Mardi, un député somalien a été abattu par balles à Mogadiscio. Il s’agit du second parlementaire assassiné dans la capitale somalienne en 24 heures. L’opération n’a pas été revendiquée.
La police somalienne a annoncé, mardi 22 avril, qu’un député somalien avait été assassiné par balles, à Mogadiscio. La veille, déjà, un autre député avait été abattu dans l’explosion d’une bombe, fixée à son véhicule.
Abdiaziz Isak Mursal a été abattu, mardi, près de son domicile dans le quartier Madina, au sud de la capitale, par deux hommes qui ont pris la fuite. "Nous n’avons pas de détails, mais je peux vous confirmer que le député est mort", a déclaré un policier l’AFP. Les assassins "lui ont tiré dessus à plusieurs reprises et il est mort sur le coup", a-t-il ajouté.
Cet assassinat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, mais les insurgés islamistes shebab ont revendiqué l’attentat à la bombe, qui a tué lundi un autre député, Isak Mohamed Ali, et blessé son collègue Mohamed Abdi.
"Les Moudjahidine ont visé et tué un de ceux qui se prétendaient législateurs et en ont blessé un autre. Ces apostats aidaient les infidèles et les Moudjahidine ont réussi à se débarrasser de lui", a déclaré un porte-parole des Shebab, Cheikh Abdulaziz Abu Musab, à Radio-Andalus, station des islamistes somaliens.
Le quatrième député assassiné depuis juillet
"Tous [les parlementaires] sont des cibles des Moudjahidine et ils seront tués un par un", a-t-il prévenu. Les Shebab avaient déjà promis fin septembre 2012 de "tuer un par un" tous les députés somaliens de la nouvelle Chambre, désignée le mois précédent, et revendiqué l’assassinat, 48 heures plus tôt, de l’un d’entre eux.
En décembre dernier, un autre député, Feisal Warsame Mohamed, avait lui aussi trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe placée sous son siège dans sa voiture. Un autre parlementaire, Cheikh Adan Mader, avait été visé en juillet 2013, mais il était finalement sorti indemne de l’explosion de son véhicule.
Avec AFP
23/04/14 Un second député somalien abattu à Mogadiscio en 24 heures
23/04/14 SPORT Ligue des champions : Real Madrid – Bayern Munich, duel de géants en demi-finale
C’est le choc des demi-finales de la Ligue des champions. Le Bayern Munich, tenant du titre, se déplace mercredi à Madrid pour y affronter le Real, neuf fois vainqueur de la C1, qui rêve d’une "decima", une dixième couronne européenne.
Le capitaine du Bayern Munich, Philipp Lahm, a parfaitement résumé les choses : "Cette affiche de demi-finale aurait aussi été digne de la finale." Il faut dire que le Real Madrid et le Bayern Munich cumulent à eux deux 14 C1 et leur affrontement laissera forcément de côté un géant européen.
Les supporters du Real redoutent que ce soit à nouveau les Merengue, comme cela s’est déjà produit à quatre reprises en cinq confrontations à ce stade de la compétition (1976, 1987, 2001, 2012). "À Madrid, on a le surnom de ‘bête noire’. Il faut être capable de le prouver une fois de plus", a justement souligné Karl-Heinz Rummenigge, le patron du club munichois.
À l’heure où le Real est encore à la lutte pour le titre en Liga, le Bayern Munich, lui, a l’esprit plus tranquille. Sacré champion de Bundesliga fin mars et qualifié pour la finale de la Coupe d’Allemagne, il ambitionne de devenir le premier club à conserver son titre en C1 depuis la création de la Ligue des champions moderne en 1993.
Pour éliminer Karim Benzema et ses partenaires, l’équipe de Franck Ribéry doit faire aussi bien qu’en 2011-2012, quand elle avait sorti le Real aux tirs au but (2-1, 1-2, 4 t.a.b.à 3). Héros de ce match-là, le gardien allemand Manuel Neuer est a priori remis d’une blessure à un mollet et devrait regoûter au Bernabeu.
Cristiano Ronaldo vise un nouveau record
Motif d’espoir pour le Real, le probable retour de blessure de Cristiano Ronaldo. Le Portugais, absent trois semaines, s’est entraîné normalement en début de semaine et l’entraîneur Carlo Ancelotti s’est dit "confiant" sur sa participation. De quoi donner quelques sueurs froides au club bavarois.
Ainsi, Ronaldo est le fossoyeur des clubs allemands cette saison en Ligue des champions, avec quatre buts en deux matches contre Schalke 04 en huitième de finale (6-1, 3-1) et un but en quart aller contre Dortmund (3-0). D’autant que s’il joue mercredi, il aura une motivation supplémentaire avec la possibilité d’améliorer le record du nombre de buts inscrits dans une seule édition de la C1 (14 buts), qu’il co-détient actuellement avec Lionel Messi et José Altafini "Mazzola".
Il devrait pour se faire être épaulé en attaque par Benzema et Bale, lequel semble remis d’une grippe, pour tenter de qualifier enfin le Real pour la finale après trois échecs consécutifs en demies.
Gare toutefois au Bayern et à son entraîneur Pep Guardiola, qui n’a jamais perdu au stade Santiago Bernabeu en tant qu’entraîneur (5 victoires, 2 nuls). Sous la houlette du Catalan, deux fois vainqueur de la Ligue des champions avec le Barça (2009, 2011), le Bayern a montré des faiblesses après sa conquête du titre national. Philipp Lahm est toutefois convaincu que "l’équipe va montrer mercredi qu’elle répond toujours présent pour les matches importants" car "au top niveau, la passion et le cœur font la différence".
Mais en face, Carlo Ancelotti ne manque pas non plus d’expérience. Le technicien merengue, lui aussi double vainqueur de la C1 comme entraîneur de l’AC Milan (2003, 2007), est invaincu contre le Bayern Munich. Et il a fait franchir un cap au Real en le menant au sacre en Coupe du Roi face au Barça (2-1).
Real Madrid : Casillas – Carvajal, Pepe, Ramos, Coentrao – Modric, Xabi Alonso, Di Maria – Bale, Benzema, Cristiano Ronaldo (ou Isco).
Entraîneur: Carlo Ancelotti
Bayern Munich : Neuer – Lahm, J. Boateng, Dante, Alaba – Martinez – Robben, Kroos, Schweinsteiger, Ribéry – Müller (ou Mandzukic).
Entraîneur: Josep Guardiola
Avec AFP
23/04/14 Centrafrique: des journalistes accusés d’outrage libérés
Les deux journalistes centrafricains emprisonnés à Bangui pour outrage, diffamation et incitation à la haine dans des articles visant la présidente de transition Catherine Samba Panza, ont été remis en liberté provisoire, a annoncé mercredi une source judiciaire.
"Le parquet a décidé de remettre en liberté provisoire mardi soir Patrick Stéphane Akibata, directeur de publication du journal Le Peuple, et Régis Zoumiri du journal Le Palmarès, en attendant leur procès", a affirmé à l’AFP une source du parquet de Bangui.
"Il s’agit d’une libération provisoire qui ne met pas fin à l’action judiciaire toujours en cours", les deux journalistes étant poursuivis pour outrage, diffamation et incitation à la haine, a précisé cette source.
Les directeurs de la publication des quotidiens Le Palmarès et Le Peuple avaient été arrêtés les 7 et 15 avril, avant d’être tous deux déférés à la prison centrale de N’garagba (Bangui) où ils étaient détenus.
L’Observatoire des médias a jugé "injurieux" l’article publié dans le Palmarès, intitulé "Catherine Samba Panza, cette cancre qui nous gouverne". Régis Zoumiri, du Palmarès, a été placé en garde à vue pour avoir violé les dispositions du Code de déontologie et d’éthique de la presse et son journal suspendu une semaine.
Quant à Patrick Stéphane Akibata, du Peuple, il a été arrêté pour avoir repris dans son journal un article d’abord paru sur un site d’information en ligne étranger, intitulé "De l’illégitimité et de la moralité douteuse de la présidente de transition". Le texte affirme notamment que Mme Samba Panza "a été élue à la suite d’une campagne à coups de billets de banque".
Selon le dernier classement mondial annuel de l’organisation Reporters sans frontières (RSF), paru en février, la liberté de la presse en Centrafrique a considérablement reculé pour atteindre la 109e place sur 180 pays.
JA
23/04/14 Sénégal: un meeting pour le retour à Dakar de l’ex-président Wade interdit
Un meeting prévu mercredi à Dakar pour le retour au Sénégal de l’ex-président Abdoulaye Wade après 22 mois d’absence du pays a été interdit par les autorités, qui invoquent notamment une "menace de troubles à l’ordre public" dans un arrêté dont l’AFP a obtenu copie mardi.
"Est interdit le meeting programmé par M. Oumar Sarr, coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais (PDS, formation de M. Wade, NDLR), prévu le mercredi 23 avril", stipule cet arrêté signé du préfet du département de Dakar, Alyoune Badara Diop.
Le rassemblement devait se tenir de 14H00 à 19H00 locales (et GMT) près du centre-ville, dans la foulée de l’accueil à l’aéroport d’Abdoulaye Wade, qui a dirigé le Sénégal douze ans, de 2000 à 2014.
Le meeting est interdit en raison notamment d’un "risque d’entrave à la libre circulation des personnes et des biens sur un axe routier stratégique" et d’un risque avéré d’infiltration de la manifestation par des individus mal intentionnés", explique l’arrêté signé par le préfet Diop.
Les "motifs" de l’interdiction comprennent aussi un "risque de transformation du meeting en cortège non autorisé sur la voie publique" et une "menace de trouble à l’ordre public", d’après le document, qui menace de sanction toute infraction à ses dispositions.
Le PDS a été informé de l’interdiction du meeting il s’y conformera, tout en faisant "respecter (son) droit", a déclaré à l’AFP un de ses responsables, El Hadji Amadou Sall.
"Ni Wade, ni le PDS ne violeront la loi. On ne violera pas la loi mais on fera respecter notre droit", a affirmé M. Sall.
"On ne fera pas de cortège, pas de meeting, mais personne ne peut interdire aux Sénégalais" qui le souhaitent "de réserver un accueil populaire à Abdoulaye Wade", a-t-il dit.
Abdoulaye Wade, 87 ans, a quitté le pouvoir suite à sa défaite au second tour de l’élection présidentielle, le 25 mars 2012, face à Macky Sall, son ex-Premier ministre devenu son adversaire.
Il avait quitté Dakar en juillet 2012 pour s’installer avec son épouse à Versailles, en région parisienne. Depuis lors, il n’est pas revenu au Sénégal.
23/04/14 Egypte: un général de police tué dans un nouvel attentat au Caire
Un général de la police a été tué mercredi par une bombe placée sous sa voiture au Caire, nouvel attentat visant les forces de l’ordre dans une Egypte théâtre d’une sanglante répression visant les partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi, a annoncé la police.
L’attaque a été perpétrée dans le quartier huppé du 6 Octobre, dans l’est de la capitale, selon des responsables policiers, et visait le général de brigade Ahmed Zaki, haut responsable de la police anti-émeute, une unité toujours aux premiers rangs des forces de l’ordre dans la répression des manifestations des pro-Morsi.
Il s’agit de la cinquième attaque visant la police en une semaine, et M. Zaki est le troisième général tué depuis le début de l’année dans des attentats revendiqués principalement par des groupes jihadistes armés disant s’inspirer d’Al-Qaïda et assurant agir en représailles à la répression menée contre les partisans de M. Morsi, seul président jamais élu démocratiquement en Egypte.
Depuis sa destitution et arrestation par l’armée le 3 juillet, plus de 1. 400 manifestants islamistes ont été tués par les policiers ou les soldats –dont 700 au Caire dans la seule journée du 14 août–, et plus de 15. 000 de ses partisans ont été arrêtés et des centaines condamnés à mort dans des procès expéditifs.
Dans le même temps, les attentats et attaques visant la police et l’armée se sont multipliés: le gouvernement installé et dirigé de facto par l’armée assure que plus de 250 policiers, près de 190 soldats et une soixantaine de civils ont péri dans ces attaques, qu’il attribue, lui, aux Frères musulmans, l’influente confrérie de M. Morsi, décrétée "organisation terroriste".
Le 2 avril déjà, trois attentats à la bombe au Caire avaient tué un général de la police et fait cinq blessés, dont un autre général proche conseiller du ministre de l’Intérieur et un colonel. Ces attaques avaient été revendiquées par un groupe jihadiste jusqu’alors peu connu, Ajnad Misr (les soldats de l’Egypte), qui assurait agir en représailles à "l’intensification de la campagne d’arrestations des femmes et filles" égyptiennes.
Mais la majorité des attentats et attaques armées perpétrés depuis le 3 juillet ont été revendiqués par Ansar Beït al-Maqdess, un groupe jihadiste qui dit s’inspirer d’Al-Qaïda, et basé dans le Sinaï, d’où il tire également régulièrement des roquettes sur Israël.
Ce nouvel attentat mercredi survient neuf jours après que l’homme fort de l’Egypte, l’ex-chef de l’armée Abdel Fattah al-Sissi qui a destitué M. Morsi, eut déposé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prévue les 26 et 27 mai, qu’il est assuré de remporter tant l’implacable répression visant les Frères musulmans qu’il a engagée est populaire dans une majorité de l’opinion publique et en l’absence de rival crédible.
Seul Hamdeen Sabbahi, un candidat figure historique de la gauche, a osé se présenter face à lui, mais les experts unanimes ne lui attribuent aucune chance de l’emporter face au maréchal à la retraite Sissi, qui a promis d’"éradiquer le terrorisme".
JA
22/04/14 La Gambie ferme ses frontières avec le Sénégal
La fermeture est effective depuis le 19 avril, sans raison officielle. La situation est à nouveau tendue depuis plusieurs mois. Jusqu’à la semaine dernière, les transporteurs sénégalais avaient boycotté la Transgambienne qui permet la traversée entre le nord du Sénégal et la Casamance en raison d’une augmentation des frais de passage.
Le contentieux porte sur les frais de traversée d’un fleuve qui se trouve sur la route Transgambienne, Banjul avait décidé d’imposer le paiement du ticket en francs CFA et non plus en monnaie locale, ce qui est défavorable aux transporteurs sénégalais.
Peu d’informations circulent sur les raisons de cette mesure de fermeture des frontières. Côté gambien, certaines sources lient cette fermeture à des questions de sécurité. Tout le week-end, explique-t-on à Banjul, le président Yaya Jammeh était en tournée à l’intérieur du pays avec l’ensemble de son gouvernement.
Même mutisme côté sénégalais. Mis devant le fait accompli, seuls les transporteurs dénoncent depuis deux jours cette mesure. Malgré des divisions internes sur leurs revendications, ces derniers affirment avoir décroché un accord de principe avec Banjul la semaine dernière. Cet accord était censé mettre fin à plus de quatre mois de blocus sur la traversée de la Transgambienne.
Il faut dire que ce boycott, initié par les routiers sénégalais, a profondément paralysé l’économie casamançaise en entravant la circulation des marchandises et en complexifiant la mobilité des personnes.
Côté gambien, on reprocherait à Dakar son manque d’implication dans les discussions autour de cette crise. « Cette fermeture de la frontière est une réaction à l’inaction de l’Etat sénégalais, ironise un analyste joint par RFI. Yaya Jammeh veut montrer que les problèmes de la Transgambienne ne se règlent pas seulement avec une corporation mais que cela implique des discussions d’Etat à Etat ».
Avec RFI
22/04/14 La cartographie de l’épidémie d’Ebola est en ligne
L’épidémie de fièvre hémorragique due au virus Ebola en Guinée est suivie à la trace par les internautes volontaires d’Openstreetmap qui cartographient les régions du pays les plus touchées, afin d’aider les soignants à se repérer sur le terrain, en localisant les différents foyers d’infection.
Il n’existe aucun traitement ou vaccin contre la fièvre Ebola, qui se transmet par contact direct avec le sang ou les tissus biologiques des sujets infectés, qu’ils soient humains ou les animaux, vivants ou morts. La seule parade possible consiste à isoler les malades afin de limiter la propagation du virus mortel.
Quand les équipes de Médecins sans Frontières (MSF) sont arrivées en Guinée en février dernier, aucune carte correcte de la région n’était à leur disposition, pas même sur Google Map où les images satellites de la Guinée, affichaient des zones floues de couleur beige et jaune. Guéckédou, une ville de 220 000 habitants, située en plein cœur de l’épidémie, montrait à peine les contours des bâtiments.
OpenStreetMap au travail
A la demande de MSF, une équipe composée d’humanitaires et d’internautes du service OpenStreetMap, a réussi à cartographier la ville « en moins d’un jour », en localisant avec précision les différents cas de fièvre hémorragique et retraçant les contours de toute la région.
OpenStreetMap est le nom du projet international fondé en 2004 qui a comme objectif de créer une carte en accès libre de toute la planète et sur le web. Des contributeurs bénévoles collectent des données provenant du monde entier, comme les routes, les voies ferrées, les rivières, les forêts, les bâtiments et dressent des cartes quand il le faut ! Toutes ces informations sont réutilisables sous une licence libre sur internet.
Une carte élaborée en quelques jours
Dans le cas de la Guinée, la réactivité de la communauté OpenStreetMap a été impressionnante avec plus de 300 volontaires qui en 10 jours ont ajouté aux cartes numériques vides, 1,2 million d’objets identifiables comme des ponts, des indications sur la nature du terrain, plus de 150 000 bâtiments et documenté environ 5 000 lieux.
La carte générée synthétise aussi les rapports des équipes de médicales. Les endroits où les malades ont été diagnostiqués, à quelle date, ainsi que leurs déplacements, les lieux des décès et des centres d’urgence.
Le fléau Ebola touche maintenant la Sierra Leone et le Liberia. Ces pays ont déjà signalé à l’OMS des cas suspects de décès en rapport avec le virus. Les volontaires OpenStreetMap entreprennent depuis la cartographie des régions qui bordent le sud de la zone la plus touchée de la Guinée.
Avec RFI
22/04/14 Centrafrique: une radio pour calmer les tensions entre musulmans et chrétiens
Les locaux de la radio Bê-Oko ("Un seul cœur", en sango) sont misérables mais sa mission est immense: à Bambari, la station intercommunautaire cherche à apaiser les tensions entre chrétiens et musulmans, qui ont embrasé la Centrafrique.
Le container hébergeant la structure est dévasté : murs déshabillés, troués d’un côté, néon diffusant une lumière trop crue, à la joie de dizaines d’insectes, deux grosses pierres pour caler un ventilateur. Un ordinateur, en panne, est recouvert d’un bout de tissu.
"Il n’y a plus rien ici", remarque Philémon Tchang Peuty Palou, l’un des cinq journalistes présents dès les débuts de Bê-Oko en 2004, juste après avoir lancé à l’antenne un magazine sur la protection des enfants produit en langue nationale sango par une ONG.
En décembre 2012, la Séléka, ex-rébellion venue du nord-est du pays, part conquérir Bangui, où elle se maintiendra au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014. Les villes que traversent ses hommes sont méthodiquement dévalisées.
La radio ne fait pas exception. "La Séléka a tout emporté", juge Philémon, 33 ans. Et d’énumérer les lecteurs CD, DVD, les ordinateurs et divers systèmes nécessaires au bon fonctionnement de la station, aujourd’hui disparus.
L’une de ses collègues, coupable d’avoir dénoncé les pillards à leur chef, est sévèrement battue. "Elle a été évacuée à Bangui, elle souffre à présent de troubles mentaux", relate-t-il.
Les voleurs se désintéressent toutefois de l’émetteur. Ce qui permet à Bê-Oko de sortir du silence en décembre dernier, grâce à l’aide d’ONG, alors qu’à Bambari le général Ali Darassa, respecté, a succédé à un responsable très craint, surnommé "Ben Laden", à la tête de la Séléka.
La situation est alors catastrophique à Bangui. Les anti-balaka, milices à majorité chrétienne, tuent, blessent, volent la population, surtout musulmane, disant venger les chrétiens des sévices que leur a infligés l’ex-rébellion pro-musulmane.
– Unique radio –
"Un seul coeur", qui est à l’origine une radio catholique, devient multiconfessionnelle. "L?évêque a demandé à chaque leader religieux de prendre le micro. Pour éviter que ce qui se passait à Bangui ne se déroule ici", raconte l’abbé Firmin, qui en a la charge.
Les trois communautés (catholiques, protestants et musulmans) achètent des bidons d’essence pour nourrir le groupe électrogène de Bê-Oko, dont le rôle est d’autant plus primordial qu’elle a le monopole des ondes dans la ville et ses environs.
La station publique Linga ("tam-tam") a aussi été pillée. Aujourd’hui, "les Séléka vivent dedans", confie un journaliste. Et l’émetteur d’une autre station, Ndélé-Luka ("l’oiseau de la bonne nouvelle") ne fonctionne plus.
De 17H30 à 19H30, seule période de diffusion, tout le monde, à 70 km à la ronde, écoute donc Bê-Oko.
"La radio est un facteur vraiment important (de pacification), estime le pasteur Ephrem, de l’Eglise évangélique locale. Ce qu’on a dit est rentré dans les crânes. Les musulmans en témoignent. Les jeunes chrétiens aussi. "
Et d’ajouter : "Des gens s?apprêtaient à se venger. Certains nous ont dit : +C’est grâce à vos conseils à la radio que je me suis retenu+. "
Après deux mois de légère amélioration à Bambari, la situation se dégrade à nouveau. Anti-balaka et Séléka se combattent à Grimari, à 80 km de la ville, où vivent 45. 000 habitants, en majorité chrétiens.
Les musulmans de la zone sont paniqués. Les rumeurs les plus folles se propagent. "Nous sommes privés de toute liberté. On ne se déplace plus, même au marché. C’est la panique à cause des anti-balaka", s’alarme l’imam de Bambari, Aboubacar Souleymane.
A ses côtés, le président du comité islamique de la ville, pourtant pacifiste, prévient que les siens "se défendront par tous les moyens". "Il y a des balaka (machettes) dans tous les magasins. On ira aussi en acheter", avertit-il.
Les discours pacificateurs vont reprendre de plus belle sur Bê-Oko. Pour éviter le bain de sang que tous redoutent
JA
22/04/14 Congres national NFD : liste intégrale du bureau politique national
Nous livrons in extenso la liste des membres du Bureau exécutif National des NFD
1. Président : Mamadou Mouctar Diallo
2. Vice président chargé des Affaires politiques : Etienne Soropogui (en mission)
3. Vice président chargé des stratégies : Lama Bangoura
4. Vice présidente chargée des Relations Extérieures : Mme Sylla Aissata Keita
5. Vice président chargé du Renforcement des Capacités : Alpha Oumar Taran Diallo
6. Secrétaire administratif : Ousmane Diallo
7. Trésorier : Bano Diallo
8. Trésorière adjointe : Diami Diallo
9. Secrétaire National à la mobilisation des ressources financières : Abdoul Sow (Angola)
10. Secrétaire National Adjoint à la mobilisation des ressources financières : Ibrahima Barry
11. Secrétaire National des affaires électorales : Mamadou Alpha Bah
12. Secrétaire National Adjoint aux affaires électorales : Mamadou Bah (Angola)
13. Secrétaire National des Affaires sociales : Dr Mamadou Saliou Sow
14. Secrétaire National Adjoint aux Affaires sociales : Fodé Bangaly Magassouba (Coyah)
15. Secrétaire National à la Coordination des Antennes nationales : Ibrahima Pathé Camara
16. Secrétaire National Adjoint à la coordination des antennes nationales : Mamadou Sidi Bah
17. Secrétaire National à la Coordination des Antennes de l’étranger : Ousmane Barry (Canada)
18. Secrétaire National Adjoint à la Coordination des antennes de l’étranger : Alpha Oumar Diallo (New York)
19. Secrétaire National à la Communication : Alpha Mamadou Baldé
20. Secrétaire National adjoint à la communication : Abdoulaye Telly Barry (Belgique)
21. Secrétaire National à la jeunesse : Ousmane Molota Camara
22. Secrétaire Nationale à la Promotion féminine : Mme Kaba Kadiatou Bah
23. Secrétaire National aux Relations avec les Organisations de la Société Civile : Hamidou Barry
24. Secrétaire National Adjoint aux Relations avec les Organisations de la Société Civile : Ibrahima Sory Sacko
25. Secrétaire National aux relations avec les organisations économiques : Souleymane Diallo
26. Secrétaire National Adjoint aux relations avec les organisations économiques : Alhousseny Baldé
27. Secrétaire National à l’Organisation : Alpha Oumar Diallo
28. Secrétaire National Adjoint à l’organisation : Alhassane Cissé (Fria)
29. Secrétaire National aux projets et programmes : Mamadou Ciré Bah
30. Secrétaire National Adjoint aux projets et programmes : Thierno Mamadou Ciré Barry
31. Secrétaire National à l’Inspection : Abdoul Rahim Bah
32. Secrétaire National Adjoint à l’inspection : Mamadou Tanou Diallo (Faranah)
33. Conseiller : Boubacar Lélouma Diallo
34. Conseiller : Dr Thierno Diallo (Belgique)
35. Conseiller : Thierno Amadou Diallo (Angola)
36. Conseiller : Mamadou Samba Deing (Labé)
37. Conseiller : Lamarana Barry
38. Président de la Commission de veille : N’Fassou Sanoh
39. Membre de la Commission de veille : Mamadou Saliou Bah (Mamou)
40. Membre de la Commission de veille : Thierno Souleymane Sadio Diallo
guineediversite.com
22/04/14 Politique : les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) renouvellent son Bureau Politique National
Il aura fallut 10 heures d’emblée au cadres des nouvelles forces démocratiques (NFD) ce dimanche 20 avril 2014 à Dalaba, pour examiner et adopter les statuts et règlements intérieurs du parti, renouveler le bureau exécutif national et définir une nouvelle orientation.
A l’issue de ce congrès qui a connu la participation des Secrétaires fédéraux du parti venus de toute la guinée et même de l’extérieur, Mouctar Diallo est réélu sans surprise à la tête des NFD pour un mandat de 5 ans. Il est suivi de quatre vices présidents dont Etienne Soropogui qui garde toujours son poste de vice président chargé des affaires politiques et Alpha Oumar Taran Diallo qui, lui se charge du renforcement des capacités.
En dépit de tout, Mouctar Diallo président des NFD s’est dit conscient des défis à relever : « nous avons des grands défis, il faudrait absolument qu’on les relèves » a dit le Président des NFD, avant de se réjouir du déroulement de ce congrès nationale qui, selon lui, a permis à son parti de tirer les leçons sur le parcours des NFD depuis sa création en 2008, mais aussi à travers les ateliers des nouvelles orientations permettant au parti de bien se positionner dans les prochaines échéances électorales ont été prises.
Parlant des ces nouvelles orientations des NFD obtenues à Dalaba, il y a la mise en place d’une commission de veille et l’intégration des représentants des fédérations de l’extérieur du pays dans le nouveau bureau politique national. Un signe de grandeur estime Alpha Mamadou Baldé, secrétaire national à la communication.
Venu des Etats Unis, le Secrétaire National Adjoint à la Coordination des antennes de l’étranger, se dit optimiste quant à l’avenir des nouvelles forces démocratiques dans le paysage politique guinéen. Alpha Amadou Diallo s’engage à œuvrer pour l’installation des antennes dans les 5 continents.
« Participer au bureau politique national entant que femme est un grand honneur » nous confie Diami Diallo, l’une des trois femmes qui composent le bureau exécutif des NFD.
Rappelons que le rendez vous de Dalaba a été non seulement marqué par la finale d’un tournoi doté du trophée NFD, mais aussi par la validation du bureau fédéral du parti à Labé.
Bah Kouré
22/04/14 TERRORISME Algérie : la traque de jihadistes se poursuit en Kabylie après une attaque contre les militaires
L’armée algérienne continuait mardi de ratisser les montagnes de Kabylie (est d’Alger) après l’attentat qui a coûté la vie à onze soldats samedi soir.
Les militaires algériens poursuivaient mardi 22 avril leurs ratissages en Kabylie après l’attentat meurtrier de samedi soir qui a couté la vie à onze d’entre eux. "Les opérations de ratissage des forces militaires parmi lesquelles des parachutistes se poursuivaient. D’importants renforts ont été dépêchés vers Iboudrarène", à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, a indiqué une source sécuritaire. Des tirs d’artillerie retentissaient dans la montagne, selon des habitants des villages environnants joints par téléphone depuis Alger.
Samedi soir, onze militaires et trois assaillants ont été tués à Iboudrarène, selon le ministère de la Défense. Le quotidien arabophone El Khabar a pour sa part évoqué un bilan d’au moins seize morts et neuf blessés parmi les militaires, qui revenaient "d’une mission de sécurisation de l’élection présidentielle".
"Il y a eu une erreur d’appréciation"
Au lendemain de l’annonce de la réélection du président Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat après une campagne centrée sur la sécurité, cette attaque a provoqué un choc. "Il n’est pas normal qu’un dispositif militaire soit levé ou déplacé de nuit, à bord de camions dans une région comme Iboudrarène, où l’activité terroriste est récurrente", a estimé Abderrezak Maïza, ancien chef de la première région militaire, qui englobe les régions du centre de l’Algérie, dont la Kabylie. "Il y a eu une erreur d’appréciation, une confiance extraordinaire et un manque de vigilance", a-t-il déclaré au quotidien El Watan, estimant que l’attentat avait pu être commis par un petit nombre d’assaillants lourdement armés.
Selon des sources sécuritaires, un groupe armé composé d’une vingtaine d’hommes, signalé dans la région ces derniers jours, pourrait être à l’origine de l’attaque. La dernière action d’envergure attribuée aux groupes islamistes armés en Kabylie remonte à avril 2011, quand dix soldats avaient été tués à un poste militaire à Azazga. En raison de son relief accidenté avec des montagnes boisées et creusées de grottes, la Kabylie reste un terrain d’opérations pour Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui s’en prend généralement aux forces de sécurité.
(Avec AFP)
21/04/14 EXCLUSIF. Algérie – Ali Benflis : "C’est moi qui ai été élu !"
Le candidat battu confie au Point.fr avoir recueilli plus de 50 % des suffrages à la présidentielle, qui a consacré Abdelaziz Bouteflika.
PROPOS RECCUEILLIS PAR ARMIN AREFI, ENVOYE SPECIAL A ALGER
Abdelaziz Bouteflika a beau avoir remporté jeudi la présidentielle algérienne avec 81 % des voix, son principal adversaire, Ali Benflis, n’en démord pas. Crédité de 12 % des suffrages par le ministère algérien de l’Intérieur, l’ancien Premier ministre affirme ne pas reconnaître les résultats et proclame même sa victoire. Il s’en explique dans une interview exclusive au Point.fr
Le Point.fr : Depuis l’annonce des résultats, vous dénoncez des fraudes. Avez-vous des preuves ?
Ali Benflis : La meilleure preuve est que le Conseil constitutionnel est une institution aux ordres en Algérie. Il a pris parti en acceptant une candidature (celle du président Bouteflika, NDLR) qui souffrait déjà de beaucoup de suspicions. Le président-candidat a présenté, nous a-t-on dit, quatre millions de signatures de citoyens, qu’il aurait réunies en l’espace de 48 heures. J’ai dit au président du Conseil constitutionnel que ces signatures avaient été apposées à l’insu de leurs auteurs. Or, le Conseil n’a pas relevé qu’il y avait eu faux et usage de faux. La fraude a donc débuté avant même le jour de l’élection. Ensuite, le gouvernement a utilisé l’administration algérienne, du sommet à la base, qu’il a transformée en comité de soutien du président de la République.
Mais qu’en est-il du scrutin même ?
Le jour J, j’avais dépêché mes observateurs dans les bureaux de vote. Certains, et ils sont nombreux, ont été purement et simplement chassés des centres pour que l’on puisse laisser l’administration continuer l’oeuvre qu’elle avait déjà commencée. D’autres ont été menacés, ou même enlevés pendant quelques heures, le temps de remuer ce qu’il y avait dans les urnes. Certains, enfin, ont été achetés. Le grand gagnant de cette affaire est la fraude, l’argent sale, et ces quelques organes d’informations qui ont pris fait et cause pour une candidature (celle de Bouteflika, NDLR).
Vous avez, lors d’une conférence de presse, brandi des preuves, deux PV vierges signés au préalable par les autorités ?
Il s’agissait de détails pour expliquer comment la fraude a été menée. Mais celle-ci a été générale, et une large majorité d’Algériens vous le diront. C’est moi qui ai été élu dans cette affaire. À plus de 50 %. Lorsqu’il a appris qu’il allait perdre l’élection, le président a pris l’administration et les grands services de l’État en otages. C’est lui qui a réparti les taux pour chaque candidat. C’est lui qui s’est auto-attribué le taux de plus de 80 %. J’assume tout ce que je dis.
Sur quoi vous basez-vous pour proclamer votre victoire ?
Je me base sur la campagne que j’ai menée dans 48 wilayas (préfectures, NDLR) et dans des salles omnisports. Durant cette tournée, la seule difficulté que j’ai rencontrée était de rentrer et de sortir des meetings, car tout le monde voulait me saluer. À l’inverse, le président était totalement absent. Il n’a pas expliqué son programme. Et sa volonté de briguer un quatrième mandat a souffert d’un rejet total. Et on m’indique que j’ai obtenu 12 % ? C’est une honte ! Vous savez, il y a eu un viol constitutionnel, puis un viol de la volonté populaire le jour de l’élection. Je ne reconnais pas les résultats.
Vous ne vous basez donc pas sur le travail de vos observateurs ?
Je me base sur ma campagne ainsi que sur ce que m’ont déclaré mes observateurs. Et ils m’ont révélé que les procès verbaux des bureaux de vote avaient été trafiqués par l’administration. Ces documents ont été préétablis. On les fait signer par les membres du bureau de vote avant qu’ils ne soient remplis, puis on écrit ce que l’on veut a posteriori, après le dépouillement. Je savais qu’il y allait avoir de la fraude. Mais je voulais démontrer à ceux qui pouvaient encore en douter que la fraude a existé du début jusqu’à la fin.
Pourtant, les observateurs internationaux invités par Alger à superviser le vote ne font pas le même constat que vous…
Il y a près de 60 000 bureaux de vote en Algérie. 60 000 bureaux de vote ! C’est-à-dire que pour donner un témoignage crédible, vous devez être présent dans tout le pays. Ces ONG ou observateurs, Union africaine ou Ligue arabe ont simplement vadrouillé dans quelques bureaux de vote de la capitale. Ils ont fait un beau séjour touristique, ont été bien reçus et ont bien mangé. Ils en prennent toute la responsabilité. A contrario, l’Union européenne, qui sait ce qui se passe en Algérie, ne s’est pas engagée dans cette histoire de faux témoignages.
Le président Hollande a pourtant félicité Abdelaziz Bouteflika pour sa réélection…
C’est le président français, ce n’est pas l’Union européenne. C’est son affaire. Il en prend la responsabilité.
Beaucoup d’Algériens s’attendaient à ce que vous annonciez dès jeudi un second tour, si ce n’est votre victoire. Or, vous n’avez rien fait de tel…
Je n’ai pas annoncé mon succès avant la proclamation des résultats car j’estimais que ce n’était pas ce qu’il fallait faire, tout simplement. Mais je sais que j’ai gagné l’élection, et je sais qu’ils l’ont perdue. Le gagnant, c’est le pouvoir absolu et rien d’autre.
À en croire certains jeunes, le fait que vous ne soyez pas allé plus loin jeudi soir prouverait que vous êtes bien un pion du système, comme vous le reprochent vos détracteurs…
J’ai appartenu au système, mais j’y suis arrivé après le soulèvement d’octobre 1988, en réclamant l’application des droits de l’homme (Ali Benflis était alors membre de la Ligue des droits de l’homme, NDLR). Au pouvoir en tant que ministre de la Justice, j’ai fait de grands efforts pour rendre la justice algérienne indépendante. Et j’ai démissionné trois ans après, lorsque les droits de l’homme ont été mis à mal et que l’on n’a pas respecté mon point de vue. Oui, j’ai appartenu au gouvernement, mais je n’ai jamais accepté les atteintes contre la population.
Vous avez pourtant été le lieutenant de Bouteflika…
J’étais l’associé du candidat Bouteflika aux élections de 1999. Après la victoire, je suis resté trois ans au pouvoir en tant que directeur de cabinet de la présidence et chef de gouvernement. Mais, au cours des trois derniers mois de 2003, un différend est né sur la loi concernant les hydrocarbures. Le président souhaitait que l’entreprise étrangère qui découvre un gisement pétrolier en devienne le propriétaire et ne donne à l’État algérien que la fiscalité pétrolière. Venant d’une famille révolutionnaire dans un pays qui s’est libéré du colonialisme, je ne pouvais pas en accepter un nouveau. Je me suis fermement opposé à cette loi et on a mis fin à mes fonctions. Fort heureusement, Bouteflika est finalement revenu sur ce texte avant qu’il ne soit définitivement adopté.
Vous n’avez jamais commenté l’énorme taux d’abstention (plus de 48 %, NDLR). Certains analystes l’attribuent à l’absence de débats de fond durant la campagne électorale…
C’est faux, je n’accepte pas ce jugement. Durant la campagne, j’ai exposé mon programme dans les 48 wilayas et j’ai réalisé plus de 105 rencontres et débats à la télévision et à la radio. Il ne s’agissait nullement d’un conflit entre Benflis et Bouteflika. Je n’ai pas remporté l’adhésion parce que je me suis porté candidat contre quelqu’un, mais parce que j’ai expliqué mon programme de renouveau national en long et en large. Maintenant, il est vrai que l’abstention est là. Les tenants du boycott ont estimé que là était la meilleure manière de critiquer un système pourri et corrompu. Ils ont raison de le dire. En ce qui me concerne, j’ai choisi l’autre voie. Celle de participer à la compétition, de voyager à travers tout le pays et d’expliquer au peuple algérien qu’il y allait avoir de la fraude jusqu’au dernier jour et qu’il fallait donc changer le système, et que j’apportais ce changement.
Vous pourfendez le système, mais qu’entendez-vous par là. Qui est votre adversaire aujourd’hui ?
L’adversaire, c’est la fraude pour les élections, mais c’est également la panne politique. Il n’y a pas de projet pour l’Algérie. Moi j’en ai présenté un. Cela fait quinze ans que le président-candidat (Bouteflika, NDLR) est là. Et vous n’avez pas la démocratie, vous n’avez pas l’urne transparente, vous n’avez pas de décollage de l’économie, vous n’avez pas une justice indépendante. Vous n’avez pas une presse libre. Vous n’avez pas un Conseil constitutionnel indépendant. Vous n’avez pas une justice totalement libre. Voilà le bilan. C’est ce que j’ai expliqué à la population. Son projet à lui, c’est le passé. Et le passé, c’est le néant.
N’estimez-vous pas, au contraire, avoir failli dans votre entreprise de séduction d’une jeunesse algérienne totalement désabusée ?
Détrompez-vous. 80 % des participants à mes meetings étaient des jeunes, garçons et filles confondus. C’est ceux-là qui ont fait ma campagne. D’ailleurs, mon programme leur était essentiellement destiné.
Pourquoi ne pas avoir appelé vos partisans à manifester après le scrutin ?
Je vais rencontrer tous ceux qui m’ont soutenu et qui se comptent par millions. Je vais réaliser une tournée à travers certaines wilayas pour créer un front, un parti, un espace politique, où je rassemblerai toutes ces personnes. Voilà comment je vais continuer l’activité politique.
Mais ce score stalinien n’a-t-il pas démontré que le pouvoir algérien était hostile à toute réforme ?
En tant qu’homme politique, je suis opposé à la violence. Je vais donc rassembler le maximum d’Algériennes et d’Algériens pour expliquer à nouveau mon projet, et je vais gagner les coeurs et les esprits de ceux que je n’ai peut-être pas pu conquérir cette fois-ci, afin de préparer le futur. Et je pense que dans la situation où se trouve actuellement l’Algérie, et avec l’état de santé de son président, des échéances auront lieu dans peu de temps.
Avec Le Point.fr
21/04/14 Le congrès d’installation de la section UFDG Île-de-France Nord-est perturbé par les pros-Bah Oury
Au congrès d’installation de la section Île-de-France Nord-est, la première des trois sections, que la Fédération UFDG France a décidé d’installer à Paris et région parisienne; dans une salle archicomble prêtée par le Parti Socialiste français à Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne; l’ouverture des travaux présidée par le Secrétaire Fédéral, Habib Baldé a été troublée par des sympathisants du vice-président Bah Oury, suspendu le mercredi dernier par le Bureau Politique National du parti pour: «contestation systématique des décisions du parti, la mise en place de structures dissidentes, (sections et Fédérations à l’étranger), et appel à la création de structures semblables en Guinée…», a indiqué un communiqué publié le 16 avril.
A peine, le programme des travaux présenté; un certain Alpha Baldé, demande aussitôt la parole; le modérateur surpris du non-respect du planning présenté lui oppose un refus. Il se lève, reprend la parole et déclare: «j’entends parler d’UFDG A et B, donc, qui est A et qui est B ? »Un membre du présidium répond: «vous n’êtes pas membre de l’UFDG». Il reprend en se déplaçant vers le présidium: «écoutez, dans cette salle; nous sommes très nombreux, alors si vous ne me laissez pas parler, on va perturber ici». Une fois devant le modérateur, il donne un coup de poing sur la table, et soudain accourent le service d’ordre, et d’autres militants, qui l’évacuent, avec les autres jeunes qui l’accompagnaient, après plusieurs minutes de confusion. La Police française informée, l’accès à la salle sera filtré par Maladho Diallo de l’ufdgonline, refusant l’entrée aux renforts et autres membres de la structure Fédérale dissidente installée par Bah Oury le 12 avril. N’eût été l’arrivée de la police française appelée en soutien, l’affrontement aurait été inévitable.
Le calme revenu, c’est face à deux hommes très impliqués dans différentes structures sociales, et think tanks guinéens en France, que Marie-Hélène Sylla, a remporté le secrétariat, pour diriger la section Île-de-France Nord-est, composée d’un bureau de neuf membres. Les deux autres sections de la région, celles de Paris, et d’Ile-de-France Sud-ouest, seront installées respectivement le 04, et le 14 mai prochain. Ce congrès a enregistré la présence de Bano Sow, El hadj Saidou Maire Gaoual, Alpha Boubacar Bah, tous du Bureau Exécutif.
Selon une source, la policière française s’inquiète de la situation des guinéens qui, d’après nos informations prend des tournures alarmantes. Le transport des problèmes guinéens en France est inacceptable, toujours selon notre source. Au renouvellement de la CAGF, la police a été appelée à la rescousse; et dans une rencontre de Lansana Kouyaté avec les guinéens organisée par GRAD Guinée, elle a été obligée d’intervenir; alors, ça commence à faire beaucoup explique notre source, et certains guinéens seront dorénavant sous surveillance.
La sanction contre les actions d’un vice-président, chargé des Relations Extérieures et de la Communication; et dont les seules relations avec l’extérieur aujourd’hui, se limitent à communiquer contre les décisions, et orientations du parti, a fini par tomber. Le séisme annoncé par une profusion d’observateurs de la politique guinéenne prophétisant des affrontements entre militants de l’UFDG, ne s’étant pas produit quatre jours après la suspension de monsieur Bah Oury; à court terme, son équipe opte pour l’expérimentation de la perturbation à Paris, afin de provoquer des affrontements, qu’ils comptent reproduire partout où l’UFDG dispose d’une Fédération; Bruxelles, New York, Sénégal…; pour in fine espérer contaminer les quartiers de Conakry, toujours indifférents, en dépit des moyens financiers notamment envoyés pour la mobilisation de quelques jeunes contre le parti.
Les dernières phrases de Bah Oury sont sans ambages: «Le problème de la Guinée n’est pas qui sera le président de la Guinée en 2015. Alpha Condé est déjà gagnant…», indique-t-il depuis Dakar. Donc à long terme, n’offre-t-il pas un argument à Alpha Condé en 2015 ? Qui s’étonnerait d’entendre Alpha Condé justifier: «même Bah Oury savait que j’allais gagner».
Plusieurs questions sur le conflit qui oppose Bah Oury à Cellou Dalein Diallo restent sans réponse. Les rares arguments de Bah Oury accusent Cellou Dalein Diallo de ne pas «accepter les courants dans le parti, en excluant ses proches de la gestion; et d’un manque de solidarité à sa personne, l’absence de position claire sur l’attitude à adopter vis-à-vis d’Alpha Condé….». Du courant dont se réclame Bah Oury, personne ne sait grand-chose; sinon qu’il rejette toute participation aux élections face au président Alpha Condé, cependant sa position historique dans le parti; qui le protégeait jusqu’ici et qui serait la raison de plus de deux ans d’hésitation, n’a finalement pas résisté au ras-le-bol.
Sur le rôle des uns et des autres dans le parti, les statuts sont clairs; l’article 14 attribue au président, l’impulsion, la coordination et le contrôle des activités du Parti; quant aux vice-présidents, ils sont chargés d’assister le président dans l’exécution de son mandat. Donc, celui qui a un bilan à défendre devant le congrès, c’est le président, et accessoirement les vice-présidents, sur leur assistance du président dans l’exécution de son mandat. Alors les courants souvent évoqués pour justifier certaines prises de position; s’inscrivent plus dans une stratégie de conquête du pouvoir, qu’une volonté d’exiger la pluralité d’opinion, indispensable bien entendu pour la vitalité de toute organisation humaine. Les courants, c’est devant le congrès, après c’est l’assistance de l’élu jusqu’au prochain congrès point.
Pour ceux qui exigent le retour de Bah Oury à la maison, la solution ne se trouverait-elle pas dans l’élection de Cellou Dalein Diallo en 2015 ? Cellou Dalein pourra-t-il refuser la grâce présidentielle aux personnes impliquées dans ce dossier ? A méditer.
Source GUINEEINFORMATION














































