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Toujours pas de gouvernement au Mali

Les militaires au pouvoir et le mouvement de contestation M5-RFP n’arrivent pas à se mettre d’accord au Mali. Après quelques péripéties, les deux parties se sont rencontrées samedi soir. Mais pour l’instant, aucun accord n’est en vue. « Après la longue crise socio-politique et institutionnelle qui a fini par emporter, le 18 août dernier, le régime incompétent et corrompu du président IBK, voici venir une crise de la transition, s’exclame le quotidien L’IndépendantElle découle de ce que le CNSP a renié sa promesse faite dans sa proclamation du 19 août de « mettre en place une transition civile ». Dans l’Acte fondamental qu’il a fait insérer dans le Journal officiel du 24 août, son président, le colonel Assimi Goïta, est présenté à la fois comme président de la transition et chef de l’État. Ce revirement inattendu a été perçu par le M5-RFP, véritable artisan de la mise à bas du système, comme une tentative de lui voler sa victoire acquise au prix du sang de ses 23 martyrs, les militaires n’ayant fait que parachever son œuvre. »»

Du coup, poursuit L’Indépendant, « l’imam Mahmoud Dicko et ses amis affirment ne pas vouloir donner carte blanche au CNSP pour faire ce qu’il veut. Ça n’est pas encore une déclaration de guerre mais ça y ressemble. Or, relève encore le quotidien malien, dans l’état de fragilisation extrême où il se trouve, le Mali survivrait difficilement à une nouvelle confrontation de rue entre une partie de la population et l’armée. »

Pour Malikilé, autre quotidien malien, « il n’y a plus aucun doute sur la volonté du CNSP de s’emparer totalement du pouvoir au Mali ».

Les militaires trop méfiants à l’égard des civils ?

« Le CNSP a commis trois erreurs », estime dans Jeune Afrique, Bréma Ely Dicko, professeur de sociologie à l’université de Bamako. »D’abord, les militaires ont discuté seuls avec la Cédéao, sans acteurs civils. Ensuite, ils ont établi l’acte fondamental unilatéralement en s’arrogeant le pouvoir. Enfin, ajoute-t-il, ils ont décidé d’organiser de façon unilatérale la rencontre de samedi avec les forces politiques. Cela ressemblait à une convocation ». Pour un diplomate africain, poursuit Jeune Afrique, l’attitude de la junte traduit la méfiance des militaires envers les hommes politiques. « Le CNSP a expliqué être là pour réformer le pays, et certains de ses membres ne veulent pas avoir à composer avec des hommes politiques qui ont occupé des fonctions dans de précédents gouvernements », explique-t-il sous couvert de l’anonymat. »

Et Jeune Afrique de s’interroger : « La rencontre de samedi a-t-elle réussi à réconcilier le M5-RFP et le CNSP ? En tout cas, le contact est renoué ».

Pour sa part, « la Cédéao exige une transition civile pour un délai de 12 mois », rapporte le site d’information Maliweb. « Les chefs d’État ouest-africains demandent au CNSP d’engager une « transition civile immédiatement » en consultation avec la Cour constitutionnelle, les partis politiques et les organisations de la société civile et tous les autres acteurs engagés. Et cette transition civile doit donc être dirigée par une personnalité civile. »

 

Couper la poire en deux ?

 

Alors un compromis pourrait se dégager, estime le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou : « Pris entre le marteau de la Cédéao et l’enclume de l’imam Dicko, les putschistes n’ont qu’une seule alternative, diviser la poire en deux. Un aggiornamento qui pourrait avoir l’avantage de satisfaire tout le monde, Cédéao, Maliens, France… Une transition de 12 mois, un président civil, un Premier ministre militaire, on pense à Assimi Goïta. » En quelque sorte, pointe Aujourd’hui, « un avatar de la transition burkinabè pour permettre aux putschistes de « goûter au nectar » appelé pouvoir. Les militaires donneront l’illusion de nettoyer les écuries d’IBK et surtout permettront que des élections se tiennent, dans un Mali insécurisé ! Car c’est certain, les soldats ne vont pas faire ce putsch pour aussitôt revenir dans les casernes. Serait-ce du reste une bonne idée, s’interroge Aujourd’hui, pour ce Mali instable sur le plan sécuritaire ? »

RFI

Le Liban en quête de vérité et de justice après l’explosion de Beyrouth

Emmanuel Macron est attendu ce lundi soir à Beyrouth pour sa deuxième visite en quelques semaines puisqu’il s’était rendu dans la capitale libanaise dans les jours qui ont suivi l’explosion du 4 août. Aujourd’hui, beaucoup de victimes souhaitent comprendre ce qui s’est passé et obtenir justice.

Au total, 19 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles le directeur du port de Beyrouth et le directeur des douanes. Mais quatre semaines après la déflagration exceptionnelle qui a coûté la vie à plus de 180 personnes, rien n’indique que l’enquête progresse. Le rapport préliminaire que les dirigeants libanais avaient promis juste après l’explosion se fait toujours attendre.

Restent donc des questions sans réponse : pourquoi des tonnes de nitrate d’ammonium (le chiffre de 2 750 tonnes est avancé) ont-elles été entreposées pendant des années dans un hangar du port alors que ce produit chimique peut s’avérer extrêmement explosif ? Pourquoi rien n’a été fait malgré les avertissements lancés par plusieurs responsables du site ? L’explosion du 4 août est-elle la conséquence de l’incurie et de la corruption que de nombreux Libanais reprochent à leurs dirigeants ? C’est ce que pense Alain Bifani, qui jusqu’à sa démission en juillet dernier était le numéro deux du ministère libanais des Finances. « On ne sait jamais qui est responsable de quoi. La dilution des responsabilités est tellement avancée que personne ne se sent concerné, on laisse pourrir. Alors évidemment lorsqu’on laisse pourrir une situation avec des explosifs en plein cœur de la capitale, voilà ce que ça donne », explique l’ancien haut-fonctionnaire.

De nombreuses théories sur la cause de l’explosion

Le jour de la catastrophe, les pompiers ont été appelés pour un incendie sur le port. Les dizaines de vidéos qui documentent la catastrophe montrent une première explosion, suivie de la seconde, terrible. Un enchaînement laissant la voie libre à de nombreuses interprétations. Dans les jours qui ont suivi, le président libanais Michel Aoun a lui-même évoqué l’hypothèse d’un « missile », sans avancer d’éléments en ce sens. Dans la population libanaise circulent aussi des doutes et d’autres scénarios. La thèse du produit chimique oublié sur le port ? « Je ne crois pas du tout à ça » s’exclame Omar Boustany qui a failli perdre la vie dans l’explosion qui a dévasté son appartement. Les médecins ont retiré un énorme morceau de verre dans son dos désormais orné de 26 points de suture, le quinquagénaire a six côtes cassées et souffre d’un pneumothorax. « Je crois que le Hezbollah stockait des armes de guerre très puissantes au milieu du port de Beyrouth, comme peut-être à d’autres endroits. Et je ne sais pas pourquoi mais malheureusement ça a explosé », avance ce créatif qui travaille dans la publicité. Pour ce Libanais, impliqué dans le mouvement de contestation qui a débuté en octobre 2019, « ce n’est pas n’importe quel produit chimique ou n’importe quelle petite négligence, c’est quelque chose de terrifiant qui était là-dedans, qui était fait pour des guerres ». Après la catastrophe, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a catégoriquement rejeté les accusations en ce sens : « Nous n’avons rien dans le port. Pas d’entrepôt d’armes, pas d’entrepôt de missiles, pas une arme, pas une bombe, pas une balle, pas de nitrate d’ammonium », a-t-il affirmé.

 

La vérité pourra-t-elle se frayer un chemin dans le flot des théories, des accusations et des rumeurs sur fond de tension politique ? En tout cas, la société civile s’y attelle. Des avocats du barreau de Beyrouth et des experts se sont mobilisés pour recueillir bénévolement les plaintes des blessés ou des familles des personnes décédées. Sous des tentes installées dans sept endroits de la capitale libanaise, ils aident les victimes à constituer leurs dossiers. Dans les prochains jours ces avocats remettront plus de 600 plaintes à la justice.

Une enquête internationale

Des voix se sont élevées pour demander une enquête internationale, un scénario que le président Michel Aoun écarte pour l’instant, mais des avocats et des victimes de l’explosion ont toutefois lancé une initiative pour demander une telle enquête. La plateforme Victims Of August Beirut Massacre a déjà collecté plus de 1 000 signatures pour demander une enquête internationale sous l’égide du Conseil de sécurité de l’ONU. « Une enquête plus objective, plus professionnelle et moins exposée au pressions, politiques notamment », espère l’avocate Mirna Gemayel.  « Je veux savoir pourquoi il y avait 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium en plein milieu d’une ville très peuplée, explique Sara Jaafar, l’une des signataires. Je veux savoir qui est responsable et je veux la justice » ajoute cette architecte en nous montrant les photos de son appartement réduit en miettes.

Ces dernières semaines, des enquêteurs français et le FBI américain ont déjà commencé à travailler sur les ruines du port de Beyrouth. Le Canada a récemment proposé son aide. L’enquête pourrait être à la fois libanaise et internationale, d’après Ayman Mhanna qui dirige le centre Samir Kassir, dédié à la démocratie et à la liberté d’expression. « Il y a plein d’experts internationaux et libanais. Des experts en explosif, en droit maritime, en gestion portuaire ou en audit qui peuvent être chargés d’une enquête internationale, sans avoir recours à l’ONU. Si on veut faire quelque chose de bien, il suffit d’en avoir la volonté politique. Malheureusement c’est ce qui nous manque au Liban ».

Une enquête a par ailleurs été ouverte en France puisque plusieurs des victimes du 4 août à Beyrouth avaient la nationalité française.

RFI

L’examen du baccalauréat unique session a pris fin ce vendredi

Dans la commune de Matam, les cadres de la direction de l’éducation communale déplorent l’utilisation des téléphones dans les salles d’examen par certains candidats. Un examen qui a d’ailleurs pris fin ce vendredi 28 aout 2020.

Fodé Traoré chef section pédagogique de la DCE de Matam, affirme « nous avons, quatre miles cent vingt huit candidats, dont mile sept cent trois filles, le tout répartit dans onze centres avec trois cents quarante surveillants, soixante encadreurs, vingt deux agents de sécurité et vingt deux agents de santé. Sur le plan sanitaire Dieu merci, nous n’avions pas de cas extraordinaire, il y a eu une candidate qui a accouché à Coléah centre d’une fille et deux heures après elle est revenue continuer son examen. Dans la commune de Matam, il faut dire que tout c’est bien passé, ni été le bémol qui a marqué tous le système éducatif guinéen, en rapport à la connexion des candidats au réseau Whatssap et aux différents réseaux de traiter des sujets. Cela nous a vraiment affligés, parce que nous nous disons l’avenir de ce pays-là c’est pour les jeunes et pour avoir un bon avenir, il faut une évaluation(…) ».

Et de révéler, « beaucoup de téléphones ont été saisis sur les candidats, pour le moment il y a une commission d’éthique que le ministre a mise en place, qui est en train d’auditer les téléphones, donc pour l’instant on ne pourra pas nous prononcer sur cette question ».

Bah Oury : « l’élection projeté constitue une violation des normes de la CEDEAO et l’Union Africaine »

Le leader du parti de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée en abrégé (UDRG) était ce jeudi 27 Août, face à la presse à la maison commune des journalistes. Il était question pour lui, d’élucider la participation de son parti à l’élection présidentielle du 18 octobre prochain.

« L’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG) a décidé de ne pas participer à l’élection présidentielle prévue le 18 octobre prochain en Guinée. Comme vous le savez UDRG et membres du FNDC et nous avons été au cœur de la lutte pour s’opposer à l’approbation de la constitution de 2010. Nous nous sommes abstenues également de participer aux consultations législatives du 22 mars 2020. La question que nous pouvons se poser aujourd’hui est que les raisons qui ont motivé les décisions de la non-participation sont-elles devenues caduque? », Précise bah Oury président du parti UDRG.

Poursuivant, le premier responsable de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée, s’est aussi prononcé sur la question du fichier électoral, il affirme : « après la tenue du référendum anticonstitutionnel de mars 2020 et autres textes qui est différent de celui qui a été promulguée comme étant la constitution de la Guinée. Par rapport au processus électoral, le fichier électoral est notamment corrompu, les éditeurs de L’O.I.F et de la CEDEAO l’avaient déjà attesté. Alors l’utilisation de ce fichier est une atteinte grave aux principes du droit de vote reconnus à tous les citoyens et un caractère discriminatoire à l’égard des citoyens guinéens résident à l’étranger et un autre facteur aggravant et clivant des dysfonctionnements structurels de la société guinéenne . Les élections projetées constituent une violation des normes de la CEDEAO et l’Union Africaine ».

Le président Cellou Dallein Diallo aperçu à l’aéroport entrain de quitter le pays

Cellou Dalein Diallo à l'Aéroport International de Conakry

c’est aux environs de 18h ce jeudi que le président de l’Union des forces Démocratiques de Guinée a été aperçu  à l’aéroport entrain de prendre un vol pour une destination inconnue. Interrogé, il dira ceci:  » moi je n’ai pas le droit de voyager? (…) »

Le président de l’UFDG, quitte le pays dans une situation où la participation de son parti à l’élection présidentielle reste flou.

Fonkikè Menguè, l’un des membres du FNDC est libre

Il a été arrêté depuis le 17 avril, Oumar Sylla de son sobriquet Fonikè Menguè, l’une des figures phares de la mobilisation et chef des antennes du Front National pour la Défense de la Constitution de 2010 (FNDC), a été mis en liberté ce jeudi 27 aout lors du verdict final par le Tribunal Première Instance de Dixinn.

Oumar Sylla était poursuivi pour trouble à l’ordre public. Après des jours d’audiences, le président du tribunal a déclaré la relaxe en faveur du chef des antennes du Front National pour la Défense de la Constitution de 2010.

Mali: l’ancien président IBK libéré par la junte

L’ancien président malien, arrêté le 18 août dernier par les putschistes, a été libéré ce jeudi, ont annoncé les militaires. Au même moment, on a appris que son fils, Karim, avait réussi à quitter le pays.

Le Comité national pour le salut du peuple, mis en place par les militaires pour diriger le pays, « informe l’opinion publique nationale et internationale que l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta a été libéré et se trouve actuellement à sa résidence », a annoncé le CNSP sur Facebook.

L’ancien chef de l’État est donc libre de ses mouvements. Il serait chez lui, selon un responsable de la junte.

Un membre de sa famille a indiqué, sous couvert de l’anonymat, que IBK était rentré dans la nuit dans sa résidence du quartier de Sebenikoro.

Par ailleurs, on a appris ce jeudi également que le fils de l’ex-président, Karim Keïta, était parvenu à quitter le Mali pour se rendre en Côte d’Ivoire, afin d’y rejoindre sa famille. L’information a été confirmée par une source proche de la famille et par des sources sécuritaires.

Le 18 août, jour du coup d’État, Karim Keïta passe un moment au domicile familial. Son domicile privé, situé non loin du domaine familial, est ensuite attaqué et saccagé. Il décide alors de quitter discrètement la maison de son père.

D’après nos informations, il trouve, dans un premier temps, refuge à Bamako, dans une ambassade d’un pays voisin du Mali. Il y organise lui-même son départ nuitamment par la route. Il est assis à l’arrière d’un véhicule pendant plusieurs heures de route. Il ne trouve pas de forces de l’ordre sur son chemin jusqu’à la frontière qu’il traverse.

Karim Keïta, 41 ans, est un homme politique malien et un homme d’affaires. Il est membre de l’Assemblée nationale depuis 2013. Il a, au Mali, un club de soutien qu’il entretient mais il a aussi de nombreux adversaires incontournables dans la vie politique et économique du Mali.

Ces dernières semaines, avant le coup d’État, il se tenait un peu en retrait après avoir démissionné lui-même de la présidence de la commission de la Défense d’Assemblée nationale.

RFI

La coordination de l’Union Forestière exprime à nouveau son désaccord face au troisième mandat d’Alpha Condé

Le Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière s’est prononcé à nouveau sur le 3ème du président Alpha Condé. Ils l’ont fait savoir lors d’une rencontre avec la Coordination de l’Union Forestière, cette communauté réitère sa ferme opposition à la volonté du chef de l’État de briguer un mandat de plus.

Youma Leno, l’un des responsables de la cellule de communication de cette coordination, précise : «Nous avons juste réitéré notre position parce que tout récemment nous étions en conclave avec le conseil supérieur de la diaspora forestière pour échanger au tour de certaines questions liées à notre région. Nous avons parlé essentiellement de l’état de l’union des filles et fils de la forêt, nous avons parlé sur la situation des prisonniers qui se trouvent à Kankan, et nous avons échangé au tour des questions de développement de la région forestière et surtout de la situation sécuritaire et des questions de la violation des droits de l’homme. Donc on ne pouvait pas se retrouver sans échanger sur l’actualité politique de notre pays, qui menace sérieusement la paix sociale et la stabilité ».

Et renchérir, « La coordination nationale de l’union forestière a réitéré sa position, parce que nous étions en collaboration très longtemps avec les autres coordinations régionales, nous avons toujours demandé au chef de l’Etat de renoncer à ce projet qui n’est pas non seulement intéressant pour lui mais aussi pour le peuple de Guinée, parce que c’est un projet qui peut conduire à des conséquences catastrophiques. Donc nous avons dit qu’il est temps pour nous de dire au chef de l’Etat, puisse qu’il s’est engagé avec son gouvernement de partir à l’élection législative, il faudrait qu’il arrête ce projet de troisième mandat, parce que c’est un projet qui est suicidaire ».
La coordination entend de mettre en place des stratégies et actions, afin de d’attirer l’attention de la communauté nationale et internationale.

Côte d’Ivoire: la justice confirme la radiation de Laurent Gbagbo de la liste électorale

L’ancien président Laurent Gbagbo est bel et bien radié de la liste électorale ivoirienne. La justice a confirmé la décision de la Commission électorale indépendante rendue la semaine dernière. Aucun recours n’est possible devant une juridiction ivoirienne. N’étant plus électeur, il ne peut être candidat.

À cinq jours de la date limite de dépôt des dossiers, une éventuelle candidature de Laurent Gbagbo à la présidentielle du 31 octobre, sauf coup de théâtre majeur, relève de l’impossible.
Le tribunal de première instance du Plateau à Abidjan, saisi par les avocats de l’ancien président a confirmé ce mardi 25 août la décision de la Commission électorale de retirer le nom de Laurent Gbagbo de la liste des électeurs. Bien qu’il ne se soit pas porté candidat, cette éventualité espérée par ses partisans est donc désormais à exclure.
Affaire du « braquage de la BCEAO »
La raison de cette radiation est la condamnation de Laurent Gbagbo, en son absence, par la justice ivoirienne, à 20 ans de prison dans l’affaire dite du « braquage de la BCEAO ». Lors de la crise post-électorale de 2010-2011, son régime, alors sous embargo financier, s’était servi dans les caisses de l’agence locale de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest pour se fournir en liquidités. Après avoir été débouté par la CEI puis par la justice ivoirienne, l’avocat de l’ancien président envisage la possibilité de saisir une juridiction régionale.

À Bruxelles où il vit depuis sa libération conditionnelle par la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo, à qui le droit international permet de se rendre en Côte d’Ivoire, est toujours dans l’attente d’un passeport ivoirien pour rentrer au pays.

RFI

Départ de Messi: «Le Barça n’est plus compétitif, c’est une réalité»

La superstar argentine Lionel Messi, encore sous contrat avec le FC Barcelone jusqu’au 30 juin 2021, a communiqué au club, ce mardi par courrier recommandé, qu’il souhaitait « unilatéralement » résilier son contrat. L’Argentin a mis fin à son histoire d’amour avec le Barça et l’annonce a provoqué un séisme sur la planète foot.

RFI

Coup d’État au Mali: quel impact sur la séquestration de Soumaïla Cissé?

Le chef de file de l’opposition avait été enlevé en mars, alors qu’il était en campagne électorale pour les législatives dans son fief, à proximité de Tombouctou, dans le nord du Mali. Le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta avait promis de le ramener prochainement sans préciser de date. Mais aujourd’hui, pour certains, le coup d’État pourrait compliquer les choses.

Depuis mardi dernier 18 août et lechangement à la tête de l’Etat malien, Soumaïla Cissé ne semble pas avoir été totalement oublié. Il y a eu des contacts entre la junte et le collectif qui réclame son retour « par personnes interposées », assure Moctar Sy, le porte-parole de ce collectif. La junte aurait rassuré les proches du chef de file de l’opposition. Le porte-parole souligne l’urgence de la situation : Soumaïla Cissé est absent depuis maintenant cinq mois.

Le changement à la tête de l’État ne doit pas ralentir les choses

Avant son enlèvement, « il suivait un régime particulier », rappelle un membre de son entourage, inquiet pour la santé de l’opposant. La dernière preuve de vie date du 28 juillet. L’homme politique avait écrit une lettre à sa famille transmise par le Comité international pour la Croix-Rouge (CICR).

Les négociations pour obtenir sa libération, selon nos informations, sont ralenties depuis maintenant plusieurs semaines.

Le président du parti politique d’opposition URD avait été enlevé le 25 mars par des hommes armés. Depuis, aucun groupe terroriste n’a revendiqué l’enlèvement.

RFI

Présidentielle américaine: le discours programmé de Mike Pompeo fait polémique

Ce mardi 25 août se tient la deuxième soirée de la convention du parti républicain à Charlotte, en Caroline du Nord, aux États-Unis. Une convention pas comme les autres, la faute à la pandémie de coronavirus, mais aussi parce qu’elle semble entièrement tournée sur la personne du président Donald Trump. Mike Pompeo, secrétaire d’État, doit louer le travail réalisé en matière de politique étrangère, un exercice qui suscite des critiques.

Le discours de Mike Pompeo est attendu. Au deuxième soir de la convention républicaine, le chef de la diplomatie américaine va prendre la parole, mardi 25 août. Un discours que le secrétaire d’État américain a enregistré la veille à Jérusalem, à l’occasion d’un déplacement officiel. Un clin d’œil, en quelque sorte, à ce que l’administration de Donald Trump considère comme l’une de ses réussites en matière de politique étrangère.

 

Les États-Unis ont reconnu Jérusalem comme étant la capitale de l’État hébreu en 2017. Une décision critiquée par une grande partie de la communauté internationale, mais qui doit permettre d’attirer un électorat qui compte et qui traditionnellement vote pour le Parti démocrate.

President Trump has ensured the safety of America — and SECURED our many FREEDOMS, which is the cornerstone of this great nation.

L’enregistrement du discours de Mike Pompeo fait polémique aux États-Unis car, de mémoire d’experts, jamais un secrétaire d’État en exercice n’a participé activement à une convention, qu’elle soit démocrate ou républicaine. Et pour éviter tout tracas juridique, Mike Pompeo a, pour l’occasion, dû s’entourer d’un parterre d’experts pour être sûr qu’il ne violait pas la loi.

Lors de ce discours qui sera donc diffusé, le secrétaire d’État devrait également revenir sur l’actualité historique de normalisation entre Israel et les Emirats arabes unis, failité par les Etats-Unis. L’une des seules réussites en matière de politique étrangère de Donald Trump, qui brigue désormais un second mandat.

RFI

L’examen du baccalauréat unique a débuté ce mardi

Dans la commune de Matam, les premières épreuves de baccalauréat unique ont été lancées par le ministre de la sécurité et de la protection civile, Albert Damantang Camara. Ils sont 4128 candidats de l’enseignement général et franco-arabe qui sont inscrits dans la commune de matam pour la session 2020. Le ministre guinéen de la sécurité a livré des messages d’encouragement aux candidats qui ont entamé cette première journée par l’épreuve d’histoire. « C’est juste pour vous encourager, pour vous dire que c’est une épreuve normale que vous avez. Il n’y a rien de sorcier, il n’y a rien de particulier. Restez zen tout va se passer comme d’habitude il ne faut pas dramatiser ».

Selon lui,le BAC, « C’est un examen comme un autre et normalement, il ne devrait pas y avoir des soucis pour vous. Je fais confiance ça. On vous a enseigné cette année, c’est vrai ce n’était pas facile mais les examinateurs et tous ceux qui organisent cet examen ont tenu compte de tous ces paramètres-là pour vous soumettre ces épreuves. Ont ne vous demandera ce que vous ne savez pas faire. Soyez très calme, soyez serein, prenez votre temps lisez bien ce qu’on vous demande de faire et passe votre Bac succès. C’est ce qu’on vous souhaite », a souligné le ministre de la sécurité et de la protection civile.
Ibrahima 2 Barry directeurs communaux de l’éducation de Matam, a indiqué que pour cette année sa direction compte 4128 candidats dont 1703 filles tous options confondus.

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