Accueil Blog Page 53

Présidentielle ivoirienne: les députés RHDP appellent Alassane Ouattara à se représenter

À un peu plus de 100 jours de la présidentielle ivoirienne, la question brûle toutes les lèvres : Alassane Ouattara va-t-il finalement se résoudre à se présenter ? Le décès de son ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, qui était le candidat du pouvoir, a bouleversé les plans. Le RHDP réunit donc ses élus pour se trouver un candidat.

Les députés, les sénateurs, mais aussi les maires du parti au pouvoir sont réunis ce mercredi et ce jeudi. Et il n’a pas fallu attendre très longtemps pour que les députés ouvrent le bal et appellent le président à se présenter à un troisième mandat. Cela rejoint en fait la position du directeur exécutif du parti RHDP Adama Bictogo. Les élus doivent se prononcer sur la question des parrainages, mais aussi sur la question d’une candidature du président Alassane Ouattara.

D’entrée de jeu, Adama Bictogo et ses directeurs adjoints ont rendu hommage à Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre décédé, il y a deux semaines, et candidat désigné à la base comme étant dauphin d’Alassane Ouattara. Il a décliné l’ordre du jour, à savoir le processus des parrainages et puis il s’agit surtout d’accorder les différents violons et composer un même et unique message. À savoir, un appel au président de la République Alassane Ouattara de se représenter. Les députés justifient leur choix par les circonstances exceptionnelles qui sont actuellement en cours.

Henri Konan Bédié candidat

Si Alassane Ouattara se lance dans la course présidentielle cela enverrait un signal fort, lui qui a toujours dit qu’il passerait le flambeau à la prochaine génération. Même s’il a aussi plusieurs fois répété que la nouvelle Constitution, celle qui a été adoptée en 2016, lui permettait de briguer un mandat supplémentaire, un troisième mandat.

Il a aussi plusieurs fois répété que si Henri Konan Bédié, ex-allié de Ouattara, qui est passé dans l’opposition, il y a maintenant deux ans, comptait se présenter pour ces élections -ce qui est le cas- lui aussi, irait finalement se présenter. Et pour le RHDP ce n’est pas comme s’il revenait sur sa parole, dans la mesure où il a pris des garanties, en disant : si Bédié y va, j’y vais, la Constitution me le permet. Le parti au pouvoir estime donc qu’il ne s’agit pas d’un mensonge du président. Il a toujours été cohérent et il le fait pour le bien du pays, mettent en avant ses soutiens.

RFI

Le FNDC dénonce et condamne les violences des manifestants

Les forces de défense et de sécurité réquisitionnées par le régime pour réprimer la manifestation du 20 juillet ont tué deux citoyens, tous par balles.

Le FNDC adresse ses sincères condoléances aux familles des deux compatriotes lâchement tués par des armes de guerre utilisées contre les opposants au coup d’État constitutionnel d’Alpha Condé.

Privant les familles endeuillées de tout espoir de justice et de toute compassion,le Gouvernement a publiquement nié ce triste bilan de la répression qu’il a ordonnée ainsi que l’usage des armes de guerre contre les manifestants.

Ces tueries, blessures par balles et kidnappings traduisent dans les faits le terrorisme d’État instauré par Alpha Condé pour imposer son projet de troisième mandat au peuple de Guinée.

Par ailleurs, comme à Coyah, Dubréka et Boké, le FNDC dénonce et condamne énergiquement les mêmes pratiques de violence d’État, de répression sanglante et d’arrestation massive des manifestants apolitiques à Kankan et à Siguiri.

Cette terreur généralisée employée par Alpha Condé vise à réprimer toute forme de contestations et d’expression citoyenne dans le seul but de conserver le pouvoir dont lui seul et ses acolytes profitent.

Le FNDC se battra corps et âme pour mettre fin à son rêve diabolique et à l’injustice. Aucun de ces crimes odieux ne restera impuni.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons!

Conakry, le 22 juillet 2020

 

Ibrahima Diallo « le pouvoir d’Alpha Condé repose sur la banque centrale et (…)»

Après une journée moins agitée par la manifestation du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) de 2010, une manifestation axée sur le départ du président Alpha Condé au pouvoir ce lundi à Conakry. Le FNDC a été empêché par les autorités d’envahir les rues de la Capitale, mais malgré cela quelques quartiers ont enregistré des émeutes entre citoyens et forces de l’ordre. Au lendemain de cette journée du 20 juillet, Ibrahima Diallo le chargé des opérations au sein du FNDC, s’est exprimé sur les ondes du groupe Hadafo médias sur le quoi règne le pouvoir Condé.

« Le pouvoir de M. Alpha Condé ne tient qu’à deux choses aujourd’hui : c’est la banque centrale, parce qu’il y’a des milliards pour acheter la conscience des citoyens, et parfois, des cadres qui n’ont plus de moralité et de dignité pour leur proposer à des postes de responsabilité en vue de soutenir le troisième mandat. La deuxième chose, c’est les forces de défense et de sécurité où une bonne partie est équipée, armée pour réprimer la manifestation », explique t-il.

Selon Ibrahima Diallo, cette journée du 20 juillet n’est que le commencement des séries de manifestations pour exiger le départ du président Alpha Condé à la tête de la nation guinéenne.

Manque d’électricité à Kankan : des jeunes manifestants reprennent les rues

Très tot dans la matinée de ce Mardi 21 juillet 2020, des jeunes ont submergé les rues de la ville de Kankan  poursuivent leurs manifestations, ce, malgré l’interdiction de toutes manifestations par l’autorité. Ils réclament l’électrification de la Haute Guinée, selon le correspondant de nos confrères de Kalenews.org, des jeunes rencontrés au carrefour de Komarala Loisirs scandent des slogans hostiles au pouvoir central, “EDG=O”, “on veut le barrage”, “pas courant pas dort”. Il est à signaler que des agents des forces de sécurité ont été immobilisés dans des carrefours de la ville.

Pour ce qui est de la manifestation de cette journée, la mobilisation n’est pas assez forte comme les précédentes journées de revendication. Des pneus ont été brulés par des manifestants dans des différents endroits de la ville, notamment le point ralliement qui est le carrefour de Komarala, au carrefour de Dounoufogbè er au carrefour Cherifoulah.

Quant au commerce, il a été perturbé dans le grand marché de la ville. Pour le moment, aucune arrestation n’a été enregistrée, même si le leader du mouvement reste injoignable, mais les forces de l’ordre ont fait l’usage de gaz lacrymogène

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara sera-t-il candidat à la présidentielle?

Qui sera le candidat du pouvoir à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire ? Le décès d’Amadou Gon Coulibay, Premier ministre et dauphin d’Alassane Ouattara bouleverse la stratégie de l’actuel chef de l’État. La candidature du président ivoirien à sa propre succession est évoquée par nombre d’observateurs et au sein de son propre camp, le parti RHDP. Il avait pourtant déclaré qu’il ne serait pas candidat à sa propre succession.

C’était le 5 mars dernier. Alassane Ouattara s’exprimait devant les parlementaires réunis en Congrès. « Je voudrais vous annoncer solennellement que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 […] et de transférer le pouvoir à une jeune génération. » Un discours unanimement salué.

Mais pour le sociologue Francis Akindès, après la mort d’Amadou Gon Coulibaly, successeur fidèle qui aurait pu assurer au président une retraite paisible, l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat ne fait plus de doute : « Le changement de contexte sert de justification au fait qu’il veuille revenir sur sa décision et se représenter. » Le président, rappelle aussi Francis Akindès, avait également déclaré « que si son challenger principal, l’ancien président Henri Konan Bédié, se présentait, alors il se présenterait aussi ».

Éviter une guerre de succession en interne

Le chef de l’État et son entourage, note le sociologue, répètent désormais que « la donne » ou « le contexte » a changé. « Il faut construire l’argumentaire qui justifie vraiment le fait de se dédire, explique Francis Akindès. Quelles raisons objectives se donne-t-il pour revenir sur sa parole sans donner l’impression de faillir face à ses propres engagements ? Je pense que c’est ce à quoi il réfléchit en ce moment. »

Surtout, au sein du parti présidentiel, le choix d’Amadou Gon Coulibaly avait déjà fait des déçus qui ont pris leurs distances ou qui ont quitté le RHDP. Aujourd’hui, à trois mois de la présidentielle, il s’agit d’éviter une guerre de succession en interne. « Il sait que dans ses rangs il y a beaucoup de velléitaires. Mais s’il doit laisser ces velléités, ça va encore plus compliquer les choses. Donc cela s’impose à lui de faire taire dans ses rangs les tensions qu’il peut y avoir », estime Francis Akindès.

D’un autre côté, dans un paysage politique où les figures des années 1990 sont encore au devant de la scène dans les principaux partis – Laurent Gbagbo au FPI, Henri Konan Bédié au PDCI et Alassane Ouattara au RHDP – l’horizon politique est bouché pour les générations suivantes qui souhaiteraient peut être enfin avoir leur chance.

Risque de tensions

Si Alassane Ouattara, au pouvoir depuis neuf ans, se déclare, s’ouvrirait aussi le débat de la constitutionnalité de sa candidature. Le nombre de mandats présidentiels est toujours limité à deux, mais pour les soutiens du président, la nouvelle Constitution de 2016 remettrait les compteurs à zéro. Or selon certains juristes, l’article 183 de la Constitution, qui stipule que la législation en vigueur avant 2016 reste applicable aujourd’hui, signifierait qu’Alassane Ouattara ne peut pas briguer un troisième mandat.

« En Côte d’Ivoire, près de la moitié des membres du Conseil constitutionnel sont nommés par le président de la République. On pourrait légitimement se demander s’ils auront la capacité à prendre du recul pour traiter pareil dossier », souligne Sylvain N’Guessan, analyste politique, qui dirige l’Institut de stratégie d’Abidjan. Des tensions au sein de la société ne sont ainsi pas à écarter, estime-t-il : « Les risques de violences ne sont pas toujours loin des urnes en Côte d’Ivoire, et une telle candidature pourrait susciter des risques. » Toutefois, il est « difficile de d’évaluer l’ampleur de ces risques actuellement », tempère Sylvain N’Guessan.

Quelle réaction de la communauté internationale ?

Les deux analystes sont d’accord pour dire que si ces possibles tensions, son âge (78 ans), ou les accusations de ne pas tenir sa promesse de ne pas se représenter peuvent le faire hésiter, cela reste insuffisant pour faire renoncer Alassane Ouattara. « Les pressions internationales ne jouent plus autant qu’elles jouaient il y a une dizaine ou une vingtaine d’années », note aussi le sociologue Francis Akindès.

La communauté internationale, la France en particulier, pourrait d’ailleurs s’accommoder d’un troisième mandat d’Alassane Ouattara, selon Sylvain N’Guessan. « Entre quelqu’un qui arrive tant bien que mal à maintenir la stabilité, même si c’est par la peur, et un nouveau candidat qui pourrait peut-être ne pas réussir à conduire le navire avec la menace terroriste, le piratage en mer, les violences en interne, etc, on peut se demander où se trouvent les intérêts des acteurs extérieurs », analyse-t-il.

« La véritable question, c’est de savoir qui pourrait gérer l’héritage du RHDP. Avec tout ce qui a été fait aux cadres du FPI de Laurent Gbagbo, par exemple – gel des avoirs, exils, prison… – ils ont des raisons légitimes d’avoir peur du retour du bâton. En vue de préserver sa personne, son héritage et son clan, Alassane Ouattara pourrait se présenter », avance le politologue.

Selon Francis Akindès, l’annonce officielle de la candidature d’Alhassane Ouattara n’est donc qu’une question de temps. La date limite du dépôt des candidatures est fixée au 31 août prochain mais le recueil des parrainages citoyens, nécessaires à la validation de ces candidatures, a déjà débuté.

RFI

Plan de relance: les 27 s’entendent sur un accord, un «jour historique pour l’Europe»

Après quatre jours de négociations acharnées, les dirigeants des États européens réunis en sommet à Bruxelles ont finalement trouvé un accord ce mardi 21 juillet, sur le plan de relance post-coronavirus.

Les dirigeants des 27 pays de l’UE ont trouvé un accord ce mardi 21 juillet, au petit matin, sur un plan de relance post-coronavirus historique, au cinquième jour d’un sommet marathon à Bruxelles, a annoncé le président du Conseil européen Charles Michel sur Twitter. « Deal ! », a tweeté le Belge. « Jour historique pour l’Europe », s’est exclamé le président français Emmanuel Macron sur Twitter, quelques secondes après l’annonce de l’accord.

Initialement prévue à 16h, la séance réunissant l’ensemble des dirigeants des États membres a été maintes fois repoussée pour prendre en compte les exigences de chacun. Elle a finalement commencé un peu avant 21h30 locales.

Objet d’une bataille acharnée entre les pays « frugaux » et le couple franco-allemand, ce plan de 750 milliards d’euros crée pour la première fois une dette commune, et s’adosse à un budget pluriannuel de l’UE (2021-2027) de 1 074 milliards d’euros, soit 154 milliards d’euros par an.

« Nous avons un accord. Et un bon accord ! Avec un budget 2021-2027 de 1 074 milliards et un plan de relance de 750 milliards, jamais l’Union européenne n’avait décidé d’investir de manière aussi ambitieuse dans l’avenir », a expliqué la Première ministre belge, Sophie Wilmes. Pour Charles Michel, cet accord est la preuve que « la magie de l’Europe fonctionne ».

« Le plan de relance fondé sur cette solidarité européenne, c’est un changement historique de notre Europe et de notre zone euro. C’est la première fois que nous mettons en place cette capacité budgétaire commune, à ce niveau-là », a salué Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse en visioconférence aux côtés de la chancelière allemande, Angela Merkel.

Emmanuel Macron a également précisé qu’il n’avait « aucun esprit chagrin à propos de cet accord », alors que la France a dû faire des concessions, notamment sur le montant des subventions. « Nous avons parcouru un chemin important et l’Europe a montrée qu’elle sait emprunter des voies nouvelles dans une situation exceptionnelle », a déclaré Angela Merkel.

Pour le chercheur en études européennes à l’Université du Luxembourg, Frédéric Allemand, on a véritablement quelque chose d’innovant et de tout à fait inédit dans l’histoire de la construction européenne: « Jamais, à ce jour, l’Union européenne n’avait eu une telle capacité, en dehors de ses capacités budgétaires annuelles. »

Un plan de relance revu à la baisse

Pour parvenir à un compromis, le président du Conseil européen Charles Michel, qui joue un rôle de médiateur dans ce sommet, a soumis aux dirigeants de l’UE une proposition révisée du plan de relance, moins ambitieuse que la proposition initiale néanmoins. Cette proposition « est le fruit d’un travail collectif extrêmement intense », avait affirmé l’ex-Premier ministre belge.

Selon un document obtenu par l’AFP, elle revoit à la baisse la part de subventions dans le plan de relance : 390 milliards, contre 500 milliards prévus au départ, pour une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros. Ce sera la dette commune à rembourser par les 27. Trois cent soixante milliards d’euros seront par ailleurs disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur.

La réduction du volume des dons est un geste en direction des pays « frugaux » – Pays-Bas, Suède, Danemark, Autriche – rejoints par la Finlande. Ceux-ci réclamaient que l’argent soit donnée sous forme de prêts et non de subventions non remboursables. À plusieurs reprises, ils ont menacé de faire capoter ce plan massif de soutien à l’économie, qui profiterait avant tout aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne, les plus touchés par l’épidémie.

Le Premier néerlandais Mark Rutte, le plus difficile à convaincre, avait reconnu que des progrès avaient été faits en sa direction.

L’Italie, où le Covid-19 a déjà fait plus de 35 000 morts, sera en effet le plus grand bénéficiaire du fond européen de relance économique. De Bruxelles, Giuseppe Conte s’est adressé ce mardi matin aux Italiens pour leur faire part de sa satisfaction, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

« Nous sommes satisfaits, s’est réjoui le président du Conseil italien. Nous avons adopté un plan relance ambitieux, adapté à toutes les exigences auxquelles nous devons faire face et qui nous permettra d’affronter cette crise avec force et avec efficacité. C’est un moment historique pour l’Europe. Un moment historique pour l’Italie. Notre requête, la conviction dont nous avons fait preuve au cours des ces derniers mois, l’ambition et la détermination avec lesquelles nous avons poursuivi nos objectifs, ont été récompensées. »

Objectifs climatiques et respect de l’État de droit

« Pour la première fois dans l’histoire européenne, le budget est lié aux objectifs climatiques, pour la première fois, le respect de l’État de droit devient une condition pour l’octroi des fonds », a annoncé Charles Michel.

Cette conditionnalité rencontrait une forte opposition de la Pologne et la Hongrie, deux pays dans le collimateur de la Commission et du Parlement européen qui ont enclenché une procédure à leur encontre pour des violations de l’État de droit.

Viktor Orban, qui avait fait planer des menaces de veto au sommet, a réclamé la fin de cette procédure dite de « l’article 7 » à l’encontre de son pays, qui peut en théorie déboucher sur des sanctions. La presse hongroise pro-Orban a salué une « grande victoire ».

Les sources de tension n’ont pas manqué au cours de ce sommet marathon. Emmanuel Macron a notamment haussé le ton pour dénoncer la mauvaise volonté et les « incohérences » des frugaux. Mais le sommet a aussi été l’occasion d’une relance spectaculaire du couple franco-allemand, après des mois d’impatience et de frustrations réciproques, et du même coup du projet européen, ébranlé par la crise du Covid-19.

Est-ce que ces tensions vont laisser des traces ? Pour Frédéric Allemand, il y a un clivage qui va continuer d’exister « entre les pays qui contribuent fortement au budget de l’Union européenne et qui ne reçoivent pas intégralement le montant qu’ils ont versé. » Les conditions de rabais qui ont été adoptées cette nuit vont réduire l’écart entre ce qu’ils versent et ce qu’ils touchent.« C’est cela qui a emporté aussi la mise du côté, notamment, des Pays-Bas. Après, sur la suite, il est clair qu’il y a quelques sujets encore importants et cela laissera des traces dans les mémoires, sur les propos qui ont été tenus par les uns et les autres ».

RFI

Bah Oury associe son image à une nouvelle formation politique

L’ancien leader du parti UDG, mais aussi ancien vice-président de l’UFDG Bah Oury, est désormais à la tête du parti dénommé « l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée » Joint au téléphone ce lundi 20 juillet 2020 par nos confrères de la radio Lynx Fm, le leader très controversé a évoqué la composition de sa formation politique.

« Dans un débat politique guinéen, il est nécessaire d’être adossé à un parti politique. C’est la raison pour laquelle après de multiples soubresaut que nous avions connus ces derniers temps, nous avons estimé qu’il fallait revoir la stratégie pour mettre en force une nouvelle procédure pour faire émerger une autre identité́ politique en l’occurrence l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée. C’est la suite logique de la fusion entre deux partis politiques légalisés. C’est entre autres : Le PDC, anciennement dénommé́ le MPDG de Monsieur Aminata Ibrahima Kaba et l’autre le PPG (Parti pour la Promotion de la Démocratie en Guinée) qui était animé par plusieurs personnes. Mais des éminentes personnalités qui sont à la base de cette dynamique réflexion sont nos amis Mohamed Victor Bangoura, ensuite Amadou Asmiou Sow, et d’autres qui sont à l’étranger comme Joseph Kolié .Ensuite, des mouvements qui ont été impliqué dans les élections communales de 2018, comme le mouvement animé par Monsieur Bah Amadou qui avait eu 4 élus à Sangarédi, les citoyens réunis pour le développement de Télémélé qui était animé par Monsieur Papa Lamine Diallo qui avait globalement 26 élus sur l’ensemble de la préfecture de Télémélé. Et le Renouveau qui avait 5 élus ont été́ absorbé dans L’UDRG pour être le socle initiateur de la nouvelle identité́ politique », a martèlé Bah Oury.

Et de poursuivre en affirmant ceci « Je ne suis pas né de la deuxième pluie sur le plan politique de notre pays. Nous avons des ambitions pour la Guinée depuis très longtemps on va les mettre en œuvre à travers cette nouvelle identité́ à savoir : D’abord faire en sorte que le processus du respect des droits de l’homme et la démocratisation de la société soient l’élément central. Et de l’autre côté́, Il est nécessaire que le pays soit la locomotive de l’Afrique de l’ouest ».

 

Manifs du FNDC : Des échauffourées éclatent entre manifestants et force de l’ordre à Dar es Salam et Wanindara (Conakry)

Au moment où la ville paraissait calme en ce lundi de manifestation du FNDC, sur l’axe le prince, précisément au carrefour Dar es Salam et wanindara, des émeutes ont éclaté entre forces de sécurité et jeunes manifestants. Sous une forte pluie, les jeunes manifestants se livrent à des jets de pierres et les forces de sécurité́ interviennent à coup de gaz lacrymogène pour les disperser.

La nature n’a donc pas été clémente pour le Front National pour la Défense de la Constitution. Apparemment, cette journée pluvieuse a joué en sa défaveur. La mobilisation tant souhaitée à presque foirée et les manifestants en grande partie se sont abstenus de sortir sous cette pluie. Pour l’heure la circulation a repris sur l’axe après l’intervention des forces sécurité́ déployées pour la circonstance.

 

Manifestation du FNDC : la circulation paralysée sur le littoral de Ratoma

Conakry la capitale de la Guinée s’est révélée sous la pluie, avec des dispositifs sécuritaires placés dans les différents ronds-points de la ville.

Ce lundi 20 juillet est une date qui a été annoncée pour la manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution de 2010, mais très malheureusement ce matin le seul maître de la cité reste la pluie.

la banlieue de Conakry ce lundi 20 juillet 2020

Pour l’heure aucun incident n’est enregistré et d’ailleurs un calme règne sur cet axe. Des boutiques fermées, quelques agences de banques sont aussi fermées.
Nous y reviendrons !

Mali : les experts de la Cédéao proposent au M5 de rejoindre un gouvernement d’union

L’opposition malienne et la mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont retrouvés pour la 4e fois ce vendredi 17 juillet pour aider à résoudre la crise politique au Mali. Les experts de l’institution sous-régionale ont proposé à l’opposition notamment de faire partie d’un gouvernement d’union nationale qui engagera les réformes politiques et les poursuites contre les auteurs des civils tués lors des manifestations. Il a été question des législatives contestées. L’opposition réserve sa réponse officielle, mais laisse déjà entendre qu’elle n’est plutôt pas satisfaite, alors que, pour l’imam Mahmoud Dicko, le dialogue est encore possible.

Après la rencontre avec la mission de la Cédéao au Mali, Choguel Maiga, l’un des porte paroles de l’opposition, a rappelé les propositions qui ont été faites : « Premièrement, le président de la République reste en place. »

Il est également question de désigner les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle pour vider le contentieux électorale. « Un gouvernement d’union nationale, c’est la mise en place, poursuit Choguel Maïga. Ils nous ont invités, pour ceux qui sont disponibles, à répondre ici à l’appel qui leur a été lancé. »

Ce gouvernement d’union nationale sera notamment chargé des réformes politiques. Même si l’opposition malienne affirme qu’elle donnera sa réponse officielle à ses propositions après une réunion extraordinaire, on sent déjà des grincement de dents. « Ces propositions ont réduit tout notre combat à des questions électorales », déplore ainsi Choguel Maïga.

L’imam Dicko optimiste

L’imam Mahmoud Dicko, personnage incontournable du Mouvement du 5 juin, a été reçu séparément par la délégation de l’institution sous-régionale. Il est plutôt optimiste pour la suite. « Ce sont des discussions, je pense, fructueuses, salue-t-il. On s’est vraiment parlé. J’ai l’espoir que, Inch’Allah, quelque chose fait sortir de cela, qui va redonner encore au Mali sa grandeur. »

La mission de la Cédéao, qui a travaillé ici d’arrache-pied pendant trois jours, devrait rencontrer ce samedi la presse.

RFI

Guinée: Amnesty International dénonce la répression politique

Cela fait trois mois ce vendredi 17 juillet qu’Oumar Sylla, coordonnateur adjoint du collectif Tournons la Page et responsable du FNDC (Front national pour la défense de la constitution), est en détention en Guinée. Amnesty International dénonce la détention arbitraire et le harcèlement judiciaire de militants.

Oumar Sylla a été arrêté après une intervention dans une émission de radio le 17 avril dernier. « Il avait appelé à des manifestations, mais surtout il avait dénoncé des homicides, des actes de torture, détention arbitraire et le harcèlement de plusieurs militants prodémocratie, dans la ville de Nzérékoré. Et lors de cette intervention radio, il avait aussi incriminé des membres du gouvernement responsables de ces actes », rappelle Kiné-Fatim Diop, chargée de campagne à Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest, au micro de Jeanne Richard, du service Afrique de RFI.

Une semaine plus tard, Oumar Sylla était inculpé pour « communication et diffusion de fausses informations ». « Sa détention, pour nous, explique Kiné-Fatim Diop, rentre dans le cadre de la stratégie des autorités, qui harcèlent tout militant et tentent d’étouffer toutes les voix qui s’opposent à la nouvelle Constitution, qui modifie le nombre maximum de mandats présidentiels et qui pourrait permettre au président Alpha Condé de se présenter lors des prochaines élections, c’est-à-dire, se présenter une troisième fois. »

Depuis le 7 mai, un autre activiste du FNDC, Saïkou Yaya Diallo, est lui inculpé pour « voie de fait, violences, menaces et injures publiques ». Amnesty international appelle aussi à sa libération.

RFI

Le plan de relance de l’UE bloqué par les États «frugaux»

Les 27 chefs d’états et de gouvernements de l’Union européenne ont clos ce vendredi soir 17 juillet leur première journée de sommet européen sans un signe de fumée blanche sur les épineux dossiers du plan de relance européen et du budget de l’UE. Bien au contraire, c’est sur un constat de blocage que se sont séparés les dirigeants européens. Un blocage net autour des conditions d’attribution des fonds du plan de relance, les 750 milliards proposés par la France et l’Allemagne. L’opposition du club des pays frugaux a été à la hauteur des attentes avec en vedette Mark Rutte, l’intransigeant Premier ministre néerlandais.

Au nom du club des pays frugaux, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte réclame un droit de regard sur l’utilisation des fonds. Selon lui, les pays qui en bénéficieront, Espagne et Italie en première ligne donc, devront offrir des garanties de réformes. Avec un niveau d’ambition comparable par exemple aux dures réformes des retraites et du marché du travail menées ces dernières années aux Pays-Bas.

Mark Rutte demande même que les plans de relance des bénéficiaires soient approuvés à l’unanimité par les 27. On le dit isolé car il irait au-delà des exigences des autres pays frugaux mais Finlande, Suède, Autriche et Danemark le laissent peut-être volontairement partir en pointe.

Ouverture autrichienne ?

Un tel niveau de contrôle est en tout cas inacceptable pour la plupart, en particulier pour les pays du Sud. Ils ont gardé un souvenir amer des remèdes de cheval imposés en contrepartie des plans d’aide européens lors de la crise financière.

Il y a en revanche des ouvertures qui se dessinent au sein de ce même club des pays frugaux puisque le chancelier Autrichien Sebastian Kurz semble avoir abandonné son opposition frontale à l’idée d’un financement des 750 milliards par des emprunts sur les marchés financiers. Pour lui, ce plan de relance ne grave pas dans le marbre le principe d’une mutualisation de la dette et serait donc acceptable s’il est garanti qu’il ne faut pas le reproduire à l’avenir. Et l’idée de demander aux pays bénéficiaires des garanties de discipline budgétaire revient donc en force.

Nouvelle méthode pour éviter les prises de bec

La méthode est très différente des sommets précédents. Non seulement ce n’est plus une visioconférence comme le sommet virtuel du 19 juin, mais surtout, contrairement au sommet de février qui avait échoué sur le budget européen, il y a cette fois eu une très longue session plénière.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, avait essuyé en février des critiques sévères. Il avait été accusé d’être trop confiant dans le compromis à la belge où on s’assoit autour d’une table qu’on ne quitte pas sans solution, accusé de n’avoir pas fait le travail de préparation diplomatique préalable.

Cette fois-ci, le ballet diplomatique a été intense et les chefs d’États et de gouvernements sont en quelque sorte en conclave. Ils n’ont pas quitté la table de la session plénière pendant sept heures et après une pause de trois heures, ils ont repris leurs travaux à 27.

Le mérite de la méthode, c’est que chaque pays peut exposer son point de vue et que les débats n’ont pas pour l’instant provoqué de prises de bec. Charles Michel se résigne à des négociations lentes mais efficaces. Et la lenteur est réelle.

Giuseppe Conte met la pression pour surmonter les divergences

L’Italie continue d’espérer que le plan de relance économique de 750 milliards d’euros proposé par la Commission européenne face à la crise du coronavirus, soit adopté par les 27 pays de l’UE sans grand changement et avant la fin juillet, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

La presse italienne relève que le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, et le président la République française, Emmanuel Macron, sont « unis comme jamais » pour tenter de faire adopter, rapidement, le plan de relance européen. Mais il n’est pas dit que cette entente suffise pour aboutir à un pacte avec les plus réticents, notamment les Pays-Bas et l’Autriche.

Or, d’une part le gouvernement Conte pourrait subir les contre-coups d’un échec. D’autre part l’Italie, très durement frappée par la crise du coronavirus, qui a fait plonger son économie déjà fragile, a désespérément besoin des 172 milliards d’euros qui devraient lui être alloués, en particulier pour relancer l’emploi des jeunes, dont le taux de chômage atteint près de 30% avec des pics de 40% dans les régions du sud comme la Calabre.

RFI

« Stop Covid-19 en 60 JOURS » un slogan qui ne fait pas des heureux

La campagne de sensibilisation initiée par le président Condé dénommée  » Stop Covid-19 en 60 JOURS« , est l’une des mesures mise en place pour éviter la propagation du COVID-19 dans le pays.  

Cette stratégie à dans après son lancement à Conakry le gouvernement suscité de vive réaction. Aboubacar Camara, chroniqueur scientifique et président de la Fondation Aboubacar Camara pour la Science, a dans sa récente communication affiché son désarroi face démarche de l’autorité.

Le chroniqueur explique, « C’est un slogan propagandiste. C’est de la propagande. Premièrement, l’hypothèse n’est pas réaliste. C’est irréaliste parce qu’ils n’ont pas tenu compte des contraintes de la situation et de la réalité. C’est une utopie. Deuxièmement c’est surréaliste, parce que sur le plan scientifique, c’est absurde. Vous ne pouvez pas en deux mois envoyer à la poubelle un germe infectieux, un virus dont on ne connait ni la structure chimique ni la structure physique. C’est un mystère entier pour les scientifiques. La science est en train de faire des recherches pour bien comprendre et connaitre ce germe infectieux, mais pour le moment on n’a pas assez de données là-dessus. On a très peu de données pour les modes de transmission. Comment l’ANSS peut lancer un projet à courte rmiste comme ça pour dire que dans deux mois on peut mettre un terme. Ce n’est pas possible ».

Et de rajouter, « Aucun pays au monde n’a le potentiel ni la capacité adéquate pour mettre à bout ce virus maudit en deux mois. Même ‘’Antony Fossi’’, l’un des plus grands scientifiques des Etats-Unis, qui est le conseiller scientifique du président Donald Trump,  ne peut pas se permettre de dire que les américains peuvent mettre un terme à cette pandémie en deux mois.  C’est impossible. La science est en train de connaitre la morphologie, la pathogénèse du virus. D’où il vient ? Est-ce que c’est un virus qui provient des animaux ? Quel animal ? On n’en sait rien, on est en train de faire des études. Donc se permettre de donner un projet comme ça, je dis que l’ANSS est en train de prêcher par incompétence sur le plan communicationnel ».

Après ces critiques à feu sur l’autorité, il (Aboubacar Camara chroniquer Ndlr) martèlera ceci: « On dit en santé publique : si une maladie n’a ni médicament ni vaccin, la solution c’est la communication. Il faut qu’ils utilisent les 3 segments de la communication : Le premièrement, c’est le segment affectif pour réussir la communication. C’est-à-dire amener les gens à adhérer au projet.  C’est-à-dire la prévention. Et ils ne communiquent pas bien.  Deuxièmement, l’aspect cognitif, c’est-à-dire amener les gens à changer d’esprit. Ceux qui disent c’est américain, c’est chinois, comment nettoyer ça dans leur esprit ? Troisièmement, c’est l’aspect comportemental. Amener les gens à changer de comportement. Mais Ils ont mis la charrue avant les bœufs. Ils ont commencé par l’aspect comportemental et ils ont ignoré l’aspect cognitif. C’est pourquoi je dis qu’ils vont droit au mur. Il faut une grande communication de masse ».

Suivez Guinée Diversité !

3,428AbonnésJ'aime
15FollowersSuivre
1AbonnésS'abonner

Les dernières infos