Abdoulaye Wade, qui était en principe attendu ce mercredi 23 avril au Sénégal, où il rentre pour la première fois depuis sa défaite à la présidentielle en mars 2012 face à Macky Sall, n’arrivera finalement que ce vendredi, selon un communiqué de son parti, le PDS. L’avion de l’ancien président devait se poser ce mercredi dans l’après-midi à l’aéroport de Dakar, mais un problème de plan de vol et d’autorisation de décoller aurait retardé son retour.
L’ancien président sénégalais passe la nuit à Casablanca, au Maroc, où il est retenu depuis la mi-journée. Il devait arriver ce mercredi à Dakar, à bord d’un avion privé, mais dans la soirée, Abdoulaye Wade a fait lire à ses partisans, aux militants du PDS réunis dans leur QG à Dakar, un message dans lequel il expliquait qu’il arrivait en fait ce vendredi au Sénégal.
Oumar Sarr, numéro deux du PDS, le parti d’Abdoulaye Wade, a annoncé que l’avion privé de l’ancien chef d’Etat n’avait pas eu l’autorisation de décoller de Casablanca vers Dakar. A la présidence, on a d’abord expliqué que le Sénégal n’avait reçu aucune demande d’atterrissage, aucun plan de vol, alors que cela doit normalement se faire 48 heures avant, avant de dire que son vol avait reçu l’autorisation dans l’après-midi.
A l’aéroport, un fort dispositif de sécurité était visible pour empêcher tout rassemblement. Des groupes de partisans, refoulés, dénonçaient ces interdictions. « Le Sénégal est censé être la vitrine de la démocratie et on ne peut même pas venir à l’aéroport accueillir notre président », regrettait un jeune militant. « Abdoulaye Wade ne cherche qu’à se victimiser, répondait Souleymane Jules Diop, le responsable de la communication de la présidence. Même Macky Sall, quand il voyage, doit donner ses plans de vol. »
Abdoulaye Wade cherche à se victimiser, selon la présidence
Selon les autorités, Abdoulaye Wade aurait tout fait pour compliquer les démarches administratives en changeant, au dernier moment les noms des passagers marocains qui se trouvaient sur les documents de vols, par son nom et celui des gens qui le suivent .
Abdoulaye Wade savait, en manoeuvrant ainsi, que cela demanderait une nouvelle validation par l’aviation civile, et donc un nouveau délai d’environ 24h, affirme le ministre porte-parole du gouvernement Abdoulatif Coulibaly. « Quel intérêt pour le gouvernement sénégalais à retarder un avion qui atterrit à Dakar ? Je pense qu’on se trompe d’époque et de méthode et qu’Abdoulaye Wade gagnerait à comprendre que les choses ont changé. Il a fait son temps et il ne comprend pas encore. Les Sénégalais le lui ont expliqué le 25 mars 2012 », s’agace Abdoulatif Coulibaly.
« Tout est fait pour décourager les militants »
Du côté du PDS, on affirme que les autorités ont tout fait hier pour retarder l’arrivée d’Abdoulaye Wade, afin que l’ancien président atterrisse de nuit, plus discrètement. L’interdiction du meeting en centre-ville, celle des abords de l’aéroport aux militants et sympathisants du PDS, venus accueillir leur leader, « tout est fait pour décourager les militants » explique Serigne Mbacké Ndiaye, le porte parole d’Abdoulaye Wade.
Dans la soirée, au siège du PDS, où s’étaient réunis les partisans d’Abdoulaye Wade, une annonce a finalement été lue pour expliquer que l’ancien président dormirait à Casablanca avant d’arriver à Dakar ce jeudi. Un départ qui sera finalement reporté de 24h suplémentaires, a-t-on appris plus tard, par un autre communiqué du PDS.
Un air de campagne électorale
« Demain, nous serons là, c’est sûr. On est un peu déçus mais c’est ainsi dans ce pays », s’exclamait un militant. En face du siège, plusieurs pick-up de la gendarmerie ont pris position sans qu’aucun incident ne soit à signaler. Les haut-parleurs diffusaient de la musique, un air de campagne électorale.
Abdoulaye Wade a-t-il voulu mettre en scène son retour au pays ou Macky Sall cherche-t-il à faire comprendre à son prédécesseur qu’il n’est pas le bienvenu et que ce retour politique s’annonce ardu ? En tout cas, le feuilleton va se poursuivre.
________________________________________
Les certitudes d’Abdoulaye Wade
L’ex-chef de l’Etat sénégalais a résidé en France pendant près de deux ans. Il vient d’annoncer son retour dans son pays une semaine après la décision d’une cour spéciale de juger en juin prochain son fils Karim, en prison depuis un an, pour enrichissement illicite présumé. Longuement interviewé par Christophe Boisbouvier pour Radio France Internationale, ce mercredi 23 avril, Abdoulaye Wade a montré toute sa détermination à l’heure de rentrer au pays. Florilège.
A propos des accusations contre son fils, Karim :
« Karim n’a rien fait. Il est innocent. Vous savez, les condamnations des tribunaux politiques, je connais cela. Les manipulations de la magistrature, c’est connu. Ce qu’il (Macky Sall, actuel président sénégalais, ndlr) voudrait, c’est le faire condamner, mais je suis sûr que Macky n’ira pas jusque-là. Il y a quelques temps, on pouvait le croire, mais aujourd’hui je pense que ce qu’il souhaite, c’est que les choses trouvent une solution. »
A propos de son retour potentiel aux affaires :
« Si je suis en bonne santé, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas travailler. Vous savez, ici en Europe, on est obnubilé par l’âge. J’ai dit à mes adversaires : laissez les Sénégalais juger. S’ils s’aperçoivent eux-mêmes que le père Wade est devenu gâteux et ne peut plus rien faire, ce sont eux qui me dégageront. »
Source RFI
24/04/14 Sénégal: le retour d’Abdoulaye Wade prend du retard
24/04/14 Un casque bleu guinéen blessé au Mali…
Un Casque bleu guinéen a été blessé mercredi à Kidal, dans le nord du Mali, par un engin explosif artisanal, a annoncé le représentant spécial de l’ONU au Mali Bert Koenders.
L’incident s’est déroulé près de l’aéroport de Kidal au cours de la visite d’une délégation internationale. "Un membre guinéen de la Minusma (Mission de l’ONU au Mali) a été blessé par l’explosion d’un engin artisanal" qui s’est produite sur le passage de son véhicule à 400 mètres environ de la piste de l’aéroport de Kidal, a expliqué M. Koenders à la presse, à sa sortie du Conseil de sécurité.
La délégation qui visitait Kidal à ce moment-là, comprenant des diplomates allemand, danois et canadien, n’a pas été affectée par cet incident car elle ne se trouvait pas à proximité. Le Casque bleu blessé a été hospitalité à Mopti, a-t-il ajouté.
Source: AFP
24/04/14 EXCLUSIF. Le retour de Calamity Ségolène Royal
La nouvelle ministre de l’Écologie interdit les décolletés, se fait systématiquement annoncer par un huissier et impose un règlement intérieur impitoyable…
L’installation de Ségolène Royal à l’hôtel de Roquelaure, siège du ministère de l’Écologie, a jeté un froid sur le personnel. En cause, des consignes ont été passées qui forment une sorte de code de conduite en vue de respecter l’étiquette. Le caractère draconien des messages apparaît à beaucoup comme hors norme. Ainsi, il est exigé du personnel féminin une tenue décente avec "interdiction des décolletés", indique une source à l’hôtel de Roquelaure. En vérité, le personnel n’avait pas vraiment besoin de ce rappel pour adopter une tenue tout ce qu’il y a de plus décente…
Contactée par Le Point.fr, Ségolène Royal indique qu’il s’agit d’un "règlement intérieur sur proposition des services qui est destiné à l’interne et ne donne pas lieu à commentaires externes". Les cancans vont pourtant bon train dans les couloirs de cet hôtel particulier du 7e arrondissement de Paris, édifié en 1722 par le maréchal de Roquelaure…
L’huissier annonce la ministre, on se lève !
Toujours selon le personnel, la "dame de fer" de la région Poitou-Charentes se déplacerait dans les couloirs du ministère précédée d’un huissier qui l’annonce, de sorte que le personnel doit se lever sur son passage. Il est également défendu au personnel de fumer dans la cour et le jardin en présence de la ministre. Lorsque la ministre déjeune dans son salon, les membres de son cabinet ne doivent pas emprunter le couloir adjacent pour cause de nuisances sonores. Si bien que, pour atteindre la salle dite de "la popote", il ne faut pas traîner : les conseillers ministériels doivent s’y hâter avant que la ministre ne pénètre dans son salon. Tant pis pour les retardataires, "la popote" leur sera inaccessible.
Par ailleurs, Ségolène Royal a mis en place le co-working. Traduction concrète : aucun bureau ne doit être occupé par une seule personne, en dehors du sien. Il faut être au moins deux afin de co-worker. Cette règle s’applique à Jean-Louis Bianco, son conseiller spécial, qui partage son bureau avec son chargé de mission…
Le fait du prince
Enfin, une dernière règle un peu curieuse : la permission de dormir dans la cabane de l’hôtel particulier qui abrite les officiers de sécurité ou les chauffeurs a été réglementée. Ainsi, le chauffeur de Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’État aux Transports, n’a pas le droit d’y passer la nuit lorsque ce dernier est absent de Paris. "Cette interdiction n’a guère de sens, le chauffeur de Cuvillier habite Boulogne… C’est donc des déplacements en plus lorsqu’il faut aller chercher Cuvillier à l’aéroport", nous explique-t-on à l’intendance de l’hôtel de Roquelaure.
Les principes rigoureux mis en place au ministère de l’Écologie tranchent avec l’atmosphère de laisser-aller de la gauche au pouvoir. Le swap Jouet-Lemas à la Caisse des dépôts, les recasages en tout genre (Dominique Voynet, Harlem Désir…), sans parler de l’affaire Morelle, viennent parasiter le message du gouvernement au moment où celui-ci demande aux Français (les retraités, les fonctionnaires, les collectivités locales) des efforts supplémentaires…
Source Le Point.fr
24/04/14 Centrafrique: l’Etat fait son retour à Bria, la capitale du diamant
Ils ne sont que 18 mais incarnent un symbole fort: les gendarmes en uniforme bleu, qui patrouillent désormais quotidiennement à Bria, ville diamantifère du centre de la Centrafrique, montrent que l’Etat tente de reprendre peu à peu le contrôle de ce fief de l’ex-rébellion Séléka.
Lorsqu’il entre dans Bria début avril à la tête du détachement de la force française Sangaris dans cette région, le colonel Jean-Bruno Despouys voit "des hommes en armes partout", explique-t-il à l’AFP.
Avec le déploiement de Sangaris, beaucoup de ces armes ont disparu. Les anciens maîtres de la ville ont été apparemment cantonnés. Mais ils déambulent toujours en ville, tiennent les quartiers et le font savoir.
Au coeur de la RCA, Bria, capitale du diamant centrafricain, est un fief de la Séléka. L’ex-rébellion (au pouvoir de mars 2013 et janvier 2014) avait entamé son offensive éclair sur Bangui fin 2012 en prenant cette ville de 75. 000 habitants, avant d’en faire sa base arrière.
L’électricité n’est plus aujourd’hui qu’un lointain souvenir dans la cité, majoritairement musulmane, et où des milliers de déplacés sont arrivés ces derniers mois, fuyant les violences à Bangui et dans le sud du pays.
Seules les dizaines d’échoppes de diamantaires rappellent l’immense potentiel du sous-sol et les nombreux gisements dans les brousses environnantes. Sur la "RN5", la principale avenue qui traverse Bria, femmes couvertes du voile islamique ou au crucifix en sautoir marchent côte-à-côte, dans un semblant de normalité. La ville tout entière est organisée autour de cette longue artère de latérite rouge cernée de majestueux manguiers, où patrouillent, l’arme au poing, les militaires de Sangaris et de la force africaine.
Les anti-balaka (milices à majorité chrétienne constituées en réaction aux exactions de la Séléka) sont pour l’instant coincés à Grimari, à 300 km à l’ouest de Bria.
Ici, on ne s’aventure à parler politique qu’à voix basse. Les habitants qui acceptent de témoigner requièrent l’anonymat. Les regards sont souvent hostiles aux rares Occidentaux présents. Plusieurs hommes, en civil mais très bien renseignés, menacent l’équipe de l’AFP: "On ne veut pas de journalistes ici", lance un homme à moto et vêtu d’une djellaba.
-"Chape de plomb"-
"On est dans une phase de retour progressif à la normale, durant laquelle chacun regarde un peu l’autre, dans une zone sous fort contrôle des ex-Séléka", explique le colonel Despouys.
"Le travail que la Sangaris et la Misca sont en train de faire, c’est la restauration de l’Etat", observe Robert Morgodé, préfet de la Haute-Kotto, dont Bria est le chef-lieu. "Ca se fait étape par étape. "
Première étape, le retour des gendarmes. L’administration civile devrait suivre. La Séléka affirme qu’elle jouera le jeu.
"Nous avions pris les armes pour exprimer aux autorités du gouvernement déchu (le régime du président François Bozizé renversé en mars 2013) que nous étions abandonnés", se souvient Hamad Hamadin, un porte-parole local de l’ex-rébellion.
"Nous n’allons pas nous-mêmes rester au pouvoir", assure-t-il. "Nous sommes sous un nouveau régime. Nous attendons les directives de Bangui" où un gouvernement de transition a remplacé au début de l’année le régime de la Séléka.
Avec le retour de l’Etat, beaucoup espèrent une reprise du commerce du diamant, qui faisait vivre avant-guerre près d’un quart de la population du pays, avec une production annuelle -réputée pour la qualité de ses gemmes- d’environ 350. 000 à 400. 000 carats.
Mais les habitants sont circonspects. L’un d’entre eux, chrétien, prétend que les ex-rebelles, pro-musulmans, pillent encore les caisses de l’administration locale.
Il dénonce leur double discours. "Quand les Sangaris sont venus, ils (les Séléka) ont interdit aux populations de s’approcher d’eux", raconte-t-il.
"Ils avaient peur qu’on se plaigne, qu’on collabore, qu’on les trahisse", commente un autre habitant.
"Ces derniers mois, ils ont dû tuer bien plus d’une centaine de personnes. Un jour, on apprenait qu’on avait retrouvé deux ou trois corps. Trois jours plus tard, on en découvrait cinq ou six. . . ", Ajoute-t-il.
La Séléka nie toute exaction, tout comme les autorités municipales qu’elle contrôle, selon un ancien fonctionnaire. "La ville a vécu seize mois sous une chape de plomb", constate un observateur.
Aujourd’hui, les anciens rebelles sont divisés en deux groupes, selon le préfet.
"Il y a les fils de notre pays", favorables au désarmement, et les non-Centrafricains qui, ayant pris part à la rébellion, "n’ont rien à attendre du désarmement" et "poussent les autres à résister", déplore-t-il.
Ces derniers avanceraient même l’idée d’une partition du pays, dont le nord, plus riche, reviendrait aux musulmans, selon le haut fonctionnaire, qui accuse : "le malheur de Centrafrique vient souvent du Soudan et du Tchad".
JA
24/04/14 Egypte: Washington reprend partiellement son aide, va livrer 10 hélicoptères
Les Etats-Unis vont livrer dix hélicoptères d’attaque à l’Egypte, levant partiellement la suspension de leur aide militaire au Caire décidée à la suite de la sanglante répression contre les partisans du président déchu Mohamed Morsi, a indiqué le Pentagone.
Cette décision a été annoncée mardi par le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel à l’issue d’un entretien téléphonique lundi avec son homologue égyptien, le général Sedki Sobhi, a fait savoir dans un communiqué le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.
L’exécutif américain va également demander au Congrès de débloquer 650 millions de dollars, sur les 1,5 milliard d’aide, essentiellement militaire, prévue en 2014 pour l’Egypte, a affirmé mercredi la porte-parole du département d’Etat, Jennifer Psaki.
Les fonds dégelés seront essentiellement utilisés pour des programmes de lutte contre le terrorisme, de sécurité des frontières et de non-prolifération.
Ces décisions interviennent après que Washington a conclu que Le Caire maintenait "sa relation stratégique avec les Etats-Unis" et respectait ses obligations vis-à-vis du traité de paix avec Israël, précise l’amiral Kirby.
Les dix hélicoptères Apache doivent servir à "soutenir les opérations antiterroristes conduites par l’Egypte dans le Sinaï", selon le Pentagone.
Le gouvernement américain avait décidé en octobre de "recalibrer" son assistance au Caire en représailles à la répression des partisans du président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée le 3 juillet.
– Opérations dans le Sinaï –
Washington avait ainsi gelé la livraison d’équipements lourds tels que des hélicoptères de combat Apache, des avions de chasse F-16, des pièces détachées de chars Abrams et missiles Harpoon.
Depuis, Washington, allié du Caire depuis 35 ans, tance régulièrement les autorités intérimaires installées par l’armée pour la lenteur de la transition démocratique et leur mauvais bilan en termes de droits de l’homme et de libertés publiques.
Mais les Etats-Unis sont également soucieux de maintenir leurs intérêts stratégiques en conservant la coopération antiterroriste avec Le Caire et le respect des accords de paix israélo-égyptiens.
Lors de son entretien téléphonique, Chuck Hagel a informé son homologue que Washington n’était "pas encore en mesure de certifier que l’Egypte prenait des mesures de soutien à une transition démocratique", selon le communiqué du Pentagone.
"Il a appelé le gouvernement égyptien à démontrer les progrès (réalisés) en faveur d’une transition qui respecte les droits de l’homme et les libertés fondamentales de tous les Egyptiens", ajoute-t-il.
En attendant, le gel sur la livraison des chars Abrams, des chasseurs F-16 et des missiles antinavire Harpoon est maintenu, a précisé le colonel Steven Warren, un porte-parole du Pentagone.
Les livraisons d’hélicoptères Apache vont, elles, être assurées parce qu’il est "dans l’intérêt national" des Etats-Unis que l’Egypte puisse mener des opérations antiterroristes dans le Sinaï, selon lui.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmy, était de son côté mercredi en route vers Washington pour rencontrer les responsables américains, a fait savoir le ministère. Au cours de son séjour, il doit aussi rencontrer le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
JA
24/04/14 Mali : accusé de complicité d’assassinat, Sanogo encourt la peine de mort
Le général putschiste Amadou Haya Sanogo a vu les accusations le visant s’alourdir. En plus de complicité d’enlèvement, il doit répondre depuis le 22 avril du chef de complicité d’assassinat dans l’affaire des Bérets rouges d’avril-mai 2012.
Lors de sa première comparution devant le juge, le 27 novembre 2013, le général Amadou Haya Sanogo avait été accusé de complicité d’enlèvement dans l’affaire dite des bérets rouges. Mais depuis le 22 avril, avec 27 de ses hommes, le leader des putschistes est accusé de complicité d’assassinat. En conséquence, l’ancien homme fort de Bamako encourt, selon le code de procédure pénale, jusqu’à la peine capitale.
L’enquête en cours a avancé notamment grâce aux aveux d’hommes de rang et de sous-officiers ayant participé aux pelotons d’exécution ayant agi lors du "contre coup d’État" du 30 avril 2012, qui avait opposé les bérets verts pro-putschistes aux bérets rouges dévoués à l’ancien président Amadou Toumani Touré, renversé le 22 mars précédent. Le conflit entre les deux corps d’armée s’était soldé par la disparition de 21 bérets rouges – et la dissolution de ce corps, jusqu’à sa réhabilitation, fin mars 2013.
"L’heure est au repentir"
Dans ce dossier, Sanogo est loin d’être en position de force. "Désormais, c’est chacun pour soi, et Dieu pour tous", sourit une source proche du dossier ayant assisté à l’audition, mardi 22 avril, du général quatre étoiles. Ce dernier se serait montré "assagi", "plus mûr", et "déçu de beaucoup de gens" qu’il pensait compter parmi ses soutiens. Les anciens putschistes détenus auraient changé d’attitude : "l’heure est au repentir", poursuit le juriste.
Sanogo a été transféré à la prison de Sélingué pour raisons de sécurité et privé de téléphone. Ses avocats ont encore obtenu une fin de non-recevoir à leur dernière demande de mise en liberté provisoire de leur client. Enfin, la demande de récusation du juge d’instruction en charge du dossier a été refusée par le premier président de la Cour d’appel, le 15 avril.
Premier volet d’une saga judiciaire accablant le général Sanogo, l’affaire des bérets rouges devrait bientôt quitter les bureaux du juge d’instruction, Yaya Karembé, pour être jugée. Mais un autre dossier est déjà sur le feu : celui de la "mutinerie" du 30 septembre dernier, à la suite de laquelle plusieurs corps de militaires disparus avaient été retrouvés. Pour cette dernière affaire, Sanogo et certains membres de son entourage – tous ne sont pas impliqués dans l’affaire des bérets rouges-, sont accusés de faits de torture, séquestration et assassinat.
JA
23/04/14 Lancement officiel du recensement biométrique des fonctionnaires guinéens
Le recensement biométrique des fonctionnaires guinéens a officiellement démarré ce mercredi 24 avril 2014. C’est le ministère de la fonction publique et de la modernisation de l’administration qui a service de cadre au démarrage de ce processus qui normalement va s’étendre sur trois mois au maximum. L’évènement a regroupé au tour du ministre de la fonction publique, plusieurs autres membres du gouvernement et des cadres de la Banque mondiale, principale partenaire financier de ce projet. Le financement de cette institution pour ce processus est évalué à hauteur de 10 millions de dollars américain.
A cette occasion, le représentant résident de la Banque mondiale, cheik Kanté s’est réjouit des résultats obtenus depuis le démarrage de ce projet de modernisation de l’Administration guinéenne.
De son coté, le ministre guinéen de la fonction publique et de la modernisation de l’Administration a indiqué que cette deuxième phase de ce projet se caractérise par la numérisation de l’ensemble des dossiers individuels de chaque fonctionnaire, avant de préciser que le programme va se poursuivre tout au long des 2 ou 3 mois prochaine. Sékou Kourouma demande donc à tous les fonctionnaires d’être prêts à recevoir les équipes de travail.
Rappelons que ce projet vise à assainir le fichier de la fonction publique et également, lutter contre les fonctionnaires fictifs et doublons.
Bah Kouré
23/04/14 Fait divers – Coyah : un bébé sauvé grâce à un fou
Un bébé de deux ans et quatre mois a été retrouvé samedi dans une grotte dans le quartier Kakimbo, situé dans la commune de Ratoma .
Le bébé y a fait trois jours avant d’être retrouvé grâce à un malade mentale. Selon nos informations, le bébé qui souffre d’une mal formation a été jeté par sa propre maman dans cette grotte le jeudi passé.
Interrogé, la mère du bébé, une étudiante nommée Aissatou Diallo, dit avoir beaucoup souffert avec son bébé. Elle déclare avoir dépensé tout ce qu’elle avait pour soigner sa fille mais en vain. C’est pourquoi, elle a préféré se débarrasser du bébé en l’abandonnant dans une grotte.
Apres la découverte de ce bébé donc au troisième jour, la jeune femme a été mis aux arrêtes et se trouve en ce moment même entre les mains de la police judiciaire.
BAH Kouré
23/04/14 DRAME RDC : le déraillement d’un train fait au moins 37 morts au Katanga
Un train a déraillé mardi au Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Le bilan provisoire fait état d’au moins 37 morts.
Le déraillement d’un train mardi 22 avril près de Kamina, une localité située à environ 600 kilomètres de Lubumbashi, capitale de la province minière du Katanga, a fait au moins 37 morts.
"37 personnes sont mortes, mais la police semble dire qu’il doit y en avoir plus", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. "La cause de l’accident est la locomotive que l’on venait d’acheter, et qui s’est emballée", a-t-il ajouté. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de l’accident. "Les ministres des Transports et de la Santé sont en route pour se rendre sur les lieux" du drame, a poursuivi Lambert Mende.
En septembre 2012, au moins quatre personnes étaient mortes et 37 avaient été blessées lors d’un accident de train au nord de Lubumbashi.
(Avec AFP)
Des ONG de défense des droits de l’homme demandent la libération des officiers militaires guinéens arrêtés en 2011 ( Communiqué)
La Ligue Guinéenne des Droits de l’Homme (LIGUIDHO) et la Fraternité des Prisons de Guinée (FPG) informent l’opinion nationale et internationale de la violation flagrante par les autorités guinéennes des principes élémentaires qui régissent un procès équitable et dont sont victimes 5 officiers de l’armée guinéenne qui croupissent en prison depuis le début du mois d’août 2011, sans jugement. Ces victimes innocentes sont :
le Général Nouhou THIAM, Adjudant Mohame KABA, Lieutenant Mohamed CONDE, Colonel Saadou DIALLO et le Lieutenant Kémo CONDE tous arretés au mois d’août 2011 et détenus à la Maison centrale de Conakry
D’après l’arrêt n°21 en date du 14 novembre 2012 rendu par la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Conakry, il est reproché au Général Nouhou THIAM le délit de désertion prévu et puni par l’article 547 alinéa 1 du Code pénal qui dispose que : « Tout militaire coupable de désertion à l’intérieur en temps de paix est puni de 4 jours à 2 mois d’emprisonnement. » Le même arrêt retient contre les 4 autres officiers le délit d’infractions aux consignes prévu et puni par l’article 601 alinéa 1 du Code pénal qui dispose que : « Est puni de 2 à 6 mois d’emprisonnement, tout militaire qui viole une consigne générale ou une consigne qu’il a personnellement reçue mission d’exécuter ou de faire exécuter ou qui force une consigne donnée à un autre militaire. »
De ce qui précède, il ressort deux observations capitales :
1- la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Conakry a retenu des infractions dont les peines étaient déjà purgées par les 5 officiers au moment où elle rendait son arrêt le 14 novembre 2012,
2- en dépit de l’expiration des peines, la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Conakry a paradoxalement renvoyé le jugement de cette affaire devant le tribunal militaire, juridiction dont elle n’ignorait pas l’inexistence dans le pays et dont elle savait pertinemment que la mise en place effective nécessite de profondes réformes législatives qui s’étalent sur une durée.
C’est pourquoi, la LIGUIDHO et la FPG condamnent avec la plus grande fermeté cette détention illégale qui constitue un véritable frein à la marche du pays vers un État de droit, et demandent :
 Aux autorités guinéennes la mise en liberté immédiate et sans condition des 5 officiers cités ci-dessus,
 À la communauté internationale d’intervenir auprès des autorités guinéennes pour faire cesser cette violation grave et délibérée des droits de l’Homme.
La LIGUIDHO et la FPG sont deux ONG guinéennes de défense des droits de l’Homme qui œuvrent, entre autres, pour l’indépendance de la justice, la tenue de procès justes et équitables et le respect des droits des personnes en détention. Elles ont décidé de travailler en coalition sur certains cas de violations des droits de l’Homme commises en Guinée.
Ont signé :
– Me. Kpana Emmanuel BAMBA, Président de la LIGUIDHO
– M. Joël Matho LORAMOU, Président de la FPG
23/04/14 – 72 heures du livre : lancement officiel de l’événement culturel ce mercredi
La Guinée à l’instar des autres pays célèbre ce 23 avril 2014 la journée mondiale du livre et de la lecture à travers « Les 72 heures du livre », qui ont débuté ce mercredi au Centre Culturel Franco Guinéen (CCFG). Cette sixième édition des 72 heures du livre a pour thème, ‘’Le livre et le développement local’’. Prévu pour trois jours c’est-à-dire du 23 au 25 avril prochain avec Kindia comme ville invitée d’honneur, ces 72 heures serons une occasion pour les professionnels du livre pour débattre de leur rôle et de leur responsabilité face à l’avenir du livre en Guinée.
Selon le directeur de l’Harmattan Guinée, président du comité d’organisation, Sansy Kaba Diakité, avec cet évènement, c’est un rêve qui devient de plus en plus une réalité. Parlant du thème, de cette année Sansy Kaba a indiqué que c’est à travers le livre que la jeunesse se construit et c’est ce qui développe un pays. « Nous nous acheminons vers les élections communales et communautaires en République de Guinée. Les élus doivent se joindre aux jeunes dans la promotion de la lecture afin de développer ensemble les différentes communes du pays », dira t-il.
La Directrice Pays de PNUD Guinée Metsi Makhetha a quant à elle indiqué que cet évènement démontre combien le peuple a besoin du livre. Selon elle : « Le livre est source de valeur. Faire la promotion de la culture, c’est d’investir dans la relève de qualité, parce que le livre c’est pour s’instruire». La Directrice Pays de PNUD Guinée a mis l’occasion à profit pour annoncer la disponibilité de 500 livres d’un coût global de 35 millions de nos francs que son institution a offert aux jeunes guinéens à l’occasion de cette grande fête de la lecture.
Présent à la rencontre le premier ministre Mohamed Said Fofana à remercier et féliciter les organisateurs de cette rencontre qui, selon lui, permet l’émergence du livre et de la lecture en Guinée. Avant de déclaré que le gouvernement doit et promet de mettre une ligne budgétaire spéciale non seulement pour appuyer les 72 heures du livre, mais aussi et surtout promouvoir la lecture au bénéfice des jeunes guinéens. Pour finir le chef du gouvernement dira que : « Le livre est un ami des enseignants, un centre d’éducation et il est un support fondamental dans la transmission des connaissances ».
Il faut noter que le président de l’Harmattan Guinée à annoncer l’ouverture samedi prochain de la première médiathèque de Guinée à Kindia.
Guineediversite.com
23/04/14 Saisi de cornes de rhinocéros à Conakry : ces trafiquants chinois qui défient la justice Guinéenne
Ce 08 avril 2014, avec le soutien de Guinée-Application de la Loi Faunique (GALF), une grosse prise inimaginable a été opérée à Kaloum en plein centre ville de Conakry. Trois présumés trafiquants de nationalité chinoise ont été arrêtés en flagrant délit de détention et de circulation d’importante quantité de cornes de rhinocéros. Forts d’un puissant réseau de soutien au sommet de l’Etat, les trafiquants manœuvrent pour se soustraire de la justice.
La perquisition est menée en présence de Mamadou Djan Bora Diallo, substitut du procureur de première instance de Kaloum et point focal national de lutte contre la criminalité faunique. Elle a été faite dans les lieux de la construction d’un hôtel 5 toiles dont les travaux sont exécutés par une entreprise chinoise.
Des produits saisis
C’est une saisie inattendue car le rhinocéros n’est pas une espèce animale Guinéenne. Les produits proviennent de l’Afrique du Sud et les personnes arrêtées ont des fournisseurs étrangers. Une dizaine de cornes de rhinocéros étaient dissimulée dans la cuisine du chantier. Ces cornes brutes pèsent au total 20 kilogrammes. Elles devaient être transformées en poudre à l’aide de l’étau et de la lime. Tous ces outils ont été découverts sur place ainsi qu’un sachet de 500 grammes de poudre de corne. Il y avait aussi une quantité de concombres et de chevales de mer.
Le commerce illégal des espèces sauvages est un crime organisé transnational. Il occupe le 4ème rang du commerce illicite dans le monde en amassant des bénéfices d’environ 19 milliards de dollars chaque année.
Il faut savoir que le trafic de cornes de rhinocéros est au cœur de la criminalité faunique mondiale. Un kilogramme de corne de rhinocéros se vend à 60 000 dollars US. Soit deux fois plus chère que le kilogramme d’or. Il ne s’agit donc pas de petits trafiquants car la valeur des 20 kg saisis est estimable à 1 million 200 milles dollars US (1.200.000$).
Shanghai Construction Group (SCG) est-elle une entreprise mafieuse?
Les trois présumés trafiquants interpellés sont tous des employés de cette multinationale chinoise bien implantée en Guinée. La SCG travaille sur plusieurs grands projets de construction dont celui de l’Hôtel Kaloum que ces employés ont clandestinement transformés en un lieu de transformation et de trafic de produits fauniques de haute valeur. Une telle activité illicite ne serait jamais entreprise dans ce chantier sans la complicité de la direction de SCG..
Les personnes présumées auteurs de ces activités parallèles occupent une place importante dans Shanghai Construction Group. Il s’agit de Xu Wei “Sam” (le directeur du projet), Long Wenjian (l’interprète) et Wang Fuxing (le comptable du projet). Selon nos informations, chacun de ces trois trafiquants agissait à la fois pour leur propre compte et pour le compte du directeur général de SCG en Guinée. Selon la même source SCG entretient ce réseau de trafic de cornes de rhinocéros en Guinée depuis près de 2 ans. L’activité serait sponsorisée par le directeur général qui a progressivement licencié tous les employés locaux (Guinéens) qui travaillaient sur le chantier de l’hôtel Kaloum. Ils ont été remplacés par les ouvriers chinois. A ce jour, il n’y a aucun employé Guinéen – hormis les agents de sécurité – qui travaille sur le chantier où la perquisition a été faite.
Il est donc clair que le trafic de cornes de rhinocéros est une importante source de revenu pour Shanghai Construction Group en Guinée. Après 2 ans d’activité illicite, cette seule saisie de cornes dont la valeur est estimée à 1 million 200 milles dollars représente environ 2% du coût global (60 millions de dollars) de réalisation du projet de construction de l’Hôtel Kaloum.
Des manœuvres en cours pour torpiller la procédure judiciaire
Les présumés malfrats se sont catégoriquement opposé à la perquisition. Ils ont violemment riposté en s’attaquant aux officiers de police judiciaire qui sont venus exécuter le mandat. Ce comportement incivil en dit assez long sur leur mépris pour la loi et les autorités Guinéennes. Plus tard, il a été clairement établi que les personnes interpellées et le directeur général de SCG bénéficient de la protection totale de certains membres du gouvernement dont le Ministre de la sécurité.
Dès après leur arrestation, les prévenus ont été conduits à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Curieusement, quelques minutes après, on assiste à une visite surprise. C’est le Ministre de la sécurité, Madifing Diané, en personne qui est venu savoir ce qui se passe. Il a été directement conduit par l’adjoint au directeur central de la DCPJ au bureau de l’agent Ibrahima Cissé Diallo qui était en charge du dossier. Ils lui ont montré les produits saisis. Comme pour sauver l’apparence devant tout le monde, le Ministre s’est montré stupéfait. Il a fait un semblant de fermeté en donnant l’ordre aux agents de continuer la procédure.
Ensuite, le même Ministre improvise une réunion dans le bureau du chef du bureau central national (BCN) Interpol. Durant de longues minutes, le Ministre s’est entretenu à huis clos avec les responsables de la DCPJ et BCN. Paradoxalement, la seule personne étrangère qui a été admise dans cette salle de réunion était une femme chinoise qui est l’interprète du directeur général de SCG. Personne ne sait ce qu’ils se sont dit et les instructions secrètes données par le ministre. Cependant, l’influence du Ministre de la sécurité aurait fortement pesé sur la procédure au niveau d’Interpol. Le même jour les prévenus ont été sortis de la garde à vue. Le BCN d’Interpol a délibérément retardé le déferrement au parquet du tribunal de première instance de Kaloum. C’est ainsi que l’équipe de GALF qui suit l’affaire en sa qualité d’ONG qui appui le Gouvernement Guinéen dans l’application de la loi faunique a exprimé ses préoccupations face à la lenteur et au délai légaux de la garde à vue. Contre toute attente, le chef BCN Jean Claude Dramou est sorti de sa réserve. En effet, il trouvait l’équipe de GALF trop encombrante. Il estime que les questions de GALF sur le retard illégalement accusé par Interpol sont insupportables. Dans un ton martial il laisse éclater sa colère en oubliant sa qualité d’officier de police judiciaire. Il a donné l’ordre à ses agents de dégager l’équipe de GALF des lieux. En suite, il lance: “si je veux, je peux les libérer…”. Sur le champ, il libère les prévenus qui devaient être en garde à vue en les demandant gentiment de revenir se présenter le lendemain. Alors, une telle réaction démesurée est-elle la conséquence de l’entretient avec leur Ministre???
En tout cas, en l’espace de 3 jours de garde à vue, ces libérations non autorisées par le parquet, sont intervenues à 3 reprises.
Le déferrement a finalement eu lieu ce 11 avril. Un autre fait inattendu: INTERPOL n’a déféré que 2 personnes. Le troisième prévenu en l’occurrence Wang Fuxing (le comptable du projet) a été soustrait de la procédure par INTERPOL. Et pourtant, seul le parquet ou le juge d’instruction avait la qualité de le libérer.
La soustraction de Wang Fuxing de la suite de la procédure n’est pas anodine. Dans le procès verbal de constatation d’infraction dressé par l’agent des eaux et forêts, ce prévenu a reconnu que la poudre de corne de rhinocéros saisie lui appartient. C’est lui qui a le procès verbal le plus compromettant. En répondant à une des questions de l’agent verbalisateur il déclare: “Je sais seulement que le rhinocéros est un animal rare, très précieux.” En réponse à la question de savoir pourquoi cet animal est précieux selon lui, il déclare: “Parce que c’est très rare et bientôt l’animal va disparaître. Moi-même je connais les lois qui le protègent.”
Le BCN d’INTERPOL n’a pas voulu déférer ce prévenu et son procès verbal au parquet sous prétexte que Wang Fuxing n’avait que des hippocampes dans sa valise.
Les dossiers ont été envoyés devant un juge d’instruction qui a mis les 2 prévenus sous contrôle judiciaire. A ce niveau également, il y a eu un constat amer. Durant toute cette procédure qui a durée une journée entière, le directeur général de SCG était aux côtés de ses employés. Ils étaient assis sur le même banc. Il s’est même introduit dans le bureau du juge d’instruction pendant l’audition des prévenus en violation du secret d’instruction.
De la mobilisation de la communauté internationale pour l’application stricte de loi
La communauté internationale s’est fortement réjouit et continue d’apporter son soutien. Sur place en Guinée, la délégation de l’Union Européenne et l’Ambassade des USA ont exprimé leur soutien au gouvernement Guinéen pour la lutte contre le commerce illicite des produits de la faune et des animaux sauvages. Selon le communiqué de l’ambassade des USA, “… le trafic des produits de la faune fait la promotion de la corruption, menace la paix et la sécurité des régions fragiles, renforce les voies de trafic illégales, déstabilise les économies et les communautés, et contribue à répandre les maladies.”
Cette affaire est largement suivie par la communauté internationale et les nombreux partenaires de la Guinée.
Le gouvernement Guinéen saisira t-il cette opportunité pour redorer son image?
Seule une décision courageuse de la justice pourra répondre à cette inquiétude. Les regards sont tournés vers la justice qui doit se montrer forte en résistant à la corruption et au trafic d’influence. Si la justice fait preuve d’indépendance en appliquant la loi, les prévenus encourent une peine d’emprisonnement de 3 à 6 mois en vertu, notamment, de l’article 164 de la loi L/97/038/AN de 1997. Pour ce faire, le premier défi à relever est de ramener Wang Fuxing qui a été écarté de la procédure par la police.
Il faut noter que l’image du pays est ternie par le fait des individus qui entretiennent des réseaux corrompus et profitent de la légèreté des lois Guinéennes pour commettre des délits. En mars 2013, l’Etat Guinéen a été sanctionné par la Convention CITES des Nations Unies à cause du trafic d’espèces et la délivrance frauduleuse de permis ayant permis un trafic international de grands singes vivants et nombre d’autres espèces. Seule une réponse stricte au commerce illégal des espèces et une volonté politique d’améliorer la mise en œuvre de cette Convention permettra de rétablir le pays sur la scène internationale. La CITES est rentrée en vigueur en Guinée depuis le 21 décembre 1981.
Source : http://guinee50.blogs.france24.com/
23/04/14 Ebola en Guinée : Un professionnel de la santé serait à l’origine de l’arrivé du virus Ebola en Guinée !
L’étude, publiée dans le New England Journal of Médecine, révèle en effet que la première victime de ce virus a été identifiée : un enfant de deux ans, mort en décembre 2013 à Meliandou, dans la préfecture de Guéckédou. Afin de remonter jusqu’à lui, les chercheurs ont effectué une investigation sur la chaîne de transmission du virus en analysant les documentations hospitalières et en interviewant les familles affectées, et les habitants des villages où les cas se sont manifestés.
Cette enquête a également permis de découvrir que le principal vecteur de contamination est un professionnel de santé. Il aurait propagé le virus Ebola à Macenta, Nzérékoré et Kissidougou en février dernier. Le 15e patient, médecin, a également contaminé ses proches dans les mêmes zones.
Lorsque l’étude s’est arrêtée, quatre foyers différents étaient confirmés : le district de Baladou (préfecture de Guéckédou), de Farako (préfecture de Guéckédou), Macenta et Kissidougou. Les cas suspects s’élevaient alors à 111 malades, dont 79 décès. Le VISOV (Volontaires internationaux en soutien aux opérations virtuelles) a mis au point une carte qui tient à jour les cas signalés.
Les internautes ont également été mis à contribution pour cartographier des villes sur lesquelles on ne possédait pratiquement aucune donnée. Le magazine américain Wired révèle ainsi que dans la course de vitesse pour lutter contre le virus Ebola, les cartes à jour et détaillées des différents foyers sont des données cruciales pour les médecins sur place. Plusieurs centaines d’internautes ont ainsi réussi à cartographier plusieurs villes de Guinée en quelques heures.
Une nouvelle souche du virus Ebola
La souche du virus a été découverte par une équipe française, du laboratoire P4 de l’Institut Pasteur et de l’Inserm à Lyon (Rhône). Dans cette étude, qui rassemble leur travail, celui de chercheurs allemands, mais aussi des médecins sur le terrain en Guinée et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une souche très semblable au Zaire ebolavirus (EBOV) est décrite. Elle se caractérise par de la fièvre, une diarrhée sévère et des vomissements, mais pas d’hémorragie. Elle est létale à 86%.
Source: pourquoidocteur














































