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L’absence de Premier ministre inquiète et agace l’opposition ivoirienne

Des voix dans l’opposition ivoirienne s’inquiètent d’un « vide institutionnel » alors que quatre postes au sommet de l’État sont inoccupés ou connaissent des situations particulières. Le pays ne compte plus de vice-président, tandis que les présidents du Sénat et de l’Assemblée sont tout deux à l’étranger depuis plusieurs jours. Mais ce qui inquiète particulièrement l’opposition, c’est l’absence depuis deux semaines de Premier ministre à la tête du gouvernement, ce que conteste le pouvoir.

Les événements malheureux se succèdent pour Alassane Ouatarra. En une semaine, le président ivoirien a assisté aux funérailles de deux Premier ministre de Côte d’Ivoire. Son ami fidèle, chef du gouvernement en exercice, Amadon Gon Coulibaly. Et Seydou Elimane Diarra, Premier ministre inhumé le 24 juillet avec les honneurs de la République. Cette fonction de Premier ministre est aussi désormais au coeur d’une polémique politique. Le poste est inoccupé depuis plus de deux semaines et l’opposition tape désormais du poing sur la table.

« Le vrai vide institutionnel, c’est la primature, il y a un problème », assène Maurice Guikahué, secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), qui demande une démission de l’ensemble du gouvernement et la nomination rapide d’un nouveau Premier ministre. « Il n’y a pas de vide ni de rupture, Hamed Bakayoko est le Premier ministre par intérim. Quant au vice-président, il n’a pas de prérogatives propres », répond Mamadou Touré, porte-parole du gouvernement, indiquant qu’une nouvelle nomination n’est pas urgente.

La longue attente qui précède une nouvelle nomination pose toutefois question et ne finit plus de surprendre. Un observateur se demande si les tensions internes au sein du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), autour du choix nouveau candidat à la présidentielle, ne sont pas à l’origine de cette situation. Un sentiment de vacance amplifié par l’absence des présidents du Sénat, actuellement en Allemagne, et du président de l’Assemblée, actuellement en France, qui donne l’impression que le président ivoirien est isolé au sommet de l’État.

RFI

Chine: le populaire consul américain de Chengdu devenu ennemi public numéro 1

Les tensions entre les autorités chinoises et américaines ont un impact sur la diplomatie locale. Auparavant considéré comme le consul le plus populaire de Chine, le représentant américain de Chengdu est devenu l’ennemi public numéro un.

La diplomatie ce n’est pas uniquement les échanges entre gouvernement, c’est aussi des personnalités qui donne d’eux-mêmes pour rapprocher les cultures. Le consul américain de Chengdu, qui parle un chinois très correct, n’hésitait pas à entonner des chansons populaires chinoises, avec sa femme et ses enfants.

Mais alors que la confrontation entre la Chine et les États-Unis prend des allures de guerre froide, le consul le plus populaire de Chine est devenu l’ennemi public numéro un. Le diplomate qui sait donner de la voix, et sa femme, une chroniqueuse culinaire taïwanaise respectée, sont maintenant sous le feu des critiques.

« Plaque tournante de l’espionnage »

Après la fermeture du consulat chinois de Houston, ordonnée par les États-Unis qui l’accuse d’être une « plaque tournante de l’espionnage », la Chine a riposté en ordonnant la fermeture du consulat américain de Chengdu. Ce samedi 25 juillet, une petite foule était rassemblée devant le batiment huant les véhicules quittant le consulat.

Des millions d’internautes chinois ont regardé la diffusion en direct de l’évacuation qui montrait notamment le démontage de l’insigne américain. Et sur le compte Weibo de la femme du consul, les messages admiratifs ont laissé place aux insultes des nationalistes.

RFI

CAN 2025 : La Guinée est-elle en retard ? Les précisions de Bantama Sow

Les présidents des différentes disciplines sportives nationales étaient en conclave ce vendredi avec le ministre d’Etat, ministre des Sports de la Culture et du Patrimoine historique. Aucours de cette rencontre Sanoussi Bantama Sow s’est exprimé sur l’organisation de la CAN 2025 en Guinée.

Dans la communication du premier responsable du département des sports, il a selon nos confrères du Maxisport224  indiqué que  » la Guinée n’est pas en retard dans les travaux et seul le président de la république peut confirmer cela« .

« Laissez-moi-vous dire aujourd’hui que nous ne sommes pas en retard pour l’organisation de la CAN 2025. Seul le président de la république peut dire cela parce que c’est lui qui engage le pays. Actuellement le monde est arrêté et il peut aussi y avoir un glissement de calendrier des compétitions. Mais malheureusement en Guinée chacun raconte ce qu’il veut surtout quand on n’aime pas la tête de Paul ou Pierre. Il faut aussi savoir que ce projet c’est pour toute la Guinée », a précisé le ministre Bantama Sow.

Pendant que le ministre d’Etat, ministre des Sports de la Culture et du Patrimoine historique tente de rassurer les fans du cuir rond sur l’organisation de la Can 2025, force est de reconnaitre qu’aucune infrastructure sportive n’est jusque là visible sur le sol guinéen.

Le Championnat marocain reprend ses droits

La Botola reprendra ses droits le lundi 27 juillet prochain après plus de quatre mois d’arrêt. Le Wydad Casablanca, champion en titre, menait la danse au moment de l’arrêt du championnat au Maroc le 14 mars, à cause du coronavirus.

Interrompus pour cause de coronavirus, plusieurs championnats majeurs africains sont sur le point de reprendre, comme au Maroc, lundi 27 juillet. Le Wydad Casablanca, champion en titre, menait la danse au moment de l’arrêt de son championnat le 14 mars, devant le FUS Rabat et le Mouloudia Oujda. Le Raja Casablanca, triple champion d’Afrique, 6e seulement mais avec 5 matches de moins, va de son côté commencer son opération remontée face à Difaa el Jadidi. La Tunisie emboitera le pas au Maroc le 2 août et sera suivi de l’Égypte le 6 août.

Deux matches par semaine pour chaque club

C’est en juin que le ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports, Othman El Ferdaous, avait annoncé la reprise des entrainements et la date de reprise des matches des championnats. En application des recommandations du conseil de l’International Football Association Board (IFAB), les clubs pourront effectuer cinq changements lors d’un seul match au lieu de trois autorisés précédemment. Les joueurs auront droit à une « pause de rafraîchissement » toutes les 30 minutes a indiqué la Fédération. Tous les matches se joueront de nuit (18 h, 20 h, 22 h), à huis clos et tous les jours sauf les lundis. Chaque club disputera deux rencontres par semaine.

Début juillet, les joueurs de D1 et D2 ont pu reprendre l’entraînement par groupes de 5 sur un demi-terrain après avoir subi un test de dépistage au Covid-19. Fin juin, Le Maroc avait entamé un déconfinement progressif, qui s’était accéléré avec la réouverture des cafés, hôtels, restaurants et salles de sport.

Tous les championnats nationaux, sauf celui du Burundi, s’étaient arrêtés à la mi-mars. Depuis, seuls les footballeurs de Zambie ont repris le chemin des stades. Les responsables du football africain sont convaincus qu’ils peuvent reprendre, à huis clos, en respectant des protocoles sanitaires stricts.

La Botola 1 fait partie des cinq plus grands championnats du continent africain avec l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Tunisie et l’Algérie. Une partie des stades marocains avaient abrité le Championnat d’Afrique des nations en 2018.

Le coup d’envoi de la saison 2020-2021 au Maroc se fera le 16 octobre 2020.

RFI

Ouverture des mosquées le jour de la fête : La réaction du Collectif Citoyen pour la Bonne Cause

Communiqué du Collectif Citoyen pour la Bonne Cause

Le collectif citoyen pour la bonne cause, vient par ce présent communiqué remercier le gouvernement en particulier le secrétariat général chargé des affaires religieuses et singulièrement le Président de la République, Chef de l’Etat Pr Alpha Condé. Ce remerciement du collectif fait suite à la décision des autorités pour l’ouverture de certaines mosquées le jour de la célébration de la fête de tabaski (l’Aid Adha), prévue le 31 juillet prochain.

Etant donné que cette décision exceptionnelle du gouvernement ne concerne que la zone du grand Conakry à savoir les cinq communes de Conakry, les communes de Dubréka et Coyah ainsi que les communes urbaines des préfectures de Boké, Fria, Mamou et Macenta à cause de la pandémie COVID-19, le collectif citoyen pour la bonne cause, demande au gouvernement de la réouverture effective de l’ensemble des 583 mosquées de Conakry et celles de l’intérieur du pays.

Cette réouverture sera suivie par le respect strict des mesures barrières édictées par les autorités sanitaires relatives à la pandémie COVID-19 à savoir : « le port obligatoire de masques ; la distanciation sociale de plus d’un mètre cinquante, le lavage des mains etc. ». Des mesures qui seront appliquées par les fidèles musulmans.

Par la même occasion, le Collectif Citoyen pour la bonne cause, sollicite auprès de l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) et aux personnes de bonne volonté à distribuer gratuitement et suffisamment de kits sanitaires, de masques de protection à toutes les mosquées du pays. Le collectif demande également à tous les fidèles musulmans à respecter scrupuleusement ces mesures barrières pour éviter la propagation du coronavirus.

Pour terminer, le collectif citoyen pour la bonne cause à travers ses membres, s’engage à veiller au respect de l’ensemble de ces mesures dans toutes les mosquées.
Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens

Le Coordinateur Général du collectif citoyen pour la bonne cause
Mamadou Korka Sow
666 919 922
626 404 572

PSG: Edinson Cavani, une absence remarquée et sans adieu

Arrivé au terme de son contrat en juin et non renouvelé, Edinson Cavani sera le grand absent de la fin de saison pour le PSG. L’international uruguayen a refusé une prolongation de deux mois et ne participera pas à la finale de la Coupe de France ce vendredi 24 juillet face à Saint-Etienne au Stade de France.

Le défenseur brésilien Thiago Silva, l’attaquant camerounais Eric Maxim Choupo-Moting, poussés aussi vers la sortie, ont décidé de terminer la saison avec le PSG avec une pige de deux mois. Eux, auront largement le temps de dire adieu à leurs supporters, contrairement à Edinson Cavani, qui ne sera pas présent ce vendredi 24 juillet pour la finale de la Coupe de France face à Saint-Etienne au Stade de France. Il manquera aussi la finale de la Coupe de la Ligue contre Lyon le 31 juillet, et le tournoi final de la Ligue des champions du 12 au 23 août à Lisbonne. Le seul titre qui manque à son palmarès parisien malgré ses 19 trophées en sept saisons.

Devenu au fil du temps le chouchou du public parisien

Edinson Cavani restera pour longtemps le meilleur buteur du PSG devant les superstars Ibrahimovic, Neymar ou Mbappé. Arrivé à l’été 2013 en provenance de Naples contre 64,5 millions d’euros, achat record pour un club français à l’époque, l’international uruguayen a rapidement séduit les supporters du Paris Saint-Germain. Il a commencé à empiler les buts lorsque Ibrahimovic a quitté le club en 2016.

« Edi » est devenu au fil du temps le chouchou du public parisien, toujours prêts à entonner un chant à sa gloire, sur l’air des Démons de minuit du groupe Image. En février dernier contre Bordeaux, il avait inscrit son 200e but, loin devant Zlatan Ibrahimovic (156 buts). « C’est magnifique pour moi. Je les remercie pour la chaleur, pour l’amour qu’ils me donnent, dans les moments difficiles, dans les moments de joie », avait-il déclaré, après avoir reçu l’hommage de ses équipiers, des supporters et du club, et reçu un trophée spécial.

Pourtant, à son arrivée à Paris, auréolé d’une réputation flatteuse à Naples où il faisait la paire avec l’Argentin Lavezzi, Cavani doit composer avec Ibrahimovic, star incontestée du projet qatari, acheté 20 millions d’euros en 2012.

 

Exilé sur la gauche de l’attaque pour laisser toute la lumière à « Ibra », l’Uruguayen ronge son frein. Mais très vite les supporters louent son sens du sacrifice défensif et l’adopte. « Les supporteurs sont contents de mon travail depuis mon arrivée à Paris. Je pense que c’est un amour qui grandit avec le temps, avait avancé Cavani en mai dernier sur le site du club. C’est comme toute relation. Quand tu es ami tout de suite, c’est un peu bizarre. La vraie amitié, elle se crée au fil du temps, avec des moments négatifs et positifs. »

Antistar, poche de tout le monde

Le public parisien oublie les maladresses des premiers mois. Edinson Cavani se forge ensuite une image d’antistar, poche de tout le monde et voué à la cause du club. Il se consacre à la pêche en région parisienne, aime la nature et passe pour celui qui incarne l’anti bling-bling. À l’instar de certains, il n’utilise pas de jet privé pour aller faire la fête sur une île à la mode.

« Il est le porte-drapeau de ces gens qui travaillent dur toute l’année pour être au stade », avait commenté Guillaume Hoarau, ancien joueur du club de la capitale, dans les colonnes de France Football. Edinson Cavani a surtout été utile pour contrebalancer avec l’image d’un club riche, capable de dépenser des fortunes grâce aux investisseurs qataris.

Jeudi, Cavani a publié une vidéo compilant ses plus beaux moments des saisons 2016-2017 et 2017-2018, avec Paris. « Il y a sept ans jour pour jour, commençait à s’écrire une belle histoire… », avait-il écrit sur son compte Twitter il y a quelques jours. Déjà nostalgique de ses grandes années parisiennes, Edison Cavani tentera certainement d’oublier très vite l’exercice 2019-2020, avec l’épisode du coronavirus, son contrat non prolongé et des statistiques moins flamboyantes : 12 titularisations et 7 buts toutes compétitions confondues. Parti sur la pointe des pieds, Edison Cavani n’aura pas l’occasion de saluer son public une dernière fois.

RFI

Mali: les cinq chefs d’État butent sur l’opposition à Bamako, la Cédéao convoque un sommet

La mission des cinq chefs d’État ouest-africains dirigée par le président en exercice de la Cédéao Mahamadou Issoufou a pris fin jeudi soir 23 juillet. Si ce dernier ne «désespère pas» de trouver un compromis, pour l’opposition, les lignes n’ont pas évolué. La Cédéao renouvèle son soutien au président IBK.

Premier à atterrir à Bamako, le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara prend les choses en main. Il a tout de suite un entretien au salon d’honneur de l’aéroport avec son homologue malien venu l’accueillir. Dans la ville se tiennent une petite manifestation pro-gouvernement et autre contre.

Ensuite, tour à tour, les présidents du Niger, du Sénégal, du Ghana et du Nigeria débarquent. Tous gagnent l’hôtel Marriott de Bamako. Pas de temps à perdre, l’ascenseur indique étage 9. Le huis-clos commence dans la suite du président ivoirien. C’est l’ancien chef d’État du Nigeria Goodluck Jonathan qui prend la parole. Il fait un compte rendu de sa propre mission de médiation au Mali. Ses recommandations sont validées : pas question de démission du président IBK, formation avec un gouvernement d’union nationale, avec pour le moment maintien de l’actuel Premier ministre Boubou Cissé.

Puis c’est le déjeuner des chefs d’État au palais présidentiel au cours duquel « on a franchement parlé à IBK » d’après nos informations. Retour à l’hôtel pour une rencontre avec la majorité présidentielle, la société civile et l’opposition. Mais cette dernière n’approuve pas le schéma de crise.

Bokary Treta est président du RPM, le parti présidentiel.

Nous avons rappelé l’urgence qu’il y a à mettre en place un gouvernement d’union nationale.

Bokary Treta

Coralie Pierret

Pour clairifier la situation, les chefs d’États de la Cédéao, qui doivent rendre compte à leurs homologues de l’organisation qui n’avaient pas fait de déplacement, convoquent un sommet extraordinaire de l’Afrique de l’ouest ce lundi, a annoncé le président de la Cédéao, Mahamadou Issoufou. Cette fois, par visioconférence. Le président nigérien ne désespère pas de trouver un compromis entre toutes les parties et il annonce des « mesures fortes pour accompagner le Mali ».

Je ne désespère pas, je pense qu’on trouvera le compromis. Je vous donne rendez-vous lundi prochain à l’occasion du sommet extraordinaire du sommet que nous allons convoquer. La Cédéao prendra des mesures fortes. Le départ du président IBK est sans ambiguité une ligne rouge pour la Cédéao. Faire partir le président IBK aujourd’hui, alors qu’il a été élu démocratiquement par le peuple malien serait anticonstitutionnel pour la Cédéao.

Mahamadou Issoufou

Coralie Pierret

Au sortir des rencontres, l’imam Dicko, figure de la contestation qui réclame depuis presque deux mois la démission du président IBK et de son régime a affirmé que les lignes n’avaient pas bougé.

Je l’ai dit et le redis, nous sommes un peuple debout, nous ne sommes pas un peuple soumis ou résigné. Je préfère mourir martyr que de mourir traître. Les jeunes gens qui ont perdu leur vie ne l’ont pas perdue pour rien […] je pense que rien n’a été fait pour le moment.

RFI

Football : le procureur général suisse, soupçonné de collusion avec le président de la Fifa, démissionne (officiel)

Le chef du parquet suisse, Michael Lauber, mis en cause pour sa gestion du scandale de corruption dit «Fifagate», a présenté ce 24 juillet 2020 sa démission, dans un communiqué. Celui-ci, soupçonné de collusion avec le président de la Fifa, Gianni Infantino, suite à une série de rencontres informelles avec ce dernier, a déclaré présenter sa démission «dans l’intérêt des institutions».

RFI

Turquie: première prière musulmane depuis 86 ans à l’ex-basilique Sainte-Sophie

L’ancienne basilique byzantine Sainte-Sophie d’Istanbul est officiellement transformée en mosquée. Recep Tayyip Erdogan assistera en personne à la première prière musulmane collective ce vendredi 24 juillet.

Sainte-Sophie avait été convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453. Elle a été transformée en musée en 1934 par Mustafa Kemal, qui voulait « l’offrir à l’humanité ». Pour des raisons de politique intérieure et extérieure, le président turc lui donne aujourd’hui une autre orientation.

Cette première prière musulmane se déroule le jour où fut signé, en 1923, le traité de Lausanne entre la République turque et les vainqueurs de la Première Guerre mondiale. Ce traité, plus favorable que celui de Sèvres imposé en 1920 à l’Empire Ottoman, est considéré comme le document fondateur de la République de Turquie dans ses actuelles frontières.

Retour progressif de l’islam à Sainte-Sophie

La décision de transformer Sainte-Sophie en mosquée a été prise par le président Recep Tayyip Erdogan dans la foulée de l’annulation prononcée par le Conseil d’État turc de la décision gouvernementale datant de 1934 et conférant à Sainte-Sophie le statut de musée. La plus haute juridiction administrative du pays a accédé à la requête de plusieurs associations. « Depuis une vingtaine d’années, des mouvements demandaient le retour de Sainte-Sophie comme mosquée, mais il faut dire que ces mouvements, même à l’époque de l’AKP, étaient minoritaires », souligne Jean Marcou, titulaire de la chaire Méditerranée-Moyen-Orient de Sciences Po Grenoble.

La question n’a pas été centrale dans la carrière politique de Recep Tayyip Erdogan, affirme Bayram Balci, chercheur au Ceri-Sciences Po et actuellement directeur de l’Institut français d’études anatoliennes à Istanbul : « Ce sujet a toujours été important pour une partie de la droite turque, pour les nationalistes et les islamistes, mais pas pour le président turc. Il a en fait un cheval de bataille depuis quelques mois seulement. »

Avec l’arrivée de Recep Tayyip Erdogan au pouvoir en 2003, les activités liées à l’islam se sont quand même multipliées à l’intérieur de Sainte-Sophie, avec notamment des prières collectives sur le parvis du monument. « Par des petites mesures évolutives, on a vu qu’il y avait de plus en plus de pressions », note Jean Marcou, citant des lectures du Coran pendant le ramadan et la remise en activité des minarets pour les appels à la prière.

Absence de débat

La transformation de Sainte-Sophie en mosquée n’a pas soulevé de passions de la part des grands partis laïques, ni vraiment suscité de débat dans une société plus préoccupée par l’épidémie de Covid-19, la crise économique et les difficultés du quotidien. « Pour la population, cela n’est pas d’une importance fondamentale », explique Bayram Balci, pointant le fait que les lieux de prière ne manquent pas, plusieurs mosquées ayant été construites ces dernières années. Le directeur de l’Institut français d’études anatoliennes estime que l’opposition s’est bien gardée, sur ce sujet, de tomber dans le piège tendu par le président Erdogan : « Il s’attendait probablement à ce que l’opposition s’oppose au changement de statut du musée. Cela lui aurait donné l’occasion de traiter alors cette opposition d’ »inféodée » aux étrangers, à l’Occident. » Le chercheur estime qu’à cet égard, l’attitude du maire d’Istanbul a été remarquable : « Il a affirmé que si la transformation du musée de Sainte-Sophie en mosquée devait régler le problème du chômage, de l’inflation, alors il y était favorable. Une façon de souligner que ça n’était pas la vrai question qui intéressait les Turcs tout en coupant court au débat. »

Pour Jean Marcou, Recep Tayyip Erdogan a réussi un « coup tactique ». « Le symbole est tellement nationaliste que les kémalistes, y compris le maire d’Istanbul, n’ont pas pu manifester leur opposition à cette décision, car, plus que religieuse, elle flatte surtout l’ego national. »  Et de rappeler que « Sainte-Sophie est le symbole de l’histoire turque, un bâtiment exclu du pillage de la ville en 1453 par le sultan Mehmet II « Fatih » (le Conquérant), qui se l’est approprié et qui est devenu un symbole de la victoire de l’Empire ottoman et en quelque sorte de la substitution de l’Empire ottoman à l’Empire byzantin. »

La Turquie à l’offensive

La transformation de Sainte-Sophie en mosquée intervient à un moment où la Turquie est aussi très active sur de nombreux fronts à l’étranger. Elle est intervenue militairement en Syrie à quatre reprises depuis 2016 contre les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG). En Libye, à l’aide de supplétifs formés en Syrie et de son matériel militaire, elle soutient le gouvernement d’Union nationale de Tripoli. Ankara est également très active en Méditerranée orientale, où elle mène des forages exploratoires, ce qui suscite des protestations des pays voisins tels que Chypre, la Grèce et l’Égypte. « Dans son environnement, la Turquie s’est vraiment positionnée comme une nouvelle puissance régionale, face aux Occidentaux et en particulier face à la France, face aux Russes, mais aussi au sein même du monde musulman. Le discours d’Erdogan vise à afficher son pays comme une puissance majeure au sein du monde musulman sunnite, dominé, dans le passé, par l’Empire ottoman », souligne Jean Marcou.

La décision de restituer Sainte-Sophie au culte musulman a suscité des critiques et de l’indignation à l’étranger, notamment en Grèce, pays qui suit de près le sort du patrimoine byzantin en Turquie. Le pape François s’est dit « très affligé » par cette reconversion. Pour le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell, cela ne fait qu’« alimenter la division entre les communautés religieuses et mine nos efforts de collaboration ». Inquiétude également de la part de l’Unesco qui a classé le site dans son patrimoine mondial. Le porte-parole de la présidence turque s’est fait rassurant : Ibrahim Kalin a indiqué que les icônes chrétiennes qui ornent l’intérieur de l’ancienne basilique byzantine seraient dissimulées le temps de la prière musulmane, à l’aide de rideau, mais que les fresques resteraient bien visibles lorsque l’édifice sera ouvert au public.

Après le schisme entre les églises chrétiennes d’Occident et d’Orient en 1054, la basilique Sainte-Sophie était devenue le plus important lieu sacré des chrétiens d’Orient. Pour le patriarche œcuménique Bartholomée, primat de l’Église orthodoxe de Constantinople, la reconversion de Sainte-Sophie en mosquée va créer une « fracture » entre l’Est et l’Ouest.

À Moscou, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe, la plus haute autorité religieuse présidée par le patriarche Cyrille, rassemblant évêques et hiérarques, a déclaré que cette reconversion de Sainte-Sophie en mosquée était « une offense pour la sensibilité religieuse de millions de chrétiens à travers le monde, qui pourraient mener à une détérioration des équilibres interreligieux et la compréhension mutuelle entre chrétiens et musulmans, pas seulement en Turquie mais aussi ailleurs ». Un ton qui tranche avec les déclarations du Kremlin, bien plus mesuré en déclarant qu’il s’agissait d’une « affaire purement intérieure » turque. « Vladimir Poutine est dans une logique de séduction de la Turquie pour l’arracher à l’Occident, analyse Bayram Balci. La Russie a donc préféré, en quelque sorte, avaler cette décision qui ne lui plaît pas trop plutôt que de se mettre à dos Erdogan. »

RFI

Guinée:La fondation de la première dame aurait-elle offerte des produits périmés aux femmes de la CNSS?

Ce Mercredi 22 juillet 2020, la Fondation pour la Promotion de la Santé Maternelle et Infantile (PROSMI) a procédé à la remise de 300 lots de kits hygiéniques aux femmes de la Caisse nationale de la Sécurité Sociale (CNSS). Ils sont composés de gels de toilettes, de bains de bouche, de la crème pour la peau et autres produits d’entretiens corporels.

C’est le siège de l’institution qui a servi de cadre à la remise de ce don qui a connue la présence de certains de ses cadres. Mais après une vérification sur les étiquettes des kits offerts, les produits qui ont été́ qualifies par les membres de cette fondation de meilleurs, se sont révélés impropres à l’utilisation.

Mais qu’est-ce qui est arrivé à la fondation PROSMI ? Est-ce une erreur ou une négligence ? A-t-elle oublié de contrôler les emballages des produits avant de les offrir ? Est-ce que c’est fait à dessein ?

Quoique, de telles choses ne doivent pas arriver à une quelconque structure du pays à plus forte raison à celle dirigée par une première dame de la république.

En tout cas, cette situation vient encore une fois relancer le débat sur la question liée au contrôle de qualité sur les produits vendus sur les marchés guinéens. Une raison de plus pour le service « contrôle de qualité » du département du commerce de se bouger pour éviter de telles catastrophes qui guettent les pauvres consommateurs dans le pays.

A rappeler que la Fondation PROSMI avait distribué les mêmes kits hygiéniques périmés à des habitants de la ville de Fria.

Alpha Condé autorise les fidèles musulmans à faire la prière de tabaski dans les mosquées

C’est dans un communiqué du secrétariat général aux affaires religieuses, que l’annonce a été faite, exceptionnellement pour la fête de tabaski la prière sera accomplie dans les mosquées de grand Conakry. A-t-on appris ce jeudi 23 juillet.

Voici le communiqué.

Afrique du Sud: décès d’Andrew Mlangeni, dernier compagnon de lutte de Nelson Mandela

L’Afrique du Sud vient de perdre une nouvelle grande figure de la lutte contre l’apartheid. Andrew Mlangeni s’est éteint la nuit dernière. Il venait de fêter ses 95 ans et depuis une semaine, il avait été admis dans un hôpital de Pretoria pour des douleurs abdominales.

C’est une page de l’histoire du pays qui se tourne, puisque Andrew Mlangeni était le dernier survivant du procès de Rivonia. Un procès durant lequel il était « l’accusé numéro 10 » pour les magistrats. Aux côtés d’Ahmed Kathrada, de Walter Sisulu, et bien sûr de Nelson Mandela, Andrew Mlangeni a été condamné au bagne à vie en 1964 pour trahison et sabotage.

Il venait alors de rentrer de Chine, où il avait suivi une formation militaire, et s’était lancé en Afrique du Sud dans le recrutement de nouveaux membres pour la branche armée de l’ANC. Arrêté avec ses compagnons de lutte dans une ferme de la banlieue de Rivonia, il est envoyé sur Robben Island, où il sera le voisin de cellule de Mandela. Il restera emprisonné sur l’île pendant 26 ans.

Lors de l’avènement de la démocratie, Andrew Mlangeni est finalement resté assez discret sur la scène politique. Il se qualifiait lui-même « d’homme des coulisses », plus à l’aise dans le monde souterrain de la résistance que sous les feux des projecteurs, et s’est contenté d’un poste de député de l’ANC. Il n’hésitera pas, par la suite, à dénoncer les dérives et la corruption de son propre parti sous la présidence de Jacob Zuma.

La fin d’une génération

Depuis l’annonce de sa mort, ce mercredi matin, les hommages se succèdent. L’ANC le reconnait comme « l’un de ses combattants les plus remarquables » qui « considérait que la liberté du peuple était plus importante que sa propre vie ». Pour le président Cyril Ramaphosa, la nouvelle « marque la fin d’une génération et place notre avenir dans nos mains ».

Le décès d’Andrew Mlangeni fait suite à la disparition, un peu plus tôt dans l’année, de Denis Goldberg, un autre co-accusé de Rivonia. Selon le prix Nobel de la paix Desmond Tutu, « il revient maintenant aux plus jeunes de reprendre le bâton de témoin qu’ils ont tenu et de terminer le chemin ».

Et Andrew Mlangeni avait foulé le tapis rouge du festival de Cannes, en 2018, à l’occasion de la sortie du documentaire « L’État contre Mandela et les autres » de Nicolas Champeaux et Gilles Porte.

RFI

Les États-Unis somment la Chine de fermer son consulat à Houston

La Chine a été contrainte par les États-Unis de fermer son consulat dans la ville texane de Houston. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 22 juillet, le ministère des Affaires étrangères chinois, en condamnant fermement la décision et en menaçant de prendre des mesures de représailles. Cela intervient au moment où les tensions entre Washington et Pékin ne cessent de s’accumuler depuis des mois.

Lors d’un point de presse quotidien, le porte-parole du ministère, Wang Wenbin, a déclaré que Pékin avait été informé brutalement mardi de cette décision. Il n’en a pas donné les raisons. Les autorités américaines ont donné trois jours à la Chine pour fermer sa mission, a-t-il précisé.

« La fermeture unilatérale du consulat général de la Chine à Houston dans un court laps de temps est une escalade sans précédent des récentes actions américaines contre la Chine », a ajouté Wang Wenbin. « Nous exhortons les États-Unis à revenir immédiatement sur cette décision erronée. S’ils devaient insister sur cette mauvaise voie, la Chine réagirait avec de fermes mesures de rétorsion. »

Le porte-parole du ministère a également précisé qu’il s’agissait là d’une provocation politique lancée unilatéralement par la partie américaine, « qui viole gravement le droit international ».

Wang Wenbin a assuré que le consulat fonctionnait normalement, sans vouloir commenter des informations de la presse texane selon lesquelles des documents auraient été brûlés mardi soir dans l’enceinte du bâtiment.

« Cela s’apparente à un feu dans un conteneur dans la cour du consulat. Cela ne ressemble pas à un feu non circonscrit, mais nous n’avons pas été autorisés à entrer », a déclaré le chef des pompiers de Houston à la chaîne KTRK.

Protéger la propriété intellectuelle américaine 

De son côté, la porte-parole du Département, Morgan Ortagus, a déclaré que le consulat de la République consulaire de Chine à Houston a été fermé « afin de protéger la propriété intellectuelle américaine et l’information privée des Américains ».

« La Convention de Vienne dit que les diplomates d’État doivent respecter les lois et règles du pays hôte et ont le devoir de ne pas interférer dans les affaires internes de cet État », a précisé Morgan Ortagus en marge d’une visite du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo à Copenhague.

« Les États-Unis ne tolèreront pas les violations de notre souveraineté et l’intimidation de notre peuple par la Chine, tout comme nous n’avons pas toléré les pratiques commerciales injustes, le vol des emplois américains et d’autres comportements flagrants. Le président Trump insiste sur la justice et la réciprocité dans les relations sino-américaines », a expliqué la porte-parole dans une déclaration diffusée à la presse.

L’escalade des tensions 

De l’épidémie de coronavirus à la situation à Hong Kong ou au traitement de la minorité ouïghour au Xinjiang, en passant par les revendications de Pékin en mer de Chine ou encore les tensions commerciales récurrentes, les points de frictions entre Washington et Pékin ne cessent de s’accumuler depuis des mois.

Selon le New York Times, les restrictions que connaissent désormais les diplomates chinois en poste aux Etats-Unis s’apparentent à celle « de la guerre froide ». Washington envisage aussi d’interdire aux membres du Parti communiste et à leur famille de voyager aux États-Unis. Une mesure qui toucherait 270 millions de personnes.

En visite à Londres mardi, le secrétaire d’État, Mike Pompeo, a appelé de ses vœux la création d’une coalition mondiale pour contrer « la menace » représentée, selon lui, par la Chine.

Le département américain de la Justice a, quant à lui, rendu public mardi un acte d’inculpation visant deux ressortissants chinois accusés de cyberespionnage entre 2014 et 2020.

RFI

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