Elhadj Moussa Solano est désormais à la tête d’une plateforme dénommée ‘’ groupe d’action pour la Paix et l’Entente. Ce jeudi face à la presse l’ancien ministre est largement revenu sur sa position dans la vie politique guinéenne. « depuis 2015, je ne milite pas au sein du parti PUP, il y avait une contradiction entre les certains cadres et moi. Mais aujourd’hui nous avons lavé le linge sale en famille, tout cela a été rendu possible grâce au dialogue (…) », précise Elhadj Moussa Solano.
La crise sociopolitique que traverse la Guinée inquiète plus d’un. Pour trouver une solution définitive à cette crise l’ancien ministre El hadj Moussa SOLANO se fixe pour objectif un dialogue structuré s’appuyant sur un collège de personnalités .
Selon l’ancien ministre, l’objectif de cette plateforme est d’amener tous les acteurs socio-politiques autour d’une table de dialogue. Mais sur la question de savoir, si un jour cette plateforme pourrait être un parti politique . Il ( Moussa Solano Ndlr) affirme « est-ce que c’est interdite par la loi, pour le moment nous avions pour mission de faire le dialogue. Peut-être après cette mission si les membres veulent transformer la plateforme en parti politique rien ne les empêcheront (…) ».
Pour réussir cette mission le ‘’Groupe d’Action pour la Paix et l’Entente’’ compte sur l’appui d’un collège de personnalités. Selon Elhadj Moussa Solano ce collège de personnalité a un statut qui correspond à la mission qui leur est dévolue.
L’ancien ministre Elhadj Moussa Solano s’exprime « Je ne suis pas du PUP, je ne milite pas au sein du PUP, donc je ne suis ni opposant (…) »
« Faire la politique sans violence » c’est la mission que c’est assignée le Mouvement Vers l’Avenir
Le mouvement M.V.A se veut pour idéal de conscientiser la jeunesse guinéenne, il a officiellement lancer ses activités ce jeudi 20 août 2020 à la maison de la presse à Conakry. Le mouvement vers l’Avenir est un mouvement politique qui selon le dire de ces responsables souhaite inculquer aux jeunes de faire la politique autrement. Kémoko Daro Camara, président dudit mouvement rêve d’une politique sans violence.
« Nous voulons rassembler notre jeunesse au tour d’un idéal commun de rupture avec les vieilles pratiques qui ne répondent plus aux principes démocratiques actuelle. Nous voulons une jeunesse qui se vante de sa responsabilité et non celle qui se vend pour devenir victime. Nous voulons désormais la lutte des idées et non celle des muscles aucun Guinéen ne gagne sinon que perdre, aucun ne réussit, aucun ne rit sinon que pleurer aucun ne progresse sinon que régresser. Dans les jours à venir, nous lancerons une campagne de sensibilisation et de conscientisation de faire la politique autrement c’est-à-dire sans violence », explique le président du M.V.A
Amener la jeunesse vers la culture de la paix et la non-violence est l’une des ambitions du Mouvement Vers l’Avenir. Ce mouvement envisage aussi d’instruire aux jeunes, la liberté d’opinion.
« Nous voulons, à compter de ce jour une politique sans violence avec le strict respect de la diversité d’opinions et de la liberté du choix politique parce que quand il y a violence, c’est la jeunesse qui en paie de lourde tribu. Notre mouvement est décidé à aller partout dans le pays pour expliquer à la jeunesse guinéenne l’importance de prôner la paix, de pardonner et surtout de ne pas tomber dans le piège des politiciens qui les transforment en cobaye politique. Le mouvement vers l’avenir voudrait faire savoir que l’avenir de cette nation repose sur les jeunes que nous sommes, c’est pourquoi il faut immédiatement abandonner les attaques contre les édifices publics dans les manifestations car ils servent d’héritage pour nous futures générations politiques » a-t-il expliqué
Un collectif guinéen porte plainte en France contre Alpha Condé pour corruption
Une plainte a été déposée mardi 4 août au parquet national financier à Paris pour demander l’ouverture d’une enquête contre le chef de l’Etat guinéen Alpha Condé et certains membres de son entourage. Ils sont accusés par un collectif guinéen de corruption et prise illégale d’intérêt dans une opération minière de l’entreprise AMR.
Le collectif pour la transition en Guinée (CTG) à l’origine de cette plainte dénonce un enrichissement illicite, de corruption et de prise illégale d’intérêt dans une opération d’exploitation minière avec Alliance minière responsable (AMR) du français Romain Girbal. Ils visent Alpha Condé, mais pas seulement, certains membres de son entourage dont son fils Mohamed Condé et le ministre de la Défense Mohamed Diané sont cités.
« À l’occasion d’opérations exploitations minières et de cessions d’actifs autour de l’acquisition de la société AMR, il y a un certain montant faramineux qui a disparu notamment plus de 200 millions de dollars (170 millions d’euros), explique Ibrahim Sorel Keïta, porte-parole du CTG qui a porté plainte devant le parquet national financier à Paris. Cette somme s’est volatilisée. Nous accusons le président Alpha Condé, son fils Mohamed Condé, ses proches M. Mohamed Diané, ministre de la Défense et sa nièce d’avoir contribué par trafic d’influence voire de corruption à cette opération financière faramineuse. Cela a permis à cette société de faire une plus-value gigantesque au détriment des populations guinéennes, notamment au détriment des populations de Boké, qui est le poumon économique de la Guinée et qui se trouve être l’une des régions les pauvres de Guinée. Aujourd’hui, les populations ne profitent pas des recettes minières auxquelles elles ont droit qui ne profitent malheureusement qu’à un clan ! »
Concernant cette affaire, une enquête a été ouverte en 2015 contre Mohamed Condé, le fils du chef de l’Etat guinéen, afin d’identifier l’origine de certains de ses biens, notamment un luxueux appartement à Paris. Et cette enquête est toujours en cours. Plusieurs personnalités françaises sont citées dans cette affaire, l’ancien ministre Arnaud Montebourg, l’ancienne dirigeante d’Areva Anne Lauvergeon ou encore l’homme d’affaire Xavier Niel.
RFI
Les Burkinabè font leur bilan de 60 années d’indépendance
Difficile de résumer en quelques mots comment le pays a changé en 60 ans d’indépendance, mais les Burkinabè ont leur point de vue. Bilan en demi-teinte, même si la crise terroriste qui s’est emparée du pays ces dernières années l’a fortement assombri.
Le Burkina Faso a connu des changements remarquables après une période d’instabilité politique, selon Alassane Sombie, un septuagénaire : « Il a fallu la révolution d’abord pour ouvrir les voies. Les réalisations sont énormes. Le Burkina Faso est venu de très loin ».
C’est surtout au niveau de la liberté d’expression et au niveau politique que le pays a fait des avancées, souligne l’enseignant chercheur Serge Théophile Balima : « Le pluralisme médiatique s’est installé. On a conquis aussi des espaces de liberté, ce qui est tout à fait remarquable. Le fait d’avoir autorisé la création très facile de partis politiques. Et il faut dire aussi que ce qui a changé, c’est quand même le niveau de scolarisation qui a quand même suffisamment évolué, même si les déficites restent encore énorme ».
PubliciDes Burkinabè restent critiques
Dans plusieurs domaines, il reste des efforts à fournir, confie Soumane Touré, chef du Parti de l’indépendance du travail et de la justice : « L’attente des populations est grande aujourd’hui, surtout ces questions fondamentales de santé, de production, de l’autosuffisance alimentaire. On a tous un problème ».
Pour d’autres Burkinabè, leur pays a connu un véritable recul : « Nous avons régressé. Nous avons des frontières que nous n’arrivons plus à maitriser, notamment dans le Soum, dans le Yagha, à l’Est, au Nord. Si ça continue comme ça, ça nous inquiète ».
Selon le professeur Serge Théophile Balima, il faudra mettre l’accent sur la consciente citoyenne et la défense de certaines valeurs patriotiques dont le pays a besoin pour un développement harmonieux et durable.
RFI
Explosions à Beyrouth: la communauté internationale propose son aide au Liban
Alors que le Liban tente de gérer les dégâts de la double explosion survenue à Beyrouth mardi 4 août, des messages de soutien affluent du monde entier. Les dirigeants continuent à proposer l’envoi d’aide à ce pays, déjà ravagé par l’une des plus graves crises économiques de son histoire. Parmi eux, les États-Unis, le Qatar, la France, l’Iran… et même Israël, pays ennemi et avec lequel le Liban est officiellement en état de guerre.
Des scènes apocalyptiques règnent à Beyrouth mercredi 5 août, au lendemain de la double explosion qui a fait au moins 100 morts et 4 000 blessés, selon un bilan de la Croix-Rouge libanaise.
Alors que les secouristes tentaient de retrouver des victimes dans les ruines fumantes du port de Beyrouth, au milieu des immeubles éventrés, de nombreux pays ont exprimé leur solidarité avec le peuple libanais et offert leur aide aux autorités. Cela après que le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a lancé un « appel urgent à tous les pays amis et les pays frères ».
La France, l’ancienne puissance mandataire, a été parmi les premières à réagir, déclarant être aux « côtés du Liban ». Le président français Emmanuel Macron l’a promis dès mardi soir, un détachement de la sécurité civile (55 personnes, 15 tonnes de matériels) et six tonnes de matériel sanitaire, ainsi qu’une dizaine de médecins urgentistes seront acheminés dès mercredi par deux avions militaires, a précisé l’Élysée. Un poste sanitaire mobile est également prévu. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a pour sa part annoncé l’envoi d’un troisième avion d’assistance humanitaire mercredi pour Beyrouth. Le Premier ministre Jean Castex réunit ce mercredi à 16h l’ensemble des ministres concernés pour coordonner l’aide. Emmanuel Macron sera, lui, au Liban jeudi pour « rencontrer l’ensemble des acteurs politiques ».
Les États-Unis « prêts à aider »
« Les États-Unis se tiennent prêts à aider le Liban », a annoncé le président américain Donald Trump lors d’un point de presse à la Maison Blanche, quelques heures après l’explosion. Le milliardaire a toutefois ajouté que « cela ressemble à une terrible attaque ».
Pourtant, plusieurs responsables libanais, notamment la ministre de l’Information Manal Abdel Samad dans un entretien à RFI, semblent écarter la thèse d’un attentat.
Grand allié de Washington et des dirigeants sunnites libanais, l’Arabie saoudite a également proposé un envoi.
L’Iran a emboîté le pas. « L’Iran annonce qu’il est prêt à envoyer une aide médicale au Liban et propose également des soins pour les blessés et toute autre assistance médicale nécessaire », a déclaré le président Hassan Rohani, selon la télévision publique. Téhéran est le principal soutien du Hezbollah, parti politique et puissant groupe armé chiite incontournable sur la scène libanaise.
En état de guerre avec le Liban, Israël propose de l’aide
Plus étonnamment, Israël a exprimé sa solidarité avec le peuple libanais et offert son aide aux autorités. Ce pays est pourtant l’ennemi historique du Liban, avec qui il est officiellement en état de guerre. Cela n’a pourtant pas empêché l’État hébreu de proposer une « aide médicale humanitaire » à son voisin, explique notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil.
La démarche israélienne a tout d’abord été annoncée par les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, des postes occupés par des dirigeants de Bleu-blanc, mais elle a été reprise ensuite par le Premier ministre Benyamin Netanyahu.
« Nous partageons la souffrance du peuple libanais », a écrit sur Twitter le président israélien Reuven Rivlin. « Je transmets mes plus profondes condoléances aux habitants de Beyrouth », a pour sa part écrit le chef de l’opposition au Parlement, les deux s’adressant aux Libanais à la fois en anglais et en arabe.
Alors que les propositions d’aide affluent du monde entier, le Liban n’a pas encore formellement répondu à la proposition israélienne. Il est considéré peu probable qu’il accepte celle d’un pays avec lequel il interdit tout contact.
Le Qatar envoie des hôpitaux de campagne
Le président libanais Michel Aoun a aussi reçu un appel du président irakien, Barham Saleh, qui a assuré le Liban de la solidarité et offert de l’aider. Des pays du Golfe, dont certains ont des relations étroites avec le Liban en lui fournissant de l’aide financière, ont rendu hommage aux victimes. L’émir du Qatar a fait part de ses condoléances, selon l’agence de presse officielle QNA, qui a ajouté que des hôpitaux de campagne seraient envoyés au Liban.
Parmi les propositions, celle de Londres s’est également fait entendre : « Le Royaume-Uni est prêt à apporter son soutien de toutes les manières possibles, y compris aux ressortissants britanniques touchés », a tweeté le Premier ministre Boris Johnson. Des employés de l’ambassade britannique figurent parmi les blessés, mais leurs jours ne sont pas en danger.
Les explosions vont « augmenter la gravité de la crise » au Liban
Le Canada également fait preuve de solidarité. « On est prêts à vous aider », a réagi le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, sur Facebook et Twitter. « La Russie partage le chagrin du peuple libanais », a réagi le président russe, Vladimir Poutine, dans un télégramme de condoléances à son homologue libanais, Michel Aoun.
Pour le chef de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, les explosions « vont malheureusement exacerber les difficultés du Liban et augmenter la gravité de la crise […] traversée par le pays ».
(Avec AFP)
Aminata Touré la mairesse de Kaloum lance les premières épreuves de l’examen d’entrée en 7ème année
C’est dans l’école primaire de Tombo que la première responsable de la ville de Kaloum a lancé la première épreuve de l’examen d’entrée en secondaire ce lundi 05 Août 2020.
Pour la session 2020, 2127 candidats sont appelés à affronter l’examen d’entrée en 7e année dans ladite commune. 2070 dont 901 filles à l’enseignement général et 57 candidats dont 16 filles au niveau du franco-Arabe.
Noumoukè Dioubaté représentant du ministère de l’Éducation nationale a dans ces propos évoqué les dispositions prises pour la tenue des examens nationaux sans contracter la covid-19.
« Le mot d’ordre c’est tolérancé zéro comme les années précédentes. Pour ce qui est des dispositions d’ordre sanitaire, il y a les kits sanitaires un peu partout à partir de ça aussi nous avons tenu compte des raciaux élèves par salle de classe pour qu’il y est respect de distanciation sociale », a-t-il martelé.
Aminata Touré maire de la commune de Kaloum a dans son message prodigué des conseils aux candidats avant de lancer officiellement l’épreuve. Elle dira,« nous avons commencé par encourager les candidats, parce que ces jeunes sont l’espoir de la Guinée. C’est aussi la souhaitée très bonne chance, de passer ces examens dans la discipline sans la fraude qui est d’ailleurs impossible avec la distanciation sociale qui est très bien respectée, bon courage aux élèves ».
Pour des examens sans cov id19, les kits de lavage des mains étaient installés devant les salles et chaque élève portait sa bavette.
Il faut souligner que la commune de Kaloum compte 7 centres d’examens dont 1 à Kassa pour 148 surveillants.
5679 candidats affrontent l’examen d’entrée en 7ème Année dans la commune de Matam
Le maire de la commune de Matam à officiellement lancé les épreuves de l’examen d’entrée en secondaire ce mercredi au centre de l’école primaire Lanseboundji. Au total Cinq mille six cents soixante dix neufs mille (56 79) candidats sont appelés a affrontés les examens dans cette commune pour la session 2020, dont deux milles neuf cent quarante huit mille (2948) filles.
Les épreuves ont été lancées dans les 13 centres de la circonscription de Matam, les candidats ont été repartis dans 224 salles, qui seront surveillés par 4448 enseignants. Ces candidats assis avec des masques au nez ont été installés à 28 voir même 30 par salle, ils entament l’examen par l’épreuve de rédaction.
« Je lance un appel à l’endroit des élèves en vue de l’observation d’un comportement responsable durant ces moments, également je voudrais estimer ici toute notre reconnaissance aux immenses efforts du gouvernement (…). Sur ces mots je déclare officiellement lancer les examens nationaux session 2020», a souligné Seydouba Sacko maire de la commune de Matam.
Si bon nombre d’observateurs doutaient de la tenue des examens nationaux en cette période de crise sanitaire, Bakary Camara directeur communale de l’éducation de Ratoma est revenu sur les efforts du gouvernement malgré la pandémie de covid-19 qui frappe le monde. « Beaucoup de personnes doutaient de la capacité du MENA d’organiser les examens nationaux cette année. Beaucoup pensaient qu’on aurait fait une année blanche, mais les autorités ont rassuré les parents d’élèves en disant que l’année scolaire ira jusqu’à sa fin et c’est ce qui fut fait (…)» a fait savoir le directeur communal de l’éducation de Ratoma. Pour cette année, le département de l’éducation Nationale à procédé à la permutation des différents directeurs communaux, une première en Guinée. A noter que dans les centres que nous avons sillonnés, le respect de la distanciation sociale d’un mètre cinquante n’était pas respecté.

Togo: des médias révèlent des actes d’espionnages de la part des autorités
Au Togo, des religieux, des membres de la société civile et des opposants politiques ont été espionnés par les autorités, selon le journal français Le Monde et le quotidien britannique The Guardian. Les deux journaux affirment avoir identifié jusqu’à présent six Togolais dont les téléphones portables ont été infiltrés par le logiciel Pegasus, commercialisé par la société israélienne NSO Group.
Ce logiciel permet de géolocaliser une personne, de lire ses messages et mails, ou de prendre le contrôle de sa caméra et de son micro. Ces personnes expliquent avoir reçu un message d’alerte de la messagerie WhatsApp, pour les en informer.
David Dosseh est porte-parole de l’organisation Togo Debout. Il affirme ne pas avoir reçu ce type de message, mais avoir été informé par une ONG qu’il était sur écoute. Il n’est pas surpris, mais regrette que les ressources du pays soient employées dans ce cadre.
« Il y a environ un an que j’ai été contacté par une ONG internationale, basée en Europe, qui après vérification m’a confirmé que mon numéro de téléphone était effectivement sur écoute. En fait, je n’ai été qu’à moitié surpris parce que, au Togo, il est de notoriété publique que tout le monde peut être mis sur écoute. Mais savoir que le pouvoir pouvait dépenser autant de ressources, j’avoue quand même que cela m’a laissé perplexe. D’après ce qu’on m’apprend, ce sont des logiciels vraiment très puissants qui sont utilisés pour espionner les simples citoyens que nous sommes. Cela suppose beaucoup de ressources derrière. Pourquoi dépenser autant d’argent, ces ressources pouvaient certainement être utiles à autre chose, dans d’autres domaines comme la santé, comme l’éducation, comme l’agriculture, etc., des choses qui sont particulièrement en difficulté aujourd’hui au Togo ? », s’interroge David Dosseh.
RFI
Coronavirus: le Sénégal mise sur le tourisme local pour relancer l’économie
Au Sénégal, l’ambition du plan « Sénégal Émergent » était de se placer dans le top 5 des pays touristiques en Afrique en accueillant plus de trois millions de touristes par an à l’horizon 2023. Mais le Covid-19 étant passé par là, les hôtels et restaurants ont dû fermer durant plus de trois mois. Pour une relance des activités, les professionnels veulent promouvoir davantage le tourisme local et régional.
RFI
L’Espagne divisée entre applaudissements et indignation quant à l’exil de Juan Carlos
Après avoir annoncé lundi 3 août qu’il quitterait l’Espagne, le roi émérite Juan Carlos a suscité des réactions très controversées, bien que son avocat assure qu’il ne cherche pas à échapper à la justice. Accusé de corruption, l’ancien chef d’État a pris cette décision pour « faciliter l’exercice des fonctions » de son fils, l’actuel monarque Philippe VI. Alors que beaucoup saluent sa décision, jugeant que sa présence en Espagne « salit » la monarchie, d’autres crient « honte ! ».
En février 1981, le roi Juan Carlos avait réussir à avorter une tentative de Coup d’État militaire et à préserver la démocratie. 39 ans plus tard, en fuyant son pays, il rend à « un autre grand service à l’Espagne »et« protège par ce biais l’institution monarchique », défend l’éditorialiste Luis Maria Anson, dont l’opinion résume parfaitement le sentiment majoritaire à Madrid.
Juan Carlos est accusé d’avoir des comptes bancaires frauduleux dans des paradis fiscaux, et cette situation est intenable pour son fils Philippe VI, l’actuel monarque. Il lui fallait donc partir impérativement, souligne le quotidien El Mundo. Même le journal monarchiste ABC, qui l’a toujours défendu, estime que son départ vers une destination inconnue, possiblement le Portugal, est « la seule solution » pour préserver le règne de Philippe VI, car sa présence le « salit ».
Applaudissements pour ce départ, donc, notamment auprès des principaux partis politiques. Mais, pour certains, notamment nationalistes et la gauche radicale, il s’agit d’« une honte ». « C’est une véritable fuite », souligne le quotidien eldiario.es, se faisant l’écho du chef de file de Podemos Pablo Iglesias, qui parle d’« une attitude indigne d’un ex-chef d’État ».
Soulagement d’un roi émérite trublion d’un côté, indignation pour sa lâcheté et son exil de l’autre. Et ce même si, les avocats de Juan Carlos ont précisé qu’il resterait disponible pour la justice.
RFI
Le FNDC reporte la manifestation du 06 août à une date ultérieure
Le Front National Pour la Défense de la Constitution a, dans un communiqué rendu public ce mardi 04 août 2020, annoncé le report de la manifestation prévue le 06 aout pour une date ultérieure. Selon la coordination nationale du Front, ce report est dû à la tenue des examens scolaires.
Voici le Communiqué :
COMMUNIQUE N°125
En raison des examens scolaires, la Coordination Nationale du FNDC accède à la demande des citoyens en reportant la manifestation prévue le 06 août 2020 à une date ultérieure.
Soucieux du sort des enfants, des élèves dont l’avenir est hypothéqué par la politique destructrice de l’éducation nationale du régime d’Alpha Condé, le FNDCprivilégie l’intérêt de la future génération.
Pendant ce temps, le RPG et le Gouvernement profitent d’un calendrier scolaire politisé pour organiser des conciliabules en vue d’officialiser leur volonté de plonger le pays dans une crise profonde aux issues incertaines.
Plus que jamais déterminé à exiger le départ d’Alpha Condé afin de libérer notre pays, le FNDC appelle le peuple de Guinée à rester mobilisé contre le 3ème mandat et le coup d’État constitutionnel.
La date des prochaines manifestations prévues dans tout le pays sera annoncée dans un court délai.
Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !
Conakry, le 04 août 2020
Zimbabwe: réouverture de la Bourse après un mois d’arrêt
La Bourse du Zimbabwe rouvre ce lundi 3 août. Elle était fermée, depuis la fin du mois de juin, pour cause de spéculations présumées nuisibles à la devise nationale, le dollar zimbabwéen. Il a fallu attendre les conclusions d’une enquête menée sur ces présumées spéculations.
Les échanges reprennent sur la place financière de Harare, ce lundi, après plus d’un mois d’arrêt, mais certaines valeurs internationales restent interdites. C’est le cas de Old Mutual. Le géant britannique de l’assurance est en effet visé par une suspension prolongée.
L’unité de renseignement financier du pays d’Afrique australe lui reproche d’être à l’origine des spéculations qui ont fortement déstabilisé le dollar zimbabwéen. En cause, le « Old Mutual Implied Rate ».
Selon les enquêteurs, ce taux qui compare les valeurs de l’action Old Mutual à Londres et Harare, et qui permet ainsi d’estimer le taux de change entre le dollar zimbabwéen et les autres devises, a alimenté des pratiques frauduleuses sur les marchés parallèles, ce qui a conduit à une très forte dichotomie par rapport au marché officiel. Les conséquences se sont traduites, dans la vie quotidienne des Zimbabwéens, par la flambée des prix. Celui du pain a ainsi doublé et celui de l’essence triplé.
La réouverture de la Bourse de Harare ne met pas fin à la volatilité de la devise zimbabwéenne dont le comportement erratique est l’un des indicateurs importants de la grave crise économique que connaît le pays, depuis près de 20 ans.
Avant la fermeture de la Bourse, fin juin, le taux de change dollar américain par rapport à la devise locale, officiellement fixé à 57 dollars zimbabwéens, a dévissé jusqu’à 100, à cause des pratiques frauduleuses, selon le secrétaire à l’Information Nick Mangwana.
RFI
Coronavirus: l’état du monde face à la pandémie du 27 juillet au 2 août
Avec près de 1,8 million de cas supplémentaires recensés cette semaine, le bilan global approche des 18 millions d’individus touchés par le nouveau coronavirus à travers le monde. La maladie a causé la mort de plus de 685 000 personnes.
Partout ou presque, le virus a progressé, ou repris en intensité. Même les pays qui avaient réussi à imposer des règles très strictes en terme de confinement, réussissant à être épargnés, sont désormais touchés. Ainsi le Vietnam, qui n’avait pour l’instant déclaré aucun mort, a connu son premier décès cette semaine à Danang, où 80 000 touristes avaient été évacués en début de semaine.
Les retombées économiques de la crise se font ressentir, et les mauvais chiffres se sont accumulés. Les États-Unis, les plus touchés en terme de nombre de mort, avec plus de 154 000 décès, sont officiellement en récession, La plupart des États européens, comme l’Allemagne, qui accuse une sévère chute de son PIB au deuxième trimestre, sont dans le même cas. En France, c’est même à un plongeon historique auquel on assiste, avec 13,8% de baisse du PIB, selon l’Insee, soit plus que la moyenne de l’ensemble de l’eurozone, en recul de 12,1% (-11,9% pour toute l’Union européenne).
Les pays où l’épidémie se stabilise
Dans ce tableau morose, il y a néanmoins quelques raisons d’espérer.
Alors que la situation sanitaire en Guyane était jugée très préoccupante fin juin, l’épidémie semble s’être stabilisée, si bien que l’hôpital de campagne de la sécurité civile qui avait été mis en place à Cayenne a été démonté, n’ayant pas reçu de patient depuis le 24 juillet dernier.
Le Togo, dont le Conseil national scientifique enregistre également une « tendance à la stabilisation de l’évolution », a officiellement décidé de rouvrir ses frontières aériennes le samedi. Tous les passagers à destination du pays, seront « soumis au test PCR Covid-19, à l’exception des passagers en transit », précisent néanmoins les autorités. D’autres mesures de restrictions, comme le couvre-feu, la fermeture des églises et mosquées ont été levées. Les écoles et lycées ont partiellement rouvert. Officiellement, le pays a enregistré 967 cas de Covid-19, et 18 décès. D’autres pays de l’Afrique de l’Ouest ont également rouvert leurs frontières aériennes cette semaine, pour des raisons essentiellement économiques.
Au Chili, certaines communes du grand Santiago ont commencé leur déconfinement en raison de la stabilisation du nombre de nouveaux cas et de morts dans le pays. Certains d’entre eux étaient en quarantaine depuis mars. Les spécialistes, dont l’ordre des médecins, estiment néanmoins que cet assouplissement est prématuré.
Les pays où l’épidémie reprend
Mais ces exemples sont rares, ou très localisés, et la tendance globale est à la résurgence du nombre de cas un peu partout dans le monde. La diffusion de la maladie reprend dans certaines zones où elle avait reculé. Si le nombre de décès, d’hospitalisation, ou de placement en réanimation est globalement en baisse dans certains pays, les contaminations reprennent de plus belle, et inquiètent les autorités, qui imposent de nouvelles contraintes.
En Chine, le pays où tout a commencé, le nombre de cas est de nouveau en augmentation et a dépassé cette semaine pour la première fois depuis le 12 avril les 100 cas en 24 heures. Une majorité de ces nouvelles contaminations concernent la région autonome du Xinjiang. Si ces chiffres sont relativement peu élevés, l’évolution de la propagation à tout le pays inquiète les experts.
Face à une recrudescence de nouveaux cas, de nombreux pays, comme la Belgique ont de nouveau renforcé les mesures de distanciation dans les rassemblements publics ou privés, après avoir imposé le port du masque obligatoire « dans les endroits à forte fréquentation ». Face à la recrudescence du coronavirus, le royaume a placé des régions de six pays européens sur sa liste rouge des zones interdites pour ses ressortissants.
La Mayenne, en France, fait ainsi partie de ces régions prohibées pour les citoyens belges. Dans l’Hexagone, plusieurs villes ont également décidé d’imposer le port du masque à l’extérieur, comme à Lille, Saint-Malo, ou encore Biarritz. Le pays a connu sa première hausse du nombre de cas en réanimation depuis avril cette semaine, même si ce chiffre a de nouveau baissé par la suite. Le Royaume-Uni, qui reste le plus endeuillé d’Europe, avec près de 46 000 morts, a quant à lui décidé de reporter la seconde phase de son confinement, en raison d’une nouvelle flambée de cas positifs.
Hong Kong, qui connaît une nouvelle vague de contamination a ouvert un hôpital de campagne pour gérer l’afflux de patients contaminés. Plus de 100 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque jour. Les autorités ont imposé le port du masque obligatoire et rétabli des règles strictes de distanciation.
Mais c’est bien sûr vers les États-Unis que les regards sont tournés. Le pic de l’épidémie semblait avoir été atteint, mais depuis plusieurs semaines, la maladie se propage à nouveau. Cette semaine, la première puissance mondiale enregistre un nombre de cas supplémentaires quotidien supérieur à 1 200 (plus de 1 440 cas le 1er août). Selon la Maison Blanche, cette augmentation serait liée à un dépistage plus actif, mais le manque de tests commence justement à se faire sentir. Sur les 154 000 victimes du coronavirus dans le pays (la barre symbolique des 150 000 a été franchie cette semaine), plus de 25 000 sont mortes au mois de juillet, soit une augmentation de 20%. La hausse des contaminations est particulièrement visible dans les États du Sud et en Californie, où des citoyens s’opposent à un éventuel déconfinement.
En Allemagne, confrontée à une nouvelle hausse du nombre de cas déclarés positifs, quelque 17 000 manifestants (selon la police) se sont réunis au contraire, pour demander l’abandon du masque et des mesures restrictives. Au cri de « Bas les masques », « Pas de vaccination obligatoire », ou « Retour des libertés ! », les « anticorona » ont réclamé samedi 31 juillet à Berlin l’abolition des mesures contraignantes pour combattre le Covid-19.
Les pays où l’épidémie progresse
Pas d’embellie non plus en vue pour de nombreux États qui voient au contraire l’augmentation du nombre de cas s’accélérer.
C’est le cas du Mexique, devenu cette semaine le troisième pays le plus touché au monde en nombre de décès, avec près de 47 000 morts. Le pays a connu un nouveau record de contaminations samedi, avec 8 458 nouveaux cas comptabilisés en 24 heures. Néanmoins, ces chiffres sont à relativiser. Le ratio de morts par habitant étant toujours inférieur à de nombreux États européens (356,8 décès pour un million d’habitants, contre 450 pour un million en France, par exemple).
Avec plus de 69 000 nouveaux cas en 24 heures comptabilisés le 29 juillet, et plus de 90 000 décès (un chiffre largement sous-estimé, selon les observateurs), le Brésil s’impose comme le second pays le plus touché aux monde. Malgré ces statistiques glaçantes, le pays a décidé de rouvrir ses frontières aériennes, selon un décret publié au journal officiel. Bien qu’ayant lui-même été affecté par le virus, et que sa femme ait été déclarée positive cette semaine, le président Jair Bolsonaro rechigne toujours à imposer des mesures restrictives. Dans le pays, certaines décisions des autorités peuvent paraître étrange. Ainsi à Rio, la baignade est de nouveau autorisée, mais le bronzage interdit.
Aux Philippines, c’est un véritable cri d’alarme que les personnels soignants ont lancé à l’homme fort de Manille, le président Rodrigo Duterte. Dans une lettre ouverte, plus d’un million d’infirmiers et de médecins ont indiqué être en train de perdre la bataille contre le coronavirus. Faute de matériel, les personnels soignants sont particulièrement touchés par la maladie. Ils demandent notamment des mesures plus strictes de confinement dans la capitale. Le président a promis de répondre, mais il est peu probable qu’il accède à leurs demandes, pour des raisons économiques. Samedi, l’archipel a enregistré un nouveau record de 5 000 contaminations en 24 heures.
L’épidémie ne voit pas encore venir son pic non plus en Afrique du Sud, qui a indiqué avoir passé le cap des 500 000 cas recensés. Mais son président se félicite du faible taux de létalité du virus. Cinquième pays en nombre de cas, le pays n’est il est vrai classé que 36e en nombre de morts. Mais les experts estiment que le nombre de morts (8 150) est largement sous-estimé. L’Afrique du Sud a en effet enregistré une hausse de près de 60% du nombre total de décès naturels au cours des dernières semaines. Viennent en outre s’ajouter à cette crise de nombreuses polémiques et accusations de corruption.
Le Dr. Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des maladies infectieuses, a émis de sérieux doutes, ce vendredi 31 juillet, sur la fiabilité des vaccins en préparation en Russie et en Chine. Kevin Dietsch-Pool/Getty Images
L’info santé
La guerre des vaccins est déclarée, et elle ne fera pas quartier ! Près de 25 candidats au graal épidémiologique susceptibles de mettre un terme à la crise seraient aujourd’hui à l’étude à travers le monde selon l’OMS. Seuls quatre candidats vaccins sont au stade le plus avancé de « phase 3 », où l’efficacité est mesurée à grande échelle. Les enjeux sont économiques, bien sûr, les laboratoires cherchant à obtenir le plus rapidement possible une solution efficace et sûre. Les alliances se multiplient, et tous les coups sont permis pour être les premiers servis.
La Commission européenne a annoncé vendredi avoir réservé 300 millions de doses de la solution en préparation dans les laboratoires de Sanofi, au nom de ses 27 États membres. Le Royaume-Uni a lui précommandé 60 millions de doses. L’Union européenne a trouvé un accord avec les États-Unis pour attribuer 2 milliards d’euros afin de financer les recherches de Sanofi et GlaxoSmithKline (Sanofi-GSK). D’autres laboratoires, comme Pfizer, Johnson&Johnson et Astra Zeneca, ont quant à eux bénéficié de 6 milliards de dollars de la part des États-Unis dans le même but. La compagnie américaine Moderna, également subventionnée par le gouvernement américain semble avoir un coup d’avance et vient d’annoncer son passage en « phase 3 ».
La Russie, par la voix de son ministre de la Santé, s’est déclarée prête à passer à une production industrielle dès le mois d’octobre, l’institut Gamaleya de Moscou ayant officiellement terminé la phase d’essai. La Chine a quant à elle déjà commencé à inoculer sa solution à des militaires, alors même que la phase de tests n’était pas terminée.
Pour certains observateurs, cette course mondiale au vaccin a également un petit parfum de « guerre froide », qui n’est pas sans rappeler la « course aux étoiles » qui a opposé les États-Unis aux Russes dans la seconde moitié du XXe siècle. « Les Américains ont été étonnés quand ils ont entendu le signal du Spoutnik », le premier satellite artificiel lancé par l’URSS en 1957, a d’ailleurs déclaré Kirill Dmitriev, président d’un fonds souverain qui finance les recherches russes. « Avec le vaccin, ce sera la même chose. Nous serons les premiers ».
L’immunologue américain Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des maladies infectieuses, n’a d’ailleurs pas hésité cette semaine à émettre des doutes sur la fiabilité des vaccins développés en Russie et en Chine. Et comme pendant la guerre froide, il est à craindre que ce ne soient les pays à faible revenus qui fassent les frais de cette compétition.
Les infos insolites
Supporters… dans des chambres d’hôtel. Interdits de stade en raison du huis-clos lié au Covid-19, des centaines de fans chinois du Shangaï SIPG ont investi un hôtel jouxtant le stade de Kunshan (est de la Chine), et ont clairement manifesté leur ferveur. Selon eux, les joueurs les ont parfaitement entendus. Et pour cause : un fan du SIPG a été photographié en train de battre du tambour à la fenêtre de sa chambre. Au final, le Shangaï SIPG a nettement remporté la victoire 3-1. Selon certains, grâce à un doublé du Brésilien Ricardo Lopez, mais pour les supporters, c’est sûrement le 12e joueur qui a fait la différence, depuis les fenêtres du Sports International Hotel.
Le coronavirus, la cigogne et la bière bavaroise. En Bavière (Allemagne), une brasserie a dû suspendre sa production, après qu’une famille de cigognes blanches ait choisi sa cheminée pour installer son nid. Chaque année, les jeunes cigognes reviennent à la même place, pour faire leur nid. Le propriétaire attend que celui-ci soit construit et le fait monter sur une plateforme pour ne pas déranger la petite famille, tout en continuant son activité. Mais cette année, faute de confinement, pas de main d’œuvre ni d’outillage disponible. Et une fois les bébés cigognes nés, impossible de toucher au nid. La brasserie est donc au chômage technique, jusqu’à ce que les cigogneaux sachent voler et que l’on puisse à nouveau surélever le nid.
RFI



























































