives que les blancs d’après les données publiées par la Réserve fédérale. Un fait qui s’explique en partie par le niveau de pauvreté des noirs : ils ont donc plus de mal à réunir les conditions de solvabilité très strictes exigées pour l’obtention d’un prêt. Et un fait qui s’explique aussi par un racisme rampant. Les grands établissements bancaires américains ont déjà versé des millions de dollars à des clients noirs qui ont porté plainte pour discrimination raciale.
Certaines de ces banques communautaires connaissent un regain d’intérêt en ce moment
A cause du Covid-19, OneUnited, l’une des plus grandes d’entre elles, a vu affluer des dizaines de milliers de nouveaux clients en un mois, des afro américains ayant des factures de santé astronomiques à acquitter ou tout simplement besoin d’argent frais pour tenir le choc et maintenant, c’est le mouvement engendré par le meurtre de George Floyd qui pousse les Afro-Américains à préférer les banques communautaires.
Cet été les frontières de l’Europe pourraient rester fermées aux visiteurs américains
C’est une information du New York Times, la décision sera prise dans les prochains jours. Puisque à partir du premier juillet l’Union européenne devrait rouvrir ses portes aux ressortissants des pays tiers. La liste finale tient compte de la vigueur du coronavirus dans le pays d’origine.
En France, le gouvernement envisage de restreindre le travail détaché
Les entreprises recrutant de la main d’œuvre européenne avec des charges sociales moindres correspondant à celles des pays d’origine seraient encouragées à freiner cette pratique si elles veulent l’aide de l’État. Ces restrictions seraient prises au nom de la préférence nationale, pour sauver les emplois locaux. Cette disposition chère au président Macron pourrait être annoncé ce mercredi aux partenaires sociaux.
‘’ Le jugement des hommes est loin d’être parfait, il n’est d’ailleurs que partial’’ Samuel Ferdinand-Lop.
Comme le jugement des hommes est trop souvent hâtif et injuste aussi, le recours reste le témoignage du temps et la vérité de l’histoire, pour honorer la mémoire collective, réhabiliter l’œuvre de chacun, reconnaître les droits de tous.
L’homme Alpha Condé, ne peut espérer un jugement parfait de ses contemporains qui ont tendance à s’attarder trop sur le personnage politique insaisissable qu’il est nourrissant des passions et alimentant tous les fantasmes.
Malgré lui et contre lui, il subit de nombreux préjugés et des procès expéditifs. S’il n’a pas que des ennemis irréductibles et peut prétendre avoir, lui aussi, des amis dévoués, il se sait incompris et caricaturé sur l’échiquier politique et en souffre intimement. Mais, c’est la rançon de tous les grands hommes et le destin commun à tous les politiques. Peu importe !
Le professeur Alpha Condé n’a pas l’envie, ni l’énergie de se plaindre des mauvais procès. Il en a acquis l’habitude et a aussi une claire conscience que L’Histoire s’écrit et ne s’écrit pas, au quotidien, avec des événements et des acteurs du moment. Heureusement, c’est surtout le récit du vécu et du passé pour en tirer toutes les leçons pour l’avenir et rétablir des vérités, si souvent et trop vite oubliées.
Je fais ce témoignage pour aider à connaître et sans doute l’aimer aussi, ‘’ L’autre Alpha Condé’, au-delà des circonstances actuelles, des caricatures faciles des politiques plus médiatisés et théâtralisés que connus dans la vérité insoupçonnable de leur âme. Je suis d’autant à l’aise pour le faire qu’il ne peut y avoir d’amalgame possible avec un enjeu immédiat, le remaniement ministériel étant passé, pour les plus suspicieux. Ma seule motivation est de refuser de garder le silence sur ce que l’on sait des hommes qui nous gouvernent ou aspirent à nous gouverner et de reconnaître à chacun son mérite et ses valeurs, malgré toutes les adversités et les incompréhensions auxquels nous sommes tous exposés dans nos vies et parcours respectifs.
Dans une société où dire du bien des autres est toujours suspect, à l’heure où on prétend faire des choix pour ‘’ ménager’’ l’avenir en se préservant, j’ai choisi le bonheur de la sincérité et ‘’ l’imprudence’’ d’un engagement total et véritable.
Le Président Alpha Condé ou l’Homme qui ne change pas !
Le professeur Alpha condé aime à se présenter lui-même à tous, comme un militant et il est sincère, parce que toute sa vie durant, notamment politique, il a vécu parmi les ‘’petites gens’’, a côtoyé tout le monde, parle avec chacun, indistinctement, et rencontre tous, dans un élan d’empathie effréné.
Il est facile de lire dans sa nature profonde et sa personnalité singulière, une humilité, loin d’être feinte, un profond humanisme et une spontanéité déconcertante. C’est peut-être là, qu’il faudrait trouver la raison de ce que certains considèrent comme un défaut, maintenant qu’il est tenu par la réserve et les codes de la fonction présidentielle. D’autres, par contre, comme cette majorité silencieuse qu’on a tort d’ignorer ou de sous-estimer dans sa fausse résignation, aime cela, chez lui et le lui rend bien dans les nombreux bains de foule qu’il aime tant, qui jalonnent, également, toute son histoire politique personnelle.
Le Président Alpha Condé, a les pieds sur terre, et se veut à la portée de tous, et cultive, sans cesse, la proximité qui révèle une autre facette de sa personnalité, à la fois complexe et sympathique : l’accessibilité, la simplicité, malgré la distance et la solitude imposées par le pouvoir, le protocole et les rigidités de sa fonction.
L’homme Alpha Condé aime les gens et a toujours eu du plaisir et la disponibilité aussi à recevoir, d’aider, d’aller à la rencontre des autres. Ce n’est pas, comme tant d’autres, parce qu’il est devenu un homme politique qu’il le fait, mais c’est parce qu’il est ainsi fait qu’il a une vocation politique précoce et pleinement accomplie. La politique, à ses yeux, plutôt que la comédie humaine qui lui a fait perdre ses lettres de noblesse, est l’amour du prochain et le dévouement aux autres. Plutôt que d’attendre que les autres viennent à lui, l’homme fort du pays, que tout le monde s’évertue à courtiser et solliciter, aspire à rencontrer, voudrait charmer pour avoir les faveurs, se plaît , lui , à demander des nouvelles de chacun, à avoir une attention pour tous, à montrer à tous ceux qui partagent sa vie et s’engagent avec lui, que chacun compte, à sa place auprès de lui et une utilité que seul lui connaît dans le culte du mystère et du secret forgé pendant les années périlleuses de son histoire politique.
Le Président Alpha Condé , ne s’intéresse pas qu’à ses collaborateurs et soutiens, il a des liens aussi très forts avec leurs familles , chaque fois , impressionnées que quelqu’un d’aussi haut et puissant que lui s’intéresse au quotidien de gens ordinaires et vulnérables. C’est le premier à aller dans toutes les familles modestes comme distinguées pour apporter du réconfort et exprimer sa solidarité dans les moments de malheur. C’est le Professeur Alpha Condé, sentimental et protecteur.
Un homme obstiné et déterminé
Le Président Alpha Condé sait ce qu’il veut et se donne toujours tous les moyens de l’obtenir. Pour cela, il ne recule devant aucun homme, aucun obstacle et s’impose une discipline et des privations incroyables.
Je me rappelle qu’à Paris, bien avant qu’il n’accède au pouvoir, dans un passé très lointain, il m’a confié qu’il deviendra, un jour, Président et me nommera ministre, dans son gouvernement. L’optimisme obstiné de l’Homme ou Prophétie suprême ?
Pour qui le connaît, sait qu’il a un traitement pour les amis et un autre, pour les adversaires : il accepte tout, pour les uns, ne concède rien, pour les autres.
Sa conquête du pouvoir, ensuite l’exercice qu’il en fait en sont la parfaite illustration.
A propos de ce pouvoir, Il aime à rappeler qu’en Afrique, en particulier, il expose à des tentations qui fragilisent et livrent à tous les périls : les marabouts qu’il rechigne à fréquenter bien qu’africain dans l’âme , mais de culture universelle, l’argent, l’obsession de notre époque dont il se méfie , convaincu de sa nature avilissante , la famille qu’il protège et ne voudrait jamais impliquer dans sa présidence et enfin les femmes qu’il ne voit pas comme Mitterrand ‘’ c’est vrai qu’on ne peut les avoir toutes, mais il faut essayer’’.
S’il faut camper la personne et le personnage du Professeur Alpha Condé aussi bien dans sa vie personnelle que dans l’exercice de son pouvoir acquis de haute lutte , au prix de longues années de violence sur lui et de nombreuses épreuves, il est quelqu’un qui croit en ce qu’il fait pour marquer sa foi et sa conviction, qui ne doute pas, non plus, dans tout ce qu’il veut, sûr de l’obtenir, quoi qu’il arrive, quoi qu’il lui en coûte, pour qu’il n’y ait pas à douter de son engagement et de sa détermination légendaires.
En tout cas, l’homme, le politique, l’homme d’État Alpha Condé a montré et démontré qu’il finit par obtenir tout ce qu’il veut, faire tout ce qu’il dit et annonce, sans se préoccuper de rien, ni personne . Il est aussi prévisible qu’il est habitué des coups de théâtre et des retournements de situation.
Il veut changer la Guinée, mais les Guinéens aussi ne veulent-ils pas avoir de pouvoir sur lui, réputé indépendant et incontrôlable ? ‘’ L’homme est bon, c’est la nature qui le corrompt’’. Le pari : qui de Alpha Condé et de la Guinée changera l’autre ?
Une question à l’histoire. La réponse, dans l’avenir !
Très tôt ce mercredi matin, des jeunes de Matoto Khabitaya ont manifesté contre les coupures intempestives. Au cours de cette manifestation deux jeunes ont été grèvement bléssés. L’un a été touché au niveau de la cuisse par une balle et l’autre par gaz lacrymogène au niveau de sa tête. De ce fait ils ont été transportés de justesse dans des structures hospitalières.
Ces jeunes se sont massivement regroupés devant le domicile du nouveau haut représentant du président de la République.
Le bilan de l’épidémie de Covid-19 a dépassé ce mardi 23 juin les 100 000 morts en Amérique latine et aux Caraïbes, dont plus de la moitié au Brésil, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de données officielles. Plus de 2,1 millions de cas de contamination ont été recensés dans la région depuis le début de la pandémie, le Brésil, le Mexique, le Pérou et le Chili étant les pays les plus durement touchés.
Alors que l’épidémie recule en Europe et en Asie, l’Amérique latine a vu le nombre de cas de Covid-19 grimper de manière alarmante. Le nombre de personnes infectées a ainsi doublé en moins d’un mois et s’élève à présent à près de 2,2 millions.
L’ampleur réelle des dommages causés par le coronavirus dans la région sera probablement beaucoup plus importante, selon les experts, car les pays sud-américains n’ont pas réussi à mettre en place des programmes de tests rigoureux. De nombreux responsables reconnaissent que le nombre de morts est probablement beaucoup plus élevé.
En plus des systèmes de santé défaillants dans de nombreux pays de la région, la lutte contre le coronavirus a été entravée par une pauvreté généralisée et par le fait que de nombreux travailleurs vivent au jour le jour dans le secteur informel, ce qui a miné les efforts de quarantaine.
Pays le plus touché, le Brésil compte 1 145 906 cas confirmés et 52 645 morts. Après lui, le Mexique a enregistré ce mardi 6 288 nouvelles contaminations et 793 morts supplémentaires. Le virus est aussi présent en Amérique centrale, le Guatemala ayant fait état mardi de plus de 700 nouveaux cas et 35 décès dans les vingt-quatre dernières heures.
Brésil : situation alarmante en plein déconfinement
Le deuxième pays le plus touché en nombre de morts après les États-Unis, le Brésil a désormais dépassé la barre des 50 000 décès dus au Covid-19. Mais malgré la situation, les gouverneurs et maires des grandes villes continuent d’assouplir les mesures d’isolement social. La semaine dernière, la ville de Rio de Janeiro a enregistré une augmentation de 52 % des cas. Selon les experts, le scénario est sombre.
Coronavirus au Brésil: situation alarmante après un déconfinement prématuré
Sarah Cozzolino
Par ailleurs, la justice fédérale brésilienne a tranché : elle oblige le président Jair Bolsonaro à utiliser un masque dans l’espace public du district fédéral, sous peine d’amende.
Pérou : plus de 200 policiers tués par le virus
Plus de 200 policiers péruviens sont morts du coronavirus et plus de 15 000 ont été contaminés en tentant de faire respecter le confinement dans ce pays parmi les plus touchés d’Amérique latine, a annoncé mardi le ministre de l’Intérieur.
Le Pérou a dépassé le seuil des 260 000 cas de contamination au centième jour de son confinement ce mardi. Le pays a reçu par ailleurs une donation de 250 respirateurs de la part des États-Unis.
La Colombie prolonge la quarantaine
La progression de l’épidémie incite certains pays à renforcer ou à maintenir leurs mesures de prévention. La Colombie a ainsi décidé ce mardi de prolonger jusqu’au 15 juillet le confinement en vigueur dans ce pays depuis fin mars. La Colombie a enregistré 73 500 cas et 2 404 morts.
Haïti : baisse du nombre de contaminations
Si l’Amérique latine est désormais l’épicentre de la pandémie de Covid 19, la virulence du virus n’est pas égale dans tous les pays. En Haïti, les épidémiologistes constatent une réduction du nombre de cas dans la capitale sans que jamais les structures de santé n’aient été débordées. C’est ce qu’a constaté notre correspondante Amélie Baron qui s’est rendue ce mardi au centre olympique haïtien, converti en hôpital totalement dédié à la lutte contre le coronavirus.
Reportage à Port-au-Prince, au Centre olympique reconverti en centre Covid-19
Amélie Baron
Le Honduras face à une propagation catastrophique
Débordé, démuni, le Honduras ne peut plus suivre. Symbole criant de cette impuissance, l’hospitalisation du président hondurien en personne, Juan Orlando Hernandez, testé positif au coronavirus la semaine dernière. Il le dit lui-même, le système de santé est en train de craquer et cela ne peut qu’empirer, car le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint.
Officiellement, on compte 10 000 cas et 300 décès dus au Covid-19 dans l’ensemble du pays, mais les entrepreneurs de pompes funèbres affirment qu’il faut multiplier ces chiffres par cinq pour se faire une idée réaliste de l’ampleur de la catastrophe.
Dans les quartiers pauvres, les victimes de la maladie n’ont pas accès aux soins et meurent à leur domicile sans aucune assistance médicale, sans être prises en compte dans le calcul global des contaminations.
Les fabricants de cercueils affirment que leurs ventes ont augmenté de 80 % ces derniers jours, les corps s’amoncellent, les morgues ne fonctionnent plus, et les soignants sont touchés eux aussi. À ce jour, le coronavirus a pris de vitesse les très faibles ressources du Honduras.
Le secrétaire général du ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique a dans sa communication chez nos confrères de la radio Fotten Gollen FM, concernant le décès du styliste Alpha O, affirme qu’une délégation s’était rendu au chevet du styliste à l’hôpital Ignace Deen avant sa mort. Il l’a fait savoir ce mardi 23 juin dans l’émission grincement de dents.
« La mauvaise nouvelle suite au décès d’Alpha Oumar Bah alias Alpha O m’a été annoncée par son petit frère Mbemba via un jeune du nom de Alpha proche de la famille du défunt. Depuis deux semaines nous étions en contact avec ses porches. Une délégation du ministère s’est même rendue à son chevet au centre pneumonie d’Ignace Deen, malheureusement la maladie était très imposante sur notre styliste. L’Année 2020 est une année noire pour nous, mais on se remet à Dieu ».
Ce célèbre styliste était malade et hospitalisé à l’hôpital Ignace Deen depuis quelques semaines, Alpha Oumar Ly Bah communément appelé Alpha’O, est un patriote du ciseaux . Styliste-modéliste, directeur de la maison Alpha O Fashion a tiré sa révérence ce Lundi 22 juin 2020 soir.
La nouvelle a été confirmée par les proches et sa famille, la levée du corps est prévue mardi 23 juin.
La plage de Bénarez est bondée de jeunes, qui sont venus pratiquer le sport, se baigner et d’autres sont venus se promener, cela se fait malgré la fermeture des portes d’entrée de ladite plage par la structure en charge de la gestion. Aucune présence des forces de sécurité sur le lieu.
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Une situation qui se produit quelques jours après la sortie du président sur la situation de la pandémie de Covid-19 en Guinée. Il (Alpha Condé Ndlr) avait indiqué le prolongement de l’état d’urgence sanitaire de 30 jours et avait instruit le port obligatoire des bavettes, mais à ce jour certains citoyens commence à désobéir à ces mesures instaurées par l’autorité.
Face à ce constat, une équipe de reporter du site s’est rendue sur la plage pour s’enquérir des réalités. Arrivés à la porte d’entrée, nous avons aperçu un grand cadenas sur la chaine de la porte, empêchant l’accès aux visiteurs. Mais malgré cela, des jeunes ont forcé la rentrée, en écartant la porte pour accéder et d’autres se frayant des chemins pour y être à l’intérieur de la plage, sans être inquiété.
Des cabarets, des kiosques et restaurants sont fermés, tel est l’une des images qu’affiche cette étendue de sable qui se situe dans le quartier Yimbaya Port, dans la commune de Matoto. Elle est l’une des plus belles plages de Conakry. Autres images, c’est aussi, des visiteurs sans masque qui font des promenades et d’autres joues au football.
Une situation qui devrait inquiéter plus d’un. Mais ceux qui sont chargés de faire respecter les mesures imposées par l’autorité sanitaire ( les forces de sécurité Ndlr), sont beaucoup plus préoccupé a retiré de l’argent aux personnes n’ayant pas de masque dans la ville, que d’aller contrôler la fermeture des lieux de divertissements.
A la date du 21 juin 2020, selon les statistiques de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire, la Guinée compte 4988 cas cumul confirmé, 3669 cas cumul guéri dont 27 cas cumul décès hospitaliers.
Selon des observateurs, faut-il, continuer à désobéir aux mesures d’urgence sanitaires instaurées par l’autorité ou respecté ces mesures pour éradiquer cette pandémie de Covid-19 ?
Des chercheurs de l’Académie de médecine de Chine ont annoncé ce dimanche 21 juin avoir entamé une deuxième phase d’essais humains, rejoignant trois autres laboratoires chinois qui travaillent également sur un vaccin contre le Covid-19. Pour l’instant, difficile d’aller plus loin localement. Le pays de Xi Jinping ne dispose pas suffisamment de cas pour passer à des tests à grande échelle. Même à Pékin où la récente flambée épidémique est sous contrôle, selon les autorités sanitaires.
Cinq vaccins contre le coronavirus sont en cours d’essais clinique en Chine – sur une douzaine dans le monde. Trois d’entre eux ont terminé leurs essais de phase II, selon le ministère chinois des Sciences et des Technologies. Ce devait être aussi le cas bientôt pour le vaccin mis au point par l’institut de biologie médicale de l’Académie chinoise des Sciences médicales. Cette dernière, après avoir terminé la phase 1 auprès de 200 volontaires, a commencé ce week-end des tests sur les doses à prescrire.
Pour la suite en revanche, c’est plus compliqué. À Pékin, les nouveaux cas de contaminations se comptent sur les doigts de la main. « Nous ne pouvons pas passer à la 3ème phase, tout simplement parce que le nombre de contaminés est insuffisant, explique Tao Lina, expert en vaccins joint par téléphone à Shanghai. Même à Pékin, le taux d’infection est trop faible. Nous devons donc travailler avec des pays confrontés à un plus grand nombre de cas. »
Afin d’évaluer si le vaccin peut sans danger provoquer des défenses immunitaires chez des personnes en bonne santé, ces tests dits de phase III à grande échelle sont nécessaires. 9 000 volontaires devraient ainsi participer à l’essai mené au Brésil par l’entreprise biopharmaceutique chinoise Sinovac Research & Development.
Un vaccin pour la fête nationale
« La courbe des contaminations continue de croitre au Brésil, et je pense qu’il faudra deux mois pour comparer les tests entre ceux qui ont été vaccinés et ceux qui se sont vu administrer un placébo, prévoit Tao Lina. Ces résultats permettront de calculer l’indice de protection du vaccin. Si cette phase III au Brésil se passe bien et si on est optimiste, un vaccin pourrait être prêt en octobre. »
Un vaccin pour la fête nationale chinoise le 1er octobre ? On peut rêver. L’événement est en tous cas très attendu, d’autant que beaucoup en Asie du Nord-Est et parmi les experts chinois redoutent une deuxième vague de pneumonie virale à l’automne.
Avec plus d’un million de personnes infectées, le Brésil est désormais l’épicentre de la maladie en Amérique du Sud, loin devant le Pérou, pourtant lui aussi durement touché.
Le Brésil vient de franchir un triste seuil, celui des 50 000 morts dus au Covid-19, ce qui en fait le deuxième pays le plus touché au monde, derrière les États-Unis. Le président Jair Bolsonaro, souvent présenté comme l’alter ego de Donald Trump, n’a pas fait grand-chose pour freiner la propagation du virus, lui qui n’hésitait pas à parler de simple « grippette » il y a encore quelques semaines.
Le Brésil a enregistré officiellement 641 décès supplémentaires ces dernières 24h. Désormais le pays compte au total 50 617 morts des suites du nouveau coronavirus. La situation ne fait qu’empirer. Près d’1,1 million personnes sont infectées et le système sanitaire est totalement saturé. Les mégalopoles de Sao Paulo et de Rio de Janeiro sont les plus sévèrement atteintes.
Après le coronavirus, la crise économique
L’épidémie devrait continuer à se propager dans les semaines à venir, selon de nombreux experts, qui estiment d’ailleurs que les chiffres communiqués sont bien en dessous de la réalité à cause de l’absence de campagne de dépistage.
Cette aggravation de la situation est en grande partie due au manque de réaction des autorités. Le président Jair Bolsonaro refuse d’assumer la gravité de la situation ce qui provoque des remous dans la classe politique. Deux ministres de la Santé ont quitté leur poste depuis le début de la pandémie et actuellement aucun titulaire n’a pris les rênes du ministère le plus concerné par cette crise.
Des manifestations se sont aussi tenues dans le pays ce week-end avec des partisans du président d’un côté et des opposants de l’autre.
Pendant ce temps l’économie brésilienne est en train de subir les conséquences d’un pays paralysé. Et si la situation avant le début de l’épidémie était déjà inquiétante, beaucoup s’attendent désormais à un effondrement économique du pays.