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Examens d’entrée en 7ème 2020: 132.840 admis, soit 55,86%s de réussite (MEN-A)

Les résultats des examens du certificat de fin d’études élémentaires (CEE) ou examens d’entrée en 7ème session 2020, ont été réduit publics, sur toute l’étendue du territoire national ce lundi 24 août. Soit plus de deux semaines après lesdits examens.
Selon un statistique global publié, ce après-midi, sur la page Facebook du MEN-A (Ministère de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation), il y a eu au total 132.840 admis sur 260 790 candidats. Soit un taux de réussite de 55,86%.

Mali: la junte propose une transition de trois ans avec une direction militaire

Au terme d’un week-end de discussions, Cédéao et putschistes au pouvoir à Bamako sont d’accord pour tourner la page IBK. Mais les discussions doivent se poursuivre sur la transition de trois ans telle que proposée ce 24 août par les putschistes.

La junte, au pouvoir Mali depuis qu’elle a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita le 18 août, souhaite qu’un organe de transition dirigé par un militaire soit mis en place pour une période de trois ans, selon des sources internes à la junte et à la Cédéao. Des informations qui surviennent à l’issue de 48h de pourparlers avec l’organisation ouest-africaine, venue en délégation à Bamako, et les officiers du conseil nationale pour le salut du peuple.

« La junte a affirmé qu’elle souhaite faire une transition de trois ans pour revoir les fondements de l’État malien. Cette transition sera dirigée par un organe présidé par un militaire, qui sera en même temps chef de l’État » indique une source au sein de la délégation ouest-africaine à Bamako. Un responsable de la junte confirme « les trois ans de transition avec un président militaire et un gouvernement en majorité composé de militaires ».

Poursuite des discussions

Autre annonce majeure : les militaires du CNSP acceptent que le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta retourne à son domicile, ont indiqué dimanche soir des sources de la Cédéao et de la junte. « Et s’il souhaite voyager pour des soins, il n’y a pas de problème », a également indiqué la source de la Cédéao.

Quant à l’ancien Premier ministre Boubou Cissé, arrêté en même temps que le président Keïta et détenu dans le camp militaire de Kati, dans la banlieue de la capitale, « nous avons obtenu de la junte qu’elle accepte qu’il soit dans une résidence sécurisée à Bamako », a ajouté ce responsable ouest-africain.

Toutefois, les discussions vont se poursuivre ce lundi, la Cédéao voulant que la junte revoie sa copie. D’après nos informations, lors de ces négociations, le médiateur en chef de la Cédéao Goodluck Jonathan a lancé : « Regardez, nous avons essayé ça un moment au Nigeria, ça n’a pas marché. » Après la réunion celui-ci a déclaré : « Nous avons obtenu des compromis sur un certain nombre de points, mais sur tous les points de discussion. Nous ne voulons pas donner des informations partielles à la presse. On s’en tient à cela pour le moment. Notre préoccupation lors de ces négociations reste la même : trouver une issue heureuse qui puisse satisfaire tous les Maliens ». L’entourage du médiateur ne le cache pas, il faut une transition beaucoup plus courte. Ce mercredi 26 août, les chefs d’État de la Cédéao vont se réunir par visioconférence pour décider de la suite, avec deux options au choix : alléger les sanctions que l’organisation a imposé juste après le coup d’État ou bien les durcir s’ils estiment que la junte ne donne pas assez de gages de bonne volonté.

RFI

Alexeï Navalny présente «des traces d’empoisonnement» selon ses médecins allemands

L’opposant russe Alexeï Navalny, hospitalisé dans le coma à Berlin, présente des « traces d’empoisonnement », a annoncé lundi l’hôpital berlinois de la Charité où il a été admis ce week-end après son transfert de Sibérie. « L’issue de la maladie reste incertaine » et des séquelles à long terme, « en particulier dans le domaine du système nerveux, ne peuvent être exclues à ce stade » ajoute dans un communiqué l’hôpital, un des plus réputés au monde.

« Les résultats cliniques indiquent une intoxication par une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase » indique l’hôpital berlinois de la Charité. Cette enzyme est susceptible d’être utilisée, à faible dose, contre la maladie d’Alzheimer. Mais en fonction des dosages la substance peut aussi devenir dangereuse. Le poison spécifique « n’a pas encore été identifié et une nouvelle analyse de grande envergure a été lancée », prévient-il.

Avant que ces informations ne soient rendues publiques, le porte-parole de la chancelière Merkel avait abandonné sa prudence habituelle, en déclarant : « On peut dire avec une quasi-certitude qu’il y a eu une attaque par empoisonnement ». Une analyse qui explique la décision du gouvernement de placer l’opposant russe sous protection à l’hôpital, relate notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

« L’issue de la maladie reste incertaine » et des séquelles à long terme, « en particulier dans le domaine du système nerveux, ne peuvent être exclues à ce stade », ajoute l’établissement berlinois, un des plus réputés au monde.

Alexeï Navalny a été évacué samedi matin vers Berlin dans un jet privé affrété par une ONG allemande, au terme d’une journée de bras de fer entre sa famille et les médecins russes, qui ont d’abord affirmé que son état était trop instable, avant de donner leur feu vert. Il « se trouve dans une unité de soins intensifs et il est toujours dans un coma artificiel », précise l’hôpital, « son état de santé est grave, mais sa vie n’est pas en danger ». Les médecins berlinois ont examiné le patient « de manière approfondie ».

L’opposant numéro un au régime de Vladimir Poutine est traité avec un antidote, assure l’hôpital. Les médecins russes qui l’ont pris en charge en Sibérie jusqu’à samedi assuraient eux ne pas avoir trouvé de trace d’empoisonnement.
(Avec Afp)

La situation sanitaire, Sidya Touré à Alpha Condé « Alpha s’en fout de savoir qu’est-ce que les Guinéens vont devenir (…) »

Le premier responsable du parti de l’UFR arrivé ce lundi 24 août, était en conclave avec la presse, il a au cours de cette rencontre, il (Sidya Touré Ndlr) a profité pour parler de la situation sanitaire du pays. La question sur le rassemblement des militants de la mouvance ces derniers temps en cette période de crise sanitaire dans le pays, le leader de l’UFR évoque : « Je suis l’un des premiers leaders à faire une déclaration que l’épidémie a commencée et qu’il s’agit d’être prudent. On n’était pas encore arrivé au stade pandémique. Et dès le 14 mars nous avons arrêté les assemblées générales de samedi à notre siège. Mais eux ils ont continué.

Alpha s’en fout de savoir qu’est-ce que les Guinéens vont devenir. Ce qu’il veut, c’est simplement qu’on puisse aller dans le sens de ce que lui il souhaite pour lui. Ce n’est même pas pour la Guinée, ni pour le RPG, c’est pour lui-même. C’est pourquoi quand vous allez dans ces rassemblements-là, vous voyez plus des responsables du RPG, ce qui fait le management, ce sont eux qui organisent aujourd’hui les rassemblements du RPG. Vous cherchez les vrais responsables du RPG vous ne les voyez pas ».

 

L’UFR participera-t-elle à l’élection présidentielle du18 octobre ? Sidya Touré donne la position de son parti

Après un séjour de quarante un jour passé entre la Côte d’Ivoire et la France, le président du parti de l’Union des Forces Républicaines a regagné son pays ce lundi 24 août dans les environs de 15 h. Il a été accueilli par ses militants dans sa résidence située à la minière dans la commune de Dixinn. À peine arrivé, Sidya Touré s’est exprimé sur la position de son parti face à l’élection présidentielle du 18 octobre prochain, selon lui « la position du parti reste inchangeable et nos décisions restent maintenues(…) ».

Sidya Touré va poursuivre en ces termes « M. Alpha Condé continue de s’entêter même si on fait des meetings ratés, je ne sais pas comment, des réunions pour déclarer des choses qui ne se déclarent pas et comme toujours depuis dix ans l’objectif est toujours éliminer l’UFR.

 Quand on prend, on donne un peu d’argent pour cela, on a des gens qui arrivent par centaines. Donc honnêtement nous ne nous sentons pas concernés par tout cela. Ce que je veux vous dire avec le FNDC nous allons continuer le combat contre le troisième mandat et cintre le fait que Alpha Condé puisse s’installer au pouvoir pour la vie. Ça c’est absolu. Notre décision elle est là, on n’a pas changé encore (…).

On prendra le temps de convoquer une réunion du conseil politique à partir de demain ensuite je verrai les jeunes et les femmes pour qu’on parle de la situation actuelle du pays et pour dire qu’est-ce que nous allons envisager pour les jours et les semaines à venir.

Dans le cadre du FNDC on avait prévu que nous ne participions pas aux élections. Nous refusons la modification constitutionnelle et nous refusons le troisième mandat, nous ne reconnaissons pas l’assemblée qui est complètement le bureau politique du RPG arc-en-ciel. Quel est l’élément nouveau qui a changé cette position?

Quand le problème se posera on apportera les solutions ».

Le président de l’UFR, répondant à la question du report de l’élection présidentielle qui doit se tenir au mois d’octobre prochain par la CENI, il affirme « Un report de quelle élection ? Nous ne nous croyons pas à ces élections. Ceux en qui nous nous croyons, c’est la dissolution de l’assemblée, et le fait que quelqu’un qui a dit-il voter une constitution et qui après a pris un crayon et une gomme pour modifier les articles et publier son nouveau texte. On est plus un État, il faut être sérieux quoi(…) ».

Présidentielle : 38 partis politiques compte faire une alliance pour désigner un candidat unique

La Convergence des Acteurs pour la Relève Politique (CARP), c’est le nom d’une plateforme qui vient d’être mise en place par des acteurs politiques. Elle rassemble 38 partis politiques qui se sont fixés pour objectif d’unir leurs forces, afin de présenter un candidat unique à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Ils l’ont fait savoir ce samedi 22 août, au cours d’une conférence à la maison de la presse de Conakry. L’honorable Dr Ibrahima Sory Diallo, porte-parole de la CARP, explique, « Cette convergence a pour objectif d’élire un candidat unique. Et nous avons tenu à cette convergence parce que les partis politiques aujourd’hui qui sont autour de cette convergence sont témoins de l’histoire. Il faut faire la rupture comme l’avait dit Docteur Faya de par le passé.  Il faut faire la rupture avec ces anciennes habitudes, il faut essayer à partir de ses élections 2020 en octobre de trouver un président qui va permettre à l’émergence  de la classe politique jeune à arriver au pouvoir dans les environs de 2025. Vous n’êtes pas sans savoir que lorsque nous allons élire notre président à la fin des élections de 2020, il sera un président qui va conduire cette nation jusqu’à 2026 et qui va permettre maintenant à la Guinée de connaître chaque fois un ancien, et nous allons respecter alternance dans ce pays ».

Le porte-parole a indiqué qu’une convention est prévue le dimanche 30 août, pour désigner le candidat qui devrait leurs représenter.

CTG/Communiqué : « Nous déclarerons l’ouverture d’une Transition à l’instant même où Monsieur Alpha Condé annoncera sa candidature »

Ce vendredi 21 août 2020, les représentants des mouvements suivants : CTG, FNDC France, Troisième Dynamique, MUGFAG, SOS Racisme, Maison de l’Afrique, coalition de la diaspora guinéenne et autres personnalités se sont réunis à l’Antenne Flandre à Paris, pour évoquer la situation politique en Guinée et les actions à mener face au projet de Présidence à Vie de monsieur Alpha Condé.
Les informations dont nous disposons pour l’heure tendent à confirmer que Monsieur Alpha Condé va se déclarer candidat à la farce d’élection prévue le 18 octobre prochain pour briguer un 3ème mandat.
Nous demandons à tous les leaders politiques de s’opposer à cette mascarade électorale.
Nous mettons en garde Monsieur Alpha Condé et son clan, contre ce projet funeste qui risque de plonger notre pays déjà mal en point dans le chaos.
En tout état de cause, sa déclaration de candidature n’aura, à notre sens, aucune autre signification que la fin officielle de sa légitimité de Président de la République.

Ainsi, nous déclarerons l’ouverture d’une Transition à l’instant même où Monsieur Alpha Condé annoncera sa candidature.
On ne passe pas d’un coup de la Dictature à la Démocratie et les élections ne peuvent avoir lieu sans un total assainissement de leurs conditions d’organisation.

La transition est donc incontournable.
Elle sera mise en œuvre par un Conseil Supérieur de la Transition dont la composition sera connue dans les prochains jours.
Le CTG et l’ensemble des participants invitent le peuple de Guinée seul détenteur de la Souveraineté à se mobiliser comme un seul homme pour soutenir la transition, et refuser par tous les moyens qu’Alpha Condé et son clan prennent notre pays en otage.

Téléphone : +337 52 45 20 53

Ibrahime Sorel KEITA/Souleymane DIALLO

 

Finale de la Ligue des champions: le PSG pourra t-il vaincre le Bayern ?

Le Paris Saint-Germain n’est plus qu’à une marche de son premier sacre en Ligue des champions. Mais ce dimanche 23 août, les Parisiens devront battre le Bayern Munich, monstre européen, en course pour l’obtention d’une sixième Coupe aux grandes oreilles.

Il y a d’un côté l’ambitieux PSG, qui vise la première Ligue des champions de son histoire, et de l’autre le Bayern Munich, quintuple lauréat et dernier représentant de l’aristocratie du football continental. À Lisbonne dimanche soir, la finale s’annonce palpitante pour ce duel franco-allemand.

Pour Paris, ce sera l’occasion de prouver que les millions d’euros dépensés depuis l’arrivée des Qataris en valaient la peine. Comme cet achat démesuré de la star Neymar dont le transfert est évalué à 222 M€. Après une décennie d’investissements massifs dans foot français, les investisseurs du Qatar attendent la deuxième étoile depuis le sacre de Marseille en 1993.

Le retour des blessés ?

Avec une victoire sur le fil contre l’Atalanta Bergame (2-1), les coéquipiers de Marquinhos ont fait étalage de leur force collective contre Leipzig (3-0) en demi-finale. Et après avoir perdu coup sur coup sur blessure Layvin Kurzawa, Verratti, Keylor Navas et Idrissa Gueye, les nouvelles sont rassurantes quant à leur possible participation en finale.

Marco Verratti, milieu de terrain présent dans l’effectif depuis 2012 va « tout faire » pour disputer la première finale de Ligue des champions de l’histoire du club français. Entré en jeu à la 83e minute contre Leipzig après avoir déclaré forfait en quarts, l’Italien a assuré qu’il allait « mieux », jeudi, lors d’un point-presse en visioconférence depuis l’hôtel lisboète du PSG. « C’est une sensation incroyable d’être en finale. Cela fait huit ans que je suis ici. C’était dur avant, c’est normal parce qu’en Ligue des champions, c’est toujours comme ça. Cette année, jusqu’à maintenant, on a eu un parcours incroyable. Maintenant il nous reste 90 minutes, les plus importantes de notre carrière de footballeur et de l’histoire du club », dit-il.

L’heure de Neymar ?

Lors de cette finale, il y aura aussi Neymar contre Robert Lewandowski pour le statut symbolique de meilleur joueur du monde. Le Brésilien est désormais en très grande forme, lui qui avait vécu de gros pépins physiques les deux précédentes saisons. En 2019, il avait manqué notamment le huitième de finale de Ligue des champions face à Manchester United qui voyait le club de la capitale échouer pour la troisième saison consécutive à ce stade de la compétition.

Il y aura aussi les retrouvailles de Kylian Mbappé avec ses coéquipiers champions du monde Kingsley Coman, formé à Paris et désormais dans l’effectif du club bavarois. Ce sera aussi la première du coach parisien Thomas Tuchel, novice à ce stade de la compétition. « Tuchel fait du super boulot à Paris. Son équipe tourne très bien, il fait un travail exceptionnel. Je me réjouis de le voir ce dimanche », a complimenté son homologue Flick, après la victoire du Bayern contre Lyon. « Paris a une attaque avec de grands noms. Il y a toujours beaucoup de buts avec le Bayern et le PSG. Deux grandes équipes dans cette finale, ça fait plaisir aux téléspectateurs. Nous, nous nous réjouissons beaucoup de cette finale », témoigne de son côté le gardien du Bayern Manuel Neuer.

Le Bayern Munich à la recherche du sixième sacre !

Après avoir piétiné le FC Barcelone en quarts de finale (8-2), Munich a laissé entrevoir quelques rares faiblesses contre Lyon (3-0), qui s’est procuré des occasions franches en jouant dans le dos de la défense. Ce pourrait-être un avantage pour les Parisiens avec la vitesse éclair de Kylian Mbappé et les passes millimétrées de Neymar en transition ?

« On a regardé le match tous ensemble. C’est une équipe très forte, très physique, avec des joueurs de qualité. Ils ont l’habitude de jouer ce type de matches. Ils méritent d’être là », commente Marco Verratti. Buteur en quarts et en demies, Marquinhos espère lui récidiver en finale. « On est là pour marquer l’histoire, on a déjà fait un grand pas il en reste un à faire », confie le défenseur qui évolue à Paris depuis 2013.

Depuis la création de Ligue des champions en 1955, le Bayern Munich fondé en 1900 a déjà disputé dix finales de C1. S’il remportait la 11e dimanche contre Paris, le club bavarois pourrait rejoindre Liverpool avec six titres. La dernière Ligue des champions remportée par Munich remonte à 2013 avec notamment Manuel Neuer, Thomas Müller, Jérôme Boateng, David Alaba et Javi Martinez… tous encore là en 2020 ! Le Bayern reste le grand favori de cette finale et Paris sera bel et bien à la recherche de l’exploit.

RFI

Mali: la délégation de la Cédéao a rencontré la junte et IBK

La capitale malienne accueille une nouvelle mission de la Cédéao, après la démission forcée du président Ibrahim Boubacar Keïta, chassé du pouvoir, mardi 18 août, par les militaires, et trois ans avant la fin de son second mandat.

La délégation de l’organisation ouest-africaine est conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan. Il revient ainsi au Mali, après l’échec de sa médiation dans la fronde du M5 contre le président Keïta, avant l’éviction du pouvoir de ce dernier.

Cette délégation de la Cédéao a plusieurs rendez-vous, à commencer par celui de ce samedi avec une délégation de la junte, à savoir les membres du Comité national pour le salut du peuple qui ont pris le pouvoir.

Ensuite, en début de soirée, la délégation rend visite à près d’une vingtaine de détenus. Parmi eux, le président Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre, Boubou Cissé.

Les discussions vont se poursuivre demain dimanche, notamment avec un entretien avec les membres de la Cour constitutionnelle du Mali. La junte, en effet, n’a pas suspendu la Constitution malienne.

Contacts avec la junte

Le représentant de la Cédéao au Mali a déjà engagé des contacts avec la junte et il aura peut-être préparé le terrain aux pourparlers que va conduire Goodluck Jonathan. La rencontre a eu effectivement lieu hier, vendredi, et d’après nos informations la junte confirme: la rencontre avec le représentant de la Cédéao à Bamako, Hamidou Boly, s’est bien passée. La junte accepte d’accueillir à bras ouverts la délégation attendue.

Par ailleurs, les militaires qui ont pris le pouvoir montrent quand même des signes d’ouverture. Ils comprennent les condamnations de principe et puis, dans la sous-région, on commence à dire qu’il faut chercher une solution pacifique.

Par exemple ce samedi matin, un diplomate nous confiait que des pays importants comme la Côte d’Ivoire ont certes fermement condamné le coup d’État mais que le président Alassane Ouattara n’est pas contre le Mali, n’est pas contre les Maliens, et qu’avec ses paires, il aidera à faire ce qui est bien pour ce pays frère. Donc, tout le monde finalement semble souhaiter une solution pacifique.

RFI

Coup d’État au Mali: quelques divergences à la Cédéao durant le sommet virtuel

À la suite de leur sommet virtuel, les présidents des États membres de la Cédéao condamnent fermement le putsch des militaires au Mali, et demandent « le rétablissement immédiat du président Ibrahim Boubacar Keita » au pouvoir. Pourtant, l’union affichée du communiqué de l’organisation régionale ouest-africaine cache certaines divergences.

D’après plusieurs personnalités hauts placées en Afrique de l’Ouest, certaines divergences se sont fait ressentir notamment au niveau des sanctions économiques annoncées par la Cédéao.

Pendant le sommet virtuel, deux positions différentes ont été défendues : d’abord celle en faveur de sanctions très fermes, soutenue notamment par la Guinée et la Côte d’Ivoire, qui a déjà commencé à appliquer ces sanctions économiques. Le président Alassane Ouattara aurait également évoqué la question de la Cour pénale internationale contre les putschistes. L’objectif de cette position très stricte est de décourager toute tentative de coup d’État, au Mali et ailleurs.

Burkina Faso et Sénégal pour des mesures plus modérés

Et si cet objectif est défendu par tous les membres de la Cédéao, d’autres ont plaidé pour des mesures plus modérées. Le Burkina Faso et le Sénégal ont exprimé leur crainte de compliquer encore plus la situation en asphyxiant économiquement le Mali par des sanctions trop sévères.

D’autres enjeux ont compté dans la balance : l’impact sur la lutte contre les groupes armés comme avec la question du carburant pour les militaires a été posée. Le Burkina Faso, qui partage 1 300 km de frontières avec le Mali, s’inquiète de l’approvisionnement de l’armée malienne pour combattre les groupes armés. Alors pour éviter que la lutte contre le terrorisme ne soit mise à mal par des sanctions économiques, le pétrole n’est pas concerné par l’arrêt des transactions économiques et la fermeture des frontières avec le Mali.

Et ce n’est pas la seule exception : il en est de même pour les produits de première nécessité, pour l’électricité, pour les médicaments et autre équipement de lutte contre le Covid-19.

Un autre sommet de la Cédéao doit se tenir la semaine prochaine.

RFI

Rassemblement du M5 à Bamako pour «fêter la victoire du peuple malien»

Le M5 pris de court par le coup d’État rassemble ses partisans place de l’Indépendance à Bamako pour « fêter la victoire du peuple malien ». Sur cette même place, le mouvement de protestation depuis juin, avait réuni à plusieurs reprises des dizaines de milliers de personnes contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta.

Sur la place de l’Indépendance, à midi la chanson « Vive l’armée malienne » résonne déjà en fond, alors que la grande prière n’est pas finie et que de nombreux manifestants sont toujours attendus, raconte notre correspondant à Bamako, Sory Ibrahim. Il y a quand même quelques dizaines de personnes présentes sur la place, devenue symbole de la contestation au régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. L’opposition s’y est déjà réunie plusieurs fois depuis le début de la grogne contre IBK. Parmi les personnes présentes, des membres du M5 – RFP qui a organisé le mouvement pendant plusieurs mois.

Des slogans pro-armée

Les installations sont déjà terminées, la sonorisation notamment pour fêter la victoire du peuple. La tribune pour les leaders du mouvement est en place et les banderoles sont déjà attachées un peu partout. On peut y lire « Soutien aux forces armées maliennes ». « Nous sommes avec les Fama [Forces armées maliennes ndlr] » ou « Libérez Soumaila Cissé », cet opposant enlevé depuis le 25 mars dernier et dont nous sommes toujours sans nouvelles.

Parmi les Maliens déjà présents beaucoup ont réagi par rapport aux sanctions de la Cédéao qui pèsent actuellement sur le Mali, alors qu’une délégation est attendue dans la capitale malienne samedi avec l’ancien président du Nigeria à sa tête, Goodluck Jonathan. Beaucoup ne redoutent pas les sanctions de la Cédéao car selon eux, le régime IBK a permis « d’endurcir leur carapace » sur le plan économique. Il y en a d’autres par contre qui craignent que le Mali ne puisse pas supporter les sanctions de l’organisation sous-régionale. Certains finalement pensent que ces sanctions vont affecter plus généralement la sous-région.

La junte près à recevoir la Cédéao

De son côté, la junte au pouvoir accepte de recevoir la délégation de la Cédéao, précise notre correspondant à Bamako, Serge Daniel. Ce vendredi, pendant près d’une heure, le représentant de la Cédéao à Bamako, le Dr. Hamidou Boly, a rencontré la junte qui est disposée à évoquer les solutions de sortie de crise avec l’institution sous-régionale.

Le RAJGUI présente un rapport sur l’accès des élèves et étudiants aux structures sanitaires

Le Réseau-Afrique-Jeunesse de Guinée (RAJGUI) a au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée ce vendredi 21 août, à la maison de la presse a présenté leur rapport d’enquête sur l’accès des élèves et étudiants aux structures sanitaires du pays. Ce projet d’enquête a été réalisé dans un espace de six jours, sur un financement à hauteur d’un milliard de francs guinéens.

 

Voici l’extrait du rapport :

 

Suite aux diffërents entretiens, le constat global ressort le faible accès des jeunes aux soins de santé de qualité. De façon spécifique, les constats ci-après ont étéé observés :

 

L’existence d’un service de santé au niveau de la structure concernée.

 

Dans les établissements secondaires, de façon globale il n’y a ni une infirmerie, ni un cahier de visite médicale permettant aux élèves de se soigner ou pour faciliter leur accès à des soins de santé de qualité dans une structure de santé, à l’exception de quelques établissements où il existe le cahier de visites médicales mais moins utilisé par les élèves par faute d’information et parfois par la négligence des élèves qui préfère se faire soigner par les parents.

 

Contrairement aux établissements secondaires, dans les Universités, Instituts et certaines maisons d’arrêts. il existe une infirmerie mais sous équipée. Il faut egalement remarquer un manque de personnel médical qualifié, une insuffisance de matériel, souvent des ruptures de médicaments et dans un état d’abandon avec une dégradation très poussées.

 

Dans certains Instituts supérieurs d’enseignements/Universités, il y a l’existence de locaux réservés à cet effet mais non fonctionnels.

 

Les services existants, notanment ceuE gratuits et payants Peu de services existent au niveau des infirmeries universitaires et dans les maisons de détention. Spécifiquement, il s’agit des soins de premier secourscomme le traitement du paludisme, de la diarrhée, de la constipation et quelques cas de fatigue générale. Les cas graves sont réfërés dans les centres de santé et même dans les hopitaux.

 

Au niveau des structures de santé, il existe plusieurs services: CPC, CPN, PEV, LABO, point de vente, PF, maternité et…. ; cependant, ils restent meconnus des citoyens

 

 

Dans les intirmeries universitaires et maison d arrer, le peu de service existant est gratuit.

 

Au niveau des centres de sante, certains sont payant comme: CPC, labo, point de vente, infections respiratoires et diarrhée, et d’autres sont non payants comme: CPN, PEV, Nutrition, tests de dépistages du VIH-SIDA. En outre, il y a insuftisance du personnel qualitie, de matériels et des médicaments.

 

Le taur de fréquentation ainsi que l’existence d’une prise en charge des jeunes.

 

Les taux de fréquentation sont relativement faibles selon les personnes rencontrées. II n’y avait pas de statistiques fiables. Globalement nous avons retenu un taux qui varie entre 10 à 40 % suivant les estimations sur le terrain.

 

Les causes de cette faible fréquentation seraient dues aux préjugés sur le faible niveau de formation des prestataires et le coût élevé des sOins, la meconnaiSsance des services existants surtout ceux gratuits, le manque de satistaction des jeunes, le manque de confiance, la faible qualité et insuffisance d’équipement dans les structures sanitaires

 

ll n’ya pas de prise en charge effective des jeunes, cependant, par endroit, les autorites universitaires à travers leur fonctionnement parviennent à prendre quelques cas graves nécessitant les interventions chirurgicales. Ceci pour les produits disponibles à P’hôpital régional. Et d’ailleurs pour bénéficier de cette prise en charge, les procedures restent trés longues et quelques fois n’aboutissent pas.

 

Aussi, en milieu carceral, nous avons notė que par endroit, les jeunes détenus bénéficient régulièrement d’appuis personnels des autorités judiciaires et penitentiaires (procureur et regisseur) en termes de moyens de déplacement et argent en nature pour des petits soins.

 

Nous avons également noté l’existence d’une convention de prise en charge de détenus à hauteur de 50 % entre le Ministère de la santé et celui de la justice qui n’est pas toujours appliquée.

 

Les maladies les plus fréquentes chez les jeunes sont Généralement les méme types de maladies qui ont été identifiées dans les différentes localités, il s’agit entre autres de: les parasitoses, l’infection bucco-dentaire, le palucisme, la fievre typhoide, les IST/VIH/SIDA, les maux de ventre, le rhumatisme,

 

 

 

Recommandations…

 

Construire et équiper des infirmeries modernes au niveau de tous les grands établissements scolaires, universitaires et dans toutes les maisons d’arrêts du pays;

 

Réinstituer les visites médicales au niveau de tous les établissements d’enseignements

 

Doter ces structures en personnels soignants qualifiés et en médicaments suffisants;

 

Entretenir et éviter les ruptures de médicaments dans les infirmeries existantes Créer un corps médecin spécialisé dans l’administration pénitencière au niveau de toutes les maisons de fortes concentration de détenus ;

 

Assurer la prise en charge effective des détenus référés, les élèves, les étudiants ainsi que leurs encadreurs;

 

Renforcer les capacités du personnel so1gnant des centres de santé et des infirmeries universitaires et ceux des maisons d’arrèts;

 

Faire la cartographie des centres de santé communautaires et infirmeries en relation avec la santé scolaire et universitaire du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA);

 

Assurer le suivi régulier et constant de l’état de santé des jeunes élèves, étudiants et ceux en conflits avec la loi

 

Etoffer le nombre de personnels soignants dans les centres de santé et des infimeries universitaires et ceux des maisons d’arrêts

 

 

 

Conclusion…

 

Ces visites conjointes ont touchées 181 personnes dont 61 femmes et ont permis de faire l’état des lieux de l’accès des élèves et étudiants aux structures de santé, de noter les forces, les

 

faiblesses et toutes autres difficultés constatées sur le terrain empêchant l’accès des jeunes

 

particulièrement les élėves et étudiants à des soins de santé. Aussi, elles ont permis de proposer des mesures correctives et formuler des recommandations pour lever les contraintes et les faiblesses identifiées, empêchant l’accès des jeunes particulièrement les élèves et étudiants à des soins de sante.

 

Il faut noter que les données collectées au cours de ces visites conjointes vont permettra à l’ONG RAJGUI de faire un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour la mise en place d’un système de santé moderne qui permettra aux jeunes d’accéder facilement aux soins de santé de qualité »

 

Mali: la junte s’entretient avec les partis proches d’IBK, l’opposition attend son tour

Des responsables de la junte, parmi lesquels le vice-président colonel Malick Diaw, et le porte-parole colonel-major Ismaël Wagué ont entamé, jeudi 20 août, une série de rencontres avec les forces vives maliennes. Ils ont rencontré les partis politiques de la majorité. Une prise de contact, mais la parole était plutôt libre. L’opposition, de son côté, veille au grain.

La rencontre s’est déroulée au ministère malien de la Défense, rapporte notre correspondant à Bamako, Serge Daniel. Les représentants des partis de la majorité proche du président IBK étaient plus détendus à leur sortie qu’à leur arrivée. « Cela s’est bien passé ! », commente Djibril Tall, président du PDES, parti de la majorité, qui ne craint pas une prise de pouvoir durable des militaires : « Non, non, vous savez, le peuple malien a toujours su s’assumer au moment opportun ».
Mais lors de la rencontre, en rentrant dans le vif du sujet, les partis de la majorité ont dénoncé le coup d’État. « Les gens condamnent le coup d’État. Ils veulent que le président de la République soit libéré, au moins qu’il soit accessible, qu’on puisse aller le voir », rapporte Djiguiba Kéita dit PPR, du Parti pour la Renaissance nationale (Parena).
Les portes du dialogue avec la junte ne sont pas pour autant fermées, il faut aller de l’avant, explique Blaise Sangaré, autre figure de la mouvance présidentielle : « Il y a une crise dans la crise. Il y avait déjà une très grande crise socio-politique, à cela se greffe une crise politique. Il faut pouvoir trouver ensemble des solutions de sortie heureuse ».
La junte rencontrera bientôt d’autres interlocuteurs locaux ainsi que l’opposition. C’est d’ailleurs ce qu’a voulu souligner le porte-parole de la junte dans un entretien avec France 24 :
« On est déjà en train de rencontrer des forces vives. À l’issue de la rencontre de ces forces vives, on va mettre en place un conseil de transition avec un président de transition militaire ou civil. Mais on est en contact avec la société civile, la majorité et tout le monde pour essayer de mettre en place la transition. Donc, je ne peux pas vous dire quand est-ce qu’on va donner le pouvoir aux civils, car on doit mettre en place la transition ».
Le M5 attend une prise de contact
Cette dernière appelle à un rassemblement ce vendredi après-midi sur la place de l’Indépendance pour « montrer à la communauté internationale que le M5 et la junte partagent le même objectif ». Néanmoins aujourd’hui, aucun lien n’est officiellement établi entre le M5 et les militaires qui ont renversé IBK mardi, indique notre correspondant à Bamako, Lamissa Sangaré.
Pour le M5, le rassemblement de ce vendredi est d’une grande importance.
Adama Ben Diarra, membre de la jeunesse du M5, explique que le mouvement d’opposition souhaite tout d’abord entrer en contact avec la junte, car « il n’y en a pas eu jusqu’à présent », dit-il. « Le M5 a déjà fait un document par rapport à la transition politique et démocratique. Et nous pensons que dans les heures qui suivent, nous allons entrer en contact avec le CNSP [Comité national pour le salut du peuple, NDLR] pour réfléchir ensemble autour du document et sortir une stratégie commune ensemble qui peut tenir debout le Mali. »
Une fois ce contact établi, le M5 a prévu de s’attaquer aux problèmes de façon prioritaire. « Pour nous, les maux sont connus, il faut trouver les solutions. C’est de résoudre la question constitutionnelle et institutionnelle. Et aussi d’être en phase avec l’accord d’Alger et créer les conditions du retour et de discussions apaisées avec le front social notamment les syndicats », explique Isa Kaou Djim, coordinateur de la CMAS, membre du M5.
Isa Kaou Djim qualifie les menaces de la Cédéao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) de chantages. Et l’invite à revoir sa position dans l’intérêt de tous. « Autant le Mali a besoin de la Cédéao, autant la Cédéao ne peut pas s’imposer au Mali. Parce que si le Mali s’écroule, c’est tous ces pays-là qui vont s’écrouler. Il faut arrêter ces menaces-là. Vous avez des forces ici. Notamment la Barkhane, la Minusma. Mais ils vivent ici, ils boivent ici, ils mangent ici, ils dorment ici. Il faut arrêter de faire chanter avec ça. Maintenant, venir nous aider, nous accompagner, on est d’accord. Il faut aller dans une lecture globale plus souple. »
En attendant que ce rassemblement du M5 décrispe ou pas le clivage socio-politique, c’est la méfiance de tous les côtés. Hier, le CNSP a publié un communiqué pour demander aux personnes se disant de bonne volonté d’arrêter de leur envoyer différents articles au nom d’un quelconque appui.
RFI

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