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Le FNDC appelle des citoyens de Conakry, Dubréka et Coyah à une nouvelle manifestation le 06 août

Les leaders du FNDC ont au cours d’une plénière tenue ce mercredi 29 juillet à Conakry, précisément à Kipé Dadya, appelé une nouvelle fois des citoyens à une manifestation le 06 août prochain dans la capitale Conakry, de Dubréa et Coyah. Une manifestation qui s’inscrit selon le coordinateur dans l’optique de d’empêcher le président Alpha Condé de Briguer un troisième mandat.

Abdourahmane Sano, le coordinateur du FNDC affirme « pour faire barrage à ce coup d’état civil que les ennemis de notre pays veulent faire imposer au peuple, le FNDC appelle les populations de Conakry et environs (Dubreka et coyah) à des manifestations le 06 août 2020.  Expressément à tous ses membres et sympathisants qui militent au sein des organisations de la société civile, des syndicats, des partis politiques, des mouvements de femmes et de jeunes, des organisations socioprofessionnelles et des associations d’artistes à se mobiliser et à mobiliser le peuple pour donner un succès retentissant à notre vaste mouvement jusqu’au départ de monsieur Alpha Condé au pouvoir », a-t-il martelé.

Ismaël Condé l’ex-militant du RPG lève la voile sur la façon dont les peulhs sont perçus par le Parti au pouvoir

Il y a de cela des mois que le RPG Arc-en-ciel a exclu le premier vice-Maire de la commune de Matam. Depuis lors, Ismaël Condé poursuit sa série de Dénonciations de la mauvaise vision du Parti au pouvoir ces derniers temps.

Ce mercredi 29 juillet 2020, il ( Ismaël Condé Ndlr) s’est encore prononcé sur la façon dont l’ethnie peulh est considérée par le pouvoir Condé.

L’actuel membre du bureau politique de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée ne passera pas par quatre chemins.

Il dira ceci : « Nous qu’on appelait enfants du RPG, on n’écoutait pas Cellou Dalein Diallo parce que Cellou Dalein Diallo est l’incarnation du mal pour nous. C’est comme ça on nous a enseigné. Cellou Dalein c’est tout sauf lui. Son parti l’UFDG est le parti le plus ethnique que l’humanité ait connu.  Quand il viendra au pouvoir, ça sera le pouvoir des peulhs en Guinée, ça sera le pays des peulhs, ils vont aller recruter partout où les peulhs se trouvent pour rentrer en Guinée. On nous disait regardez aujourd’hui, allez-y dans les banques, dans les sociétés d’assurances, dans le commerce vous voyez quelle ethnie ? Ces gens-là ont le monopole du secteur privé. Le jour où vous donnerez le monopole du pays, ça veut dire que votre part de participation dans ce pays va diminuer. Donc il n’était même pas évident pour moi d’écouter Cellou Dalein Diallo. Tout ce qu’on faisait c’est comment casser l’UFDG et Cellou Dalein Diallo. Notre rôle au RPG c’était ça. Il fallait isoler l’UFDG, il faut tout faire pour se retrouver face à l’UFDG, parce que face à eux, notre stratégie ferait en sorte que nous formions un bloc de 3 contre 1. Dès qu’on se retrouve avec l’UFDG, les soussous, les forestiers vont nous rejoindre, et nous allons isoler les peulhs. C’était ça notre stratégie, et le pouvoir allait être automatiquement gagné. Comment faire pour isoler le parti, c’est pourquoi l’axe a été laissé tel pour que ça soit l’émanation de la violence urbaine. »

L’axe est-il un terrain de violence choisi par le pouvoir Condé ?

Ismaël Condé précise, « Quand il y’a manifestation, on faisait tout pour ne pas qu’une autre zone de la Guinée manifeste. Il faut que l’axe soit le monopole de la violence urbaine en Guinée. Comme ça on dirait c’est toujours les mêmes qui manifestent, s’opposent depuis l’indépendance. On a fait tout pour que les autres ne se manifestent pas. On a donné la primature aux soussous. Voilà votre part d’argent pour aller corrompre vos parents pour ne pas qu’ils se soulèvent. On a donné la présidence de l’assemblée nationale aux Forestiers, voilà votre part de responsabilité pour aller corrompre vos parents pour ne pas qu’ils se rebellent. Qu’est qu’on a réservé à la Moyenne Guinée et aux peulhs ? Rien ! Parce que c’était une manœuvre qui était orchestré pour les isoler. Laisser les dans l’opposition, laisser les dans leur tentative de manifestations, c’est la seule façon de les isoler, parce que le peuple de Guinée dira un jour on a marre d’eux. Chaque fois ce sont eux qui meurent, qui manifestent. C’était une façon savamment orchestrée pour les isoler ».

 

A La Mecque, un pèlerinage fortement réduit pour raison sanitaire

Le grand pèlerinage des musulmans débute ce mercredi matin à La Mecque dans un contexte inédit. Seuls les fidèles vivant en Arabie saoudite y participeront cette année, avec 70% d’étrangers et 30% de Saoudiens. L’Arabie saoudite est le pays arabe du Golfe le plus touché par la pandémie de coronavirus.

L’année dernière encore, 2,5 millions de fidèles, pour la plupart venus de l’étranger, avaient participé au grand pèlerinage de La Mecque. Cette année, crise sanitaire oblige, seuls quelques milliers sont autorisés à se rendre sur le principal lieu saint de l’islam. Malgré la résignation, la déception est grande en Arabie saoudite. Beaucoup de citoyens saoudiens et de résidents étrangers du royaume avaient encore l’espoir de participer à cette édition limitée du Hajj.

Salim Asani est l’un d’entre eux. Ce ressortissant français âgé de 40 ans et vivant à Riyad avait en effet déposé une candidature en ligne. « Il y avait un portail spécifique pour cette année sur lequel nous avons soumis notre ID et puis quelques informations d‘authentification, comme les noms et prénoms, etc. J‘avais donc déposé une candidature tout en espérant que mon épouse soit sélectionnée, car elle n‘y est jamais allée, raconte-t-il à notre correspondant régional, Nicolas Keraudren. J‘aurais donc pu être de facto l‘accompagnateur. C‘est une grosse déception. »

Les autorités saoudiennes assurent avoir mené le processus de sélection en toute transparence. L‘état de santé des participants a été le principal critère. « Il y a certainement eu aussi des critères de sélection, comme l’âge. Les personnes qui travaillent dans le secteur médical ont certainement eu aussi la priorité », avance Salim Asani. Mais dans son entourage, parmi ses voisins ou ses collègues, personne n’a été accepté.

Un pèlerinage souvent interrompu

En 14 siècles d’existence, le Hajj en tant que cinquième pilier de l’islam, a été interrompu au moins 40 fois, remarque l’islamologue et professeur à l’Inalco Mohamed Bajrafil. « Deux raisons essentielles peuvent être invoquées pour expliquer la suspension partielle ou totale du pèlerinage. Il y a eu des raisons politiques, comme il y a eu des crises sanitaires, comme celle que nous vivons cette année. »

Pour ce théologien, l’une des interruptions marquantes, les plus récentes du Hajj, était également due à une épidémie. « A la fin du XIXe siècle en Egypte, les gens ne pouvaient pas se rendre au pèlerinage, à cause d’une épidémie qui sévissait là-bas [à la Mecque]. On disait alors aux pèlerins de ne pas s’y rendre de peur d’attraper une maladie ».

Mais ce sont les guerres musulmanes fratricides qui sont à l’origine des plus longues interruptions du Hajj. « Il y a eu en l’an 64-65 de l’hégire, des tensions qui ont conduit à la destruction de la Mecque [de la Kaaba] par les Omeyyades. A partir de l’an 317 de l’hégire, pendant plus d’une dizaine d’année d’affilée le pèlerinage va être totalement suspendu ». Autant d’illustrations, qui prouvent selon Mohamed Bajrafil que cette énième interruption du Hajj, « n’a rien d’exceptionnel ». « Nul besoin donc de lui donner une interprétation apocalyptique d’une colère divine, comme le font certains musulmans », conclut l’universitaire.

Les pèlerins sélectionnés ont été testés avant leur arrivée à La Mecque et seront placés en quarantaine après la fin du rituel.

RFI

Présidentielle en Côte d’Ivoire: le RHDP se réunit pour désigner son nouveau candidat

Ce mercredi 29 juillet, à Abidjan, le RHDP se réunit en présence du président ivoirien, Alassane Ouattara. Il sera question du choix du nouveau candidat qui portera les couleurs du parti au pouvoir pour la présidentielle d’octobre prochain. Pour beaucoup, la candidature d’Alassane Ouattara ne fait pas de doute. Mais le numéro un ivoirien doit maintenant se décider formellement.

Depuis le décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly début juillet, le RHDP n’a pas chômé dans sa volonté de pousser son chef Alassane Ouattara à se représenter. Il y a une semaine, à la demande du directeur exécutif du parti Adama Bictogo, les élus se sont retrouvés à Abidjan, chacun faisant sa profession de foi pour un maintien du président sortant à la tête du pays.

Le week-end suivant, le ministre de la Défense et Premier ministre par intérim Hamed Bakayoko qui a également appelé le chef de l’Etat à entrer dans la course, avant qu’une cérémonie des femmes du RHDP conduite par la ministre de l’Education nationale Kandia Camara ne fasse de même au palais de la Culture de Treichville.

Ce mercredi après-midi, c’est un conseil politique réunissant tous les étiquetés RHDP, de même ampleur que celui qui a désigné feu Amadou Gon Coulibaly candidat en mars dernier, qui doit déterminer son nouveau ou sa nouvelle challenger. Une réunion cruciale dirigée par le président lui-même, assure à l’AFP le porte-parole Mamadou Touré.

Le RHDP dans une « situation exceptionnelle 

Selon nos informations, les représentants du parti pourraient demander, d’une seule voix, à leur meneur d’accepter de présenter sa candidature à l’élection présidentielle. Si les ténors de la formation politique invoquent l’intérêt supérieur de la nation pour justifier leur choix, il s’agit surtout de sauver le navire RHDP, en zone de turbulences depuis la disparition de Gon Coulibaly.

« Nous sommes dans une situation exceptionnelle », rappelait mardi à l’AFP le porte-parole Mamadou Touré, pour qui le président sortant reste « la personnalité idoine pour maintenir la cohésion et la dynamique du parti ».

On ignore quand l’annonce officielle sera rendue. On ne sait d’ailleurs toujours pas si Alassane Ouattara répondra à l’appel du pied de ses proches collaborateurs. S’il refuse, qui pour porter le drapeau du RHDP ? La question pourrait encore alimenter les débats pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

RFI

« Le combat du GOHA va continuer jusqu’au rapatriement de tous les guinéens bloqués à l’extérieur », promet Chérif Abdallah

Malgré nos multiples appels au président Alpha Condé et son gouvernement en faveur d’un rapatriement des guinéens bloqués à l’extérieur l’étranger à cause de la pandémie de COVID-19, de nombreux compatriotes n’arrivent toujours à regagner leur pays.

Ils sont bloqués un peu partout notamment en Egypte, en Tunisie, au Maroc, en Angola, en Asie. Beaucoup ont fini de dépenser le peu d’argent qu’ils avaient sur eux. C’est ce qui veut dire que même s’il y a un vol disponible, ils ne pourront pas acheter de billets pour rentrer. Ce n’est pas un sacrifice qu’on demande à Mr Alpha Condé et gouvernement. On ne leur demande pas de prendre leur argent mais dans les caisses de l’État qui est le contribuable guinéen pour venir en aide à ces guinéens. Au lieu d’agir à temps, on préfère attendre que nos compatriotes soient humiliés et exposés à tout.

Les guinéens en majorité des femmes commerçantes qui étaient bloqués à Dakar (Sénégal) ont tous regagné Conakry. De ce côté, nous sommes vraiment satisfaits. Par ailleurs, nous réitérons notre appel afin que les guinéens où qu’ils soient bloqués obtiennent le soutien de l’État. Tant qu’un seul guinéen sera bloqué quelque part dans le monde, nous allons continuer notre combat. Pour que notre pays bouge, chacun de nous doit faire ce qui lui revient de droit.

Le 29 juillet 2020 Chérif Mohamed Abdallah Haïdara président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA)

Mali : Le M5-RFP répond aux chefs d’État de la CEDEAO (Communiqué)

Le Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a appris avec étonnement les conclusions du Sommet extraordinaire de la Conférence des Chef d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenu ce 27 juillet 2020, lequel à l’instar de la Mission conduite par M. Goodluck Jonathan, continue de ramener la crise sociopolitique au Mali à un simple contentieux électoral du deuxième tour du scrutin législatif. Aussi, les décisions « instamment » prises par le Sommet réitèrent aussi « la démission immédiate des 31 députés contestés, la recomposition rapide de la Cour Constitutionnelle, la mise en place rapide d’un Gouvernement d’union nationale, ainsi que la mise en place rapide d’une commission d’enquête » pour situer les responsabilités dans les cas de décès, de blessés et destructions des biens, et la mise en place d’un Comité de Suivi de toutes les mesures prises.

Par ailleurs, le Sommet a cru bon d’insister sur la mise en place par la CEDEAO « d’un régime de sanctions contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de cette crise ». En fait, les décisions du Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO reposent sur des approximations très improbables telles que la démission hypothétique de députés dont l’élection est contestée, l’injonction faite à M. Ibrahim Boubacar Keïta d’user de pouvoirs exceptionnels constitutionnels pour une reconstitution au forceps de la Cour constitutionnelle, la composition partielle d’un gouvernement, etc. Aussi, le M5-RFP constate, avec regret, que les conclusions du Sommet des Chefs d’Etat ne tiennent pas compte de la profondeur et de la gravité de la crise sociopolitique qui hypothèque l’avenir du Mali, ne correspondent aucunement aux attentes et aspirations du Peuple malien et surtout violent les lois et la Constitution du Mali que respecte le Mouvement. Pourtant, les conséquences catastrophiques de la mauvaise gouvernance de M. Ibrahim Boubacar Keita, les violations récurrentes de la Constitution de son fait et sous son magistère, la confiscation des principes républicains garantissant l’alternance démocratique, jurent avec la protection dont ses paires semblent le couvrir, en méconnaissance totale de l’article 32 du Protocole A/SP1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance disposant que : « Les Etats membres conviennent de ce que la bonne gouvernance (…) est essentielle pour la préservation de la justice sociale, la prévention des conflits, la sauvegarde de la stabilité politique et de la paix et le renforcement de la démocratie ». A défaut, une gamme de sanctions prévues aux articles 44 et suivants dudit Protocole frapperait l’Etat contrevenant. Par ailleurs, des insinuations tentent de diluer les revendications populaires républicaines en brandissant l’épouvantail terroriste-islamiste et divertir le Peuple malien qui a, depuis des siècles, opté pour la tolérance religieuse, l’islam choisi et la laïcité. Venant de M. Ibrahim Boubacar Keïta à l’endroit de l’Imam Mahmoud Dicko, qui avait pourtant fortement infléchi les revendications populaires à son encontre, de telles insinuations relèvent d’une tentative désespérée de noyer sa propre incapacité à juguler une lancinante crise multidimensionnelle qu’il a lui-même fortement aggravée. Le M5-RFP, réaffirmant sa détermination à mener son combat pour sauver le Mali menacé de disparition en tant qu’Etat, Nation, Démocratie et République laïque, exige plus que jamais la démission de M. Ibrahim Boubacar Keïta et de son régime qui portent l’entière responsabilité de cette sinistre perspective pour notre Pays. Le M5-RFP réitère son exigence d’actions judiciaires y compris devant la Cour pénale internationale (CPI) contre les auteurs, commanditaires et complices des tueries et exactions commises contre les manifestants à mains nues par les Forces spéciales antiterroristes (FORSAT), tant à Sikasso qu’à Bamako, dans les rues, domiciles et lieux de culte, et sa demande de libération de l’Honorable Soumaïla Cissé, Chef de file de l’opposition. Le Peuple malien demeurera mobilisé et déterminé pour la mise en œuvre de son droit constitutionnel à la désobéissance civile, sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora, jusqu’à l’aboutissement de son combat patriotique pour la restauration d’un Mali démocratique, républicain et laïc, doté d’une gouvernance responsable et vertueuse.

Bamako, le 27 Juillet 2020 Pour le M5-RFP Choguel K. MAIGA

Crise au Mali: la Cédéao recommande le départ des 31 députés contestés

Les chefs d’État de la Cédéao se sont de nouveau mobilisés autour de la situation au Mali, en sommet virtuel, pour trouver des solutions durables à la crise malienne. L’organisation régionale menace de sanctions les opposants à son plan de sortie de crise au Mali qui prévoit notamment le maintien au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keïta. L’opposition rejette pourtant les résolutions de l’organisation et prévoit de mobiliser à nouveau.

Pouvoir et opposition sont toujours en conflit ouvert au Mali. Le Mouvement du 5 juin (M5) ainsi que le Rassemblement des forces patriotiques continuent de réclamer la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta. La Cédéao, dans cette conférence dirigée par le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a pris d’importantes décisions. D’abord, la Communauté demande la démission des 31 députés contestés. Ensuite, les chefs d’État évoquent des sanctions contre tous ceux qui tenteront d’entraver le processus de normalisation.

Deux heures de prise de parole et de débats des chefs de l’État ont ainsi permis à la Cédéao de mettre en place un régime de sanctions contre tous ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de la crise malienne. Dans ses discussions avec ses pairs, le président malien, très soutenu, n’a pas manqué de qualifier les manifestations organisées par l’imam Dicko de « coup d’État rampant ». Aussi, pour rétablir la stabilité au Mali, les chefs d’Etat ont demandé la démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée y compris le président du Parlement, Moussa Timbiné. Cette démission ouvrira, dit-on, la voie à des élections partielles.

À propos de la Cour constitutionnelle, les chefs d’État ont demandé qu’elle soit recomposée. En cas de difficultés de nomination des membres de la Cour par les différentes instances, le président malien pourra alors utiliser l’article 50 de la Constitution pour nommer les neuf membres.

Gouvernement d’union nationale

Par ailleurs, à l’unanimité, les chefs d’État ont recommandé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Ibrahim Boubacar Keïta a donc décidé de constituer un gouvernement de six membres autour du Premier ministre Boubou Cissé – c’est chose faite – et de lui confier la mission de négocier la formation d’un gouvernement d’union nationale, conformément aux recommandations de la Cédéao.

Dans l’équipe de Boubou Cissé, trois ministres conservent leurs postes et trois sont nouveaux. Les portefeuilles des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Administration territoriale ne changent pas titulaire. En revanche, le ministre de la Justice est une nouvelle recrue : ils’agit de Me Kassoum Tapo. Ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, il a été récemment en première ligne pour défendre le président de la République et pour porter la contradiction à des membres de l’opposition. Il remplace à ce poste un autre avocat Me Malick Touré. Homme populaire, réputé indépendant, ce dernier avait déclenché une lutte contre la corruption.

Au ministère de la Sécurité, un général remplace un autre. M’Bemba Moussa Keita est un ancien chef d’état-major des armés. Il dirigeait jusque-là la réforme du secteur de la sécurité. Il arrive à un moment, où une enquête a été ouverte après une intervention décriée des forces anti-terroristes, lors d’une manifestation de l’opposition. Le Premier ministre Boubou Cissé abandonne le portefeuille des Finances et de l’Économie. Le nouveau titulaire est un banquier à la retraite, Abdoulaye Daffé. C’est un proche d’un chef religieux, le chérif de Nioro, lui-même proche de l’imam Mahmoud Dicko. Peut-être une coïncidence.

Les questions de gouvernance ont également été discutées notamment la mise en œuvre des accords d’Alger et la mise en place rapide d’une commission d’enquête sur les événements du 10 au 12 juillet dernier. Un fonds de soutien au profit des blessés et les familles des victimes est également prévu.

Finalement, le président malien Ibrahim Boubacar Keita sort incontestablement renforcé de la réunion extraordinaire des chefs d’États de la Cédéao. Ses pairs ne veulent plus du tout entendre parler de sa démission réclamée par l’opposition. Enfin, dans la soirée, le Conseil de sécurité de l’ONU a appellé à suivre « sans délai » les recommandations de l’Afrique de l’Ouest.

Mais tout n’est pas pour autant régler. L’opposition rejette les résolutions de la conférence extraordinaire des chefs d’État et annonce de nouvelles mobilisations.

RFI

Coronavirus: la pandémie s’accompagne d’une augmentation de la malnutrition des enfants

Près de 7 millions d’enfants supplémentaires dans le monde pourraient souffrir des effets de la malnutrition à cause de la crise économique et sociale causée par la pandémie de Covid-19, selon une estimation de l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, publiée ce mardi 28 juillet.

Avant la pandémie de Covid-19, quelque 47 millions d’enfants à travers le monde souffraient déjà en 2019 des conséquences de la malnutrition, pointe le Fonds des Nations unies pour l’enfance. Mais « il est de plus en plus clair que les conséquences de la pandémie font plus de mal aux enfants que la maladie elle-même », a commenté dans un communiqué la directrice exécutive de l’Unicef, Henrietta Fore.

Sept mois après le début officiel de la pandémie, « la pauvreté et l’insécurité alimentaire ont augmenté. Des services essentiels et des chaînes d’approvisionnement de nourriture ont été interrompus. Le prix des denrées alimentaires a monté en flèche. Le résultat, c’est que la qualité du régime alimentaire des enfants a baissé et que les taux de malnutrition vont augmenter », poursuit Henrietta Fore.

L’Unicef s’appuie sur une analyse publiée par la revue médicale The Lancet, dans laquelle les chercheurs s’alarment des conséquences de la malnutrition liée à la pandémie de Covid-19 sur les enfants. « L’impact profond de la pandémie de Covid-19 sur la nutrition des plus jeunes enfants pourrait avoir des conséquences intergénérationnelles », estiment-ils, en craignant que cela nuise « à la croissance et au développement de ces enfants ».

La pandémie de coronavirus a bridé la production et la consommation dans de nombreux pays pendant des mois. Or si l’activité économique reprend cahin-caha dans les pays les premiers touchés, le rythme de la contamination continue de s’accélérer dans le monde. Plus de 5 millions de nouveaux cas ont été détectés depuis le 1er juillet, soit plus d’un tiers des cas de Covid-19 déclarés depuis le début de la pandémie. Le virus a déjà causé plus de 650 000 décès.

(avec AFP)

Les hommes de culture se réjouissent de l’installation du Fond de Développement des Arts et de la Culture (FODAC)

La cérémonie de mise à disposition du siège du FODAC a connu la présence de certains hommes de la culture guinéenne notamment Sékouba Kandia Kouyaté artiste musicien. Sur place, Il (Sékouba Kandia Kouyaté NDLR) n’a pas caché sa satisfaction face à cette initiative du gouvernement Condé.

« Aujourd’hui, on ne peut rien faire sans argent. Donc même si tu as tous les talents, mais pour l’exercer, il faut le matériel. Si aujourd’hui le ministère de la culture pense à la culture guinéenne sur ce plan, je dirais bravo. Mais je lui demande d’appliquer leurs dires. C’est çà la vérité́. Quand on réalise, cela apporte du progrès à la nation, aux fils de la nation. Et c’est ça le combat », a –t-il indiqué.

Sanssy Kaba, Commissaire général de Conakry capital mondiale du livre, directeur de la maison d’Edition l’harmattan Guinée ayant pris part également à cet événement pense que le département de la culture a bien choisit les hommes qui doivent désormais diriger le FODAC:« Monsieur Malick Kébé, nous espérons qu’il aura les moyens de sa politique. Et que cette volonté́ politique du gouvernement sera réellement exprimée en dotant ce fond des moyens nécessaires, pour permettre aux uns et autres d’exercer leurs passions, leurs métiers dans ce pays. En tout cas nous sommes très contents que la direction puisse avoir l’espace nécessaire pour travailler », a-t-il affirmé.

 

Culture/ Le ministère de la culture dote deux directions créatrices d’emplois d’un siège

La direction du Fond de Développement des Arts et de la Culture (FODAC), a désormais un siège. Ce siège situé au quartier Almamya dans la commune de Kaloum a été́ mis à disposition par le ministre d’Etat, ministre des Sports de la Culture et du Patrimoine historique ce lundi 27 juillet 2020.

Selon Sanoussy Bantama Sow, à travers ce siège qui abritera deux directions clefs de son département notamment le fonds d’aide pour le sport et le fond d’aide à la culture pourrait régler à 50% le problème d’emploi jeune. C’est pourquoi dit-il, son ministère s’est battu pour créer ces deux fonds. Mais pour la survie de ces directions, il (ministre Bantama Sow Ndlr) soutien que son département mettra les bouchées doubles dans l’acquisition de la subvention. Malgré́, le ministre Bantama exhorte les deux directeurs qui tireront les ficelles de ces deux fonds à aller vers les partenaires au développement en leurs faisant part de la nécessité́ d’accompagner les jeunes dans le domaine culturel et en leur garantissant des emplois.

Le directeur de cette nouvelle direction du ministère des sports de la culture et du patrimoine historique, a quand lui rassuré les autorités sur le bon fonctionnement de ladite direction.

« Je ne ménagerai aucun effort pour l’atteinte des objectifs qui sont entre autres : l’accompagnement des artistes dans leur création, les prometteurs dans la promotion de nos artistes, mais également de nos patrimoines et la promotion du patrimoine historique », a fait savoir Malick Kébé, directeur de FODAC.

Mort de Babacar Touré: Sénégal et Afrique perdent une grande figure du journalisme

Au Sénégal, Babacar Touré, fondateur du groupe de presse Sud Communication et  monument de la presse privée, est décédé. Il s’est éteint ce 26 juillet 2020 à l’âge de 69 ans. Ce lundi matin, c’était la levée du corps à l’hôpital principal de Dakar et il y avait beaucoup de monde pour rendre hommage à ce journaliste respecté.

Babacar Touré, pour certains c’était simplement « BT », ses initiales, une signature qui a marqué le monde médiatique au Sénégal. Son portrait est à la une des journaux ce lundi matin, physique imposant, charismatique, lunettes sur le nez. Il y avait beaucoup de monde pour la levée de corps à l’hôpital principal de Dakar. La famille, des confrères, mais aussi des personnalités politiques.

Babacar Touré était un homme de réseaux, et il avait beaucoup d’amis. Né à Fatick, formé au CESTI, le Centre de formation des journalistes de Dakar, promotion 1979, il est ensuite passé par les États-Unis, la France et le Canada. Il a un temps été journaliste au quotidien national Le Soleil. Il est aussi passé par l’ONG Enda.

L’aventure Sud

Mais c’est au milieu des années 1980 que commence l’aventure Sud. Une saga qui débute chez lui, avec peu de moyens, ainsi que quelques jeunes confrères et amis. Ils lancent d’abord le journal Sud Hebdo en 1986, puis Sud Quotidien en 1993, et l’année suivante la radio Sud FM, première radio privée du Sénégal après la libéralisation des ondes. Il aura aussi présidé le Conseil national de régulation de l’audiovisuel.

Babacar Touré est donc considéré comme un pionnier. Professionnel reconnu, il a formé et inspiré plusieurs générations de journalistes, côtoyé plusieurs présidents, au Sénégal, mais aussi dans la sous-région. Il était notamment proche du président guinéen Alpha Condé. Sa démarche était surtout aussi panafricaine.

Ce matin, à l’hôpital principal de Dakar chacun avait une anecdote en marge de la cérémonie de levée de corps, sur les longues soirées de bouclage du journal, sur ses conseils, ses coups de gueule parfois, mais oubliés le lendemain, sur sa rigueur. Parmi tous les hommages, on peut citer celui du président Macky Sall, qui a salué sur Twitter « un journaliste chevronné, homme de consensus et de dialogue, de tous les combats pour la liberté et la démocratie. »

RFI

Crise au Mali: «La crédibilité de la Cédéao est en jeu», estime Alassane Ouattara

Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sont réunis, ce lundi 27 juillet, en sommet extraordinaire. Cette réunion par visio-conférence est présidée par le président du Niger, Mahamadou Issoufou, actuel président en exercice de la Cédéao. L’objectif est d’aider le Mali à sortir de la crise politique.

Un certain chefs d’Etat ont déjà pris la parole et d’une manière générale ils sont unanimes à dire qu’il faut une solution à la crise malienne. Pour le président Macky Sall du Sénégal, la Cédéao est dans son rôle de prévention des conflits et de sauvegarde de la paix dans l’espace des seize pays.

« La crédibilité de la Cédéao est en jeu dans cette crise », a déclaré pour sa part Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. « Nous sommes du côté du peuple malien, mais nous ne sommes pas du côté du désordre », a-t-il ajouté. Tout en acceptant les conclusions des médiateurs de la Cédéao, Alassane Ouattara a exigé la démission immédiate des 31 députés contestés par la population ou tout au moins leur suspension, l’élection d’un nouveau bureau de l’Assemblée nationale malienne et une Cour constitutionnelle recomposée.

Ibrahim Boubacar Keïta attaque directement l’imam Dicko

Par ailleurs, les chefs d’État à de l’institution régionale ont tous accepté le principe de sanctions ciblées contre tous ceux qui s’opposeront au retour de la stabilité du Mali. Quant au président malien, très attendu dans son intervention et soutenu par ses frères, il a eu des mots très durs à l’égard de son opposition et de l’imam Dicko. Selon Ibrahim Boubacar Keïta, le but de ces manifestations organisées par l’imam Dicko est de conduire à une transition dirigée par le célèbre marabout et qui devrait ouvrir la voie à un État islamique. Le présiddent malien ajoute : « C’est là, la rançon de guerre de l’imam Dicko, un crime impardonnable. »

Tout en dénonçant l’arrogance de l’imam Dicko vis-à-vis des chefs d’État de la Cédéao, Ibrahim Boubacar Keïta leur a parlé d’un coup d’État rampant des opposants. « L’imam Dicko est acculé, selon IBK. Il est sorti de sa tanière et son projet est dévoilé ». Enfin, le président malien a déclaré qu’il adhère aux conclusions du rapport de la Cédéao. La conférence doit se poursuivre désormais autour d’un débat entre les chefs d’État.

RFI

Covid-19/Mohamed Mara : « nous ne devons pas baisser la garde »

Cet autre témoignage nous est livré par Mohamed Mara, notre confrère de Hadafo médias. Il avait également séjourné à Donka pour des raisons de Covid-19. Ici, tout d’abord, il nous relate les rumeurs et autres appréhensions auxquelles son cas particulier avait donné lieu. Ensuite, même si la maladie est aujourd’hui en passe d’être maitrisée, notre confrère nous invite à maintenir la vigilance et à continuer à faire preuve de responsabilité, en observant les gestes barrières. Des gestes dont il dit d’ailleurs qu’ils sont une preuve d’amour « envers nous-mêmes et envers nos proches que nous protégerions ainsi ».

Depuis l’avènement du nouveau coronavirus et surtout en raison du contexte de méfiance qui sous-tend la crise politique en Guinée, on entend toutes sortes de rumeurs sur fond d’appréhensions autour du dépistage et de la prise en charge des cas avérés de Covid-19. Au point que beaucoup redouteraient encore de se soumettre au dépistage. Qu’est-ce que tout cela vous inspire et qu’auriez-vous envie de dire aux Guinéens ?

Je suis le cinquième du “collectif des Six contre la Covid-19” à être déclaré positif au coronavirus, le samedi 04 avril 2020. Il faut préciser que mon dépistage avait eu lieu cinq jours auparavant, soit le 31 mars. Dans un premier temps, seulement deux de mes collègues du même groupe médiatique, Moussa Yéro Bah et Aboubacar Dallo, avaient été déclarés positifs avant moi. Pourtant nous avions été dépistés le même jour, et mon résultat tardif avait suscité beaucoup d’émoi dans l’opinion. En réalité, c’est ma qualité de chroniqueur de l’émission « Les Grandes Gueules » qui inquiétait de nombreuses personnes.

Je rappelle que nous étions dans un contexte politique des plus délétères, puisque nous étions quelques jours après les graves violences post-électorales enregistrées en région forestière, et la Guinée était dans l’attente de la promulgation du nouveau texte constitutionnel du 22 mars.

Sur le plan personnel, il faut reconnaître que mon opposition farouche à l’adoption de ce texte m’avait valu bien des inimitiés et les menaces quant à ma sécurité n’étaient pas rares. Cette situation expliquait très probablement les suspicions qui pesaient sur la véracité du résultat de mon test à la COVID-19. De nombreuses personnes m’avaient appelé, mettant en doute ce résultat. Dans mon propre entourage, beaucoup craignaient que mon admission au centre de traitement de Donka ne fût un subterfuge que le gouvernement utilisait pour me museler ou au pire m’assassiner. Des journalistes de grande notoriété n’avaient pas hésité à se poser ouvertement des questions sur mon cas, et je devais sans cesse répondre au téléphone pour essayer d’expliquer à beaucoup de ces personnes que j’étais réellement malade et que j’avais besoin de soins. Cette situation était psychologiquement très difficile pour mes proches et moi, et j’image aussi pour le personnel de prise en charge médicale qui était déjà sous une forte pression à cause du nombre galopant de malades qui affluaient chaque jour. On avait déjà l’impression que les équipes étaient débordées, et les plaintes des malades devenaient nombreuses y compris dans les médias. Comme pour ne rien arranger, les premiers cas de décès ont été enregistrés surtout parmi de hautes personnalités du pays.

Désormais, une vraie psychose s’emparait du pays tout entier avec la déclaration d’un Etat d’urgence sanitaire. Je rappelle que le contexte politique était juste irrespirable et agrémentait le lit des suspicions et des rumeurs.

Pourtant, si les contaminations se multipliaient avec l’apparition des premiers cas à l’intérieur du pays, l’équipe des cliniciens maitrisait parfaitement la situation. J’ai constaté pendant mon séjour que les personnes qui avaient succombé étaient arrivées déjà très épuisées, avec des complications liées à l’âge ou à plusieurs facteurs de comorbidité. Malgré leurs nombres réduits, ces médecins, infirmiers et mêmes les techniciens de surface donnaient le maximum pour nous rassurer et nous soulager physiquement. J’étais de ceux qui avaient développé plusieurs symptômes. Que le dévouement et leur conscience professionnelle soient à jamais saluées.

Je tire de cette expérience que le déficit de communication rend propice la propagation des rumeurs avec son corollaire de réticence chez nos concitoyens qui hésitent à se faire dépister à temps, ou qui préfèrent se cacher au lieu d’aller se faire prendre en charge dans les centres de traitement. Malheureusement, les complications et les décès enregistrés concernent la plupart du temps cette catégorie de personnes.

Alors qu’on espérait en avoir fini avec la pandémie, de plus en plus on évoque les risques d’une nouvelle vague. La Guinée est-elle également exposée à ce risque et que faut-il faire pour l’éviter ?

Nous devons faire attention aux statistiques qui tombent chaque jour à l’ANSS (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire). Les chiffres actuels sont très encourageants et démontrent à suffisance que notre pays est dans la bonne voie pour en finir avec le virus maudit. Cependant, je crains que nous ne soyons réellement exposés à une nouvelle vague de contamination surtout dans l’arrière-pays. Les structures engagées dans la sensibilisation semblent lever le pied ces dernières semaines et il est presque devenu banal de rencontrer des Guinéens qui ignorent totalement les gestes barrières et le port du masque de protection en particulier.

Ceci m’inquiète, quand on sait que l’intérieur du pays ne dispose pas toujours de structures sanitaires fonctionnelles. Bien plus, les populations sont plus âgées dans ces localités avec ce que cela implique comme risques pour elles.  Nous ne devons pas baisser la garde dans la sensibilisation, ni ostraciser les guéris du la COVID-19 qui sont le témoignage vivant qu’on en guérit, je dirais même facilement, à condition qu’on soit pris en charge à temps.

Notre pays dispose de suffisamment de kits de dépistage aujourd’hui, et il serait presque irresponsable qu’on meure de ce mal juste parce qu’on a des appréhensions, alors que la maladie est de mieux en mieux cernée par nos experts nationaux et les renforts venus de l’étranger. Les équipes de prise en charge sont sur pied à toute heure du jour comme la nuit, il ne faut pas se cloitrer en espérant le miracle de la guérison quand les structures sanitaires sont aptes à nous prendre en charge.

Finalement, je dirais que le respect des gestes barrières et le dépistage sont en réalité un geste d’amour, envers nous-mêmes et envers nos proches que nous protégerions ainsi.

Mohamed Mara, Jouranliste

 

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